En annexe la traduction en Français du rapport.
L'All-domain Anomaly Resolution Office (AARO) du Pentagone a publié son
rapport annuel pour l'exercice 2025 le 21 juillet 2026, couvrant la période du
2 juin 2024 au 30 mai 2025. Ce document, qui fait suite à la publication d'un
rapport d'étape en février 2026 sur un atelier consacré aux données narratives,
dresse un bilan contrasté des phénomènes anormaux non identifiés (UAP).
Volume de signalements et taux de résolution
Au cours de la période considérée, l'AARO a reçu 319 nouveaux
signalements, portant son total de dossiers actifs à 1 870 à la date de
clôture. Sur ces 319 cas, 114 ont été résolus, tandis que 205 demeurent non
résolus. L'office a par ailleurs traité 256 cas antérieurs, portant à 370 le
nombre total de résolutions effectuées durant cet exercice.
La principale avancée méthodologique de ce rapport réside dans le
développement d'un nouvel outil de modélisation et de simulation
tridimensionnelle. Cette capacité a permis d'identifier comme "satellite
flares" (réflexions de la lumière solaire sur des satellites en orbite
basse) pas moins de 238 cas au cours de l'exercice. Ce phénomène, où
la lumière solaire se réfléchit sur les panneaux solaires ou les surfaces des
satellites, peut produire des points lumineux d'aspect parfois sphérique ayant
pu être confondus avec des objets anormaux.
L'importance de cette découverte est double :
1. Elle a permis de résoudre rétroactivement un
grand nombre de dossiers anciens ;
2. Elle démontre que l'amélioration des outils
analytiques peut réduire le nombre de cas inexpliqués sans que la nature des
phénomènes observés ait changé.
Répartition des phénomènes identifiés
Parmi les cas résolus, la ventilation est la suivante :
· 60 ballons (plus de la moitié des cas clos du rapport)
· 44 satellites (identification opérée via le nouvel outil pour les cas entrants)
· 4 aéronefs
· 2 oiseaux
· 2 drones
· 1 lancement de fusée commerciale
· 1 jetpack habité
L'AARO précise qu'aucun de ces cas résolus n'a fourni la preuve d'une
capacité avancée d'un adversaire étranger ou d'une technologie révolutionnaire.
Le cas maritime de la côte de Virginie
Un événement singulier retient l'attention : un signalement de la Marine
américaine au large des côtes de Virginie faisant état d'environ 100 UAP
aéroportés et deux navires de surface probablement sans équipage. Ce cas, qui
constitue l'unique phénomène à dominante maritime de la période, fait toujours
l'objet d'une enquête active en coordination avec l'unité navale concernée.
Le rapport met en évidence plusieurs défis récurrents :
1. Le manque de données exploitables : 191
des 319 nouveaux signalements ont été placés dans les archives actives, faute
d'informations suffisantes pour permettre une évaluation formelle. Un cas
archivé ne signifie pas qu'il est "confirmé anormal", mais simplement
que les données disponibles ne permettent pas de conclusion.
2. Les signalements près des infrastructures
sensibles : L'AARO a reçu 50 signalements concernant des
activités de drones près d'infrastructures nucléaires américaines, soit une
augmentation de 177,8 % par rapport à l'exercice précédent. Ces incidents sont
toutefois classés comme des phénomènes de drones et non comme des UAP non
identifiés.
3. Les interférences électroniques : Deux
signalements ont mentionné des perturbations électroniques ou avioniques à
proximité d'aéronefs en opération, sans qu'un lien de causalité ait pu être
établi.
Le rapport souligne que les statistiques des UAP reflètent autant
les systèmes de signalement que les phénomènes eux-mêmes. Parmi les
facteurs de biais identifiés :
Les pilotes de la FAA représentent 21 % des signalements entrants, mais
leurs rapports manquent souvent des détails sensoriels contenus dans les
archives militaires.
Les zones disposant d'une densité de capteurs militaires génèrent
mécaniquement plus de signalements.
Les estimations d'altitude ont montré des évolutions significatives : les
signalements au-dessus de 13 700 mètres sont passés de 27 % à 4 % entre les
exercices, un changement attribué à une meilleure identification des phénomènes
satellitaires.
Le rapport arrive bien après le
délai fixé par le Congrès. Conformément à l'article 3373(k)(1)(A) du titre 50
du code des États-Unis, le directeur de l'AARO est tenu de soumettre un rapport
annuel sur les UAP aux commissions parlementaires compétentes « au plus tard
180 jours après le 23 décembre 2022, puis annuellement pendant quatre ans ».
|
À PROPOS DU RETARD L'article 50 U.S.C. 3373(k)(1)(A) impose bien un rapport 180 jours après le 23 décembre 2022, puis annuellement pendant 4 ans. Dans les faits : FY2023
: octobre 2023 FY2024
: 14 novembre 2024 FY2025 : attendu automne 2025, publié selon toi en juillet 2026 Soit
8 à 9 mois de retard sur le cycle habituel. Ce n'est pas anodin : Le
Congrès a justement créé l'AARO pour forcer de la transparence. Chaque retard
alimente la thèse d'une bureaucratie qui freine. Le
bureau a changé de directeur, lancé son système de capteurs GREMLIN en mars
2024, et annoncé un "declassification workshop" pour déclassifier
plus vite. Tout ça prend du temps. Contexte
très récent : la Maison Blanche vient d'ordonner au DoD et à la communauté du
renseignement de lever les NDA pour les anciens employés qui voudraient
témoigner devant l'AARO ou la taskforce présidentielle PURSUE. Un rapport qui
sort juste après, ça ressemble à une opération de remise à zéro. |
En définitive, le rapport de l'AARO pour 2025 illustre
une institutionnalisation croissante de l'étude des UAP, avec des
progrès méthodologiques tangibles, mais aussi la persistance d'une part
importante de cas non résolus (environ 64 % des nouveaux signalements et la
difficulté à caractériser des phénomènes complexes dans un environnement où la
qualité des données reste très hétérogène.
On note aussi que l’administration
continue de normaliser le phénomène en le ramenant à un problème de
surveillance de l'espace aérien, mais elle le fait avec un retard croissant qui
nourrit exactement la méfiance qu'elle est censée dissiper.
===================================================
DOCUMENTATION
ARTICLE 50 USC § 3373 – A PROPOS DES 180
JOURS
Référence à cet article : FindLaw.com - 50 USC § 3373 -
Code des États-Unis - Titre 50 non annoté. Guerre et défense nationale § 3373.
Création d'un bureau de résolution des anomalies tous domaines - dernière
mise à jour le 1er janvier 2024 | https://codes.findlaw.com/us/title-50-war-and-national-defense/50-usc-sect-3373/
CONTENU :
50 USC § 3373 - Code des États-Unis -
Titre 50 non annoté. Guerre et défense nationale § 3373. Création d'un bureau
de résolution des anomalies tous domaines.
Dernière mise à
jour : 1er janvier 2024 | Mise à jour par l'équipe Findlaw
a) Établissement du bureau
b)
(1) En général
Au plus tard 120 jours après le 23 décembre 2022, le secrétaire à la
Défense, en coordination avec le directeur du renseignement national, établira
un bureau au sein d'une composante du Bureau du secrétaire à la Défense, ou au
sein d'une organisation conjointe du ministère de la Défense et du Bureau du
directeur du renseignement national, afin d'exécuter les tâches du Groupe de
travail sur les phénomènes aériens non identifiés, telles qu'en vigueur le 26
décembre 2021, et toutes autres tâches requises par la présente section, y
compris celles relatives aux phénomènes anormaux non identifiés.
(2) Désignation
Le bureau créé en vertu du paragraphe (1) sera connu sous le nom de «
Bureau de résolution des anomalies tous domaines » (dans la présente section
dénommé le « Bureau »).
b) Directeur et directeur adjoint du Bureau
(1) Nomination du directeur
Le chef du Bureau sera le directeur du Bureau de résolution des anomalies
tous domaines (ci-après dénommé « directeur du Bureau »), qui sera nommé par le
secrétaire à la Défense en consultation avec le directeur du renseignement
national.
(2) Nomination du directeur adjoint
Le directeur adjoint du Bureau est nommé par le directeur du renseignement
national, en coordination avec le secrétaire à la Défense.
(3) Rapport
(A) En général
Le directeur du Bureau relève directement du secrétaire adjoint à la
Défense et du directeur adjoint principal du renseignement national.
(B) Questions administratives, opérationnelles et de sécurité
Le directeur du bureau doit faire rapport :
(i) au
sous-secrétaire à la Défense pour le renseignement et la sécurité sur toutes
les questions administratives du Bureau; et
(ii) au
secrétaire adjoint à la Défense et au directeur adjoint principal du
renseignement national sur toutes les questions opérationnelles et de sécurité
du Bureau.
(c) Devoirs
Les fonctions du titulaire du poste comprennent les éléments
suivants :
(1) Élaborer
des procédures visant à synchroniser et à normaliser la collecte, le
signalement et l'analyse des incidents, y compris les effets physiologiques
indésirables, concernant les phénomènes anormaux non identifiés au sein du
ministère de la Défense et de la communauté du renseignement, en coordination
avec le directeur du renseignement national, qui seront communiquées aux
comités de la défense du Congrès, aux comités du renseignement du Congrès et à
la direction du Congrès.
(2) Élaborer
des processus et des procédures pour garantir que de tels incidents provenant
de chaque composante du Ministère et de chaque élément de la communauté du
renseignement soient signalés et stockés de manière appropriée permettant
l’intégration de l’analyse de ces renseignements.
(3) Établir
des procédures pour exiger le signalement rapide et cohérent de tels incidents.
(4) Évaluation
des liens entre des phénomènes anormaux non identifiés et des gouvernements
étrangers adverses, d’autres gouvernements étrangers ou des acteurs non
étatiques.
(5) Évaluer la
menace que de tels incidents représentent pour les États-Unis.
(6) Assurer la
coordination avec les autres ministères et agences du gouvernement fédéral,
selon les besoins, notamment la Federal Aviation Administration, la National
Aeronautics and Space Administration, le Department of Homeland Security, la
National Oceanic and Atmospheric Administration, la National Science Foundation
et le Department of Energy.
(7) Le cas
échéant, et en coordination avec le secrétaire d’État, le secrétaire à la
Défense et le directeur du renseignement national, en consultation avec les
alliés et partenaires des États-Unis afin de mieux évaluer la nature et
l’étendue des phénomènes anormaux non identifiés.
(8) Préparation
de rapports pour le Congrès, sous forme classifiée et non classifiée, y compris
en vertu du paragraphe (j).
d) Intervention et enquêtes sur le terrain concernant des phénomènes
anormaux non identifiés
(1) Désignation
Le secrétaire à la Défense et le directeur du renseignement national
désigneront conjointement au sein de leurs organisations respectives un
fonctionnaire, placé sous la direction du directeur du Bureau, chargé de
veiller à ce que l'expertise, les pouvoirs, les accès, les données, les
systèmes, les plateformes et les capacités appropriés soient disponibles pour
une réponse rapide et un soutien à la conduite d'enquêtes sur le terrain
concernant des incidents impliquant des phénomènes anormaux non identifiés.
(2) Capacité de répondre
Le secrétaire à la Défense et le directeur du renseignement national doivent veiller à ce que les enquêtes sur le terrain soient appuyées par un personnel possédant l'expertise, l'équipement, les moyens de transport et les autres ressources nécessaires pour réagir rapidement aux incidents ou aux schémas d'observations impliquant des phénomènes anormaux non identifiés.
e) Analyses scientifiques, technologiques et opérationnelles des
données relatives aux phénomènes anormaux non identifiés
(1) Désignation
Le secrétaire à la Défense, en coordination avec le directeur du
renseignement national, désignera une ou plusieurs organisations
opérationnelles qui seront principalement responsables de l'analyse
scientifique, technique et opérationnelle des données recueillies lors
d'enquêtes sur le terrain menées conformément au paragraphe (d) et des données
provenant d'autres sources, notamment en ce qui concerne les essais de
matériaux, les études médicales et le développement de modèles théoriques, afin
de mieux comprendre et expliquer les phénomènes anormaux non identifiés.
(2) Autorité
Le secrétaire à la Défense et le directeur du renseignement national doivent chacun émettre les directives nécessaires pour garantir que chaque organisation opérationnelle désignée en vertu du paragraphe (1) a le pouvoir de faire appel à l'expertise spéciale de personnes extérieures au gouvernement fédéral disposant des autorisations de sécurité appropriées.
f) Données ; collecte de renseignements
(1) Disponibilité des données et signalement des phénomènes anormaux
non identifiés
(A) Disponibilité des données
Le directeur du renseignement national, en coordination avec le secrétaire
à la Défense, veille à ce que chaque élément de la communauté du renseignement
disposant de données relatives à des phénomènes anormaux non identifiés mette
immédiatement ces données à la disposition du Bureau.
(B) Rapport
Le directeur du renseignement national et le secrétaire à la Défense
doivent chacun, en coordination l'un avec l'autre, veiller à ce que le
personnel militaire et civil du ministère de la Défense ou d'un élément de la
communauté du renseignement, ainsi que le personnel contractuel du ministère ou
d'un tel élément, aient accès aux procédures selon lesquelles le personnel doit
signaler directement au Bureau les incidents ou les informations, y compris les
effets physiologiques indésirables, impliquant ou associés à des phénomènes
anormaux non identifiés.
(2) Plan de collecte et d'analyse des renseignements
Le directeur du Bureau, agissant en coordination avec le secrétaire à la
Défense et le directeur du renseignement national, supervisera l'élaboration et
l'exécution d'un plan de collecte et d'analyse du renseignement afin d'acquérir
le plus de connaissances possible sur les caractéristiques techniques et
opérationnelles, les origines et les intentions des phénomènes anormaux non
identifiés, y compris en ce qui concerne le développement, l'acquisition, le
déploiement et l'exploitation des capacités techniques de collecte nécessaires
pour détecter, identifier et caractériser scientifiquement les phénomènes
anormaux non identifiés.
(3) Utilisation des ressources et des capacités
Lors de l’élaboration du plan prévu au paragraphe (2), le directeur du
Bureau doit examiner et proposer, le cas échéant, l’utilisation de toute
ressource, capacité, actif ou processus du Ministère et de la communauté du
renseignement.
(g) Plan scientifique
Le directeur du Bureau, au nom du secrétaire à la Défense et du directeur
du renseignement national, supervisera l'élaboration et la mise en œuvre d'un
plan scientifique visant à développer et à tester, dans la mesure du possible,
des théories scientifiques pour :
(1) rendre
compte des caractéristiques et des performances de phénomènes anormaux non
identifiés qui dépassent l'état de l'art connu en science ou en technologie,
notamment dans les domaines de la propulsion, du contrôle aérodynamique, des
signatures, des structures, des matériaux, des capteurs, des contre-mesures,
des armes, de l'électronique et de la production d'énergie ; et
(2) fournir la
base d’investissements futurs potentiels pour reproduire ou mieux comprendre de
telles caractéristiques et performances avancées.
h) Attribution de priorité
Le directeur du renseignement national, en consultation avec le secrétaire
à la Défense et sur sa recommandation, attribue un niveau de priorité
approprié, dans le cadre des priorités nationales du renseignement, à
l'exigence de comprendre, de caractériser et de répondre aux phénomènes
anormaux non identifiés.
(i) Détachés d'éléments de la communauté du renseignement
Les chefs de la CIA, de la DIA, de la NSA, du ministère de l'Énergie, de la
NGA, des services de renseignement de l'Armée de terre, de la Marine, de
l'Armée de l'air, du Corps des Marines et des Garde-côtes, du ministère de la
Sécurité intérieure, ainsi que tous les autres services de renseignement que le
directeur du Bureau juge appropriés, peuvent détacher auprès du Bureau un
membre de leur service qui sera physiquement affecté au Bureau.
j) Rapport d'archives historiques
(1) Rapport requis
(A) En général
Au plus tard 540 jours après le 23 décembre 2022, le directeur du Bureau
soumettra aux commissions de la défense du Congrès, aux commissions du
renseignement du Congrès et à la direction du Congrès un rapport écrit
détaillant les antécédents du gouvernement des États-Unis en matière de
phénomènes anormaux non identifiés, notamment :
(i) les
archives et les documents de la communauté du renseignement ;
(ii) entretiens
d’histoire orale ;
(iii) analyse
de sources ouvertes ;
(iv) entretiens
avec des fonctionnaires actuels et anciens du gouvernement;
(v) les
archives nationales classifiées et non classifiées, y compris tous les
documents obtenus par un tiers conformément à l'article 552 du titre 5 ; et
(vi) toutes
autres sources historiques pertinentes que le directeur du Bureau juge
appropriées.
(B) Autres exigences
Le rapport soumis en vertu du sous-paragraphe (A) doit :
(i) se
concentrer sur la période commençant le 1er janvier 1945 et se terminant à la
date à laquelle le directeur du Bureau achève les activités prévues au présent
paragraphe; et
(ii) inclure
une compilation et une énumération des principaux documents historiques
relatifs à l'implication de la communauté du renseignement dans les phénomènes
anormaux non identifiés, notamment :
(I) tout
programme ou activité qui était protégé par un accès restreint et qui n’a pas
été explicitement et clairement signalé au Congrès ;
(II) les
efforts, fructueux ou non, déployés pour identifier et suivre des phénomènes
anormaux non identifiés ; et
(III) tout
effort visant à obscurcir, manipuler l’opinion publique, cacher ou fournir
autrement des informations non classifiées ou classifiées incorrectes sur des
phénomènes anormaux non identifiés ou des activités connexes.
(2) Accès aux documents des Archives nationales et de l'Administration
des documents
L’archiviste des États-Unis met à la disposition du Bureau les informations
conservées par les Archives nationales et l’Administration des documents, y
compris les informations classifiées, que le directeur du Bureau juge
nécessaires à l’exécution du paragraphe (1).
k) Rapports annuels
(1) Rapports du directeur du renseignement national et du secrétaire à
la Défense
(A) Exigence
Au plus tard 180 jours après le 23 décembre 2022, et annuellement par la
suite pendant quatre ans, le directeur du renseignement national et le
secrétaire à la Défense soumettent conjointement aux commissions parlementaires
compétentes un rapport sur les phénomènes anormaux non identifiés.
(B) Éléments
Chaque rapport soumis en vertu du sous-paragraphe (A) doit comprendre, pour
l’année visée par le rapport, les informations suivantes :
(i) Tous les
événements liés à des phénomènes anormaux non identifiés signalés qui se sont
produits au cours de la période d’un an.
(ii) Tous les
événements liés à des phénomènes anormaux non identifiés signalés qui se sont
produits au cours d’une période autre que cette période d’un an, mais qui n’ont
pas été inclus dans un rapport antérieur.
(iii) Une
analyse des données et des renseignements reçus à travers chaque événement lié
à un phénomène anormal non identifié signalé.
(iv) Une
analyse des données relatives aux phénomènes anormaux non identifiés,
recueillies par le biais de :
(I) renseignement
géospatial ;
(II) renseignement
électromagnétique ;
(III) l'intelligence
humaine; et
(IV) Renseignements
sur la mesure et la signature.
(v) Le nombre
d’incidents signalés de phénomènes anormaux non identifiés au-dessus de
l’espace aérien restreint des États-Unis au cours de la période d’un an.
(vi) Une
analyse de ces incidents identifiés en vertu de la clause (v).
(vii) Identification
des menaces aérospatiales ou autres potentielles posées par des phénomènes
anormaux non identifiés à la sécurité nationale des États-Unis.
(viii) Une
évaluation de toute activité concernant des phénomènes anormaux non identifiés
qui peuvent être attribués à un ou plusieurs gouvernements étrangers adverses.
(ix) Identification
de tout incident ou schéma concernant des phénomènes anormaux non identifiés
qui indiquent qu’un gouvernement étranger potentiellement adverse pourrait
avoir atteint une capacité aérospatiale révolutionnaire.
(x) Une mise à
jour sur la coordination des États-Unis avec leurs alliés et partenaires sur
les efforts visant à suivre, comprendre et traiter les phénomènes anormaux non
identifiés.
(xi) Une mise
à jour sur les efforts en cours concernant la capacité à capturer ou à
exploiter les phénomènes anormaux non identifiés découverts.
(xii) Une
évaluation des effets sur la santé des personnes ayant été confrontées à des
phénomènes anormaux non identifiés.
(xiii) Le
nombre d’incidents signalés et leurs descriptions, de phénomènes anormaux non
identifiés associés à des installations nucléaires militaires, y compris les
armes nucléaires stratégiques et les navires et sous-marins à propulsion
nucléaire.
(xiv) En
consultation avec l’Administrateur pour la sécurité nucléaire, le nombre
d’incidents signalés et leur description, concernant des phénomènes anormaux
non identifiés associés à des installations ou des actifs liés à la production,
au transport ou au stockage d’armes nucléaires ou de leurs composants.
(xv) En
consultation avec le président de la Commission de réglementation nucléaire, le
nombre d’incidents signalés et leur description, concernant des phénomènes
anormaux non identifiés ou des drones d’origine inconnue associés aux centrales
nucléaires, aux sites de stockage de combustible nucléaire ou à d’autres sites
ou installations réglementés par la Commission de réglementation nucléaire.
(xvi) Les noms
des organisations hiérarchiques qui ont été désignées pour exécuter les
fonctions spécifiques visées aux paragraphes (d) et (e), et les fonctions
spécifiques pour lesquelles chaque organisation hiérarchique s’est vu attribuer
une responsabilité principale.
(xvii) Un
résumé des rapports reçus en utilisant le mécanisme de signalement autorisé
établi en vertu de l'article 3373b du présent titre.
(2) Formulaire
Chaque rapport soumis en vertu du paragraphe (1) doit être soumis sous
forme non classifiée, mais peut comprendre une annexe classifiée.
(l) Réunions d'information semestrielles
(1) Exigence
Au plus tard le 31 décembre 2022, et au moins une fois par an par la suite
jusqu'au 31 décembre 2026, le directeur du Bureau fournira aux commissions
parlementaires compétentes des exposés classifiés sur les phénomènes anormaux
non identifiés.
(2) Premier briefing
Le premier compte rendu fourni en vertu du paragraphe (1) doit inclure tous
les incidents impliquant des phénomènes anormaux non identifiés qui ont été
signalés au Groupe de travail sur les phénomènes aériens non identifiés ou au
Bureau établi en vertu du paragraphe (a) après le 24 juin 2021, quelle que soit
la date de survenue de l’incident.
(3) Séances d'information ultérieures
Chaque compte rendu fourni après le premier compte rendu décrit au
paragraphe (2) doit inclure, au minimum, tous les événements liés à des
phénomènes anormaux non identifiés qui se sont produits au cours des 180 jours
précédents, ainsi que les événements liés à des phénomènes anormaux non
identifiés qui n'ont pas été inclus dans un compte rendu antérieur.
(4) Cas où les données n'ont pas été partagées
Pour chaque période d'information, le directeur du Bureau doit fournir
conjointement au président ou au président et au membre le plus ancien ou au
vice-président des comités du Congrès spécifiés aux sous-paragraphes (A) et (D)
du paragraphe (n)(1) une énumération de tous les cas dans lesquels des données
relatives à des phénomènes anormaux non identifiés n'ont pas été fournies au
Bureau en raison de restrictions de classification sur ces données ou pour
toute autre raison.
(m) Dissolution du groupe de travail
Au plus tard à la date à laquelle le secrétaire à la Défense établit le
Bureau en vertu du paragraphe (a), le secrétaire met fin au Groupe de travail
sur les phénomènes aériens non identifiés.
(n) Définitions
Dans cette section:
(1) Les commissions parlementaires compétentes
L’expression « commissions parlementaires compétentes » signifie
ce qui suit :
(A) Les
commissions des forces armées du Sénat et de la Chambre des représentants.
(B) Les
commissions des crédits du Sénat et de la Chambre des représentants.
(C) Le Comité
des relations étrangères du Sénat et le Comité des affaires étrangères de la
Chambre des représentants.
(D) Le Comité
spécial du renseignement du Sénat et le Comité spécial permanent du
renseignement de la Chambre des représentants.
(E) Le Comité
de la sécurité intérieure et des affaires gouvernementales du Sénat et le
Comité de la sécurité intérieure de la Chambre des représentants.
(F) Le Comité
du commerce, des sciences et des transports du Sénat et le Comité des sciences,
de l'espace et de la technologie de la Chambre des représentants.
(2) Les commissions de défense du Congrès
Le terme « comités de défense du Congrès » a la signification qui lui est
donnée à l’article 101(a) du titre 10 .
(3) Les comités de renseignement du Congrès
L’expression « comités de renseignement du Congrès » a la signification qui
lui est donnée à l’article 3003 du
présent titre.
(4) Direction du Congrès
L'expression « direction du Congrès » signifie :
(A) le chef de
la majorité au Sénat;
(B) le chef de
la minorité au Sénat;
(C) le
président de la Chambre des représentants; et
(D) le chef de
la minorité à la Chambre des représentants.
(5) Communauté du renseignement
Le terme « communauté du renseignement » a la signification qui
lui est donnée à l’article 3003 du
présent titre.
(6) Organisation hiérarchique
Le terme « organisation opérationnelle » désigne, en ce qui
concerne un ministère ou un organisme du gouvernement fédéral, une organisation
qui exécute des programmes et des activités visant à faire progresser
directement les fonctions et les missions essentielles du ministère ou de
l’organisme auquel elle est subordonnée, mais, en ce qui concerne le ministère
de la Défense, il n’inclut pas une composante du Bureau du secrétaire à la
Défense.
(7) Objets ou dispositifs transmédia
Le terme « objets ou dispositifs transmédiaux » désigne des
objets ou des dispositifs qui sont…
(A) observés
lors de la transition entre l'espace et l'atmosphère, ou entre l'atmosphère et
les étendues d'eau ; et
(B) non
immédiatement identifiable.
(8) Phénomènes anormaux non identifiés
Le terme « phénomènes anormaux non identifiés » signifie :
(A) objets en
suspension dans l’air qui ne sont pas immédiatement identifiables ;
(B) objets ou
dispositifs transmédia ; et
(C) objets ou
dispositifs immergés qui ne sont pas immédiatement identifiables et qui
présentent des caractéristiques de comportement ou de performance suggérant que
les objets ou dispositifs peuvent être liés aux objets décrits au
sous-paragraphe (A).
LE RAPPORT ANNUEL 2025 DE L‘AARO
Traduction en Français
Table des
matières
I.
RÉSUMÉ
EXÉCUTIF
.......................................................................................................................
............. 3
II.
PORTÉE
.........................................................................................................................................................3
III.
APERÇU
DES RAPPORTS
...........................................................................................................................
5
A. Analyse générale des tendances
………………….…………….…...................................…….……5
B. Diversification et sources de
.............................................................................................................7
IV. APERÇU DE L'ANALYSE ET DES RÉSULTATS
...............................................................................
7
A. Morphologies rapportées
...............................................................................................................
8
B. Altitudes rapportées pour UAP
aéroportés.....................................................................................
8
C. Tendances notables concernant les
objets prosaïques .....................................................
.......... 8
D. Problèmes de sécurité en vol ……................................................................... ...........................8
E. Rapports dans ou à proximité d'un
espace aérien restreint ou des infrastructures critiques …….....10
F. Observations UAS près des
infrastructures nucléaires,
des armes et des sites de lancement américains. 10
G. Capture ou exploitation des UAP........................................................................................ ......... 10
H. Impacts sur la santé ou
physiologique signalés lors des incidents de PAN
......................... ........ 10
V. CONTRE ENGAGEMENT, RÔLES,
RESPONSABILITÉS ET RAPPORTS .............. ..................... 11
A. Engagement des partenaires
étrangers
........................................................................................
11
B. Rôles et responsabilités des
organisations de ligne assignées .....................................................
11
C. Mécanisme de déclaration
autorisée
.............................................................................................
11
VI. MISES À
JOUR DU PROGRAMME AARO
..............................................................................................
12
VII.
COMMENT SUIVRE
................................................................................................................................
12
ANNEXE A :
GLOSSAIRE DES TERMES
.....................................................................................................
14
1.
RÉSUMÉ EXÉCUTIF
Le Département de la Guerre (DoW) fournit ce rapport
conformément à une exigence établie en vertu de l'article 3373k du Titre 50 du
Code des États-Unis. Ce document contient tous les événements anormaux non
identifiés (PAN) signalés survenus du 2 juin 2024 au 30 mai 2025, ainsi que les
événements liés aux PAN survenus dans toute période antérieure non couverte
dans un rapport antérieur.
Le Bureau de résolution des anomalies multidomaines (AARO) a
reçu 319 rapports d'événements liés aux UAP. Parmi celles-ci, 284 concernent
des événements liés aux UAP survenus durant la période de rapport et 35
rapports concernent des événements liés aux UAP survenus en dehors de la
période de rapport. L'AARO a résolu 114 des 319 rapports de PAN. De plus,
l'AARO a résolu 256 cas signalés sur une période précédente, portant le nombre
total de cas résolus durant la période de rapport à 370.
L'AARO estime que tous les cas résolus sont attribuables à
des objets prosaïques tels que des ballons, des satellites, des oiseaux, des
avions et des systèmes aériens sans pilote (UAS). L'AARO évalue également qu'un
cas est attribuable à un lancement commercial de fusée et un autre à un jet
pack habité.
Au cours de la période de rapport, AARO a intégré une
nouvelle capacité permettant aux analystes de résoudre 238 UAP signalés comme
étant des éruptions satellites.
AARO n'a reçu aucun rapport d'effets sanitaires liés aux PAN
durant cette période de rapport.
Deux rapports d'UAP décrivaient des interférences
électroniques ou avioniques comme attribuables à des UAP à proximité d'un avion
opérationnel. L'AARO n'a pas encore rendu de décision sur la question de savoir
si, et dans quelle mesure, les effets rapportés sont attribuables aux UAP.
AARO n'a pas reçu de rapports indiquant des préoccupations
concernant la sécurité des vols durant cette période de rapport.
Comme précédemment rapporté, un biais de collecte favorisant
les États-Unis continentaux, leurs eaux littorales et les zones opérationnelles
militaires américaines mondiales influence les détentions de dossiers UAP par
l'AARO. Les sites avec une plus grande densité de capteurs et d'actifs
militaires américains ont tendance à soumettre davantage de rapports de UAP.
Le manque de données capteurs rapides et exploitables continue de limiter la capacité de l'AARO à résoudre les cas. AARO a travaillé aux côtés de ses partenaires militaires et techniques pour atténuer ces contraintes en articulant clairement les besoins optimaux des capteurs, les processus de partage d'informations et les éléments essentiels de l'information qui soutiennent des rapports de haute qualité des UAP. L'AARO continue également d'accroître l'engagement, le partage d'informations et la collaboration avec des partenaires étrangers.
2.
PORTÉE
Le DoW fournit ce rapport conformément à une exigence établie
en vertu de l'article 3373(k)(1)(A) du Titre 50 du Code des États-Unis : « Au
plus tard 180 jours après l'adoption de la loi sur l'autorisation du
renseignement de l'exercice fiscal (FY) 2023 et annuellement pendant quatre
ans, le Directeur du Bureau doit soumettre un rapport sur
UAP aux commissions du Congrès concernées.
Selon l'article 3373(k)(1)(B) du Titre 50 du Code des États-Unis, chaque rapport doit comprendre, en ce qui concerne l'année couverte par le rapport, les informations suivantes :
• Tous ont rapporté des événements liés aux UAP survenus durant la période d'un an.
• Tous les événements liés aux PAN ont rapporté des événements survenus sur une période autre que cette période d'un an mais n'ont pas été inclus dans un rapport antérieur.
• Une analyse des données et renseignements reçus lors de chaque événement relaté lié aux UAP.
•
Une
analyse des données relatives aux PAN collectées via :
-
Intelligence géospatiale
-
Renseignement des signaux
-
Intelligence humaine
-
Intelligence de mesure et de signatures
•
Le
nombre d'incidents signalés de PAN sur l'espace aérien restreint des États-Unis
durant la période d'un an.
- Y compris l'analyse des incidents identifiés.
• Identification des menaces potentielles de l'aérospatiale et d'autres menaces que le PAN représente pour la sécurité nationale des États-Unis.
• Une évaluation de toute activité concernant les PAN pouvant être attribuée à un ou plusieurs gouvernements étrangers adversaires.
• L'identification de tout incident ou schéma concernant les UAP indiquant qu'un gouvernement étranger adversaire potentiel aurait pu réaliser une capacité aérospatiale révolutionnaire.
• Une mise à jour sur la consultation menée par les États-Unis avec des alliés et partenaires concernant les efforts visant à suivre, comprendre et traiter les UAP.
• Une mise à jour sur les efforts en cours concernant la capacité de capturer ou d'exploiter les UAP découverts.
• Une évaluation des effets liés à la santé pour les personnes ayant été confrontées aux UAP.
• Le nombre d'incidents signalés, et leurs descriptions, de PAN associés à des actifs nucléaires militaires, y compris des armes nucléaires stratégiques ainsi que des navires et sous-marins à propulsion nucléaire.
• Résultats de la consultation avec l'Administrateur de la sécurité nucléaire concernant le nombre d'incidents signalés, et leur description, de PAN associés à des installations ou actifs liés à la production, au transport ou au stockage d'armes nucléaires ou de leurs composants.
• Résultats de la consultation avec le président de la Commission de régulation nucléaire concernant le nombre d'incidents signalés, et leurs descriptions, de PAN ou de drones d'origine inconnue associés à des centrales nucléaires, des sites de stockage de combustible nucléaire ou d'autres sites ou installations réglementés par la Commission de régulation nucléaire.
• Les noms des organisations de ligne désignées pour remplir les fonctions spécifiques, notamment la réponse aux enquêtes de terrain et les analyses scientifiques, technologiques et opérationnelles des données sur les UAP, ainsi que les fonctions spécifiques pour lesquelles chaque organisation de ligne a été confiée à la responsabilité principale.
•
Un
résumé des rapports reçus en utilisant le mécanisme de déclaration autorisée
établi en vertu de l'article 3373b du présent titre.
L'AARO a rédigé ce rapport en coordination avec les services militaires, le DoW et les partenaires de la communauté du renseignement (IC) à travers le gouvernement des États-Unis (USG).
3.
APERÇU DES RAPPORTS
Analyse
générale des tendances
Au 30 mai 2025, les dossiers de l'AARO contiennent 1 870
rapports. Du 2 juin 2024 au 30 mai 2025, l'AARO a reçu 319 rapports de PAN,
dont 284 concernaient des événements liés aux PAN survenus durant la période de
rapport et 35 concernaient des événements liés aux PAN survenus entre 2010 et
2024. Parmi celles-ci, l'AARO estime que 274 rapports de PANT ont eu lieu dans
le domaine aérien, 44 dans le domaine spatial et un dans le domaine maritime.
Aucune des évaluations de cas spatiales d'AARO ne provenait
de capteurs basés sur l'espace. Quarante-deux rapports de PAN proviennent de
rapports de pilotes civils via la Federal Aviation Administration (FAA), et
deux proviennent de capteurs au sol du Commandement spatial américain.
L'AARO a appliqué des techniques d'analyse toutes sources1 et
une modélisation tridimensionnelle pour fournir une évaluation à haute
confiance pour chacun de ces cas, attribuable à l'éruption satellitaire.
L'éruption est un phénomène bien documenté où la lumière
solaire réfléchie par les surfaces satellites devient visible lorsqu'elle est
vue sous des angles spécifiques. Ces éruptions peuvent apparaître sous forme
d'orbes lumineux intenses et brillants, bien plus brillantes que les étoiles
environnantes, ou des niveaux de lumière de fond qui persistent d'une fraction
de seconde jusqu'à plusieurs minutes, selon les conditions d'observation. Ces
rapports décrivaient chacun des caractéristiques morphologiques et
comportementales compatibles avec celles d'une éruption satellite. Ce phénomène
de flaring est responsable de l'augmentation du nombre de résolutions totales
de cas par l'AARO, à mesure que les techniques de modélisation du bureau
s'améliorent et que les rapports augmentent.
Le cas de UAP à domaine maritime unique reçu par l'AARO
concernait un rapport provenant d'actifs de la marine américaine opérant au
large de la Virginie. Le rapport décrivait environ 100 systèmes UAP embarqués
et deux systèmes de surface, probablement sans équipage. AARO enquête
activement sur cet événement en coordination avec l'unité de signalement.
L'AARO a résolu 114 des 319 rapports UAP, chacun attribuable
à divers objets prosaïques tels que des ballons, des oiseaux, des satellites,
des avions, des UAS, et un seul cas de lancement de fusée et un jet pack
habité. En attendant l'examen et l'autorisation du directeur, l'équipe
analytique de l'AARO recommande la clôture de trois autres cas. L'AARO a
appliqué son approche analytique rigoureuse, complète et toutes sources ainsi
que sa modélisation informatique tridimensionnelle pour résoudre de manière préliminaire
ces cas avec une grande confiance attribuable à l'éruption satellitaire.
L'AARO a identifié neuf rapports méritant une analyse
approfondie par ses partenaires en IC et en science et technologie (S&T)
possédant une expertise technique et de domaine pertinente.
L'AARO a transféré 191 des 319 cas de PAN à ses archives
actives en attendant la découverte future de sources de données corroborantes.
L'archive active est une catégorie de rapports UAP avec des données
insuffisantes pour évaluer si les caractéristiques de performance de
l'événement sous-jacent sont cohérentes avec celles des phénomènes naturels ou
dépassent l'état de l'art connu pour les systèmes technologiques. Les cas d'UAP
conservés dans des archives actives informent les analyses de localisation et
de tendances de l'AARO et restent ouverts à des solutions futures si des
informations supplémentaires ou des techniques analytiques améliorées
permettent une résolution plus concluante.
L'AARO reçoit parfois des rapports de deux sources ou plus
correspondant à un seul événement. Lorsque cela se produit, l'AARO fusionne les
dossiers de cas correspondants en un seul incident. AARO a mené deux actions de
fusion de ce type durant cette période de rapport.
Aucun des cas résolus par l'AARO n'indique des capacités
adversaires étrangères avancées ou des technologies de révolution dans un
domaine quelconque.
___________________________________________________________________________
1 L'analyse
toutes sources est le processus de synthèse d'informations issues de multiples
disciplines de l'intelligence, telles que l'intelligence humaine, celle des
signaux ou l'imagerie, afin de créer une évaluation approfondie et éclairée
d'une situation ou d'un événement. Ce processus permet des évaluations plus
fiables que toute méthode à source unique d'interprétation des données non
filtrées.
Figure 1 : Dossiers fermés de l'AARO
par type d'objet identifié du 2 juin 2024 au 30 mai 2025
A.
Diversification et sources de reporting
Les rapports UAP de la FAA provenant d'aviateurs civils représentaient 21 % des rapports entrants de l'AARO. Ces rapports, bien que moins riches en données individuelles que la plupart des rapports DoW, offrent à l'AARO un accès précieux à un vivier beaucoup plus large de rapports concernant des incidents potentiellement anormaux sur les États-Unis continentaux et leurs eaux littorales. Ces rapports contiennent souvent des descriptions narratives suffisamment détaillées pour produire des évaluations à haute confiance, notamment dans les rapports décrivant morphologies ou comportements compatibles avec le flare satellitaire.
4. APERÇU DE
L'ANALYSE ET DES RÉSULTATS
A. Morphologies rapportées
Les
tendances de rapport pour les morphologies des PAN restent cohérentes avec les
schémas historiques. Dans les incidents où les journalistes ont décrit les
caractéristiques visuelles distinctes du phénomène, les lumières (33 %) et les
objets sphéroïdaux (40 %) étaient les morphologies les plus rapportées (Figure
3). Les phénomènes relevant de la catégorie « autre » incluent des morphologies
moins couramment décrites telles que « en forme de croix », « une forme
d'étoile », « une forme allongée de losange semblable à deux pyramides
inversées » et un « objet enflammé tombé du ciel ».
Parmi
les rapports analysés par l'AARO, 77 des 319 rapports de PAN (24,13 %) ne
contenaient pas suffisamment d'informations pour tirer une conclusion
analytique sur les caractéristiques morphologiques du phénomène
Figure 2 : Caractérisation des UAP
par morphologie* du 2 juin 2024 au 30 mai 2025
*Les cas sans morphologie résolue
n'apparaissent pas dans ce graphique.
1. Altitudes rapportées pour les UAP aéroportés
Les événements liés aux UAP aéroportés ont été
majoritairement signalés entre 10 000 et 35 000 pieds. Les événements liés aux
UAP rapportés au-dessus de 45 000 pieds sont passés de 27 % à 4 % depuis le
rapport annuel de l'AARO pour l'exercice 2024. L'AARO estime que cette
différence notable d'altitudes rapportées découle d'un biais de collecte lors
de la période précédente, ayant favorisé un lot de rapports dérivés de la FAA
sur des phénomènes d'altitude plus élevée. Les estimations des pilotes civils des
altitudes phénomènes variaient généralement de 45 000 à 60 000 pieds.
Cependant, l'AARO a résolu nombre de ces rapports comme étant des éruptions
satellites en fonction de leurs caractéristiques rapportées.
Figure 3 : Altitudes UAP aéroportées
rapportées du 2 juin 2024 au 30 mai 2025
1.
Tendances notables concernant le prosaïque
Objects AARO résout régulièrement des événements liés aux UAP
impliquant des éruptions satellites en utilisant des techniques de modélisation
tridimensionnelle. Les rapports impliquant des satellites incluent souvent des
descriptions de lumières vives et colorées à haute altitude, ou des « orbes »
lumineux en mouvement. L'AARO a résolu 44 événements liés aux UAP attribuables
à l'éruption des satellites durant la période de rapport.
AARO continue de résoudre de nombreux événements liés aux UAP
sous forme de ballons de divers types, allant des « ballons de fête » en latex
ou en feuille d'aluminium réfléchissant aux grands ballons de recherche
transportant des charges utiles attachées. Les journalistes qualifient souvent
leurs observations de clairement identifiables comme des ballons dans le
rapport initial. L'AARO est bien équipée pour identifier les ballons grâce à
l'analyse vidéo en mouvement complet (FMV) ou à l'image fixe.
2.
Questions de sécurité aérienne
Aucun
rapport n'indiquait de risque de sécurité des vols durant cette période.
A.
Rapports dans ou à proximité d'un espace aérien restreint ou des
infrastructures critiques
L'AARO a reçu et analysé plusieurs rapports décrivant des UAP
dans ou à proximité de sites de sécurité nationale ou d'infrastructures
critiques. Certains rapports narratifs évoquaient des phénomènes dont les
caractéristiques de performance dépassent l'état de l'art connu dans un domaine
donné. Aucune donnée technique n'accompagnait ces rapports. Si elle est
validée, les phénomènes sous-jacents à ces rapports pourraient représenter un
vecteur de menace actuellement non atténué. Une partie de la mission de l'AARO
est de fournir des données et des analyses qui aident à atténuer les menaces
potentielles à la sécurité nationale ou les dangers opérationnels liés aux UAP.
Deux rapports de PAN contenaient des descriptions
d'interférences électroniques ou avioniques attribuables à des PAN à proximité
d'un aéronef opérationnel. L'AARO n'a pas encore rendu de décision sur le fait
que, ou dans quelle mesure, les effets rapportés soient attribuables aux UAP.
B.
Observations UAS près des États-Unis
Infrastructures nucléaires, armes et sites de lancement
L'AARO a reçu 50 rapports de l'Administrateur de la sécurité nucléaire et du
président de la Commission de régulation nucléaire concernant des incidents de
systèmes aériens sans pilote (UAS) près des infrastructures nucléaires, des
armes et des sites de lancement américains, soit une augmentation de 177,8 %
par rapport aux 18 rapportés dans le rapport annuel de l'AARO pour l'exercice
2024. Aucun de ces incidents n'a été signalé comme un UAP.
Au cours de la période couverte par le rapport, 33 des 50 (66
%) incidents survenus près des infrastructures nucléaires impliquaient un UAS,
les 17 autres impliquant entre 2 et 7 UAS. La plupart des cas – 47 sur 50 –
sont survenus entre 17h00 et 05h00, heure locale. Trois cas se sont produits à
05h45, 15h10, et à une heure non précisée. Cinq incidents ont persisté pendant
au moins une heure, le plus long étant d'environ trois heures. Vingt-six
incidents ont duré moins d'une heure, le plus court étant d'environ deux
minutes. Les 21 autres incidents se sont produits sur des durées non déclarées.
Les rapports contenaient des descriptions de morphologies d'UAS allant de
petits UAS de taille amateure à des modèles multi-rotors plus grands. Les
quadricoptères étaient la morphologie la plus rapportée.
C.
Capture ou exploitation des UAP
À ce jour, aucune preuve ne suggère qu'un USG ou une entité
privée ait jamais capturé ou exploité des matériaux dérivés des UAP. AARO
développe actuellement un processus formalisé pour la manipulation des
matériaux dérivés des UAP par une organisation de ligne appropriée, au cas où
de tels matériaux seraient un jour en possession de l'USG. Le processus de
développement de l'AARO s'appuie sur les capacités établies du gouvernement
américain et les procédures opérationnelles régissant la récupération du matériel
étranger.
D.
Impacts sur la santé ou physiologie rapportés lors d'incidents de PAN
À ce jour, l'AARO n'a pas reçu de rapport sur les UAP dans
lequel un journaliste décrit des effets néfastes sur la santé liée à son
expérience. Cependant, l'AARO documentera tout effet sanitaire lié aux UAP,
s'il est signalé.
5.
ENGAGEMENT, RÔLES, RESPONSABILITÉS ET REPORTING
A. Engagement des partenaires étrangers
Au cours de la période de rapport, l'AARO a continué à
collaborer avec des partenaires internationaux pour échanger des informations
et des meilleures pratiques en matière de rapports, d'analyses et de réponses
aux UAP.
Le directeur adjoint de l'AARO a présenté un briefing de
mission lors de la conférence sur le renseignement géospatial de la défense à
Londres, au Royaume-Uni.
1.
Rôles et responsabilités de la ligne assignée
Organisations L'AARO travaille en étroite collaboration avec
les services militaires, les commandements combattants et les autorités
compétentes concernées dans chaque zone ou domaine opérationnel afin d'élaborer
des plans coordonnés d'atténuation et de réponse aux UAP, incluant des
processus de rapports robustes. En tant que responsable de mission du DoW pour
la réponse aux UAP, l'AARO vise à mettre en œuvre pleinement le GENADMIN
classifié UAP de l'État-major interarmées à partir de février 2025.
Les agences de contre-espionnage, d'application de la loi et
de sécurité des services militaires sont les autorités compétentes chargées de
répondre aux incidents et incursions de UAP sur toutes les installations et
champs de tir de la Guerre de la Guerre.
2.
Mécanisme de déclaration autorisé
L'AARO héberge un mécanisme de signalement sécurisé sur son
site public, www.aaro.mil. Ce mécanisme permet et encourage les personnes
affirmant avoir une connaissance directe d'un programme ou d'une activité liée
aux UAP de l'USG remontant à 1945 à signaler des informations à l'AARO. AARO
protège les informations personnelles identifiables qu'elle reçoit via ce
mécanisme. Le personnel de l'AARO ne peut accéder à ces informations que pour
faciliter la prise de contact des personnes lors d'entretiens complémentaires.
L'AARO est autorisée
par la loi à recevoir toutes les informations liées aux UAP, y compris toute
information classifiée de sécurité nationale concernant des activités
militaires ou de renseignement, à n'importe quel niveau de classification,
indépendamment des contrôles d'accès restrictifs, des contrôles d'accès
spéciaux ou des programmes d'accès compartimentés. En général, aucune
restriction, y compris les accords de confidentialité, n'empêche l'AARO de
recevoir des informations liées aux UAP, quelle que soit l'affiliation
organisationnelle de l'autorité de classification d'origine au sein du DoW, de
l'IC ou de tout autre département ou agence du gouvernement américain.
Entre le 2 juin 2024 et le 30 mai 2025, 262 personnes ont
contacté l'AARO via le mécanisme sécurisé de signalement sur son site web.
L'AARO a déterminé que 255 personnes étaient hors champ d'application et
identifié 7 personnes dont les affirmations justifiaient une demande
d'entretien complémentaire. AARO privilégie les interrogatoires actuels ou
anciens employés, contractuels ou membres des forces armées du USG affirmant
avoir une connaissance directe d'un programme lié aux UAP de l'USG,
conformément à l'exigence d'éligibilité pour qu'un rapport puisse être qualifié
de divulgation autorisée.
6. MISES À
JOUR DU PROGRAMME AARO
L'AARO continue d'affiner ses processus et d'adopter de
nouveaux outils pour résoudre les cas de PAN avec plus de confiance. Au cours
de cette période de rapport, l'AARO a intégré une nouvelle capacité analytique
qui a considérablement amélioré la capacité du bureau à déterminer efficacement
quand les rapports de PAN sont attribuables à l'éruption par satellite. Cette
capacité, composée d'applications avancées de modélisation et simulation
tridimensionnelle, a permis aux analystes de résoudre 238 UAP signalés comme
étant des flars satellites. AARO continue de développer sa méthodologie
d'analyse toutes sources et adopte une approche innovante pour résoudre de
nouveaux problèmes en utilisant des techniques éprouvées de savoir-faire en
renseignement.
En 2025, l'AARO a lancé plusieurs initiatives de prototypage
multi-domaines et multi-modaux de capteurs et algorithmes pour détecter,
suivre, caractériser, identifier et potentiellement attribuer des détections
anormales. AARO a choisi d'explorer un large éventail de capacités sensorielles
pour mieux détecter et mesurer diverses caractéristiques complémentaires telles
que les conditions d'état, la dynamique corporelle et les caractéristiques
spectrales.
Le directeur de l'AARO, le Dr Jon Kosloski, a participé à
plusieurs interviews devant des publics de niveau national, incluant des
formats télévisés traditionnels et des nouveaux médias. L'effort de l'AARO pour
toucher un large public soutient les objectifs du bureau de déstigmatiser la
déclaration des PANA, de mettre en avant les implications pour la sécurité
nationale associées aux écarts de connaissance du domaine, et d'informer le
public sur les informations les plus précieuses lors de la rédaction d'un
rapport sur les PAN.
AARO continue de mettre à jour son site web public,
www.aaro.mil, avec des données et images déclassifiées sur les UAP, des
résolutions de cas, des tendances analytiques des UAP et d'autres informations
sur sa mission. Le site web de l'AARO héberge le mécanisme sécurisé pour le
signalement autorisé des programmes ou activités de PAN par les employés
actuels et anciens du gouvernement américain, les membres des forces armées et
les sous-traitants.
AARO résout régulièrement les affaires et met à disposition
les résolutions de dossiers sur son site web public et non classifié. AARO a
publié des résolutions de cas, des images, des calculs et des modélisations
associés à certains des cas d'UAP les plus connus du public. Cela inclut
l'affaire connue du public sous le nom de « Go Fast », initialement publiée par
divulgation non autorisée en 2017, ainsi qu'un événement PAN bien connu ayant
eu lieu à Aguadilla, Porto Rico, en 2013. En réponse à l'intérêt du public,
l'AARO a également publié des images nouvellement déclassifiées associées à des
rapports non résolus sur les UAP qui manquent de données techniques suffisantes
pour une analyse.
L'AARO a lancé une « Salle de lecture de la Loi sur la
liberté d'information électronique (E-FOIA) » contenant des documents adaptés
aux demandes FOIA relatives à l'AARO depuis sa création. La salle de lecture
E-FOIA est accessible au public sur le site web de l'AARO.
7. VOIE À
SUIVRE
AARO continuera de développer des partenariats au sein du
gouvernement américain, du milieu universitaire et des communautés
commerciales. L'AARO cherche à tirer parti d'un ensemble diversifié de
capacités technologiques de capteurs et de savoir-faire analytique de
l'intelligence à travers ces partenariats afin d'améliorer les efforts du USG
pour étudier et répondre aux UAP dans les domaines aérien, maritime et spatial
à grande échelle et à grande vitesse.
AARO met en œuvre une stratégie d'investissement
pluriannuelle pour accroître la sensibilisation dans les domaines spatial,
aérien et maritime. Ces investissements visent à améliorer les architectures de
capteurs USG existantes, à prototyper et tester de nouvelles technologies sur
le terrain, ainsi qu'à développer de nouvelles techniques analytiques utilisant
des technologies et méthodologies éprouvées. Collectivement, ces initiatives
visent à fournir des capacités de détection et d'identification des UAP en
temps réel (c'est-à-dire la connaissance du domaine), permettant ainsi aux
organisations du gouvernement américain de répondre plus efficacement aux UAP,
tant tactiquement qu'au niveau national.
ANNEXE A : GLOSSAIRE DES TERMES
Archive active : L'archive
active est un dépôt de cas manquant de données suffisantes pour permettre une
analyse complète. AARO conserve ces cas dans une archive pour soutenir les
analyses de modes de vie des UAP et les tendances de rapport. L'AARO rouvre les
dossiers archivés si des données supplémentaires de qualité suffisante
deviennent disponibles.
Phénomène anormal non
identifié (UAP) : Sources de détections anormales dans un ou plusieurs
domaines (c'est-à-dire aéroportés, maritimes, spatiaux et/ou transmedium) qui
ne sont pas attribuables à des acteurs connus et qui présentent des
comportements mal compris par les capteurs ou les observateurs. Les «
détections anormales » incluent, sans s'y limiter, des phénomènes qui
démontrent des capacités apparentes ou des matériaux dépassant les limites de
performance connues. Un UAP peut être constitué d'un ou plusieurs objets
anormaux non identifiés et peut persister sur une période prolongée.
UAP aéroporté : Sources de
détections anormales entre le niveau de la mer terrestre et la ligne de Karman
(100 kilomètres au-dessus du niveau moyen de la mer terrestre).
UAP maritime : Sources de
détections anormales au niveau de la mer terrestre ou en dessous d'un plan
d'eau.
UAP embarqué : Sources de détections
anormales au-dessus de la ligne de Karman.
Transmédium UAP : Sources
de détections anormales qui transitent par plus d'un domaine.
Données UAP : Tout
enregistrement de détections anormales, observations de UAP, effets (sur des
personnes ou équipements). Les données UAP incluent, sans s'y limiter, des
notes physiques ou numériques, des photographies fixes, des enregistrements FMV
et des enregistrements audios.
Incident de PAN : Toute
détection anormale dans n'importe quel domaine signalé par un observateur ou
enregistrée via des capteurs.
Incursion de PANT : Tout incident
d'UAP survenant dans, sur ou près d'installations militaires américaines, de
zones d'opérations, de zones d'entraînement, d'espaces aériens à usage spécial,
d'opérations de proximité ou d'autres domaines d'intérêt de sécurité nationale
tels que les infrastructures critiques américaines, les actions IC ou les
actions de défense nationale des partenaires de défense américains, alliés
militaires et coalitions de renseignement (par exemple, FVEY).




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