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01 - Vue de DOW-UAP-PR043 (à gauche) côte à côte avec le terrain
correspondant sur Google Earth (à droite). Les points indiqués ont servi de
points de contrôle potentiels du terrain plutôt que de positions cibles.
(Crédit image : Nandal & Loeb 2026 )
Le Conseil consultatif scientifique sur
les UAP ( https://uapsac.com/) examine actuellement les données
déclassifiées et accessibles au public qui ont été publiées jusqu'à présent sur
le site Web du Système présidentiel de déclassification et de rapport sur
les phénomènes anormaux non identifiés (PURSUE) ( https://www.war.gov/ufo/ ).
La principale difficulté pour déterminer la
vitesse et la taille des objets PAN réside dans les incertitudes concernant
leur distance et leur direction de déplacement. Sans données radar ni
triangulation à partir de caméras situées à différents endroits, comme cela a
été tenté dans les observatoires du projet Galileo ( https://galileo.hsites.harvard.edu/ ) sous ma direction, la vitesse et la
taille réelles de ces objets demeurent inconnues.
Avec mon brillant postdoctorant et membre du
conseil, le Dr Devesh Nandal, nous avons réalisé que les paramètres inconnus
des UAP peuvent être étroitement contraints par un terrain de fond connu, qui
peut être utilisé comme système de coordonnées pour déduire les mouvements de
l'objet cible ainsi que de la caméra, en fonction du temps.
Pour démontrer la remarquable efficacité de
cette méthode, nous avons étudié le cas déclassifié DOW-UAP-PR043, concernant
un signalement d'UAP non résolu en Afrique en 2025, publié par
l' All-Domain Anomaly Resolution Office (AARO) du Pentagone ( disponible ici) . De façon surprenante, nous avons obtenu
de meilleurs résultats que l'AARO et avons conclu qu'il s'agissait probablement
d'un missile rapide. Notre rapport d'analyse complet est disponible ici . Vous trouverez ci-dessous quelques
détails de l'analyse scientifique associée.
Nous avons commencé avec la vidéo infrarouge
publique, d'une résolution de 1920 × 1080 pixels et d'une fréquence d'images
d'environ 29,97 images par seconde. Le fichier vidéo dure 11,75 secondes.
Pour évaluer la vitesse du petit élément
traversant l'image, nous avons d'abord localisé le terrain. L'image ci-dessus
montre la vue vidéo (à gauche) côte à côte avec le terrain correspondant sur
Google Earth (à droite). La meilleure correspondance pour la localisation se
situe aux alentours de 11,388655° N, 43,139259° E, près de Goubetto, dans le
sud de Djibouti. Le chenal voisin appartient au bassin versant du Damerjog. Il
ressemble à une rivière sur l'image infrarouge, mais il s'agit plus probablement
d'un oued asséché.
Nous avons généré des vues inclinées de Google
Earth et placé des points de contrôle au sol potentiels sur les méandres et les
structures complexes du cours d'eau. La correspondance des emplacements était
excellente car la même séquence ordonnée de méandres et d'affluents
apparaissait à la fois dans la vidéo et sur la carte.
Nous avons ensuite stabilisé le terrain et
recherché des éléments qui se déplaçaient par rapport au sol.
03 - Trajectoire cible stabilisée
par le terrain. Les cercles rouges indiquent les 13 centroïdes de la cible
mesurée entre les images 61 et 73, et la ligne jaune représente la direction du
mouvement. La cible se déplace vers le bas à droite. Les faibles écarts d'une
image à l'autre par rapport à la ligne sont négligeables comparés à la longueur
totale de la trajectoire et correspondent aux incertitudes liées au centroïde
et au traitement d'image. (Crédit image : Nandal & Loeb 2026 )
Les coordonnées cartographiques nous ont permis
de déterminer la vitesse déduite si la ligne de visée changeante croisait le
plan du sol local. La réponse est : 3,33 kilomètres par seconde. Nous
avons ensuite tenté de déduire le mouvement de la caméra à partir de la
correction de terrain locale maximale. Notre modèle de caméra impliquait une
altitude de 2,26 kilomètres au-dessus du plan du sol local et une vitesse
de déplacement d'environ 77,7 mètres par seconde. Nous avons ensuite testé
la parallaxe différentielle. Un objet immobile à basse altitude ne produisait
qu'une faible fraction du mouvement observé. La contribution de la parallaxe
augmentait rapidement uniquement lorsque l'altitude supposée de la cible se
rapprochait de l'altitude conditionnelle du capteur.
Nous avons fait intersecter chaque rayon de
visée de la cible avec une surface horizontale à une altitude choisie. Ceci a
généré un ensemble de vitesses physiques possibles plutôt qu'une valeur unique.
Le panneau supérieur de la figure ci-dessus montre la vitesse UAP déduite en
fonction de l'altitude.
05 - Taille apparente du PAN (en mètres) en fonction de l'altitude. La
ligne pointillée horizontale indique le diamètre publié du corps du missile
AGM-88, utilisé uniquement à titre indicatif, tandis que la bande horizontale
claire représente une plage de comparaison plus large pour les diamètres de
missiles. La ligne pointillée verticale indique l'altitude estimée de la
caméra. Aucune de ces lignes ne mesure la longueur de la cible : un
missile long, vu presque de face, pourrait présenter une dimension transversale
plus proche de son diamètre que de sa longueur totale, et l'image non résolue
peut être élargie par la réponse du capteur. (Crédit image : Nandal & Loeb 2026 )
La largeur apparente de la cible était
d'environ 3,8 pixels en pleine résolution. Nous considérons les dimensions
physiques obtenues comme des limites supérieures, car la largeur mesurée inclut
la fonction d'étalement du point du capteur, la compression, le flou de
mouvement, l'incertitude d'alignement et un éventuel effet de halo thermique.
La figure ci-dessus illustre la taille estimée du PAN (objet atmosphérique non
identifié) en mètres en fonction de l'altitude. La largeur estimée d'environ 4
mètres à une altitude de 1,5 kilomètre ne peut être comparée directement à la
longueur publiée d'un missile. Il s'agit d'une limite supérieure approximative
de la trajectoire transversale. Selon l'orientation d'observation, la
comparaison la plus pertinente pourrait porter sur le diamètre plutôt que sur
la longueur du corps.
Nous avons ensuite évalué la traînée et
l'échauffement liés au frottement de l'air, qui augmentent significativement
avec la diminution de l'altitude. Nos résultats sont résumés dans la figure
ci-dessus. La poussée de propulsion requise augmente avec la pression dynamique
à basse altitude.
Un missile tactique rapide est physiquement
compatible avec les données. La branche hypersonique à basse altitude est
fortement pénalisée par la pression dynamique, la traînée et l'échauffement, ce
qui rend difficile un vol de croisière soutenu dans ce régime. La trajectoire
courte ne présente pas d'accélération ni de décélération statistiquement significative
; elle ne permet donc pas de distinguer un missile propulsé d'un objet à
coefficient balistique suffisamment élevé en vol plané. L'estimation de la taille
apparente ne permet pas non plus d'identifier la classe du missile. La vidéo ne
fournit aucune image claire du panache, du contexte de lancement, de l'impact
ni de la portée de la cible.
Longueur : 4,2 m
Vitesse : ~1 km/s
Profil d'altitude
: Très variable, car il est lancé depuis un avion à l'altitude à laquelle
opère la plateforme de frappe et plonge sur l'émetteur radar.
Les avions de chasse peuvent tirer le missile
AGM-88 HARM sur un large domaine de vol, y compris à basse altitude (environ
1,5 km). À cette altitude, la densité de l'air augmente la traînée
aérodynamique. Les développements récents en matière de missiles hypersoniques
sont présentés ici et ici .
Il est peu probable que l'objet observé soit un
oiseau, car la faible vitesse des oiseaux (limitée à environ 24 mètres par
seconde) exigerait une distance de plusieurs dizaines de mètres par rapport à
la caméra, distance à laquelle il serait possible de distinguer les ailes d'un
oiseau grâce aux données infrarouges des observatoires du projet Galileo.
L'absence d'ailes exclut également l'hypothèse d'un avion. Un passage à
proximité entraînerait par ailleurs une accélération ou une décélération
angulaire non détectable.
Tous les membres du Conseil consultatif scientifique sur les PAN sont ouverts à l'idée que de tels objets puissent exister. Cette position est également reprise dans l'article de couverture du magazine TIME d'aujourd'hui , intitulé « L'Amérique prend enfin les extraterrestres au sérieux ». Par ailleurs, Popular Mechanics a publié aujourd'hui un podcast animé par Andrew Daniels, Shawn Gorman et John Gilpatrick, qui s'interroge : « Avi Loeb sait-il quelque chose que nous ignorons ? »
Pour que ce soit clair, ma réponse à cette question est : Non.
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Avi Loeb préside le Conseil consultatif
scientifique sur les phénomènes astronomiques non identifiés (PANI) auprès de
la Maison-Blanche, du Pentagone, du FBI et des agences de renseignement. Il
est également directeur du projet Galileo, directeur fondateur de
l'Initiative sur les trous noirs de l'Université Harvard, ancien directeur de
l'Institut de théorie et de calcul du Centre d'astrophysique
Harvard-Smithsonian et ancien directeur du département d'astronomie de
l'Université Harvard (2011-2020). Il a été membre du Conseil des conseillers
scientifiques et technologiques du président et président du Conseil de
physique et d'astronomie des Académies nationales. Il est l'auteur du
best-seller « Extraterrestre : Premier signe de vie intelligente au-delà de la Terre » et
co-auteur du manuel « La vie dans le cosmos », tous
deux publiés en 2021. L'édition de poche de son nouveau livre, intitulé « Interstellaire », est
parue en août 2024. |
RAPPORT GENERAL DE BASE – ANALYSE CLASSIQUE
DE L’OBSERVATION
DOW-UAP-PR43, RAPPORT SUR LES UAP NON RESOLU DJIBOUTI - Afrique, 2025 -
CONTRE ENQUETE AVI LOEB QUI CONCLUS A UN MISSILE
DOW-UAP-PR043 - DOCUMENT DECLASSIFIE USA
Le mystérieux signalement UAP de Djibouti en 2025
Analyse d'un dossier déclassifié américain provenant d'AFRICOM
La publication du dossier DOW-UAP-PR043 — « Unresolved UAP Report, Africa, 2025 » constitue un document particulièrement intéressant dans la récente politique américaine de déclassification des phénomènes aérospatiaux non identifiés.
Le dossier est extrêmement court : il ne repose que sur deux secondes
d'enregistrement vidéo provenant d'un capteur infrarouge installé sur une
plateforme militaire américaine. Le signalement a été transmis à l'All-domain
Anomaly Resolution Office (AARO) par l'United States Africa Command (AFRICOM).
Le lieu indiqué est Djibouti, dans la Corne de l'Afrique, et l'année de
l'observation est 2025.
Le document a été rendu public le 8 mai 2026 dans le cadre de la nouvelle
politique américaine de transparence concernant les UAP. La page officielle
d'AARO précise que les dossiers publiés dans cette série sont des cas non
résolus, c'est-à-dire pour lesquels les autorités américaines ne disposent pas
de suffisamment d'éléments pour déterminer de façon définitive la nature du
phénomène observé.
À première vue, il pourrait donc s'agir d'un dossier insignifiant : deux
secondes d'une petite anomalie visuelle sur une image infrarouge.
En réalité, son intérêt est ailleurs.
C'est la provenance militaire du signalement, son environnement
géographique et surtout le fait qu'il demeure officiellement non résolu qui
rendent ce dossier digne d'une analyse approfondie.
1. La fiche d'identité du dossier
Les éléments actuellement accessibles permettent d'établir le tableau
suivant :
|
Élément |
Information |
|
Référence |
DOW-UAP-PR043 |
|
Désignation |
Unresolved UAP Report,
Africa, 2025 |
|
Région |
Afrique |
|
Localisation |
Djibouti |
|
Année |
2025 |
|
Organisme transmetteur |
U.S. Africa Command — AFRICOM |
|
Organisme destinataire |
AARO |
|
Plateforme |
Militaire américaine |
|
Capteur |
Infrarouge |
|
Durée |
2 secondes |
|
Statut |
Non résolu |
|
Date de publication |
8 mai 2026 |
Ces informations sont confirmées par la publication officielle du fichier
et par les archives indépendantes qui ont catalogué le document. Le dossier
présente donc une caractéristique importante : il ne s'agit pas d'une vidéo
mise en ligne par un particulier, d'un témoignage anonyme ou d'une séquence
provenant d'une source inconnue. Le signalement provient d'une structure
militaire américaine et a été adressé au bureau gouvernemental chargé des UAP.
2. AFRICOM : un aspect particulièrement important
L'élément probablement le plus intéressant du dossier est son origine.
Le signalement provient de l'U.S. Africa Command, le commandement militaire
américain responsable des opérations et intérêts militaires des États-Unis sur
une grande partie du continent africain.
Cette origine distingue PR043 de nombreux dossiers UAP plus connus provenant :
- de l'US Navy ;
- de l'US Air Force ;
- de l'US Central Command ;
- de l'US Northern Command ;
- de l'US Indo-Pacific Command.
Le dossier PR043 montre donc que les phénomènes UAP sont également signalés
dans le périmètre opérationnel d'AFRICOM. Et cela ouvre une question beaucoup
plus vaste : Combien d'observations UAP ont été enregistrées par les forces
américaines opérant en Afrique mais n'ont jamais été rendues publiques ? Il
serait prématuré de répondre à cette question. Mais PR043 démontre désormais
que ce type de signalement existe bel et bien dans les archives américaines
déclassifiées.
3. Que voit-on réellement sur la vidéo ?
C'est ici qu'il faut faire preuve d'une grande prudence. La description
officielle indique qu'une petite zone de contraste, à peine discernable, se
déplace à travers le champ de vision du capteur infrarouge, allant de la partie
gauche vers la droite avant de sortir de l'image dans la partie inférieure
droite. La vidéo ne dure que deux secondes. Il ne faut donc pas lui attribuer
davantage d'informations qu'elle n'en contient. Nous ne disposons pas
publiquement, dans ce dossier, de données permettant de déterminer avec
certitude :
- · la taille réelle de l'objet ;
- · sa distance par rapport au capteur ;
- · son altitude ;
- · sa vitesse réelle ;
- · sa direction géographique ;
- · sa température ;
- · sa signature infrarouge complète ;
- · son comportement avant ou après les deux secondes enregistrées.
Autrement dit, la vidéo montre une anomalie visuelle, mais elle ne permet
pas à elle seule de reconstruire une trajectoire tridimensionnelle.
4. Le mot « non résolu » est essentiel
Le terme « unresolved » doit être correctement interprété., il signifie que
« AARO n'a pas été en mesure de déterminer définitivement ce qui a été
enregistré. » -Comme nous l’avons vu précédemment, Aavi Loeb à une
explication !
La distinction est fondamentale. AARO explique lui-même que les dossiers de
cette catégorie peuvent rester non résolus notamment parce que les données
disponibles sont insuffisantes. L'organisme invite par ailleurs les chercheurs
et experts extérieurs à examiner les matériaux publiés. Dans le cas PR043,
l'insuffisance des données apparaît particulièrement évidente. Deux secondes
d'une image infrarouge isolée constituent une quantité d'information
extrêmement limitée.
5. Le problème majeur : absence de description du témoin
Le dossier contient une autre particularité extrêmement importante. Selon
les données publiées, le rapporteur n'a fourni aucune description orale ou
écrite de l'observation. Cette information change considérablement
l'interprétation du dossier. Nous ne disposons pas, publiquement, d'un
témoignage disant : « J'ai observé un objet métallique. » ou : « L'objet
effectuait des manœuvres impossibles. » ou encore : « Plusieurs membres de
l'équipage ont observé la même chose. »
Nous avons simplement une séquence infrarouge et la déclaration
administrative selon laquelle AFRICOM a transmis cette séquence à AARO comme
observation de phénomène anomal. Cela limite fortement les conclusions que l'on
peut tirer.
Un point : Un capteur
infrarouge militaire américain a enregistré une petite anomalie de contraste à
proximité de Djibouti en 2025, et AARO n'a pas pu en déterminer la nature avec
les données disponibles. C'est déjà un fait intéressant. Il n'est pas
nécessaire de lui ajouter une conclusion extraordinaire.
Mais pourquoi AARO publie-t-il une vidéo aussi pauvre ? C'est probablement
l'une des questions les plus intéressantes du dossier. La réponse se trouve
dans la nouvelle politique de transparence du Pentagone. AARO précise que les
vidéos publiées dans cette série correspondent à des cas non résolus et que des
informations peuvent être masquées pour protéger les opérations militaires, les
capacités des capteurs, l'identité de témoins ou localisation de certaines
installations et informations sensibles. AARO précise également que les
informations relatives à la découverte d'UAP ne sont pas, en tant que telles,
la raison des occultations. Cela explique en partie pourquoi le public reçoit
parfois des images extrêmement courtes ou de faible qualité. Le gouvernement
veut publier les dossiers sans nécessairement révéler les caractéristiques
précises des systèmes qui les ont enregistrés.
6 - PR043 doit cependant être replacé dans l'évolution des
déclassifications américaines
Le dossier prend une importance supplémentaire lorsqu'on le replace dans la
politique de transparence engagée en 2026. Les États-Unis ont commencé à
publier une série de dossiers UAP provenant de différentes administrations et
structures militaires. La nouvelle politique consiste notamment à rendre
accessibles des dossiers précédemment non publics tout en protégeant les
informations opérationnelles sensibles. AARO présente explicitement cette
démarche comme une politique de transparence maximale compatible avec la
protection des intérêts militaires. PR043 est donc intéressant à deux niveaux :
1. Niveau 1 : l'observation elle-même ;
2. Niveau 2 : ce que sa déclassification révèle de la politique documentaire américaine.
Et le deuxième aspect pourrait finalement être le plus important.
Le véritable intérêt scientifique de PR043 pour un chercheur sérieux des
PAN/UAP, en fait le dossier ne devrait donc pas être présenté comme : « Le
Pentagone vient de publier la preuve d'un OVNI au-dessus de Djibouti. » Cette
formulation serait beaucoup trop forte. Il devrait plutôt être présenté ainsi :
« Le Pentagone a déclassifié une séquence infrarouge militaire de deux secondes
enregistrées à Djibouti en 2025 et transmise à AARO par AFRICOM ; malgré
l'analyse disponible, le phénomène demeure officiellement non identifié. »
Cette formulation est beaucoup plus rigoureuse. Et paradoxalement, elle
rend le dossier plus intéressant. Car elle laisse ouvertes les questions qui
méritent réellement d'être étudiées.
PR043 est un dossier fascinant, mais scientifiquement pauvre. Il faut donc
distinguer deux niveaux.
Intérêt documentaire : ÉLEVÉ
Parce que :
- · Le dossier est officiel ;
- · Il provient d'AFRICOM ;
- · Il concerne l'Afrique ;
- · Il concerne Djibouti ;
- · Il date de 2025 ;
- · Il provient d'une plateforme militaire ;
- · Il utilise un capteur infrarouge ;
- · Il a été transmis à AARO ;
- · Il reste officiellement non résolu.
Valeur probante concernant une technologie inconnue : FAIBLE - Parce que :
- · La vidéo dure seulement deux secondes ;
- · Aucun témoignage détaillé n'est publié ;
- · Aucune donnée radar n'est disponible publiquement ;
- · Aucune télémétrie n'est publiée ;
- · Aucune mesure de distance n'est disponible ;
- · Aucune analyse physique détaillée n'est fournie ;
- · Aucune caractéristique extraordinaire n'est démontrée.
- Cette distinction est essentielle.
Notre conclusion critique
DOW-UAP-PR043 est un petit dossier par sa durée, mais un dossier important
par sa provenance. Deux secondes d'une image infrarouge ne permettent pas de
démontrer l'existence d'une technologie inconnue. Elles ne permettent même pas
de déterminer avec certitude que l'anomalie enregistrée correspond à un objet
physique. En revanche, elles permettent d'établir plusieurs faits importants : Une
anomalie aérienne a été enregistrée par un système militaire américain en 2025
à Djibouti. AFRICOM a transmis l'information à AARO. AARO l'a classée parmi les
cas non résolus. (mais Avi Loeb a depuis fait sa propre analyse). Le phénomène
apparaît comme une petite zone de contraste se déplaçant dans le champ d'un
capteur infrarouge. Le public ne dispose d'aucune description détaillée du
témoin ou opérateur. Les données permettant de calculer la nature, la distance
ou la vitesse du phénomène ne sont pas publiquement disponibles. La prudence
scientifique impose donc de ne pas aller au-delà de ces faits. Mais il serait
tout aussi erroné de considérer le dossier comme insignifiant.
Car pour la première fois, le public dispose d'une trace officielle
montrant qu'un phénomène aérien non identifié a été signalé par le commandement
militaire américain responsable de l'Afrique et enregistré dans un
environnement stratégique comme celui de Djibouti. Mais elle est historiquement
et scientifiquement beaucoup plus importante.
Et elle pose une dernière question, peut-être la plus intéressante :
Si AFRICOM disposait de données supplémentaires — radar, télémétrie,
enregistrement complet du capteur, communications ou autres systèmes de
surveillance — pourquoi ces éléments ne sont-ils pas aujourd'hui accessibles au
public ?
C'est probablement dans ces données complémentaires, et non dans les deux
secondes de vidéo actuellement publiées, que se trouve la véritable capacité à
résoudre le mystère de DOW-UAP-PR043.











