mercredi 16 septembre 2026

Le département de la Guerre accorde une dérogation légale pour autoriser la divulgation de phénomènes anormaux non identifiés (PAN) à PURSUE

Communiqué de presse immédiat

Le département de la Guerre accorde une dérogation légale pour autoriser la divulgation de phénomènes anormaux non identifiés (PAN) à PURSUE

14 septembre 2026

Conformément au mandat du président Trump en faveur d'une transparence totale sur les phénomènes anormaux non identifiés (PAN), le département de la Guerre a annoncé aujourd'hui la délivrance d'une dérogation légale ciblée. Cette dérogation établit un mécanisme de divulgation autorisé et juridiquement protégé permettant au personnel actuel et ancien de fournir des informations de défense nationale (IDN) relatives aux PAN aux représentants désignés du programme PURSUE.

Conformément à cette directive, tous les membres actuels et anciens du personnel militaire, civil et contractuel du Département de la Guerre (DOW) détenant ou ayant précédemment bénéficié d'un accès aux informations de défense nationale (IDN) relatives aux phénomènes aériens non identifiés (PANI) sont autorisés à divulguer directement ces informations protégées aux représentants officiels du programme PURSUE. Cette dérogation prévaut sur les dispositions d'application civile et administrative contenues dans les accords de non-divulgation (NDA) et les accords d'initiation aux programmes d'accès spéciaux (SAPIA) conclus antérieurement aux États-Unis, et ce, uniquement pour les communications adressées à l'équipe PURSUE.

Cette mesure juridique ciblée établit un processus autorisé pour l'examen systématique, l'évaluation de la sécurité et la déclassification potentielle des données historiques et actuelles sur les PAN, afin de promouvoir les objectifs de la mission nationale.

Historiquement, les personnes ayant une connaissance directe des programmes liés aux UAP ont fait part de leurs inquiétudes concernant une éventuelle responsabilité juridique, la perte d'habilitations de sécurité ou des poursuites administratives découlant des accords de confidentialité standard et des conditions d'endoctrinement des SAP.

Cette dérogation supprime ces obstacles en autorisant explicitement les divulgations couvertes aux représentants de PURSUE sans déclencher de sanctions pour rupture d'accord ou de violations standard des accords de confidentialité.


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https://ovnietuapinfo.com/togo-ovni-a-terre-avec-presence-dun-humanoide/




mardi 15 septembre 2026

OVNI EN R.D. CONGO - ENVI. 29 MARS 1952 — ELISABETHVILLE — MINES D'URANIUM — LE CAS CIA

Ovni en rdc

ENVI. 29 MARS 1952 — ELISABETHVILLE (aujourd'hui LUBUMBASHI) — MINES D'URANIUM — LE CAS CIA

29 MARS 1952 — ÉLISABETHVILLE

Les mystérieux disques des mines d’uranium du Congo belge - Une des grandes affaires OVNI de l'Afrique coloniale

Au début de l'année 1952, alors que la « question des soucoupes volantes » commence à prendre une dimension internationale, un récit particulièrement spectaculaire apparaît dans la presse européenne : deux objets lumineux auraient été observés au-dessus des mines d'uranium du Congo belge, dans la région d'Élisabethville, l'actuelle Lubumbashi.

Selon le récit publié par le quotidien viennois Die Presse le 29 mars 1952, les objets auraient effectué des manœuvres inhabituelles, se seraient maintenus stationnaires, puis seraient partis en zigzag. Un pilote identifié seulement sous le nom de commandant Pierre aurait décollé de l'aérodrome d'Élisabethville à bord d'un avion de chasse et aurait tenté de les intercepter.

Il affirme s'être approché à environ 120 mètres de l'un des objets.

La description qu'il en aurait alors donnée est extrêmement détaillée : disque de 12 à 15 mètres de diamètre, aspect métallique comparable à l'aluminium, noyau central immobile, protubérance centrale, ouvertures périphériques et bord extérieur entouré de ce qui ressemblait à des flammes.

L'affaire devient encore plus intéressante lorsqu'on découvre que le récit fut ensuite enregistré par le Central Intelligence Agency, dans un document déclassifié portant la référence 00-W-23602, sous la rubrique « Military; Scientific – Air ». La CIA précise toutefois sans ambiguïté : « THIS IS UNEVALUATED INFORMATION ».

1. Une affaire liée aux mines d'uranium

Le contexte géographique et stratégique mérite d'être souligné. Le récit situe les observations dans la région d'Élisabethville, au cœur du Katanga, alors partie du Congo belge. Cette région était l'un des grands centres miniers du territoire et l'exploitation de l'uranium y revêtait une importance exceptionnelle au début des années 1950. La présence d'uranium donne immédiatement à l'affaire une dimension particulière. Nous sommes seulement quelques années après Hiroshima et Nagasaki, dans une période où les États-Unis et leurs alliés accordent une importance considérable aux ressources uranifères africaines. Le dossier est donc particulièrement susceptible d'attirer l'attention des services de renseignement. Et c'est précisément ce que nous constatons : quelques mois après la publication dans Die Presse, l'information est intégrée à la documentation de la CIA. Il faut cependant éviter une déduction trop facile : la présence d'une mine d'uranium n'est pas une preuve que les objets étaient intéressés par cette ressource. Cette interprétation appartient aux spéculations ultérieures.

Le document CIA indique : DATE PUBLISHED : 29 Mar 1952 et non : DATE OF OBSERVATION : 29 Mar 1952. Le texte original commence par : « Recently, two fiery disks were sighted... » soit : « Récemment, deux disques ardents ont été aperçus... »

Aucune date précise de l'observation n'est donnée dans le compte rendu. Il faut donc éviter d'écrire : « Le 29 mars 1952, deux OVNI furent observés... » comme s'il s'agissait d'une date d'observation certaine.

La formulation historiquement correcte est : « Dans un article publié à Vienne le 29 mars 1952, Die Presse rapporta une observation récente de deux objets lumineux au-dessus des mines d'uranium de la région d'Élisabethville. »

Cette nuance est importante.

Les deux objets

Le journaliste autrichien Fritz Sitte rapporte que deux « fiery disks » — des disques ardents — furent observés au-dessus des mines. Les témoins auraient vu les objets :

  • ·         Glisser selon des courbes élégantes ;
  • ·         Changer fréquemment de position ;
  • ·         Apparaître parfois comme des plaques ;
  • ·         Parfois comme des ovales ;
  • ·         Parfois comme de simples lignes.

Cette dernière remarque est intéressante. - Elle pourrait indiquer que les observateurs percevaient différemment l'objet selon son orientation. Autrement dit, le phénomène aurait présenté différentes silhouettes apparentes selon l'angle d'observation.

Le récit attribue ensuite aux objets un comportement particulièrement spectaculaire. Les deux disques auraient :

  • ·         Effectué des trajectoires courbes ;
  • ·         Changé de position à plusieurs reprises ;
  • ·         Fait brusquement du sur-place ;
  • ·         Puis effectué un déplacement en zigzag vers le nord-est.

Le texte précise également que leur mouvement pouvait être aussi bien vertical qu'horizontal. Enfin, ils auraient été capables de modifier leur altitude de 800 à 1 000 mètres en quelques secondes, parfois jusqu'à descendre à seulement une vingtaine de mètres au-dessus des arbres. Si cette description correspond fidèlement à une observation réelle, elle constituerait évidemment un comportement très inhabituel pour un aéronef conventionnel de 1952. Mais il faut garder une réserve majeure : nous n'avons aucun enregistrement instrumental permettant de vérifier ces performances.

Le cœur de l'affaire est constitué par l'intervention d'un pilote. Le texte affirme que le commandant Pierre, attaché au petit aérodrome d'Élisabethville, aurait immédiatement décollé à bord d'un avion de chasse.

C'est lui qui fournit la description la plus détaillée. Lors de son premier passage, il aurait réussi à s'approcher à environ : 120 mètres de l'un des objets. Cette distance est l'un des éléments qui ont fait la célébrité du cas. Contrairement à de nombreux récits de « soucoupes » où l'objet n'est qu'une petite lumière observée à grande distance, le commandant Pierre aurait vu une structure suffisamment proche pour en décrire certains détails physiques.

Selon le récit, Pierre estime le diamètre de l'objet à : 12 à 15 mètres La forme générale est décrite comme discoïdale avec un noyau central. Le métal aurait présenté une couleur comparable à celle de l'aluminium. Cette comparaison est intéressante : elle suggère que l'objet aurait présenté, selon le témoin, un aspect métallique réfléchissant plutôt qu'une simple apparence lumineuse.

La description devient ensuite très particulière. Le centre du disque aurait paru : parfaitement immobile ; séparé du mouvement apparent de la partie extérieure ; muni d'une protubérance centrale et comportant plusieurs petites ouvertures. Autour de cette partie centrale se trouvait, selon le pilote, un anneau périphérique. Cet anneau était : entouré ou masqué par ce qui ressemblait à du feu. Le récit interprète cette apparence comme la conséquence d'une très grande vitesse de rotation. Il faut cependant souligner que l'explication du mécanisme n'est pas une observation indépendante : elle fait partie de l'interprétation rapportée dans le journal.

L'objet aurait donc présenté un bord extérieur enveloppé de flammes. Cette caractéristique est particulièrement intéressante parce qu'elle peut être interprétée de plusieurs manières. Dans le langage de 1952, les témoins pouvaient utiliser les mots :

  • ·         Feu ;
  • ·         Flammes ;
  • ·         Halo ;
  • ·         Lumière ;
  • ·         Incandescence ;

pour désigner des phénomènes visuellement très différents. Un phénomène incandescent, une ionisation ou un effet atmosphérique pourrait théoriquement produire une apparence lumineuse. Mais nous ne disposons évidemment d'aucune photographie permettant de trancher.

Les témoins au sol auraient entendu : un sifflement pénétrant ; un bourdonnement. Lorsque le commandant Pierre poursuivit les objets, il aurait lui aussi perçu un sifflement puissant, malgré le bruit de son propre avion. Ce détail est intéressant parce qu'il constitue une caractéristique sensorielle indépendante de l'aspect lumineux. Mais là encore, nous ne disposons pas d'une mesure acoustique.

Le texte rapporte que les objets pouvaient passer rapidement d'une altitude à une autre. Ils auraient parfois effectué des changements d'altitude de plusieurs centaines de mètres en quelques secondes. Le récit ajoute qu'ils pouvaient descendre presque au niveau des arbres, puis remonter rapidement. Ces performances sont à l'origine d'une grande partie de la réputation du cas. Le commandant Pierre aurait finalement estimé leur vitesse à environ : 1 500 km/h soit approximativement Mach 1,2 dans des conditions atmosphériques standard au niveau de la mer.

Il s'agit d'un point intéressant : le chiffre rapporté n'est pas invraisemblable en lui-même pour un avion à réaction, mais les manœuvres et les variations d'altitude décrites constituent la véritable anomalie alléguée.

Après environ quinze minutes de poursuite, Pierre aurait abandonné. Les deux objets auraient ensuite disparu en ligne droite vers : le lac Tanganyika. Cette direction est cohérente avec la géographie générale du Katanga et de l'Afrique centrale. Le lac Tanganyika se trouve à l'est-sud-est de l'actuelle Lubumbashi.

Le récit précise également que les objets continuèrent leur trajectoire avec un sifflement audible malgré le bruit du moteur de l'avion.

Pourquoi ce témoignage est-il particulièrement célèbre ?

Parce que le texte affirme que le commandant Pierre était considéré comme : un officier fiable et un pilote expérimenté. Le journaliste ajoute que Pierre aurait rédigé un rapport détaillé à ses supérieurs. C'est un élément déterminant.

 

Si ce rapport militaire original existait encore et pouvait être retrouvé, il transformerait complètement la valeur historique du dossier. Malheureusement, le document CIA que nous possédons ne contient pas ce rapport : il ne fait que rapporter son existence alléguée. C'est l'une des limites fondamentales de l'affaire.

L'auteur du texte concernant cette affaire est Fritz Sitte Le document CIA l'identifie comme source de l'article publié dans Die Presse. Cela signifie que le dossier repose sur une chaîne documentaire :

Observation alléguée → information transmise à la presse → article de Die Presse → renseignement américain → rapport CIA 

Il est donc essentiel de comprendre que la CIA n'a pas enquêté elle-même sur place, du moins rien dans le document ne le démontre.

La CIA a collecté et résumé une information publiée dans la presse étrangère.

Il faut éviter cette formulation souvent rencontrée sur Internet : « La CIA a enquêté sur les OVNI du Congo belge. ». Ce que nous pouvons démontrer est beaucoup plus précis. La CIA disposait d'un programme de collecte d'informations sur les soucoupes volantes et conservait des articles de presse étrangers. La CIA elle-même explique aujourd'hui avoir déclassifié des centaines de documents concernant les observations d'OVNI des années 1940 et 1950 et cite explicitement « Flying Saucers Reported Over Belgian Congo Uranium Mines, 1952 » parmi les documents de sa collection. Mais le document consacré au Congo est lui-même marqué : « THIS IS UNEVALUATED INFORMATION » - La CIA ne valide donc pas le récit.

Le dossier CIA apporte néanmoins une information importante sur l'histoire de la circulation du cas. En août 1952, l'agence diffuse le rapport aux milieux concernés, sous le thème : Military; Scientific – Air. Il s'agit donc d'une information jugée suffisamment intéressante pour être transmise dans les circuits de renseignement. Mais « digne d'être rapportée » n'est pas synonyme de « authentifiée ».

L'uranium : un élément qui a nourri les spéculations

Le contexte de la mine d'uranium a rapidement favorisé une lecture particulière de l'affaire. Certains auteurs ont suggéré que les objets auraient pu être attirés par les installations nucléaires du Katanga. Cette idée s'inscrit dans un thème classique de la littérature OVNI : les soucoupes apparaîtraient à proximité des installations nucléaires. Ce motif existe également dans les dossiers américains de l'époque. Mais dans le cas d'Élisabethville, aucun élément du document original ne montre que les objets auraient manifesté un intérêt particulier pour l'uranium. Ils ont été observés au-dessus de la région minière ; c'est tout ce que la source permet d'établir.

La totalité du récit disponible remonte à : Die Presse, Vienne, 29 mars 1952. Puis le récit est repris dans un rapport de renseignement CIA de 1952. Nous ne disposons pas, à ce stade, de :

  • ·         Rapport militaire belge original ;
  • ·         Rapport du pilote Pierre ;
  • ·         Photographie ;
  • ·         Film ;
  • ·         Relevé radar ;
  • ·         Témoignages enregistrés séparément ;
  • ·         Relevé météorologique spécifique ;
  • ·         Enquête scientifique ;
  • ·         Trace matérielle.

Une source secondaire récente souligne également qu'aucune corroboration indépendante du témoignage de Pierre n'a été retrouvée.

Cela signifie-t-il que l'affaire est un canular ? Non. Il faut également éviter la conclusion inverse. Nous pouvons dire : La documentation disponible est insuffisante pour authentifier l'événement. Mais nous ne pouvons pas démontrer : « le journaliste a tout inventé » où : « le pilote n'a jamais existé ».Le nom de Pierre est malheureusement trop incomplet pour permettre actuellement une identification certaine.

Qui était exactement le commandant Pierre ?

C'est probablement la question la plus importante de toute l'enquête. Le document ne donne que :

« Commander Pierre » Aucun nom de famille. Nous savons seulement qu'il aurait été responsable ou associé au petit aérodrome d'Élisabethville. Il aurait également disposé d'un avion de chasse. Mais quel appareil ? un chasseur belge ? un appareil de la Force Publiqueou encore un avion appartenant à une autre structure ? La source ne le précise pas. Cette absence est surprenante.

La Force Publique du Congo belge possédait une composante aérienne, mais elle n'était pas équivalente à une grande aviation de chasse. La présence exacte d'un avion de chasse disponible à Élisabethville en 1952 doit donc être documentée à partir des archives militaires belges. C'est une des recherches qui permettrait de tester la crédibilité matérielle du récit. Si aucun avion compatible n'était stationné ou disponible dans la région, le dossier serait sérieusement affaibli. Si, au contraire, nous retrouvons un appareil et une unité correspondant exactement à la description, le cas gagnerait en crédibilité documentaire.

Une localisation à préciser : Le texte parle des « uranium mines » du district d'Élisabethville. Il serait imprudent de transformer automatiquement cela en : mine de Shinkolobwe sans retrouver la source originale précisant le site exact. La région du Katanga possédait plusieurs infrastructures minières importantes.Il faut donc, conserver la formulation : « région minière d'Élisabethville » « secteur des mines d'uranium du sud du Congo belge » tant que le lieu exact n'est pas établi.

Il est impossible aujourd'hui de déterminer avec certitude ce que furent les objets. Plusieurs possibilités peuvent être envisagées.

1-    Aéronef conventionnel

Certains mouvements peuvent résulter de l'observation d'un avion selon un angle inhabituel.

Mais l'observation rapprochée alléguée et les changements de position rapides posent problème.

2-    Phénomène astronomique

            Peu probable pour expliquer l'ensemble du récit, notamment la poursuite par avion et la             description d'un objet structuré.

3-    Phénomène météorologique

            Certaines illusions atmosphériques peuvent transformer l'apparence d'une source lumineuse,                mais là encore les détails allégués sont difficiles à concilier.

4-    Erreur d'estimation de distance et de vitesse

            Cette hypothèse est importante.

            Si les témoins se trompent fortement sur la distance, alors la taille apparente, la vitesse et les             manœuvres peuvent être très différentes des estimations.

5-    Phénomène réellement non identifié

            Cette hypothèse demeure évidemment possible dans le sens strict du terme.

            Mais « non identifié » ne permet pas de conclure : extraterrestre.

Le lac Tanganyika : la dernière phase

La disparition vers le lac Tanganyika mérite une mention particulière. Le lac se trouve à l'est du Katanga et constitue un repère géographique majeur. Le récit ne dit pas que les objets sont descendus dans l'eau. Il dit seulement qu'ils ont disparu dans cette direction. Il ne faut donc pas parler d'« amerrissage » ni de « base sous-marine ».

Conclusion

L'affaire des mines d'uranium d'Élisabethville de 1952 mérite incontestablement une place dans l'histoire des OVNI africains. Elle présente une caractéristique assez exceptionnelle : un récit de poursuite aérienne associé à un pilote, dans une région stratégique du Congo belge, qui apparaît ensuite dans les archives de la CIA. La CIA elle-même cite aujourd'hui ce dossier parmi ses documents historiques consacrés aux observations de soucoupes volantes des années 1950. Mais il faut résister à la tentation de transformer ce document en « preuve CIA d'un vaisseau extraterrestre ».

La réalité documentaire est beaucoup plus intéressante : un journal viennois publie en mars 1952 le récit d'une observation récente au-dessus d'une région minière d'uranium du Congo belge ; l'histoire décrit deux disques aux performances extraordinaires et la poursuite de l'un d'eux par un pilote identifié seulement comme le commandant Pierre ; la CIA enregistre ensuite l'article dans ses dossiers de renseignement, mais précise que l'information est “non évaluée”. Aucun rapport militaire belge original, photographie, donnée radar ou preuve matérielle n'a encore été retrouvé. C'est donc un cas historique majeur, mais non démontré.

Sources principales

https://overclassified.org/case-files/belgian-congo-uranium-mines.htm

https://ufologie.patrickgross.org/htm/foia72f.htm

https://www.cia.gov/readingroom/docs/DOC_0000015463.pdf  Doc complet CIA REPORI NO. 0O-W-23602

CIA, rapport 00-W-23602, Flying Saucers over Belgian Congo Uranium Mines, source indiquée : Die Presse, Vienne, 29 mars 1952. – Ici copie dans le cadre des documents CIA, de l’article, reproduit ci-dessous

  : https://en.wikisource.org/wiki/Flying_saucers_over_Belgian_Congo_uranium_mines

CIA, « Take a Peek Into Our X-Files », qui mentionne explicitement le dossier du Congo belge parmi les documents historiques déclassifiés sur les OVNI.

Transcription et reproduction du document CIA, NR 2  avec le texte complet. 109 pages CIA : https://documents2.theblackvault.com/documents/cia/ufos/C05516145.pdf

 

RAPPORT DE LA C.I.A.

 

AGENCE CENTRALE DE RENSEIGNEMENT

RAPPORT N°

00 -W-23602

INFORMATIONS PROVENANT
DE DOCUMENTS ÉTRANGERS OU D'ÉMISSIONS RADIOLOGIQUES

Numéro de CD.

--

PAYS

Congo belge

DATE DE L'
INFORMATION

1952

SUJET

Militaire ; Scientifique - Air

COMMENT
PUBLIÉ

Quotidien

DATE DIST.

16 août 1952


PUBLIÉ

Vienne

NOMBRE DE PAGES

2

DATE
DE PUBLICATION

29 mars 1952

LANGUE

Allemand

SUPPLÉMENT AU
RAPPORT N°

CES INFORMATIONS NE SONT PAS ÉVALUÉES

SOURCE

Die Presse .

 

SOUCOUPES VOLANTES AU-DESSUS DES MINES D'URANIUM DU CONGO BELGE

 

Article de Fritz Sitte  


Récemment, deux disques incandescents ont été aperçus au-dessus des mines d'uranium situées dans le district d'Élisabethville, au sud du Congo belge, à l'est de la rivière Luapula qui relie les lacs Meru et Bangweolo. Les disques ont décrit d'élégantes courbes et ont changé de position à plusieurs reprises, apparaissant tantôt comme des plaques, tantôt comme des ovales, tantôt comme de simples lignes. Soudain, les deux disques sont restés immobiles puis ont effectué un vol en zigzag unique vers le nord-est. Un sifflement et un bourdonnement perçants étaient audibles pour les témoins au sol. Le phénomène a duré entre 10 et 12 minutes.

Le commandant Pierre, du petit aérodrome d'Élisabethville, se lança immédiatement à la poursuite de l'objet avec un avion de chasse. Lors de sa première approche, il s'approcha à environ 120 mètres de l'un des disques. D'après ses estimations, la « soucoupe » mesurait entre 12 et 15 mètres de diamètre et avait la forme d'un disque. Le noyau interne demeurait parfaitement immobile, et l'on distinguait nettement un bouton en son centre ainsi que plusieurs petites ouvertures. Le pourtour était entièrement recouvert de flammes et devait tourner à une vitesse prodigieuse. La couleur du métal était semblable à celle de l'aluminium.

Les disques se déplaçaient avec une précision et une légèreté remarquable, tant verticalement qu'horizontalement. Des variations d'altitude de 800 à 1 000 mètres pouvaient être effectuées en quelques secondes ; les disques descendaient souvent à moins de 20 mètres de la cime des arbres. Pierre estimait impossible qu'un équipage puisse se trouver à bord du disque, car la vitesse irrégulière et la chaleur rendraient impossible la survie d'une personne à l'intérieur du noyau stable. Pierre dut abandonner la poursuite après 15 minutes, car les deux disques, dans un sifflement puissant audible malgré le bruit de son propre avion, disparurent en ligne droite vers le lac Tanganyika. Il estima leur vitesse à environ 1 500 kilomètres par heure. est considéré comme un officier fiable et un pilote passionné. Il a remis à ses supérieurs un rapport détaillé qui, curieusement, concordait à bien des égards avec les résultats de diverses recherches.

Le schéma ci-dessous illustre le principe de construction des « soucoupes volantes ». Les légendes relèvent en partie de la pure conjecture, fondée sur les rapports de pilotes ayant poursuivi ces disques ; en partie, elles proviennent d'instituts de recherche secrets. Le noyau central renferme l'explosif (SP) et les installations de guidage radar (R). Il est équipé de boutons de catapulte (KZ), d'antennes (AN) et d'un boîtier de contre-pression (GD). Autour de ce noyau tourne une jante munie de propulseurs (D) sur ses faces supérieure et inférieure, ainsi que de chambres à carburant (DB). Le roulement à rouleaux est représenté par la lettre L. Le lancement s'effectue selon un angle aigu, à la manière d'un lancer de disque ; la vitesse de rotation de la jante est probablement de 22 000 tours par minute. Les propulseurs situés sous la jante servent à propulser le disque verticalement vers le haut ; le pilotage latéral est assuré par l'activation et la désactivation de différents groupes de propulseurs.

 

 

lundi 14 septembre 2026

La revue Global Policy Journal publie un essai du professeur Bohlander sur l'éthique du contact avec l'intelligence non humain

La revue Global Policy Journal publie un essai du professeur Bohlander sur l'éthique du contact avec l'intelligence non humaine

2 septembre 2026

Communiqué de presse

Le professeur Bohlander publie un article intitulé « L'Homme contre l'extraterrestre Gris – Une expérience de pensée sur l'éthique du contact non désiré avec une intelligence non humaine

Lien vers l'essai : L'Homme contre l'extraterrestre Grey – Une expérience de pensée sur l'éthique du contact non désiré avec une intelligence non humaine | Global Policy Journal

Ces dernières années, le débat sur les prétendues visites extraterrestres a été largement médiatisé, notamment aux États-Unis, en raison des décennies présumées de dissimulation gouvernementale. Si les recherches portant sur les aspects technologiques des observations d'objets anormaux en orbite terrestre, dans l'espace aérien et les océans gagnent progressivement en popularité, il n'en va pas de même pour les témoignages de personnes affirmant avoir eu des rencontres directes avec des êtres non humains. Cela est particulièrement vrai pour le sujet controversé des enlèvements extraterrestres, qui a traditionnellement suscité soit le ridicule pur et simple, soit été relégué au domaine du diagnostic psychiatrique individuel ou des phénomènes psychosociaux de masse. Cette vision réductrice prive le débat d'une perspective essentielle pour comprendre les motivations et les intentions de ces êtres, car, jusqu'à présent, seules les personnes ayant vécu une telle rencontre semblent pouvoir éclairer ces questions, notamment celle de savoir si l'on peut déduire quoi que ce soit de l'éthique qui pourrait les guider.

Cet article s'efforce d'établir, à partir des comportements rapportés des êtres non humains, comment les humains pourraient se positionner éthiquement face à un contact non désiré. Pour ce faire, il s'appuie sur le droit pénal et sur la longue expérience judiciaire de l'auteur. Il conclut que, s'il est préférable de suspendre tout jugement pour l'instant en raison du manque de données fiables sur les tendances, il est justifié de partir du principe que les humains sont confrontés à des actes de violence d'une gravité équivalente à ce que l'on appelle aujourd'hui les crimes internationaux.

Les recherches actuelles du professeur Bohlander portent principalement sur la recherche d'intelligence extraterrestre (SETI) et les phénomènes anormaux non identifiés (PAN), et plus particulièrement sur les conséquences d'un contact potentiel avec une intelligence extraterrestre ou non humaine (INH) pour le droit et la société au sens large. Ses travaux incluent le champ émergent de l'éthique du contact et les problèmes liés aux divergences épistémiques entre les perspectives éthiques humaines et celles concernant l'INH. Il s'efforce de faire passer le débat de la sphère purement académique à une implication concrète des décideurs politiques. En 2025, il a dirigé un groupe international d'universitaires pour la présentation d'un mémoire sur la recherche SETI et les PAN devant la commission spéciale de la Chambre des Lords sur l'engagement du Royaume-Uni dans les affaires spatiales. Il est à l'origine de la Déclaration sur la recherche SETI et les PAN du 24 avril 2025, traduite en 20 langues et signée par 460 personnes dans le monde. Il a co-organisé un symposium international sur la relance académique de la recherche sur les expériences vécues en juillet 2026.

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samedi 12 septembre 2026

ovni au sol - 23 MAI 1967 – REGION ANKAZOLAHY MADAGASCAR (?)

23 MAI 1967 – REGION ANKAZOLAHY – CENTRE OUEST MADAGASCAR (?)

Un atterrissage peu connu, mais qui ne repose que sur un témoignage.

Le récit Source Première du témoin à Henri Julien Ufologue dans le Sud Est de la France.

MONSIEUR WOLF, résidant à La Verdière (83), a eu la gentillesse de fournir les détails suivants lors de mon entretien.

 D'origine allemande, il a servi dans la Légion étrangère française dans le but d'obtenir la nationalité française et de s'y installer finalement. Il dirige désormais un hôtel très compétent dans la région du Haut-Var.

Voici son histoire :

 « C'était en mai 1967. J'étais à Madagascar, et je servais dans la Légion étrangère. Nous venions de faire un exercice de reconnaissance dans un terrain de brousse. Nous étions en contact radio toutes les heures avec le quartier général central. Nous nous étions arrêtés à midi dans une clairière d'environ 100 mètres de large et commencé à manger. Le temps était beau. Soudain, nous avons observé l'arrivée et la descente d'une machine à coloration indéfinissable. Je suis moi-même daltonien, mais je peux affirmer avec certitude que la chose brillait très fort, et avait la couleur d'une nouvelle pièce au soleil. Autour d'elle, il y avait une lueur intense et éblouissante. Elle descendait avec le mouvement d'une feuille qui tombait, et on aurait dit qu'il devait y avoir eu un accident – c'était comme un œuf brillant au bout d'un fil. Elle est tombée très rapidement. Et nous avons ressenti un choc très puissant au sol quand elle a atterri. Puis un sifflement perçant. À présent, l'appareil n'était plus lumineux.

 « Après ça, tout était incroyable. Nous étions 23 légionnaires, avec un officier et quatre sous-officiers. Et nous étions tous paralysés. Nous avons tous vu la machine atterrir et décoller à nouveau, mais aucun de nous n'a perçu le temps écoulé.

Croquis de la scène interprété par le témoin

« Laissez-moi vous expliquer : lorsque la machine est partie, nous avons tous retrouvé l'usage de nos membres. Nous étions tous exactement aux mêmes positions et aux mêmes endroits que lors de son atterrissage. Mais en vérifiant l'heure, nous avons réalisé qu'il était maintenant 15h15. Deux heures et trois quarts s'étaient écoulées sans que nous ne le remarquions. Nous avions manqué trois rendez-vous radio avec le quartier général. Notre officier a reçu une réprimande effrayée pour cela, car il était incapable de donner une explication efficace.

« La machine était lisse, sans portes ni fenêtres visibles. Elle ne semblait porter aucune marque. Aucune antenne. C'était comme un œuf lisse, deux fois plus haut que large. Je ne peux pas dire sa taille exacte, vu la végétation dans la clairière. Mais, en la comparant à la hauteur des arbres au décollage, on pouvait estimer qu'elle mesurait entre sept et huit mètres de haut. À sa base, elle avait plusieurs ouvertures, dont nous avons pu bien voir pendant son décollage. Des flammes en émanaient, pas des flammes normales, ni comparables à celles que nous connaissions. Ces flammes ou lumières étaient de différentes couleurs. On aurait pu les prendre pour des flammes, mais elles devaient sûrement être autre chose. Quelque chose comme ce que l'on voit avec une machine à souder pour couper du métal. Chacune des ouvertures émettait une « flamme », l'ensemble produisant une grande flamme épaisse et courte d'environ un vingtième de la longueur de la machine elle-même.

« Il avait des pattes. Je ne les ai pas vues, à cause de la végétation, mais au sol il y avait trois marques, disposées en triangle, là où il se trouvait. Au centre du triangle, il y avait un cratère calciné de trois mètres de profondeur – un cratère qui s'élargissait vers sa base. Au fond du cratère, il y avait des cristaux de toutes couleurs, comme des morceaux de verre brisé. Le fond du cratère en était rempli, surtout dans les coins. C'était comme un anneau vitrifié.

« Quand l'engin est parti, il s'est élevé lentement jusqu'à être au-dessus des arbres. Puis il a disparu à une vitesse fantastique, comme aspiré dans le ciel. Il a laissé une sorte de traînée dans l'air derrière lui.

« Le quartier général nous a ordonné de ne pas approcher du site d'atterrissage et de ne pas discuter de la question entre nous. Des spécialistes sont arrivés par avion de Paris pour nous interroger. On nous a forcés à jurer que nous garderions le secret. Les médecins nous ont rendu visite et nous avons dû passer des tests. Pendant deux jours après l'événement, nous avons tous eu de violents maux de tête, avec un bourdonnement dans les oreilles et une violente correction dans la zone des temples. On ne nous a pas informés des résultats des tests effectués sur nous. »

ANALYSE COMMENTAIRES

L'atterrissage d'un « œuf métallique » devant des légionnaires Le cas est effectivement connu dans la littérature ufologique française et britannique sous le titre « OVNI au sol à Madagascar » / « A 1967 Landing in Madagascar ».

La référence fondamentale est : H. Julien, « A 1967 Landing in Madagascar », Flying Saucer Review, vol. 23, n° 1, 1977, p. 29-30. Iil s'agit d'un récit transmis par un ancien légionnaire identifié comme Wolff, publié initialement dans Lumières dans la Nuit, n° 160, décembre 1976, puis traduit/repris dans Flying Saucer Review.

Le récit de base

Les sources secondaires situent l'événement en mai 1967, au cours d'un exercice de reconnaissance effectué par un détachement de la Légion étrangère française à Madagascar.  Le groupe aurait compté 23 militaires, dont le légionnaire Wolff, qui est devenu le principal témoin connu. Vers 12 h 30, les hommes auraient fait une halte dans une clairière pour déjeuner. C'est alors qu'ils auraient entendu un sifflement aigu et aperçu un objet lumineux descendant vers eux.

Le récit le décrit comme un objet métallique brillant ; ovoïde ou en forme d'œuf vertical d'environ 7 à 8 mètres de hauteur dans les versions françaises et dépourvu de marques ou d'inscriptions visibles. Il est entouré d'une lumière intense.  La descente aurait été particulièrement inhabituelle : l'objet serait tombé ou descendu selon un mouvement comparable à celui d'une feuille morte, plutôt qu'à celui d'un avion ou d'un hélicoptère.

Une précision importante : « la date du 23 mai » n'est pas solidement établie. C'est le premier point que je remarque à partir des diverses sources consultées dont certaines situent l’incident au 23 mai.. Les sources anciennes que j'ai retrouvées parlent simplement de : May 1967 et non de façon certaine du 23 mai 1967. Une chronologie ufologique reprend également le cas comme « 5/1967 », sans jour précis.  Je n'ai donc pas encore trouvé une source primaire ou secondaire ancienne permettant d'établir 23 mai 1967 avec certitude.

Je conseillerais donc :

Selon Wolff, l’objet se serait posé. L'objet aurait atteint le sol dans la clairière et se serait posé sur ce qui ressemblait à trois pieds ou jambes d'atterrissage. Le phénomène aurait été suffisamment proche des militaires pour que ceux-ci puissent distinguer une véritable structure.

Dans les versions conservées, l'objet est décrit comme un œuf vertical, plutôt que comme une soucoupe classique. Une source donne une hauteur d'environ 23 à 26 pieds, soit environ 7 à 8 mètres. La littérature française donne généralement une largeur d'environ 3 à 4 mètres. C'est donc un engin relativement imposant : ≈ 7–8 m de haut × 3–4 m de diamètre.

C'est l'un des aspects les plus spectaculaires du dossier, l’effet de paralysie. Lorsque l'objet se serait posé, les militaires auraient été incapables de bouger normalement. Les récits parlent de paralysie temporaire, certains précisant que les hommes seraient restés comme figés, certains tenant encore leur nourriture ou leurs armes. Ce phénomène aurait cessé lorsque l'objet repartit.

Il faut toutefois être extrêmement prudent sur le terme « paralysie ». Nous ne disposons pas d'un examen médical contemporain démontrant une paralysie neurologique. Il pourrait aussi s'agir, dans le récit du témoin, d'un état de sidération ou d'une incapacité temporaire à réagir.

Il est donc plus prudent de dire que « les témoins rapportèrent avoir été temporairement incapables de bouger ou de réagir normalement. » plutôt que : « Les légionnaires furent paralysés par le rayonnement de l'OVNI. » La seconde formulation introduit déjà une interprétation.

C'est probablement l'élément le plus extraordinaire du témoignage, un « missing time » d’environ trois heures ! Lorsque les hommes auraient retrouvé leurs capacités normales, ils auraient constaté que plusieurs heures s'étaient écoulées. Les différentes sources donnent environ 2 h 45 à 3 heures. Une chronologie donne : 12 h 30 → environ 15 h 15 soit 2 h 45 de temps manquant. Les témoins ne se seraient pas souvenus de ce qui s'était passé durant cet intervalle.

Cela constitue donc un véritable cas de « missing time » dans la terminologie ufologique. Mais ici encore, il faut appliquer une règle importante : le missing time est un élément du témoignage, pas un phénomène objectivement mesuré. Nous n'avons pas : de relevé horaire militaire ; de journal de marche ; de rapport opérationnel ou de document démontrant que les 23 montres indiquaient effectivement un décalage.

Le départ constitue l'une des parties les plus spectaculaires du récit. Après être resté quelques instants au sol, l'objet aurait commencé à s'élever. Il serait d'abord monté lentement, puis aurait accéléré très brutalement. Dans le témoignage attribué à Wolff, il aurait finalement disparu verticalement à une vitesse extraordinaire, comme s'il était « aspiré » par le ciel. Cette accélération est cependant une impression visuelle du témoin : nous n'avons évidemment aucune mesure radar ou instrumentale permettant de calculer l'accélération.

Les sources anciennes décrivent également quelque chose de très intéressant. Au-dessous de l'engin auraient été visibles des ouvertures, d'où sortaient des flammes ou des lumières colorées au moment du départ. C'est notamment au moment de l'ascension que les témoins auraient aperçu ces phénomènes. Cela donne au récit une caractéristique presque « technologique ». Mais il faut noter que nous ne savons pas si le témoin utilisait le mot « flames » au sens littéral ou pour décrire une émission lumineuse. Une flamme de propulsion conventionnelle aurait normalement fourni une signature acoustique et thermique beaucoup plus importante.

La littérature ufologique décrit des traces au sol. Les sources secondaires parlent : de trois empreintes correspondant aux points d'appui ; d'une zone centrale perturbée ; d'un cratère et de matière ressemblant à du verre ou à des cristaux.

Une version particulièrement détaillée parle d'un cratère d'environ 3 mètres, avec des formations ressemblant à des cristaux ou à du verre brisé au fond.  Mais je n'ai pas retrouvé à ce stade : photographie du cratère ; prélèvement géologique ; analyse minéralogique ou de rapport militaire. Donc « fond vitrifié » est beaucoup trop affirmatif si on ne précise pas que c'est la description rapportée par le témoin ou la littérature secondaire. En fait on ne peut que constater, au fil des années, l’ajout d’informations plus ou moins spectaculaires, par rapport au rapport publié par Henri Julien dans LDLN ou FSR.

Un élément souvent oublié est que les militaires auraient présenté des symptômes pendant environ deux jours : violents maux de tête - bourdonnements d'oreilles et sensation de pulsation ou pression au niveau des tempes. Cette information figure dans les synthèses qui reprennent le témoignage de Wolff.  Là encore, aucun dossier médical militaire n'a été retrouvé. Il est donc impossible de déterminer si ces symptômes étaient :

  • -       Physiologiques ;
  • -       Liés au stress ;
  • -       Liés à la chaleur ;
  • -       Liés à une exposition environnementale ;
  • -       Ou réellement provoqués par quelque chose associé au phénomène.

Le témoignage est-il vraiment collectif ?

C'est une question capitale. La littérature parle de 23 militaires présents. Mais cela ne signifie pas nécessairement que nous possédons 23 témoignages indépendants. La source principale connue semble être le récit de Wolff, ancien légionnaire. C'est précisément ce que souligne une chronologie critique du cas : l'affaire paraît essentiellement reposer sur le récit non corroboré de Wolff.

Autrement dit : 23 personnes auraient été présentes n'est pas équivalent à : 23 témoignages indépendants ont été recueillis et comparés. Cette nuance est importante et il ne faut pas l’oublier.

La source LDLN

Le cas apparaît dans : Lumières dans la Nuit, n° 160, décembre 1976 sous le titre :« OVNI au sol Madagascar » et il est l'article est signé : H. Julien.  La fiche bibliographique de Flying Saucer Review indique que le récit original était précisément publié dans LDLN n°160, décembre 1976.  Cela signifie que le récit a été publié environ neuf ans après l'événement supposé.

La source Flying Saucer Review

La deuxième référence fondamentale est : H. Julien « A 1967 Landing in Madagascar » Flying Saucer Review, vol. 23, n° 1, 1977, pp. 29-30. L'archive de Flying Saucer Review confirme le cas et le rattache directement au témoignage de M. Wolff, ancien légionnaire.  Une bibliographie de Timothy Good reprend également cette référence et précise que l'article de FSR est une traduction par Gordon Creighton de l'article original de Lumières dans la Nuit.  Cela nous donne donc une chaîne documentaire : Événement allégué — mai 1967 - témoignage de Wolff

   

H. Julien, Lumières dans la Nuit n°160, décembre 1976

   

H. Julien, Flying Saucer Review vol.23 n°1, 1977, pp.29-30

   

Ouvrages et catalogues ufologiques ultérieurs

Ankazolahy : prudence sur la localisation

Plusieurs sources parlent d'Ankazolahy, centre-ouest de Madagascar pour localiser l’incident. Mais je n'ai pas encore trouvé dans les sources anciennes consultables une indication suffisamment précise permettant de fixer le lieu avec certitude à un point géographique moderne. Le récit du témoin à Henri Julien, source originale, ne mentionne aucun lieu. On peut considérer, sans se tromper, que cette source a pu être imaginé.

Ce qui me gêne le plus dans le récit pour le crédibiliser, c’est une série d'éléments extrêmement extraordinaires qui apparaissent ensemble :

  • -       Atterrissage à très courte distance
  • -       23 militaires témoins
  • -       Paralysie
  • -       Trois heures de missing timean
  • -       Cratère
  • -       Cristallisation/vitrification
  • -       Symptômes pendant deux jours
  • -       Décollage à très grande vitesse.

Un dossier présentant simultanément autant de caractéristiques extraordinaires devrait normalement être accompagné d'une documentation exceptionnelle. Or nous avons essentiellement : un témoignage publié neuf ans après les faits. C'est précisément cette disproportion entre l'extraordinaire du contenu et la faiblesse de la documentation primaire disponible qui me fait douter de la réalité de ce cas. Pour en faire une véritable enquête, il est utile de retrouver des documents d’origine militaire de cet incident et le témoignage de certains des légionnaires présents.

  

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