Au 23 juillet 2026, la "divulgation" US est passée d'un sujet de
niche à une procédure officielle. On ne parle plus de fuites, mais d'un portail
gouvernemental qui publie par vagues.
En une phrase au 23 juillet
Un système de publication institutionnalisé, nommé PURSUE, tourne
depuis mai, avec 4 vagues déjà en ligne sur WAR.GOV/UFO. Et cette semaine,
un verrou juridique majeur vient de sauter.
Au 23 juillet 2026, en fait la
divulgation ne se joue plus sur le fond - est-ce que le gouvernement a des
dossiers - mais sur la méthode : qui a le droit de parler, et qui bloque
encore.
Chronologie PURSUE - ce qui est déjà sorti
C'est quoi
PURSUE? Presidential Unsealing and Reporting System for UAP Encounters. Une collection de dossiers déclassifiés sur les
UAP lancée par l'administration Trump à partir du 8 mai 2026, publiée via un
site dédié créé pour diffuser les documents UAP au public.
Vague 1 - 8 mai 2026 : Première tranche. Environ 161-162 documents
présentés comme une "ouverture sans précédent". Concrètement :
rapports, photos, vidéos, témoignages, transcripts d'astronautes. Annonce d'un
processus continu.
Vague 2 - 22 mai 2026 : Seconde release annoncée par la Maison Blanche
elle-même, avec notamment une formation de 4 UAP en Iran le 26 août 2022 et un
cas au large de la côte Est en décembre 2019. Le portail a déjà dépassé 1,7
milliard de visites depuis son lancement.
Vague 3 - début juin 2026 : Batch axé sur les "glowing orbs"
et cas non résolus.
Vague 4 - 10 juillet 2026 : C'est la plus commentée. Le Department of War annonce publier la quatrième release de dossiers UAP déclassifiés dans PURSUE, hébergée sur WAR.GOV/UFO.
Le lot : 40 fichiers au total — 14 documents, 19 vidéos, 4 audios, 3 images —
du Pentagone, NASA, CIA, FBI et Department of Energy. On y trouve une vidéo
infrarouge de 2020 d'un objet à deux étages listé comme "unresolved",
des images au-dessus de la mer Jaune et de la mer de Chine orientale, un
rapport de 2015 d'incursion au-dessus du site d'armes nucléaires de Pantex au
Texas, et surtout des archives historiques : la conférence de 1949 sur les
boules de feu vertes à Los Alamos avec les Dr LaPaz, Teller, et le FBI.
Dans la foulée, le 29 mai, la Maison Blanche a aussi
ouvert Aliens.gov, un portail grand public séparé.
Le tournant de cette semaine : la levée des NDA. C'est l'info du 21 juillet
qui change la donne. Selon un post exclusif de Fox News Politics largement
relayé : "President Trump has directed the Department of War and the
intelligence community to waive nondisclosure agreements for former government
employees and contractors who want to cooperate with federal UAP
investigators".
Traduction : d'anciens employés / sous-traitants qui avaient signé des
accords de non-divulgation peuvent désormais parler aux enquêteurs fédéraux
sans risquer leur habilitation ou leur carrière. Une nouvelle tranche de
fichiers UAP est attendue "very soon".
Attention à la nuance, expliquée par les créateurs qui suivent le dossier :
ce n'est PAS une déclassification publique. C'est une levée de NDA pour parler
à l'AARO ou à la task force UAP présidentielle, qui ont les habilitations.
Comme le résume un autre analyste : "waiving certain NDAs for fed
investigations does not mean declassification or public disclosure". Et
NDA et classification, ce n'est "NOT THE SAME THING".
Pourquoi c'est important ? Depuis 2023, plusieurs élus comme Rubio disaient
que des témoins de première main n'osaient pas parler par peur de représailles.
Cette levée vise à faire sauter ce frein.
En parallèle de PURSUE, le Congrès pousse pour verrouiller la divulgation
dans la loi :
H.R.1187 - UAP Transparency Act
: Introduit le 11/02/2025 par Rep. Burchett, demande au Président
d'ordonner à chaque agence de déclassifier tous les dossiers UAP et les mettre
sur un site public. Statut : Introduced, renvoyé en commission.
H.R.5060 - UAP Whistleblower Protection
Act et l'amendement Burlison du 18 juin 2026 : Eric Burlison a déposé
devant la Commission des Règles un amendement de 65 pages à la loi
d'autorisation de défense NDAA (H.R. 8800) pour 2027, visant à établir un
comité fédéral de révision dédié à la localisation des dossiers UAP. Il
suivrait le modèle "UAP Records Collection" aux Archives Nationales
(NARA) adopté fin 2023, mais irait plus loin en créant une agence temporaire et
un conseil de neuf membres nommés par le Président et confirmés par le Sénat.
Co-parrains : Eli Crane et Andre Carson.
Le 9 juin 2026, conférence de presse sur les marches du Capitole avec
Grusch, Burlison et d'autres : Burlison déclare "We are no longer
asking hypothetical questions anymore. Congress is requesting specific records
and videos".
Le volet politique / lanceurs d'alerte, qui a explosé depuis mai.
1. La Maison Blanche a verrouillé un calendrier
En février, Trump a ordonné aux agences fédérales d'identifier et
déclassifier les dossiers liés aux OVNI / UAP / vie extraterrestre.
Deux précisions qui datent de ces dernières semaines :
Un site officiel et une horloge : le portail PURSUE est hébergé sur
WAR.GOV/UFO et la directive du 19 février a lancé un compte à rebours de 300
jours. Il court jusqu'à mi-décembre 2026. La formule officielle assumée par la
porte-parole: "President Trump directed the Department of War to
identify and release government files related to alien and extraterrestrial
life [...] because he is the most transparent president in history".
Photo: Fox News
Le tournant du 21 juillet : Fox News Digital révèle en exclusivité que Trump a ordonné au Department of War et à la communauté du renseignement de lever les NDA antérieurs pour les anciens employés et contractants qui coopèrent avec les enquêtes UAP. Le mécanisme : rencontre avec les représentants désignés de l'AARO ou de la task force présidentielle PURSUE, qui ont les habilitations, et levée du NDA pendant l'entretien.
L'administration précise : ce n'est pas une "declassification
directive" et ça ne passe que par les canaux gouvernementaux. "Any
information that is received that sheds light on the UAP mystery will
ultimately be made public", avec un focus sur les incidents restés
inexpliqués, pas sur la tech étrangère connue ou les programmes US
classifiés.
La Task Force Luna. La présidente Anna Paulina Luna dirige la Task
Force on the Declassification of Federal Secrets. Dans son discours
d'ouverture, elle parle de secret, de stigmate et cite directement l'incident
d'Eglin AFB où elle, Matt Gaetz et Burchett ont suivi une piste de pilotes en
activité qui dénonçaient un cover-up de l'USAF. Le problème central selon elle
: les pilotes ont peur de perdre leur statut de vol s'ils parlent.
Le Disclosure Forum 2026 à Washington. Le Hill a réuni le who
is who: Sen. Kirsten Gillibrand (D-NY), Sen. Mike Rounds (R-SD), Rep. Anna
Paulina Luna (R-FL), Rep. Eric Burlison (R-MO), Rep. Tim Burchett (R-TN), Rep.
Suhas Subramanyam (D-VA). Christopher
Mellon ouvre, Lue Elizondo et Mike Rounds reçoivent un Disclosure Award, avec
des panels science (Avi Loeb, Hal Puthoff) et sécurité nationale.
Le 9 juin sur les marches du Capitole. C'est le moment le plus
politique. David Grusch revient avec le groupe bipartisan Burchett, Luna,
Burlison, Moskowitz, plus les journalistes Leslie Kean et James Fox.
L'événement est présenté comme un passage du témoignage à l'action.
Trois exigences posées :
· Publier les dossiers exacts que Grusch dit avoir identifiés par leur nom
· Faire passer le UAP Disclosure Act
· Protection des lanceurs d'alerte
Les deux figures qui poussent le plus :
Tim Burchett : ton très cash. Il raconte
en briefing comment, en skiff classifié, un jeune officiel avec un
"man-bun" lui aurait expliqué que même le président n'a pas besoin de
savoir, et dénonce une corruption / cover-up depuis 1947. Il recadre : ce n'est
pas une histoire de "little green men", c'est une question de dollars
du contribuable dépensés dans des programmes niés en public. En mai, il
va plus loin : "Washington does not need more hearings on UFOs. He wants
disclosure." Il dit être en
contact avec la Maison Blanche tous les jours, mais que les partisans de la
divulgation à l'intérieur se heurtent à de la résistance, "deep
state", et que le Président lui-même s'est fait dire que c'est comme
"layers of an onion". Sur les USO (objets sous-marins), il freine :
un seul témoin crédible prêt pour l'instant.
Eric Burlison : le législateur technique. Son amendement de 65 pages à la NDAA 2027 (H.R.8800) veut créer un UAP Records Review Board indépendant avec pouvoir de subpoena, obliger les agences à identifier, préserver et transmettre les dossiers UAP aux Archives Nationales, et interdire la destruction ou reclassification de dossiers déjà divulgués. Devant les caméras, il martèle : "The American people deserve the truth", salue les lanceurs d'alerte, réclame immunité et protections renforcées, et demande à Trump de lever les NDA- ce qui vient d'être fait.
Photo Eric Burlison
Côté NDAA 2026 déjà votée, le Congrès a aussi imposé à l'AARO des briefings
élargis sur les interceptions UAP par le NORTHCOM / NORAD : nombre,
localisation, nature, procédures, données collectées, avec rétroactivité au 1er
janvier 2004 pour tout ce qui n'a jamais été rapporté, plus obligation pour le
DNI et le SecDef de transmettre immédiatement toute donnée à l'AARO.
Du côté des lanceurs d’alertes, David Grusch - le pivot. 14 ans Air
Force / NGA, co-lead UAP et objets trans-medium, rattaché à la UAP Task Force
puis à l'AARO. Plainte lanceur d'alerte en mai 2022 jugée "urgente et
crédible" par l'IG. Le 26 juillet 2023, il témoigne sous serment d'un
programme multi-décennal de récupération de crashs et de rétro-ingénierie
auquel on lui aurait refusé l'accès, et affirme que les US possèderaient des
"biologics non-humains". Quand Burchett lui demande s'il a
connaissance de personnes blessées pour étouffer l'affaire, il répond oui, mais
seulement en SCIF.
Le 9 juin 2026, il va plus loin que d'habitude : il dit que le gouvernement
a connaissance de "plusieurs" formes de vie non-humaine, allant du
"corporeal bipedal type life" à ce qu'il appelle "sentient
plasma life". Il détaille aussi la nature supposée de formes de vie
extraterrestres que le gouvernement connaîtrait et accuse : "Political
appointees have not complied with the disclosure law".
Luis Elizondo - entre prix et polémique. Ancien directeur AATIP,
présenté comme ayant démissionné pour protester contre le secret et révélé les
5 Observables. Il reçoit un Disclosure Award au Forum. Sur scène, il martèle
qu'il faut une amnistie pour ceux qui sont dans un soi-disant legacy program,
et évoque une discussion avec un haut responsable de la Maison Blanche sur une
fenêtre de 60 jours pour se manifester. Il prévient aussi que la Chine a
reconnu son propre programme UAP dès 2021 avec de l'IA pour trier les
signalements. Dans le même temps, sa position divise : des médias évoquent que
l'administration Trump envisagerait de le nommer à un rôle officiel, mais
certains experts l'accusent d'avoir lui-même couvert des preuves par le passé.
Le journaliste Ross Coulthart l'a même présenté comme un potentiel
"gatekeeper".
Les nouveaux noms qui sortent dans les coulisses :
James Erdman III (CIA) : aurait témoigné sous serment que l'agence
aurait espionné illégalement des lanceurs d'alerte UAP, dont des personnes
escortées dans un effort de revue sous l'ODNI alors dirigé par Tulsi
Gabbard.
Matthew Brown : décrit un programme qui utiliserait une IA pour
retirer les images UAP des flux de renseignement.
Le casting plus large du documentaire "The Age of Disclosure"
donne une idée de la coalition : Marco Rubio, Gillibrand, Rounds, Burchett,
André Carson, Dan Crenshaw, Luna, mais aussi James Clapper, Christopher Miller,
Christopher Mellon, le contre-amiral Tim Gallaudet, les pilotes David Fravor,
Alex Dietrich, Ryan Graves, et le colonel Karl Nell.
Photo : le Pentagone.
Ce que ça change concrètement au 23 juillet c’est le passage du témoignage
public au témoignage protégé en SCIF. La levée des NDA est la réponse
directe à la demande #1 de Burlison et Grusch. L'idée : faire venir des témoins
qui disaient "je ne peux pas parler à cause de mon NDA" vers l'AARO.
La pression est sur les contractants. C'est le cœur de l'amendement
Burlison : si des programmes sont chez des privés, seul un board avec subpoena
peut les forcer.
La fenêtre est courte. 300 jours pour déclassifier, et selon Elizondo,
60 jours d'amnistie officieuse évoqués. Le prochain mois dira si des noms
sortent vraiment, ou si on reste sur des vidéos d'orbes orange comme lors des
dernières vagues PURSUE.
En fait que contiennent ces dossiers : Le Pentagone insiste : le focus
est sur les incidents qui restent inexpliqués, plutôt que sur des technologies
étrangères connues ou programmes US classifiés.
On trouve dans les tranches déjà publiées :
· Des "mother orbs" lumineuses qui relâcheraient des objets plus petits près de sites sensibles, des sphères orange observées en opération, des transcripts Apollo décrivant des lumières et des "jagged, angular fragments"
· L’incident de 2015 au-dessus de Pantex au Texas, et une vidéo infrarouge d'un objet en forme d'étoile à six branches suivi le 1er janvier 2025 au-dessus de la mer Jaune
· Le rapport de l'AARO lui-même indiquait environ 40% de cas non résolus faute de données. Les publications officielles reconnaissent qu'il n'y a pas d'images claires de "petits hommes verts" — l'intérêt est scientifique et historique.
La prochaine vague PURSUE est annoncée comme imminente par l'administration
après la levée des NDA.
Le sort de l'amendement Burlison à la NDAA 2027 : il doit passer la
Commission des Règles puis être voté. C'est lui qui donnerait un vrai pouvoir
d'assignation pour récupérer les dossiers chez les contractants privés.
Les témoignages protégés : si la levée de NDA est appliquée, on
devrait voir des auditions à huis clos à l'AARO puis des témoignages publics.
Côté opinion, c'est très polarisé. Sur les pages officielles, les
commentaires sous les annonces du Department of War sont inondés de demandes
sur les dossiers Epstein et d'accusations de distraction, plus que de débats
sur les vidéos elles-mêmes. C'est le bruit de fond actuel de la divulgation :
une transparence jamais vue, mais une défiance qui reste massive.
Équipe rédactionnelle du GEOS France



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