mercredi 19 août 2026

PAR CRAINTE POUR LEUR AVENIR, LES PILOTES ONT PEUR DE PARLER DE LEURS OBSERVATIONS D’OVNI – UAP

PAR CRAINTE POUR LEUR AVENIR, LES PILOTES ONT PEUR DE PARLER DE LEURS OBSERVATIONS D’OVNI – UAP

Le témoignage anonyme du copilote « Kurt » révèle une contradiction persistante dans l’aviation

Il y a quelque chose de profondément paradoxal dans la question des phénomènes aériens non identifiés : les pilotes sont probablement parmi les témoins les mieux placés pour observer ce qui se passe dans le ciel, mais ils restent aussi parmi ceux qui hésitent le plus à parler publiquement de leurs observations.

Le témoignage récent d’un pilote de ligne présenté sous le pseudonyme de « Kurt » dans le podcast du Dr Phil illustre parfaitement cette contradiction. Le copilote, toujours en activité, est apparu avec le visage dissimulé et la voix modifiée. Selon la production, ses licences de pilote et son aptitude médicale avaient été vérifiées avant l’entretien, tandis qu’un ancien commandant de bord ayant volé avec lui aurait également confirmé son identité professionnelle.

Cette précaution est révélatrice. Elle signifie que, pour la production, le risque professionnel associé à une prise de parole publique était suffisamment sérieux pour justifier un anonymat presque total. Mais elle pose surtout une question beaucoup plus importante : Pourquoi un pilote professionnel doit-il encore craindre de perdre son anonymat simplement parce qu'il raconte ce qu'il affirme avoir vu dans le ciel ?

Il serait toutefois excessif d'affirmer que les pilotes ne disposent d'aucun moyen de signaler une observation inhabituelle. Aux États-Unis, le système aéronautique possède depuis longtemps des mécanismes de remontée d'informations destinés précisément à encourager les professionnels à signaler des événements inhabituels. Le système Aviation Safety Reporting System (ASRS), administré par la NASA et financé par la FAA, est volontaire, confidentiel et non punitif. Il permet notamment aux pilotes, contrôleurs et autres professionnels de l'aviation de signaler des situations susceptibles d'avoir affecté la sécurité.

La FAA insiste elle-même sur l'importance d'une circulation aussi libre que possible de l'information dans le domaine de la sécurité aérienne. Plus intéressant encore, la réglementation américaine a récemment formalisé davantage la question des UAP. Une directive de la FAA publiée en 2025 précise que les observations de phénomènes aériens non identifiés par des pilotes ou des personnels du contrôle aérien doivent être transmises aux structures compétentes, avec, lorsque ces données sont disponibles, la position, l'altitude, la direction, la description du phénomène et l'éventuelle présence d'une trace radar.

Autrement dit, le système américain reconnaît désormais officiellement que les observations de UAP peuvent constituer une information pertinente pour la sécurité aérienne.

Alors pourquoi cette peur persiste-t-elle ?

1. Le problème n'est plus seulement de « voir un OVNI », mais de pouvoir en parler

C'est probablement là que se trouve le cœur du problème. Un pilote peut parfaitement signaler à une structure officielle qu'il a observé quelque chose qu'il n'a pas identifié. Mais raconter publiquement cette expérience est une tout autre affaire.

Dans l'imaginaire professionnel de l'aviation, le pilote doit être :

  • Rationnel ;
  • Parfaitement maître de lui-même ;
  • Capable d'identifier les phénomènes conventionnels ;
  • Précis dans ses observations ;
  • Fiable dans ses décisions ;
  • Psychologiquement stable.

Dire publiquement : « J'ai vu quelque chose que je ne peux pas identifier » peut donc être interprété, à tort ou à raison, comme une remise en question de ses capacités professionnelles. C'est là que commence la véritable difficulté. Le pilote ne craint pas nécessairement l'objet.

Il craint parfois davantage les conséquences professionnelles du fait d'en parler.

Le témoignage de « Kurt » est particulièrement intéressant parce qu'il intervient dans un environnement où l'aptitude médicale constitue un élément fondamental de la carrière. Un pilote professionnel sait que sa capacité à exercer dépend notamment du maintien de son aptitude médicale. La FAA distingue d'ailleurs explicitement les questions relatives à la sécurité des pilotes et celles concernant leur « medical fitness ».

Il existe donc une crainte compréhensible : si un pilote déclare avoir observé un phénomène extrêmement inhabituel, comment cette déclaration sera-t-elle interprétée ?

La question peut devenir psychologiquement plus importante que l'observation elle-même. Le pilote peut se demander : Vais-je être considéré comme un témoin sérieux ou comme quelqu'un qui a mal interprété ce qu'il a vu ?

Et surtout :

Cette déclaration risque-t-elle d'avoir des conséquences sur ma carrière ou sur mon aptitude à voler ? Il faut être précis ici : cela ne signifie pas que la FAA retire automatiquement la licence d'un pilote qui signale un UAP. Les systèmes officiels américains ont au contraire été conçus pour encourager le signalement confidentiel.

Mais la perception du risque peut être aussi importante que le risque réglementaire réel.

C'est précisément cette perception qui peut créer une culture du silence.

Il existe une autre explication, plus culturelle : le poids du ridicule demeure considérable Le mot « OVNI » reste chargé d'un imaginaire considérable. Pendant des décennies, il a été associé à :

  • Aux extraterrestres ;
  • Aux soucoupes volantes ;
  • Aux enlèvements ;
  • Aux théories du complot ;
  • Aux récits sensationnalistes.

Or le pilote professionnel appartient à une culture radicalement différente : celle de la procédure, de la mesure et de la responsabilité. Il peut donc parfaitement accepter l'idée de signaler un phénomène non identifié, tout en refusant d'être présenté comme quelqu'un qui « croit aux extraterrestres ». C'est une distinction fondamentale.

Un phénomène peut demeurer non identifié parce que les données sont insuffisantes, parce qu'il s'agit d'un phénomène atmosphérique rare, d'un drone, d'un ballon, d'un satellite, d'un effet optique ou d'un objet dont les caractéristiques n'ont pas pu être déterminées. Les statistiques publiées par l'All-domain Anomaly Resolution Office illustrent d'ailleurs parfaitement cette nécessité de prudence : parmi les cas résolus figurent notamment des ballons, satellites, drones, oiseaux, avions et artefacts de capteurs.

« Non identifié » ne signifie donc pas « extraterrestre ».

Mais cette nuance est souvent perdue dans le débat public.

Le pilote est coincé entre deux risques

La situation devient alors paradoxale.

Premier risque : parler

Le pilote peut craindre le ridicule, les commentaires de ses collègues, une réputation de personne « bizarre », des questions de la compagnie ou encore une interprétation médicale de son témoignage. Et cette liste n’est pas limitative !

Deuxième risque : ne pas parler

Et pourtant, le silence présente également un danger. Si un pilote observe un objet inconnu qui se rapproche dangereusement de son appareil, l'information peut être importante pour la sécurité aérienne. Le phénomène peut être par exemple un drone, un ballon, un aéronef militaire  ou bien un appareil expérimental/ Là aussi la liste n’est limitative !

Dans tous ces cas, l'information mérite d'être recueillie. Le véritable objectif d'un système de sécurité devrait donc être simple : Le pilote doit pouvoir dire « je ne sais pas ce que j'ai vu » sans que cette phrase soit transformée en jugement sur ses compétences.

C'est peut-être le point le plus intéressant de cette affaire. Le dispositif utilisé par l'émission — visage masqué, voix modifiée, identité professionnelle vérifiée en coulisses — produit une situation presque surréaliste. On dit au public : « Nous avons vérifié que cet homme est bien pilote. » Mais on lui dit également : « Nous ne pouvons pas vous montrer qui il est. »

Cette contradiction résume une grande partie du problème contemporain des UAP. La société demande davantage de transparence aux témoins, mais ceux-ci demandent encore des garanties avant de parler. Et les pilotes sont probablement parmi les témoins qui ont le plus à perdre lorsqu'ils s'exposent.

Le phénomène du « stigma » a déjà été identifié officiellement

Il serait faux de présenter cette situation comme une simple invention des milieux ufologiques. La question de la stigmatisation des témoins est désormais étudiée dans des cadres institutionnels. Le rapport de la NASA consacré aux UAP avait notamment souligné l'importance de développer de meilleures méthodes de collecte et d'analyse des témoignages, ainsi que de réduire les obstacles qui empêchent les personnes disposant d'informations pertinentes de les communiquer. Cette évolution est importante.

Pendant longtemps, la question était :

« Les OVNI existent-ils ? »

Elle devient progressivement :

« Comment recueillir correctement les observations de phénomènes que nous ne parvenons pas immédiatement à identifier ? »

Ce changement de formulation est considérable.

Les pilotes ne sont pas de simples observateurs occasionnels. Ils connaissent :

  • Les trajectoires aériennes ;
  • Les distances ;
  • Les altitudes ;
  • Les vitesses ;
  • Les conditions météorologiques ;
  • Les effets de perspective ;
  • Les feux de navigation ;
  • Les comportements des aéronefs ;
  • Les procédures du contrôle aérien.

À cela s'ajoutent les instruments de bord. Une observation réalisée depuis un avion commercial peut donc potentiellement être associée des données radar, des communications ATC, des images ou à des témoignages de l'équipage….

Le cockpit constitue donc un véritable poste d'observation scientifique involontaire et c'est précisément pourquoi le silence des pilotes constitue une perte d'information.

Il serait également dangereux de transformer chaque témoignage de pilote en preuve d'une technologie extraordinaire. La compétence d'un pilote ne le rend pas infaillible. Même un professionnel expérimenté peut mal évaluer les paramètres et les apparences d’un phénomène.

L'erreur humaine fait partie intégrante de l'aviation. La crédibilité d'un pilote ne signifie donc pas :« Ce qu'il a vu était forcément extraordinaire. » Elle signifie plutôt : « Son témoignage mérite d'être recueilli et analysé avec sérieux. »

Cette distinction devrait être au cœur de toute politique rationnelle concernant les UAP.

Les États-Unis ont accompli ces dernières années un changement spectaculaire. Le phénomène est désormais traité par des structures officielles, et la FAA dispose elle-même de procédures spécifiques concernant les observations de UAP. Pourtant, le témoignage anonyme de « Kurt » montre que l'institutionnalisation du phénomène n'a pas automatiquement supprimé la peur de parler. C'est probablement l'un des problèmes les plus importants de la prochaine étape de la politique UAP. En fait Il ne suffit pas de créer des bureaux d'enquête, il faut également créer une véritable culture du signalement.

Une politique réellement efficace pourrait reposer sur plusieurs principes.

Premièrement : séparer l'observation de son interprétation

Le pilote devrait pouvoir déclarer : « J'ai observé un objet présentant ces caractéristiques » sans avoir à répondre immédiatement : « Pensez-vous qu'il s'agissait d'un extraterrestre ? » Cette deuxième question n'a aucune pertinence opérationnelle immédiate.

Deuxièmement : protéger l'identité du témoin

            La confidentialité devrait être une composante normale du processus.

            Troisièmement : garantir l'absence de stigmatisation

  Le signalement d'un phénomène inhabituel ne devrait pas être interprété                 automatiquement comme un problème de compétence ou de santé.

Quatrièmement : exploiter les données objectives

Un témoignage de pilote devrait pouvoir être confronté aux données disponibles :

Radar + météo + ADS-B + données de vol + ATC + autres témoins + imagerie.

Cinquièmement : publier les résultats

Le pilote doit également pouvoir savoir ce que son signalement est devenu.

Si chaque déclaration disparaît dans une administration opaque, la confiance disparaît avec elle.

Kurt pose donc une question beaucoup plus vaste que celle des OVNI

Le plus intéressant dans cette affaire n'est peut-être finalement pas ce que le copilote affirme avoir observé. C'est la nécessité de se cacher pour pouvoir raconter son expérience. Le visage masqué et la voix modifiée deviennent alors presque le symbole d'une période de transition. Pendant des décennies, le pilote qui disait avoir vu un OVNI risquait de devenir la cible des sarcasmes. Aujourd'hui, le vocabulaire officiel a changé. On parle de UAP — Unidentified Anomalous Phenomena. Des organismes gouvernementaux recueillent des rapports. La FAA possède désormais des procédures spécifiques. L'AARO publie des statistiques et des analyses. Et pourtant, un pilote de ligne en activité estime encore nécessaire de dissimuler son identité lorsqu'il témoigne publiquement.

C'est là que réside le véritable paradoxe.

Conclusion — Le silence des pilotes est peut-être le véritable problème UAP

La question n'est donc pas simplement : « Pourquoi les pilotes cachent-ils les OVNI ? » Elle devrait être formulée autrement : « Pourquoi un professionnel chargé de notre sécurité aérienne ne se sent-il pas suffisamment protégé pour signaler publiquement une observation inhabituelle ? »

La nuance est essentielle. Il ne s'agit pas de demander aux pilotes de confirmer l'hypothèse extraterrestre. Il ne s'agit pas non plus de considérer chaque lumière inconnue comme un engin révolutionnaire. Il s'agit de permettre à ceux qui voient quelque chose d'inhabituel de le signaler sans crainte de perdre leur réputation, leur carrière ou leur crédibilité. Le cas du copilote « Kurt », précisément parce qu'il a choisi l'anonymat malgré la vérification de son identité professionnelle par la production, montre que le problème du stigmate UAP n'est pas totalement résolu. Et cette situation devrait interpeller les autorités aéronautiques car dans l'aviation, une information qui n'est pas transmise est une information perdue.

Or, lorsqu'un pilote observe quelque chose qu'il ne parvient pas à identifier, le plus important n'est pas de savoir immédiatement ce qu'il a vu. Le plus important est de conserver la trace de ce qu'il a vu. C'est peut-être à partir de cette idée très simple que pourra enfin s'établir une véritable politique scientifique et aéronautique des phénomènes aérospatiaux non identifiés.

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mardi 18 août 2026

OBSERVATION OVNI GOUBETTO SUD DE DJIBOUTI US ARMY

OBSERVATION GOUBETTO SUD DE DJIBOUTI


Avi Loeb

 Source : https://avi-loeb.medium.com/the-declassified-dow-uap-pr043-in-the-pursue-disclosure-is-likely-a-missile-4d4116776c85

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01 - Vue de DOW-UAP-PR043 (à gauche) côte à côte avec le terrain correspondant sur Google Earth (à droite). Les points indiqués ont servi de points de contrôle potentiels du terrain plutôt que de positions cibles. (Crédit image : Nandal & Loeb 2026 )

Le Conseil consultatif scientifique sur les UAP ( https://uapsac.com/) examine actuellement les données déclassifiées et accessibles au public qui ont été publiées jusqu'à présent sur le site Web du Système présidentiel de déclassification et de rapport sur les phénomènes anormaux non identifiés (PURSUE) ( https://www.war.gov/ufo/ ).

La principale difficulté pour déterminer la vitesse et la taille des objets PAN réside dans les incertitudes concernant leur distance et leur direction de déplacement. Sans données radar ni triangulation à partir de caméras situées à différents endroits, comme cela a été tenté dans les observatoires du projet Galileo ( https://galileo.hsites.harvard.edu/ ) sous ma direction, la vitesse et la taille réelles de ces objets demeurent inconnues.

Avec mon brillant postdoctorant et membre du conseil, le Dr Devesh Nandal, nous avons réalisé que les paramètres inconnus des UAP peuvent être étroitement contraints par un terrain de fond connu, qui peut être utilisé comme système de coordonnées pour déduire les mouvements de l'objet cible ainsi que de la caméra, en fonction du temps.

Pour démontrer la remarquable efficacité de cette méthode, nous avons étudié le cas déclassifié DOW-UAP-PR043, concernant un signalement d'UAP non résolu en Afrique en 2025, publié par l' All-Domain Anomaly Resolution Office (AARO) du Pentagone ( disponible ici) . De façon surprenante, nous avons obtenu de meilleurs résultats que l'AARO et avons conclu qu'il s'agissait probablement d'un missile rapide. Notre rapport d'analyse complet est disponible ici . Vous trouverez ci-dessous quelques détails de l'analyse scientifique associée.

Nous avons commencé avec la vidéo infrarouge publique, d'une résolution de 1920 × 1080 pixels et d'une fréquence d'images d'environ 29,97 images par seconde. Le fichier vidéo dure 11,75 secondes.

Pour évaluer la vitesse du petit élément traversant l'image, nous avons d'abord localisé le terrain. L'image ci-dessus montre la vue vidéo (à gauche) côte à côte avec le terrain correspondant sur Google Earth (à droite). La meilleure correspondance pour la localisation se situe aux alentours de 11,388655° N, 43,139259° E, près de Goubetto, dans le sud de Djibouti. Le chenal voisin appartient au bassin versant du Damerjog. Il ressemble à une rivière sur l'image infrarouge, mais il s'agit plus probablement d'un oued asséché.

Nous avons généré des vues inclinées de Google Earth et placé des points de contrôle au sol potentiels sur les méandres et les structures complexes du cours d'eau. La correspondance des emplacements était excellente car la même séquence ordonnée de méandres et d'affluents apparaissait à la fois dans la vidéo et sur la carte.

Nous avons ensuite stabilisé le terrain et recherché des éléments qui se déplaçaient par rapport au sol.

03 - Trajectoire cible stabilisée par le terrain. Les cercles rouges indiquent les 13 centroïdes de la cible mesurée entre les images 61 et 73, et la ligne jaune représente la direction du mouvement. La cible se déplace vers le bas à droite. Les faibles écarts d'une image à l'autre par rapport à la ligne sont négligeables comparés à la longueur totale de la trajectoire et correspondent aux incertitudes liées au centroïde et au traitement d'image. (Crédit image : Nandal & Loeb 2026 )

Les coordonnées cartographiques nous ont permis de déterminer la vitesse déduite si la ligne de visée changeante croisait le plan du sol local. La réponse est : 3,33 kilomètres par seconde. Nous avons ensuite tenté de déduire le mouvement de la caméra à partir de la correction de terrain locale maximale. Notre modèle de caméra impliquait une altitude de 2,26 kilomètres au-dessus du plan du sol local et une vitesse de déplacement d'environ 77,7 mètres par seconde. Nous avons ensuite testé la parallaxe différentielle. Un objet immobile à basse altitude ne produisait qu'une faible fraction du mouvement observé. La contribution de la parallaxe augmentait rapidement uniquement lorsque l'altitude supposée de la cible se rapprochait de l'altitude conditionnelle du capteur.

04 - Vitesse et géométrie d'observation du PAN en fonction de son altitude au-dessus du sol. Sur le graphique supérieur, la courbe bleue continue représente la meilleure solution de vitesse conditionnelle. Le graphique inférieur illustre la distance oblique moyenne correspondante et son étendue le long de la trajectoire mesurée. Un même mouvement angulaire se traduit par une trajectoire physique plus courte lorsque l'altitude supposée du PAN augmente ; par conséquent, la vitesse et la distance oblique déduites diminuent. (Crédit image : Nandal & Loeb 2026 )

Nous avons fait intersecter chaque rayon de visée de la cible avec une surface horizontale à une altitude choisie. Ceci a généré un ensemble de vitesses physiques possibles plutôt qu'une valeur unique. Le panneau supérieur de la figure ci-dessus montre la vitesse UAP déduite en fonction de l'altitude.

05 - Taille apparente du PAN (en mètres) en fonction de l'altitude. La ligne pointillée horizontale indique le diamètre publié du corps du missile AGM-88, utilisé uniquement à titre indicatif, tandis que la bande horizontale claire représente une plage de comparaison plus large pour les diamètres de missiles. La ligne pointillée verticale indique l'altitude estimée de la caméra. Aucune de ces lignes ne mesure la longueur de la cible : un missile long, vu presque de face, pourrait présenter une dimension transversale plus proche de son diamètre que de sa longueur totale, et l'image non résolue peut être élargie par la réponse du capteur. (Crédit image : Nandal & Loeb 2026 )

La largeur apparente de la cible était d'environ 3,8 pixels en pleine résolution. Nous considérons les dimensions physiques obtenues comme des limites supérieures, car la largeur mesurée inclut la fonction d'étalement du point du capteur, la compression, le flou de mouvement, l'incertitude d'alignement et un éventuel effet de halo thermique. La figure ci-dessus illustre la taille estimée du PAN (objet atmosphérique non identifié) en mètres en fonction de l'altitude. La largeur estimée d'environ 4 mètres à une altitude de 1,5 kilomètre ne peut être comparée directement à la longueur publiée d'un missile. Il s'agit d'une limite supérieure approximative de la trajectoire transversale. Selon l'orientation d'observation, la comparaison la plus pertinente pourrait porter sur le diamètre plutôt que sur la longueur du corps.

06 - Traînée aérodynamique et échauffement pour l'hypothèse du missile. Le panneau (a) présente la courbe vitesse-altitude du PAN, les niveaux de Mach 1, Mach 3 et Mach 5 (lignes horizontales) et l'altitude de la caméra (ligne pointillée bleue verticale à droite). La courbe est supérieure à Mach 5 à une altitude de 1,17 km. Le panneau (b) présente la pression dynamique et l'indicateur d'échauffement relatif sur des axes logarithmiques ; les deux augmentent fortement aux basses altitudes, ce qui explique la difficulté du vol hypersonique soutenu à basse altitude. Le panneau (c) montre la perte de vitesse prédite sans propulsion pendant l'intervalle observé de 0,4004 s pour différents coefficients balistiques. La bande ombrée indique la plage de coefficients balistiques illustrative du missile HARM. Le panneau (d) compare l'accélération longitudinale ajustée avec la bande de bootstrap à vitesse constante à 95 % et avec des décélérations initiales représentatives dues à la traînée.

Nous avons ensuite évalué la traînée et l'échauffement liés au frottement de l'air, qui augmentent significativement avec la diminution de l'altitude. Nos résultats sont résumés dans la figure ci-dessus. La poussée de propulsion requise augmente avec la pression dynamique à basse altitude.

Un missile tactique rapide est physiquement compatible avec les données. La branche hypersonique à basse altitude est fortement pénalisée par la pression dynamique, la traînée et l'échauffement, ce qui rend difficile un vol de croisière soutenu dans ce régime. La trajectoire courte ne présente pas d'accélération ni de décélération statistiquement significative ; elle ne permet donc pas de distinguer un missile propulsé d'un objet à coefficient balistique suffisamment élevé en vol plané. L'estimation de la taille apparente ne permet pas non plus d'identifier la classe du missile. La vidéo ne fournit aucune image claire du panache, du contexte de lancement, de l'impact ni de la portée de la cible.

Un exemple de missile à basse altitude est l' AGM-88 HARM (High-speed Anti-Radiation Missile) — missile antiradar aéroporté américain (comme indiqué ici ) :

Longueur : 4,2 m

Vitesse : ~1 km/s

Profil d'altitude : Très variable, car il est lancé depuis un avion à l'altitude à laquelle opère la plateforme de frappe et plonge sur l'émetteur radar.

Les avions de chasse peuvent tirer le missile AGM-88 HARM sur un large domaine de vol, y compris à basse altitude (environ 1,5 km). À cette altitude, la densité de l'air augmente la traînée aérodynamique. Les développements récents en matière de missiles hypersoniques sont présentés ici et ici .

Il est peu probable que l'objet observé soit un oiseau, car la faible vitesse des oiseaux (limitée à environ 24 mètres par seconde) exigerait une distance de plusieurs dizaines de mètres par rapport à la caméra, distance à laquelle il serait possible de distinguer les ailes d'un oiseau grâce aux données infrarouges des observatoires du projet Galileo. L'absence d'ailes exclut également l'hypothèse d'un avion. Un passage à proximité entraînerait par ailleurs une accélération ou une décélération angulaire non détectable.

Notre analyse scientifique montre que le DOW-UAP-PR043 déclassifié dans la divulgation PURSUE est très probablement un missile tactique rapide.

Les PAN sont un phénomène hétérogène, nombre d'entre eux étant des objets d'origine humaine dont les caractéristiques précises ne sont pas suffisamment documentées. Mais la question fondamentale demeure : existe-t-il des PAN qui révèlent l'existence d'une technologie extraterrestre ?

Tous les membres du Conseil consultatif scientifique sur les PAN sont ouverts à l'idée que de tels objets puissent exister. Cette position est également reprise dans l'article de couverture du magazine TIME d'aujourd'hui , intitulé « L'Amérique prend enfin les extraterrestres au sérieux ». Par ailleurs, Popular Mechanics a publié aujourd'hui un podcast animé par Andrew Daniels, Shawn Gorman et John Gilpatrick, qui s'interroge : « Avi Loeb sait-il quelque chose que nous ignorons ? »

Pour que ce soit clair, ma réponse à cette question est : Non.

02 

Avi Loeb préside le Conseil consultatif scientifique sur les phénomènes astronomiques non identifiés (PANI) auprès de la Maison-Blanche, du Pentagone, du FBI et des agences de renseignement. Il est également directeur du projet Galileo, directeur fondateur de l'Initiative sur les trous noirs de l'Université Harvard, ancien directeur de l'Institut de théorie et de calcul du Centre d'astrophysique Harvard-Smithsonian et ancien directeur du département d'astronomie de l'Université Harvard (2011-2020). Il a été membre du Conseil des conseillers scientifiques et technologiques du président et président du Conseil de physique et d'astronomie des Académies nationales. Il est l'auteur du best-seller « Extraterrestre : Premier signe de vie intelligente au-delà de la Terre » et co-auteur du manuel « La vie dans le cosmos », tous deux publiés en 2021. L'édition de poche de son nouveau livre, intitulé « Interstellaire », est parue en août 2024.

 

RAPPORT GENERAL DE BASE – ANALYSE CLASSIQUE

 DE L’OBSERVATION

DOW-UAP-PR43, RAPPORT SUR LES UAP NON RESOLU DJIBOUTI - Afrique, 2025 - 

CONTRE ENQUETE AVI LOEB QUI CONCLUS A UN MISSILE


DOW-UAP-PR043 - DOCUMENT DECLASSIFIE  USA
Le mystérieux signalement UAP de Djibouti en 2025

Analyse d'un dossier déclassifié américain provenant d'AFRICOM

La publication du dossier DOW-UAP-PR043 — « Unresolved UAP Report, Africa, 2025 » constitue un document particulièrement intéressant dans la récente politique américaine de déclassification des phénomènes aérospatiaux non identifiés.

Le dossier est extrêmement court : il ne repose que sur deux secondes d'enregistrement vidéo provenant d'un capteur infrarouge installé sur une plateforme militaire américaine. Le signalement a été transmis à l'All-domain Anomaly Resolution Office (AARO) par l'United States Africa Command (AFRICOM). Le lieu indiqué est Djibouti, dans la Corne de l'Afrique, et l'année de l'observation est 2025.

Le document a été rendu public le 8 mai 2026 dans le cadre de la nouvelle politique américaine de transparence concernant les UAP. La page officielle d'AARO précise que les dossiers publiés dans cette série sont des cas non résolus, c'est-à-dire pour lesquels les autorités américaines ne disposent pas de suffisamment d'éléments pour déterminer de façon définitive la nature du phénomène observé.

À première vue, il pourrait donc s'agir d'un dossier insignifiant : deux secondes d'une petite anomalie visuelle sur une image infrarouge.

En réalité, son intérêt est ailleurs.

C'est la provenance militaire du signalement, son environnement géographique et surtout le fait qu'il demeure officiellement non résolu qui rendent ce dossier digne d'une analyse approfondie.

1. La fiche d'identité du dossier

Les éléments actuellement accessibles permettent d'établir le tableau suivant :

Élément

Information

Référence

DOW-UAP-PR043

Désignation

Unresolved UAP Report, Africa, 2025

Région

Afrique

Localisation

Djibouti

Année

2025

Organisme transmetteur

U.S. Africa Command — AFRICOM

Organisme destinataire

AARO

Plateforme

Militaire américaine

Capteur

Infrarouge

Durée

2 secondes

Statut

Non résolu

Date de publication

8 mai 2026

Ces informations sont confirmées par la publication officielle du fichier et par les archives indépendantes qui ont catalogué le document. Le dossier présente donc une caractéristique importante : il ne s'agit pas d'une vidéo mise en ligne par un particulier, d'un témoignage anonyme ou d'une séquence provenant d'une source inconnue. Le signalement provient d'une structure militaire américaine et a été adressé au bureau gouvernemental chargé des UAP.

2. AFRICOM : un aspect particulièrement important

L'élément probablement le plus intéressant du dossier est son origine.

Le signalement provient de l'U.S. Africa Command, le commandement militaire américain responsable des opérations et intérêts militaires des États-Unis sur une grande partie du continent africain.

Cette origine distingue PR043 de nombreux dossiers UAP plus connus provenant :

  • de l'US Navy ;
  • de l'US Air Force ;
  • de l'US Central Command ;
  • de l'US Northern Command ;
  • de l'US Indo-Pacific Command.

Le dossier PR043 montre donc que les phénomènes UAP sont également signalés dans le périmètre opérationnel d'AFRICOM. Et cela ouvre une question beaucoup plus vaste : Combien d'observations UAP ont été enregistrées par les forces américaines opérant en Afrique mais n'ont jamais été rendues publiques ? Il serait prématuré de répondre à cette question. Mais PR043 démontre désormais que ce type de signalement existe bel et bien dans les archives américaines déclassifiées.

3. Que voit-on réellement sur la vidéo ?

C'est ici qu'il faut faire preuve d'une grande prudence. La description officielle indique qu'une petite zone de contraste, à peine discernable, se déplace à travers le champ de vision du capteur infrarouge, allant de la partie gauche vers la droite avant de sortir de l'image dans la partie inférieure droite. La vidéo ne dure que deux secondes. Il ne faut donc pas lui attribuer davantage d'informations qu'elle n'en contient. Nous ne disposons pas publiquement, dans ce dossier, de données permettant de déterminer avec certitude :

  • ·         la taille réelle de l'objet ;
  • ·         sa distance par rapport au capteur ;
  • ·         son altitude ;
  • ·         sa vitesse réelle ;
  • ·         sa direction géographique ;
  • ·         sa température ;
  • ·         sa signature infrarouge complète ;
  • ·         son comportement avant ou après les deux secondes enregistrées.

Autrement dit, la vidéo montre une anomalie visuelle, mais elle ne permet pas à elle seule de reconstruire une trajectoire tridimensionnelle.

4. Le mot « non résolu » est essentiel

Le terme « unresolved » doit être correctement interprété., il signifie que « AARO n'a pas été en mesure de déterminer définitivement ce qui a été enregistré. » -Comme nous l’avons vu précédemment, Aavi Loeb à une explication !

La distinction est fondamentale. AARO explique lui-même que les dossiers de cette catégorie peuvent rester non résolus notamment parce que les données disponibles sont insuffisantes. L'organisme invite par ailleurs les chercheurs et experts extérieurs à examiner les matériaux publiés. Dans le cas PR043, l'insuffisance des données apparaît particulièrement évidente. Deux secondes d'une image infrarouge isolée constituent une quantité d'information extrêmement limitée.

5. Le problème majeur : absence de description du témoin

Le dossier contient une autre particularité extrêmement importante. Selon les données publiées, le rapporteur n'a fourni aucune description orale ou écrite de l'observation. Cette information change considérablement l'interprétation du dossier. Nous ne disposons pas, publiquement, d'un témoignage disant : « J'ai observé un objet métallique. » ou : « L'objet effectuait des manœuvres impossibles. » ou encore : « Plusieurs membres de l'équipage ont observé la même chose. »

Nous avons simplement une séquence infrarouge et la déclaration administrative selon laquelle AFRICOM a transmis cette séquence à AARO comme observation de phénomène anomal. Cela limite fortement les conclusions que l'on peut tirer.

Un point : Un capteur infrarouge militaire américain a enregistré une petite anomalie de contraste à proximité de Djibouti en 2025, et AARO n'a pas pu en déterminer la nature avec les données disponibles. C'est déjà un fait intéressant. Il n'est pas nécessaire de lui ajouter une conclusion extraordinaire.

Mais pourquoi AARO publie-t-il une vidéo aussi pauvre ? C'est probablement l'une des questions les plus intéressantes du dossier. La réponse se trouve dans la nouvelle politique de transparence du Pentagone. AARO précise que les vidéos publiées dans cette série correspondent à des cas non résolus et que des informations peuvent être masquées pour protéger les opérations militaires, les capacités des capteurs, l'identité de témoins ou localisation de certaines installations et informations sensibles. AARO précise également que les informations relatives à la découverte d'UAP ne sont pas, en tant que telles, la raison des occultations. Cela explique en partie pourquoi le public reçoit parfois des images extrêmement courtes ou de faible qualité. Le gouvernement veut publier les dossiers sans nécessairement révéler les caractéristiques précises des systèmes qui les ont enregistrés.

6 - PR043 doit cependant être replacé dans l'évolution des déclassifications américaines

Le dossier prend une importance supplémentaire lorsqu'on le replace dans la politique de transparence engagée en 2026. Les États-Unis ont commencé à publier une série de dossiers UAP provenant de différentes administrations et structures militaires. La nouvelle politique consiste notamment à rendre accessibles des dossiers précédemment non publics tout en protégeant les informations opérationnelles sensibles. AARO présente explicitement cette démarche comme une politique de transparence maximale compatible avec la protection des intérêts militaires. PR043 est donc intéressant à deux niveaux :

1.    Niveau 1 : l'observation elle-même ;

2.    Niveau 2 : ce que sa déclassification révèle de la politique documentaire américaine.

Et le deuxième aspect pourrait finalement être le plus important.

Le véritable intérêt scientifique de PR043 pour un chercheur sérieux des PAN/UAP, en fait le dossier ne devrait donc pas être présenté comme : « Le Pentagone vient de publier la preuve d'un OVNI au-dessus de Djibouti. » Cette formulation serait beaucoup trop forte. Il devrait plutôt être présenté ainsi : « Le Pentagone a déclassifié une séquence infrarouge militaire de deux secondes enregistrées à Djibouti en 2025 et transmise à AARO par AFRICOM ; malgré l'analyse disponible, le phénomène demeure officiellement non identifié. »

Cette formulation est beaucoup plus rigoureuse. Et paradoxalement, elle rend le dossier plus intéressant. Car elle laisse ouvertes les questions qui méritent réellement d'être étudiées.

PR043 est un dossier fascinant, mais scientifiquement pauvre. Il faut donc distinguer deux niveaux.

Intérêt documentaire : ÉLEVÉ

Parce que :

  • ·         Le dossier est officiel ;
  • ·         Il provient d'AFRICOM ;
  • ·         Il concerne l'Afrique ;
  • ·         Il concerne Djibouti ;
  • ·         Il date de 2025 ;
  • ·         Il provient d'une plateforme militaire ;
  • ·         Il utilise un capteur infrarouge ;
  • ·         Il a été transmis à AARO ;
  • ·         Il reste officiellement non résolu.

Valeur probante concernant une technologie inconnue : FAIBLE - Parce que :

  • ·         La vidéo dure seulement deux secondes ;
  • ·         Aucun témoignage détaillé n'est publié ;
  • ·         Aucune donnée radar n'est disponible publiquement ;
  • ·         Aucune télémétrie n'est publiée ;
  • ·         Aucune mesure de distance n'est disponible ;
  • ·         Aucune analyse physique détaillée n'est fournie ;
  • ·         Aucune caractéristique extraordinaire n'est démontrée.
  • Cette distinction est essentielle.

Notre conclusion critique

DOW-UAP-PR043 est un petit dossier par sa durée, mais un dossier important par sa provenance. Deux secondes d'une image infrarouge ne permettent pas de démontrer l'existence d'une technologie inconnue. Elles ne permettent même pas de déterminer avec certitude que l'anomalie enregistrée correspond à un objet physique. En revanche, elles permettent d'établir plusieurs faits importants : Une anomalie aérienne a été enregistrée par un système militaire américain en 2025 à Djibouti. AFRICOM a transmis l'information à AARO. AARO l'a classée parmi les cas non résolus. (mais Avi Loeb a depuis fait sa propre analyse). Le phénomène apparaît comme une petite zone de contraste se déplaçant dans le champ d'un capteur infrarouge. Le public ne dispose d'aucune description détaillée du témoin ou opérateur. Les données permettant de calculer la nature, la distance ou la vitesse du phénomène ne sont pas publiquement disponibles. La prudence scientifique impose donc de ne pas aller au-delà de ces faits. Mais il serait tout aussi erroné de considérer le dossier comme insignifiant.

Car pour la première fois, le public dispose d'une trace officielle montrant qu'un phénomène aérien non identifié a été signalé par le commandement militaire américain responsable de l'Afrique et enregistré dans un environnement stratégique comme celui de Djibouti. Mais elle est historiquement et scientifiquement beaucoup plus importante.

Et elle pose une dernière question, peut-être la plus intéressante :

Si AFRICOM disposait de données supplémentaires — radar, télémétrie, enregistrement complet du capteur, communications ou autres systèmes de surveillance — pourquoi ces éléments ne sont-ils pas aujourd'hui accessibles au public ?

C'est probablement dans ces données complémentaires, et non dans les deux secondes de vidéo actuellement publiées, que se trouve la véritable capacité à résoudre le mystère de DOW-UAP-PR043.




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