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vendredi 9 octobre 2026

HOLLYWOOD FACE AUX OVNI

HOLLYWOOD FACE AUX OVNI

Quand le cinéma s'empare de la « divulgation »

De Spielberg à Joseph Kosinski, de Roswell aux X-Files : pourquoi Hollywood transforme aujourd'hui les OVNI en phénomène culturel majeur

GEOS France – Rédaction - PM

Pendant près d'un demi-siècle, Hollywood a surtout présenté les extraterrestres sous deux visages : celui de la menace venue du ciel ou celui du visiteur pacifique capable de bouleverser notre vision de l'Univers.

Mais quelque chose a changé.

En 2025-2026, les OVNI — ou plutôt les UAP, Unidentified Anomalous Phenomena — sont devenus un sujet suffisamment sérieux pour intéresser des réalisateurs de premier plan, des studios majeurs et des plateformes de streaming.

Le phénomène est d'autant plus remarquable que les nouveaux projets ne se limitent plus à raconter une invasion extraterrestre imaginaire. Ils mettent en scène des lanceurs d'alerte, des militaires, des programmes secrets, des crashs d'engins inconnus, Roswell, des enquêtes gouvernementales et la révélation éventuelle d'une présence non humaine.

Et au centre de cette nouvelle vague figure un nom qui constitue presque à lui seul un chapitre de l'histoire des OVNI au cinéma : Steven Spielberg.

1. « DISCLOSURE DAY » : LE FILM QUI A PLACÉ HOLLYWOOD AU CENTRE DU DÉBAT

Le cas le plus spectaculaire est évidemment Disclosure Day, réalisé par Steven Spielberg.

Sorti en juin 2026, le film marque le retour du cinéaste à une thématique qui accompagne sa carrière depuis ses débuts.

Spielberg avait réalisé dès 1964, alors qu'il n'avait que 17 ans, le film amateur Firelight, consacré à des scientifiques confrontés à des objets volants mystérieux. Puis vinrent Close Encounters of the Third Kind, E.T. the Extra-Terrestrial et War of the Worlds.

Avec Disclosure Day, Spielberg revient donc près de cinquante ans après Rencontres du troisième type à un sujet qui lui est particulièrement familier.

Le film réunit notamment Emily Blunt, Josh O'Connor, Colin Firth, Colman Domingo, Eve Hewson et Wyatt Russell.

Son scénario tourne autour de la découverte d'une réalité bouleversante concernant la présence extraterrestre et les efforts entrepris pour contrôler ou dissimuler cette information. Mais ce n'est pas seulement le scénario qui a attiré l'attention des ufologues.

C'est surtout le mot « Disclosure ».

2. « ALL WILL BE DISCLOSED »: LE MARKETING QUI A ENFLAMMÉ LE MONDE UFO

Avant même la sortie du film, d'immenses panneaux publicitaires apparurent à New York et Los Angeles.

Le message était particulièrement simple : ALL WILL BE DISCLOSED

Puis une date : 06.12.2026

Et un seul nom : SPIELBERG.

Pour Hollywood, il s'agissait évidemment d'une campagne publicitaire extrêmement efficace. Pour une partie de la communauté ufologique, le message semblait beaucoup plus intrigant. Le terme « disclosure », ou divulgation, est depuis plusieurs années devenu l'un des mots-clés du mouvement UFO américain. Il désigne notamment l'idée selon laquelle le gouvernement américain détiendrait des informations beaucoup plus importantes sur les UAP qu'il ne l'admet publiquement. La campagne de Spielberg a donc immédiatement provoqué une question :

Spielberg sait-il quelque chose ? La réponse journalistique doit être beaucoup plus prudente. Nous ne disposons d'aucune preuve publique que Steven Spielberg ait été informé d'un programme secret ou d'une quelconque réalité extraterrestre. Le réalisateur a lui-même expliqué en 2026 qu'il n'en savait pas davantage que le public, tout en déclarant avoir une forte suspicion que nous ne soyons pas seuls.

Cette distinction est fondamentale. Une conviction personnelle n'est pas une preuve.

3. LE PLUS IMPORTANT : HOLLYWOOD NE PARLE PLUS SEULEMENT D'EXTRATERRESTRES

C'est probablement la véritable nouveauté. Dans le cinéma classique, l'OVNI était principalement un élément fantastique. Dans la nouvelle génération de productions, l'OVNI devient un problème politique et institutionnel. Le schéma narratif change Il ne s'agit plus seulement de :

« Des extraterrestres arrivent. »

Mais plutôt :

« Que se passe-t-il si le gouvernement sait qu'ils existent ? »

Et surtout :

« Que se passe-t-il si quelqu'un décide de révéler cette information au public ? »

C'est une transformation considérable de l'imaginaire hollywoodien.

4. JOSEPH KOSINSKI : LE FILM UFO QUI SE VEUT « SCIENCE FACT »

Un autre projet mérite une attention particulière. Il est développé par Joseph Kosinski, réalisateur de Top Gun : Maverick et de F1. Apple Original Films a acquis son projet consacré aux OVNI, avec Jerry Bruckheimer à la production et Zach Baylin au scénario. Mais surtout, le projet est associé à David Grusch, ancien officier du renseignement américain devenu l'une des figures majeures de la controverse UAP après son témoignage devant le Congrès en 2023. Grusch est annoncé comme consultant et producteur associé. Et Kosinski a employé une formule particulièrement spectaculaire pour qualifier son projet : « Ce n'est pas de la science-fiction. C'est de la science factuelle. »

La déclaration est évidemment remarquable. Car elle modifie complètement le positionnement du film. Kosinski ne présente pas simplement son œuvre comme une histoire imaginaire inspirée des OVNI. Il affirme vouloir s'appuyer sur des événements et des témoignages réels.

Le projet a été comparé à : « All the President's Men » avec des OVNI.

Autrement dit, un thriller politique et journalistique dans lequel l'enquête sur les UAP remplacerait l'affaire du Watergate.

5. DAVID GRUSCH ENTRE DANS HOLLYWOOD

La présence de David Grusch dans ce projet constitue probablement l'un des aspects les plus intéressants.

Son témoignage de 2023 devant le Congrès américain avait propulsé la question des programmes de récupération d'engins supposés non humains au cœur du débat politique américain. Mais il faut conserver une distinction essentielle : La présence de Grusch comme consultant n'authentifie pas les affirmations du film. Elle signifie simplement qu'un personnage directement impliqué dans le débat UAP participe au développement du projet. Cela n'est pas très différent, sur le plan méthodologique, d'un réalisateur travaillant avec un ancien militaire pour rendre crédible un film de guerre. La participation d'un témoin réel peut augmenter la crédibilité narrative. Elle ne transforme pas automatiquement la fiction en documentaire.

6. ROSWELL: HOLLYWOOD REVIENT AU « CRIME SCENE »

Autre surprise : Roswell revient en force. L'incident de juillet 1947 demeure le mythe fondateur de l'ufologie moderne américaine. Deux productions différentes sont actuellement associées à cet événement historique.

Le projet de Scott Cooper Le réalisateur Scott Cooper développe pour 20th Century Studios un film consacré à Roswell. Il doit écrire et réaliser lui-même le projet. Le film devrait privilégier une approche dramatique et humaine plutôt qu'un simple spectacle de science-fiction.

« Unidentified » - Un deuxième projet porte le titre Unidentified. Il est associé au producteur et podcasteur Bryce Zabel, avec Sylvain White à la réalisation. Son concept est particulièrement intéressant puisqu'il doit fonctionner sur trois périodes :

1.    1947, au moment de Roswell ;

2.    Les années 1990, avec des chercheurs enquêtant sur les témoignages ;

3.    L’époque contemporaine, autour d'une intrigue policière liée à des morts suspectes.

L'idée est donc de transformer Roswell en véritable enquête historique à suspense.

Ce n'est plus simplement : « Avait-il vraiment un extraterrestre à Roswell ? » Mais : « Pourquoi cette histoire n'a-t-elle jamais été définitivement résolue ? »

7. ROSWELL : UNE HISTOIRE PARFAITE POUR HOLLYWOOD

Il n'est pas difficile de comprendre l'intérêt des scénaristes. Roswell possède pratiquement tous les ingrédients du thriller :

Une découverte mystérieuse ;

Une armée ;

Des décennies de controverses ;

Un communiqué officiel

Une rétractation ;

Des accusations de dissimulation

Des débris ;

Des témoins ;

Des morts et témoignages tardifs

Des déclarations contradictoires ;

Des documents ;

 

Et une question demeurée sans réponse définitive pour une partie du public.

Pour un scénariste, c'est presque un scénario pré-écrit. Mais il y a un piège. Roswell est aussi l'un des dossiers les plus controversés de toute l'ufologie. Un film peut donc facilement transformer une histoire historiquement complexe en récit beaucoup plus simple :

OVNI → crash → extraterrestres → cover-up.

Or la réalité documentaire est beaucoup plus compliquée.

8. LE RETOUR DES « X-FILES »

La télévision n'est pas en reste. Ryan Coogler, réalisateur de Black Panther et de Sinners, travaille sur un reboot de The X-Files pour Hulu. Un pilote a été commandé et Danielle Deadwyler doit notamment participer au projet. L'histoire doit une nouvelle fois tourner autour d'une unité du FBI consacrée aux phénomènes paranormaux. Le projet est particulièrement symbolique car The X-Files a joué un rôle majeur dans la transformation de l'OVNI en phénomène culturel mondial. La série créée par Chris Carter en 1993 avait popularisé une formule devenue mythique : « The truth is out there. » Trente ans plus tard, Hollywood revient donc à cette même question. Mais le contexte n'est plus celui de 1993.

Lorsque The X-Files est apparu, l'ufologie était encore largement considérée comme une sous-culture marginale. En 2026, les UAP sont discutés : au Congrès américain ; au Pentagone ; à la NASA ; dans les commissions parlementaires ou encore par d'anciens responsables du renseignement.

Même les organismes officiels utilisent désormais le terme UAP. Cela permet à Hollywood de raconter une histoire différente. Les OVNI ne sont plus nécessairement présentés comme une superstition. Ils peuvent devenir : une question de sécurité nationale.

9. « THE AGE OF DISCLOSURE » : LE DOCUMENTAIRE QUI A CHANGÉ LA DONNE

Impossible de parler de cette nouvelle vague sans évoquer The Age of Disclosure, le documentaire réalisé par Dan Farah. Ce film est particulièrement important parce qu'il se situe à la frontière entre cinéma documentaire, journalisme et militantisme pour la divulgation. Le film rassemble 34 personnalités issues du gouvernement, de l'armée et du renseignement américains.

On y retrouve notamment :

  • Marco Rubio ;
  • Kirsten Gillibrand ;
  • James Clapper ;
  • Jay Stratton ;
  • Luis Elizondo ;
  • David Fravor ;
  • Ryan Graves ;
  • Chris Mellon ;
  • Eric Davis ;
  • Garry Nolan ;
  • Tim Gallaudet ;
  • Et plusieurs autres personnalités du dossier UAP.

Le documentaire affirme notamment l'existence d'une dissimulation mondiale vieille de plusieurs décennies concernant une intelligence non humaine et une compétition secrète pour récupérer ou reproduire une technologie supposée d'origine non humaine.

10. MAIS « THE AGE OF DISCLOSURE » EST-IL UNE PREUVE ?

C'est ici que l'analyse critique devient indispensable. Le film présente de nombreux témoignages de personnalités importantes. Mais : un témoignage, même prestigieux, n'est pas automatiquement une preuve matérielle. C'est précisément la principale faiblesse méthodologique du documentaire. Le Washington Post relevait déjà que le film présente de nombreux responsables affirmant avoir connaissance d'un programme de récupération d'engins extraterrestres, mais que les éléments matériels permettant de vérifier ces affirmations ne sont pas présentés de manière indépendante et concluante.

Le Guardian soulignait également que la force du documentaire réside largement dans la qualité apparente des personnes interrogées, davantage que dans la présentation d'un « smoking gun » vérifiable.

C'est une nuance capitale.

Nous sommes peut-être en train d'assister à une situation paradoxale. Plus Hollywood parle de « disclosure » ... plus le public risque de confondre : fiction avec témoignage et témoignage avec preuve.

Le danger est réel. Imaginons un spectateur qui regarde successivement :

  • The Age of Disclosure
  • Puis Disclosure Day
  • Puis le film de Kosinski
  • Puis X-Files.

Les quatre œuvres utilisent des éléments similaires :

  • ·         Gouvernement ;
  • ·         Secrets ;
  • ·         OVNI ;
  • ·         Militaires ;
  • ·         Extraterrestres ;
  • ·         Lanceurs d'alerte ;
  • ·         Programmes clandestins ;
  • ·         Dissimulation.

Le cerveau humain peut facilement finir par construire une continuité entre des éléments qui n'ont pourtant pas la même valeur documentaire.

C'est probablement la conclusion la plus importante de ce dossier ? Hollywood ne divulgue rien !  Même lorsqu'un film affirme être inspiré de faits réels, il reste une œuvre cinématographique. Le cinéma peut : informer ; populariser ; sensibiliser ou encore provoquer un débat mais il ne peut pas, à lui seul, démontrer l'existence d'une technologie extraterrestre.

Un film de fiction ne devient pas une preuve parce qu'un ancien responsable gouvernemental a participé au scénario.

De même : un documentaire ne devient pas automatiquement une démonstration scientifique parce qu'il rassemble 34 personnalités.

La question fondamentale demeure : Où sont les données vérifiables ?

Il serait toutefois erroné de considérer ces productions comme de simples divertissements. Elles constituent un excellent indicateur sociologique. Il y a vingt ou trente ans, un grand studio aurait probablement hésité à investir des dizaines de millions de dollars dans une histoire explicitement consacrée à la divulgation des OVNI.

  • *      Aujourd'hui : Spielberg le fait. - Kosinski le fait.
  • *      Apple investit.
  • *      20th Century Studios développe Roswell.
  • *      Hulu ressuscite X-Files.
  • *      Et des producteurs comme Bryce Zabel ou Dan Farah travaillent directement sur la frontière entre Hollywood et la culture UFO.

UAP Digest recense actuellement cinq projets majeurs dans cette nouvelle génération : Disclosure Day, le film UAP de Kosinski, les deux projets Roswell et le reboot de The X-Files.

Le phénomène peut être interprété de plusieurs façons. Regardons 


                    Première hypothèse : Hollywood suit simplement le marché.

  • Les OVNI font parler.
  • Les auditions du Congrès font parler.
  • Les lanceurs d'alerte font parler.
  • Les histoires de secret gouvernemental font parler.
  • Donc Hollywood transforme ce phénomène en produits culturels.
  • C'est l'explication la plus simple.

Deuxième hypothèse : les OVNI sont devenus culturellement acceptables

Il y a vingt ans, prononcer publiquement le mot « extraterrestre » pouvait encore provoquer le sourire. Aujourd'hui, un sénateur américain peut parler d'UAP devant le Congrès sans que la question soit immédiatement classée dans la catégorie de la science-fiction. Hollywood accompagne donc une évolution sociale.

Troisième hypothèse : le cinéma prépare psychologiquement le public

C'est l'interprétation préférée d'une partie du mouvement « disclosure ».

Selon cette lecture, Hollywood préparerait progressivement les populations à une éventuelle révélation officielle. Les films seraient alors une forme de pré-conditionnement culturel. C'est une hypothèse fascinante.

Mais elle ne possède actuellement aucune démonstration documentaire permettant de l'établir comme un fait.

11. LA THÉORIE DU « SOFT DISCLOSURE »

Cette idée mérite néanmoins d'être examinée. Depuis Close Encounters of the Third Kind, le cinéma américain a souvent présenté les extraterrestres non comme des monstres mais comme des êtres avec lesquels l'humanité pourrait entrer en communication.

Spielberg avait déjà contribué à modifier profondément l'image populaire de l'extraterrestre.

·         Avec E.T., l'alien devient même un personnage émotionnellement attachant.

·         Avec Disclosure Day, le vocabulaire change encore.

On ne parle plus seulement de « contact ». On parle de : divulgation.

C'est une évolution sémantique considérable.

L'autre évolution intéressante concerne les personnes qui circulent entre les deux mondes. Dan Farah est un cas emblématique. Il a travaillé dans l'industrie hollywoodienne et produit notamment Ready Player One, film de Steven Spielberg, avant de réaliser The Age of Disclosure. Son documentaire est aujourd'hui directement associé au mouvement de divulgation UAP.

David Grusch constitue un autre exemple. Ancien officier du renseignement devenu témoin majeur du débat UAP, il est désormais associé à un projet cinématographique hollywoodien.

Ce phénomène mérite d'être surveillé car il signifie que le sujet UFO n'est plus uniquement traité par les ufologues, Iil est désormais traité par : des producteurs, des scénaristes, des réalisateurs, des acteurs, des plateformes et des studios.

Il existe cependant un danger majeur car le phénomène OVNI est extrêmement hétérogène. Il comprend : des observations astronomiques mal interprétées ; des phénomènes météorologiques ; des satellites ; des avions ; des ballons et bien d’autres phénomènes ou matériels volants. Hollywood a tendance à réduire cette diversité. Le scénario préfère :

Mystère → enquête → découverte → révélation.

La recherche scientifique fonctionne autrement :

Observation → données → hypothèses → vérification → reproduction → conclusion provisoire.

Ces deux logiques ne doivent pas être confondues.

Le véritable intérêt des futurs films UFO ne devrait peut-être pas être : « Les extraterrestres existent-ils ? »

Mais : « Comment une société démocratique devrait-elle réagir si une preuve irréfutable d'une intelligence non humaine apparaissait demain ? » Cette question est beaucoup plus intéressante. Elle permettrait d'examiner : la réaction des gouvernements ; celle des militaires ; les religions ; les marchés financiers ; les scientifiques….

12. LE VÉRITABLE « DISCLOSURE » POURRAIT ÊTRE CULTUREL

Et c'est peut-être là que se trouve le phénomène le plus intéressant. Hollywood ne nous annonce peut-être pas une révélation extraterrestre. Il est possible qu'il soit simplement en train de nous montrer que la société américaine est désormais prête à considérer sérieusement cette possibilité. C'est déjà une transformation considérable.

1.    En 1977, Close Encounters of the Third Kind demandait : « Sommes-nous seuls ? »

2.    En 1993, The X-Files répétait : « La vérité est ailleurs. »

3.    En 2026, Hollywood pose une question beaucoup plus contemporaine : « Et si le gouvernement savait déjà ? 

Cette évolution est probablement plus importante que n'importe quelle soucoupe volante numérique.

 TABLEAU DES PRINCIPAUX PROJETS

Production

Réalisateur / créateur

Situation en 2026

Thématique

Disclosure Day

Steven Spielberg

Sorti en 2026

Contact / révélation / gouvernement

Projet UAP Apple

Joseph Kosinski

En développement

Lanceur d'alerte / enquête / UAP

Projet Roswell – 20th Century

Scott Cooper

En développement

Roswell 1947

Unidentified

Sylvain White / Bryce Zabel

En développement

Roswell / enquête sur plusieurs décennies

The X-Files

Ryan Coogler

Pilote commandé

FBI / paranormal / UAP

The Age of Disclosure

Dan Farah

Sorti en 2025

Documentaire / divulgation

Pluribus

Vince Gilligan

Série

Intelligence extraterrestre / conscience collective

Les cinq premiers projets constituent le noyau de la vague hollywoodienne explicitement recensée par UAP

Digest.

13. UNE « DISCLOSURE CINÉMATOGRAPHIQUE » AVANT LA DISCLOSURE OFFICIELLE ?

La question mérite finalement d'être posée. Hollywood est-il en train de préparer le terrain ?

Peut-être. Mais il existe une autre explication, beaucoup plus banale : Hollywood a découvert que les OVNI sont redevenus rentables. La nuance est essentielle. Le fait que plusieurs réalisateurs prestigieux s'intéressent aux UAP ne prouve ni l'existence d'une civilisation extraterrestre, ni celle d'un programme secret de récupération d'engins.

En revanche, cela prouve quelque chose de beaucoup plus facile à démontrer : le sujet OVNI a changé de statut culturel. Il est passé progressivement :

De la culture populaire → à la télévision → aux documentaires → aux médias généralistes → au Congrès → puis au cinéma hollywoodien de prestige. 

Et cette trajectoire mérite, en elle-même, d'être étudiée.

CONCLUSION

Il y a cinquante ans, Steven Spielberg faisait rêver le public avec Rencontres du troisième type. Aujourd'hui, Spielberg revient avec Disclosure Day, tandis que Joseph Kosinski prépare un thriller UAP auquel David Grusch est associé, que deux projets distincts s'attaquent à Roswell et que Ryan Coogler travaille sur le retour des X-Files. Parallèlement, des documentaires comme The Age of Disclosure présentent directement au public les témoignages d'anciens responsables politiques, militaires et du renseignement.

Nous assistons donc à quelque chose de nouveau. Ce n'est plus seulement Hollywood qui raconte les extraterrestres. Hollywood commence à raconter la divulgation elle-même. Mais il faut garder la tête froide. 

  • Un film n'est pas une enquête scientifique.
  • Un scénario n'est pas un dossier déclassifié.
  • Un témoignage n'est pas nécessairement une preuve.

Et une campagne publicitaire affirmant que « tout sera révélé » ne signifie pas que quelque chose sera effectivement révélé par un gouvernement.

La véritable question n'est donc peut-être pas : « Hollywood sait-il quelque chose ? »

Mais plutôt : « Pourquoi Hollywood pense-t-il désormais que le public est prêt à entendre parler sérieusement des OVNI ? » C'est probablement là que se trouve le véritable phénomène de 2026. Et si une véritable divulgation devait un jour avoir lieu, elle ne viendrait probablement pas d'un écran de cinéma. Elle viendrait de documents authentifiés, de données brutes, de matériels accessibles à des laboratoires indépendants et de preuves reproductibles.

Le cinéma, lui, peut préparer les esprits. Mais la preuve, elle, devra venir d'ailleurs.

 

Service rédactionnel du GEOS France 



mercredi 9 septembre 2026

Le Pentagone cherche à accéder à une vaste collection privée de documents sur les OVNI

Le Pentagone cherche à accéder à une vaste collection privée de documents sur les OVNI

L'AARO souhaite notamment obtenir les archives antérieures à 1990, alors qu'elle s'efforce de répondre à l'appel du Congrès à examiner l'implication du gouvernement américain dans les phénomènes aérobiques non identifiés depuis 1945.

Par Brandi Vincent

2 septembre 2026

Source et traduction : https://defensescoop.com/2026/09/02/pentagon-seeks-access-to-vast-private-ufo-records-collection/

 


Photo : 

reconstitution ovni région Holloman New Mexique   près du centre de développement aérien. 

La photo originale a été prise par un employé du gouvernement et elle a été diffusé par l'Organisation de recherche sur les phénomènes aériens après une étude approfondie.

Le Pentagone a récemment décidé d'attribuer un contrat de gré à gré à une organisation à but non lucratif basée au Nouveau-Mexique qui détiendrait la plus grande collection privée d'archives historiques d'Amérique du Nord documentant des phénomènes anormaux non identifiés, y compris des tas de dossiers exclusifs sur des cas d'OVNI qui existent en dehors des vastes archives du gouvernement américain.

Les détails concernant les projets du Bureau de résolution des anomalies de tous les domaines visant à acheter un abonnement commercial de données pour examiner les archives du Centre national des archives historiques des objets volants non identifiés — et plus précisément, les documents antérieurs à 1990 — ont été révélés pour la première fois dans un récent avis de passation de marchés du ministère de la Défense .

Il s'agit de la dernière mesure publique prise par l'AARO pour remplir ses obligations envers le Congrès, qui consistent à examiner l'intégralité des archives historiques de l'implication du gouvernement fédéral dans les phénomènes aéroportés non identifiés (PAN) depuis 1945.

« Ce service d'abonnement permettra à l'AARO d'accéder à une base de données commerciales exclusive et ne concerne ni les prestations de services professionnels ni les services de conseil », a déclaré une source ayant requis l'anonymat en tant que responsable du Département de la Guerre. « Les études de marché réalisées à ce jour indiquent qu'aucune autre organisation ne possède la profondeur historique, le volume de documents uniques et l'expertise analytique spécialisée nécessaires pour répondre aux besoins minimaux du gouvernement. »

(L'année dernière, le président Donald Trump a signé un décret rebaptisant le ministère de la Défense « Département de la Guerre », mais le changement officiel du nom du ministère de la Défense nécessite une loi du Congrès.)

L'AARO a été créée par l'administration Biden en 2022 pour répondre à une exigence de la loi d'autorisation de la défense nationale de cette année-là. Sa mise en place a été largement motivée par les inquiétudes croissantes du public et des législateurs concernant l'escalade des incursions de phénomènes aériens non identifiés (PAN) sur le territoire américain et la crainte qu'il puisse s'agir de drones de haute technologie ou d'autres plateformes lancées par les ennemis des États-Unis.

La volonté de ce bureau d'acquérir l'accès aux dossiers de la NUFOHRC semble découler d'une série d'exigences croissantes du Congrès, inscrites dans la loi NDAA et dans certaines lois ultérieures. 

La loi annuelle pour l'exercice 2023, par exemple, a chargé l'AARO de compiler un rapport historique complet sur tous les engagements et ressources militaires et de renseignement du gouvernement américain liés aux UAP depuis 1945.

Plusieurs articles de la loi NDAA pour l'exercice 2024 ont également imposé la création d'une collection de documents sur les phénomènes aériens non identifiés (PAN) aux Archives nationales et à l'Administration des documents (NARA). Toutes les agences fédérales ont reçu pour instruction d'examiner, d'organiser, de numériser et de transférer à la NARA tous leurs documents relatifs aux PAN, qu'ils soient gouvernementaux ou financés par le gouvernement, en vue de leur divulgation publique.

Par ailleurs, mais en lien avec ce sujet, le président Donald Trump a appelé plus tôt cette année à la déclassification et à la publication à grande échelle des dossiers gouvernementaux concernant les ovnis et les « extraterrestres ». 

Nul n'ignore que le département de la Défense américain possède une histoire complexe et profondément enracinée concernant des technologies dont le personnel affirme qu'elles fonctionnent d'une manière qui semble surpasser les capacités actuelles. Les archives militaires historiques du milieu du XXe siècle étaient largement dissimulées, décentralisées, fragmentées, ou souvent conservées uniquement par des chercheurs civils et des organisations privées après la conclusion des projets officiels.

Un contrat avec NUFOHRC pourrait permettre à AARO d'identifier le contexte historique manquant ou de retrouver des documents gouvernementaux non indexés concernant des affaires antérieures à 1990.

Faisant écho à l'avis de marché récemment publié par le ministère de la Défense, la source qui a demandé à être désignée comme un responsable du ministère de la Guerre a déclaré cette semaine à DefenseScoop que « le NUFOHRC possède la plus grande collection privée au monde de documents historiques relatifs aux UAP, comprenant des centaines de milliers de dossiers uniques qui existent exclusivement dans ses archives et ne sont disponibles dans aucun autre dépôt public ou privé. »

« De plus, le NUFOHRC possède une expertise spécialisée et inégalée dans l'analyse de ces données spécifiques, comme en témoigne la capacité éprouvée de son personnel à produire les études analytiques de haute qualité et fondées sur des données scientifiques exigées par le gouvernement », a déclaré le responsable.

Le NUFOHRC a été fondé et est dirigé par David Marler, historien et chercheur spécialiste des phénomènes aériens non identifiés. 

Il est surtout connu pour avoir constitué à titre personnel une vaste collection de livres, revues, journaux, enregistrements audio et vidéo, photos et objets matériels relatifs aux phénomènes aériens non identifiés (PAN), couvrant plus de 75 ans d'histoire. D'éminents chercheurs du début du XXe siècle et leurs familles ont confié leurs archives personnelles à Marler à leur retraite ou à leur décès.

Au cours des six dernières années, il a également pris en charge plusieurs archives UAP (phénomènes aériens non identifiés) importantes et bien connues. 

Les documents chargés comprenaient les archives historiques complètes de l'un des premiers groupes de recherche scientifique civils sur les OVNI, fondé dans les années 1950, ainsi que de rares dossiers personnels ayant appartenu au Dr J. Allen Hynek, un expert de premier plan en ufologie qui a travaillé pour le projet Blue Book de l'armée de l'air et sur d'autres enquêtes militaires américaines sur les phénomènes aériens non identifiés.

 Les porte-parole de la NUFOHRC n'ont pas répondu à la demande de commentaires de DefenseScoop.

 La structure contractuelle proposée comprend une période initiale d'un an, renouvelable quatre fois pour une durée d'un an. Ce service d'abonnement pluriannuel permettra aux responsables de l'AARO d'accéder numériquement aux données exclusives, aux métadonnées et aux produits analytiques du NUFOHRC. 

« L’AARO continue de travailler avec un large éventail de partenaires pour identifier, analyser et contextualiser les données historiques et contemporaines relatives aux PAN », a déclaré la source qui a demandé à être désignée comme un responsable du Département de la Guerre.

Ils ont refusé de divulguer le coût total estimé par le ministère de la Défense pour ces travaux.

Écrit par Brandi Vincent




Brandi Vincent est journaliste senior chez DefenseScoop, où elle couvre les technologies de rupture et les politiques associées ayant un impact sur le Pentagone et les militaires.

Avant de rejoindre SNG, elle a réalisé un documentaire et travaillé comme journaliste pour Nextgov, Snapchat et NBC. Originaire de Louisiane, Brandi est titulaire d'un master en journalisme de l'Université du Maryland.

Elle a été nommée Meilleure Nouvelle Journaliste aux Defence Media Awards 2024

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vendredi 14 août 2026

Quand l’AARO vient apprendre au CRIDOVNI de Montevideo

Quand l’AARO vient apprendre au CRIDOVNI de Montevideo


Le rapprochement entre l’AARO américain et la CRIDOVNI uruguayenne marque une nouvelle étape dans l’internationalisation de l’étude des PAN

Il est des rencontres qui, en apparence, ne produisent ni déclaration spectaculaire ni révélation fracassante, mais qui méritent pourtant une attention particulière. La récente coopération entre les autorités américaines chargées de l’étude des phénomènes aériens non identifiés et la Force aérienne uruguayenne appartient à cette catégorie.

Selon les informations communiquées côté uruguayen, des représentants de la CRIDOVNI, la Comisión Receptora e Investigadora de Denuncias de Objetos Voladores No Identificados, ont participé à des réunions de travail et à des ateliers techniques avec l’AARO — All-domain Anomaly Resolution Office, le bureau américain chargé de l’étude et de la résolution des anomalies dans tous les domaines.L'information est importante moins pour ce qu'elle prétend révéler sur la nature des PAN que pour ce qu'elle dit de l'évolution de leur traitement institutionnel. Car, derrière les sigles et le vocabulaire administratif, une réalité nouvelle apparaît : le phénomène n'est plus seulement considéré comme une question américaine. Il devient progressivement un sujet de coopération internationale entre organismes militaires, aéronautiques et scientifiques.

L'Uruguay, un pays qui enquête depuis 1979

L'intérêt de cette rencontre tient d'abord à l'identité du partenaire choisi par les Américains. L'Uruguay ne découvre pas aujourd'hui les PAN. La CRIDOVNI a été créée le 7 août 1979 par la Force aérienne uruguayenne afin de recevoir, étudier et évaluer les signalements d'objets volants non identifiés dans l'espace aérien national. Sa mission est directement liée au contrôle de l'espace aérien et à la sécurité aéronautique. Cette longévité est remarquable. Alors que plusieurs pays ont créé puis abandonné des programmes consacrés aux OVNI, l'Uruguay a maintenu pendant près d'un demi-siècle une structure institutionnelle consacrée à ces observations.

La CRIDOVNI n'est donc pas une organisation apparue dans le sillage de la vague UAP américaine de ces dernières années. Elle possède une expérience accumulée sur plusieurs décennies. C'est précisément ce qui rend le dialogue avec l'AARO intéressant.

Le rapprochement met en présence deux modèles.

D'un côté, l'AARO est une structure américaine récente, née dans le contexte de la résurgence du dossier UAP au sein du Département de la Défense et du Congrès américain. Elle dispose potentiellement de moyens technologiques, de capacités de renseignement et d'accès à des données auxquelles une petite commission étrangère ne peut naturellement prétendre.

De l'autre, la CRIDOVNI possède une expérience historique exceptionnelle de la réception et de l'analyse des signalements dans un espace aérien national.

L'intérêt d'une coopération est donc évident : l'un possède une puissance technologique et institutionnelle considérable ; l'autre possède une expérience opérationnelle de longue durée. Il ne s'agit pas nécessairement de déterminer qui « sait » ce que sont les PAN. Il s'agit d'améliorer la manière de poser la question.

C'est probablement là que se trouve l'aspect le plus intéressant des ateliers techniques / passer du témoignage à la donnée. Depuis plusieurs décennies, l'enquête sur les OVNI a souffert d'un problème fondamental : la plupart des observations reposent sur des témoignages humains difficiles à vérifier, parfois accompagnés de photographies ou de vidéos de qualité insuffisante. L'approche UAP contemporaine cherche au contraire à multiplier les sources objectives : radar, infrarouge, électro-optique, données météorologiques, trajectoires aéronautiques, données satellitaires, spectrométrie, signaux électromagnétiques et autres capteurs.

Le propre atelier UAP organisé par l'AARO en 2025 illustre cette évolution méthodologique : les travaux portaient notamment sur l'identification et l'intégration des sources de données, les méthodes d'analyse à grande échelle ainsi que le nettoyage, l'organisation et la mise en relation des données.

La coopération avec la CRIDOVNI peut donc être comprise comme une tentative de standardisation internationale des méthodes d'enquête.

Et c'est probablement beaucoup plus important qu'une nouvelle vidéo mystérieuse.

L'Uruguay constitue également un partenaire particulièrement intéressant pour Washington. Son territoire est suffisamment vaste pour permettre l'observation de phénomènes aériens, tout en demeurant relativement limité par rapport aux immenses espaces des États-Unis. Sa Force aérienne exerce une responsabilité directe dans le domaine aérospatial national, et le gouvernement uruguayen définit officiellement la FAU comme la branche des forces armées chargée de planifier, conduire et exécuter les missions relevant de la défense du pouvoir aérospatial. La CRIDOVNI dispose en outre d'un historique considérable. Des publications et témoignages antérieurs montrent que ses enquêteurs procèdent notamment à des vérifications du trafic aérien, des conditions météorologiques, des satellites, des phénomènes astronomiques et des activités militaires afin d'éliminer les explications conventionnelles.

Cette méthode de réduction progressive des hypothèses est fondamentale.

Un PAN n'est pas nécessairement un objet exotique. C'est d'abord un événement qui, au moment de l'observation ou après une première analyse, n'a pas encore reçu d'identification satisfaisante.

Cette distinction est capitale. Le mot « non identifié » ne signifie pas « extraterrestre »

C'est probablement ici que l'information doit être abordée avec le plus de prudence. Le rapprochement AARO-CRIDOVNI ne constitue aucunement, à lui seul, la preuve d'une présence extraterrestre. Il ne signifie pas davantage que les deux gouvernements disposent d'informations secrètes démontrant l'existence d'engins d'origine non humaine.

Ce que cette coopération démontre, en revanche, est beaucoup plus concret : les autorités aéronautiques considèrent suffisamment sérieuse la question des anomalies pour consacrer des moyens à l'amélioration de leur identification.

Cette nuance est essentielle.

Dans une enquête scientifique ou militaire, le terme « inexpliqué » décrit l'état des connaissances. Il ne constitue pas une conclusion sur la nature du phénomène. Un objet peut rester non identifié parce que les données sont insuffisantes, parce que les capteurs ont produit des informations contradictoires ou parce que l'événement n'a pas pu être reconstitué avec suffisamment de précision. L'enjeu de la coopération internationale est justement de réduire cette zone d'incertitude.

Une petite commission qui possède une grande expérience

La CRIDOVNI mérite à cet égard davantage d'attention en dehors de l'Amérique latine. Depuis sa création, elle a accumulé un important corpus de signalements. En 2026, son président, le colonel Ariel Sánchez, expliquait encore que la commission travaillait selon un protocole destiné à recueillir les témoignages et les éléments graphiques avant de rechercher les explications conventionnelles.

Cette philosophie rejoint finalement celle affichée aujourd'hui par les programmes UAP modernes : ne pas partir de la conclusion, mais partir des données. Il existe néanmoins une différence importante entre cette ambition méthodologique et les moyens réellement disponibles.

Des sources uruguayennes ont décrit la CRIDOVNI comme une structure disposant de ressources humaines et matérielles très modestes. Un article consacré à son fonctionnement indiquait notamment que ses membres travaillaient dans des conditions très éloignées des moyens technologiques généralement associés aux programmes américains. C'est précisément pourquoi l'accès à des outils, des logiciels, des méthodes d'analyse et éventuellement à des données supplémentaires pourrait représenter un changement significatif.

Le développement des PAN comme objet d'étude pose un problème qui dépasse largement la question des OVNI. Chaque pays possède ses propres catégories, ses propres procédures de signalement et ses propres critères d'évaluation.

Or un phénomène aérien ne s'arrête pas aux frontières.

Un objet détecté dans l'espace aérien d'un pays peut être observé quelques minutes plus tard par les capteurs d'un autre. Une trajectoire mal comprise peut être reconstruite grâce aux données d'un système étranger. Une observation considérée comme insignifiante dans un pays peut prendre une autre dimension lorsqu'elle est rapprochée d'un événement enregistré ailleurs.

La coopération AARO-CRIDOVNI pourrait donc contribuer à une évolution particulièrement intéressante : la constitution progressive d'un langage commun de l'enquête sur les PAN.

C'est probablement l'une des évolutions les plus importantes du dossier contemporain. L'Amérique latine entre dans le nouveau paysage UAP L'histoire des OVNI est souvent racontée comme une histoire exclusivement américaine.

Elle ne l'est pas.

Des organismes gouvernementaux ont étudié le phénomène en France, au Royaume-Uni, au Canada, en Russie, dans les pays nordiques et ailleurs. Des travaux scientifiques contemporains soulignent d'ailleurs que les PAN constituent un phénomène étudié dans plusieurs pays et que leur investigation ne peut être réduite à une problématique américaine. Dans ce contexte, l'expérience uruguayenne prend une dimension particulière.

L'Uruguay possède probablement l'une des plus anciennes structures gouvernementales consacrées de façon continue à l'étude des OVNI. La coopération avec AARO constitue donc une sorte de rencontre entre l'ancien monde de l'ufologie institutionnelle et le nouveau monde des UAP, dominé par les capteurs, les bases de données, l'intelligence artificielle et l'analyse multidisciplinaire.

Il faut enfin résister à une tentation très présente dans le dossier OVNI : transformer chaque rencontre institutionnelle en événement extraordinaire.

La rencontre AARO-CRIDOVNI ne permet pas de conclure que Washington possède des preuves d'engins extraterrestres. Elle ne permet pas davantage d'affirmer que l'Uruguay aurait découvert des objets d'origine inconnue au sens physique du terme. Mais elle révèle quelque chose de beaucoup plus tangible.

Les PAN commencent progressivement à devenir un sujet de coopération internationale normalisé.

Hier, chaque pays enquêtait essentiellement dans son coin. Aujourd'hui, les organismes commencent à échanger leurs méthodes. Demain, ils pourraient échanger leurs bases de données, leurs protocoles, leurs logiciels et leurs données instrumentales. Et c'est peut-être là que se situe le véritable tournant. Car la question fondamentale n'est plus seulement : « Que sont les OVNI ? »

Elle devient progressivement :

« Comment pouvons-nous, collectivement, déterminer ce qui se trouve réellement dans notre ciel ? »

Cette formulation est moins spectaculaire. Mais elle est infiniment plus scientifique.

Et, paradoxalement, c'est peut-être en abandonnant la recherche immédiate d'une réponse extraordinaire que l'enquête internationale sur les PAN commencera enfin à produire des résultats extraordinaires.

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INFORMATION DE L’ARMME DE L’AIR URUGUAYENNE

L'armée de l'air uruguayenne continue de renforcer la coopération internationale en matière de recherche aérospatiale.

Par l'intermédiaire de la Commission de réception et d'enquête sur les plaintes d'objets volants non identifiés (CRIDOVNI), la FAU a tenu des réunions de travail et des ateliers techniques avec le Bureau de résolution des anomalies de tous les domaines (AARO) du Département de la guerre des États-Unis, dans le but d'échanger expériences et renforcer les capacités de recherche sur les phénomènes anormaux non identifiés (UAP).

Au cours de la réunion, des méthodologies scientifiques pour l'analyse de cas, l'échange de procédures visant à éliminer les phénomènes conventionnels et l'évaluation des futurs outils technologiques et logistiques qui contribueront à optimiser les capacités de recherche de l'armée de l'air uruguayenne.

De même, des progrès ont été réalisés dans la projection de l'Uruguay en tant qu'accueil possible d'un prochain atelier régional sud-américain visant à normaliser les processus de collecte et d'analyse de données, à promouvoir la coopération internationale et le renforcement de la sécurité aérienne.

Avec ces instances d'échanges, l'armée de l'air uruguayenne réaffirme son attachement à la recherche scientifique, à la coopération internationale et au renforcement des capacités qui contribuent à la surveillance et à la protection de notre espace aérien souverain.

SOURCE : COMPTE OFFICIEL DE L’ARMEE DE L’AIR URUGUYENNE SUR INSTAGRAM : https://www.instagram.com/p/DbdTUICjhmb/?img_index=3


Document intéressant :

1   -   Chambre des représentants de l’Uruguay – document officiel, 6 avril 2026
C’est probablement la source la plus intéressante que j’ai trouvée. Un député uruguayen a adressé au ministère de la Défense une demande officielle d’informations concernant un accord entre la Force aérienne uruguayenne, via la CRIDOVNI, et des organismes américains pour l’étude des phénomènes aériens non identifiés.
La demande pose notamment des questions sur le matériel et les logiciels qui pourraient être fournis, l'installation éventuelle de stations d'observation, la gestion des données, leur partage avec les organismes étrangers et la présence éventuelle de personnel américain en Uruguay.

https://documentos.diputados.gub.uy/docs/L50/Oficio/05073.pdf?utm_source=chatgpt.com

2   -   Une décision officielle de 2020 confirme également que la Force aérienne uruguayenne reconnaît la CRIDOVNI comme la commission chargée de traiter les demandes et informations relatives aux objets volants non identifiés. C'est une source intéressante pour établir le statut institutionnel de la commission.

https://www.gub.uy/unidad-acceso-informacion-publica/sites/unidad-acceso-informacion-publica/files/2020-11/RESUAIP2016_AA_FuerzaAereaUruguaya.pdf?utm_source=chatgpt.com

 

Équipe rédactionnelle du GEOS France

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