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LES OVNIS SUR LE CONTINENT AFRICAIN
Un livre de Gérard LEBAT
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https://ovnietuapinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/LES-OVNIs-SUR-LE-CONTINENT-AFRICAIN-V-2026.pdf
La bible des ovnis en Afrique
La bible de l’ufologie en Afrique – Toute l’Ufologie Africaine en un seul livre - Plus de 1200 pages – Près de 1000 observations dont de nombreuses commentées et analysées – La vison des ancêtres face aux « êtres » de lumières et autres superstitions, analysée pour de nombreux pays - De nombreuses informations uniques issues de nos recherches et de nos enquêtes… Un ouvrage complet, évolutif qui sera mis à jour ultérieurement par l’ajout des cas, des études ou des documents que vous nous communiquerez ou que nous trouverons au cours de nos recherches
la présence des témoins. En fait, ils étaient stupéfaits de voir ce
spectacle qu’ils ne comprenaient pas, qu’ils ne ressentaient pas l’envie de
bouger ou de parler….
17 – La créature d’un bond se retrouve devant
l’entrée de l’objet, fait une pose d’une seconde, puis la tête la première
plonge dans l’objet en se lançant dans l’ouverture.
Ils sont immobiles, pas un bruit, la masse qui semble vivante, se relève
alors et fait un saut de 3 m 50 au moins, sans qu’elle ait démontrée un effort
et se retrouve devant la « porte » de la boule. Elle fait une pose d’une
seconde, debout, puis l’entité semble voler et elle s’engouffre dans l’objet, La tête, en avant. Une fois
l’entité entrée, on ne la distingue plus, c’est comme auparavant,
« noir. ». Les déplacements de l’entité lors des deux « vols »
sont peu rapides, 1 seconde peut être. (Mais pas à la fois pas très lents et
pas instantanés).
La phase partant du début de l’observations de la boule et de la créature
jusqu’à ce qu’elle disparaisse à l’intérieur de l’objet a durée entre une et
deux minutes. 10 à 15 secondes après que la créature a embarquée, l’engin
s’élèvera, sans bruit, seul l’aura lumineux au moment où il commence à
s’élever, s’intensifie et devient beaucoup plus lumineux, avec une sorte de
scintillement. L’objet s’élève en 2 secondes au maximum, puis disparait
pratiquement instantanément sans que les témoins soient en mesure d’en
discerner la direction. La boule s’est élevée à une hauteur qui peut être
estimée à 20 m, se situant au-dessus des arbres les plus élevés. Cette phase
d’élévation s’est déroulée très rapidement, l’élévation est alors bien visible
jusqu’à la disparition instantanée.
En fait les deux témoins estiment avoir vu l’objet, en même temps que la
créature et la durée totale de la scène jusqu’à la disparition instantanée est
d’environ 2 minutes. C’est en fait rapide, ils sont arrivés semble-t-il après
l’atterrissage (l’objet n’était pas posé au sol sur des pieds ou des roues,
mais semblait en suspension dans l’air) et après que la créature ait examiné le
sol, pour peut-être en recueillir des herbes, de la terre ou autre chose. C’est
pratiquement au moment où l’entité terminait sa « mission » que les
témoins sont arrivés.
Lorsque l’objet a disparu, les deux
témoins échangèrent des paroles, stupéfaction, incompréhension, ils n’avaient
pas de solution à donner à ce qu’ils avaient vu. C’était quoi ? Ils
avaient entendu à la radio ou vu des émissions TV parlant des OVNI (Très rare
au Togo) mais ils ne pensaient pas qu’un jour ils en seraient les témoins. Ils
n’y faisaient pas attention. Ils n’avaient pas peur, le problème le plus
important pour eux était de décider s’ils devaient en parler. « Non,
c’était trop risqué, on les prendrait pour des « débiles » et même, ils
risquaient d’être l’objet de « magie noire » « sorts » et
autres croyances locales… » Les
deux témoins, sans se l’interdire véritablement, décidèrent d’éviter de parler
de ce qu’ils avaient vu.
Les réactions dans un village Africain du Togo ne sont pas celles qu’un
européen peu avoir. Ces deux jeunes avaient un peu plus de connaissances que la
majorité des habitants, mais malgré cela, ils ont opté pour la discrétion. En
fait, ayant fait des centaines de conférences et fréquemment, lors du débat qui
suivait, je demandais s’il y avait des témoins dans la salle. À chaque fois,
plusieurs mains se levaient. Et à la question : « Pourquoi n’en
avez-vous jamais parlé ? » La réponse était la peur du ridicule !
Pourtant en France, les gens sont sensibilisées au fait que la Gendarmerie est
apte à recevoir leur témoignage. Peu vont le faire, tout comme nos deux amis
Togolais et on se rend compte que beaucoup de témoignages sont perdus.
Après ces échanges rapides, ils constatèrent qu’il n’y avait aucune trace
sur les lieux du quasi atterrissage et ils sont repartis en direction de leur
habitation car la nuit allait bientôt tomber. Abdoulaye précise, après ma
question, qu’il n’avait pas de téléphone portable, ni son ami Anani et qu’ils
n’ont pas été en mesure de prendre des photos ou des vidéos. Il précise que
compte tenu de l’état dans lequel ils se trouvaient tous les deux, même s’ils
avaient eu un téléphone portable, ils n’auraient certainement pas pensé à
l’utiliser tellement la surprise de se trouver face à face avec un tel
phénomène les avaient surpris et en quelque sorte paralysés.
Enquête de
Gérard LEBAT
Fin de rédaction le 25 février 2026
Les noms de famille
par discrétion ont été modifiés ou non indiqués à la demande du témoin, les
prénoms sont réels. Il est à noter que compte tenu de l’ancienneté des faits,
les dimensions, distances diverses peuvent être erronées que quelques cms, m ou
kms. L’heure avec 15 mn de marge est exacte, le soleil se couchant vers 18 H 15
Chapitre XII – 47
45 – TUNISIE
LE PHENOMENE OVNI EN TUNISIE
Politique, Religion, Recherche locale et Communautés
Le phénomène OVNI en Tunisie se caractérise par une absence de structure
étatique dédiée, une gestion essentiellement rationaliste assurée par la
Société astronomique de Tunisie (SAT) et la Cité des Sciences, et une
interprétation culturelle dominée par le cadre islamique des djinns et du
ghayb.
L'inventaire historique recense une dizaine de cas documentés entre 1943 et
1997, dont les observations de La Marsa (1950), Ferryville/Menzel Bourguiba
(1951-1952), Souk-el-Khemis (1954) et Sfax (1997), auxquels s'ajoutent depuis
2023 des vagues de signalements liés aux satellites Starlink.
Contrairement à la France (GEIPAN/CNES) ou aux États-Unis (AARO), la
Tunisie ne dispose d'aucun programme officiel d'étude des PAN, les autorités
militaires n'intervenant que pour les intrusions aériennes classiques.
Sur le plan religieux, les autorités savantes rappellent que le Coran et la
Sunna n'apportent ni confirmation ni négation de l'hypothèse extraterrestre, et
distinguent strictement OVNI et djinns.
L'écosystème associatif repose sur la SAT (70 membres, fondée en 1990),
l'Association Jeunes Sciences, la Cité des Sciences de Tunis et des initiatives
diasporiques comme AreaTN, complété par des forums comme Tunisie-Culture et des
groupes TikTok/Facebook.
1. Inventaire historique des observations en Tunisie
La littérature ufologique internationale et les forums tunisiens convergent
sur une série de cas anciens, souvent militaires en raison du contexte colonial
et de la Seconde Guerre mondiale.
Le cas le plus documenté contemporain est celui de juillet 2023. Plusieurs
internautes ont posté des clichés de points lumineux en grappe. La SAT a
identifié le phénomène comme le 92e lot de 54 satellites Starlink lancé le 16
juillet 2023 depuis Cap Canaveral, restés en formation serrée après mise en
orbite.
Le même mécanisme d'explication a été repris par L'Expert Journal :
l'analyse des images originales montre des dizaines de points en constellation
à grande vitesse, non un corps solide, et les images d'objet cylindrique vert
projetant des faisceaux sont générées par IA.
Un autre mécanisme récurrent est la méprise lunaire. En 2024-2025, une
vidéo virale présentée comme soucoupe a été déconstruite : point lumineux fixe,
blanc intense, correspondant à la pleine lune basse sur l'horizon, phénomène
naturel bien documenté, sans rapport des autorités ni des experts.
Nous retrouvons dans le catalogue des cas Tunisiens toutes ces
observations.
.
2. Traitement politique et institutionnel
2.1 Absence de programme étatique
La Tunisie ne dispose d'aucun équivalent du GEIPAN français (créé au CNES
en 1977 comme GEPAN puis SEPRA puis GEIPAN en 2005). Les recherches web sur
"Tunisie armée rapport OVNI officiel" ne renvoient qu'à des incidents
aériens classiques, comme l'interception d'un avion non identifié venant de
Libye en avril 2015 par un chasseur tunisien, ou des démentis sur des bases de
drones US.
La doctrine militaire tunisienne, décrite comme neutre et sous-équipée
depuis Ben Ali, est centrée sur le contre-terrorisme et la surveillance
frontalière sud avec la Libye et l'Algérie. Aucun document public ne mentionne
une cellule PAN au ministère de la Défense.
2.2 Rôle de substitution de la SAT et de la
Cité des Sciences
Faute d'instance étatique, la Société astronomique de Tunisie (SAT) agit
comme autorité de débunking.
Fondée en juin 1990 par des amateurs de la faculté des Sciences de Tunis,
avec 70 membres et des cours pour lycéens dans les années 1990, elle publie des
communiqués expliquant les phénomènes par l'activité spatiale humaine et
affirme qu'il n'y a pas de raison de paniquer.
La SAT est membre d'une architecture régionale en construction : l'Union
maghrébine d'astronomie et des techniques spatiales (UMAS), dont l'AG
constitutive s'est tenue à la Cité des Sciences de Tunis du 28 au 30 juin 2012,
réunissant les cinq pays du Maghreb sous le slogan "Cinq nations, une
union céleste". La Cité des Sciences à Tunis (CST), établissement national
de diffusion scientifique, organise Nuit des Étoiles depuis 1994 via
l'Association Jeunes Sciences, écoles d'été en astronomie, observations avec
télescopes motorisés et ateliers sur débris spatiaux, GPS et traque de l'ISS.
3 - Dimensions religieuses et culturelles
3.1 Position orthodoxe : ni affirmation ni négation
L'islam sunnite majoritaire en Tunisie adopte une position d'abstention
épistémologique sur les extraterrestres. Islam QA (fatwa 1887) répond à la
question sur la vie hors Terre : L'Islam n'empêche pas l'homme de tenter
d'explorer l'univers pour découvrir ses secrets [...] conformément à l'ordre
d'Allah dans son livre.
La fatwa 225255 en arabe précise :
Le Coran et la Sunna authentique ne sont pas
venus avec la science des créatures spatiales, ce sont des avis et ijtihad
[...] ne s'attribuent pas à la religion.
Et :
Il n'est pas de la science solide ni de la
sagesse de trancher pour la Charia sur les créatures spatiales, que ce soit par
négation ou affirmation.
Le verset souvent cité est 42:29 sur les créatures dispersées dans cieux et
terre, mais les exégètes refusent d'en faire une preuve ufologique.
3.2
Djinns, ghayb et OVNI : une assimilation populaire mais réfutée par les savants
Dans la culture populaire maghrébine, tout phénomène lumineux inexpliqué
est fréquemment attribué aux djinns. La doctrine classique rappelle :
-
Les djinns
créés de "feu sans fumée" (55:15), dotés de libre arbitre,
responsables devant Dieu, appartenant au ghayb (invisible) : "Il vous
voit, lui et sa tribu, d'où vous ne les voyez pas" (7:27).
-
Ils
peuvent selon hadith prendre forme humaine, serpent, chien noir, mais cela ne
signifie pas que toute apparition étrange est un djinn.
-
Les grands
exégètes Tabari, Ibn Kathir, Qurtubi n'établissent aucun lien entre djinns et
objets volants pilotés
L'analyse prudente marocaine, transposable à la Tunisie, insiste :
A.
Le terme
OVNI signifie simplement objet volant non identifié. Il ne désigne ni un
extraterrestre, ni un djinn, ni une technologie particulière.
B.
Le Coran
affirme l'existence des djinns, mais il ne mentionne pas les OVNI ni des objets
volants pilotés par eux.
C.
La Loi
religieuse invite à ne pas accorder d'attention excessive aux djinns, au risque
d'idolâtrie.
D.
En
pratique tunisienne, les récits de 1997 à Sfax mentionnant une odeur d'acide
sulfurique renvoient à des motifs folkloriques de manifestation de djinns, mais
la SAT les traite comme rentrée atmosphérique ou plasma.
3.3 Ufologie islamique et interprétations
ésotériques
Sur TikTok tunisien (@tunisian_advertiser), des vidéos cumulent milliers de
likes décrivant des mouvements brusques, arrêts, accélérations silencieuses,
typiques du vocabulaire UAP américain, mais recadrées dans une lecture locale :
"je pensais que c'était un avion, mais sa trajectoire était
différente"
.
Des chaînes YouTube arabophones reprennent le verset "latar kabunna
tabaqan 'an tabaq" (84:19) pour justifier les soucoupes, lecture qualifiée
de pseudoscience par la littérature critique.
4 Écosystème associatif et numérique
1.1 Associations scientifiques
|
Structure |
Fondation |
Mission |
Rôle sur
OVNI |
|
Société astronomique de Tunisie (SAT) |
1990, Faculté des Sciences de Tunis |
Vulgarisation, lien amateurs-pros, recherche |
Autorité de référence, débunking Starlink,
communiqués |
|
Association Jeunes Sciences de Tunisie (AJST) |
1970, affiliée UTOJ |
Clubs jeunes, Nuit des Étoiles depuis 1994 |
Observations publiques, éducation |
|
Cité des Sciences à Tunis (CST) |
1992 |
Établissement public |
Soirées astronomiques, écoles d'été, planétarium |
|
Union maghrébine d'astronomie (UMAS) |
AG 2012 Tunis |
Fédérer Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Mauritanie |
Coordination régionale |
4.2 Communautés ufologiques francophones et
diaspora
AreaTN (Area Tunisia, clin d'œil à Area 51) : site créé par Dali
(Mohamed Ali), Tunisien vivant en France, passionné d'ufologie. Objectif :
constituer une communauté ufologique maghrébine/francophone, collecte de
témoignages Tunisie/Maroc/Algérie. Le site est aujourd'hui difficilement
accessible mais reste référencé dans les forums.
-
Forum
Tunisie-Culture (2005-2006) : thread "Les OVNIs en Tunisie"
lancé par modérateur "Nombre pi", rassemblant divers passionnés par
le phénomène. Tentative pionnière de base de données locale.
-
OVNIS.forumactif.com :
recension des cas avec témoignages détaillés 1.
-
Facebook/TikTok :
groupes privés "OVNI Tunisie", vidéos virales Sfax, Bizerte (décembre
2018 mentionné dans transcript ODH TV) ; la modération scientifique est faible,
les explications Starlink peinent à concurrencer le sensationnel.
Aucune association tunisienne ne se déclare exclusivement ufologique ;
l'intérêt reste périphérique à l'astronomie amateur.
5. Conclusion et perspectives
Le dossier OVNI tunisien illustre un modèle de "faible
institutionnalisation, forte rationalisation associative". Contrairement
aux puissances qui judiciarisent ou militarisent le sujet (Pentagone AARO,
GEIPAN), la Tunisie l'externalise vers la société civile savante. Cette
configuration produit trois effets :
-
Dépolitisation :
aucun rapport parlementaire, aucune audition, les autorités se contentent de
démentir les fakes lunaires.
-
Religiosité
contenue : l'Islam officiel ne nourrit pas l'ufologie, il la neutralise
par le rappel du ghayb et l'interdiction de spéculation sans preuve. La
confusion djinn-OVNI reste folklorique, non doctrinale.
-
Vulnérabilité
à la désinformation spatiale : la prolifération de Starlink (4 822
satellites en juillet 2023, objectif 36 000) garantit une récurrence de
signalements, amplifiés par IA générative .
Pour une étude locale sur place, il serait utile de numériser les archives
de La Presse de Tunisie et Tunis Soir (1950-1954), de mener des entretiens avec
la SAT et la CST, et de cartographier systématiquement les vidéos TikTok
géolocalisées en Tunisie depuis 2023.
Sources
1 Ovnis.forumactif.com
— O.V.N.I EN TUNISIE -
AreaTN
2 Tunisie-Culture Forum — Les OVNIs en Tunisie
3 Think About It Docs — Tunisia Sightings
4 Tekiano — La vérité sur le train
de satellites vu la nuit dans le ciel de Tunisie
5 L'Expert Journal — OVNI au-dessus de la Tunisie ? Le mystérieux
phénomène qui a affolé les réseaux sociaux enfin expliqué !
6 Turess / BusinessNews — Tunisie : une vidéo virale prétendant montrer
une soucoupe volante montre en réalité la lune
7 Wikipédia — Groupe d'études et
d'informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés
8 Tunisie-Actualité — Un avion de chasse de
l'armée tunisienne oblige un avion non identifié à quitter l'espace aérien
9 Defense Mirror — Tunisia Denies Report
Of US Drone Bases On Its Soil
10 Carnegie Endowment — The Evolution of
Tunisia's Military
11 Sky & Telescope — Astronomical Society
of Tunisia
12 Turess / La Presse — Les associations se rassemblent dans une
nouvelle structure... Union maghrébine
13 Tekiano — La Cité des Sciences
de Tunis organise la Journée de l'Espace
14 IslamQA — l'attitude de l'Islam
vis-à-vis de l'exploration de l'espace
15 IslamQA AR — القرآن الكريم لم ينزل ليبين للناس حقيقة عالم الفضاء
16 OVNI Maroc International Blog — L'ISLAM, LES DJINNS ET
LES OVNI - UNE ANALYSE PRUDENTE
17 OpenEdition Books — Esprits terrestres (djinns) et relations
sexuelles en islam traditionnel
18 Grande Mosquée de Paris — Récits célestes n°40 -
Regards croisés sur les jinns
17 JUIN 1881 - GABES – TUNISIE
Un étrange rapport ou aujourd’hui on ferait intervenir
les OVNIs !
Citation :
L'un des cas les plus étranges de « mystérieux booms du
ciel » jamais enregistrés eut lieu en Afrique du Nord le 17 juin 1881. Ce
jour-là, Ishaq al-Taabi était assis dans la cour de la mosquée de Sidi Driss à
Gabes, une ville portuaire située aujourd'hui en Tunisie. Avec ses camarades,
Ishaq écoutait l'imam Mohammed al-Aziz al-Ghassani discuter de versets du Coran
(le Coran). C'était un matin typique ensoleillé de juin au habou (école
islamique similaire à une madrassa au Pakistan — J.T.). Soudain, une explosion
assourdissante couvrit les paroles de l'imam.
« Qu'est-ce que c'était !? » cria un élève
.
Avant que quiconque ne puisse répondre, une série de multiples explosions, «
on dirait du canonnage », suivit, et même l'imam bondit sur ses pieds.
« Ils bombardent la ville ! » cria Hassan Bin Ahmad.
Ignorant les avertissements de l'imam de faire attention, Ishaq, Hassan et les
autres adolescents sortirent précipitamment de la cour et traversèrent le souk
(marché — J.T.) Ils trouvèrent des adultes choqués, perplexes et effrayés qui
se promenaient. Se frayant un chemin à travers la foule, les garçons se
dirigèrent vers le sud-est jusqu'à la rivière Oued Gabes, déterminés à
apercevoir la « flotte étrangère » qu'ils pensaient bombarder leur ville.
Soudain, les garçons furent projetés au sol par un tremblement de terre. Le cri
monta depuis le souk. « Tremblement de terre ! » Mais Ishaq et ses amis
continuèrent, courant dans les ruelles étroites et tortueuses.
« Ce tremblement de terre s'est fait sentir, à intervalles de 32 secondes,
durant environ six minutes », rapporta un scientifique français vivant à
Gabes à l'époque.
Lorsque le dernier tremblement s'est calmé, Ishaq et ses camarades étaient déjà
à la rivière, regardant vers l'est en direction de la mer Méditerranée. Mais il
n'y eut pas de flashs de canons, pas de nuages de fumée au charbon, pas de
cuirassés européens au large, seulement quelques bateaux à gréement latin
appartenant aux pêcheurs tunisiens.
Le mystère des « booms du ciel » de 1881 ne fut jamais résolu.
(Voir le livre New Lands de Charles Fort, Boni
and Livewright Inc., New York, N.Y., 1923, page 126. Également la revue
française La Nature, 17-126 pour 1881.)
04 MARS 1943 – TUNISIE
Lieu : Tunisie
Date : 4 mars 1943
N - 1943.03-04 - night, Tunisia,
Hurricane, 73d
RAF Squadron (Night Fighter) pilot encounter unusual light as did other
squadron members.
(Letter to RNZAF in Air Department File 39/3/3.NS Vol. 1, Reports:
Flying Saucers (Nov 1952-Dec 1955), at Defense House, Wellington, New Zealand.)
Référence:
AIRCRAFT UFO ENCOUNTERS SUMMARIES
FROM
PROJECT 1947 RESEARCH
Le 3 éme escadron, de la
RAF :
Opérations en Afrique du Nord
: Le 73e escadron de la RAF participe activement à la campagne de Tunisie
contre les forces de l'Axe.
Missions de chasse nocturne :
Les appareils engagés patrouillent dans le ciel du désert et des zones côtières
pour intercepter les raids ennemis
Autre source :
N - 1943.03-04 - nuit, Tunisie,
Un pilote d'Hurricane, du 73e escadron de la RAF (chasseurs de nuit), a
aperçu une lumière inhabituelle, tout comme d'autres membres de l'escadron.
(Lettre adressée à la RNZAF, conservée dans le dossier du Département de l'Air
39/3/3.NS, vol. 1, Rapports : Soucoupes volantes (nov. 1952-déc.
1955), à Defense House, Wellington, Nouvelle-Zélande.)
Source : https://www.project1947.com/47cats/acupdt.htm
MARS –
AVRIL 1943 – MONASTIR TUNISIE suite de
Nouvelle Zélande.
Cas
d’origine NEW ZELAND, complet et qui est en fait le cas signalé aux USA ;
Monastir, Tunisie, en mars
ou avril 1943 :
Numéro de dossier :
ACUFO-1943-03-00-TUNISIA-1
Résumé :
En septembre 2010, la
Nouvelle-Zélande a déclassifié ses archives OVNI et les a publiées en fichiers
PDF sur le Web. Dans un dossier couvrant les années 1952 - 1953, on trouve une
lettre écrite en 1955 par un citoyen néo-zélandais dont le nom est effacé,
envoyée au ministre de l'Air (cette lettre manuscrite est indiquée plus loin
dans ce dossier).
Le monsieur, un instituteur
résidant à Rotorua, en Nouvelle-Zélande, expliqua qu'il avait lu dans les
journaux les rapports concernant l'objet volant aperçu par le capitaine W. A.
Rainbow alors qu'il pilotait récemment un D.C.3 de nuit au-dessus de Waikato,
et qu'il souhaitait transmettre que, puisqu'une enquête officielle sur cette
observation avait été ouverte, pour sa
valeur, une expérience qu'il a vécue pendant la Seconde Guerre mondiale et qui
peut ou non ressembler à la récente observation d'un pilote.
Il a donné son nom, son numéro
de service lorsqu'il était dans les Royal New Zealand Air Forces pendant la
Seconde Guerre mondiale, et a expliqué qu'il avait été démobilisé de la RNZAF
avec le grade de lieutenant de vol à cette époque. Il indiqua le nom et la
tonne d'origine d'un autre citoyen néo-zélandais qui se trouvait dans la même
unité au moment de l'observation et put corroborer son propre rapport.
Il a expliqué que pendant la
guerre, il pilotait des chasseurs monomoteurs lors d'opérations de jour et de
nuit au Moyen-Orient et en Europe. Lors de son expérience, en mars ou avril
1943, lors de l'avancée de la 8e armée britannique, il volait avec le 73e
escadron de la RAF à bord de chasseurs de nuit Hurricane, et il pense que
l'incident s'est produit au-dessus de la région de Monastir.
Avant sa propre expérience,
plusieurs pilotes de son escadron avaient signalé avoir été suivis par des «
lumières ».
D'après ses souvenirs, il
avait décollé de sa base pour le territoire ennemi. Il traversa la ligne de
bataille et observa bien devant lui et à sa gauche une faible lumière semblable
à celle émise par les avions, ce qu'il prit d'abord à tort.
Le parcours qu'il suivait
aurait dû le mener beaucoup à droite de la lumière, mais contrairement à ses
attentes, la distance entre la lumière et lui diminuait rapidement et
l'intensité de la lumière augmentait. La lumière suivait le côté de son aile
gauche, et à une distance d'environ 50 à 100 mètres, elle prenait une
trajectoire et une vitesse identiques à la sienne.
Il changea alors de cap et de
vitesse, et la lumière effectua la même manœuvre. Ses changements furent
soudains, la lumière manœuvrant avec un court délai avant de se cacher. En
tournant brusquement et brusquement, il put poursuivre la lumière en cercle, de
sorte qu'il pouvait la viser avec les quatre canons de 20 mm de son Hurricane.
Il fit cela plusieurs fois et tira jusqu'à épuisement de munitions. Mais chaque
fois qu'il observait, il ne voyait aucun changement apparent dans le
comportement de la lumière.
Il mit ensuite le cap sur sa
base sans avoir accompli sa mission initiale, et la lumière continua de le
suivre. Lorsqu'il approcha de nouveau du front de bataille, il remarqua que la
lumière commençait à traîner et à s'atténuer.
Il traversa le front de
bataille, mais décida ensuite de retourner en territoire ennemi. Il a noté que
la lumière était dans la position et l'état qu'il avait observés à l'origine.
Lors de ce second vol en
territoire ennemi, la lumière répéta le même schéma que lors du premier vol.
De plus, il s'est transformé
en une forte lueur orange rouge et constante et, aux côtés du Hurricane, il a
illuminé tout l'avion de façon très intense. Il ne pouvait rien observer à quoi
la lumière aurait été attachée, et ne pouvait déterminer ce qui l'avait créée.
Pendant que la lumière était
avec lui, les canons antiaériens allemands n'avaient pas ouvert le feu.
Il expliqua que, comme
plusieurs pilotes du 73e escadron à cette époque avaient vécu cela, et comme
tous avaient remis leurs rapports au renseignement, il pouvait y avoir eu une
explication officielle, selon laquelle la RAF pourrait avoir des informations
utiles pour aider l'enquête récente, dont le résultat pourrait résoudre sa
propre expérience.
Il n'a évidemment jamais reçu
de réponse, sa suggestion n'a manifestement pas été suivie.
LA LETTRE ORIGINALE DU TEMOIN
(Traduction – source : https://www.ufologie.patrickgross.org/acufo/1943-03-00-tunisiaf.htm )
Rotorua, 4 nov 1955
M. le Ministre
Aviation Civile
Wellington
Dear Sir,
Cher Monsieur,
Dans les journaux, j'ai lu avec un très vif intérêt les rapports sur
l'objet volant vu récemment par le capitaine W. A. Rainbow alors qu'il pilotait
un D.C.3 la nuit au-dessus de Waikato.
Puisque vous menez une enquête sur le phénomène, je voudrais vous
transmettre, quelle que puisse en être sa valeur, une expérience que j'ai
moi-même vécue pendant la seconde guerre mondiale et qui peut ou non ressembler
à votre enquête.
Je m'appelle [] et mon numéro de matricule était []. J'ai été démobilisé de
la RNZAF [] alors que j'avais le grade de Flight Lieutenant. Je suis maintenant
professeur des écoles.
Pendant la guerre, j'ai piloté des chasseurs monomoteurs de jour comme de
nuit.
L'expérience que je vais raconter s'est produite alors que je volais avec
le 73e Escadron de la RAF sur des chasseurs de nuit Hurricane, au Moyen-Orient.
C'était en mars ou avril 1943, lors de l'avancée de la 8ème armée et je
pense que l'incident a eu lieu au-dessus de la région de Monastir.
Avant ma propre expérience, plusieurs pilotes de notre escadron avaient
signalé avoir été suivis par des lumières.
Comme je m'en rappelle, j'étais parti de ma base pour le territoire ennemi.
J'ai traversé la ligne de front et j'ai observé bien devant moi et vers ma
gauche une faible lumière semblable à celle émise par les avions ce avec quoi
je l'ai initialement confondue.
La route que je suivais aurait dû m'amener très à droite de la lumière,
mais contrairement à mes attentes, la distance entre la lumière et moi
diminuait rapidement avec une augmentation
de l'intensité de la lumière. Finalement, la lumière s'est rapprochée de
mon aile gauche et, à une distance d'environ 50 à 100 mètres, elle a pris une
route et une vitesse identiques à celles de mon avion.
J'ai découvert qu'en modifiant la course droite et la vitesse, les feux
faisaient de même, mais si mon changement était soudain, il y aurait un court
délai avant qu'elle ne le rattrape.
En tournant soudainement et fortement, j'ai pu chasser la lumière en un
cercle jusqu'à ce que je puisse viser dessus mes quatre canons de 20 mm.
Je l'ai fait plusieurs fois jusqu'à épuisement de mes munitions, mais à
chaque fois je n'ai observé aucun changement apparent dans le comportement de
la lumière.
Après avoir traversé la ligne de front, je suis retourné en territoire
ennemi et j'ai remarqué que la lumière
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était dans la position et l'état dans lesquels je l'avais observée à
l'origine.
Le comportement de la lumière a répété le même schéma que précédemment
alors que je poursuivais ma route en territoire ennemi.
La lumière a pris une forte lueur rouge orange constante et, lorsqu'elle
était à côté de l'engin, elle illuminait assez vivement tout l'avion. Je ne
pouvais rien observer à quoi la lumière était rattachée ni déterminer ce qui
l'avait créée.
Pendant que la lumière était avec moi, je n'ai reçu aucune attention des
canons antiaériens. Un autre Néo-zélandais faisait partie du 73e Escadron à ce
moment-là et peur corroborer ces propos. Il se nomme [] et se trouvait dans la
province de Waina[??] la dernière fois que j'ai eu de ses nouvelles. Comme
plusieurs pilotes du 73e Escadron à cette époque ont vécu cela et que tous ont
remis des rapports aux renseignements, il est possible qu'il y ait eu une
explication officielle. Peut-être que le ministère de l'Air de la RAF dispose
d'informations susceptibles de vous aider dans votre enquête, dont le résultat
pourrait résoudre ma propre expérience.
Sincèrement votre
Sources : - Chronologie OVNI", catalogue électronique
compilé par Godelieve Van Overmeire, Belgique, circa 1999
- Unidentified
Aerial Phenomena - Eighty years of pilot sightings - Catalog of Military,
Airliner, Private Pilots' Sightings from 1916 to 2000",
catalogue compilé par Dominique F. Weinstein, NARCAP International Technical
Advisor, France, 6e version, février 2001.
- The Foofighters
Files (1) Catalogue of Unconventional Aerial Phenomena Reported by Allied
pilots during WW II (1943-1945)",
catalogue par Dominique Weinstein, France, octobre 2009.
- https://www.ufologie.patrickgross.org/acufo/1943-03-00-tunisiaf.htm
1945 – 1946 – TUNIS
Date : Eté 1945 ou 46
Témoignage de Mme Kervella,
recueilli à Paris le 1er février 1971.
Vers midi, Mme Kervella et six autres personnes (dont sa fille et son fiancé)
étaient en train de déjeuner sous la véranda de leur villa. C'est elle qui, la
première, aperçut au loin, en direction du nord, un objet qui s'approchait à
toute allure. Alors qu'il était encore à bonne distance des témoins, il sembla
virer « à 90° », à une vitesse « effrayante ». Les journaux (peut-être la
Dépêche Tunisienne) ont signalé le phénomène. Il y a donc eu plus de 7 témoins.
Mme Kervella se souvenait (en février 1971) d'une autre observation qu'elle
avait faite, du sommet d'une colline, toujours à Tunis, en compagnie de son
mari, mais elle ne pouvait préciser l'année. C'était vers 17 ou 18 h, et ils
avaient observé « à l'horizon » un cigare horizontal, vert « comme un feu de
Bengale » sur les trois quarts de sa longueur, le reste étant orange. L'objet
se déplaçait, la partie verte en avant.
Différente Soure. http://benzemas.zeblog.com
1947 A 1951
– TUNIS VILLE – DATE IMPRECISE
Extrait : Témoin Claude
Giami – Observation au-dessus de l’hôtel Saint Georges à Tunis. Objet vu durant
trois ou quatre seconde, gros comme un Boing 747. Distance 400 m, forme plus
proche des soucoupes qu’on voit dans les films. L’objet ne faisait pas de
bruit. Trajectoire d’Est en Ouest. J’avais alors entre 8 et 12 ans.
Source : https://harissa.com/D_Souvenirs/ovniclaudegiami.htm
1950 - FIN MAI OU DEBUT JUIN – LA MARSA - TUNISIE
La Marsa (Tunisie), fin mai
ou début juin 1950
Témoignage de Mme Chaullet
"Les témoins se
trouvaient sur la plage de La Marsa, vers 8 h du soir. Il faisait encore jour.
Ils virent « une sorte de Zeppelin grisâtre, moyennement haut dans le ciel,
avec, à l'arrière, une flamme bleuâtre ». Cet objet paraissait être de grande taille.
Il venait de la mer et se dirigeait, grosso modo, du nord vers le sud. Sa
vitesse semblait comparable à celle d'un avion à hélices. Aucun bruit n'a été
perçu pendant la vingtaine de secondes que dura la vision de cette chose. Les
témoins ont sans doute été assez nombreux, puisque la presse locale (Tunis Soir
?) a signalé l’apparition…"
Source : https://www.babnet.net/rttdetail-8567.asp
1951 JUILLET – MENZEL BOURGUIBA -
TUNISIE
Témoignage de M. René Clavière :
« Perryville »
(rebaptisée par la suite Menzel Bourguiba) se trouvait près de Bizerte, à 7 km
de la base aérienne de Sidi Ahmed. Un soir vers 22 h (il faisait nuit), M.
Clavière (alors câbleur dans l'Armée) et plusieurs de ses camarades étaient
allongés sur le sable de la plage, non loin d'un bal en plein air. Il y avait
clair de lune. Quelqu'un s'écria : « Regardez ! un dirigeable ! ». Cet objet
était peut-être d'un gris métallique, mais ce n'est pas certain, à cause de
l'obscurité. On voyait des " hublots " lumineux, de couleur blanc
jaunâtre, peut-être ronds, au nombre de 3, 4, 5 ou peut-être 6. Sa hauteur sur
l'horizon pouvait être d'une cinquantaine de degrés, et son altitude pouvait
paraître de l'ordre de 2000 mètres. Taille apparente (dans sa plus grande
dimension) : légèrement inférieure au diamètre de la pleine lune. " - Source :
https://www.babnet.net/rttdetail-8567.asp
31 JUILLET 1952 –
FERRYVILLE (PRES DE BIZERTE – TUNISIE)
Lieu : Perryville, près
de Bizerte, Tunisie
Date : 31 juillet 1952
Vers 20 h : A Tinda (à 3 km de
Perryville, non loin de Bizerte, Tunisie), René Clavière observe une sorte de
fusée à hublots qui demeure immobile pendant 30 s environ, à 5000 m d'altitude.
La chose part brusquement en produisant une traînée [Mesnard, Cas n° 12,
Catalogue d'observations inédites (2ème partie).
On retrouve plusieurs
témoignages, à plusieurs dates différentes, donc plusieurs observations, sur
différents blogs et forum.
Source : LDLN 291-292,
p. 17]. - LDLN : Abréviation
de Lumière Dans
La Nuit.- sur le site de http://benzemas.zeblog.com
03 SEPTEMBRE 1954 –
SOUUK-EL-KHEMIS - TUNISIE
Lieu
: Souk-el-Khemis, Tunisie
Date : 3 Septembre
1954
De nombreux ouvriers dans les
champs à 12 kilomètres au Sud de la ville ont vu un objet apparemment fait de
plastique transparent voler au-dessus des maisons, s'arrêter sur leur bord, et
osciller comme un pendule quelques mètres au-dessus du sol. Il a fait plusieurs
sauts erratiques, a puis repris sa position horizontale et a volé loin.
Source : The Jacques
Vallée "Magonia" OVNI landings database 141.
JUILLET 1969
– TUNIS – TUNISIE
Incident aérien de Tunis (juillet 1969)
En juillet 1969, un phénomène aérien inhabituel
fut observé dans le ciel de Tunis, donnant lieu à deux documents déclassifiés
du gouvernement américain et suscitant l’attention de Washington. Des témoins
répartis dans toute la capitale rapportèrent avoir vu un objet de grande taille
et d’une luminosité exceptionnelle, comparable à celle d’une pleine lune,
traverser le ciel nocturne avant de se désintégrer en un nuage circulaire de
teinte verdâtre.
L’événement fut signalé à l’ambassade des
États-Unis à Tunis, dont plusieurs membres du personnel avaient eux-mêmes
observé le phénomène. Un télégramme officiel fut alors transmis au Département
d’État sous l’intitulé « Objets volants non identifiés », conférant à
l’incident une dimension institutionnelle rare.
Selon les témoignages, l’objet semblait composé de
deux éléments distincts :
1.
Une masse principale, volumineuse,
2.
Une seconde composante, plus petite, présentant des nuances bleu‑vert.
Des observateurs situés dans différents quartiers
de Tunis affirmèrent l’avoir vu indépendamment, ce qui excluait l’hypothèse
d’une méprise locale ou d’un artefact visuel isolé. La présence de diplomates
américains parmi les témoins renforça la crédibilité du rapport, suffisamment
détaillé pour être transmis à Washington et conservé dans les archives
fédérales.
Photo : 3 documents déclassifiés concernant
l’observation de Tunis en 1969.
Un second document déclassifié, un rapport du
Département d’État intitulé « Tunisian Fireball » (« Chute de feu
tunisienne »), proposait une synthèse et une analyse officielles de
l’incident. Ces deux documents furent ultérieurement publiés en vertu du
Freedom of Information Act (FOIA) et sont aujourd’hui accessibles dans la
collection de documents déclassifiés de la NSA.
Le fait que la NSA conserve ces archives est
notable : les publications de l’agence concernant les OVNI sont rares et
concernent généralement des activités de renseignement électromagnétique ou
d’interception de communications liées à des phénomènes signalés. Cela suggère
qu’un intérêt officiel, même limité, dépassait le cadre des simples rapports
diplomatiques.
La presse tunisienne avait également couvert
l’événement, et le nombre élevé de témoins civils fait de cet épisode l’un des
cas de PAN les mieux documentés d’Afrique du Nord durant la guerre froide. L’expression
« Chute de feu tunisienne » employée par le Département d’État semble
refléter une tentative de classer l’objet dans la catégorie des phénomènes
naturels. Toutefois, sa structure en deux parties, son apparence contrôlée et
sa visibilité prolongée, décrites par des témoins expérimentés, ne correspondent
pas aux caractéristiques habituelles des météores ou des bolides.
Cet incident figure parmi les rares phénomènes
aériens non identifiés africains ayant fait l’objet d’une documentation
contemporaine du gouvernement américain. Il précède de plusieurs années la
vague d’observations de PAN qui toucha le Maroc et l’Algérie en 1975‑1976, à
une période où l’intérêt stratégique des États-Unis pour l’Afrique du Nord
était en hausse.
Il n’a jamais été établi publiquement si la
conservation de ces documents par la NSA relevait d’une transmission technique,
d’un rapport de renseignement émanant de l’ambassade ou d’une simple rigueur
archivistique. Ce qui est certain, c’est que du personnel diplomatique
américain qualifié a déposé un rapport officiel sur un objet volant non
identifié durant l’été 1969 — et que ce rapport a été préservé intact jusqu’à
sa déclassification.
Source : https://uaparchive.org/encounters/tunis-1969 - https://uaparchive.org/encounters/tunis-1969 -
1969 – MENZEL – TEMINE - TUNISIE
Lieu : Menzel-Temime,
Tunisie
Date : Juillet 1969
Date de l'observation: 1969, la semaine du lancement d'Apollo 11 (1 jour après
à peu près).
Lieu de l'observation: à Menzel-Temime, Tunisie, en pleine ville, dans notre
villa, puisque mon père était riche dans les années soixante, et cette ville
comptait à peu près 45'000 habitants à l’époque.
Conditions météorologiques: le ciel était dégagé, puisque c’était l’été, il n'y
avait pas de vent.
Nous étions à l’intérieur moi, mes frères et ma sœur, nous jouions en nous
préparant à dormir, et c’est ma mère qui nous a appelés, puisqu'elle était à
l’extérieur, sous la véranda, en nous demandant de venir voir la fusée Apollo
11
Le phénomène était fixe, 2 anneaux de lumière vive et nette, l’un à côté de
l’autre, couleur bleue pour un anneau et rose rougeâtre pour l’autre, je ne
sais pas si c'était solide, c’était de la lumière. Ils étaient très grands
puisqu’ils semblaient très haut et leur diamètre était 5 fois le diamètre d’une
lune (le diamètre extérieur). Ils étaient au-dessus de nos têtes. Il y a eu
comme une variation du bleu vers le vert et du rose vers le rouge.
- Direction
générale du déplacement : du nord-est vers le sud-ouest.
- Durée
totale de l’observation : 15 minutes.
On a cessé l’observation de nous-même puisque c’est ma mère qui nous a demandé
de rentrer à l’intérieur en exprimant sa peur et en refusant de nous laisser
observer comme nous lui avons demandé moi et mon frère. Mon frère Sami, qui est
maintenant ingénieur en microprocesseurs dans la centrale thermique
d’électricité à la région de "RADES" à Tunis, se rappelle bien de
cette observation. Ma mère, qui est très vieille maintenant et malade à la
maison, à Menzel-Temime, ne se rappelle plus de l’événement.
Samir (Tunis - Tunisie)
Source - GREPI (Groupe de Recherche et d´Étude
des Phénomènes Insolites).
29 JUILLET 1972 - SKANES CLUB A MONASTIR TUNISIE
UN CAS PEU CONNU EN TUNISIE
Nous mentionnons ce cas afin qu’il soit répertorié, car
très peu connus. Il nous a été communiqué le 5 Février 2021 par Jean-Marc Wattecamps - Responsable du réseau
d'enquêteurs de la COBEPS en Belgique - www.cobeps.org
Enquête SOBEPS par Henri DEPIREU 30- 11- 73 DEP
6/so6s
LE CAS DE SKANES (Monastir) Tunisie. 27/09/1972
Témoin : M. HA Daniel Gabriel, Georges marié — agent
stockiste — Âgé de 34 ans un enfant de sexe masculin âgé de 12 ans
Adresse : XXXXXXXXXXXXXX
Lieu de l'observation : SKANES CLUB (Monastir) TUNISIE°
Date : mercredi 27/09/LJ72
Heure : 20H30
Nombre d'objets : un
Forme : à l'apparition ronde pour devenir plus
allongée (évolue) lors de l'arrêt. Semblant cylindrique lors de la disparition.
Dimension 1/8 de la pleine Lune
Couleur : blanc
Bruit : néant
Durée de l’observation : 2 à 3 minutes
Description des lieux de
l'observations : L'observation a eu lieu depuis la terrasse du SKANES CLUB
située le long de la plage, face à la mer méditerranée, près de Monastir en
Tunisie. De cette plage l'en a une très belle vue du large car rien ne la gêne,
aucun obstacle naturel ou artificiel. À Monastir se trouve un terrain
d'aviation, mais les avions n'empruntent pas la trajectoire suivie par le
phénomène. Diverses industries sont établies à Sousse et à Monastir, il y a
également un part dans chacune de ces villes. Une voie ferrée passe à environ 5
km de la plage reliant Hammamet à Sousse et Monastir, une route parallèle à la
voie ferrée relie également ces villes. Le terrain environnant est plat.
Conditions de l'observation :
L'observation a eu lieu au mois de septembre 1972, le mercredi 27 vers 20 h 30.
Le ciel était dégagé, vent nul, environ 15° centigrade, la mer était calme, de
nombreuses étoiles étaient visibles dans le ciel, mais le témoin ne se souvient
plus de l'état du disque lunaire. L'observation a été faite à l'œil nu, le
témoin jouit d'une très bonne vue ; Il avait soupé et bu un verre de vin
peu avant l'observation mais n'était pas sous l'influence de la boisson. Le
témoin se trouvait assis à la terrasse du SKANES Club, une cinquantaine de
personnes, pour la plupart des touristes français, se trouvaient en ce lieu,
certains dansants en attendant le commencement du spectacle donné tous les
soirs au Club.
Description de l’observation : MR.
H regardait le ciel, comme il le faisait tous
les soirs, pour voir s'il était bien dégagé, lorsque son attention fut attirée
par l'apparition, au Sud, venant de la direction de Monastir, d'un phénomène de
forme ronde à ce moment de la dimension d'environ 1/8 de la pleine Lune. Le
phénomène était de couleur blanc vif, il fendait le ciel du large à toute
vitesse, suivant une trajectoire courbe en direction de Sousse, lorsqu'il fut
juste en face du témoin, l'objet s'arrêta durant quelques secondes prenant à ce
moment une forme plus allongée, semblant ovoïde, mais toujours de même
dimension et de même couleur, il paraissait entouré d'un halo lumineux très
brillant de couleur blanche et à l'arrière il y avait comme une trainée
blanche. De nombreuses personnes virent le phénomène à ce moment-là,
malheureusement le témoin ne connait pas les adresses de ces personnes. Le
phénomène devait être à environ 5 km de la plage, au-dessus de la mer, et à une
altitude de 2000 mètres suivant le témoin, néanmoins, n'ayant aucun repère il
s'agit d'une présomption de la part du témoin. Après quelques secondes d'arrêt,
le phénomène repartit en direction de Sousse (Nord) toujours à très grande
vitesse. Il sembla tout à coup prendre une forme plus cylindrique et disparu
d'un seul coup, comme une lampe qu'on étain. Lors de l'observation du phénomène
en pleine course la luminosité était assez uniforme quoique légèrement
tremblotante sur les côtés et à l'arrières lors de l'arrêt le tremblement disparu
mais repris dès son départ tout aussi brusque que son arrêt. Le phénomène ne
faisait aucun bruit, aucune odeur ne fut perceptible et il n'éclairait pas les
environs. Le témoin n'est pas en mesure d'affirmer que le phénomène observé
soit bien un 0.V.N.I, néanmoins il croit savoir que l'on n'a jamais vu une
étoile filante ou une comète s'arrêter brusquement en pleine course et repartir
après quelques secondes comme ce fut le cas du phénomène qu'il a observé.
Informations complémentaires : Le
témoin accepte que le cas soit divulgué ainsi que son nom et adresse.
Contrairement à ce qu'il signale dans le questionnaire préliminaire la forme du
phénomène était ronde au début de l'observation mais se transforma peut après
en forme allongée (voir plan de la trajectoire). Il a été témoin d'une
observation à Ixelles (Bruxelles) en été 1957 (voir rapport du 30/X1/73).
Depuis cette précédente observation il a lu les livres suivants : Le Cas
Adamski, Des signes dans le Ciel. Les fabuleux empires disparus, ainsi que de
nombreux articles parus dans les journaux.
Impression personnelle : MR. H semble
vraiment sincère au sujet de cette observation. Il explique posément ce qu'il a
observés sans plus, il s’intéresse au problème 0.V.N.I depuis son observation
de 1957. Désirant s'initier à l'astronomie il va bientôt acheter un télescope,
grossissement 2400 X. Étant donné le nombre de personnes se trouvant au SKANES
Club lors de cette observation, la plupart étant des touristes français il
serait utile de vérifier auprès des Sociétés française si cette observation ne
leur a pas été signalée.
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203
Monastir 1972 2
204
Monastir 1972 3
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Monastir 1972 4
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Monastir 1972 5
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Monastir 1972 6
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Monastir 1972 7
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Monastir 1972 8
210 Monastir 1972 9
211
Monastir 1972 10
13 JUILLET 1998 – SOUSSE - TUNISIE
Synthèse de
l'observation
Date : 13 juillet
1998
Heure / Moment : En
soirée / nuit
Lieu : Sousse
(Tunisie)
Forme / Type :
Star-like (objets ponctuels ressemblant à des étoiles)
Nombre : Objets
multiples
Description succincte : Plusieurs points lumineux d'aspect stellaire
(star-like objects) ont été observés traversant le ciel à une vitesse
extrêmement élevée.
Éléments d’analyse ufologique
-
Nature de
la source : L'enregistrement provient de la base participative UFO-Hunters, qui
compile les signalements déposés auprès d'organismes de collecte de témoignages
(principalement nord-américains et anglophones). Il s'agit d'un rapport de
témoin direct soumis via un formulaire en ligne.
-
Typologie
du phénomène : Les observations de type « points lumineux mobiles rapides »
(star-like objects) font partie des signalements les plus fréquents en
ufologie.
-
Hypothèses explicatives classiques – Possible dans ce cas, mais non
analysées :
-
Rentrée
atmosphérique / Rentrée de débris spatiaux : Un étage de fusée ou un satellite
hors d'usage se désintégrant dans la haute atmosphère produit souvent une série
de points très lumineux se déplaçant à très haute vitesse selon une trajectoire
rectiligne.
-
Passage de
satellites en formation / Flashs Iridium : En 1998, la constellation
d'orientation des satellites Iridium générait régulièrement des reflets
spéculaires intenses et brefs.
-
Essaim
météoritique (Bolides / Météores multiples) : La mi-juillet correspond au début
de la période d'activité d'essaims comme les Alpha Capricornides ou les
Perséides, capables de produire des fragments très brillants et rapides.
Ce rapport figure dans la
base de données de UFO-Hunters (ainsi que dans d'autres agrégateurs
internationaux comme NUFORC ou la base NUFORC/UFOINFO)
17 JUILLET 1988 - TUNIS
1988 : Observation d'OVNI à Tunis, Tunisie | Archives de l'affaire des
trois lumières orange
Dans la nuit du 17 juillet 1988, trois frères et sœurs et cousins, allongés
sur une terrasse à Tunis, en Tunisie, observaient les étoiles lorsqu'ils
aperçurent ce qui ressemblait d'abord à un avion qui approchait. Ils
distinguèrent ensuite trois lumières orange, disposées en triangle, dérivant
vers eux à une vitesse qu'ils estimèrent à environ 30 km/h. Ce n'est que plus
tard, expliquèrent-ils, qu'ils comprirent qu'il s'agissait des trois lumières
d'un seul et même engin, beaucoup plus grand, en forme de soucoupe. Effrayés à
mesure que les lumières grossissaient, les trois se levèrent et se cachèrent,
continuant d'observer, jusqu'à ce que les lumières disparaissent soudainement à
toute vitesse, telles des étoiles filantes.
Il existe un problème majeur concernant la chronologie du récit, qu'il
convient d'aborder de front plutôt que de l'éluder : le témoin se souvient
avoir vu, le lendemain même, des images de l'armée de l'air belge décollant en
urgence deux F-16 à la poursuite d'un OVNI, correspondant aux « trois
lumières » qu'il avait aperçues. Cette interception belge est un événement
réel et parfaitement documenté, mais elle a eu lieu dans la nuit du 30 au 31
mars 1990, et non en juillet 1988. Ce récit met en lumière cette incohérence au
lieu de la résoudre discrètement.
Date : 17 juillet 1988, telle qu'indiquée dans la source — voir
toutefois les notes du chercheur concernant une importante incohérence
chronologique non résolue.
·
Période
d'observation : Non
documentée — décrite seulement comme ayant eu lieu la nuit, lors de
l'observation des étoiles.
·
Jour/Nuit : Nuit
·
Lieu : Tunis, Tunisie (sur une terrasse
résidentielle)
·
Urbain
ou rural : Urbain —
correction de « Rural ». Tunis est la capitale et la plus grande
ville de Tunisie ; en l’absence de toute indication que la terrasse se
situait dans une zone rurale périphérique, « Rural » semble être une
erreur d’étiquetage.
·
Classification
Hynek : NL (Lumière
Nocturne) — source lumineuse ponctuelle ou étendue observée de nuit,
conservée malgré la structure décrite, conformément au traitement par ces
archives des observations similaires à distance.
·
Durée : Non documentée — aucune durée totale
n'est précisée, bien que le récit décrive une approche prolongée, une période
de dissimulation et un départ soudain.
·
Nombre
d'objets : 1 — un
seul grand engin, initialement perçu par les témoins comme trois lumières
distinctes, qu'ils ont ensuite compris comme faisant partie d'un seul objet en
forme de soucoupe.
·
Description
de l'objet : Trois
lumières orange, disposées en triangle, ont d'abord été prises pour des feux de
position d'avion ; elles ont grossi à mesure qu'elles s'approchaient, puis
ont disparu soudainement « comme une étoile filante ». Les témoins
ont fini par croire que ces lumières appartenaient à un seul et immense engin
en forme de soucoupe, bien qu'ils ne l'aient jamais vu dans son intégralité.
·
Forme
de l'objet (ou des objets) : Disques
(trois sections lumineuses disposées en triangle, que les témoins ont
interprétées comme faisant partie d'un seul engin plus grand en forme de
soucoupe)
·
Taille
de l'objet (ou des objets) : Décrite uniquement comme « énorme » ; aucune estimation numérique
n'est fournie.
·
Couleur
de l'objet (ou des objets) : Orange
·
Distance
à l'objet (ou aux objets) : Non
documentée — corrigée d'une valeur de vitesse saisie par erreur dans ce
champ ; voir Hauteur et vitesse et Notes du chercheur
·
Hauteur
et vitesse : Un
témoin a estimé la vitesse des lumières à environ 30 km/h à leur approche
(cette valeur a été mal placée dans la section « Distance à l’objet »
des données de terrain initiales) ; l’altitude n’est pas précisée.
·
Nombre
de témoins : 3 — le
témoin, son frère et un cousin, ensemble sur la terrasse
·
Caractéristiques
particulières : Initialement pris pour un avion en approche, l’objet
se distinguait par l’absence des feux clignotants habituellement associés aux
aéronefs ; les témoins ont fui et se sont cachés à mesure que les lumières
s’intensifiaient tout en continuant d’observer ; le départ fut soudain et
très rapide, décrit comme « une étoile filante » ; les témoins
rapportent (avec une importante réserve chronologique – voir les notes du
chercheur) avoir vu le lendemain un reportage sur l’interception d’un OVNI par
un F-16 de l’armée de l’air belge, ainsi qu’une vidéo amateur qui, selon eux,
correspondait à ce qu’ils avaient vu.
·
État du
dossier : Données
insuffisantes — voir les notes du chercheur pour la justification
·
Source : Non documentée — semble être un
témoignage à la première personne soumis directement ; le lieu de
soumission initial n’est pas précisé.
·
Résumé/Description : Dans la nuit du
17 juillet 1988, trois témoins, depuis une terrasse à Tunis, en
Tunisie, ont observé trois lumières orange disposées en triangle s’approcher à
environ 30 km/h avant d’accélérer brusquement. Ils ont interprété ces
lumières comme appartenant à un unique engin en forme de soucoupe. Le récit
fait également état, le lendemain, d’un reportage sur l’interception d’un OVNI
par un F-16 de l’armée de l’air belge — un événement qui, selon les
archives historiques, s’est en réalité produit en mars 1990, créant ainsi
une incohérence majeure dans la chronologie des faits rapportée.
·
Cas
connexes : Le témoignage
du témoin établit un lien entre cette observation et la vague d’OVNIs belges de
1989-1990, mais ce lien est chronologiquement incompatible avec la date de 1988
mentionnée pour cette observation ; voir les notes du chercheur. Non indexé
séparément dans ces archives.
Rapport détaillé
Le témoin se souvient s'être trouvé allongé sur une terrasse à Tunis avec
son frère et son cousin, la nuit du 17 juillet 1988, à contempler les étoiles
et à discuter. Son frère lui montra ce qui ressemblait à des lumières d'avion
approchant au loin, mais elles ne clignotaient pas comme d'habitude, ce qui
attira leur attention. Tandis qu'ils continuaient d'observer, les lumières se
distinguèrent par la suite comme trois disques orange distincts, disposés en
triangle et se déplaçant ensemble. Les témoins finirent par interpréter ces
lumières comme appartenant à un seul et même engin spatial de très grande
taille, en forme de soucoupe, bien qu'ils n'aient jamais aperçu d'objet solide
les reliant.
Les lumières continuaient de s'approcher, grossissant à une vitesse estimée
par le témoin à environ 30 km/h. Perturbés, les trois personnes se levèrent,
reculèrent et se cachèrent, tout en continuant d'observer les lumières sans
détourner le regard. Puis, aussi soudainement qu'elles étaient apparues, les
lumières disparurent comme une étoile filante. Les témoins, de leur propre
aveu, se regardèrent, tentant de comprendre ce qu'ils venaient de voir – une
réaction qu'ils expliquent en précisant qu'ils étaient généralement sceptiques
à l'égard des ovnis et du paranormal auparavant, et qu'ils n'avaient aucune
explication toute faite à fournir.
Le récit ajoute ensuite un détail frappant : le témoin se souvient
que, le lendemain, une chaîne de télévision italienne a rapporté que l’armée
belge avait détecté un OVNI et avait dépêché deux avions de chasse F-16 pour
l’intercepter, diffusant une vidéo amateur qui, selon le témoin, montrait les
mêmes trois lumières qu’il avait vues la nuit précédente.
Ce détail pose un problème important pour la chronologie du récit, problème
abordé directement dans les notes du chercheur plutôt que passé sous
silence : l’interception du F-16 de l’armée de l’air belge est un
événement historique précis et largement documenté qui s’est déroulé dans la
nuit du 30 au 31 mars 1990 – et non en juillet 1988, ni le lendemain de la date
supposée de cette observation.
NOTES DU CHERCHEUR
Trois lumières au-dessus de Tunis — 1988 et une chronologie qui ne colle
pas
Incohérence chronologique majeure : Le témoin affirme que
« le lendemain » de l’observation du 17 juillet 1988, la
télévision italienne a rapporté que l’armée belge avait détecté un OVNI et
dépêché deux F-16, une vidéo amateur montrant les « trois lumières »
aperçues. Or, l’interception par les F-16 de la vague d’OVNIs belges est un
événement historique bien documenté qui s’est déroulé dans la nuit du 30 au
31 mars 1990, soit près de deux ans après la date de cette
observation. Il s’agit d’une incohérence importante et non résolue dans le
récit du témoin, et non d’un détail mineur.
Explications possibles, non résolues : Ces archives ne prétendent
pas résoudre cette divergence. Parmi les explications plausibles figurent une
simple erreur de mémoire concernant l’année de l’observation à Tunis (la date
réelle étant plus proche de 1990), une confusion ultérieure entre deux
souvenirs distincts – l’observation initiale et, plus tard, la réception
d’images de la couverture météorologique belge – ou une autre cause. Chacune de
ces explications modifierait l’interprétation de l’affaire, et aucune ne peut
être confirmée par les éléments disponibles.
Possible contamination de la mémoire : L’interprétation
rétrospective du témoin – selon laquelle trois lumières distinctes formaient
« une immense soucoupe volante » – rappelle fortement la description
emblématique de l’engin en forme de « triangle noir » de la vague
belge, un objet unique de grande taille avec trois lumières aux angles, la
description la plus célèbre et la plus largement reproduite de cette affaire.
Compte tenu des questions chronologiques soulevées, il convient d’examiner si
le souvenir que le témoin a de son observation a été modifié par une exposition
ultérieure à cette affaire beaucoup plus connue – un phénomène bien documenté
en psychologie des témoins oculaires, et non une mise en doute de la sincérité
du témoin.
Même une date corrigée ne suffirait pas à résoudre entièrement le
problème : même si la date d’observation est ajustée à 1990, la
description par le témoin d’une « vidéo amateur » montrant les trois
lumières ne correspond pas exactement au document belge relatif aux ondes, dont
la preuve visuelle la plus célèbre était une simple photographie (prise à
Petit-Rechain, publiée en avril 1990 et reconnue comme un canular en 2011), et
non une vidéo de la nuit d’interception du F-16 elle-même.
Correction : Les données originales indiquaient
« déplacement à une vitesse de 30 km/h » sous « Distance à
l’objet » ; il s’agit d’une vitesse et non d’une distance, cette
information a donc été déplacée vers la section « Hauteur et
vitesse ». Aucune distance réelle à l’objet n’est mentionnée dans le
document source.
Urbain ou rural : le champ d’origine indique « rural »
pour une observation à Tunis, capitale et plus grande ville de Tunisie ;
en l’absence de toute indication que la terrasse en question se trouvait dans
une zone rurale périphérique, cette mention est corrigée en
« urbain ».
Trois lumières orange au-dessus d'une terrasse à Tunis, grossissant puis
disparaissant en un instant : ce récit est simple et cohérent. Ce qui
l'est moins, c'est la date qui y est associée, inextricablement liée à une
affaire belge célèbre survenue près de deux ans après l'observation présumée.
Ce cas est classé comme « Données insuffisantes » car, avec les
éléments disponibles, il est impossible de démêler cette énigme, et non parce
que l'expérience décrite semble invraisemblable en soi.
Source : https://thinkaboutitdocs.com/tunis-tunisia-sighting/
1992 – ENVIRON 1992 – SFAX - TUNISIE
Lieu : Sfax, Tunisie
Date : vers 1992
Posté par walid le 2/9/2002
9:56 :16 (212 lectures)
Il y a au moins dix ans j'ai
vu, mon père, moi et d'autres personnes, un objet comme une soucoupe ; elle
était fixe pas très loin de la terre ; elle était très lumineuse ; elle est
restée au moins deux jours à sa place. Seulement la nuit il y avait un hélicoptère
qui tournait au-dessus d'elle durant des heures. Elle était tellement proche
que notre voisin dit à mon pere en riant que si ça tombe, ça ne tombe pas sur
sa maison mais sur la nôtre. Plusieurs personnes peuvent témoigner. Aucune
information n'en a été faite. Mon père et les autres s'en moquent. Lieu : Sfax
en Tunisie.
Walid
Source : https://tunisieculture.forumactif.com/t80-les-ovnis-en-tunisie
AOUT 1995 – DOUIRA – KSOUR ESSEF – MAHDIA -
TUNISIE
1995 - le -- /08 à vers 22h00 - Pavé rouge pas trop lumineux
Prénom ou pseudo : lamia.L
Ville : village : Douira, Ksour Essèf, Mahdia
Région ou Pays : Tunisie
Date : -- /08/1995
Heure du début de l’observation : vers 22h00
Durée de l’observation : entre 15 et 20 secondes
Conditions météo : ciel dégagé, pas de vent,
température agréable
Nombre de témoins : 4
Type de phénomène : pavé rouge pas trop lumineux
Signalement officiel : Non
Récit complet de l’observation :
C’était un soir du mois d’août – A environ la troisième semaine – 1994 ou 1995 (la date m'échappe) j’été témoin d’un phénomène étrange. J’étais dans un village nommé : Douira, situé à l’est de la Tunisie dans le gouvernera de Mahdia. Vers 10 heures du soir, on a décidé moi j’avais 26 ans, mon amie qui avait à peut
prés 25 ans et son neveu qui avait a peut prés 16 ans de visiter la sœur de mon
amie qui habitait a peut prés 200 mètres de la maison ou nous étions. Le ciel
était très clair et le temps était agréable.
Alors lorsque nous marchions
et que nous parlions, un point rouge dans le ciel a attiré mon
attention en direction de la mer.
C’était comme une étoile parmi les autres mais rouge. Je l’ai fixé durant environ 5
secondes puis j’ai demandé au deux autres de regarder avec moi. Il y’a eu un
silence pendant a peut prés 7 secondes pendant lesquels le point rouge s’est dirigé progressivement en
ligne droite vers nous a une vitesse incroyable. En atteignant la hauteur d’un avion civile – quatre mille mètres peut être, - on a distingué que le point rouge est devenu
plus grand mais on ne distinguait
pas la forme exacte qui était plus
claire : c’était un « objet » ou
un « engin » rouge d’une luminosité moyenne et stable D’ailleurs c’était ainsi du début jusqu’à la fin de
l’observation et tout au long de
son trajet.
À ce moment, on a crié, moi et mon neveu : « soucoupe volante » et on s’est mis à courir à toute vitesse vers la maison ou nous nous rendions. En courant, j’ai levé mes yeux et à la hauteur d’environ 15 ou 20 mètres et a une distance de 40 mètres - toujours en regardant dans la direction de la
mer - j’ai vu un pavé toujours
rouge de 2 mètres de long et de 1
mètre de large.se diriger silencieusement et sans fumé vers nous. On a réussi à s’échapper sans voir
comment l’objet a disparu.
·
Description
précise : pavé de couleur rouge et d'un éclat de lune
·
Taille
du phénomène : de 2 mètres de longueur et de 1 mètre de largeur
·
Comportement
: l'engin
descendait silencieusement d'une manière oblique en ligne droite à une vitesse
étonnante.
·
Trajectoire
: Nord-Nord-Ouest
90° - Sud 45°
·
Bruit
spécifique : Non
·
Direction
de l'objet en fonction du vent : je ne sais pas.
Note : il y’a un autre témoin : une femme avec ses petits enfants qui était à 20 mètres devant nous.
Sources :
https://www.ovni-ufo.com/t15573-1995-le-08-a-vers-22h-pave-rouge-pas-trop-lumineux-vilage-douira-ksour-essef-mahdia-tunisie
15 FEVRIER 1997 – SOUSSE – TUNISIE
"Nous étions env. 8 personnes sur un toit, c'était la nuit et le ciel
était clair et plein d'étoiles, moi et Irène, admirions sa beauté. J'ai vu un
objet que j'ai d'abord pensé être un satellite, car il était beaucoup plus gros
que les étoiles et beaucoup plus brillant et il ne scintillait pas. Puis en un
clin d'œil, il s'élance en ligne droite et en 1 seconde ou deux il était de
l'autre côté de l'horizon. Là, il est resté quelques secondes, avant de
repartir pratiquement à l’endroit où il était plus. À ce moment-là, il s'est à
nouveau arrêté, avant de se redresser, il a en quelque sorte brillé un peu
plus, et l’objet a disparu hors de notre vue. Sur 8 personnes présentes nous
n'étions que 2 à l'avoir vu. Nous travaillons tous les deux sur des avions en
tant que personnel de cabine. La vitesse à laquelle cet objet voyageait était
quelque chose d'extraordinaire, un objet pas de notre terre. Nous n'oublierons
jamais tous les deux ce que nous avons vu.
Mis aussi en ligne sur le signe en Anglais de Ufo Stalker.
Ce site reprend les cas ovnis parvenus au Mufon, détaille l'observation et
archive :
https://www.odla.fr/2021/08/06/ovni-%C3%A0-sousse-en-tunisie-le-15-f%C3%A9vrier-1997/
02 NOVEMBRE 1997 – SFAX - TUNISIE
Lieu : Sfax, Tunisie
Date : 2 novembre 1997
A 22 :10 un phénomène étrange
est apparu dans le ciel au-dessus de Sfax, une ville portuaire sur la côte
centrale du sud de la Tunisie, à 320 kilomètres de sud de Tunis. L'OVNI a été
décrit comme "orange clair" et "était une sorte de grande masse
lumineuse avec un centre dense, mais très clair vers l'extérieur." L'objet
"rougeoyait comme le feu ou même comme un effet de plasma. Ce n'était pas
un reflet ou une fusée éclairante."
Des foules de spectateurs dans Sfax ont observé l'OVNI pendant environ quatre
minutes. "Une odeur étrange a imprégné l'air, un mélange de l'odeur de
l'acide sulfurique et celle de poissons morts."
Un des témoins a estimé la taille de l'OVNI comme étant de "huit
centimètres (quatre pouces) à la distance du bras tendu, et il était peut-être
à six kilomètres de distance." La brillance orange a alors commencé à
trembloter" comme une lumière dans une autre pièce, quand la porte
commence à se fermer." L'OVNI a passé comme L'OVNI fila en un éclair loin
au sud-ouest, se dirigeant vers le désert de sel de Chott Fejaj.
Merci beaucoup à Mahmoud el-Mejdoub et Banque OVNI-Tunisie.
Source : https://tunisieculture.forumactif.com/t80-les-ovnis-en-tunisie
12 NOVEMBRE 2021 TUNIS ET LOCALITES ENVIRONANTES
Tunis : Objet lumineux observé dans le ciel, la Cité des Sciences
s’explique
Par webdo.tn
Plusieurs personnes ont repéré dans la soirée de ce vendredi 12 novembre
2021 un objet lumineux dans le ciel de Tunis et des gouvernorats proches.
Certains ont même évoqué un OVNI, sauf que la réponse de la Cité des Sciences n’a
pas tardé.
Dans communiqué sur sa page Facebook, la cité des sciences explique
que cet objet lumineux n’est autre qu’une météorite qui a traversé l’atmosphère
de la terre et qui s’est fractionnée vers 19h00. La CST explique aussi que
l’observation a duré plus de 30 secondes et que pour pouvoir repérer ce genre
de phénomène, il faut mettre en place un réseau d’observateurs.
Les météorites explosent souvent dans l’atmosphère et se fractionnent, les
plus gros morceaux atteignent la surface de la Terre.
Notons qu’un objet s’échauffe et explose s’il traverse une atmosphère
suffisamment dense (entre 0 et 100 km d’altitude) et s’il possède une vitesse
suffisamment élevée.
Source :
Extrait du magazine WEBDO DU 12 novembre 2021
- https://www.webdo.tn/fr/actualite/national/tunis-objet-lumineux-observe-dans-le-ciel-la-cite-des-sciences-sexplique/135140/
08 AOUT 2026 – GAMMARTH ET AIN
DRAHAM - TUNISIE
Tunisie : Un mystérieux objet lumineux observé dans le ciel intrigue les
internautes
Par Ramzi Haddad
Un phénomène lumineux observé dans le ciel tunisien dans la soirée du 8
août 2026 a suscité de nombreuses interrogations sur les réseaux sociaux.
Un phénomène lumineux inhabituel, filmé samedi soir dans le ciel tunisien,
suscite de nombreuses interrogations sur les réseaux sociaux. Plusieurs
publications situent l’observation vers 20h30 et évoquent notamment Hammamet,
Gammarth et Aïn Draham. Pour l’heure, sa nature reste indéterminée.
Les images se sont rapidement propagées sur les réseaux sociaux. Al Jazeera
Tunisie a notamment relayé une séquence montrant une étrange source lumineuse,
tandis que d’autres vidéos et témoignages ont circulé au cours de la soirée.
Une publication particulièrement partagée affirme que le phénomène aurait
été aperçu depuis Hammamet, Gammarth et Aïn Draham vers 20h30. Webdo n’a
toutefois pas pu authentifier indépendamment chacune de ces localisations ni
établir que toutes les vidéos ont été enregistrées simultanément.
Photo – Phénomène du 08 août 2026 à GAMMARTH
Une forme lumineuse allongée
Les images examinées montrent une forme lumineuse allongée se déplaçant
dans le ciel nocturne, apparaissant sur certaines séquences comme une
succession compacte de zones lumineuses.
Elles ne permettent toutefois d’établir ni sa taille, ni son altitude, ni
même sa forme réelle. Zoom numérique, mouvements du téléphone, mise au point ou
saturation du capteur peuvent modifier l’apparence d’une source lumineuse
éloignée.
Témoins oculaires
Des publications avancent des estimations spectaculaires : plusieurs
kilomètres de longueur, une altitude de 80 à 150 kilomètres et une vitesse
supérieure à 40.000 km/h. Faute de données permettant de reproduire ces
calculs, ces chiffres ne peuvent être considérés comme établis.
Phénomène météoritique, satellite ou objet spatial : plusieurs pistes
restent donc ouvertes. Les Perséides sont également actives actuellement, mais
cette seule concomitance ne permet pas de leur attribuer l’observation.
La piste Starlink
Une coïncidence mérite davantage d’attention. SpaceX a lancé le 8 août la
mission Starlink 17-38 depuis Vandenberg, en Californie, emportant 24
satellites. Leur déploiement est intervenu vers 17h36 UTC, environ deux heures
avant l’observation tunisienne rapportée vers 19h30 UTC.
Des satellites fraîchement déployés peuvent rester groupés et former le
fameux « train Starlink », un phénomène déjà observé en Tunisie. La proximité
horaire est donc intéressante, mais ne suffit pas : il faudrait vérifier la
trajectoire de Starlink 17-38 pour déterminer si ces satellites étaient
effectivement visibles depuis la Tunisie ce soir-là.
En 2021, le mystère avait été expliqué
Un précédent tunisien invite justement à la prudence. En novembre 2021, un
objet lumineux aperçu au-dessus de Tunis et dans plusieurs régions avait
suscité des interrogations similaires. La Cité des sciences de Tunis avait
finalement identifié un phénomène météoritique ayant traversé l’atmosphère.
Un objet mystérieux sur les premières images peut donc trouver ensuite une
explication beaucoup plus classique.
En 1969, l’ambassade américaine signalait déjà un « OVNI » à Tunis
Plus étonnant, les archives déclassifiées de la National Security Agency
(NSA) américaine répertorient un document intitulé « American Embassy Tunis
report – Subject : Unidentified Flying Objects », relatif à une observation
remontant à juillet 1969.
Télescopes
Les descriptions historiques font état d’un phénomène lumineux bleu-vert
observé dans le ciel de Tunis par plusieurs témoins, dont des responsables de
l’ambassade américaine. Aucun lien, évidemment, ne peut être établi entre cet
épisode vieux de 57 ans et les images du 8 août.
Source : Extrait du magazine WEBDO 09 Août 2026: https://www.webdo.tn/fr/actualite/divers/tunisie-un-mysterieux-objet-lumineux-observe-dans-le-ciel-intrigue-les-internautes/402330/ -
Chapitre XII - 48
46 - ZAMBIE
Autrefois colonie
Britanniques :
Northern Rhodesia
/ Rhodésie du Nord
RESEAUX SOCIAUX TIK TOK –
On trouve de tout sur les réseaux sociaux. Nous ne tenons pas compte de ces
informations, beaucoup de canulards, des vidéos que l’on peut facilement
interpréter comme un phénomène naturel, peu voire pas de renseignements pour
l’interpréter et nous ne les prenons pas en considération en règle générale
dans notre catalogue. Un exemple des témoignages sur TikTok pour la Zambie.
Témoignages anecdotiques à
Livingstone - Zambie
Des récits familiaux et des témoignages personnels récents circulent sur
les plateformes sociales concernant des objets lumineux et stationnaires
observés au-dessus de la ville de Livingstone (près des chutes Victoria)
Ces histoires, souvent partagées
sous forme de "récits de vie" (story times), décrivent des engins
brillants en vol stationnaire, mais elles restent au stade de l'anecdote
personnelle sans aucune vérification ou enquête indépendante
https://www.tiktok.com/discover/ufo-caught-on-camera-in-zambia
AVRIL 1955 -
FORT ROSEBERY – KASAMA, - ZAMBIE
Un « disque volant
» suit une voiture pendant plusieurs dizaines de kilomètres L'affaire se
déroule encore sous l'administration britannique de la Northern Rhodesia,
l'actuelle Zambie. Elle concerne D. G. L. Clarke, ancien militaire selon le
compte rendu publié ultérieurement, qui circulait en automobile avec son fils
Peter.
La source la plus intéressante que j'ai retrouvée est le numéro de Flying
Saucer Review consacré à l'affaire. Le récit avait été recueilli auprès de
Clarke par le journal Ndola Northern News. Il est également repris dans la
compilation historique UFOs: A History 1955 de Richard Gross.
Le début de l'observation
Nous sommes au début du mois d'avril 1955, vers 19 h 30. Clarke vient de
franchir une rivière lorsqu'il aperçoit une lumière dans le ciel. Mais, détail
important, ce n'est pas lui qui la remarque le premier : son fils Peter,
installé à côté de lui, lui signale le phénomène. Le garçon décrit initialement
une lumière comparable à une étoile, située à environ 10 miles, soit environ 16
km, et particulièrement brillante.
La situation change alors rapidement. Selon Clarke, tandis que la voiture
poursuit sa route, la lumière semble se rapprocher à grande vitesse. Elle
change successivement de couleur :
Blanc/lumineux → rouge rosé → bleu → de nouveau
lumineuse.
Puis elle oblique vers la gauche. Clarke arrête alors son véhicule, coupe
les phares et descend de la voiture. C'est à ce moment qu'il estime que le
phénomène est devenu relativement proche : environ 500 yards, soit environ 460
mètres.
Il distingue alors, derrière ou autour de la lumière, une forme ovale
faiblement visible, surmontée d'une lumière brillante.
Le phénomène ne disparaît cependant pas immédiatement. Clarke reprend sa
route. Il explique que l'objet se trouve alors sur sa droite, assez haut dans
le ciel. Il ne le voit pas effectuer une traversée complète de la voûte
céleste. Puis le phénomène revient à deux reprises vers la voiture, avant de
s'écarter de nouveau. Après la seconde approche, Clarke ne le voit plus pendant
environ dix minutes.
C'est ensuite, alors que les deux voyageurs approchent d'une autre rivière,
que la lumière réapparaît. Cette fois, elle se trouve à droite de la route. Elle
semble descendre progressivement, jusqu'à devenir visible à travers les arbres.
La réaction de Peter est extrêmement forte. Clarke raconte que son fils est
tellement effrayé qu'il craint qu'il ne fasse une crise. Arrivé à la rivière,
Clarke aperçoit une lumière sur l'autre rive et pense que l'objet a peut-être
atterri. Il décide alors de faire demi-tour et de quitter rapidement les lieux.
Une distance routière qui pose un problème car en effet il y a ici un point
bibliographique que je voudrais signaler. Les sources ne sont pas parfaitement
cohérentes sur la géographie. Le récit publié dans Flying Saucer Review parle
d'un trajet de 25 miles entre Fort Rosebery et Kasama, soit environ 40 km.La
compilation de Gross donne quant à elle 23 miles entre Fort Rosebery et Kasama.
D'autres catalogues secondaires ont transformé cette localisation en :
Fort Rosebery → Ndola.
C'est probablement cette seconde formulation qui explique la localisation qui
a été initialement retrouvée. Il est donc préférable de noter :
Fort Rosebery – Kasama, Northern Rhodesia
Il ne faut surtout pas harmoniser artificiellement les deux informations.
La déclaration de Clarke
Le témoignage possède également une particularité assez frappante : Clarke
insiste sur la peur qu'il a éprouvée. Il explique avoir connu des situations
particulièrement difficiles et avoir vu des milliers de morts, mais affirme
n'avoir jamais été aussi terrifié que par ce qu'il appelle le « Flying Saucer
».
Ce passage est intéressant pour l'historien, mais il faut évidemment éviter
d'en faire une preuve de la nature du phénomène. Il indique surtout l'intensité
subjective de l'expérience.
Le dossier devient encore plus intéressant avec une information
complémentaire publiée dans Flying Saucer Review. Le récit mentionne qu'un
pilote stationné sur un aérodrome de la région aurait également aperçu le
phénomène, au-dessus de l'horizon, avec ce qui aurait ressemblé à une traînée
de vapeur. Un autre pilote, dont la base était située dans le Kent, aurait
également déclaré que l'objet semblait accélérer.
Mais ici, je vous recommande une prudence beaucoup plus grande. Je n'ai
pour l'instant retrouvé aucun document primaire permettant d'identifier avec
certitude ces deux pilotes, leur appareil, leur unité ou l'aérodrome concerné. Il
faut donc présenter cette information comme une corroboration alléguée, et non
comme une observation indépendante établie.
Ce que nous pouvons réellement retenir
Le cas possède plusieurs éléments qui justifient sa conservation dans votre
catalogue :
|
Élément |
Information disponible |
|
Date |
Début avril 1955 |
|
Heure |
≈ 19 h 30 |
|
Pays actuel |
Zambie |
|
Époque |
Northern Rhodesia |
|
Localisation principale |
Route Fort Rosebery–Kasama |
|
Témoin principal |
D. G. L. Clarke |
|
Second témoin |
Son fils Peter |
|
Situation |
Observation depuis une automobile |
|
Aspect initial |
Point lumineux comparable à une étoile |
|
Couleurs |
Rouge rosé, bleu, puis lumineux |
|
Distance estimée |
≈ 500 yards lors d'une approche |
|
Forme |
Ovale/faiblement définie |
|
Lumière |
Brillante sur la partie supérieure |
|
Comportement |
Approches répétées, écarts, descente |
|
Environnement |
Route, rivières, végétation/arbres |
|
Durée |
Non précisément établie |
|
Traces au sol |
Aucune mention fiable |
|
Radar |
Aucun élément retrouvé |
|
Photographie |
Aucune |
|
Enquête officielle |
Non établie à ce stade |
Le témoignage apparaît dans la presse locale de l'époque — Ndola Northern
News — puis est repris dans Flying Saucer Review.
Évaluation : observation ancienne intéressante, avec deux témoins directs
et une source journalistique contemporaine, mais sans documentation
instrumentale ni enquête indépendante retrouvée à ce jour. La localisation «
Fort Rosebery–Kasama » doit être privilégiée ; la variante « Fort
Rosebery–Ndola » doit être conservée comme divergence bibliographique.
|
LE TEXTE DE LA
FLYING SAUCER REVIEW VOL 1 – NO 2 – 1955
UN OVNI SUIT LA
VOITURE D'UN ANCIEN COMBATTANT Un ancien combattant de l'armée
a vécu la plus grande frayeur de sa vie début avril, alors qu'il voyageait en
voiture entre Fort Rosebery et Kasama, en Rhodésie du Nord. Il a été suivi
pendant 40 kilomètres par un OVNI. Racontant son histoire au Ndola
Northern News, M. D. G. L. Clarke, un homme
robuste et déterminé, a déclaré : « J'ai vu des choses assez effrayantes dans
ma vie ; j'ai vu des milliers de cadavres gisant au même endroit, mais je
n'ai jamais été aussi terrifié qu'à cause de cet OVNI. Je venais de traverser une
rivière sur la route – il était 19h30 – lorsque mon fils, Peter, qui était
assis sur le siège passager, a pointé du doigt une lumière devant nous. « C'était comme une étoile, à
environ 16 kilomètres de distance, et très brillante », a-t-il dit.
« Alors que nous avancions, il semblait se rapprocher à une vitesse
vertigineuse. Sa couleur changea : d’abord rouge rosé, puis bleu, puis
de nouveau lumineux. — et tout ce temps, il se
rapprochait. « J’ai arrêté la voiture,
éteint les phares et je suis sorti », ajouta M. Clarke. « À ce
moment-là, la chose était assez proche — à environ 500
mètres — et elle a brusquement viré à gauche. Au moment où elle
s’éloignait, j’ai aperçu une faible silhouette ovale avec une lumière vive
au-dessus. Je suis remonté dans la voiture
et j’ai repris ma route. La chose était loin sur ma droite, haut dans le
ciel. Je ne l’ai pas vue traverser le ciel. « Puis elle est revenue
vers nous à deux reprises, puis a de nouveau brusquement viré. Après la
deuxième fois, je ne l’ai plus revue pendant une dizaine de minutes »,
poursuivit M. Clarke. « Nous approchions d'une rivière quand nous l'avons aperçu À nouveau sur la rive droite.
Il est descendu vers nous et s'est progressivement enfoncé jusqu’à ce qu'on
puisse enfin le voir à travers les arbres. À ce moment-là, mon fils était
pris de panique, et j'ai cru qu'il allait faire une crise. J'étais moi-même
très effrayé. « Dès que je suis arrivé à la
rivière, j'ai vu une lumière sur l'autre rive, et j'ai pensé que l'objet
avait atterri. C'en était trop pour moi, et j'ai fait demi-tour aussi vite
que possible. Ce fut l'expérience la plus terrifiante de ma vie », a-t-il conclu. Lorsqu'il a signalé l'incident
au commissaire de district de Kasama, on lui a dit qu'une autre personne
avait récemment aperçu un objet similaire dans le ciel. |
21 JUILLET1957 — KITWE - NORD RHODEZIE – ZAMBIE (La date de l’observation
serait inférieure au 21).
Les mineurs du Copperbelt voient des « Flying saucers »
Le 21 juillet 1957, une dépêche de l'Associated Press (AP) rapporte que des
mineurs de la région de Kitwe, dans la Northern Rhodesia — aujourd'hui la
Zambie — ont signalé des objets qu'ils identifient comme des Flying saucers.
Les objets sont décrits comme ayant des queues enflammées et se déplaçant «
like the wind », c'est-à-dire à très grande vitesse.
Un bulletin de l'Aerial Phenomena Research Organization (APRO) de septembre
1957 reprend également l'information : des mineurs de cuivre de Kitwe auraient
observé plusieurs « Flying saucers » présentant des traînées de flammes et se
déplaçant à grande vitesse.
Ce que les mineurs auraient pensé observer
L'élément le plus intéressant du témoignage rapporté par l'AP est la
traînée lumineuse ou enflammée Les descriptions disponibles indiquent :
·
Objets
lumineux ;
·
Déplacement
extrêmement rapide ;
·
Présence
d'une queue enflammée ;
·
Plusieurs
mineurs auraient été témoins ;
·
Certains
auraient pensé qu'il pouvait s'agir d'engins venus de l'espace ;
·
Une
motivation particulière est attribuée aux témoins : ils auraient envisagé que
les objets puissent observer les opérations d'extraction d'uranium de la
région.
Cette dernière information doit cependant être présentée avec précaution :
je la considérerais comme une interprétation rapportée par la dépêche, et non
comme un fait établi concernant les objets.
Kitwe se trouve au cœur du Copperbelt, la grande région minière de la
ceinture cuprifère de l'Afrique centrale. Cela donne au cas un contexte
intéressant : nous ne sommes pas face à quelques témoins isolés observant le
ciel depuis une zone rurale, mais à des travailleurs miniers, dans une région
fortement industrialisée et stratégique de la colonie britannique. Il faut
aussi noter que les activités minières de la Copperbelt étaient alors
extrêmement importantes pour l'économie de la Northern Rhodesia. La référence à
l'uranium est donc particulièrement intéressante, mais demande une vérification
historique indépendante.
Attention : « 21 juillet »
n'est peut-être pas la date des observations C'est, à mon avis, le point
méthodologique le plus important. La formulation retrouvée dans la
documentation APRO indique :
Kitwe, Northern Rhodesia, 21 July
Mais la compilation précise que l'AP release était datée du 21 juillet et
ajoute :
« No exact date of
sightings or further details were available. »
Autrement dit, 21 juillet 1957 est la date de la dépêche, mais nous ne
pouvons pas automatiquement affirmer que les observations ont eu lieu
exactement le 21 juillet.
Nous devons donc considérer au niveau de la date la position
suivante : Une dépêche Associated Press datée du 21 juillet 1957 rapporte
des observations de « Flying saucers » par des mineurs de cuivre de la région
de Kitwe. La date exacte des observations n'est pas précisée dans les sources
ufologiques secondaires disponibles.
C'est beaucoup plus rigoureux.
Une autre source contemporaine : l'APRO
Le fait que l'information ne provienne pas uniquement d'une compilation
moderne est important. Le bulletin APRO de septembre 1957 consacre une rubrique
aux observations de juillet 1957 et place Kitwe parmi plusieurs affaires
internationales du mois : Toronto, Kitwe, Venezuela, Kansas, etc. Cela signifie que l'affaire circulait déjà
dans les réseaux d'information ufologiques quelques semaines après les
événements rapportés. C'est un élément favorable à son classement comme cas
historique à source contemporaine, même si la source primaire AP n'a pas encore
été retrouvée sous sa forme originale.
Mais que savons-nous réellement ? C 'est là que le dossier devient beaucoup
plus pauvre. Nous ne disposons actuellement pas, dans les sources que j'ai
retrouvées, de :
·
Noms des
mineurs ; - - Nombre
exact de témoins ;
·
Heure des
observations ; - Durée
;
·
Direction
de déplacement ; - Altitude ;
·
Dimensions
angulaires ; - Description
précise de la forme ;
·
Conditions
météorologiques ; - Photographies ;
·
Données
radar ; - Rapport de
police
·
Enquête
minière ; - Enquête
gouvernementale ;
·
Identification
astronomique ou météorologique.
Il serait donc excessif d'en faire un cas « majeur » au sens documentaire. En
revanche, il est très intéressant historiquement parce qu'il appartient à la
première vague internationale de 1957 et qu'il concerne plusieurs travailleurs
d'une région minière stratégique.
Une dépêche de l'Associated Press datée du 21 juillet 1957 rapporte que
plusieurs mineurs de cuivre de la région de Kitwe, dans la Northern Rhodesia,
ont signalé des « flying saucers » se déplaçant à très grande vitesse et
laissant derrière eux des traînées décrites comme enflammées. Certains témoins
auraient envisagé l'hypothèse d'engins venus de l'espace et auraient associé
leur présence à la surveillance des activités minières, notamment celles liées
à l'uranium. La documentation contemporaine disponible demeure cependant très
lacunaire : l'identité des témoins, l'heure, la date exacte des observations et
leurs caractéristiques détaillées ne sont pas actuellement établies. Le 21
juillet correspond avec certitude à la date de la dépêche AP, mais pas nécessairement
à celle des observations.
Je pense qu'il y a encore une recherche très intéressante à faire ici :
retrouver le texte original de la dépêche AP dans les journaux américains ou
britanniques des 21–23 juillet 1957. Cela pourrait nous donner la formulation
exacte de l'Associated Press, le nombre de mineurs, éventuellement leurs noms,
et surtout ce que recouvrait exactement l'allusion à « uranium mining
operations ». C'est probablement la prochaine étape utile pour transformer
cette fiche en véritable dossier historique.
https://www.ufomagazines.com/apro-bulletin-apro-bulletin-1957-09-september/
3 JUILLET 1956 —
NDOLA, NORTHERN RHODESIA – ZAMBIE (dans certaines sources : 3 juillet
1957, ce qui semble erroné)
Le disque argenté
qui resta immobile pendant quatre minutes
À l'époque, Ndola se trouve dans la Northern Rhodesia, territoire
britannique qui deviendra la Zambie en 1964. Au petit matin du 3 juillet 1956,
L. Walker, employé des chemins de fer, observe dans le ciel au nord de Ndola un
objet qu'il décrit comme rond et argenté. L'observation présente un élément
particulièrement intéressant : contrairement à beaucoup de récits de cette
période où les objets sont décrits comme traversant rapidement le ciel,
celui-ci aurait stationné pratiquement au même endroit pendant environ quatre
minutes.
Walker aurait déclaré que l'objet :
1. Était rond ;
2. Avait une apparence argentée ;
3. Se trouvait au nord de Ndola ;
4. Resta immobile pendant environ quatre minutes ;
5. Effectua ensuite un léger mouvement ;
6. Puis commença soudainement à pâlir ou
disparaître progressivement ;
7. Et disparut complètement en quelques secondes.
Un détail particulièrement important : d'autres témoins Walker n'était
apparemment pas le seul à observer le phénomène. Le récit publié dans Flying
Saucer Review précise que d'autres employés des chemins de fer virent également
l'objet et le considérèrent comme un « Flying saucer ».
Plus intéressant encore, des employés de Harry S. Hopkins & Co.
auraient également observé le phénomène. Nous avons donc potentiellement affaire à une
observation multi-témoins, même si la documentation disponible ne donne
malheureusement pas les noms des autres observateurs. C'est une caractéristique
qu'il faut conserver dans votre catalogue.
Le cas devient plus intéressant encore parce qu'une explication
conventionnelle semble avoir été envisagée immédiatement. Le Meteorological
Office de la région aurait examiné l'hypothèse d'un ballon météorologique. Sa
réponse, telle qu'elle est rapportée dans Flying Saucer Review, est assez
précise : le phénomène ne pouvait pas être l'un des ballons météorologiques
quotidiens, ceux-ci étant lancés vers 5 h 30 et ayant normalement disparu vers
8 heures.
Cela ne signifie évidemment pas que le service météorologique a conclu à un
« engin extraterrestre ». C'est une distinction essentielle. Le renseignement
que nous possédons signifie seulement que l'hypothèse du ballon météorologique
de routine aurait été examinée puis écartée.
Mais il reste une question : quelle était l'heure exacte car là ;
c’est une lacune documentaire importante. La source parle de : « early on the
morning of July 3 » mais ne donne pas, dans le passage retrouvé, l'heure exacte
de l'observation.
Cela est particulièrement dommage car la discussion sur les ballons
météorologiques montre que l'heure aurait pu permettre une vérification
astronomique et météorologique beaucoup plus précise.
Un contexte particulièrement intéressant : le Copperbelt
Cette observation prend une dimension supplémentaire lorsqu'on la rapproche
des autres affaires de 1956 dans la région minière de la Copperbelt. La même
compilation reproduit immédiatement après le cas de Walker un autre récit
concernant le 9 août 1956.
Ce soir-là, un phénomène lumineux aurait été observé au-dessus de plusieurs
centres miniers :
Ndola → Kitwe → Chingola → Bancroft.
L'objet est décrit comme brillant et scintillant, se déplaçant rapidement
dans l'obscurité. La presse de la Northern Rhodesia aurait même commenté
l'événement en affirmant qu'il y avait indiscutablement eu un objet mystérieux
dans le ciel. Cela crée une petite séquence d'observations dans le Copperbelt
en 1956..
Évaluation historique du cas
Je donnerais à cette affaire une place assez intéressante, principalement
pour quatre raisons :
1. Source relativement ancienne :
Le récit est publié dans Flying Saucer Review dès septembre-octobre 1956, donc
très proche chronologiquement de l'événement.
2. Plusieurs témoins :
Walker n'est pas présenté comme le seul observateur.
3. Intervention d'un service météorologique :
L'hypothèse du ballon météorologique est explicitement mentionnée.
4. Description relativement simple :
Il ne s'agit pas d'un récit extraordinairement complexe : un objet rond et
argenté, apparemment stationnaire, puis disparaissant.
La date 3 juillet
1957 reprise dans certaines descriptions de l’observation semble erronée. C’est
bien 1956.
Source :
FLYING SAUCER REVIEW vol. 2, n°5, septembre-octobre 1956
09 AOUT 1956 – NDHOLA –
KITWE – CHINGOLA – BANCROFT DANS LE COPPERBELT – ZAMBIE
Un document reproduisant des archives de Flying Saucer Review rapporte
également une observation détaillée dans le Copperbelt le 9 août 1956, avec un
objet lumineux observé successivement au-dessus de Ndola, Kitwe, Chingola et
Bancroft.
Ce document décrit l'objet comme :
·
Brillant ;
·
Clignotant
;
·
Se
déplaçant rapidement ;
·
Passant
au-dessus de plusieurs centres miniers ;
·
D’abord
stationnaire/semblant planer ;
·
Puis
partant rapidement.
Le journal Rhodesia Sunday Mail aurait même commenté l'affaire en affirmant
qu'il y avait bien eu un objet mystérieux dans le ciel de la Rhodésie du Nord.
21 JUILLET 1957 – (DATE DE LA DEPECHE AGENCE DE PRESSE ET NON
DATE DE L’OBSERVATION) KITWE – RHODESIE DU NORD- ZAMBIE
Des mineurs du
Copperbelt signalent des « Flying saucers » à grande vitesse
Le 21 juillet 1957, une dépêche de l'Associated Press, reprise quelques
semaines plus tard par le bulletin de l'Aerial Phenomena Research Organization
(APRO), rapporte une série de témoignages attribués à des mineurs de cuivre de
la région de Kitwe, dans le Copperbelt de la Rhodésie du Nord. Les témoins
auraient observé des objets qualifiés de « Flying saucers », décrits comme
présentant des queues enflammées (« flaming tails ») et se déplaçant à très
grande vitesse, l'APRO reprenant l'expression journalistique « going like the
wind ».
Certains des mineurs auraient pensé que ces objets provenaient de l'espace
et qu'ils pouvaient avoir pour objectif de surveiller les activités minières,
notamment celles liées à l'uranium. La documentation disponible demeure
toutefois extrêmement lacunaire. Le bulletin APRO précise qu'aucune date exacte
des observations individuelles ni aucun détail complémentaire n'étaient alors
disponibles. Les noms des témoins, leur nombre, l'heure des observations, leur
durée, la direction et l'altitude des objets ne sont pas indiqués.
Il convient donc de considérer cette affaire comme une information
ufologique contemporaine mais insuffisamment documentée, et non comme un cas
permettant de caractériser précisément un phénomène aérien.
L'intérêt historique du témoignage réside également dans son contexte. Le
Copperbelt constituait alors l'un des principaux centres miniers d'Afrique
centrale et se trouvait au cœur d'importantes activités industrielles et
stratégiques de la période de la guerre froide. La référence faite par les
témoins à une possible surveillance des activités minières doit toutefois être
considérée comme leur propre interprétation et non comme le résultat d'une
enquête démontrant une origine extraterrestre.
Sources : Associated Press, dépêche du 21 juillet 1957, reprise dans APRO
Bulletin, septembre 1957 ; documentation ufologique rétrospective consacrée aux
observations du Copperbelt.
APRO NOUS DIT :
Le bulletin APRO de septembre
1957 donne cette formulation :
« « Des mineurs de cuivre
de la région de Kitwe ont signalé des "soucoupes volantes" dotées de
traînées enflammées et se déplaçant "à la vitesse du vent". »
Autrement dit, les mineurs de
cuivre auraient signalé des « Flying saucers » munies de queues/flammes, se
déplaçant « like the wind », donc extrêmement rapidement.
Mais le détail le plus
important se trouve juste après :
APRO précise qu'aucune date
exacte des observations individuelles et aucun détail supplémentaire n'étaient
disponibles.
APRO rapporte aussi : Certains
des mineurs interrogés auraient eux-mêmes interprété ces apparitions comme une
surveillance extraterrestre des activités minières, notamment des opérations
liées à l'uranium. Cette interprétation appartient aux témoins et ne
constitue évidemment pas une conclusion établie. Il est important de savoir
pour authentifier cette affirmation que l'exploration et l'exploitation de
l'uranium en Zambie a commencé dans les années 1950, notamment à la Mindolo Underground
Mine de Nkana, à Kitwe, et que 120 tonnes métriques
d'uranium auraient été extraites entre 1957 et 1959.
L’information de l’ARO est
très brève.
INFO RETROUVEE DANS
« SAUCER NEWS »
Le numéro d'août 1957 de Saucer News, publié pratiquement au moment des
événements, contient une version très proche :
« Des disques volants laissant derrière eux une traînée de feu ont été
aperçus en Rhodésie du Nord, en Afrique centrale. Des mineurs de cuivre
travaillant dans six camps de la région affirment les avoir vus. Certains
soupçonnent des visiteurs venus de l'espace, curieux d'observer les opérations
de raffinage de l'uranium, récemment lancées en Rhodésie. »
Cela apporte un détail qui n'apparaît pas clairement dans la courte notice
APRO : Six camps miniers Donc,
nous ne sommes probablement pas devant le témoignage d'un seul mineur de Kitwe.
La formulation indique que des mineurs de six camps de la région auraient
observé les phénomènes.
L’observation est donc clairement confirmée, toutefois les sources ne
donnent que peu d’informations sur ce qui a été vu. Peu de journaux de l’époque
numérisés sur Internet, aucune information retrouvée, en conséquence une
analyse précise n’est pas possible actuellement.
Sources : https://www.ufomagazines.com/apro-bulletin-apro-bulletin-1957-09-september/
https://fanac.org/fanzines/Saucer_News/saucer_news_25_v4n5_mosley_1957-08_ufo_us.pdf
https://www.saturdaynightuforia.com/html/articles/articlehtml/saucsum12.html
.
OCTOBRE 1961 – CHINGOLA –
PHOTOGRAPHIE – RHODESIE DU NORD - ZAMBIE
Chingola, Rhodésie du Nord - aujourd'hui Zambie - début octobre 1961. À
l'époque Chingola n'était pas encore la Zambie, c'était la Copperbelt, à
quelques km de la frontière congolaise. La photo a fait la
couverture du MUFON UFO Journal en Juillet 1976: "PHOTOGRAPH OF OBJECT
SEEN NEAR CHINGOLA, ZAMBIA (NORTHERN RHODESIA) IN EARLY OCTOBER, 1961 OBJECT is
CIRCLED IN THIS PHOTOGRAPH"
Le récit d'origine
Le photographe a voulu rester anonyme. C'était un militaire des Federal
Forces, les forces de la Fédération de Rhodésie et Nyasaland qui patrouillaient
les frontières.
Ce jour-là, vers midi, il faisait très chaud, soleil très fort. Il était à
bord d'un hélicoptère de type français "Alouette" qui faisait des
exercices d'atterrissage et de décollage sur des plages, à environ 200 pieds
d'altitude et 120 mph.
L'objet est monté de
derrière les sommets des montagnes, "travelling at a tremendous speed
straight up and directly over the top of the helicopter and disappeared over
the opposite horizon". Tout a
duré moins de 10 secondes.
Description par les témoins :
·
Forme
parfaitement ronde, couleur argent avec surface chrome / miroir
·
Pas de
lumières, pas de bruit entendu (mais bruit de l'hélico), pas de fumée, pas de
marques d'identification, pas d'extensions, pas de trous, fenêtres, portes
·
Couleur
uniforme qui reflétait le soleil sans varier
Il y avait 4 autres témoins en plus du photographe, dont le pilote. Un des
témoins est nommé Chippy Ackerman, tué en 1964 par une mine antipersonnel au
Congo, et un autre Gerrie Schultz. Le pilote s'appelait Brahm.
Il n'a eu le temps que d'une seule photo très rapide avec son petit Agfa
bon marché "qui avait coûté environ douze livres".
Que s'est-il passé avec la photo ?
Quand les autorités militaires ont appris qu'il avait photographié les
zones frontalières pendant les exercices, elles ont confisqué tous les
négatifs. Heureusement il avait déjà tiré un jeu de photos avant. Les négatifs
n'ont jamais été rendus, supposés détruits à cause de la nature sensible de la
zone.
La photo est restée dans son album personnel pendant 14 ans. En été 1975,
lors d'une vague d'OVNI au-dessus de la Rhodésie, il a téléphoné à la personne
qui centralisait les rapports OVNI à l'époque - c'était Cynthia Hind à
Salisbury, représentante MUFON pour l'Afrique. Elle l'a transmise à Joe Brill
aux USA pour étude.
La copie qui nous reste était en très mauvais état : pliée, émulsion
craquelée en lignes verticales, et le photographe lui-même avait entouré l'OVNI
au stylo bille, ce qui ne pouvait pas être enlevé sans arracher l'émulsion.
|
LA PHOTO DE CHINGOLA
Le seul
tirage qui a survécu était déjà, selon Cynthia Hind qui l'a reçu, « Fortement
froissé et assez pâle, l'objet était bel et bien discernable mais,
malheureusement, entouré au stylo à bille.
Le
négatif original a été saisi par les autorités et jamais rendu.
Donc ce
qu’on voit dans les reproductions de cette photo, c'est un tout petit point
argenté dans un ciel immense. L'original complet montrait les collines
derrière Chingola avec l'objet entouré.
Voici
une reconstruction nettoyée fidèle à la description d'époque : disque
parfaitement rond, couleur argent chrome qui reflétait le soleil tout le
temps, vu 10 secondes montant derrière une colline et disparaissant à
l'horizon opposé.
C'est la version "comme si on l'avait prise avec une
bonne optique" depuis la porte de l'Alouette. Pour voir l’original,
hyper mauvais car photocopié, il faut aller voir le PDF du MUFON UFO Journal
No.104 Juillet 1976 (page couverture + agrandissement page 4) - c'est la
source la plus nette qui existe. https://projectaquarius.mufon.com/wp-content/uploads/2023/09/July_1976.pdf
L'analyse de Ground Saucer Watch GSW a procédé en 1976 à une analyse informatisée du tirage. Selon William
Spaulding, le traitement d'amélioration des contours faisait apparaître une
forme nettement définie. L'analyse concluait notamment à :
Ø Une forme approximativement discoïdale ; Ø Un rapport hauteur/largeur d'environ 1 :5 ; Ø Une apparence tridimensionnelle ; Ø Une réflexion lumineuse compatible, selon les
enquêteurs, avec une surface métallique ; Ø Une distance estimée informatiquement à
environ 2 à 3 miles ; Ø Un certain flou attribué à la combinaison de
la vitesse apparente de l'objet et des caractéristiques du film utilisé.
|
L'analyse de 1976
Le dossier a été publié dans le MUFON Journal No.104 avec deux articles :
le témoignage par Joe Brill, et l'analyse informatique par William Spaulding de
Ground Saucer Watch Inc. à Phoenix. GSW
a fait de l'amélioration de contour et de la densitométrie couleur.
Conclusions : Ils ont écarté comme
source : flare d'objectif, anomalies d'appareil, artefacts de développement,
aéronef connu, petit modèle près de l'appareil, débris non-métallique
Surface métallique type acier poli, aspect ratio 1 pour 5, forme de disque
bombé
Estimation : objet d'environ 30 pieds / 9 mètres, à 2-3 miles, légèrement
flou à cause du mouvement et de la faible sensibilité du film
Leur conclusion finale : « L'avis unanime de GSW est que l'objet visible
sur la photographie représente un objet de grande taille (30 pieds), doté d'une
surface métallique, d'origine et de technologie inconnues. »
Pourquoi on en parle encore ?
Contexte géopolitique : octobre 1961, c'est en plein dans la sécession du
Katanga, à côté. L'ONU est sur place. Le 18 septembre 1961, l'avion de Dag
Hammarskjöld s'écrase à Ndola, à 30 km de Chingola. Les premiers témoins ont
d'ailleurs pensé à un appareil secret de l'ONU, avant de rejeter l'idée à cause
de la vitesse et de la forme.
C'est une des rares photos militaires africaines de l'époque avec plusieurs
témoins.
Limite : sans négatif original, on ne peut pas faire d'analyse moderne
définitive. C'est ce qui la rend à la fois fascinante et frustrante pour les
enquêteurs.
https://fr.scribd.com/document/643052417/UFO-Afrinews-21?utm_source=chatgpt.com
JUIN 1965 – ZAMBIE PROCHE
FRONTIERE BANDE DE CAPRIVI
FLYING SAUCER REVIEW JULY -
AUGUST 1966 VOLUME 12, No. 4, juste avant
la rubrique consacrée à la Zambie, est rapportée une observation de juin 1965,
près de la frontière entre la Zambie et la bande de Caprivi.
Un médecin employé par le gouvernement zambien et plusieurs personnes
auraient observé aux jumelles :
Ø Un objet ovale brillant ;
Ø Tournoyant ;
Ø Scintillant au Soleil ;
Ø Se déplaçant rapidement ;
Ø Altitude estimée : environ 2 000 pieds ;
Ø Distance : environ 1 mile.
La source indiquée est W. J. Maclean of Edinburgh.
Ce cas est distinct de celui de Broken Hill, de Novembre 1965, mais il
montre qu'en 1965 plusieurs rapports zambiens circulaient dans les réseaux
ufologiques internationaux.
Novembre 1965 - Broken Hill (aujourd'hui Kabwe)
Eric Williams a vu un large objet, 30 m de
diamètre, 15 m de haut, à environ 75 m de distance. Il rapporte avoir vu
clairement une rangée de hublots illuminés d'une lumière verdâtre. Référence :
Flying Saucer Review Vol 66 No 4. Base Jacques Vallée Magonia. META
NOVEMBRE
1965 – (DATE INCERTAINE) BROCKEN HILL (AUJOURD’HUI : KABWE - RHODESIE –
ZAMBIE
EN RESUME :
Témoin : Eric
Williams
Moment : crépuscule, date exacte inconnue ; Vallée indique novembre 1965.
Lieu : Broken Hill, aujourd'hui Kabwe, Zambie.
Distance estimée : environ 75 yards (69 m).
Dimensions estimées : environ 100 pieds de longueur × 50 pieds de hauteur (30 ×
15 m).
Description : grand objet, avec une rangée de hublots dont l'intérieur était
éclairé d'une lumière verdâtre.
Source contemporaine disponible : émission de la Zambia Broadcasting
Corporation (ZBC), 2 décembre 1965, reprise dans Flying Saucer Review, vol. 12,
n° 4, juillet-août 1966, rubrique « Incidents in Central Africa ».
Référence Vallée : Passport to Magonia, cas 714.
Enquête : aucune enquête indépendante retrouvée à ce stade.
Photographie : aucune.
Autres témoins : non documentés.
Évaluation documentaire : témoignage ancien transmis par une source
radiophonique contemporaine, mais dossier très incomplet.
LE TEXTE TRADUIT EN FRANÇAIS DE LA FSR VOL 12 - NR 4 JUILLET
– AOUT 1966
ZAMBIE
Incidents en Afrique centrale - es rapports suivants sont tirés d'une
émission de la ZBC diffusée le 2 décembre 1965 et rapportée par le fils de l'un
de nos lecteurs : « M. Eric Williams (de Broken Hill) a aperçu récemment un
objet imposant, un soir au crépuscule, près de Broken Hill, en Zambie. Il se
trouvait à environ 70 mètres de l'objet et en estime les dimensions à quelque
15 mètres de hauteur pour 30 mètres de diamètre. Il a pu distinguer nettement
des hublots disposés autour de l'objet, laissant filtrer une lumière verdâtre
venant de l'intérieur.
« La soucoupe a fait du surplace près du sol pendant une vingtaine de
secondes avant de s'éloigner à grande vitesse. » « Un médecin employé par le
gouvernement zambien a aperçu un objet dans le ciel en juin 1965, près de la
frontière entre la Zambie et la bande de Caprivi ; l'observation a eu lieu en
plein jour, en compagnie d'amis qui ont tous vu l'objet.
« À l'aide de jumelles, ils ont observé un objet brillant de forme ovale,
tournoyant et scintillant sous les rayons du soleil ; il se déplaçait
rapidement dans le ciel. Ils ont estimé son altitude à environ 600 mètres et sa
distance par rapport à eux à près d'un kilomètre et demi à ce moment-là. »
(Source : W. J. MacLean, d'Édimbourg.)
ANAYSE
La référence donnée dans les bases de Jacques Vallée est abrégée « FSR 66,
4 ». Il ne s'agit pas du volume 66. La source est en réalité : Flying Saucer
Review, vol. 12, n° 4, juillet-août 1966. Le numéro contient une rubrique
intitulée « Incidents in Central Africa », dans laquelle le cas de Broken Hill
est publié.
Consulter le
nr de la FSR : https://noufors.com/Documents/Books%2C%20Manuals%20and%20Published%20Papers/Specialty%20UFO%20Publications/Flying%20Saucer%20Review/FSR%2C1966%2CJul-Aug%2CV%2012%2CN%204.pdf
La source de l'information est particulièrement intéressante
Le Flying Saucer Review précise que les rapports de cette rubrique
provenaient d'une émission de la ZBC (Zambia Broadcasting Corporation) du 2
décembre 1965, dont le contenu avait été transmis à la revue par le fils d'un
lecteur.
Le texte commence ainsi, en substance :
M. Eric Williams, de Broken Hill, avait récemment vu un grand objet, un
soir au crépuscule, près de Broken Hill. Il se trouvait à environ 75 yards,
soit environ 68,6 mètres, de l'objet. Il estimait ses dimensions à environ 50
pieds de hauteur sur 100 pieds de longueur, soit approximativement 15 m × 30,5
m.
C'est très important : la source contemporaine disponible n'est donc pas
semble-t-il, le récit recueilli par Vallée, mais un compte rendu radiophonique
zambien repris quelques mois plus tard par Flying Saucer Review.
La description est en fait encore plus intéressante que la fiche Vallée,
très réduite en information. La base
Magonia de Jacques Vallée résume l'affaire ainsi :
·
Novembre
1965
·
Broken
Hill, Zambie
·
Eric
Williams
·
Crépuscule
·
Objet
d'environ 30 m de diamètre
·
Hauteur
environ 15 m
·
Distance :
environ 75 m
·
Rangée de
hublots
·
Lumière
verdâtre.
Mais le texte de Flying Saucer Review donne une information légèrement
différente : 100 pieds de longueur × 50 pieds de hauteur, et non pas
nécessairement un diamètre de 30 m. Cette différence est intéressante. Vallée a
probablement normalisé/interprété la description en « 30 m de diamètre », alors
que la source originale parle d'une longueur et d'une hauteur.
:
Il faut donc se baser sur environ 30 m de longueur et 15 m de hauteur plutôt
que « 30 m de diamètre ».
La date « novembre 1965 » est également à manier avec prudence car Vallée
donne : Novembre 1965 – crépuscule. Mais
la source Flying Saucer Review que nous avons retrouvée dit simplement que
Williams avait vu l'objet « recently », dans une émission ZBC du 2 décembre
1965.
La date de novembre vient donc vraisemblablement de la reconstruction
ultérieure du cas par Vallée.
Il y a donc une incertitude sur la véritable date, j’indique donc : Novembre
1965 — date exacte inconnue et en note : Le cas fut rapporté par la Zambia
Broadcasting Corporation le 2 décembre 1965 et repris dans Flying Saucer
Review, vol. 12, n° 4, juillet-août 1966. Jacques Vallée le date de novembre
1965. C'est beaucoup plus solide historiquement.
Les hublots : un détail remarquable, vrai ou faux ! C'est probablement l'élément le plus
caractéristique du témoignage. Vallée indique que Williams distinguait
clairement : « a row of portholes illuminated with a greenish light » c'est-à-dire
une rangée de hublots éclairés d'une lumière verdâtre.
Cela transforme le témoignage.
Nous ne sommes pas simplement devant une lumière ou une forme lumineuse
dans le ciel : le témoin affirme avoir perçu une structure tridimensionnelle
imposante, suffisamment proche pour distinguer des éléments ressemblant à des
fenêtres.
Mais il faut rappeler que cette description repose sur un seul témoin
identifié et que nous ne connaissons pas en fait la source de Vallée qui
mentionne ces informations.
Une distance extrêmement faible si l'estimation de Williams est correcte :
·
75 yards ≈
68,6 mètres, pour un objet d'environ : 30,5 m × 15,2 m
·
Cela
donnerait une taille angulaire énorme même en supposant simplement une largeur
de 30 m à 69 m de distance : angle ≈ 24°
C'est considérable.
À titre de comparaison, le diamètre apparent de la pleine Lune est
seulement d'environ 0,5°. L'objet aurait donc occupé une portion très
importante du champ visuel. Cela constitue à la fois : un élément qui rend le
témoignage spectaculaire ; mais aussi un élément qui devrait rendre
l'observation très détaillée si les estimations de distance et de taille sont
raisonnables.
Beaucoup d’informations nous manquent sur le témoin, le lieu exact de
l’observation, l’évolution et les caractéristiques de l’objet etc… Et surtout,
je n'ai pas retrouvé l'enregistrement ou la transcription originale de
l'émission ZBC du 2 décembre 1965 !
À noter que le cas apparaît dans le
catalogue de Passport to Magonia sous le numéro 714 : Nov. 1965 — dusk — Broken
Hill (Zambia). Vallée donne comme source FSR 66, 4. Cela explique exactement pourquoi on retrouve
aujourd'hui cette affaire dans les bases Magonia. Il est intéressant de
constater que la base chronologique reproduisant les données de Vallée donne
elle aussi : Évent 8571 — Source ID 714 — Broken Hill, Zambia.
Une possibilité d'explication conventionnelle ? Il faut être prudent ici
car avec les données disponibles, je ne vois aucun élément permettant
d'identifier l'objet comme un avion, un hélicoptère ou un ballon. Mais
l'absence d'identification ne permet pas davantage de conclure à un engin
extraordinaire.
1975 – (ENVIRON) LUSAKA –
OBSERVATION MILITAIRE - ZAMBIE
Rencontre
avec un OVNI de l'armée de l'air zambienne — Lusaka, 1975
Évaluation de la crédibilité - Faible
Témoin – militaire - Témoins multiples - Rapport officiel
LE RECIT UAP ARCHIVES
Description de l'événement
La Zambie a obtenu son indépendance en 1964 sous le gouvernement UNIP de
Kenneth Kaunda, et en 1975 l'Armée de l'air zambienne (ZAF) était devenue une
petite force professionnelle avec des pilotes formés en Grande-Bretagne et du
personnel de contrôle aérien, complétés par des conseillers de plusieurs
nations.
L'aéroport international de Lusaka servait de base principale de la ZAF et
de principal aérodrome civil du pays. Le milieu des années 1970 fut une période
de sensibilité aérienne accrue en Afrique australe : les guerres de libération
en cours en Rhodésie, en Angola et au Mozambique faisaient que les avions non
identifiés au-dessus de l'espace aérien zambien étaient un véritable problème
de sécurité, et la ZAF maintenait des procédures d'interception actives.
Ce contexte de sécurité donnait une importance opérationnelle immédiate à
tout contact aérien anormal. Les pilotes de l'Armée de l'air zambienne — formés
au Royaume-Uni, opérant selon les protocoles de reconnaissance RAF — en furent
les principaux témoins. L'objet fut d'abord aperçu par le personnel au sol à
l'aérodrome, qui alerta l'officier de service. Un avion d'entraînement à
réaction de la ZAF a été envoyé pour identification visuelle. Le pilote de
l'avion intercepteur a confirmé visuellement l'objet et a signalé ses
caractéristiques par radio à la tour de Lusaka, où l'agent de contrôle aérien a
également observé l'objet depuis la tour. La combinaison du pilote embarqué, de
l'officier de contrôle aérien et de l'équipe au sol comme témoins indépendants
depuis trois positions différentes fournit une solide confirmation par
plusieurs témoins. L'objet a été décrit comme un disque ou une lentille,
métallique sous la lumière du jour, sans système de propulsion visible. Le
pilote de l'avion d'entraînement de la ZAF s'est approché à portée
d'identification et a confirmé la forme de l'objet avant qu'il n'accélère.
L'accélération a été décrite comme instantanée — l'objet est passé d'une
vitesse relativement basse (assez lente pour que l'avion d'entraînement à
réaction puisse s'approcher) à une vitesse de départ extrême en une fraction de
seconde, laissant l'avion ZAF loin derrière.
L'objet a quitté le nord-est et a disparu de la portée visuelle en quelques
secondes. L'interception a permis une comparaison directe de vitesse : l'avion
d'entraînement à réaction de la ZAF — avec une vitesse maximale d'environ 350 à
500 mph selon le type — pouvait s'approcher initialement de l'objet, indiquant
qu'il volait à une vitesse relativement basse. L'accélération instantanée qui a
suivi à une vitesse qui a laissé le simulateur à réaction est définitivement
l'anomalie principale des performances. Aucun appareil dans les inventaires
adversaires de la ZAF — forces rhodésiennes, sud-africaines ou soviétiques en Angola
ou Mozambique — ne possédait cette capacité.
La forme du disque, l'apparence métallique et le fonctionnement silencieux
étaient également incompatibles avec tout avion connu. Aucune donnée de suivi
radar n'est documentée dans les sources disponibles. La principale preuve est
l'observation visuelle de plusieurs témoins, incluant la visée rapprochée du
pilote embarqué et le rapport radio à la tour. Aucune trace physique n'a été
identifiée. L'incident a été signalé via les canaux de la ZAF et a été inscrit
dans les archives militaires officielles. La relation étroite de la Zambie avec
les conseillers militaires britanniques durant cette période a permis de
communiquer informellement les représentants britanniques à Lusaka. La Southern
African UFO Research Society (SAUFORS), qui maintenait des contacts étroits
avec des sources militaires de la région, a documenté l'affaire.
Les journaux zambiens ont rapporté l'incident, fournissant une couverture
médiatique contemporaine. La Zambie sous l'UNIP de Kaunda disposait d'une
presse contrôlée mais pas d'un système d'information totalitaire. La couverture
médiatique de l'incident de la ZAF a atteint le public en quelques semaines.
Aucune campagne de répression active n'est documentée. La ZAF n'a pas confirmé
publiquement le rapport mais n'a pas empêché la couverture des journaux.
L'affaire de la Zambie en 1975 est notable pour la tentative d'interception
directe, qui constitue une référence de performance indisponible dans la
plupart des observations de UAP : la capacité du pilote ZAF à s'approcher
initialement de l'objet puis à être laissé derrière lors de l'accélération
fournit une démonstration concrète et mesurable des caractéristiques de
performance de l'objet. Ce cas contribue au schéma documenté de l'activité des
UAP à travers l'Afrique australe durant les guerres de libération du milieu des
années 1970, lorsque l'activité de l'aviation militaire atteignait son apogée
dans l'histoire de la région. La documentation de SAUFORS sur ce cas et
d'autres cas d'Afrique australe connexes fournit une base de recherche pour la
région, souvent négligée dans la recherche principalement anglo-américaine sur
les UAP.
https://uaparchive.org/globe?event=zambia-lusaka-ufo-1975
ANALYSE
Ce que la fiche UAP ARCHIVE raconte, sans filtre
Contexte : Zambie
indépendante en 1964 UNIP Kaunda, ZAF petite force pro avec pilotes formés en
Grande-Bretagne, Lusaka International comme base principale ZAF + civil, milieu
des années 70 sensibilité aérienne maximale à cause des guerres en Rhodésie,
Angola, Mozambique.
Scénario : objet d'abord
vu par personnel au sol à l'aérodrome qui alerte l'officier de service. Avion
d'entraînement à réaction envoyé en identification visuelle. Pilote confirme
visuellement par radio à la tour, contrôleur aérien voit aussi depuis la tour.
Donc 3 positions indépendantes : sol, cockpit, tour.
Description :
disque/lentille, métallique en plein jour, sans propulsion visible, silencieux.
Approche à portée d'identification, puis accélération instantanée de vitesse
basse à vitesse extrême vers le nord-est, disparition en quelques secondes.
Comparaison : avion-école
ZAF 350-500 mph selon type, pouvait s'approcher au début donc objet lent au
début, puis le largue. Aucun inventaire adverse - rhodésien, sud-africain ou
soviétique en Angola/Mozambique - n'avait cette capacité.
Sources citées : archives
militaires officielles ZAF, conseillers britanniques à Lusaka informés
informellement, Southern African UFO Research Society (SAUFORS) qui aurait
documenté, journaux zambiens contemporains qui auraient couvert, sans
répression.
Ce qui est vrai dans le contexte
Tout le décor historique est correct et vérifiable :
1.
ZAF
établie en 1968, au début 18 MB-326 et 4 Jastreb/Galeb, puis au milieu des
années 70 14 MiG-21 et Mi-8, dont 23 MB-326GB exportés vers la Zambie. Kenneth
Kaunda International Airport utilisé civil et militaire, et Lusaka City
Airport, which is used by the Zambian Air Force. En 1975 Zambia turned eastwards for the first time pour un chasseur, et il
y a bien eu un UFO flap taking place over Rhodesia en 1975 qui a fait ressortir
la photo de Chingola.
2.
La
pression aérienne : la ZAF interceptait constamment des intrusions
rhodésiennes.
Donc l'histoire "on
envoie un jet d'école pour voir" est opérationnellement plausible. Un MB-
326GB à 350-500 mph
pouvait décoller d'alerte.
Ce qui ne tient pas comme preuve
1.1. SAUFORS n'est pas ce que la fiche laisse
entendre - La fiche dit "Southern African UFO Research Society (SAUFORS),
qui a entretenu des contacts étroits avec des sources militaires". En réalité SAUFOR c'est
South Africa's UFO Resource, un site perso : "This is a message from Cristo Louw, créateur de SAUFOR (South
Africa's UFO Resource)", dont la base est "SAUFOR's list of
references 2 ALL UFO Reports in South Africa (C) 1985-2001 Larry Hatch
Software". C'est une
compilation lobbyiste des années 2000, pas une société savante avec accès
militaire.
1.2.
Les archives de UFO AFRINEWS de Cynthia Hind
mentionnent explicitement : South African UFO Research Association (SAUFORA).
Une association qui serait similaire à SAUFORS, voir la même ? Dans le
numéro 8 de UFO AFRINEWS, l'annuaire des organisations indique notamment :
SOUTH AFRICAN UFO RESEARCH ASSOCIATION (SAUFORA) et précise qu'ENIGMA
(Transvaal) avait fusionné avec SAUFORA
1.3.
Il existe aussi l’association SAUFOR plus
récente, crée en 1997 – Aucune trace de cette observation sur son site. Une
association plus ancienne comme SAUFORA, attestée par Cynthia Hind est -elle
différente ?
Sur
internet, je ne retrouve aucun document reliant ces associations au cas de
Lusaka
;
4 - Zéro élément primaire
Pas de date jour/mois 1975
Pas de nom de pilote, pas
de contrôleur, pas d'officier de service
Pas de type exact : MB-326GB
? Galeb ? - L'estimation 350-500 mph colle justement au MB- 326 mais ce n'est pas nommé
Pas de cote d'archives :
"inscrit dans les archives militaires officielles" sans référence
Pas de radar :
"Aucune donnée de suivi radar n'est documentée" - c'est avoué dans la
fiche elle- même
Pas de coupure de presse
citée : "Les journaux zambiens ont rapporté" – lesquels ? Times of Zambia ? Zambia Daily Mail ? Quelle date
?
Le récit
est un copié-collé de modèle : "Observation
par 3 positions, approche lente puis accélération instantanée qui largue le
jet" - c'est le modèle de Téhéran 1976. Sauf que Téhéran a des bandes
radar, des noms, un rapport DIA déclassifié. Ici rien.
5. Les conseillers
britanniques. La Zambie avait bien des conseillers britanniques, mais si un rapport
avait été communiqué
informellement aux représentants britanniques à Lusaka, il devrait exister une trace au UK National Archives
(AIR 20 ou DEFE). Personne ne la cite.
Conclusion provisoire
La fiche est une reconstruction moderne à partir d'un témoignage oral
anonyme, mise en forme avec un contexte historique correct pour lui donner du
poids. Elle n'est pas fausse par nature, mais elle est actuellement au niveau
cas non vérifié - source secondaire sans preuve contemporaine. Elle reprend probablement un témoignage
recueilli par Cynthia Hind ou par Cristo Louw dans les années 80-90 auprès d'un
ancien de la ZAF, que Larry Hatch a ensuite listé, que UAP Archive a reformaté
en langage UAP 2020 avec des phrases comme "performance benchmark" et
"measurable characteristics".
Mais le problème
essentiel est celui-ci : la page UAP Archive ne fournit
pas, dans le texte accessible, le document militaire original, le nom du pilote, le type
d'avion, la date exacte, l'heure, la trajectoire, la durée, une référence
archivistique ou une copie du rapport ZAF.
J'ai recherché une
confirmation dans les documents américains de 1975 puisque les archives
diplomatiques américaines comportent de très nombreux télégrammes LUSAKA
déclassifiés pour 1975. Par exemple, les archives contiennent des câbles de
l'ambassade américaine à Lusaka datés de janvier, avril et août 1975. ( https://www.wikileaks.org/plusd/cables/1975LUSAKA00131_b.html ) Mais dans les documents que j'ai pu
retrouver avec cette recherche, je n'ai pas trouvé de câble faisant état de
l'interception d'un objet non identifié par la ZAF. Cela ne prouve pas que
l'incident n'a pas existé. Un événement de ce genre pouvait très bien rester
dans les archives militaires zambiennes sans être transmis aux diplomates
américains.
1989 – LUSAKA – AEROPORT + MUMBWA + HILLS
- ZAMBIE
Aéroport de Lusaka + Mumbwa Hills -
Formations en Losange
Le site https://dyerbolical.com/strange-places-in-zambia-hauntings-cryptids-and-unexplained-phenomena/
reproduit le texte suivant :
En 1989, des pilotes ont décrit, près de l'aéroport de
Lusaka, des formations lumineuses pulsantes en forme de losange, et des
observations similaires se répètent. Depuis les années 1970, des photographies
d'orbes ascendants ont été prises dans les collines de Mumbwa.
Et juste après :
Près du site de Broken Hill, associé à des vestiges
d'hominidés anciens, des habitants ont signalé des phénomènes de disparition du
temps et des marques physiques, ce qui a conduit à une enquête en 2012. Cette
enquête s'est notamment appuyée sur des données radar montrant des objets
stationnaires.
Le site indique comme source : MUFON Case Files. "Zambia
Aerial Sightings Database," 1989-2012 entries. Malheureusement la
Base du Mufon n’est pas accessible et en conséquence il m’est impossible de
vérifier.
Le Dyerbolical.com, est un
blog de compilation folklore/paranormal zambien, pas un rapport d'enquête
primaire. On y trouve des observations sans source, site que nous considérons
comme peu fiable. Il ne donne dans le
cas présent :
·
Aucun nom de pilote
·
Aucune date jour/mois 1989
·
Aucune compagnie aérienne
·
Aucune photo publiée
·
Aucun numéro de cas MUFON
Il dit s'appuyer sur la base
MUFON Zambie 1989-2012, mais cette base n'est pas publique. Nous citons ce cas
qui en fait ne peut pas faire l’objet d’une analyse vue le manque
d’informations.
14 – 15 SEPTEMBRE 1994 - NOMBREUSES OBSERVATIONS EN GAMBIE ET REGION
Mercredi 14 septembre 1994, 20h50 - 21h05 : le feu d'artifice
La soirée du mercredi 14 septembre 1994 fut un moment spectaculaire pour l'Afrique
australe. Entre 20 h 50 et 21 h 05 environ, un spectacle pyrotechnique d'une
grande magnificence apparut dans le ciel nocturne, presque dégagé, de cette
partie du continent.
C'est décrit par tous les témoins comme une boule de feu avec une pointe et
une longue queue d'étincelles, blanche ou dorée, qui illumine brillamment le
ciel. Certains voient trois grosses lumières à l'avant et des petits derrières.
Hind note:
Une boule de feu semblable à une capsule, laissant une traînée de feu
derrière elle et flanquée de deux capsules plus petites. Le consensus général :
une boule de feu qui semblait se terminer en pointe, avec une longue traînée
d'étincelles. Elle était de couleur blanche ou dorée et illuminait brillamment
le ciel. Certaines personnes ont aperçu trois énormes lumières à l'avant,
accompagnées de lumières plus petites à l'arrière.
Visibilité : vu par des
millions de personnes à travers le Zimbabwe, la Zambie et les régions
environnantes.
Les astronomes de toute la région ont rapidement signalé que le « spectacle
pyrotechnique », observé jusqu'en Zambie et au Botswana, était une pluie de
météores. Explication aujourd'hui : c'était la rentrée atmosphérique de l'étage
Zenit 2 de Cosmos 2290 :
Dans la soirée du 14 septembre 1994, deux jours avant l'événement de
l'école Ariel, une spectaculaire boule de feu a traversé le ciel du sud-est de
l'Afrique. Ce phénomène, visible par des millions de personnes au Zimbabwe, en
Zambie et dans les régions avoisinantes, résultait de la rentrée atmosphérique
et de la désintégration de la fusée Zenit-2 utilisée pour le lancement du
satellite Cosmos 2290.
Le catalogue officiel des rentrées le liste bien : 1994 Sep 14 | 1994-053B
23219 Russia Cosmos 2290 r Botswana ; South Africa : Johannesburg ; Zimbabwe,
avec comme source C. Hind, "UFO Flap in Zimbabwe Case No. 95", UFO
Afrinews, Feb 1995, No. 11 : 4-18
C'est le soir où le téléphone de Cynthia Hind n'a pas arrêté de sonner. Juste
avant, elle était déjà surchargée. La même page note:
Par coïncidence, dans la nuit du 14 septembre — soit à peine un jour et
demi avant l'observation de l'école Ariel —, des signalements ont fait état
d'une nuée de lumières multicolores et d'effets pyrotechniques traversant le
ciel nocturne au Zimbabwe, ainsi que dans les pays voisins, la Zambie et le
Botswana.
|
Les descriptions de ce phénomène ne sont pas uniformes. Cynthia Hind rapporte notamment :
À Zvishavane, le professeur Euan Nisbet, géologue, observa le
phénomène et fournit un témoignage particulièrement intéressant. Il décrivit
une très brillante boule de feu, plusieurs morceaux formant une sorte de
train lumineux et un bang supersonique. https://gideonreid.co.uk/russian-rocket-over-africa/
|
Bien que certains témoins aient pris la boule de feu pour une comète ou un
météore, elle a suscité une vague de folie autour des ovnis au Zimbabwe à
l'époque.
Jeudi 15 Septembre 1994 :
Certains enfants voient déjà quelque chose : Certains enfants ont
effectivement aperçu un objet « en forme de cigare » le jeudi 15 septembre
1994, la veille de l'observation générale. Un jeune garçon a raconté qu'alors
qu'il rentrait de l'école en voiture avec sa mère — en plein jour — ce 15
septembre, ils avaient vu un objet devant eux.
Vendredi 16 septembre 1994, 10h : Ariel
Vers 10 heures, le matin du 16 septembre 1994, 62 élèves de l'école Ariel,
âgés de 5 à 12 ans, ont signalé qu'un objet volant avait atterri dans
l'enceinte de l'établissement.
Lieu : l'école Ariel à Ruwa, à environ 22 kilomètres au sud-est de Harare.
Les enfants ont déclaré avoir vu un ou plusieurs engins argentés en forme de
disque descendre sur la zone de broussailles jouxtant leur cour de récréation.
Pourquoi on parle de "plus grande vague documentée" pour la
Zambie-Zimbabwe-Afrique du Sud ?
Étendue géographique : de la Zambie au Botswana jusqu'à Johannesburg en une
seule nuit.
Nombre de témoins : des millions pour le 14, + 62 enfants + enseignants +
villages autour de Ruwa pour le 16.
Documentation : Hind a publié le dossier complet dans UFO Afrinews No 11
sous le titre "UFO Flap in Zimbabwe Case No 95". C'est le dossier
Case No. 95 le plus épais de sa série.
L'archive de UFO
AFRINEWS n°11 donne le détail de nombreux témoignages. Parmi les lieux cités :
§
Kempton
Park, près de Johannesburg ;
§
Zvishavane,
Zimbabwe ;
§
Lake
Kariba ;
§
Matusadona
National Park ;
§
Harare ;
§
Bulawayo ;
§
Fort Rixon
;
§
Hwange/Deka
;
§
D’autres
secteurs du Zimbabwe.
Effet d'amorçage : le feu d'artifice du 14 a mis tout le monde en alerte
ciel. Sans ça, l'atterrissage de Ruwa le 16 aurait peut-être été classé comme
hallucination. Là, tout le monde venait de voir quelque chose.
Pour la Zambie spécifiquement, les rapports de 1994 sont moins détaillés
que pour le Zimbabwe, mais ils existent dans la même base MUFON Zambia
1989-2012 que nous avons vue pour Mumbwa Hills. Ils sont décrits comme
"lumières vives, boules de feu, spectacle pyrotechnique".
JUIN – NOVEMBRE 1996 – KOLOMO - ZAMBIE
Objet rouge-orange très lumineux se déplaçant près des arbres US UFO Center
KALOMO — LUMIÈRE ROUGE-ORANGE
Un témoignage recueilli par le US UFO Information and Research Center
concerne Kalomo, dans le sud de la Zambie, près de la frontière zimbabwéenne.
La période indiquée est : juin–novembre 1996
Le témoin était alors élève. Il raconte avoir vu avec plusieurs autres
personnes un objet lumineux :
§ Très brillant ;
§ Rouge-orange ;
§ Semblant se déplacer juste au-dessus de la
ligne des arbres ;
§ Près de l'horizon ;
§ Avec une luminosité comparable à celle du
Soleil.
L'objet aurait été observé depuis différents endroits par plusieurs
témoins. Le déclarant indique qu'il est resté incapable d'expliquer
l'observation des années plus tard.
Le témoignage est intéressant
mais relativement tardif et dépourvu de données instrumentales.
La source actuellement
identifiable est donc :
United States UFO Information and Research
Center — Zambia UFO Sightings Database.
https://www.usufocenter.com/ufo-sighting-reports/worldwide/zambia-ufo-sightings.html
29 FEVRIER 2012 – LUSAK -
ZAMBIE
Cas complet NUFORC 87429 :
Date : 29/02/2012 à 20 h 07 (heure locale)
Durée : 30 secondes
Nombre d'observateurs : 5
Lieu : Lusaka (Zambie)
Forme : Inconnue
Caractéristiques : Lumières sur l'objet
Trois objets étranges et effrayants. Au départ, nous observions simplement les étoiles, car certaines d'entre
elles se déplaçaient avant de disparaître ; nous avons vu environ six étoiles
agir ainsi. Puis, soudain, nous avons aperçu un objet derrière nous ; nous
avons d'abord cru qu'il s'agissait d'un avion, mais nous en avons vu un autre,
puis un troisième. Ce dernier présentait trois lumières vives distinctes —
bleue, orange et rouge — et semblait être en phase d'atterrissage compte tenu
de son altitude de vol.
ANALYSE
C'est un cas typique "Lusaka aéroport" comme ceux de 1989 que
vous citiez, et il est intéressant pour 3 raisons :
1- Les 6 étoiles
qui bougent puis disparaissent
20h07 à Lusaka fin février, il fait nuit noire depuis 1h. Vous êtes à 2h
d'écart UTC, donc 18h07 UTC. C'est l'heure parfaite pour voir des satellites
entrer dans l'ombre de la Terre : ils avancent lentement puis s'éteignent d'un
coup. En 2012 on voyait encore beaucoup d'Iridium et de débris. Voir 6 en
quelques minutes, c'est cohérent avec une session de "star gazing".
2- Les 3 objets avec feux
bleu/orange/rouge à basse hauteur
Vous êtes 5 observateurs à côté de l'aéroport international de Lusaka, qui sert
de base principale de la ZAF et de principal aérodrome civil. Un avion en
finale a exactement cet aspect : phares d'atterrissage blancs très puissants,
feux de navigation rouge/vert, et de loin le vert peut paraître bleu. Le témoin
dit lui-même On aurait même dit qu'ils étaient en train d'atterrir, vu
l'altitude à laquelle ils volaient. « C’est la description d'un circuit
d'aérodrome. 3 appareils qui se suivent à 30 secondes d'intervalle, c'est un
trafic normal.
3- Le facteur émotionnel
"scary" - c'est la nuit, vous venez de voir des étoiles
disparaître, puis 3 lumières qui arrivent par derrière à basse altitude. La
réaction est normale, mais ça dégrade la précision : pas de direction (nord/sud
?), pas de hauteur angulaire, pas de bruit noté.
Classement
Pour moi : Cas à faible valeur probante, très probablement confusion avec
avions à l'atterrissage à Lusaka.
:
C'est l'un des très rares cas NUFORC géolocalisé Lusaka
Il montre le même mécanisme que le cas ZAF 1975 : des témoins au sol près
de l'aéroport voient des lumières basses, pensent interception, alors que c'est
du trafic connu. Toutefois pour une identification prouvée, il faudrait
disposer de plus d’informations et faire éventuellement une enquête sur place.
05 MAI 2012 – KABWE – BROKEN HILL - ZAMBIE
Fiche NUFORC 88809
5 mai 2012 — 20 h 00 — Kabwe (Broken Hill), Zambie
NUFORC Case 88809 — « Fireball type object seen over Zambia last night »
La fiche donne :
Date : 5 mai 2012
Heure : 20 h 00
heure locale
Lieu : Kabwe,
Zambie
Forme déclarée :
Fireball
Témoin : 1
Durée enregistrée
par NUFORC : 4 minutes
Distance estimée
par le témoin : environ 5 km
Couleur : rouge
Aspect :
scintillant / clignotant
Comportement : presque stationnaire pendant plusieurs minutes, puis départ
extrêmement rapide
Disparition : environ 2 secondes selon le témoignage.
Le récit original, tel qu'il est reproduit dans la copie de la base, dit en
substance que le témoin a d'abord pensé qu'il s'agissait d'une étoile, mais que
l'objet était rouge et scintillant ; après environ cinq minutes, il serait
parti à très grande vitesse et aurait disparu en deux secondes.
Une première anomalie : 4 ou 5 minutes ?
Il faut conserver cette petite incohérence.
Le champ informatique DURATION = 4 min, tandis que le texte du témoin dit «
After about 5min ».
Durée : environ 4–5 minutes selon les différentes rubriques de la fiche
NUFORC. Cela évite de transformer une estimation du témoin en chronométrage
précis.
La phrase : “ at a distance of about 5km ” est très importante, mais elle
ne permet pas de conclure que l'objet se trouvait réellement à 5 km. Un
observateur peut très difficilement estimer la distance d'une source lumineuse
ponctuelle dans le ciel sans repères permettant une triangulation. Et si
l'objet était réellement à 5 km, il faudrait alors connaître : sa hauteur ; sa
taille angulaire ; son diamètre apparent ; sa position exacte ; et la hauteur
des arbres/bâtiments utilisés comme repères. Sans cela, « 5 km » reste une estimation
subjective.
Le comportement est plus intéressant que la couleur
La séquence rapportée est :
Lumière rouge scintillante → apparente
immobilité pendant ~4–5 min → accélération apparente très rapide → disparition
en ~2 s.
C'est précisément cette dernière partie qui donne au témoignage son intérêt
ufologique. Mais il faut distinguer : Ce que le témoin a réellement observé - Il
a vu une lumière qui lui a semblé : stationnaire ; puis partir très rapidement.
Ce que nous ne pouvons pas déduire Nous ne pouvons pas affirmer que l'objet
: était physiquement immobile ; se trouvait à 5 km ; a réellement accéléré ; et
a atteint une vitesse extraordinaire. Un
objet astronomique très éloigné peut donner l'impression de rester immobile
puis de disparaître rapidement à cause de son mouvement, de son extinction
lumineuse ou d'un changement de visibilité.
EN QUELQUES MOTS :
5 mai 2012 — Kabwe (Broken Hill), Zambie — NUFORC 88809
À 20 h 00, un témoin de Kabwe signala au National UFO Reporting Center une
lumière qu'il décrivit comme une « boule de feu » située, selon son estimation,
à environ 5 km. L'objet paraissait rouge et scintillant et fut d'abord pris
pour une étoile. Le témoin affirme l'avoir observé pendant environ quatre à
cinq minutes alors qu'il semblait immobile, avant de le voir partir à très
grande vitesse et disparaître en environ deux secondes. La fiche NUFORC ne
mentionne qu'un seul témoin et aucune photographie, donnée radar ou enquête
indépendante. La distance de 5 km et l'accélération rapportée sont des
estimations du témoin et ne peuvent être considérées comme des mesures
instrumentales. Le phénomène demeure non identifié.
https://sentientorbs.com/explore/sightings/NUFORC-88809
https://nuforc.org/sighting/?id=88809
2 – 6 MARS
2017 – KITWE – CENTRE COMMERCIAL MUKUBA - CANULAR PHOTOGRAPHIQUE -
ZAMBIE
Ce cas est particulièrement intéressant à conserver, mais non pas comme
observation OVNI : c'est un excellent exemple de faux document photographique
ayant produit une véritable rumeur locale puis internationale.
J'ai retrouvé la chronologie et surtout la démonstration du trucage.
1. L'événement a réellement circulé à Kitwe
L'affaire apparaît sur Internet les 2–6 mars 2017, avec des images
présentées comme montrant une immense silhouette humanoïde au-dessus du Mukuba
Mall de Kitwe.
Les premières versions affirmaient que la forme était restée visible
pendant environ 30 minutes, qu'elle mesurait supposément plus de 100 mètres, et
que certains spectateurs avaient pris peur tandis que d'autres l'avaient
interprétée comme une manifestation divine.
Un témoignage reproduit dans plusieurs articles disait notamment que les
personnes présentes avaient été « shocked » par cette forme humaine dans les
nuages.
Le détail géographique est solide : les bâtiments visibles sur la
photographie correspondent bien au Mukuba Mall de Kitwe.
2. Mais la photographie est truquée
C'est le point essentiel. Le 6 mars 2017, le site d'analyse sceptique
Metabunk a publié une enquête très précise intitulée : « Explication :
"Nuage en forme d'humain au-dessus d'un centre commercial zambien"
[Photoshop, cerf-volant] »
L'auteur compare la photographie prétendument extraordinaire avec une
photographie d'un cerf-volant représentant un homme, et relève plusieurs
éléments permettant de constater que la silhouette a été ajoutée à l'image.
Le détail particulièrement révélateur est la présence des fils du
cerf-volant, visibles à gauche et reliés à la partie supérieure de la
silhouette.
Autrement dit, ce n'est pas simplement : « une formation nuageuse
ressemblant à un homme ». Il s'agit d'une image composite dans laquelle une
photographie de cerf-volant humanoïde a été intégrée à une photographie du
centre commercial.
3. L'origine du « personnage » est identifiable
C'est ce qui rend le cas très intéressant. L'enquête de Metabunk indique
que l'image du cerf-volant existait indépendamment de la photographie de Kitwe.
Elle avait notamment circulé sous l'appellation : “Ghost man kite Flying UK” et
apparaissait sur différents sites, notamment Pinterest.
Metabunk n'avait pas réussi à établir avec certitude le premier photographe
du cerf-volant, mais avait retrouvé plusieurs occurrences antérieures à la
prétendue apparition de Kitwe.
Donc :
Photo originale d'un cerf-volant →
détourage/intégration → photographie du Mukuba Mall → diffusion comme
apparition mystérieuse.
4. Le rôle de « Zambian Watch »
C'est encore plus intéressant car les recherches de Metabunk ont conduit
vers une page Facebook attribuée à Zambian Watch, présentée comme l'une des
premières sources de diffusion de la photographie truquée. L'enquêteur note
cependant une anomalie : la version trouvée sur cette page était de résolution
inférieure à celle qui circulait ailleurs.
Cela signifie que nous ne pouvons pas simplement écrire : « Zambian Watch a
fabriqué le trucage. » Nous ne savons pas qui a fabriqué le montage.
Nous pouvons seulement dire que Zambian Watch fait partie des premières
sources de diffusion identifiées dans les recherches disponibles.
5. Une autre piste : Central European News
Metabunk remarque également que les photographies diffusées portaient un
filigrane « CEN », correspondant à Central European News. C'est un élément
documentaire intéressant parce que CEN fournissait des photographies et
informations aux médias tabloïds internationaux. Il faut néanmoins éviter de conclure que CEN a
fabriqué le montage. Le fait qu'une photographie porte le crédit CEN signifie
seulement que CEN l'a distribuée ou publiée dans sa chaîne de diffusion ; cela
ne permet pas d'identifier l'auteur du trucage.
Date :
Attention à « mars 2017 » Il y a une petite particularité intéressante. Les
premières publications retrouvées sont datées des 2–6 mars 2017. Une discussion
sur le sujet est déjà ouverte le 2 mars 2017, avec des réactions et
interrogations sur l'authenticité de l'image. Les articles internationaux sont ensuite
publiés les 4–6 mars. Il est plus
crédible d’indiquer pour date 2–6 mars 2017 — Kitwe — Mukuba Mall
Plutôt que de retenir simplement « mars 2017 ».
CAS ÉCARTÉS / CANULARS
/ IMAGES TRUQUÉES
Source principal
Metabunk, 6 mars 2017,
“Explained: Human-shaped cloud above Zambian shopping centre [Photoshop,
kite]”. C'est actuellement la
source la plus utile pour la démonstration technique du trucage.
Les articles de presse de mars 2017 sont utiles pour documenter la
naissance et la propagation de la rumeur, mais ils ne constituent évidemment
pas des preuves de l'apparition.
https://arynews.tv/human-like-creature-sighting-in-cloud-terrifies-zambians
24 JUILLET 2017 — LUSAKA -
ZAMBIE
Observation d'OVNI NUFORC 135340
Date et heure
approximatives : 24/07/2017 à 18h28 heure locale -
Signalé le : 24/07/2017 à 13h48 heure du Pacifique -
Durée : 10 minutes -
Nombre d'observateurs : 1 -
Lieu : Lusaka (Zambie) -
Forme : Triangle
Caractéristiques : Lumières sur l'objet, faisceaux émis.
En revenant du marché près de chez moi, j'ai d'abord aperçu trois lumières
rouges et j'ai supposé qu'il
s'agissait d'un avion. Mais, en le voyant se déplacer, j'ai surveillé sa
vitesse et l'ai observé de plus près. Les trois lumières rouges ressemblaient à
trois réacteurs, bien qu'ils soient totalement silencieux. Le plus étrange,
c'est qu'il se déplaçait en zigzag, effectuant des virages après une certaine
distance, mais couvrant une grande distance. En regardant derrière moi, j'ai
aperçu un réacteur plus grand et rectangulaire, entièrement rouge comme du feu,
mais toujours silencieux. Rapide.
Note NUFORC :
Le témoin indique que la date de l’observation est approximative.
Publié par le PD le 27/07/2017
La fiche comporte uniquement
le témoignage et une note administrative concernant l'imprécision de la date. Elle ne mentionne
aucune enquête, aucun radar, aucune photographie, aucun autre témoin et aucune
vérification aéronautique. C’est le cas des fiches du NUFORC, (et autres bases
de données accessibles au public) des témoignages donnés par les témoins directement
via internet, qui ne sont ni enquêtés, ni vérifiés.
https://nuforc.org/sighting/?id=135340
25 FEVRIER 2018 – LUSAKA – ZAMBIE
Données du signalement
Lieu et date : Lusaka, Zambie, le 25 février 2018 à 22h52 (heure locale).
Témoin : Un observateur identifié sous le nom d'Ioannis M..
Magnitude : -5 (l'objet était extrêmement brillant, plus que Vénus).
Couleur : Jaune clair.
Durée totale : Environ 7,5 secondes.
Description du témoin
Le récit du témoin, reproduit sur le site de l'IMO, décrit une séquence
inhabituelle :
« Cela ressemblait à une étoile filante, puis elle s'est arrêtée au-dessus
de moi en défiant la gravité pendant environ 2 secondes, puis un autre objet
comme un avion de chasse est apparu de nulle part, volant vers elle en
clignotant de ses lumières mais pas aussi vite que l'étoile filante. Quand le
jet s'est trop approché, il est parti plus vite que la lumière, laissant un
éclair brillant derrière lui. »
Contexte et interprétation
Bien que le signalement soit répertorié sur un site d'observation de
météores, les détails fournis par le témoin (arrêt, manœuvre, second objet)
s'écartent des caractéristiques d'un simple bolide météoritique. En fait, c’est
ce type de description que nous avons l’habitude de recevoir pour décrire des «
OVNI ».
Ce signalement a été enregistré dans la base de données de l'International
Meteor Organisation (IMO) sous le numéro d'événement 6058-2018
Il n'existe pas d'explication officielle ou scientifique documentée
spécifiquement pour cet événement dans les résultats de mes recherches
ni sur le site de l’IMO.
26 OCTOBRE 2020 — QUARTIER ROMA, - LUSAKA - (ZAMBIE)
Objet argenté/discoïde photographié
Témoins : deux frères, dont un identifié dans la source
secondaire sous le nom de Marcos H.
Description : objet argenté, décrit comme discoïde ou en forme de pilule,
apparemment immobile.
Durée : suffisamment longue selon le témoignage pour permettre plusieurs
photographies.
Source actuellement retrouvée : US UFO Center, Zambia UFO Sightings Database.
Photographies : annoncées par le témoin mais non retrouvées dans les sources
publiques consultées.
Enquête indépendante : non retrouvée.
Statut : C/D —témoignage photographique secondaire,
document photographique primaire manquant.
Deux frères se trouvaient dans
le quartier de Roma, à Lusaka, lorsque l'un d'eux, qui s'apprêtait à
photographier son frère montant sur un mur, remarqua dans le ciel un phénomène
argenté ou ressemblant à une lumière métallique. Il le décrivit comme immobile.
Son frère, après avoir regardé dans la même direction, aurait également observé
l'objet, décrit comme ayant une forme de « pilule » ou de disque. Les deux
témoins auraient eu suffisamment de temps pour réaliser plusieurs
photographies.
Source : US UFO Center, Zambia UFO Sightings Database,
entrée du 26 octobre 2020. https://www.usufocenter.com/ufo-sighting-reports/worldwide/zambia-ufo-sightings.html
Évaluation : témoignage
à deux observateurs présentant un intérêt particulier en raison de l'existence
alléguée de photographies. Toutefois, les images originales n'ont pas encore
été retrouvées ni soumises à une analyse indépendante. Aucun renseignement
n'est actuellement disponible sur l'heure précise, la distance, l'altitude, la
taille angulaire ou les conditions météorologiques.
Météo le jour de l’observation
à Lasaka : J'ai également vérifié les conditions générales Météo du 26
octobre 2020 à Lusaka. Les données disponibles indiquent une journée chaude,
visibilité annoncée autour de 10 km, avec ciel dégagé à partiellement nuageux
et coucher du Soleil vers 18 h 09.
Statut : C — cas
photographique allégué, documentation insuffisante.
07 AOUT 2022 – CHONGWE –
LUSUKA – ZAMBIE
FICHE DU CENTER UFO REPORT
07/08/2022 Chongwe, Lusaka, Zambi - Cela s'est passé
près de l'école Fountain Gate. J'étais dehors en train de discuter avec un ami.
Il était environ 19 heures quand j'ai levé les yeux au ciel et j'ai vu
apparaître une ligne d'« étoiles ». Elles se déplaçaient silencieusement dans
le ciel, sans aucun bruit…
et disparut comme par magie. Rabson
S.
NOTE DE LA RÉDACTION :
S’agissait-il d’un autre lancement de satellite Starlink ? Ou bien de quelque
chose de plus extraordinaire ?
ANALYSE
L'hypothèse Starlink est effectivement très intéressante - L'éditeur de la
base US UFO Center pose lui-même la question : « Was this another Starlink
satellite launch ? » C'est une hypothèse qu'il faut prendre très au sérieux.
Mais il y a un problème chronologique important : le 7 août 2022, il n'y a
pas eu de lancement Starlink. Le lancement Starlink 4-26 suivant a eu lieu le
10 août 2022 à 02 :14 UTC, tandis que les précédents avaient eu lieu les 17, 22
et 24 juillet.
Donc il serait incorrect d'écrire : « Il s'agissait du passage d'un
train de satellites immédiatement après un lancement du 7 août. » Ce n'est
pas établi.
Mais cela n'exclut absolument pas Starlink Un « train » de satellites peut
rester visible plusieurs jours ou semaines après son lancement, le temps que
les satellites se séparent et rejoignent progressivement leurs orbites
opérationnelles. Et la description de Rabson S. est particulièrement compatible
avec le phénomène généralement appelé « Starlink train » :
Une succession de points lumineux → alignement
→ déplacement silencieux → disparition progressive.
Ce sont précisément les caractéristiques qui ont provoqué de nombreux
signalements « d'OVNI » lors des premiers déploiements Starlink.
Un détail chronologique très intéressant, c’est le lancement Starlink 4-26
du 10 août 2022 emportait 52 satellites vers une orbite d'environ 540 km et une
inclinaison de 53,2°. Mais celui-ci est trois jours après l'observation.
En revanche, les groupes précédents étaient :
§ Starlink 4-22 — 17 juillet 2022 ;
§ Starlink 3-2 — 22 juillet ;
§ Starlink 4-25 — 24 juillet ;
§ Puis 4-26 — 10 août.
Il faudrait donc faire quelque chose de beaucoup plus précis : reconstituer
la position des trains Starlink déjà en orbite le 7 août 2022 à 19 h heure
zambienne, soit 17 h UTC. C'est parfaitement faisable avec les éléments
orbitaux historiques.
Le lieu est également intéressant : Fountain Gate est bien situé à
Chongwe, sur la Great East Road, à l'est de Lusaka. La documentation officielle
de l'établissement confirme cette localisation. Cela nous donne donc un point d'observation
relativement précis.
Dans cette observation, la
description donnée par le témoin est tout à fait compatible avec l’observation
de Starlink.
https://www.usufocenter.com/ufo-sighting-reports/worldwide/zambia-ufo-sightings.html
20 JANVIER 2023 - LUSAKA - ZAMBIE — QUATRE LUMIÈRES ALIGNÉES
FILMÉES
Dossier vidéo – ovni à
Lusaka - 4 mn filmées
Un témoin sigale avoir observé
quatre lumières brillantes disposées approximativement en ligne dans le ciel de
Lusaka. L'observation aurait duré près de dix minutes et environ quatre minutes
ont été filmées. Les lumières auraient finalement disparu par extinction. La
vidéo a été publiée sur Reddit le 26 janvier 2023.
Une recherche menée par des
internautes a localisé le secteur de prise de vue vers Thabo Mbeki Road et
identifié, dans cette direction, une grue et un important chantier de
construction. Cette hypothèse pourrait expliquer la disposition des sources
lumineuses, mais aucune vérification de terrain indépendante n'a été retrouvée.
Évaluation : cas non
identifié au sens strict, mais présentant une hypothèse conventionnelle
particulièrement sérieuse. La vidéo seule ne démontre ni déplacement aérien ni
accélération des quatre sources. Le
témoin affirme avoir vu quatre lumières brillantes alignées, apparemment
suspendues dans le ciel.
ANALYSE
L'observation aurait duré
environ 10 minutes, dont environ 4 minutes filmées. À la fin, les lumières
auraient simplement disparu, éteignant leur luminosité. C'est
justement ce dernier point qui me paraît important : le film ne montre pas
quatre objets effectuant une manœuvre spectaculaire. Il montre principalement
des sources lumineuses relativement fixes ou dont le déplacement apparent est
faible.
La discussion s’est engagée
sur les forums sur internet et un intervenant qui habite Lusaka déclare : j’ai
identifié le secteur comme étant Thabo Mbeki Road, puis j’ai recherché les
structures visibles dans cette direction. Il a signalé une grue située près
d'un immeuble en construction, et a donné une position approximative du point
de prise de vue : autour de 15°24'06,7"S, 28°19'19,7"E. Il a ensuite
trouvé des grues dans les images satellites.
Mais je serais plus prudent que certains commentateurs sur les
forums - Je ne considère pas le cas
définitivement résolu. Il existe des arguments dans les deux sens :
En faveur d'une structure terrestre :
§ Les lumières restent approximativement dans la
même configuration ;
§ Elles semblent ne pas effectuer de déplacement
aérien clairement démontré ;
§ Elles sont régulièrement visibles dans la même
direction ;
§ Une grue et un immeuble en construction ont été
identifiés dans cette direction ;
§ Des lumières de chantier peuvent effectivement
produire des sources ponctuelles visibles à travers une atmosphère
humide/brumeuse.
Ce qui empêche de conclure définitivement :
§ Nous ne connaissons pas avec une précision
suffisante la position exacte du caméraman ;
§ La direction exacte de la caméra n'est pas
mesurée ;
§ Aucune triangulation n'a été effectuée ;
§ La hauteur réelle des lumières n'est pas connue ;
§ Aucune photographie diurne parfaitement comparable
n'a été produite dans la discussion ;
§ Le déplacement éventuel des lumières n'est pas
quantifié.
Plusieurs commentateurs ont d'ailleurs relevé sur les forums que
l'impression de mouvement pouvait provenir du tremblement de la caméra, de la
mise au point et du déplacement des éléments proches, plutôt que d'un
déplacement réel des lumières.
Un détail très intéressant : « elles disparaissent » - Le témoin ne filme
pas, dans ce que j'ai pu vérifier, une séquence où les quatre objets accélèrent
et s'éloignent. Il dit
essentiellement que les lumières s'éteignent. C'est une distinction capitale : Extinction d'une
source lumineuse ≠ départ d'un objet.
Si les lumières appartiennent à une grue, un immeuble ou une installation
terrestre, leur extinction produirait exactement cette impression.
Hypothèse Starlink :
La vidéo du 20 janvier 2023 montre quatre
sources qui restent pratiquement dans la même configuration pendant plusieurs
minutes. Ce n'est pas le profil classique d'un train Starlink traversant
rapidement le ciel.
Le point sur le dossier : 20 janvier 2023 — Lusaka → quatre
lumières filmées → hypothèse chantier/grue à examiner.
Statut : vidéo authentique du
témoignage, identification de la source lumineuse non définitivement établie.
Source :https://www.reddit.com/r/UFOs/comments/10lujx2/four_luminous_ufos_are_filmed_in_lusaka_zambia/
https://www.latest-ufo-sightings.net/2023/01/amazing-ufo-sighting-video-from-zambia-2023.html
15 OCTOBRE 2025 – KAOMA - ZAMBIE-
Description de
l’auteur :
Le 15 octobre 2025, un événement des plus choquants s'est
produit et est resté inexpliqué.
- Lieu : Kaoma, province de l'Ouest, Zambie.
- Date/Heure : 15 octobre 2025, environ 4 h 31 (heure d'Afrique
centrale)
. - Durée : 9 photos consécutives prises pendant environ 90 secondes
depuis le même point de vue.
Décomposition de la séquence :
- Images 1 et 2 : Capture blanche/ratée
- Image 3 : La lune et l’étoile apparaissent comme des points lumineux
normaux
- Images 4 et 5 : Deux objets aériens distincts et structurés
apparaissent, invisibles à l’œil nu
- À gauche (Lune) : Objet incurvé et segmenté avec un croissant lumineux,
une tige étroite et une base à bride ressemblant à une poignée d’épée. La lune
se reflète sur sa surface, qui semble métallique et brillante.
- À droite (Étoile) : Objet tubulaire droit aux contours réguliers,
ressemblant à un objet inconnu et semblant avoir été capturé à mi-chemin
- Images 6 à 9 : Retour à la lune et à l’étoile normales, apparaissant
comme des points lumineux.
Corrélation lunaire : Le 15/10/2025 à 04h31 CAT à Kaoma, la lune
était en croissant décroissante, illuminée à 14 % à une altitude de 27°.
L’image 4 montre des reflets directionnels sur la partie incurvée, compatibles
avec l’angle d’illumination lunaire, suggérant un objet solide externe
réfléchissant la lumière ambiante.
Image 5 : Deuxième objet structuré – forme tubulaire droite et segmentée
avec une extrémité bulbeuse et des stries longitudinales visibles. Géométrie
distincte de l’image 4, suggérant soit plusieurs objets, soit une modification
de la morphologie d’un seul objet au cours de la séquence de 90 secondes. La
présence de deux géométries d’objets distinctes, capturées dans des images
consécutives, exclut une obstruction statique. Les stries de surface et la
construction segmentée visibles sur l’image 5 sont incompatibles avec des
phénomènes atmosphériques ou des artefacts de l’appareil photo.
Les images de contrôle de la même séquence de 90 secondes montrent un croissant
de lune décroissant net et des étoiles, sans artefacts optiques. Les objets
anormaux des images 4 et 5 présentent un angle d’éclairage directionnel par
rapport à la lune à 4 h 31 (heure d’Afrique centrale), incompatible avec des
réflexions internes de l’objectif.
Contexte : Découvert quelques jours plus tard en triant les photos pour
supprimer celles qui étaient « ratées ». Je photographie
régulièrement la lune et je n’ai jamais rien capturé de semblable.
Preuves : Les 9 fichiers HEIC originaux, avec leurs données EXIF
intactes, leurs coordonnées GPS et leurs horodatages, prouvent la séquence.
Échantillons avec filigrane et métadonnées disponibles. Fichiers originaux en
pleine résolution disponibles sous accord de confidentialité.
Droits : Licence non exclusive disponible pour les reportages. Droits
exclusifs pour la télévision et les documentaires disponibles séparément.
Aucune diffusion publique préalable des originaux.
Contact : [Sioka Nyoka David] | Joignable par téléphone :
+260 978604210 - siokanyoka@gmail.com
SITUATION DU CAS
15 octobre 2025 — KAOMA, -
ZAMBIE — SÉQUENCE PHOTOGRAPHIQUE DE NEUF IMAGES
Une séquence de neuf
photographies prises à Kaoma, dans la province occidentale de Zambie, le 15
octobre 2025 vers 04 h 31 CAT, montre deux formes lumineuses ou structurées
apparaissant sur deux images successives, alors que les photographies
encadrantes montrent normalement la Lune et des étoiles. Le détenteur des
images affirme que les neuf fichiers originaux sont disponibles au format HEIC
et conservent leurs données EXIF et GPS. La séquence a été soumise à la
plateforme commerciale Newsflare sous le numéro 867882, avec le titre
“Exclusive : 9 Photo UAP Séquence — Kaoma, Zambia — 15/10/25”.
Évaluation : cas
photographique intéressant nécessitant l'examen des fichiers originaux. La
présence d'EXIF authentiques, si elle est confirmée, établirait les conditions
de prise de vue mais ne permettrait pas à elle seule d'identifier les objets.
Les interprétations comme « objet métallique », « structure segmentée » ou «
objet solide » restent à démontrer. La
page Newsflare est actuellement protégée par une vérification JavaScript, ce
qui m'empêche de consulter directement les fichiers/images et la totalité des
informations commerciales présentes sur la page. Les détails présentés et
l’accès aux images ne permettent pas une analyse et une identification
éventuelle du phénomène.
19 MAI 2026 — LUSAKA
(ZAMBIE) — ORBE TRÈS BRILLANT
À 22 h 53, un témoin de Lusaka
observe une lumière extrêmement brillante qu'il compare à Sirius. Il estime
cependant que celle-ci est beaucoup trop grosse et brillante pour être une
étoile. Il mentionne également la présence de la constellation de la Lyre à
proximité. Après être rentré quelques instants chercher ses lunettes, il
constate que la lumière a disparu.
Source primaire disponible :
témoignage publié sur Reddit, r/UFOs, 20 mai 2026.- https://www.reddit.com/r/UFOs/comments/1tieocw/i_saw_this_orb_last_night_in_lusakazambia_at_2253/
Élément explicatif :
les commentaires ont identifié le vol UGD720 d'Uganda Airlines, en approche de
l'aéroport international Kenneth Kaunda à cette heure-là. La trajectoire,
l'heure et la position apparente de la Lyre sont présentées comme compatibles
avec un avion observé presque de face, ses feux d'atterrissage pouvant produire
une très forte luminosité. Le vol UGD720 est bien un service Entebbe–Lusaka.
L’analyse de l’hypothèse «
AVION »
Selon cette analyse, un avion en approche de Kenneth Kaunda International
Airport (LUN) aurait été visible depuis l'ouest de Lusaka, avec ses phares
d'atterrissage dirigés vers l'observateur. L'avion aurait ensuite effectué un
virage, ce qui pouvait donner l'impression que la lumière disparaissait ou
changeait brusquement de position. Le témoin a finalement répondu qu'il
regardait effectivement vers le nord et que cette explication pouvait
correspondre à ce qu'il avait vu.
Mais il y a une correction importante car le commentateur de Reddit
identifie l'appareil comme « Ethiopian Airlines flight UGD720 ». C'est
incorrect. UGD720 / UR720 est un vol de Uganda Airlines, et non d'Ethiopian
Airlines. Les bases aéronautiques identifient bien UGD720 comme le vol Uganda
Airlines Entebbe → Lusaka → Harare.
L'erreur est toutefois compréhensible : en 2026, Uganda Airlines avait
justement recours à des appareils en wet-lease fournis par Ethiopian Airlines,
ce qui pouvait créer une confusion entre compagnie opératrice et compagnie
fournissant l'appareil.
Le point particulièrement intéressant : l'horaire
Les données de programme disponibles donnent pour UGD720 une arrivée à
Lusaka autour de 22 h 45 dans certaines versions de l'horaire. Le témoin donne 22 h 53. Cela représente
seulement huit minutes d'écart. C'est évidemment très intéressant, mais il faut
rester prudent : un horaire théorique de 22 h 45 ne constitue pas la preuve que
l'avion était effectivement à la position correspondant exactement à
l'observation à 22 h 53.
En revanche, nous avons maintenant une hypothèse qui réunit plusieurs
éléments indépendants :
|
Élément |
Observation |
|
Date |
19 mai 2026 |
|
Heure déclarée |
22 h 53 |
|
Lieu |
Lusaka |
|
Direction déclarée |
Nord |
|
Repère astronomique |
Lyre à droite |
|
Aspect |
Lumière très brillante/orbe |
|
Apparence |
Presque stationnaire |
|
Disparition |
Après quelques secondes |
|
Aéroport proche |
Kenneth Kaunda International |
|
Vol pertinent |
UGD720 / Uganda Airlines |
|
Horaire publié |
Arrivée vers 22 h 45 |
|
Écart |
~8 min |
|
Réaction du témoin |
Reconnaît que
l'hypothèse aéronautique correspond assez bien |
Évaluation : cas initialement
non identifié, mais explication aéronautique fortement plausible.
Classement : observation
expliquée/probablement expliquée.
Chapitre XII - 49
47 - ZIMBABWE
(Ancienne RHODESIE)
Parmi les pays africains, le Zimbabwe occupe une place tout à fait
particulière dans l'histoire du phénomène OVNI. De l'époque coloniale aux
enquêtes contemporaines, ce territoire a été le théâtre d'observations
remarquables qui ont attiré l'attention des chercheurs du monde entier. Mais
derrière les récits d'objets mystérieux se cache une réalité beaucoup plus
complexe, dans laquelle se mêlent traditions ancestrales, croyances populaires,
héritage colonial, bouleversements politiques et investigations scientifiques.
Une terre de
légendes et de phénomènes inexpliqués
Lorsqu'on évoque le Zimbabwe, l'image qui vient immédiatement à l'esprit
est souvent celle des impressionnantes ruines du Grand Zimbabwe, des paysages
du Mashonaland ou des immenses réserves naturelles d'Afrique australe. Pourtant,
depuis plus de soixante-dix ans, le pays est également associé à une autre
histoire, beaucoup moins connue : celle des phénomènes aérospatiaux non
identifiés.
Le Zimbabwe, autrefois appelé Rhodésie du Sud, possède l'une des plus
riches archives ufologiques du continent africain. Cette situation ne résulte
pas d'une politique gouvernementale particulière ni d'un programme officiel
d'enquête comparable à ceux mis en place aux États-Unis. Elle est
essentiellement le fruit du travail considérable réalisé par une femme :
Cynthia Hind.
Pendant plus d'un quart de siècle, cette journaliste et enquêtrice a
recueilli des centaines de témoignages, parcouru des milliers de kilomètres et
constitué une documentation exceptionnelle sur les observations signalées en
Afrique australe. Son travail a permis de préserver une mémoire qui aurait
probablement disparu sans elle.
Bien avant les OVNI : les lumières mystérieuses de la tradition africaine
L'une des principales erreurs commises dans l'étude des OVNI en Afrique
consiste à analyser les témoignages uniquement à travers une grille de lecture
occidentale. Les populations du Zimbabwe possédaient déjà leurs propres
explications des phénomènes célestes bien avant l'apparition du concept moderne
de « soucoupe volante ».
Chez les Shona, qui constituent le principal groupe ethnique du pays, le
monde visible et le monde invisible sont intimement liés. Les ancêtres, appelés
Vadzimu, continuent d'exercer une influence sur les vivants. Les Mhondoro,
esprits protecteurs associés aux territoires, sont censés veiller sur certaines
régions. Les Ngozis, quant à eux, incarnent des esprits vengeurs susceptibles
d'intervenir dans les affaires humaines.
Dans certaines zones rurales, des lumières inhabituelles observées
au-dessus des collines, des rivières ou des forêts étaient traditionnellement
interprétées comme des manifestations spirituelles. L'arrivée de la culture
populaire occidentale, après la Seconde Guerre mondiale, a profondément modifié
cette perception.
v Les esprits sont progressivement devenus des
extraterrestres.
v Les manifestations surnaturelles ont été
remplacées par des vaisseaux spatiaux.
La question mérite d'être posée : le phénomène a-t-il réellement changé ou
seule son interprétation a-t-elle évolué ?
Comme dans de nombreux pays, la grande vague mondiale d'observations qui
suit l'affaire Kenneth Arnold, en 1947, atteint rapidement la Rhodésie. En
juillet 1954, deux pilotes effectuant un vol d'entraînement au-dessus du lac
McIlwaine, aujourd'hui appelé lac Chivero, observent un objet métallique en
forme de disque. L'affaire fait rapidement la une des journaux locaux. Quelques
semaines plus tard, plusieurs habitants d'Enkeldoorn signalent des lumières
effectuant des manœuvres impossibles au-dessus des montagnes. Ces événements
marquent le début d'une longue série d'observations qui se poursuivra pendant
plusieurs décennies.
Pourtant, l'administration coloniale ne manifeste qu'un intérêt limité pour
ces phénomènes. Aucun organisme officiel n'est créé. Aucune enquête
institutionnelle n'est menée. Les autorités considèrent ces événements comme
des curiosités sans véritable importance.
1975 : une année exceptionnelle
S'il fallait identifier une année particulièrement importante dans
l'histoire ufologique du Zimbabwe, ce serait probablement 1975. Plusieurs
observations remarquables sont enregistrées en quelques semaines. Le 6 juillet,
un couple observe un objet lumineux au-dessus de Karoi. Les témoins ont
l'impression que l'objet suit leur véhicule et réagit à leurs déplacements. Le
26 juillet, à Macheke, John Clark affirme avoir été frappé par un rayon
lumineux qui l'aurait paralysé. Quelques semaines plus tard, le 17 août, deux
automobilistes signalent l'apparition d'un mystérieux autobus qui disparaît
après avoir tourné à un carrefour près de Shabani, aujourd'hui Zvishavane.
Ces trois affaires présentent un point commun : elles se déroulent dans des
régions rurales relativement isolées. Cette concentration géographique a
conduit certains chercheurs à envisager l'existence d'une véritable vague
régionale.
Cynthia Hind : la femme qui a documenté les OVNI africains
Aucune personnalité n'est plus étroitement associée à l'ufologie africaine
que Cynthia Hind. Son approche diffère sensiblement de celle de nombreux
enquêteurs de son époque.
·
Elle
refuse les conclusions hâtives.
·
Elle
vérifie les témoignages.
·
Elle
interroge les voisins.
·
Elle
consulte les policiers.
·
Elle
examine les lieux.
·
Elle
recherche des traces physiques.
Son enquête sur l'affaire de Macheke illustre parfaitement sa méthode. Plutôt
que d'accepter immédiatement l'hypothèse d'une attaque extraterrestre, elle
découvre que le témoin a consommé une quantité importante d'alcool avant
l'incident. Elle inspecte ensuite le terrain et constate qu'une chute
accidentelle est parfaitement envisageable. Cette rigueur méthodologique
explique pourquoi ses travaux sont encore régulièrement cités aujourd'hui.
|
Cynthia Hind (c.1923 - 2000)
: la référence africaine de l'ufologie
Considérée comme la première ufologue du continent
africain, Cynthia Hind a consacré près de 30 ans à documenter les
observations d'OVNI en Afrique australe, à une époque où ces témoignages
n'étaient jamais relayés par la presse occidentale. État civil
Enfance, formation et vie avant l'ufologie Cynthia Hind a grandi dans le Namaqualand, région
désertique d'Afrique du Sud. Elle fait sa scolarité initiale au Good Hope
Seminary au Cap.
En 1942, elle entre à l'Université du Cap (Cape Town
University) pour un B.A. en anglais avec une mineure en psychologie. Avant de
terminer son diplôme en 1944, elle s'engage dans la South African Women's
Army Air Force où elle sert trois ans dans la section Movement Control and
Radar jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Elle épouse un pilote de la R.A.F., Norman Hind,
ingénieur, et part vivre onze ans dans le nord de l'Angleterre. C'est là que
naissent ses deux enfants, un fils Michael et une fille.
En 1957, Cynthia, son mari et son père émigrent à
nouveau vers la Rhodésie (aujourd'hui Zimbabwe) - d'autres sources indiquent
1958. Avec son père, le couple fonde une usine de meubles à Salisbury
(aujourd'hui Harare). Elle en est directrice, responsable des achats de
tissus. L'usine deviendra la plus grande du pays, avant d'être vendue en
1983, ce qui lui permet de se consacrer à l'écriture en freelance. Son mari
Norman décède en 1986.
Elle résidera jusqu'à sa mort au P.O. Box MP49,
Mount Pleasant, Harare, Zimbabwe. Carrière ufologique Entrée au MUFON Cynthia Hind rejoint le Mutual UFO Network (MUFON)
en 1974 dans le double rôle de Représentante pour le Zimbabwe et de Field
Investigator. En 1981, elle est l'oratrice principale du soir au symposium
MUFON 1981 au MIT à Cambridge, Massachusetts, avec un papier intitulé
"African Encounters: Case Investigations" - le keynote était le Dr
J. Allen Hynek. La même année, elle est nommée Continental Coordinator pour
l'Afrique, poste qu'elle occupera fidèlement jusqu'à sa mort.
Elle se décrit elle-même comme une "évangéliste
des OVNI". Sa mission, dit-elle : "Whenever I can, I make a point of travelling in southern Africa,
giving talks to various groups, mainly to 'spread the word' about
UFOs."
Elle donne notamment des conférences dans les clubs
scientifiques des écoles. UFO AFRINEWS En juillet 1988, elle lance UFO AFRINEWS,
un bulletin d'information en anglais édité depuis Harare et consacré aux
observations africaines, particulièrement au Zimbabwe et en Afrique du Sud.
Le bulletin paraîtra de juillet 1988 à juillet 2000, soit 24 numéros
bisannuels jusqu'à son décès.
C'est une entreprise familiale : la mise en page est
assurée par son fils Michael Hind. Le magazine devient très collectionné et
reste aujourd'hui la principale archive écrite sur l'ufologie africaine. Elle
y maille son bulletin dans le monde entier à tous les intéressés.
Elle avait publiquement reconnu avoir elle-même vécu
des expériences avec des entités d'un autre monde, ce qui nourrissait son
engagement. Les enquêtes majeures Hind ne se contentait pas de collecter des
témoignages par courrier. Quand un cas le justifiait, elle n'hésitait pas à
prendre l'avion ou à conduire jusqu'au site pour mener une enquête à grande
échelle avec des conseillers scientifiques locaux.
1. Loxton, Karoo - 31 juillet 1975 Son "meilleur cas" selon elle. Danie van
Graan, petit fermier de Loxton, voit dans son kraal à moutons un engin posé
sur trois béquilles avec quatre occupants d'environ 1 mètre, en combinaison
crème, cheveux clairs, yeux en biais. Un faisceau lumineux le frappe, il
saigne du nez, souffrira ensuite de vision double. Hind s'y rendra trois
fois, photographiera les traces, fera analyser des granules gris-vert et des
échantillons de sol à haute acidité.
2. Le domaine de La Rochelle, Zimbabwe Apparitions d'aliens en combinaison argentée et
phénomènes lumineux uniques, qu'elle détaillera dans Ufos Over Africa.
3. L'enlèvement de Phyllis et Diane, Johannesburg Deux femmes blanches dont elle relève plus de 15
similitudes avec les cas américains décrits par David Jacobs et C.D. Bryan,
malgré leur ignorance totale du sujet.
4. Ariel School, Ruwa (Zimbabwe) - 16 septembre 1994
- Le cas mondial Le 14 septembre 1994, une boule de feu traverse le
ciel de l'Afrique australe. Le 16 septembre à 10h, 62 enfants de l'école
privée Ariel à Ruwa, en récréation, voient au-delà du terrain de jeu, dans
une zone de brousse, "trois ou quatre objets en forme de disque atterrir
parmi les arbres" avec de petits êtres en combinaison de couleur noire
et brillante.
Cynthia Hind est parmi les premiers à arriver à Ruwa
après l'incident. Prévenue par la BBC le 16, elle visite l'école le 20
septembre 1994 entre 10h et 11h30 avec le correspondant Tim Leach, Gunter
Hofer et son fils, examine une quarantaine de dessins et interviewe les
enfants. Elle est décrite comme la première enquêtrice sur place.
Elle insiste sur la crédibilité liée à la diversité
des témoins : enfants noirs de plusieurs tribus, métis, indiens et blancs,
tous issus de familles aisées, avec des interprétations culturelles
différentes (certains blancs pensent voir un jardinier, certains noirs
pensent à des tokoloshes / zvikwambo qui vont les manger) mais des
descriptions physiques convergentes. Son enquête sera prolongée par le
psychiatre de Harvard et prix Pulitzer John Mack, arrivé en novembre 1994.
Ce cas, qu'elle consigne comme Cas No 95 et 96 dans
UFO AFRINEWS No 11 et 12 (février et juillet 1995), est considéré comme
"one of the most exciting UFO stories of this or any year" et reste
le cas le plus cité de l'ufologie africaine. Publications et contributions Livres en tant qu'auteure principale :
·
Traduction : UFOs, contatos africanos (portugais,
2 éditions recensées).
Contributions à ouvrages collectifs : Elle a contribué par des chapitres sur les OVNI
africains à de nombreux livres édités par Hilary Evans, John Spencer et
Timothy Good en Angleterre, notamment la série Above Top Secret et Alien
Contact de Timothy Good.
Articles et bulletins :
Engagements
Décès et héritage Cynthia Hind meurt à Harare le 21 août 2000. Le
MUFON la décrit comme "Africa's most respected UFO researcher and MUFON
representative". Ses archives UFO AFRINEWS restent la
source primaire pour toute étude sur les vagues d'observations en Afrique
australe dans les années 1970-1990, et son enquête sur Ariel School continue
d'être citée dans tous les documentaires et études universitaires sur
l'incident de Ruwa. |
Le silence de l'État
Contrairement aux États-Unis, le Zimbabwe n'a jamais créé d'organisme
officiel chargé d'étudier les OVNI. Cette absence d'implication gouvernementale
s'explique en grande partie par le contexte politique. Dans les années 1970, la
Rhodésie est engagée dans une guerre qui mobilise une grande partie des
ressources de l'État. Après l'indépendance, en 1980, le nouveau gouvernement
est confronté à des problèmes beaucoup plus urgents :
·
La
reconstruction économique ;
·
Les
réformes administratives ;
·
La
redistribution des terres ;
·
Les
tensions sociales et politiques.
Dans ce contexte, les phénomènes aérospatiaux non identifiés ne figurent
évidemment pas parmi les priorités nationales. Les interventions officielles se
limitent généralement aux déclarations recueillies par la police locale. Il
n'existe ni commission d'enquête permanente ni programme scientifique financé
par l'État.
1994 : l'affaire qui va faire connaître le Zimbabwe au monde entier
Le 16 septembre 1994, un événement va transformer durablement l'image du
Zimbabwe dans l'histoire mondiale de l'ufologie. Soixante-deux élèves de
l'école Ariel, située à Ruwa, affirment avoir observé un objet posé près de
leur établissement. Plusieurs enfants décrivent également la présence d'êtres
humanoïdes. L'affaire dépasse rapidement les frontières du pays. Des chercheurs
américains et britanniques se rendent sur place. Le psychiatre John Mack,
professeur à Harvard, réalise des entretiens approfondis avec les enfants. Le
dossier devient l'un des cas les plus célèbres de l'histoire contemporaine des
OVNI. Il fait encore aujourd'hui l'objet d'études, de documentaires et
d'analyses contradictoires.
La presse zimbabwéenne a joué un rôle essentiel dans la diffusion des
témoignages, contrairement à la majorité des pays Africains. Les journaux
locaux ont largement contribué à populariser les récits d'observations. Mais
cette médiatisation a également entraîné certaines dérives. Les récits les plus
spectaculaires ont parfois bénéficié d'une couverture disproportionnée. Inversement,
des dossiers plus modestes ont été rapidement oubliés. Cette influence des
médias pose une question fondamentale. Dans quelle mesure les attentes du
public modifient-elles la perception des témoins ? Un phénomène lumineux
inhabituel est-il observé de la même manière dans une société imprégnée de
croyances spirituelles et dans une société dominée par l'imaginaire
extraterrestre ?
Plusieurs observations importantes ont été signalées dans des zones
minières. C'est le cas de Shabani, célèbre pour l'exploitation de l'amiante. D'autres
observations ont été enregistrées près du lac Kariba et dans certaines régions
du Mashonaland. Cette répartition géographique ne constitue pas une preuve.
Cependant, elle soulève des interrogations. S'agit-il d'une simple
coïncidence ? Existe-t-il des facteurs environnementaux favorisant certaines
observations ? Aucune étude scientifique n'a permis d'apporter une réponse
définitive.
Un patrimoine méconnu de l'ufologie mondiale
L'histoire des OVNI au Zimbabwe dépasse largement la question de
l'existence d'une intelligence extraterrestre. Elle révèle les mécanismes par
lesquels une société interprète l'inconnu. Elle met en évidence l'influence des
traditions, des croyances religieuses, du contexte politique et des médias. Elle
montre également l'importance du travail de terrain réalisé par des enquêteurs
indépendants comme Cynthia Hind.
Aujourd'hui encore, le Zimbabwe demeure un territoire privilégié pour les
chercheurs qui s'intéressent aux relations entre culture et phénomènes
aérospatiaux non identifiés. Plus de soixante-dix ans après les premières
observations documentées, les dossiers accumulés dans les archives de Cynthia
Hind continuent d'alimenter les débats. Et une question demeure. Les habitants
du Zimbabwe ont-ils observé des visiteurs venus d'ailleurs, ou ont-ils
simplement interprété, à travers leur propre culture, des phénomènes que nous
ne comprenons toujours pas ? Le mystère, lui, reste entier.
CATALOGUE
26 JUILLET 1954 – LAC McIIWAINE (aujourd'hui lac Chivero) -- ZIMBABWE
Le 26 juillet 1954, un événement relativement discret allait pourtant
marquer durablement l'histoire de l'ufologie en Afrique australe. Ce jour-là,
au-dessus du lac McIlwaine, situé à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de
Salisbury, l'actuelle Harare, deux aviateurs observèrent un objet qu'ils furent
incapables d'identifier.
Soixante-dix ans plus tard, cette observation demeure l'un des dossiers les
plus intéressants de l'histoire du phénomène OVNI au Zimbabwe. Contrairement à
d'autres affaires plus spectaculaires impliquant des rencontres rapprochées,
des êtres humanoïdes ou des traces au sol, le cas du lac McIlwaine présente une
caractéristique essentielle : il repose sur le témoignage de deux hommes
habitués à observer le ciel.
Pour comprendre l'importance de cette affaire, il convient de la replacer
dans son contexte historique.
En 1954, le Zimbabwe n'existe pas encore. Le territoire est alors connu
sous le nom de Rhodésie du Sud et demeure placé sous administration
britannique. Salisbury est une ville en pleine expansion. L'agriculture se
développe rapidement, les infrastructures routières se modernisent et
l'aviation civile connaît un essor considérable.
L'aviation occupe d'ailleurs une place importante dans la vie quotidienne
des colons européens. Les aéroclubs se multiplient et les vols d'entraînement
deviennent une activité courante. Le lac McIlwaine, créé quelques années
auparavant par la construction d'un barrage destiné à alimenter Salisbury en
eau potable, est rapidement devenu un point de repère privilégié pour les
pilotes.
Mais 1954 est également une année particulière pour une autre raison. Depuis
l'observation rapportée par Kenneth Arnold, aux États-Unis, en juin 1947, le
phénomène des « soucoupes volantes » s'est progressivement imposé dans
l'imaginaire collectif. Les témoignages se multiplient partout dans le monde.
Les journaux publient régulièrement des récits d'observations inhabituelles.
Les militaires américains ont déjà lancé plusieurs programmes d'étude, tandis
que les chercheurs commencent à constituer des archives.
La Rhodésie n'échappe pas à cette vague mondiale.
C'est dans ce contexte que deux hommes décollent pour un vol d'entraînement
au-dessus du lac McIlwaine. Le pilote, identifié sous le nom d'A. Roberts, est
accompagné d'un élève-pilote, R. Howarth. Leur appareil est un Tiger Moth, un
biplan britannique qui a largement contribué à la formation des pilotes
militaires pendant la Seconde Guerre mondiale avant d'être utilisé par les
écoles de pilotage civiles. Le vol se déroule normalement lorsque les deux
hommes aperçoivent un objet brillant évoluant dans le ciel.
Le phénomène attire immédiatement leur attention.
L'objet semble se trouver à une altitude supérieure à celle de leur avion.
Les deux hommes estiment qu'il évolue environ deux kilomètres au-dessus d'eux
et qu'il se situe à près de neuf kilomètres de leur position. Sa forme paraît
circulaire. Sa surface reflète la lumière du soleil. L'engin présente
l'apparence caractéristique d'un disque métallique. Pour des hommes habitués à
reconnaître les différents appareils civils et militaires de leur époque, cette
observation sort immédiatement du cadre des phénomènes ordinaires.
Les pilotes décident alors d'observer attentivement l'objet. C'est à ce
moment qu'ils remarquent un comportement particulièrement inhabituel.
Selon leur témoignage, l'objet s'incline brusquement jusqu'à se présenter
pratiquement sur sa tranche. Puis il accélère et s'éloigne à une vitesse qu'ils
jugent exceptionnelle. Cette description mérite d'être soulignée car à cette
époque, la plupart des avions possèdent une architecture aérodynamique bien
connue. Les mouvements observés au-dessus du lac McIlwaine ne correspondent pas
aux caractéristiques des appareils conventionnels.
Quelques instants plus tard, les deux hommes aperçoivent de nouveau
l'objet. Cette fois, celui-ci semble revenir dans leur direction. L'observation
devient alors encore plus intéressante. Les témoins estiment que l'engin se
stabilise à une distance d'environ quatre kilomètres. Ils disposent ainsi de
plusieurs minutes pour l'examiner avec davantage d'attention. Leur description
demeure remarquablement sobre. L'objet leur paraît mesurer une douzaine de
mètres de diamètre. Il ne possède ni ailes, ni hélices, ni empennage. Aucun
système de propulsion n'est visible. Cette absence d'éléments caractéristiques
intrigue particulièrement les deux aviateurs. Ils connaissent parfaitement les
avions légers, les appareils militaires et les différents aéronefs susceptibles
d'évoluer dans la région. Pourtant, ils ne parviennent pas à établir le moindre
rapprochement avec une technologie connue.
Après quelques minutes, l'objet disparaît.
L'engin semble accélérer avant de quitter la zone à une vitesse qui dépasse
largement les capacités du Tiger Moth. L'observation prend fin aussi
soudainement qu'elle avait commencé.
Avec le recul, cette affaire présente plusieurs caractéristiques qui lui
confèrent une valeur particulière. Tout d'abord, elle intervient au cours d'une
période d'activité exceptionnelle. La veille de l'incident, plusieurs témoins,
parmi lesquels un policier, avaient déjà signalé la présence de plusieurs
objets lumineux dans la région d'Enkeldoorn. Ces événements rapprochés dans le
temps ont conduit certains chercheurs à évoquer l'existence d'une véritable
vague d'observations en Rhodésie au cours de l'été 1954.
Ensuite, l'affaire du lac McIlwaine appartient à une catégorie relativement
rare : celle des observations réalisées par des pilotes. Dans l'histoire
mondiale de l'ufologie, les témoignages provenant du monde aéronautique ont
toujours occupé une place particulière. Les pilotes possèdent une expérience
qui leur permet d'évaluer plus précisément les distances, les altitudes et les
trajectoires. Leur expertise ne garantit évidemment pas l'exactitude absolue de
leurs observations, mais elle réduit considérablement le risque de confusion
avec des phénomènes ordinaires.
Il convient néanmoins d'adopter une certaine prudence. Les estimations de
distance en vol demeurent complexes. Les conditions atmosphériques peuvent
altérer la perception. La taille d'un objet observé dans le ciel reste
particulièrement difficile à déterminer en l'absence de points de référence. Par
ailleurs, aucune enquête technique approfondie n'a été réalisée au moment des
faits. Aucun document officiel détaillé n'a été conservé. Aucune photographie
n'a été prise. Comme beaucoup d'affaires anciennes, le dossier repose
essentiellement sur le témoignage des observateurs.
Il faut également rappeler que Cynthia Hind, qui deviendra plus tard la
grande figure de l'ufologie africaine, n'a pas participé directement à
l'enquête en 1954. Elle redécouvrira cette observation plusieurs années après
les faits et l'intégrera à ses archives consacrées aux phénomènes aériens
inexpliqués en Afrique australe. Son travail de collecte permettra d'éviter que
cette affaire ne sombre dans l'oubli. Aujourd'hui encore, le cas du lac
McIlwaine conserve une place particulière dans l'histoire des OVNI en Afrique. Il
ne s'agit ni d'une rencontre avec des êtres venus d'ailleurs ni d'un récit
spectaculaire destiné à alimenter les légendes populaires. C'est précisément
cette simplicité qui rend le témoignage si intéressant. Deux hommes
expérimentés, observant un objet métallique au cours d'un vol d'entraînement,
ont décrit un phénomène qu'ils ne sont jamais parvenus à identifier. Plus de
sept décennies après cette journée de juillet 1954, aucune explication
définitive n'a été apportée. Le mystère demeure entier. Et c'est peut-être
cette absence de réponse qui continue de faire du lac McIlwaine l'un des sites
les plus emblématiques de l'ufologie africaine.
JUILLET 1954 -ENKELDOOM – ACTUELLE VILLE DE CHIVHU – ZIMBABWE.
Contexte de l'observation
Date et lieu : Juillet 1954, à Enkeldoorn, une petite ville de la
province des Midlands au Zimbabwe (alors la Rhodésie du Sud).
Témoins : Treize personnes au total, ce qui constitue un cas
d'observation collective.
Description du phénomène : Les témoins ont rapporté avoir vu plusieurs
objets venant de la direction des montagnes voisines. Ces objets se sont
approchés, se sont arrêtés en vol stationnaire, ont effectué des changements de
direction brusques, puis se sont éloignés, le tout sans produire le
moindre bruit.
Couverture médiatique : L'affaire a été jugée suffisamment
spectaculaire pour être rapportée par la presse locale de l'époque. Cela
signifie qu'il existe probablement des articles de journaux rhodésiens de
juillet 1954.
Redécouverte par Cynthia Hind
Son rôle dans ce cas : c'est Cynthia Hind qui a « redécouvert » cette
affaire plusieurs décennies plus tard. Cela signifie probablement qu'elle a
retrouvé les coupures de presse de 1954, puis a cherché à retrouver des témoins
survivants ou à recueillir des témoignages de seconde main.
Son intérêt : Cynthia Hind était particulièrement intéressée par les
cas anciens, car ils sont moins susceptibles d'être influencés par la culture
populaire moderne des ovnis. Une observation silencieuse avec changements de
direction brusques, datant d'avant l'ère des drones, est typique des rapports
qu'elle jugeait crédibles.
Analyse du phénomène rapporté
Les détails mentionnés (silence total, vol stationnaire, changements
brusques de direction, déplacement depuis des montagnes) correspondent à ce que
les ufologues appellent parfois les « 5 observables » (souvent associés aux cas
de type militaire, notamment par Luis Elizondo) :
·
Portance
anti-gravité (pas de moyens de propulsion visibles).
·
Accélérations
soudaines (changements brusques).
·
Vitesses
hypersoniques sans signature (pas de bang sonique).
·
Furtivité (difficile
à suivre).
·
Trans-medium (capacité
à passer d'un milieu à l'autre, bien que cela ne soit pas mentionné ici).
Le détail « sans produire le moindre bruit » en 1954 est notable, car cela
exclut à l'époque tout aéronef conventionnel (avions à hélice ou premiers jets,
qui étaient extrêmement bruyants).
Sources et fiabilité
La presse de 1954 : Les archives des journaux rhodésiens
(comme The Rhodesia Herald ou The Bulawayo Chronicle) sont les
sources primaires, mais elles ne sont pas numérisées intégralement en ligne, ce
qui rend la vérification indépendante difficile aujourd'hui.
Les archives de Cynthia Hind : Elle a publié plusieurs livres,
dont UFOs – African Encounters (1982), et a écrit de nombreux
articles dans des revues comme Flying Saucer Review ou le MUFON
UFO Journal. Il est probable que la mention de ce cas provienne d'un de ses
articles résumant d'anciens cas rhodésiens.
.
Résumé
L'observation d'Enkeldoorn de juillet 1954 est un cas d'observation
collective (13 témoins) de plusieurs objets silencieux aux manœuvres
impossibles pour la technologie de l'époque. Bien que largement oubliée du
grand public international, elle fait partie du corpus des « cas historiques »
documentés en Afrique australe, redécouvert et mis en lumière par l'enquêtrice
Cynthia Hind dans la seconde moitié du XXe siècle. Sans accès aux archives de
journaux rhodésiens de 1954 ou aux notes personnelles de Cynthia Hind, il est
difficile d'obtenir plus de précisions sur l'heure exacte, la forme des objets
ou la durée de l'observation.
1954-1955 – LE CAS DE LA
FERME NYAMBUYA
La seule source pour ce cas
sur le net est Albert Rosales, chercheur et spécialiste américain des cas avec
humanoïdes. - Il figure bien évidemment dans les archives de Cynthia Hind.
·
Lieu : Nyambuya Farm. - Une agricultrice est
réveillée par les aboiements de ses chiens. Elle décrit :
·
Des rayons lumineux extrêmement puissants ;
·
Une lumière en éventail ressemblant à des
projecteurs inversés ;
·
Un objet silencieux ;
·
Une boule de feu quittant les lieux à grande
vitesse.
·
Les animaux semblent particulièrement perturbés.
Ce détail sera souvent souligné par Cynthia Hind.
·
Lieu :
Nyambuya Farm, près de Umtali (Mutare), alors Southern Rhodesia (Zimbabwe)
·
Date :
1954 ou 1955 (Rosales lui-même hésite selon les versions)
·
Témoin :
un fermier africain (nom non donné)
Résumé de l’observation :
Le témoin se trouve dans une zone agricole isolée. Il observe un objet
lumineux descendre derrière une colline proche de la ferme. En s’approchant, il
voit un engin posé au sol, décrit comme :
·
Circulaire,
·
Métallique,
·
Avec une
lueur blanche ou bleutée.
·
À
proximité de l’objet, il aperçoit deux “êtres” humanoïdes :
·
Petite
taille,
·
Tête
large,
·
Membres
fins,
·
Mouvements
“lents et fluides”.
Les êtres semblent examiner le sol ou la végétation. Le témoin, effrayé,
s’enfuit.
·
Aucun
effet au sol n’est rapporté.
·
Aucun
autre témoin.
·
Aucun
suivi policier ou administratif.
·
CE3 –
Rencontre rapprochée avec humanoïdes
·
Documentation
: très faible
·
Source :
récit oral transmis, non vérifié
Le cas de Nyambuya Farm (1954–1955) est :
·
Réel dans
la base Rosales,
·
Non
corroboré par d’autres sources,
·
Probablement
un récit oral isolé,
·
Sans
documentation physique, photographique ou administrative,
·
Classé
“faible fiabilité” dans les standards modernes.
Il reste néanmoins
intéressant car il constitue l’un des rares cas d’humanoïdes en Afrique
australe avant les années 1960.
AOUT 1975 –
REGION DE HARARE - ZIMBADWE
Il s'agit d'un cas ancien de Cynthia Hind, qui apparaît dans les archives
de UFO Afrinews.
Août 1975 — région de Harare, Zimbabwe
« The R. Family » — un objet bleu et blanc :
·
Date :
août 1975, date exacte non indiquée ;
·
Lieu :
région de Harare, près de Guinea Fowl School ;
·
Témoins
principaux : la famille R. ;
·
Objet :
forme ronde ;
·
Couleurs :
lumières bleues et blanches clignotantes ;
·
Particularité
: une ligne sombre centrale, qui semblait tourner ;
·
Comportement
: plusieurs manœuvres à des vitesses jugées extraordinaires ;
·
Aéronefs
militaires : trois avions Vampire auraient survolé la zone, semblant se diriger
vers l'objet.
La famille, craignant d'être ridiculisée, n'aurait pas signalé
immédiatement l'observation. Le cas devient beaucoup plus étrange dans la même
soirée Plus tard dans la nuit, deux amis de M. R., Aubrey et Russell, seraient
venus le voir dans un état de grande nervosité. Ils racontent avoir observé une
grande lumière bleue stationnaire dans les arbres. Ils la décrivent comme une
sorte de grande bulle avec une jupe, émettant un bourdonnement aigu. Les deux hommes se seraient approchés avec
leur voiture. À ce moment :
·
Le moteur
de la voiture serait tombé en panne ;
·
Il aurait
redémarré lorsque l'objet s'est éloigné ;
·
Ils
auraient essayé de le suivre ;
·
Le
véhicule serait alors tombé de nouveau en panne ;
·
Aubrey
aurait aperçu ce qu'il pensait être une silhouette humaine regardant à travers
une sorte de fenêtre ;
·
L’objet
aurait ensuite disparu ;
·
Les deux
hommes auraient souffert de nausées et de violents maux de tête.
Un élément particulièrement intéressant : les témoins
La source fournit deux informations permettant de mieux évaluer le dossier.
M. R.
Il est présenté comme astronome amateur. Cela ne prouve évidemment pas son
observation, mais c'est une donnée intéressante : contrairement à un témoin
totalement inexpérimenté, il était supposé avoir une certaine familiarité avec
le ciel nocturne.
Aubrey
Il est présenté comme électricien. Son témoignage est particulièrement
intéressant parce qu'il concerne non seulement une lumière, mais également une
interaction alléguée avec le véhicule.
Mais attention : nous avons probablement affaire à deux épisodes liés
Il y a :
Épisode 1
Famille R. — août 1975
Observation aérienne d'un objet rond, bleu et blanc, avec une structure
sombre centrale.
Épisode 2
Aubrey et Russell — même nuit
Grande lumière bleue dans les arbres, immobilisation du véhicule,
observation alléguée d'une silhouette.
La source de Cynthia Hind semble considérer les deux événements comme
faisant partie du même dossier, mais nous devons conserver cette distinction
dans notre présentation.
EN RESUME
AOÛT 1975 — HARARE /
GUINEA FOWL SCHOOL — ZIMBABWE
·
Témoins :
famille R.
·
Type :
observation rapprochée d'un objet lumineux
·
Objet :
rond, lumières bleues et blanches clignotantes
·
Structure
apparente : ligne sombre centrale semblant tourner
·
Manœuvres
: déplacements rapides et changements de direction
·
Élément
militaire : trois Vampires auraient survolé la zone en direction de l'objet
·
Signalement
: non effectué immédiatement, par crainte du ridicule.
Même nuit — témoignage d'Aubrey et Russell : grande lumière bleue dans les
arbres, décrite comme une « bulle avec une jupe », bourdonnement aigu ; panne
répétée du véhicule à proximité ; silhouette aperçue derrière une sorte de
fenêtre ; disparition de l'objet ; nausées et céphalées rapportées.
Source principle: Cynthia Hind / UFO Afrinews.
6 JUILLET 1975 - KAROI - ZIMBADWE
Le cas OVNI de Karoi (Zimbabwe) du 6 juillet 1975 : un dossier méconnu de
l'ufologie africaine
L'observation survenue le 6 juillet 1975 à 20 h 15, près de Karoi, dans la
région du Mashonaland occidental (Zimbabwe), est un dossier relativement peu
connu en dehors des cercles spécialisés. Pourtant, il présente plusieurs
caractéristiques qui ont retenu l'attention de Cynthia Hind, notamment sa
répétitivité, la présence de plusieurs témoins et la durée inhabituelle des
manifestations observées. Il est question d'une observation prolongée d'un
objet lumineux apparemment intelligent, capable d'adapter sa trajectoire aux
déplacements des témoins.
Karoi est une petite ville située à environ 200 kilomètres au nord-ouest de
Harare. En 1975, la région est essentiellement agricole. Les plantations de
tabac dominent l'économie locale et les axes routiers traversent des zones
boisées relativement peu peuplées. Cette configuration est importante, car elle
limite considérablement les sources lumineuses artificielles susceptibles de
provoquer des confusions.
Les témoins
Les principaux témoins sont Mme Una Weincler et son mari. Le 6 juillet
1975, ils rentrent en voiture vers leur domicile après avoir quitté Karoi. Le
temps est clair et la nuit commence à s'installer. À 20 h 15, Mme Weincler
remarque un objet inhabituel dans le ciel.
Les témoins décrivent un objet présentant plusieurs caractéristiques
remarquables, une couleur orange-jaune très brillante, une taille apparente
comparable à celle d'une orange tenue à bout de bras, une extrémité avant
pointue, une traînée lumineuse irrégulière. Le phénomène ne ressemble ni à un
avion ni à un hélicoptère. Selon les témoins, l'objet évolue beaucoup trop
rapidement pour être assimilé à une étoile ou à une planète. Un comportement
apparemment intelligent. Le détail le plus intéressant du dossier apparaît
lorsque les témoins décident d'arrêter leur véhicule. A ce moment-là l'objet
s'immobilise également. Lorsqu'ils repartent, il recommence à se déplacer. Cette
séquence se répète à plusieurs reprises.
Dans la littérature ufologique, ce type de comportement est souvent
interprété comme un effet de poursuite. Les témoins ont alors l'impression que
l'objet réagit directement à leurs mouvements.
Quelques minutes plus tard, l'objet descend progressivement. Il atteint un
niveau correspondant approximativement à la hauteur des arbres environnants.
Puis, minutes après minutes les témoins prennent peur et le mari de Mme
Weincler accélère brutalement et quitte la zone.
Cette réaction est classique dans les observations rapprochées. Dans de
nombreux dossiers africains étudiés par Cynthia Hind, les témoins interrompent
volontairement leur observation lorsqu'ils estiment que l'objet s'approche trop
près d'eux.
Une série d'observations répétées
C'est probablement l'élément le plus important de cette affaire. Après
l'événement initial, l'objet est observé à plusieurs reprises. Selon les
témoins, il apparaît régulièrement après 20 heures, en suivant une trajectoire
est-ouest et pendant environ quarante minutes.
Plusieurs habitants de la région signalent également sa présence. Nous ne
sommes donc plus face à une observation isolée.
L'hypothèse astronomique possible est la planète Vénus L'une des premières
explications avancées par les sceptiques concerne Vénus. En juillet 1975, la
planète était particulièrement brillante dans le ciel du soir et occupait une
position très favorable à l'observation depuis l'Afrique australe. Plusieurs
chercheurs ont d'ailleurs estimé qu'une partie importante des observations signalées
au Zimbabwe pendant cette période pouvait être attribuée à Vénus. Cette
hypothèse mérite d'être examinée et voici quelques éléments qui vont dans le
sens d'une méprise avec Vénus : une observation effectuée au crépuscule, une
lumière très brillante, une apparition quotidienne et une trajectoire
apparemment régulière.
Les éléments qui contredisent cette hypothèse ce sont la descente apparente
vers les arbres puis l'impression que l'objet suivait les déplacements de la voiture
et enfin la présence d'une traînée lumineuse et l’observations simultanée par
plusieurs témoins.
Puis on a l’hypothèse d’une illusion d'optique liée au déplacement
automobile. Lorsqu'un conducteur circule de nuit, un objet astronomique très
lumineux situé près de l'horizon peut sembler accompagner le véhicule. Ce
phénomène est bien connu. Il est provoqué par l'absence de points de référence
permettant d'évaluer correctement les distances. Ainsi dans certaines
conditions, une planète peut paraître s'approcher, s'arrêter, suivre un véhicule
et descendre vers l'horizon.
Cette explication est aujourd'hui considérée comme la plus probable par
plusieurs analystes.
La position de Cynthia Hind
Cynthia Hind n'a jamais classé ce dossier parmi les canulars. Elle l'a
intégré à sa base documentaire consacrée aux observations africaines et l'a
publié dans ses travaux consacrés aux phénomènes observés au Zimbabwe.
Le cas de Karoi est intéressant parce qu'il s'inscrit dans une vague
d'observations régionales. Entre le milieu des années 1970 et les années 1990,
le Zimbabwe a enregistré plusieurs dossiers importants étudiés par Cynthia Hind
: différentes observations dans les régions rurales du Mashonaland, plusieurs
rencontres rapprochées dans les années 1980 et l'affaire de l'école d'Ariel, à
Ruwa, en 1994. Karoi apparaît donc comme l'un des premiers épisodes d'une
longue série d'observations qui contribueront à faire du Zimbabwe l'un des
principaux centres d'intérêt de l'ufologie africaine. Le fait que les média,
les chercheurs, les associations locales en parlent et relèvent toutes les
observations dans une région, un pays, donnent l’impression de vague et d’un
nombre important d’observation dans ces régions.
Conclusion
L’absence de preuves matérielles et la possibilité d'une méprise avec Vénus
conduisent aujourd'hui la plupart des chercheurs à considérer ce dossier avec
prudence et surtout comme identifié.
Source Cinthya Hind 1982. – Commentaire et analyse GEOS
France.
18 JUILLET 1975 - MARLBOROUGH, HARARE (ZIMBABWE).
Arthur Jones, employé de presse, rentrait chez lui lorsqu'il aperçut un
objet circulaire, auréolé d'une lueur orange vibrante, planant à environ 100
mètres au-dessus d'un centre commercial situé à environ 1,5 km. L'objet avait
la taille d'une grande maison et présentait une ouverture sur sa partie
supérieure. Au bout d'un moment, cette ouverture se referma et l'objet
s'éloigna au-dessus des arbres.
Ce cas comme le
précédent peut être analysé comme étant une mésinterprétation avec la planète
Vénus.
Source : Hind 1982 p108 citant sa propre enquête.
UFO Investigator, octobre 1975, p2, date cet événement du 24 juillet
et indique que l'objet se trouvait à 30 m d'altitude, à environ 480 m de
distance. Note : Cette
anomalie peut provenir de la date d’édition d’un média ou il peut s’agir d’une
autre observation. La notion de distance est toujours à prendre avec une
certaine méfiance, on ne peut pas estimer une distance sans élément de
référence et l’analyse d’une distance par l’œil est très et elle est en
fonction de l’éloignement et la grosseur de l’objet.
20 JUILLET 1975, RUWA - (MASHONALAND EST : ZIMBABWE).
Vers 18 h 30, Allan Wright se trouvait dans son enclos lorsqu'il aperçut un
objet vert vif, légèrement plus gros qu'un ballon de football, apparaître
au-dessus d'un bosquet de bambous à environ 350 mètres de distance. L'objet se
déplaça ensuite d'est en ouest, passant au-dessus de la maison d'un voisin,
puis disparut en moins de 5 secondes. Les chiens du voisinage aboyaient.
Source : Cinthya Hind 1982 p109 citant sa propre
enquête.
26 JUILLET 1975
- MACHEKE (MASHONALAND EST - ZIMBABWE). Soir.
L'affaire de la « lumière paralysante » de Macheke (Zimbabwe) : que
savons-nous réellement ?
Le 26 juillet 1975, dans la petite localité de Macheke, située dans le
Mashonaland oriental, un employé d'une coopérative agricole affirme avoir été
frappé par un rayon lumineux provenant d'un objet inconnu. (On parle aussi
provenant d’une ligne électrique ?) ; L'homme déclare avoir été
paralysé, projeté au sol et être resté inconscient pendant plus d'une heure.
Quelques jours plus tard, l'affaire est relayée par la presse rhodésienne
(l'actuel Zimbabwe s'appelait alors la Rhodésie) et attire immédiatement l'attention
de Cynthia Hind, qui décide d'ouvrir une enquête.
Contrairement au dossier de Loxton, l'affaire de Macheke est devenue un
excellent exemple des difficultés auxquelles sont confrontés les enquêteurs en
ufologie : un témoignage spectaculaire, des effets physiques apparemment réels,
mais également des éléments susceptibles de remettre en cause l'interprétation
initiale.
Le témoin s'appelle John Clark. Les différentes sources lui attribuent 53
ou 54 ans. Il travaille comme employé de la coopérative agricole locale.
Certaines publications le présentent comme un vendeur, d'autres comme un
employé administratif. Ces divergences sont relativement fréquentes dans les
dossiers anciens.
Selon son témoignage, la journée du 26 juillet 1975 est particulièrement
froide. Clark passe l'après-midi chez lui. En début de soirée, il décide de
sortir pour aller dîner dans un café du village. En quittant sa maison par
l'arrière, il remarque une lumière extrêmement brillante au-dessus des arbres
et des lignes téléphoniques, à une distance qu'il estime à une dizaine de
mètres. Il décrit un objet très lumineux
évoluant à faible altitude. Soudain, un faisceau lumineux est dirigé vers lui. Clark
affirme alors avoir été violemment projeté au sol, avoir perdu toute capacité
de mouvement, avoir été totalement paralysé et avoir tout de même entendu son
chat pousser un cri avant de disparaître dans l'obscurité.
Une paralysie complète
Le détail le plus spectaculaire du récit est la paralysie totale. Clark
déclare avoir essayé de se dégager du faisceau lumineux, mais il affirme avoir
été incapable de bouger. Il déclare plus tard : « Je crois que l'objet
m'examinait. » Selon lui, il aurait pu être détruit instantanément si
l'objet l'avait voulu.
Le témoin affirme n'avoir conservé aucun souvenir des événements survenus
après sa chute. Lorsqu'il reprend connaissance la lumière a disparu, l'objet
n'est plus visible et il ressent des douleurs dans tout le corps.
Un détail attire particulièrement l'attention de Cynthia Hind. Lorsque
Clark rentre chez lui, il constate que le feu allumé dans sa cheminée est
complètement éteint et que l'âtre est froid. Il en déduit qu'il est resté
inconscient pendant une période relativement longue.
Les effets physiques Le
lendemain, son état est toujours préoccupant. Il reste alité toute la
journée. Le lundi suivant, il est incapable de reprendre son travail,
mais il décide de signaler l'incident à la police. Il présente alors d'importantes
ecchymoses, des douleurs thoraciques, des contusions sur les épaules et une
grande fatigue.
La presse évoque rapidement un homme « brûlé par un OVNI ». Lorsque
Cynthia Hind l'examine quelques jours plus tard, elle ne constate aucune
brûlure. Elle observe en revanche d'importants hématomes.
L'enquête de Cynthia Hind
L'enquête de Cynthia Hind est particulièrement intéressante, car elle ne se
contente pas d'accepter le témoignage. Elle adopte immédiatement une attitude
critique. Elle vérifie auprès de la police et en conséquence sa première
démarche consiste à se rendre au commissariat.
Le policier de service confirme que Clark a bien déposé une déclaration
officielle. Mais il ajoute une remarque importante :« Si cela était arrivé à
quelqu'un d'autre, je l'aurais peut-être cru. » Il précise ensuite que
Clark est connu dans la région pour sa consommation excessive d'alcool.
Cynthia Hind se rend ensuite dans l'auberge du village et le propriétaire
lui révèle que Clark a acheté, le jour même une bouteille de brandy et un pack
de six bières. L'aubergiste précise
également que Clark est connu pour être un gros consommateur d'alcool.
Un autre détail retient l'attention de l'enquêtrice. Selon les habitants,
Clark présente une tendance aux hémorragies sous-cutanées et aux ecchymoses.
Cynthia Hind décide ensuite d'examiner les lieux. La maison est située au
bout d'une longue allée et cette allée présente une caractéristique
particulière. Au milieu du chemin s'est formée une bande de terre durcie,
tandis que les roues des véhicules ont creusé deux ornières profondes de chaque
côté. L'enquêtrice constate alors qu'un
homme marchant dans l'obscurité, les yeux dirigés vers une lumière située
au-dessus des arbres, pouvait très facilement trébucher sur cette surélévation.
L'hypothèse de la chute accidentelle : C'est précisément l'hypothèse
formulée par Cynthia Hind. Son raisonnement est le suivant : Clark avait
consommé une quantité importante d'alcool et il observait une lumière brillante
située au-dessus des arbres. Il marchait dans l'obscurité et en conséquence il
a pu trébucher. Dans ce cas sa chute pourrait expliquer ses contusions.
Il faut aussi savoir qu’une vague d'observations a été localement
importante en juillet 1975. Plusieurs observations sont signalées :
-
Le 4
juillet à Salisbury (Harare) ;
-
Le 6
juillet à Karoi ;
-
Le 16
juillet à Salisbury ;
-
Le 26
juillet près de Marondera ;
-
Le 26
juillet à Macheke.
-
Etc…
Le même soir que l'incident de Macheke, deux hommes circulants entre Harare
et Rusape signalent un énorme objet orangé qui semble suivre leur véhicule
pendant une vingtaine de minutes. L'objet disparaît brutalement au-dessus de
Macheke. Cette simultanéité a conduit certains ufologues à envisager
l'existence d'une véritable vague régionale, toutefois il est probable qu’elle
soit « artificielle », provoquée par l’influence médiatique qui
relate ces observations, bien souvent identifiables d’autre part ( Venus
essentiellement).
L'évaluation finale : un cas non résolu... mais très fragile - Un élément
est particulièrement révélateur. Dans la base de données internationale des
rencontres rapprochées, l'affaire est accompagnée d'une simple mention : Évaluation
: canular ? – L’analyse locale faite par Cythia Hind écarte pourtant cette
hypothèse. Le témoin à bien été l’objet de faits inhabituels et si par
l’emprise de l’alcool, il l’a mal interprété, cela ne fait pas de ce cas un
canular ! Il est important de
souligner que Cynthia Hind n'a jamais qualifié publiquement l'affaire de
canular.
En revanche, ses propres investigations l'ont conduite à exprimer un doute
considérable sur l’interprétation des faits. Son article publié en 1986 dans le
MUFON UFO Journal est révélateur. Le titre est sans ambiguïté :
« When Is a Hoax Not a Hoax ? » (« Quand un
canular n'est-il pas un canular ? »).
Notre analyse critique
À mon sens, ce dossier présente trois caractéristiques contradictoires.
1 - Les éléments en faveur de l'authenticité
- Une déclaration officielle auprès de la police
;
- Des blessures réellement observées ;
- L’existence d'autres observations dans la
région.
2 - Les éléments en faveur d'une méprise
- L’absence de témoins directs ;
- L’absence de traces physiques ;
- L’absence de preuves matérielles.
3 - Les éléments en faveur d'une chute accidentelle
-
Une
consommation importante d'alcool ;
-
Une
visibilité réduite ;
-
Une allée
accidentée ;
-
Des
blessures compatibles avec une chute.
Conclusion
L'affaire de Macheke est moins un dossier démontrant l'existence d'un OVNI
qu'une véritable leçon de méthodologie en ufologie. Ce qui la rend passionnante
n'est pas le témoignage lui-même, mais la façon dont Cynthia Hind a enquêté sur
cette affaire en refusant d'accepter une conclusion spectaculaire sans
vérification préalable. Finalement, l'incident du 26 juillet 1975 demeure
officiellement non résolu, mais il est aujourd'hui considéré comme l'un des cas
africains pour lesquels l'hypothèse d'une chute accidentelle associée à une
consommation d'alcool apparaît particulièrement plausible.
Sources : Hind 1982 p109 citant sa propre enquête.
Rick Barr
dans Official UFO 2,6 p38.
FSR 21,3-4 p63 citant Rand Daily Mail 30 juillet 1975.
26 JILLET 1975. Nuit. MARONDERA (MASHONALAND EST : ZIMBABWE).
Deux associés, Tony Alexander et un compagnon, rentraient en voiture de
Harare à leur motel de Rusape lorsqu'à Marondera, ils perçurent une odeur
inhabituelle.
Poursuivant leur route, ils aperçurent une masse orange imposante derrière
les arbres. Ils crurent d'abord à la lune, puis réalisèrent qu'elle se trouvait
derrière eux. La lumière les suivit pendant 20 minutes jusqu'à Macheke.
Toujours inquiets, le conducteur, trop effrayé, n'osa pas s'arrêter. Le
passager décrivit l'objet comme un œuf vertical tronqué, d'environ 20 mètres de
diamètre et volant très bas. Dix minutes avant leur arrivée à Rusape, l'objet
prit son envol et disparut dans le ciel.
Sources: Cynthia Hind
dans UFOAfriNews 4 p33.
FSR 21,3-4 p63 citant Rand Daily Mail, 31 juillet 1975 date cela du
28.
17 AOUT 1975 - SHABANI, aujourd'hui ZVISHAVANE
(MIDLANDS : ZIMBABWE)
Henry Authers et son beau-père, M. L. Sealy, rentraient chez eux
vers 18 h 10 à Shabani après une journée
à la mine, lorsqu'à environ 24,5 km de la ville, ils aperçurent ce qui leur
semblait être un bus arrivant à vive allure.
Au détour d'un chemin, ils constatèrent que le véhicule se dirigeait vers
eux, et non l'inverse, en descendant une pente. Ils pensèrent d'abord à un bus,
avec une personne debout et une autre assise.
Ce bus semblait être un véhicule panoramique, avec des fenêtres
panoramiques et d'étroits montants noirs d'où filtrait une forte lumière
blanche. L'engin tourna ensuite à un coin de rue, et lorsqu'ils le suivirent,
il n'y avait plus aucune trace de lui ni d'endroit où il aurait pu s'arrêter.
NOTRE ANALYSE
L'affaire du « bus fantôme » de Shabani (Zimbabwe) du 17 août 1975 : un
OVNI déguisé en autobus ?
Ce dossier, un peu particulier dans l’histoire des OVNIs est bien documenté
et nous pouvons relativement bien la détailler.
Parmi les centaines, voire milliers, de cas étudiés par Cynthia Hind,
certains se distinguent par leur caractère extraordinairement inhabituel.
L'observation survenue le 17 août 1975, près de Shabani (aujourd'hui
Zvishavane), dans la province des Midlands, appartient incontestablement à
cette catégorie.
Contrairement aux observations classiques d'objets discoïdaux ou de
lumières nocturnes, les témoins décrivent ici ce qu'ils prennent d'abord pour
un autobus circulant sur une route isolée.
Pourtant, en s'en approchant, ils découvrent un objet présentant des
caractéristiques incompatibles avec un véhicule conventionnel. Quelques
instants plus tard, l'objet disparaît littéralement après avoir tourné à un
carrefour. Cette disparition soudaine est à l'origine de la réputation de cette
affaire, parfois qualifiée de « cas du bus interdimensionnel » dans certaines
publications ufologiques.
Le contexte géographique
En 1975, Shabani est une petite ville minière spécialisée dans l'extraction
de l'amiante. L'observation se déroule près de la rivière Ngesi, le long d'une
route peu fréquentée reliant la campagne à la ville. Cette précision est
importante, car la région est alors très faiblement urbanisée. Les sources
lumineuses artificielles y sont rares et la circulation routière demeure
limitée.
Le 17 août 1975, vers 18 heures, deux hommes circulent sur cette route
isolée. Au loin, ils aperçoivent un véhicule qui semble se diriger vers la
ville. Leur première impression est très banale : ils pensent observer un
autobus. L'objet possède effectivement une forme allongée qui évoque
immédiatement un véhicule de transport collectif.
En se rapprochant, les témoins commencent à remarquer plusieurs détails
étranges. L'objet possède une structure bombée et il est surmonté d'un dôme. Il
comporte d'immenses fenêtres panoramiques et présente plusieurs montants noirs
à l'intérieur. Ces éléments ne correspondent pas à l'apparence d'un autobus
ordinaire. Le dôme constitue l'anomalie la plus importante. Il faut signaler
que les autobus utilisés en Rhodésie dans les années 1970 possèdent un toit
plat ou légèrement arrondi, mais aucun modèle connu ne présente une structure
hémisphérique comparable à celle décrite par les témoins.
Les témoins distinguent deux silhouettes à l’intérieure : l'une est
assise et l'autre est debout. La description dans les nombreux rapports
consultés sont malheureusement très limitées. Les sources disponibles indiquent
seulement que les témoins identifient deux formes humanoïdes. Aucun détail
précis concernant le visage, les vêtements ou la morphologie n'a été publié.
Un autre élément attire immédiatement l'attention, c’est l'intérieur de
l'objet qui est baigné par une lumière blanche extrêmement puissante. Cette
caractéristique soulève plusieurs questions car un autobus possède généralement
des phares dirigés vers l'avant, un éclairage intérieur relativement faible et des
vitres permettant de distinguer clairement les passagers. Dans le cas de Shabani, la luminosité semble
provenir de l'ensemble de la structure.
L'événement le plus spectaculaire survient quelques instants plus tard. L'objet
tourne à un croisement. Les témoins continuent leur progression et lorsqu'ils
arrivent à leur tour au niveau du virage, l'objet a disparu ! Il ne s'est
pas éloigné. Il n'est plus visible. Il semble s'être volatilisé.
L'hypothèse de l'illusion routière
Avant d'envisager une explication extraordinaire, il convient d'examiner
les hypothèses conventionnelles. La première est celle d'une illusion liée au
relief. Une route en pente, un changement d'orientation ou un écran végétal
peuvent parfois donner l'impression qu'un véhicule a disparu.
Cependant, cette hypothèse présente plusieurs limites. Les témoins se sont
rapprochés suffisamment de l'objet pour distinguer les fenêtres, la structure
du toit et les silhouettes intérieures. Une
simple erreur d'appréciation paraît donc difficile à invoquer.
Un autobus réel ?
La seconde hypothèse est celle d'un autobus conventionnel. Cette
explication soulève également plusieurs difficultés. Pourquoi les témoins
auraient-ils décrit un dôme, puis des fenêtres panoramiques inhabituelles et une
lumière intérieure particulièrement intense ? Surtout, comment expliquer sa disparition
quelques secondes après le passage du virage ?
Un « véhicule camouflé » ?
Certains chercheurs ont proposé une interprétation beaucoup plus
audacieuse. L'objet aurait adopté une apparence familière afin d'être perçu
comme un véhicule ordinaire. Cette idée apparaît dans plusieurs dossiers
ufologiques internationaux dans lesquels des témoins décrivent des trains, des
automobiles, des avions ou des autobus présentant des caractéristiques
impossibles. Il convient toutefois
d'être extrêmement prudent. Aucune donnée scientifique ne permet d'étayer cette
hypothèse.
Le fait le plus intéressant est sans doute que Cynthia Hind a retenu cette
affaire dans son ouvrage consacré aux rencontres africaines. Or, elle était
particulièrement sélective. Elle écartait généralement les canulars, mais aussi
les témoignages insuffisamment documentés et les observations trop ambiguës.
Le maintien du dossier dans ses archives laisse penser qu'elle considérait
les témoins comme crédibles. En revanche, elle ne l'a jamais présenté comme une
preuve d'une origine extraterrestre.
Analyse critique
Ce dossier est fascinant parce qu'il inverse complètement le schéma
habituel des observations d'OVNI. Habituellement, les témoins observent un
objet inconnu, tentent de l'identifier et concluent qu'il ne correspond à aucun
appareil connu.
Dans le cas de Shabani, le processus est exactement inverse : les témoins
croient reconnaître un autobus, ils s'approchent et ils découvrent qu'il ne
s'agit probablement pas d'un autobus. Cette inversion cognitive est extrêmement
rare en ufologie.
Il faut noter que dans ce dossier il y a deux témoins, qu’il s’agit d’une
observation rapprochée avec une description cohérente, puis il y a la présence
apparente d'occupants et qu’une enquête a été menée par Cynthia Hind.
Par contre, ce qui ne nous permet pas de l’authentifier à 100 %, c’est que
l’identité des témoins n'a jamais été publiée, c’est qu’aucune photographie
n'existe, qu’aucune trace physique n'a été découverte qu’il n’existe aucun
rapport de police et que la durée exacte de l'observation est inconnue.
Conclusion
Le cas de Shabani demeure l'un des dossiers les plus insolites de
l'ufologie africaine. Il est parfois rapproché d'autres observations impliquant
des véhicules apparemment impossibles, notamment l'étrange affaire de Beit
Bridge (1974), également survenue au Zimbabwe. En l'état actuel des connaissances, trois
hypothèses restent envisageables : une méprise liée à un véhicule réel, une
illusion d'optique provoquée par la configuration de la route ou encore un
phénomène aérien ou terrestre demeuré inexpliqué.
Sources : Hind 1982 p 114 citant sa propre enquête.
https://zimbabweufos.blogspot.com/2010/01/?utm_source=chatgpt.com
1983 – REGION DE HWANGE - (anciennement
Wankie) - ZIMBADWE
Un atterrissage allégué avec deux occupants
Le cas est enregistré dans l'UFO Related Entities Catalog (URECAT) de
Patrick Gross sous la forme :
1983 — Hwange National
Park, Zimbabwe — Four men
Le catalogue le classe parmi les cas de type CE3, c'est-à-dire les
observations rapprochées comportant des occupants allégués.
Le récit disponible
Selon le récit repris par plusieurs sources, quatre hommes revenaient de la
capitale et se dirigeaient vers leur village, dans une région située près du
parc national de Hwange.
Il était environ 20 heures lorsqu'ils aperçurent une lumière extrêmement
brillante dans le ciel.
Ils s'arrêtèrent pour l'observer.
La lumière commença alors à descendre progressivement dans leur direction. Les
quatre hommes, effrayés, se seraient dissimulés derrière des arbres. En
descendant, l'objet prit une apparence plus précise : ils auraient alors
distingué un objet discoïde très lumineux, qui finit par atterrir à proximité.
Le détail extraordinaire : les occupants - C'est ici que le récit devient
un véritable CE3 africain. Après l'atterrissage, une ouverture située sur la
partie supérieure de l'objet aurait été observée. Deux êtres en seraient
sortis. Ils sont décrits très sommairement comme : deux « hommes à la peau
claire » Les deux personnages auraient ensuite semblé flotter ou descendre vers
le sol. À ce moment-là, les quatre témoins auraient paniqué et pris la fuite
vers leur village. Une autre version
secondaire décrit l'objet comme argenté, posé sur quatre supports, avec une
ouverture inférieure et une sorte d'escalier. Mais cette version semble
provenir de reprises ultérieures et doit être distinguée du récit de base.
Une source ancienne particulièrement importante c’est le récit qui est
attribué à l'ufologue zimbabwéenne Cynthia Hind. Une source cite l’emplacement:
John Spencer & Hilary Evans, Phenomenon – 40 Years of Flying Saucers, Avon
Books, 1989. C'est donc une piste
documentaire importante : le cas existait déjà dans la littérature ufologique
au plus tard en 1989, et n'est pas une invention récente d'Internet.
Le catalogue URECAT formule une critique très sévère du dossier. En résumé,
les informations disponibles sont très insuffisantes :
·
Témoins
non nommés ;
·
Date
exacte inconnue ;
·
Lieu
précis inconnu ;
·
Distance
par rapport à l'objet inconnue ;
·
Durée de
l'observation inconnue ;
·
Bruit
éventuel non indiqué ;
·
Description
des occupants extrêmement pauvre ;
·
Aucune
indication précise sur leur taille ;
·
Aucune
description détaillée des vêtements ;
·
Aucune
photographie ;
·
Aucune
trace physique rapportée ;
·
Aucune
enquête indépendante retrouvée.
C'est probablement la faiblesse principale du dossier. Il est important de
noter que certaines sources secondaires indiquent 1986, mais les sources
bibliographiques les plus anciennes Cynthia Hind sur place et URECAT retiennent
1983.
Attention également au nom « Hwange National Park » Il faut replacer la
géographie dans son contexte historique. En 1983, la région était déjà connue
sous le nom de Wankie dans de nombreuses sources anciennes. La ville de Wankie
a pris officiellement le nom de Hwange en 1982. Le parc lui-même était alors généralement
appelé Wankie National Park dans la littérature historique. Le parc actuel est
situé dans le Matabeleland North, dans l'ouest du Zimbabwe, entre Bulawayo et
Victoria Falls. Il couvre environ 14 650 km². .
Ce qui m'intéresse particulièrement dans ce cas
Il existe une forte proximité narrative avec d'autres dossiers africains :
1. L'objet apparaît d'abord comme une lumière
Puis, à mesure qu'il descend, les témoins lui
attribuent une forme matérielle.
2. L'objet se pose
On passe donc d'un phénomène aérien à une
observation rapprochée.
3. Une ouverture apparaît
L'objet est alors interprété comme un appareil.
4. Deux occupants sont vus
On passe au scénario classique du CE3.
5. Les témoins prennent la fuite
Ce qui explique l'absence de contact ou
d'examen rapproché. C'est exactement le type de progression narrative que l'on
retrouve dans de nombreux récits de rencontres rapprochées.
Existe-t-il une enquête de Cynthia Hind ?
C'est justement le point que je chercherais maintenant en priorité.
Cynthia Hind est une source importante pour votre étude du Zimbabwe, mais
dans le cas présent nous n'avons pour l'instant que des reprises
bibliographiques de son travail.
Mon évaluation
Je donnerais au cas un intérêt ufologique élevé, mais une solidité
documentaire faible à moyenne. Il est intéressant parce qu'il constitue l'un
des rares récits zimbabwéens attribués à Cynthia Hind dans lesquels on trouve
:
Atterrissage + objet discoïde + ouverture +
deux occupants + quatre témoins.
Mais précisément parce que les quatre témoins ne sont pas identifiés et que
la date et le lieu restent vagues, il ne faut pas le présenter comme un cas
établi. C’est plutôt une « rencontres rapprochées alléguées du Zimbabwe
nécessitant une documentation complémentaire ».
Source : URECAT – Cynthia Hind –
14 SEPTEMBRE 1994 – TOUTE
L’AFRIQUE AUSTRALE
Gigantesque boule de feu
observée en Afrique Australe Des centaines de témoins observent une gigantesque
boule de feu traversant :
·
L’Afrique du Sud ;
·
Le Botswana ;
·
La Zambie ;
·
Le Zimbabwe.
Une rentrée atmosphérique
observée dans toute l'Afrique australe ! L'événement provoque une vague
d'observations sans précédent. Plusieurs chercheurs attribuent aujourd'hui le
phénomène à la rentrée atmosphérique d'un étage de fusée soviétique Zenit 2. Les
observations publiées dans cette zone qui ont eu lieu le 14 septembre 1994 sont
donc simplement la retombée de ZENIT 2.
14 SEPTEMBRE 1994 — LAC KARIBA - ZIMBABWE
Une observation intégrée à la « vague » de septembre 1994
La source fondamentale est Cynthia Hind, UFO Afrinews n°11, février 1995,
dans son enquête intitulée « UFO Flap in Zimbabwe — Case No. 95 ». L'archive de
cette publication est aujourd'hui conservée par l'AFU de Norrköping.
Le phénomène observé au-dessus du lac Kariba est décrit comme :
·
Une très
forte lumière ;
·
Accompagnée
de deux lumières latérales ;
·
Se
déplaçant lentement ;
·
Sans bruit
audible ;
·
Avec une
coloration décrite ailleurs dans le même dossier comme orangée à rougeâtre ;
·
Et, selon
certains témoins, avec une traînée ou des prolongements lumineux.
L'observation est située au 14 septembre 1994, au cours d'un phénomène
également signalé depuis le Botswana, l'Afrique du Sud et plusieurs régions du
Zimbabwe. Ce cas est à a rapprocher de
la rentrée atmosphérique de la fusée soviétique Zenit 2.
1. Le contexte astronomique est aujourd'hui extrêmement important
Nous disposons d'un élément que Cynthia Hind ne pouvait évidemment pas
connaître avec la précision actuelle. Les travaux de Ted Molczan, consacrés aux
rentrées atmosphériques observées, identifient le phénomène du 14 septembre
1994 à 18 h 51 UTC comme la rentrée du corps 1994-053B, identifié comme Cosmos
2290 r, un élément de la fusée/du lanceur associé au satellite soviétique
Cosmos 2290.
2. Une autre observation depuis le secteur de Kariba
Un deuxième témoignage beaucoup plus détaillé provient du secteur du Cutty
Sark Hotel, situé au nord du lac. Le témoin Alexander L. décrit un objet
apparaissant au-dessus de l'horizon et se déplaçant : du nord vers le sud. Il
parle :
·
De
traînées orange ;
·
D’un
centre sombre, presque noir ;
·
D’environ
14 lumières clignotantes autour de cette partie sombre ;
·
D’un objet
dont la taille apparente correspondait approximativement à celle de l'ongle du
pouce à bout de bras ;
·
Et d'un
phénomène visible pendant plus d'une minute.
Le déplacement était perçu comme très rapide malgré une apparence générale
de déplacement lent dans certains témoignages. Cette diversité des descriptions est
importante : elle montre que les témoins ne voyaient pas tous exactement la
même chose. Cas identifié depuis par un morceau de la Fusée Russe Zenit 2.
4. Le témoignage de Rex Taylor
Le cas devient encore plus intéressant avec Rex Taylor, de Kariba Yacht
Safaris / Cutty Sark Marina. Son observation aurait commencé vers 20 h 15,
heure locale. Taylor décrit d'abord ce qu'il pense être : une fusée. Mais après
quelques secondes, il estime que ce n'est pas une fusée classique.
Il décrit notamment :
·
Une
traînée enflammée ;
·
Des
étincelles ;
·
Une faible
traînée ;
·
Une rangée
de lumières vertes ;
·
Un
deuxième objet plus petit ressemblant également à une « fusée » ;
·
Des
lumières disposées selon un motif régulier ;
·
Une
absence de bruit.
·
Il estime
la direction à environ 195° magnétiques, soit environ 188° vrais selon son
calcul.
Cette donnée directionnelle est précieuse parce qu'elle permet de comparer
le témoignage avec la trajectoire calculée de la rentrée.
5. Le témoignage du responsable de Matusadona
Un autre élément intéressant vient du Warden-in-Charge du parc national de
Matusadona, sur les rives du lac. Il aurait observé une lumière située
au-dessus de la ligne des arbres, pendant environ 2 minutes et demie. Ce
témoignage est important parce qu'il fournit une observation provenant d'un
secteur géographique différent de celui des pêcheurs.
6. Une vidéo aurait également été réalisée
C'est probablement l'un des éléments les plus intéressants du dossier. Steve
Edwards, de Kariba Bream Farm, aurait réalisé une vidéo du phénomène. Il faut cependant être prudent : Je n'ai pas
retrouvé actuellement la vidéo elle-même. Nous savons qu'elle est mentionnée
dans UFO Afrinews, mais il faudrait retrouver :
·
La bande
originale ;
·
Une copie
VHS ;
·
Une
numérisation ;
·
Les images
utilisées par Cynthia Hind ;
·
Ou
éventuellement une copie conservée dans les archives AFU.
Si cette vidéo existe encore, ce serait un document intéressant.
7. D'autres témoignages autour de Kariba
Le dossier ne s'arrête pas aux pêcheurs. Cynthia Hind recueille également
le témoignage de Jo Hensman, qui rapporte un phénomène lumineux ayant semblé
réagir à la lumière de sa lampe de poche.
D'autres témoins de la région ont également décrit des objets ou lumières
volant relativement bas, parfois à hauteur des arbres. Nous toujours à faire à
une rentrée atmosphérique de fusée.
8. Mais 1994 est explicable.
Aujourd'hui, nous avons une identification astronomique extrêmement forte. Ted
Molczan donne :
14 septembre 1994 — 18 h 51 UTC — rentrée de
Cosmos 2290 r — masse estimée : 9 300 kg.
Et surtout, son tableau cite explicitement les observations de Lake Kariba
et les articles de Cynthia Hind comme sources de l'observation. Le journal The Herald du Zimbabwe publia
également des articles contemporains sur le phénomène des 14 septembre. Un
article du 8 octobre 1994 avançait finalement que les lumières étaient plus
probablement liées à la rentrée de la fusée russe qui a mis en orbite le
satellite Cosmos 2290 qu'à une pluie de météores.
Source Cynthia Hind
16 SEPTEMBRE 1994
L’ÉCOLE ARIEL A RUWA –
ZIMBABWE –
OBSERVATION D’UN OBJET AU
SOL ET D’ETRES « EXTRATERRESTRES »
Photo : Cinthya Hind
|
SURVOL EN QUELQUES LIGNES DE L’INCIDENT
D’UN OVNI ET D’ETRES EXTRATERRESTRES SURVENU À L’ECOLE ARIEL – RUWA –
ZIMBABWE - 16 SEPTEMBRE 1994. Les élèves de l’école Ariel de Ruwa interprètent la vision de
l’objet observé. Chacun en a fait un dessin bien différent. Il faut donc
relativiser l’observation qui a bien eu lieu, mais que la description en a
été altérée par les diverses croyances et l’influence des médias, des
enquêteurs et des journalistes qui ont mis sous pression les témoins et
suggérés bien des détails des détails de ce qui réellement à été vu. D’autre
part, notre conscience transforme rapidement une vision, les détails sont
tronqués, altérés et il faut être très méfiant sur un témoignage ! Archives GEOS France. INFORMATIONS DE BASE -
Date de l'incident : 16 septembre 1994, vers
10 h 00 du matin. -
Lieu : École Ariel, Ruwa, Zimbabwe (à environ
22 km au sud-est de la capitale Harare). -
Contexte préalable : Deux jours plus tôt, la
rentrée dans l'atmosphère d'une fusée russe (Zenit 2) a créé une "folie
OVNI" dans toute l'Afrique australe, préparant le terrain psychologique.
Déroulement des Faits et
Témoignages Commençons tout d’abord par le
Récit des Enfants. Ce jour-là, pendant
la récréation du matin, environ 62 enfants âgés de 6 à 12 ans ont
déclaré avoir été témoins d'un phénomène étrange durant une quinzaine de
minutes. Les enseignants, en réunion, n'ont rien vu. Les enfants décrivent un ou
plusieurs objets brillants, de forme circulaire ou en forme de disque,
descendant du ciel et se posant dans un champ de broussailles près de
l’école. De petites créatures
d'environ un mètre de haut, vêtues de combinaisons noires moulantes,
avec de grands yeux, de longs cheveux noirs et un visage étroit,
seraient sorties de l’objet. Pris de panique, la plupart des enfants ont fui
en courant, tandis que quelques-uns, plus âgés, sont restés pour observer. L’aspect le plus troublant de
l’affaire rapporté principalement par les interviews du Professeur John
Mack, est celui de la communication. Les créatures auraient établi un contact
visuel et transmis un message de manière télépathique. Le contenu de ce
message à un caractère environnemental, mettant en garde contre les
dangers de la pollution et de la technologie mal utilisée par les humains. Une fillette de 11 ans a
déclaré à ce propos lors de l’interview : « Je pense qu'ils veulent
que les gens sachent que nous sommes en train de nuire à ce monde et que nous
ne devons pas devenir trop 'technologisés ». Informé par les médias tout
d’abord locaux, puis internationaux, les enquêteurs puis les producteurs de
films ou documentaires intéressés par le dossier des « OVNIs » sont
venus enquêter sur les lieux même de l’observation et l’affaire a rapidement
pris une ampleur mondiale. On notera tout d’abord l’intervention de Cynthia
Hind (Pionnière en Afrique du Sud et ufologue locale, fondatrice d’un
bulletin ufologique et d’une association spécialisée – également
correspondante du Mutual UFO Network (MUFON) pour l'Afrique) qui fut la
première enquêtrice sur place, arrivée quelques jours après les faits. Elle a interviewé les enfants
en groupes de quatre à six, permettant à ceux qui attendaient d'écouter
les autres, ce qui a pu créer une contamination des témoignages. On
notera qu’elle a noté que certains enfants, issus de cultures locales, avaient
interprété les êtres comme des "tikoloshes", des créatures de
la mythologie Shona et Ndebele. Par la suite, John E. Mack
(Professeur à Harvard), psychiatre de renom et Prix Pulitzer, est arrivé deux
mois après les faits des USA pour interviewer les enfants. Il s’était
intéressé particulièrement aux enlèvements d’humains par des êtres venus
selon les témoins, d’un autre monde et à ce qu’ils déclarent avoir vécu. Il a
étudié avec soin cette face du phénomène et il a publié divers articles et
ouvrages sur ce qu’il avait constaté. Conclusion : Après avoir
visionné les vidéos, il a déclaré que les enfants disaient la vérité et
qu'il ne s'agissait pas d'une hystérie collective. Immédiatement les sceptiques,
comme Brian Dunning, ont affirmé que Mack, connu pour ses
convictions environnementalistes, aurait pu
inconsciemment suggérer le thème du message télépathique, qui
n'apparaît pas dans les premiers rapports de Cynthia Hind. Bien évidemment, Mack étant un
scientifique reconnu qui a l’habitude des enquêtes et des travaux sur
l’esprit de l’être humain, avait pris un maximum de précautions lors de ces
échanges et n’a pu influencer les enfants dans ce sens, ce fait se serait au fil
des ans et de ses travaux, déjà produit, et ce n’est pas le cas ! Tim Leach qui est le
correspondant de la BBC au Zimbabwe a filmé les enfants quelques jours après
l'incident. Il a déclaré plus tard : "Je pouvais gérer les zones de
guerre, mais je ne pouvais pas gérer cela ». La Thèse de l'Hystérie
Collective, c'est l'explication la plus fréquemment avancée par les
sceptiques. Ce type d'épisode a déjà été rencontré dans les écoles, en
particulier en Afrique, où l'environnement psychosocial joue un rôle crucial. Il est intéressant de noter
qu’une sorte de "folie OVNI" provoquée par la rentrée atmosphérique
de la fusée russe deux jours plus tôt a saturé les médias et mis les esprits
en condition. Ce point est intéressant à noter, mais toutefois le psychiatre
John Mack n’a pas relevé d’indices à ce sujet dans les conclusions de ses
recherches. Outre cette rentrée
atmosphérique de la fusée Russe, il faut ajouter que la méthodologie des
enquêteurs est souvent critiquée. Les interviews en groupe de Cynthia Hind
ont pu uniformiser les récits. Le délai de deux mois avant l'arrivée de Mack
a permis aux enfants de discuter entre eux. De plus, les critiques soulignent
que Mack a "orienté" les enfants en posant des questions précises
sur la communication, en accord avec ses propres centres d'intérêt.
L’effervescence locale avec la venue immédiate de dizaines de journalistes, à
aussi permis aux enfants d’étendre les commentaires sur ce qu’ils ont observé
et d’en rajouter. Il est intéressant de savoir
que sur les 250 enfants présents dans la cour, près de 200 n'ont rien
vu. Leur témoignage est souvent oublié dans les récits. Il en résulte donc
une sorte de sélection qui ne porte que sur une partie des enfants. En 2023, le documentaire
Netflix Encounters a présenté le témoignage d'un ancien élève,
Dallyn, affirmant avoir inventé toute l'histoire en parlant d'une
"pierre brillante" à ses camarades, ce qui aurait déclenché une
hystérie collective. Cette version est fortement contestée car elle
contredit les nombreux témoignages vidéo des enfants, les dessins, et les
déclarations d'autres témoins présents dans le même documentaire. En fait le
nombre de témoins, éparpillés et indépendants, face à ce phénomène, ne permet
pas de prendre en considération ce témoignage, certainement introduit
volontairement pour les besoins du film. L'incident est devenu un
classique de l'ufologie, souvent cité comme l'un des plus crédibles en raison
du nombre de témoins et de leur jeune âge. Il a fait l'objet de nombreux
documentaires et rétrospectives : ·
Witness
History (BBC) : En juin 2021, l'émission a qualifié l'événement de
"l'un des plus significatifs de l'histoire des OVNIs ». ·
The
Phenomenon (2020) : Ce documentaire a réinterviewé des témoins devenus
adultes, revenant sur l'impact de l'expérience sur leur vie. ·
Encounters
(2023) : Cette série Netflix a ravivé le débat en présentant à la fois
des témoignages convaincants et la version controversée de l'ancien élève. ·
Etc… En conclusion, l'incident de
l'école Ariel reste une énigme non résolue. Pour les uns, c'est la preuve
d'un contact avec une intelligence extraterrestre soucieuse de notre planète.
Pour les autres, c'est un cas d'école parfait de la façon dont une suggestion
collective, un contexte médiatique survolté et des enquêtes biaisées peuvent
créer un mythe moderne durable. |
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OVNI ET
UAP Info – OVNI 91 – OVNI MAROC INTERNATIONAL |
Le cas de l’école Ariel à Ruwa est mondialement connu, de nombreux films,
documentaires et vidéos ont évoqués le cas. Les médias ont également évoqué
cette affaire régulièrement depuis plus 30 ans… De nombreux chercheurs, des
sites spécialisés, se sont consacrés à ce cas. Nous l’analyserons donc pour
notre part succinctement.
Le mystérieux atterrissage de Ruwa et les soixante-deux enfants témoins
Le 16 septembre 1994, dans la petite ville de Ruwa, à une vingtaine de
kilomètres à l’est de Harare, au Zimbabwe, va se produire l’un des épisodes les
plus controversés et les plus étudiés de l’histoire contemporaine des
phénomènes aérospatiaux non identifiés.
Dans la cour de l’école primaire Ariel, plusieurs dizaines d’enfants
affirment avoir observé un ou plusieurs objets inhabituels descendre dans une
zone de broussailles située à proximité du terrain de jeu. Certains déclarent
avoir vu de petites créatures humanoïdes, tandis que d’autres parlent d’un
message ou d’une impression mentale concernant l’avenir de la Terre et les
conséquences de la pollution.
Mais l'affaire est également un remarquable cas d'école sur les problèmes
méthodologiques de l'enquête ufologique : les témoins étaient des enfants,
plusieurs ont discuté entre eux de ce qu'ils pensaient avoir vu, les premières
interviews n'ont pas toutes été réalisées individuellement et aucun élément
matériel n'a jamais été retrouvé.
L’école primaire de Ruwa
Une matinée
ordinaire à Ariel School
L'Ariel School était une petite école primaire privée située à Ruwa, dans
une région alors relativement rurale située à l'est de Harare. Le vendredi 16
septembre 1994, environ 250 élèves étaient présents. Vers 10 h 15, pendant la
récréation de la matinée, les enseignants se trouvaient à l'intérieur du bâtiment
pour une réunion. Les enfants étaient donc relativement libres dans la cour et
sur le terrain de jeu. C'est pendant cette période que plusieurs élèves
auraient remarqué des phénomènes inhabituels dans le ciel puis dans les
broussailles situées à la limite du terrain scolaire. Cette zone était
constituée d'arbres, de buissons épineux, d'herbes coupées et de végétation
dense. Elle n'était pas clôturée, mais les enfants n'avaient normalement pas le
droit d'y pénétrer en raison notamment de la présence possible de serpents et
autres animaux.
Trois objets
dans le ciel
Selon le récit
recueilli peu après les événements par Cynthia Hind, plusieurs enfants auraient
d'abord aperçu trois objets argentés ou brillants dans le ciel. Ils auraient
présenté une apparence sphérique ou discoïde.
Un élément particulièrement inhabituel revient dans plusieurs récits : les
objets auraient semblé disparaître avec un éclair lumineux puis réapparaître
ailleurs, et cela à plusieurs reprises. Après ces déplacements, l'un des objets
aurait commencé à descendre en direction de la zone broussailleuse située à
environ une centaine de mètres de la cour.
Certains enfants ont parlé d'un objet posé ou stationnant au-dessus du sol,
tandis que d'autres ont décrit un appareil semblant avoir atterri. Il faut donc
éviter une formulation trop catégorique : il n'existe pas de preuve
indépendante permettant d'établir que l'objet s'est effectivement posé au sol.
Les termes « atterrissage » ou « landing » appartiennent au vocabulaire des
témoignages et des reprises ultérieures. Certaines sources décrivent plutôt un
objet en vol stationnaire très près du sol.
L'apparition des
« êtres »
C'est à partir de
ce moment que les témoignages deviennent particulièrement remarquables. Plusieurs
enfants affirment avoir aperçu une ou plusieurs petites silhouettes à proximité
de l'objet. Les descriptions présentent des similitudes :
·
Petite
taille ;
·
Silhouette
mince ;
·
Vêtements
ou apparence noirs ;
·
Tête
relativement grande ;
·
Grands
yeux noirs ou très foncés ;
·
Cheveux
noirs dans certains témoignages ;
·
Déplacement
inhabituel, parfois décrit comme une sorte de glissement ou de bond.
Une jeune témoin décrivit notamment des yeux extrêmement grands, comparés à
des ballons ou à des ballons de rugby. D'autres enfants donnèrent des
descriptions moins détaillées et parfois différentes. Il faut donc éviter
l'idée d'une description parfaitement identique donnée par les 62 enfants. Les
témoignages présentent un noyau commun mais aussi des variations importantes.
*Une soixantaine de dessins, accompagnés de
notes, sont disponibles ici : https://threedollarkit.weebly.com/ariel-drawings.html
Un enfant s'approche
Certains enfants auraient avancé vers la zone où se trouvait l'objet. L'un
des récits recueillis par Hind décrit une petite créature qui aurait marché ou
se serait déplacée sur la végétation avant de paraître prendre conscience de la
présence des enfants. Elle aurait alors disparu ou serait retournée vers
l'objet. Les enfants auraient été profondément impressionnés par cette scène. Plusieurs
auraient ensuite couru vers les bâtiments de l'école pour prévenir les adultes.
Lorsque les enseignants furent informés, certains enfants étaient très
excités, voire effrayés. Les adultes présents n'avaient cependant pas vu le
phénomène eux-mêmes. C'est un élément essentiel dans l'évaluation du dossier :
aucun enseignant n'est un témoin direct de l'objet ou des prétendus occupants.
Les adultes ont seulement été témoins de la réaction des enfants après
l'événement.
Combien d'enfants ont réellement vu quelque chose ?
C'est l'une des questions les plus importantes. Le nombre généralement cité
est : 62 enfants. Certaines sources utilisent cependant 60 ou « environ 60 ». Le
chiffre de 62 est devenu une référence dans la littérature ufologique, mais
cela ne signifie pas nécessairement que 62 enfants ont tous observé exactement
la même scène pendant toute sa durée. Les récits indiquent plutôt qu'un nombre
important d'enfants ont déclaré avoir aperçu un ou plusieurs éléments du
phénomène. Certains ont vu les objets mais pas les êtres. D'autres ont vu les
silhouettes. D'autres encore ont simplement aperçu une lumière ou quelque chose
dans la végétation.
Cette distinction
est fondamentale : le dossier n'est pas celui de 62 témoignages identiques. Il
s'agit d'un ensemble de témoignages partiellement convergents.
|
D'après les descriptions fournies, la carte publiée par Hind dans sa
lettre d'information de 1995 et sa description de 1996 dans son livre « OVNIs
au-dessus de l'Afrique » , où elle indique une distance de 200
mètres (p. 222), voici mon estimation. L'image satellite date de 2005 et
la végétation était légèrement différente en 1994.
Image satellite de 2005 de l'école
Ariel montrant la limite de la cour de récréation à 220 mètres d'un bosquet
d'arbres
|
Le premier
enquêteur : Cynthia Hind
La chercheuse zimbabwéenne Cynthia Hind est l'une des figures essentielles
de cette affaire. Hind était alors une enquêteuse très active du phénomène OVNI
en Afrique australe et éditrice de la publication UFO Afrinews. Elle se rend à
Ariel School le 20 septembre 1994, quatre jours après l'événement. Elle
interroge plusieurs enfants et recueille des dessins représentant ce qu'ils
affirment avoir observé. Cette proximité temporelle est un avantage
considérable : les souvenirs étaient encore relativement récents.
Mais elle constitue également une limite méthodologique. Les enfants
avaient déjà eu le temps :
·
De parler
entre eux ;
·
De
raconter l'histoire à leurs parents ;
·
D’en
parler avec leurs enseignants ;
·
D’entendre
les questions des journalistes.
Hind a parfois interrogé des enfants en petits groupes. Certains pouvaient
donc entendre les déclarations des autres. Cette possibilité de contamination
des souvenirs doit être prise en compte. Hind, pour sa part, fut convaincue de
la sincérité des enfants et considéra l'affaire comme une véritable observation
d'un phénomène inhabituel.
La BBC arrive à
Ariel
Un élément
particulièrement important du dossier est l'intervention du journaliste de la
BBC Tim Leach.
Leach se rend à l'école le 19 septembre 1994, trois jours après
l'événement. Il filme des enfants racontant ce qu'ils disent avoir vu. Ces
images sont aujourd'hui extrêmement précieuses pour les historiens du dossier,
car elles constituent une documentation relativement proche des événements. Elles
montrent notamment que les enfants étaient capables de raconter leur expérience
plusieurs jours après les faits.
Leach n'était pas un enquêteur spécialisé dans les OVNI. Il travaillait
comme correspondant de la BBC au Zimbabwe. Cette circonstance est souvent
considérée comme un élément favorable au dossier, puisque le premier
journaliste à documenter les témoignages n'était pas venu sur place avec la
mission de démontrer l'existence des extraterrestres.
Les dessins : un
élément central du dossier
Les dessins
réalisés par les enfants sont devenus l'une des images emblématiques de
l'affaire Ariel. Certains représentent :
·
Un objet
métallique ou argenté ;
·
Une forme
discoïde ;
·
Des
personnages de petite taille ;
·
De grandes
têtes ;
·
De très
grands yeux noirs.
Certains dessins présentent des similitudes frappantes. Mais là encore, il
faut éviter une conclusion trop rapide. Les dessins ont été réalisés après que
les enfants eurent parlé entre eux et après les premières discussions sur
l'événement. Ils constituent donc une documentation historique intéressante,
mais pas une preuve indépendante. Une illustration devenue célèbre, réalisée
par une élève appelée Lisel, montre notamment une petite créature à grosse tête
et aux yeux noirs. Cette image est contemporaine de l'événement et a été
recueillie par Cynthia Hind.
L'arrivée du
professeur John E. Mack
En novembre 1994, l'affaire prend une dimension internationale. Le
psychiatre américain John E. Mack, professeur à Harvard Medical School, se rend
au Zimbabwe avec sa collaboratrice Dominique Callimanopulos. Mack s'était déjà
fait connaître par ses travaux controversés sur les personnes affirmant avoir
vécu des expériences d'enlèvement extraterrestre. Il rencontre plusieurs
enfants d'Ariel et réalise des entretiens approfondis. Dans un article publié
en 1995 par le John E. Mack Institute, Dominique Callimanopulos rapporte que
Mack et elle ont interrogé douze enfants pendant deux jours. Ils constatent une
remarquable convergence de certains éléments du récit : objets ou « vaisseaux »
argentés, petites créatures, grands yeux et mouvements inhabituels. Mack
considère que les enfants semblent sincères. Il ne prétend cependant pas
disposer d'une preuve matérielle permettant de démontrer l'origine
extraterrestre du phénomène.
Les messages concernant l'environnement
C'est probablement la partie la plus controversée de l'affaire. Certains
enfants affirment avoir reçu ou compris une sorte de message mental. Selon
leurs récits, les êtres auraient attiré leur attention sur la pollution et sur
l'avenir de la planète. Le thème environnemental devient particulièrement
important dans les travaux ultérieurs de John Mack.
Pour les partisans du dossier, cette similitude est remarquable : plusieurs
enfants auraient indépendamment perçu un message concernant la destruction de
l'environnement. Pour les sceptiques, c'est précisément l'un des éléments les
plus susceptibles d'avoir été influencés par les discussions collectives, les
adultes, la culture et le contexte de l'époque. Il faut donc distinguer deux
propositions :
1. Les enfants ont réellement raconté des messages
environnementaux : oui, certains entretiens en témoignent.
2. Une intelligence non humaine leur a réellement
transmis ces messages : aucune preuve indépendante ne permet de l'établir.
Le contexte
ufologique de septembre 1994
L'affaire Ariel ne survient pas dans un vide culturel. Le mois de septembre
1994 connaît une importante série d'observations lumineuses dans plusieurs
régions d'Afrique australe. Le 14 septembre 1994, deux jours avant Ariel, de
nombreux témoins au Zimbabwe, au Botswana et en Afrique du Sud observent un
phénomène lumineux spectaculaire qui sera ultérieurement associé à la rentrée
atmosphérique d'un objet spatial. Autour du lac Kariba, notamment, plusieurs
personnes décrivent des lumières, des traînées et des formations inhabituelles.
Les données orbitales modernes associent fortement ce phénomène du 14 septembre
à la rentrée du corps 1994-053B, lié à Cosmos 2290. Mais il faut être très
prudent : l'incident d'Ariel a lieu le 16 septembre, et non le 14.
Il n'est donc pas scientifiquement correct d'affirmer que l'objet d'Ariel
était simplement la rentrée de Cosmos 2290. Le contexte régional est
intéressant, mais il ne constitue pas une explication du cas.
Existe-t-il une
photographie de l'objet ?
Non. C'est l'une
des principales limites du dossier. Les seules images contemporaines
directement associées au cas sont :
·
Les
dessins des enfants ;
·
Les films
des entretiens ;
·
Les
photographies de la zone où le phénomène aurait été observé.
·
Il
n'existe pas de photographie authentifiée de l'objet lui-même.
·
Il
n'existe pas non plus :
·
De vidéo
du phénomène ;
·
De mesure
radar ;
·
De données
astronomiques instrumentales ;
·
De
matériau récupéré ;
·
De trace
physique démontrée ;
·
De mesure
de rayonnement établissant une anomalie.
Le dossier repose donc presque entièrement sur la mémoire et le témoignage
humain.
Il n'existe pas de rapport public connu provenant d’une administration du Zimbabwe
qui s’est totalement désintéressée de ce cas. (Armée, police, organisme
scientifique du gouvernement etc…)
Les critiques
méthodologiques
L'affaire Ariel est
fascinante, mais elle présente plusieurs difficultés.
1. Les
témoignages ne sont pas totalement indépendants
C'est probablement
la critique la plus importante. Les enfants étaient dans la même école et
pouvaient communiquer entre eux. Lorsque Cynthia Hind arrive quatre jours après
l'événement, certains enfants ont déjà discuté de ce qu'ils pensent avoir vu. Les
entretiens en petits groupes peuvent donc favoriser une convergence des récits.
2. Aucun adulte
n'a vu le phénomène
Les enseignants
étaient à l'intérieur au moment de l'observation. Ils n'ont donc pas pu
confirmer visuellement la présence de l'objet. Ils ont seulement observé la
réaction des enfants.
3. Absence
totale de preuve physique
Il n'y a :
·
Ni objet ;
·
Ni trace
d'atterrissage incontestable ;
·
Ni morceau
de matériau ;
·
Ni
photographie ;
·
Ni radar.
Cela empêche toute vérification physique indépendante.
4. L'influence
culturelle
Les enfants ont interprété leurs expériences avec leurs propres références
culturelles. Certains récits ont été rapprochés de figures surnaturelles
africaines telles que les tokoloshe ou autres créatures de la tradition locale.
Cela ne signifie pas que le témoignage est faux. Cela montre simplement que la
perception d'un phénomène inhabituel passe nécessairement par les catégories
culturelles disponibles au témoin.
5. Le rôle de
John Mack
Mack était sincèrement convaincu que certaines expériences rapportées par
ses patients et témoins méritaient d'être prises au sérieux. Mais son intérêt
pour les phénomènes d'enlèvement extraterrestre constitue également un facteur
à considérer. Ses entretiens ont été menés plusieurs semaines après
l'événement.
-
Pour
les défenseurs du dossier, la persistance des récits malgré le temps écoulé est
remarquable.
-
Pour
ses critiques, des entretiens approfondis conduits par un chercheur convaincu
de la réalité possible des expériences extraterrestres peuvent influencer, même
involontairement, la manière dont les témoins formulent leurs souvenirs.
Trente ans plus tard : les enfants maintiennent-ils leur récit ?
Plusieurs anciens élèves ont continué à affirmer à l'âge adulte qu'ils
avaient vécu quelque chose d'inhabituel. Certains ont été réinterviewés des
années après l'événement. Cette persistance est souvent présentée comme un
argument en faveur de la réalité du phénomène. Mais là encore, elle ne permet
pas de déterminer ce qui s'est réellement produit en 1994. Un souvenir peut
être sincère et persistant tout en étant soumis aux mécanismes normaux de
reconstruction de la mémoire.
La bonne question n'est donc pas :
·
« Les
témoins mentent-ils ? »
Mais plutôt :
·
« Dans
quelle mesure leurs souvenirs actuels correspondent-ils à ce qu'ils ont
effectivement perçu le 16 septembre 1994 ? »
C'est une distinction essentielle.
Pourquoi le cas
reste-t-il si important ?
L'affaire Ariel est
devenue célèbre parce qu'elle se trouve à l'intersection de plusieurs domaines
:
Ufologie Elle constitue l'un des cas africains de rencontre rapprochée les
plus cités.
Psychologie
Elle pose la question de la mémoire collective, de la suggestion et de la
perception chez l'enfant.
Sociologie
Elle permet d'étudier la formation d'un récit collectif après un événement
inhabituel.
Histoire
Les entretiens filmés de 1994 constituent une documentation rare sur la
manière dont des témoins racontent un événement extraordinaire quelques jours
après celui-ci.
Anthropologie
Les descriptions des êtres montrent comment une expérience inhabituelle
peut être interprétée au travers de références culturelles différentes.
L'affaire Ariel
dans l'histoire de l'ufologie africaine
Ce n'est pas
seulement un cas zimbabwéen. C'est probablement le dossier africain qui a eu le
plus grand retentissement international dans le domaine des rencontres
rapprochées contemporaines. Il a également contribué à modifier l'image de
l'Afrique dans la littérature ufologique internationale. Pendant longtemps, les
catalogues occidentaux présentaient surtout les observations africaines comme
des « lumières » ou des récits folkloriques. Ariel a montré qu'un événement
africain pouvait être documenté :
·
Par une
enquêteuse locale ;
·
Par un
journaliste international ;
·
Par des
entretiens filmés ;
·
Par un
universitaire de Harvard ;
·
Par des
témoignages de dizaines de personnes.
Près de trente-deux ans après les faits, le dossier n'a toujours pas reçu
d'explication universellement acceptée. Mais il faut préciser ce que signifie «
non expliqué ». Non expliqué ne signifie pas extraterrestre. Cela signifie
simplement que les éléments disponibles ne permettent pas de déterminer avec
certitude ce que les enfants ont observé. La meilleure conclusion actuelle est
donc prudente :
Le 16 septembre 1994, un nombre important
d'élèves de l'école Ariel de Ruwa ont rapporté, pendant la récréation, avoir
observé un ou plusieurs phénomènes inhabituels près du terrain scolaire.
Plusieurs ont décrit des objets argentés et de petites figures humanoïdes. Les
témoignages ont été recueillis rapidement par plusieurs enquêteurs et certains
ont été filmés. Malgré cette abondance de témoignages, aucun élément physique
ou instrumental indépendant n'a permis d'établir la nature du phénomène.
Cette formulation permet de respecter à la fois la valeur historique des
témoignages et les exigences d'une approche critique.
Chronologie de l'événement de l'école
Ariel
|
DATE |
ÉVÉNEMENT |
|
Mercredi 14 septembre 1994 |
21h : Une vague d'obsession pour les OVNI déferle sur l'Afrique australe,
provoquée par des observations de la rentrée atmosphérique de la fusée Zenit-2
issue du lancement du satellite Cosmos 2290. |
|
Jeu. 15 sept. 1994 |
Quelques
enfants rapporteront plus tard avoir aperçu un OVNI dans le ciel ce
jour-là : un crayon, une cigarette ou un « cercle » avec une
lumière clignotante à une extrémité.
|
|
Ven. 16 sept. 1994 |
10h15 : À l’école primaire d’Ariel, des enfants courent en hurlant après
avoir aperçu ce qu’ils pensent être un OVNI et des extraterrestres.
.
|
|
Samedi et dimanche 17 et 18, 1994 |
Durant le
week-end, Hind appelle la mère de la cantine et trois élèves pour discuter.
|
|
Lundi 19 septembre 1994 |
Matin : On demande aux enfants de dessiner ce qu'ils ont vu vendredi.
À noter que cela se passe trois jours après l'événement, avec un week-end
d'émissions sur les extraterrestres diffusées à la télévision.
Pendant ce
temps, Leach envoie un fax à la BBC concernant les OVNI observés en Afrique
australe et établit un lien avec celui vu par les enfants. |
|
Mardi 20 septembre 1994 |
Le
matin : Cynthia Hind se rend à Ariel
avec Leach et l’équipe de tournage de la BBC. Elle examine les photos des
enfants avec Mackie, interroge un groupe de six enfants (en classe de 6e),
puis deux autres filles sous le regard d’autres enfants, et visite le site de
l’atterrissage. Son assistant, Gunter Hofer, ne trouve aucune preuve
matérielle sur place. Elle et Gunter font une déposition à Leach.
|
|
Fin septembre, jeudi octobre 1994 |
Au moins deux
équipes de télévision se rendent à l'école et interviewent les enfants en
grand groupe : Nicole Carter (SABC) « deux semaines plus tard » et, quelque temps après, Jill Darke (ZBC). « La télévision
zimbabwéenne, un peu lente à réagir… » [Hind, UFO AFRINEWS n° 11,
p. 1, février 1995] |
|
22 novembre 1994 |
Un documentaire
sur Ariel est diffusé dans l'émission sud-africaine AGENDA et présente John
Mack, qui arrive en Afrique à peu près à la même période. Hind rapporte que
l'équipe de télévision sud-africaine « a affrété un avion pour venir filmer
ce qui se passait », sans toutefois préciser la date de cette visite,
seulement celle de la diffusion de l'émission. [Hind, UFO AFRINEWS n° 11, p.
1, février 1995] |
|
2 - 3 décembre 1994 |
John Mack se
rend à Ariel avec son associé Dominique Callimanopulos. Il interroge douze
enfants et s'entretient avec le directeur et les enseignants. Recourant à des
techniques douteuses, il obtient de trois enfants des « souvenirs »
de messages environnementaux transmis télépathiquement. |
|
Décembre 1994 |
Le MUFON
UFO Journal n° 320 publie un article de Cynthia Hind
sur Ariel. |
|
Février et juillet 1995 |
Hind parle
d'Ariel dans sa newsletter UFO AFRINEWS n° 11 et 12, citant plusieurs témoins
et reproduisant quelques dessins. |
|
Mars 1997 |
Michael
Hesemann (chercheur en ufologie, ami et collègue de Mack) rend visite à Ariel
et interroge des témoins, des enseignants, des parents et Hind. |
|
2007- 2022 |
Randall
Nickerson, qui a vécu l'expérience et qui était un ancien patient de John
Mack, réalise un documentaire sur l'incident : Ariel Phenomenon , qui comprend des interviews des enfants témoins, maintenant
adultes (sortie prévue en mai 2022). |
1.
CONCLUSION
L'incident de l'école Ariel demeure l'un des dossiers les plus singuliers
du catalogue OVNI africain. Sa force ne réside pas dans une photographie, une
trace au sol ou une donnée radar : elle réside dans le nombre de témoins et
dans l'existence d'entretiens filmés réalisés très peu de temps après
l'événement.
Mais sa faiblesse est exactement inverse : tous les éléments matériels
permettant de vérifier ce que les enfants ont vu font défaut. Le dossier se
situe donc dans une zone particulièrement intéressante entre témoignage
collectif, psychologie de la perception, mémoire et phénomène aérien non
identifié.
Pour une histoire rigoureuse des OVNI au Zimbabwe, Ariel ne doit ni ’n’être
présenté comme une preuve d'une visite extraterrestre, ni être rejeté
sommairement comme une hallucination collective.
Il mérite mieux : être étudié comme un événement inexpliqué dont la réalité
du témoignage est mieux documentée que la nature du phénomène.
C'est précisément cette distinction qui fait aujourd'hui d'Ariel un cas
majeur de l'histoire des PAN/OVNI en Afrique.
Sources et
documents utiles
Les archives du
John E. Mack Institute sont particulièrement intéressantes pour votre travail,
car elles conservent le témoignage de Dominique Callimanopulos sur les
entretiens réalisés avec les enfants à Ruwa.
Les premiers entretiens filmés de Cynthia Hind sont également disponibles
sous forme de copies vidéo en ligne ; ils sont précieux parce qu'ils permettent
de voir les enfants quelques jours seulement après l'événement, plutôt que de
se fier uniquement aux récits réécrits des années plus tard.
Je pense qu'il serait ensuite particulièrement intéressant, pour votre
livre, de faire une analyse critique séparée des 62 témoignages : qui a vu
l'objet, qui a vu les humanoïdes, quelles descriptions sont réellement
indépendantes, et quelles affirmations n'apparaissent que dans les interviews
ultérieures. C'est probablement le meilleur moyen de distinguer le noyau
historique du récit de ses développements ufologiques ultérieurs.
Analyse critique des témoignages des 62 enfants
Un des plus célèbres cas collectifs de l'ufologie africaine
Le 16 septembre 1994, à Ruwa, au Zimbabwe, un événement exceptionnellement
documenté allait devenir l'un des cas les plus célèbres de l'ufologie mondiale.
Pendant la récréation de la matinée, des élèves de l'Ariel School
affirmèrent avoir aperçu un ou plusieurs objets inhabituels dans la végétation
située au bord du terrain de l'école. Plusieurs enfants déclarèrent également
avoir vu de petites figures humanoïdes.
Le chiffre de 62 enfants est devenu indissociable de l'affaire. Il doit
cependant être employé avec précaution : les sources contemporaines et
ultérieures ne donnent pas toutes exactement le même nombre, et surtout, il ne
s'agit pas de 62 dépositions indépendantes, enregistrées séparément et
immédiatement après l'événement. Les archives disponibles parlent plutôt de
plusieurs dizaines d'enfants ayant rapporté des observations, avec des
positions, des durées d'observation et des descriptions différentes.
Cette nuance ne détruit pas l'intérêt du cas. Elle permet au contraire de
l'étudier plus sérieusement.
1. Ce que nous
savons avec une relative certitude
L'événement s'est produit le 16 septembre 1994, pendant la récréation de la
matinée, à l'Ariel School de Ruwa, à environ 20 kilomètres de Harare. Les
enseignants se trouvaient à l'intérieur pour une réunion. Les enfants étaient
donc à l'extérieur lorsqu'un certain nombre d'entre eux ont commencé à signaler
un phénomène dans la zone broussailleuse située au-delà du terrain de jeu. Les
témoignages recueillis dans les jours suivants comportent plusieurs éléments
récurrents :
·
Un ou
plusieurs objets brillants ou argentés ;
·
Une
présence dans ou au-dessus de la végétation ;
·
Une ou
plusieurs petites silhouettes ;
·
Une
apparence humanoïde inhabituelle ;
·
De grands
yeux chez certains personnages ;
·
Une
impression de déplacement étrange ;
·
Une forte
réaction émotionnelle chez plusieurs enfants.
Ces éléments constituent le noyau dur du dossier.
2. Il faut
abandonner l'idée des « 62 témoignages identiques »
C'est probablement
la première correction à apporter aux présentations classiques du cas. Dans de
nombreux ouvrages et articles consacrés à Ariel, on lit que : « 62 enfants ont
vu le même vaisseau et les mêmes extraterrestres. » Cette formulation est trop
forte. Les recherches documentaires montrent que les enfants ne décrivaient pas
tous exactement la même chose.
§
Certains
parlent d'un objet.
§
D'autres
de plusieurs objets.
§
Les formes
rapportées varient : disque, objet rond, forme plus allongée ou simplement
lumière brillante.
§
La
position de l'objet varie également selon les témoins.
§
Certains
enfants ont surtout observé le ciel.
§
D'autres
ont regardé vers la végétation.
§
Certains
disent avoir vu les personnages.
§
D'autres
ne rapportent pas d'humanoïdes.
Les descriptions des silhouettes présentent elles aussi des différences :
taille, vêtements, cheveux, couleur ou aspect général ne sont pas parfaitement
uniformes.
Cette diversité est importante.
Si les 62 enfants avaient fourni exactement le même récit, cela pourrait
paraître suspect. Mais l'inverse est également vrai : les différences empêchent
de considérer le groupe comme une série de témoignages parfaitement
indépendants confirmant exactement la même scène.
La réalité documentaire est donc plus intéressante : un grand nombre
d'enfants ont rapporté un événement inhabituel, avec un ensemble de motifs
communs mais des perceptions individuelles différentes.
3. Qui a
réellement vu quoi ?
Il est impossible, avec les archives actuellement accessibles, de
construire une matrice parfaitement fiable des 62 témoins. Nous ne disposons
pas d'une liste complète donnant pour chacun :
§
Son nom ;
§
Son âge ;
§
Sa
position exacte ;
§
L’heure à
laquelle il a regardé ;
§
Ce qu'il a
vu ;
§
Pendant
combien de temps ;
§
Ce qu'il a
dit immédiatement après ;
§
Ce qu'il a
déclaré quelques jours plus tard ;
§
Ce qu'il a
raconté deux mois plus tard.
C'est une lacune méthodologique majeure.
Les documents disponibles permettent néanmoins de distinguer plusieurs
catégories.
Groupe A — ceux qui voient
principalement le phénomène aérien
Certains enfants parlent essentiellement d'un objet brillant ou argenté. Ils
ne décrivent pas nécessairement de créature.
Groupe B — ceux qui
observent une présence au sol ou près de la végétation
Ces enfants constituent le cœur du récit de « rencontre rapprochée ».
Groupe C — ceux qui disent
avoir vu les humanoïdes
Ils décrivent des personnages généralement petits, sombres, avec des yeux
très grands.
Groupe D — ceux qui
rapportent une communication ou une impression mentale
Ce groupe semble plus restreint.
Cette dernière catégorie doit être séparée des témoignages initiaux, car le
fameux thème du message environnemental est beaucoup plus important dans les
récits ultérieurs que dans les premiers comptes rendus.
4. Le problème
des communications entre enfants
C'est probablement
la principale faiblesse méthodologique du dossier. Les enfants n'ont pas été
isolés immédiatement après l'événement. Ils sont retournés dans les classes.
§
Ils ont
parlé entre eux.
§
Ils ont
parlé aux enseignants.
§
Ils ont
raconté l'événement à leurs parents.
Lorsque les enquêteurs sont arrivés, l'histoire circulait déjà. Cela ne
signifie absolument pas qu'ils ont inventé l'affaire. Mais cela signifie qu'il
est impossible d'affirmer que les témoignages étaient totalement indépendants.
Le problème devient particulièrement important lorsque les enquêteurs
posent ensuite des questions sur des détails précis. Un enfant peut entendre le
récit d'un camarade, puis reconnaître inconsciemment ce détail comme
appartenant à sa propre expérience. C'est un mécanisme bien connu de la mémoire
collective.
4. - Les dessins
: un élément essentiel, mais souvent mal interprété
Les dessins des
enfants constituent l'une des pièces les plus célèbres du dossier. Plusieurs
représentent :
§
Des objets
ronds ou discoïdes ;
§
Des formes
argentées ;
§
Des
silhouettes humanoïdes ;
§
De grandes
têtes ;
§
De grands
yeux noirs.
Le fait que plusieurs enfants aient dessiné des motifs similaires est
effectivement remarquable. Mais il faut éviter de dire que les dessins ont été
réalisés immédiatement et indépendamment les uns des autres. Une source
critique indique que les dessins conservés par Cynthia Hind ont été réalisés le
lundi 19 septembre, soit plusieurs jours après l'observation du vendredi 16
septembre. Cette chronologie est capitale. Elle signifie que les enfants
avaient déjà eu plusieurs jours pour parler de l'événement.
Les dessins restent donc des documents contemporains précieux, mais ils ne
constituent pas une expérience contrôlée.
5. Les grands
yeux : véritable convergence ou contamination ?
La question des
yeux est particulièrement intéressante. Plusieurs enfants ont effectivement
décrit des yeux très grands et très sombres et ce motif apparaît également dans
certains dessins. Mais il faut déterminer :
Ce motif était-il présent dans les premières
déclarations de plusieurs enfants indépendants ?
Où
S’est-il renforcé progressivement à mesure que
les enfants échangeaient leurs impressions ?
Les documents disponibles ne permettent pas actuellement de répondre avec
une précision suffisante. Il est donc préférable d'écrire :
« Plusieurs enfants ont décrit des figures
dotées de grands yeux sombres »
Plutôt que :
« Les 62 enfants ont décrit exactement les
mêmes créatures aux grands yeux noirs. »
6. Les vêtements
noirs et l'apparence des créatures
Les descriptions
des humanoïdes comportent plusieurs variantes. On trouve notamment :
§
Des
vêtements noirs ;
§
Une
apparence sombre ;
§
Des
silhouettes minces ;
§
Une tête
disproportionnée ;
§
Des yeux
très grands ;
§
Parfois
des cheveux ou une sorte de chevelure noire.
Mais toutes ces caractéristiques ne sont pas universelles. Certains
témoignages décrivent une créature différemment. Cette diversité est importante
car elle pourrait être compatible avec une expérience réelle où chaque enfant
observe le phénomène sous un angle différent. Mais elle peut également
correspondre à une construction progressive d'un récit collectif. Les données
disponibles ne permettent pas de départager ces deux possibilités.
7. Le déplacement des êtres
Un autre motif récurrent concerne le mouvement des personnages. Certains
enfants les décrivent comme :
§
Marchant
normalement ;
§
Se
déplaçant très lentement ;
§
Semblant
glisser ;
§
Flottant ;
§
Apparaissant
ou disparaissant rapidement.
Ces différences sont importantes. Dans les récits ufologiques ultérieurs,
ces comportements ont parfois été regroupés sous la formule : « Les êtres se
déplaçaient en lévitation. »
Cette formulation est trop catégorique. Il est préférable de dire :
Certains enfants ont décrit un déplacement
inhabituel qu'ils interprétaient comme une sorte de glissement ou de
flottement.
8. Le nombre d'objets
Le même problème se retrouve avec le nombre d'appareils. Certains récits
parlent d'un objet. D'autres évoquent plusieurs objets. Les descriptions de
leur forme varient également. Il est
donc préférable de parler : d’un ou plusieurs objets lumineux ou argentés dans
une synthèse historique. Le terme « vaisseau » doit être réservé aux
témoignages eux-mêmes ou présenté comme une interprétation ultérieure.
Conséquence : Il est
méthodologiquement incorrect d'écrire :
« Les 62 enfants reçurent un message
écologique. »
Il est préférable d'écrire :
« Certains enfants ont ultérieurement décrit
une forme de communication non verbale ou télépathique qu'ils ont associée à la
protection de l'environnement. »
Cette formulation est beaucoup plus solide.
9. John Mack :
la deuxième couche documentaire
Deux mois environ
après l'événement, le psychiatre de Harvard John E. Mack arrive au Zimbabwe.
Il réalise des entretiens approfondis avec des enfants. Ces entretiens sont
particulièrement intéressants parce qu'ils sont filmés et permettent d'étudier
le comportement des témoins. Mais ils posent également un problème. Mack
travaillait déjà depuis plusieurs années sur les expériences d'enlèvement
extraterrestre. Il n'était donc pas un enquêteur totalement neutre arrivant
sans hypothèse préalable.
Cela ne signifie pas qu'il ait manipulé les enfants. Mais son cadre
théorique pouvait influencer la manière dont les questions étaient posées et
les réponses interprétées. C'est pourquoi il faut distinguer :
Témoignages de septembre 1994
§ Couche primaire.
Entretiens de John Mack en novembre 1994
§ Couche secondaire.
Récits d'adultes réalisés 20 ou 30 ans plus
tard
§ Couche tertiaire.
Ces trois niveaux ne doivent jamais être
mélangés.
10. La
persistance des témoins adultes
Un élément
favorable au dossier est que plusieurs anciens élèves ont continué, à l'âge
adulte, à déclarer qu'ils avaient réellement vu quelque chose. Certains n'ont
jamais abandonné leur récit. C'est important. Mais cela ne constitue pas une
preuve de l'origine extraterrestre du phénomène. La persistance d'un souvenir
prouve essentiellement : que le souvenir est durable et que le témoin est
sincère dans ce qu'il rapporte aujourd'hui.
Elle ne permet pas de démontrer que l'interprétation initiale était
correcte. Cette distinction entre sincérité et exactitude est fondamentale dans
toute enquête sur les témoignages.
11. Peut-on
réellement parler de « mémoire collective » ?
Oui, mais avec
beaucoup de précautions. Il existe plusieurs mécanismes possibles.
Hypothèse 1 — événement
réel
Les enfants ont effectivement observé un
phénomène inhabituel. Les similitudes proviennent du fait qu'ils ont réellement
regardé le même événement.
Hypothèse 2 — stimulus
réel mais mal identifié
Un phénomène banal ou naturel a attiré l'attention des enfants.
Les interprétations ont ensuite évolué.
Hypothèse 3 —
contamination des témoignages
Quelques enfants ont observé quelque chose.
Le récit s'est ensuite propagé au reste du
groupe.
Hypothèse 4 — mélange des
trois
C'est peut-être la possibilité la plus difficile à exclure :
Un stimulus réel + perception différente +
discussions entre enfants + reconstruction ultérieure.
12. Ce que les
62 témoignages permettent réellement d'affirmer
Après séparation des différentes couches documentaires, nous pouvons
établir une hiérarchie.
Très bien établi
Des dizaines d'enfants ont affirmé avoir vu quelque
chose d'inhabituel.
Bien établi
Plusieurs enfants ont décrit des objets brillants ou argentés.
Bien documenté
Certains ont décrit de petites figures humanoïdes.
Documenté mais moins universel
De grands yeux noirs ou très sombres apparaissent dans plusieurs récits.
Documenté mais controversé
Déplacement par flottement ou glissement.
Beaucoup moins solide
Communication télépathique collective.
Encore moins solide
Message uniforme concernant
l'avenir écologique de la planète.
Non démontré
Cette hiérarchie est, à mon avis, beaucoup plus utile que la présentation
habituelle de l'affaire.
13. Tableau critique des éléments du dossier
|
Élément |
Solidité documentaire |
Commentaire |
|
Observation le 16 septembre
1994 |
Très forte |
Nombreuses sources
concordantes |
|
Plusieurs dizaines
d'enfants témoins |
Forte |
Le chiffre exact varie
selon les sources |
|
62 témoins exactement |
Moyenne |
Chiffre devenu canonique
mais pas 62 dépositions indépendantes |
|
Objet brillant/argenté |
Forte |
Motif récurrent |
|
Objet discoïde |
Moyenne à forte |
Plusieurs descriptions,
mais variations |
|
Atterrissage |
Moyenne |
Certains parlent plutôt de
stationnement/descente |
|
Figures humanoïdes |
Forte pour un sous-groupe |
Pas tous les enfants |
|
Grands yeux |
Moyenne à forte |
Motif récurrent chez
certains témoins |
|
Vêtements noirs |
Moyenne |
Variations importantes |
|
Flottement/lévitation |
Moyenne à faible |
Témoignages variables |
|
Communication télépathique |
Faible à moyenne |
Principalement récits
ultérieurs |
|
Message écologique |
Faible à moyenne |
Pas un récit unanimement
présent au départ |
|
Photographie |
Aucune |
Aucun cliché du phénomène |
|
Vidéo du phénomène |
Aucune |
Les vidéos disponibles
montrent les témoins, pas l'objet |
|
Trace physique |
Aucune preuve établie |
|
|
Confirmation radar |
Aucune |
|
|
Confirmation par adultes |
Aucune observation directe
connue |
|
|
Explication extraterrestre |
Non démontrée |
Hypothèse uniquement |
CONCLUSION
L'affaire Ariel ne doit donc pas être résumée par : « 62 enfants ont vu
des extraterrestres. » Mais elle ne doit pas non plus être réduite à : « Des
enfants ont imaginé une histoire. »
La documentation disponible permet une conclusion beaucoup plus
intéressante. Le 16 septembre 1994, plusieurs dizaines d'enfants de l'Ariel
School ont effectivement rapporté un événement inhabituel.
Certains ont parlé d'objets brillants. Une partie d'entre eux a décrit des
figures humanoïdes. Plusieurs dessins présentent des motifs similaires. Les
premiers témoignages ont été recueillis relativement rapidement.
Mais les récits n'étaient pas parfaitement identiques, les enfants avaient
eu l'occasion de discuter entre eux, les premiers entretiens de Cynthia Hind
n'étaient pas tous individuels et aucun adulte n'a observé directement le
phénomène.
La fameuse communication télépathique et le message écologique doivent être
considérés comme une couche documentaire plus tardive et beaucoup moins solide
que le noyau de l'observation. Enfin, aucune preuve matérielle ou instrumentale
ne permet de déterminer la nature du phénomène.
Le dossier Ariel peut donc être résumé ainsi :
§ Témoignage collectif : exceptionnel.
§ Documentation historique : importante.
§ Indépendance des témoignages : imparfaite.
§ Convergence : réelle mais partielle.
§ Preuve physique : inexistante.
§ Origine extraterrestre : non démontrée.
§ Phénomène réellement observé : possible, mais
nature indéterminée.
C'est précisément cette position intermédiaire qui fait d'Ariel l'un des
dossiers les plus intéressants à conserver dans un catalogue historique des PAN
en Afrique.
DEPUIS
PLUSIEURS DECENNIE UN CHERCHEUR SE PENCHE SUR CE CAS ET DEVIENT UN SPECIALISTE
MONDIAL DE CE DOSSIER
UNE ANALYSE COMPLETE DES EVENNEMENTS –
La source la plus complète sur l’affaire de
l’école Ariel au Zimbabwe
.
https://threedollarkit.weebly.com/ariel-hind.html -
À CONSULTER POUR APPROFONDIR CE DOSSIER
Nous donnons ci-après un aperçu de
cette étude.
L'affaire
https://threedollarkit.weebly.com/ariel-analysis.html
Ce cas, devenu un classique de l'ufologie, a refait surface ces dernières
années, car plusieurs témoins, désormais adultes, ont commencé à parler de
l'événement et de son impact sur leur vie, à l'approche de la sortie d'un
documentaire.
Que s'est-il
réellement passé à Ariel ?
Qui ne serait pas fasciné par cette affaire ? La multitude de témoins ! Le
cadre exotique ! Les adorables enfants !
Or, la chronologie des témoignages révèle que la description ci-dessus ne
reflète pas la réalité. Au départ, les enfants ont rapporté une observation
assez banale et ont fait différents dessins, dont certains étaient clairement
inspirés de leur interprétation des ovnis et des extraterrestres issus de la
culture populaire.
Au fil des jours et des semaines, les récits ont évolué. Des détails ont été
ajoutés, rendant l'apparition plus étrange. D'autres détails ont été oubliés,
et un récit « moyen » cohérent a émergé, présenté aux enquêteurs et
journalistes suivants.
Le Dr John Mack est arrivé en Afrique deux mois et demi plus tard et a
interrogé les enfants. Il a « découvert » des souvenirs de messages
télépathiques de trois enfants (oui, seulement trois) dont il n'avait jamais
entendu parler auparavant. Des extraits de ces entretiens circulent sur
Internet depuis plusieurs années, découpés en petits morceaux qui peuvent
donner une impression trompeuse de la manière dont il a interrogé les enfants.
Vous trouverez ci-dessous une chronologie des événements pour vous y retrouver.
Suivez les liens de navigation pour lire les témoignages des enfants dans
l'ordre chronologique, y compris les entretiens avec le Dr Mack,
reconstitués au mieux de mes connaissances. En lisant ces témoignages dans
l'ordre, vous constaterez comment le récit, comme toujours, s'est amplifié au
fil des transmissions.
Je ne suggère en aucun cas que les témoins mentent, qu'il s'agisse des enfants
en 1994 ou de leurs versions adultes. Les adultes se souviennent d'événements
qu'ils croyaient vrais à l'époque. Les enfants, sans le savoir, se répétaient
les uns les autres dans le cadre d'un récit d'OVNI apparu avant même le début
des observations et qui s'est ensuite ancré dans le milieu scolaire.
Merci
·
Je remercie
Michael Hesemann pour ses éclaircissements sur certains points de son article de 1997 , écrit après sa visite à l'école : certaines citations
d'enfants sont basées sur les propos tenus par Hind en 1997 et sur ses rapports
concernant Ruwa, et non sur les témoignages (notamment concernant les appels
téléphoniques passés par Hind le week-end suivant l'incident). Toutes les
citations sont traduites de l'allemand. Isaac Koi pour avoir mis à disposition
les fichiers de Cynthia Hind, dont certains étaient auparavant inaccessibles.
·
Je tiens à
remercier Gilles Fernandez pour ses deux articles de blog ( 26/06/16 et 14/05/19 )
analysant la psychologie des entretiens avec les enfants. J'ai puisé dans
certaines de ses observations pour ma page d’analyse.
·
Michael pour
des documents et des séquences vidéo supplémentaires.
·
Diverses autres
personnes m'ont envoyé des liens et des documents.
Carte des lieux de l'observation
D'après les descriptions
fournies, la carte publiée par Hind dans sa lettre d'information de 1995 et sa
description de 1996 dans son livre « OVNIs au-dessus de
l'Afrique » , où elle indique une distance de 200 mètres
(p. 222), voici mon estimation. L'image satellite date de 2005 et la
végétation était légèrement différente en 1994.
L'OVNI a été aperçu dans de hautes herbes, parmi les arbres. Un sentier de
cross-country, emprunté par les élèves, traversait cette zone. Les élèves
n'étaient pas autorisés à s'aventurer dans ce
bosquet au-delà de la cour de récréation, délimitée par des troncs
d'arbres. La distance minimale à laquelle les enfants pouvaient se trouver du
bosquet visible sur cette photo satellite de 2005 était d'environ 220 mètres.
Je recommande vivement la lecture des deux articles de blog de Gilles
Fernandez concernant Ariel, en particulier le premier. Docteur en psychologie
cognitive, il apporte un éclairage précieux sur la manière d'interroger des
enfants, ainsi que sur les manquements de Cynthia Hind et John Mack à ces
principes et sur l'influence de ces erreurs sur les récits des enfants.
Mon fil
Twitter : Les
enfants connaissaient-ils l'existence des extraterrestres et des ovnis ?
(Réponse : oui)
Les trois rapports
de Cynthia Hind sur l'affaire sont transcrits ici : https://threedollarkit.weebly.com/ariel-hind.html
et analysés ci-dessous dans
la section : « Déformer le mythe ».
Lisez presque n'importe quel article récent sur l'apparition à l'école
Ariel et vous découvrirez une synthèse des témoignages recueillis lors de
plusieurs mois d'entretiens. En les présentant dans l'ordre chronologique,
comme je l'ai fait sur ce site (suivez les liens ci-dessus), il apparaît
clairement que l'histoire s'est enjolivée au fil du temps.
Cette analyse reflète mes réflexions, basées sur mes impressions de ces
témoignages, examinés dans l'ordre. Compte tenu de la présence d'enfants et du
traumatisme dont certains font état, je m'engage à éviter toute ironie ou
sarcasme. J'ai recensé 30 témoignages de témoins nommés (principalement filmés)
et 13 autres non identifiés (avec peut-être quelques recoupements). Vu
l'évolution de cette histoire, les témoignages des témoins, désormais
adultes, me semblent peu pertinents pour cette analyse. (Bien sûr, il est
intéressant en soi de savoir comment cet événement a affecté leur vie.) Mon
objectif ici est d'examiner ce qui s'est passé ce jour-là en 1994 et
d'envisager les explications possibles.
Alors, qu'ont réellement vu les enfants ? Comment les détails sont-ils
devenus de plus en plus étranges, voire « extraterrestres », au fil
des jours, des semaines et des mois ? Et pourquoi l'histoire a-t-elle
évolué ainsi ?
Cynthia Hind a révélé dans son compte rendu de l'affaire en 1995 (BUFORA 1995)
que les élèves de CM1 avaient discuté d'OVNIs plus tôt dans la semaine, ce qui
a pu influencer certains d'entre eux. Elle n'en parle plus jamais (à ma
connaissance) et affirmera plus tard à la télévision que les enfants n'avaient
aucune connaissance culturelle des OVNIs ni de la télévision (ce qui est
manifestement faux).
Extrait BUFORA 1995
Le vendredi suivant l'événement, selon le directeur Colin Mackie, les
parents venus chercher leurs enfants ont appris qu'il s'était passé quelque
chose. Ils se sont rendus sur le site de l'« atterrissage ». Mackie
ne rapporte pas qu’ils n’aient rien trouvé d'inhabituel, bien que Guy ait
affirmé plus tard avoir vu trois traces de brûlure (qui avaient disparu le
mardi). (BUFORA 1995, p. 37)
Hind a parlé à trois enfants pendant le week-end. Nous ne disposons pas de
comptes rendus précis de ces appels téléphoniques, seulement de son souvenir
trois ans plus tard, lors d'un entretien avec Michael Hesemann, ainsi que de
quelques brèves mentions (sous forme de citations indirectes) dans ses propres
rapports.
Dans son livre « OVNIs au-dessus de l'Afrique » (1996), Hind
affirme avoir reçu plus de 100 témoignages d'observations liées au lancement
d'un satellite russe et à la rentrée atmosphérique de sa coiffe. « Je suis
convaincue que ces [témoignages] concernaient tous la coiffe du satellite
lors de sa rentrée sur Terre. » (p. 219) La poignée de récits qui, selon
elle, ne correspondent pas exactement à cette description banale, elle en
conclut qu'il s'agissait de visiteurs extraterrestres « curieux des événements
initiés par les êtres humains ». Cela plante le décor, dans son esprit, de ce
qui s'est passé à Ariel.
Lundi banal
Les premiers témoignages directs disponibles proviennent des trois enfants
que Tim Leach a interviewés pour la BBC lundi. Guy raconte avoir vu un disque
brillant dans les arbres à une centaine de mètres (en réalité à 200 mètres
selon la carte de Hind et son livre de 1996, « OVNIs au-dessus de
l'Afrique »). Il ne l'a pas vu atterrir et aucun bruit n'a été émis. Il a
aperçu un homme mince (1,68 m) à la peau claire et aux grands yeux bas, qui est
allé puis revenu. (Le témoignage de Kayleigh concernant deux autres personnes –
une rouge et une blanche – a rapidement été écarté.)
L'objet « a disparu d'un coup », « assez haut ». Guy ne
précise pas à quelle altitude. En fait, je n'ai trouvé aucun témoin rapportant
avoir vu l'objet descendre d'une haute altitude pour atterrir, ou décoller
d'une haute altitude et s'envoler. Il était là, puis il a disparu. Ces trois
enfants nient qu'il s'agisse d'un hélicoptère ou d'une plaisanterie, car
« personne ne se retrouverait au sol comme ça, par simple jeu ».
Mardi peu
impressionnant
Le lendemain, Hind interroge six élèves de 7e année, puis deux jeunes
filles, sous le regard attentif des autres enfants. Elle discute des dessins*
avec Mackie devant eux et lui demande s'il croit aux visites extraterrestres
sur Terre. Aucun des témoignages des enfants ne donne de détails précis sur
l'apparence de l'objet, pourtant de nombreux dessins montrent des fenêtres et
des hublots, des portes, des jambes d'atterrissage, des antennes, des lumières
clignotantes, etc. Aucun ne décrit les caractéristiques de
l'« extraterrestre », hormis de grands yeux et un costume noir.
Certains dessins représentent d'autres traits du visage, une ceinture, des
boutons, un costume à pois, des doigts et des orteils, des têtes et des yeux de
taille normale, ou encore l'absence d'yeux. Personne n'a dessiné le bandeau qui
figurait dans le tout premier témoignage fait à la femme de la cantine.
Hind reconnaît que certains dessins sont « un peu imaginatifs » et écrit
plus tard que certains ressemblent à des soucoupes volantes typiques issues de
la culture populaire. (D'ailleurs, des années plus tard, dans l’émission
Sightings, elle affirmera que les enfants ne connaissaient pas les OVNI, malgré
les témoignages de plusieurs enfants affirmant que d'autres avaient qualifié
l'observation d'OVNI. Voir également l'article de Gideon Reid analysant les programmes télévisés et les
articles de journaux du week-end précédant les dessins des enfants et leur
première interview.) Elle ne précise pas les critères utilisés pour distinguer
les représentations imaginatives des représentations fidèles de ce qui a été
vu.
Hind explique aux enfants qu'elle est en contact avec Londres et les
États-Unis et que cela « pourrait être l'événement le plus marquant du XXe
siècle ». Elle semble ensuite vexée, lors de l'interview que Leach lui donne
après la visite décevante et infructueuse sur les lieux, que les Britanniques
ne se soient pas intéressés à une observation dans une cour de récréation au
Pays de Galles en 1979, malgré ses trois déplacements sur place.
« Je pense qu'il est temps que le monde se réveille », dit-elle aux
enfants, pour éviter qu'on la prenne pour une folle. Cela fait peser une énorme
pression sur les enfants, qui doivent l'aider en lui fournissant ce qu'elle
attend. Dans le cadre strict de l'école, la pression est d'autant plus forte
qu'ils doivent se comporter correctement devant les adultes, surtout assis sur
une chaise devant le directeur, une caméra de la BBC braquée sur eux.
Les témoignages des enfants concordent avec les reportages du lundi, mais
avec davantage de détails apportés par ces nouveaux témoins : Nathaniel
décrit (et dessine) une plateforme autour de l'objet. Hind parle d'« un
petit homme », mais on le corrige : il avait la même taille qu'un
élève de sixième.
On ne voyait pas son visage, seulement ses grands yeux noirs, comme des
ballons de rugby. Son costume noir était brillant et moulant. Il avait de longs
cheveux noirs et raides, comme un hippie. Il courait et courait sur l'objet,
tandis qu'un autre était assis dessus ou debout à côté. Certains enfants
admettent n'avoir aperçu qu'un bref instant l'homme, « comme une ombre ».
Daniel rapporte qu'il était corpulent.
Après n'avoir rien fait d'intéressant, l'homme est retourné au « vaisseau
». Emily B. raconte qu'il y avait un grand vaisseau et quelques petits, et que
« tout le monde disait que c'étaient des ovnis », mais cela n'a pas influencé
son interprétation. Emma rapporte que le vaisseau s'est élevé d'un mètre puis a
disparu. (Il aurait dû s'élever bien plus d'un mètre pour passer au-dessus des
arbres ; il semble donc plus probable qu'il se soit simplement estompé ou ait
disparu, comme d'autres l'ont rapporté.)
Un enfant dessine des OVNI volant le long des lignes électriques. Dehors,
Stefan – sans doute l'artiste – désigne un second point d'atterrissage à gauche
du premier, mais précise que le vaisseau n'a pas bougé ; il y en avait
donc peut-être deux. Hind n'approfondit pas cette piste et elle est finalement
abandonnée. Aucune preuve matérielle n'est trouvée, bien que des semaines plus
tard, Guy rapporte qu'une enseignante et des élèves ont vu des traces de
brûlure et des fourmis mortes le vendredi, qui avaient disparu le lundi.
Ainsi, à la fin de cette deuxième journée, il est établi que les enfants
ont identifié l'observation comme étant des OVNI et des extraterrestres, malgré
l'absence de phénomènes particulièrement étranges. Ils témoignent auprès de la
BBC. Les États-Unis et l'Angleterre s'y intéressent. Un expert en OVNI les
encourage à considérer l'observation comme une manifestation d'OVNI et
d'extraterrestres pour ne pas passer pour un fou, et le directeur,
quelque peu perplexe, tergiverse quant à la venue ou non d'extraterrestres à
l'école.
Aucun des enfants ne rapporte avoir été captivé par le regard de
l'extraterrestre, ni l'avoir fixé du regard, ni avoir perçu le moindre signe de
communication télépathique. Personne ne mentionne une tête anormalement grosse,
ni l'extraterrestre courant au ralenti ou apparaissant et disparaissant par
intermittence. Hind confie à Leach : « Certaines choses qu'ils m'ont
racontées, ils ne pouvaient pas les savoir. Impossible. » – sans toutefois
préciser de quoi il s'agit. Elle évoque un « élément temporel manquant »,
apparemment parce que certains enfants dessinaient des silhouettes lointaines
tandis que d'autres les dessinaient proches et sans visage.
Déformer le
mythe
Dans trois rapports ultérieurs rédigés par Cynthia Hind (pour le MUFON en
décembre 1994 et deux dans sa propre lettre d'information en 1995), ses comptes
rendus déforment les premiers témoignages des enfants (les deux premiers jours,
enregistrés par la BBC) – nous le savons grâce aux enregistrements de leurs
déclarations. Je ne suggère pas une tromperie délibérée, mais simplement que,
dans son rapport (et en l'absence de toute contestation), elle a construit un
récit conforme à ses préjugés.
Souvent, ses modifications semblent subtiles, un mot par-ci par-là, mais
leurs implications sont considérables. Deux exemples qui alimentent le récit
OVNI/extraterrestre sont – contrairement aux témoignages des enfants – que
tous les témoins, ou presque, ont vu l'objet descendre au sol et
atterrir, et que l'« homme » a été systématiquement décrit comme très petit. En
réalité, aucun enfant n'a rapporté avoir vu l'OVNI (ou les OVNI) atterrir, et
l'homme a été décrit comme ayant la taille d'un enfant de 12 ans (ou plus).
J'ignore la fiabilité de Hind dans d'autres affaires (elle a une formation
de journaliste), mais concernant Ariel, son travail était bâclé. Pour preuve
qu'elle a déformé les faits, même involontairement, voici une comparaison entre
son récit et les propos tenus.
Remarque : le texte en gras indique des extraits des
reportages de Hind ( reproduits ici : https://threedollarkit.weebly.com/ariel-hind.html
) dans la première colonne, et des
citations textuelles d'interviews filmées dans la seconde. Les lignes sont
classées par ordre chronologique approximatif.
Sources :
Les articles de Hind dans son
propre UFO AFRINEWS n° 11 (février 1995) et n° 12 (juillet 1995) sont cités
ci-dessous simplement comme n° 11 et n° 12 avec les numéros de page.
Son article MUFON UFO Journal
#320 (décembre 1994) est cité comme MUFON.
D'autres citations proviennent
d'interviews filmées et transcrites sur ce site.
|
D'après les rapports de Hind |
Extraits d'interviews filmées |
|
Soixante-deux
enfants… se trouvaient dans leur cour de récréation pour la récréation de la
matinée. Soudain, ils aperçurent trois boules argentées dans le ciel
au-dessus de l’école. Celles-ci disparurent dans un éclair puis réapparurent
ailleurs. [MUFON, p. 6] |
Hind mélange ici
divers témoignages pour donner l'impression que 62 enfants ont vu les objets
arriver dans le ciel, disparaître et réapparaître au fur et à mesure de leur
vol. |
|
Tertia N.
a décrit la lumière comme un objet doré et brillant, avec une petite lumière
qui s'allumait et s'éteignait. Lorsqu'elle l'a aperçu pour la première fois,
cela ressemblait à un crayon dans le ciel, avec une lumière brillante à
l'arrière. [#11, p. 20] |
Bien que Hind
inclue cet événement dans l'observation du vendredi, le dessin de Tertia ainsi que son témoignage (des
semaines puis 18 mois plus tard) indiquent clairement qu'il s'agissait de
l'observation du jeudi. « La veille de l'arrivée du
vaisseau spatial, mes amis et moi étions assis dans la cour de récréation
et l'une d'entre nous, Emily, a levé les yeux au ciel et s'est exclamée :
"Oh, il y a un OVNI !"… Il a volé pendant environ une minute, puis
il a disparu. » |
|
Guy G a
déclaré que les objets étaient en forme de disque et scintillaient parmi les
arbres avant d'atterrir. Il a indiqué que le lieu d'atterrissage se
situait au niveau du troisième poteau à partir de l'enceinte de l'école et
que les objets étaient arrivés le long des lignes électriques en direction de
cette zone. [#12, p. 10]. |
Hind déforme les
propos de Guy afin de les faire concorder avec son témoignage. Guy a
clairement affirmé n'avoir jamais vu l'objet atterrir. « L'avez-vous
vu atterrir ? » Lui demande Leach. « Non, il était
dans les arbres là-bas, il scintillait. » |
|
Le consensus
d’opinion était qu’un objet était tombé dans la zone qu’ils ont
indiquée [MUFON p. 7]. |
Hind laisse
entendre que plusieurs enfants ont vu les ovnis descendre pour atterrir. En
réalité, la plupart des témoignages ne font état d'aucune observation de
l'objet dans le ciel ni de son atterrissage. Il était
simplement là, un reflet dans les arbres, un aperçu furtif, un éclair du coin
de l'œil. |
|
Nathaniel a
dit qu'il avait vu « un navire » atterrir sur le sol. [#12, p. 11]. |
Une fois de plus,
Hind fait dire à Nathaniel que le vaisseau est en train d'atterrir. Voici ce
qu'il déclare devant la caméra : « J'ai vu une sorte de
vaisseau, posé au sol. » À ce moment-là, elle semble
comprendre qu'il a vu un vaisseau posé au sol, et non un vaisseau
en train d'atterrir, car elle ne lui demande pas ensuite de décrire
la descente. |
|
Les enfants
ont indiqué deux zones d'atterrissage : la première, où l'engin s'est
posé – au niveau du troisième poteau électrique depuis leur point de vue – et
la seconde, d'où sont apparus les petits hommes. [#12, p. 10] |
Hind signale deux
sites d'atterrissage, mais sa description diffère de celle des enfants. Aucun
témoin n'a rapporté que l'OVNI se soit déplacé. Stefan réfute explicitement
cette idée lorsqu'il désigne (et lui seul) un autre site d'atterrissage à
gauche de celui sur lequel tous les autres enfants s'accordent : c'est
au niveau du troisième pôle qu'ils ont vu l'OVNI (au sol ou en vol
stationnaire) et les hommes. |
|
La plupart des
garçons plus âgés (12 ans) ont vu des pattes comme des dents enfoncées dans
le sol [#11, p. 20] |
Hind n'a trouvé
aucune preuve matérielle de l'atterrissage de l'OVNI et émet l'hypothèse, par
ailleurs, qu'il planait. Le fait que les garçons les plus âgés aient dessiné
un OVNI bien conçu avec des pattes, tandis que d'autres l'ont dessiné en vol
stationnaire, indique que certains enfants ont complété les détails de leurs
dessins grâce à leur imagination. Hind concède que cela semble s'être produit
pour certains dessins, mais ne fournit aucun critère lui permettant de
déterminer quels dessins relèvent de l'imagination et lesquels sont
réalistes. |
|
Il y avait un
gros objet et deux ou trois plus petits. [#11, p. 20] Dessin d'Emma représentant plusieurs navires |
Deux témoins
signalent la présence de plusieurs « vaisseaux » sur le lieu d'atterrissage.
Tous les autres n'en décrivent qu'un seul, mais Hind affirme avoir vu
plusieurs objets. (Étant donné que de nombreux témoins décrivent un disque
scintillant mal défini, il est probable qu'un seul objet reflétant la lumière
du soleil depuis différents endroits ou fenêtres puisse donner l'impression
de plusieurs reflets.)
|
|
Ils pouvaient
également entendre un bruit de bourdonnement [#11, p. 20] |
On ignore d'où
Hind tenait ce bruit de bourdonnement (peut-être de Barry, qu'elle a appelé
ce week-end-là). Aucun des enfants ne semble avoir entendu de
bruit. Guy affirme à Leech qu'il n'y
avait aucun bruit. |
|
Mme Kirkman
m’a dit… les enfants sont arrivés en courant dans la cantine, parlant avec
excitation d’« un petit homme qui court avec un bandeau autour de la tête et
une combinaison une pièce » … [#11, p. 19] |
Mme Kirkman (à la
cantine) a déclaré que c'était Luke N. qui lui avait signalé l'observation.
[Hesemann, 1997] |
|
Les enfants
avaient tous un peu peur, même s'ils étaient aussi curieux. [#11, p. 20] |
Contrairement à
la peur que Mack inspire aux enfants, Hind rapporte qu'ils n'ont eu qu'« un
peu peur », ce que confirment leurs apparitions devant la caméra lors
d'interviews réalisées des jours et des semaines plus tard. |
|
Puis un petit
homme (d'environ un mètre de haut) apparut au sommet de l'objet. [MUFON
p. 7] [Nathaniel a
dit] Il mesurait environ un mètre et demi. [#12, p. 11] |
Dans une
exagération des plus flagrantes, Hind a introduit dans son récit l'idée que
les êtres étaient de petite taille, car tout le monde sait que
les Gris sont petits. |
|
[Guy] pouvait
voir que le petit homme était vêtu d'un costume noir brillant (comme une
combinaison de plongée sous-marine) [#11, p.21] |
Ce que Guy dit
exactement : « Il n’était pas très foncé, il avait plutôt
le teint clair et était très mince. » Comme indiqué
précédemment, Guy ne le qualifie pas de petit homme, mais précise qu’il était
plus grand que lui d’une tête. Il ne fait aucune mention des vêtements de
l’homme, ni de leur couleur ni de leur style. La première mention de
vêtements apparaît le lendemain, de la part des élèves de 7e année, qui
disent que l’homme était « tout de noir vêtu ». |
|
Guy pouvait
voir… qu’il avait de longs cheveux noirs et de grands yeux, qui semblaient
plus bas sur la joue que les nôtres, étaient grands et allongés. Sa bouche
n’était qu’une fente et ses oreilles étaient à peine discernables. [#11,
p.21] |
Guy ne dit rien
des cheveux, de la bouche ou des oreilles de l'homme. Tous les élèves de 7e
année affirment que le visage était invisible, à l'exception des grands yeux. |
|
[Luc] «
Il ressemblait à l’ombre de quelque chose. » [#12, p. 11] |
Luke n'a pas
mentionné le mot « ombre ». Il dit à Hind que l'homme était « tout noir ».
Hind demande pourquoi il ne voyait rien de plus. « Était-il parmi les
arbres ? » |
|
[Daniel] «
Ses cheveux n’étaient pas comme les cheveux africains habituels – très
bouclés et près de la tête – c’était presque comme les cheveux d’un hippie,
longs et noirs. » [#12, p. 11] |
Hind prend des
libertés avec le témoignage de Daniel lorsqu'il explique pourquoi il pensait
que l'homme n'était pas « un gamin du camp qui s'amusait » . |
|
[Emily
B] « J’ai vu les petits hommes aux longs cheveux noirs et aux grands
yeux noirs. Ils se sont retournés, m’ont fixée du regard, puis sont retournés
dans une sorte de vaisseau. Il n’y avait qu’un seul vaisseau et quelques
petits êtres éparpillés autour. Je pouvais voir leurs grands yeux et leurs
longs cheveux. Je les ai clairement vus ! » [#12, p. 11] |
Hind ajoute deux
mots ici : « à moi ». Emily dit en réalité : « Ils se sont en quelque sorte retournés, nous ont fixés du
regard, puis sont remontés dans une sorte de vaisseau. » Emily (et
d'autres) racontera plus tard à Mack que ces êtres les fixaient,
ce qui les a effrayés et, dans certains cas, leur a transmis des messages
télépathiques. Rien dans ces premiers entretiens n'indique que quiconque ait
été fasciné par ces yeux. |
|
Interrogée par
Tim Leach de la BBC sur sa connaissance des ovnis, Charity a répondu : « Je
n'ai jamais entendu parler d'ovnis auparavant. » [#12, p. 11] |
Cette étrange
erreur ne fait que souligner le manque de rigueur de Hind en matière de
transcription et de compte rendu. Ce n'est pas Leach qui pose la question,
mais Hind. Et Charity répond simplement : « Non. » |
|
[Emma] «
Les petits hommes portaient des vêtements d'un noir très brillant. Comme une
combinaison de plongée, très moulante. » [#12, p. 13] |
Voici un exemple
de manipulation par Hind. Emma ne parle jamais de combinaison de plongée.
Elle décrit l'homme comme étant « d'un noir très
brillant ». Hind insiste : « Une combinaison d’un
noir brillant ? » Emma hésite. Hind
demande : « Avez-vous déjà vu des plongeurs entrer dans la
mer ? » Emma confirme que c'était « comme
ça ». Hind demande si c'était « une combinaison
moulante », et Emma acquiesce. |
|
[Lisel] «
Un homme vêtu de noir est sorti. Il avait de grands yeux. » [#12, p. 13] |
Lisel n'a pas dit
qu'un homme était sorti. Elle a dit : « Et j'ai vu un homme
noir, tout de noir vêtu, avec de grands yeux. » |
|
Une jeune
fille interrogée par SATV a déclaré qu'il avait des bras et des jambes comme
un être humain, mais que sa tête était plus grosse qu'une tête
normale. [#11, p. 20] |
Malgré une tête
anormalement grosse, un détail qui méritait d'être mentionné, aucun témoin ne
l'a signalé initialement. Hind a dû se référer à une interview télévisée de
Salma, deux semaines plus tard, pour obtenir ce détail qui s'est rapidement
intégré au récit du groupe. (Ces interviews ultérieures étaient destinées aux
journaux télévisés ; les enfants avaient donc vu leurs camarades et
eux-mêmes raconter l'événement.) |
|
L'objet a
décollé très rapidement et a disparu. [MUFON p. 7] |
Les témoins
restent vagues sur la façon dont l'objet a disparu, mais aucun ne le décrit
comme Hind ici. Elle ne précise pas non plus qui le lui a raconté, mais ce
témoignage ne figure dans aucun des premiers enregistrements. Le meilleur
témoignage dont nous disposons est celui d'Emma, bien qu'il ne s'agisse pas
d'une description précise de l'objet s'envolant : « Je les ai
vus disparaître. Ils sont montés à un mètre du sol, puis ils ont
disparu. » |
|
Le directeur
Mackie a eu la présence d'esprit de faire revenir tous les enfants dans leur
classe, en leur demandant de dessiner ce qu'ils avaient vu. [#11,
p. 20] |
L'interview de
Mackie à la BBC indique clairement que les enfants ont réalisé les dessins le
lundi, trois jours après l'événement. Or, Hind laisse entendre que c'était
l'idée de Mackie et qu'il leur avait demandé de dessiner immédiatement. |
|
J’avais
suggéré à M. Mackie, avant de visiter l’école et avant que les enfants ne
soient interrogés, de laisser ces derniers dessiner ce qu’ils avaient vu.
[MUFON, p. 7] |
Ici, Hind se
contredit : elle a demandé à Mackie de faire dessiner les
enfants. La différence entre le moment où ils ont dessiné (vendredi) et le
lundi, après un week-end de réflexion, est significative. Le fait qu'elle se
contredise quelques semaines plus tard sur ce point important confirme sa
tendance à déformer les propos et à exagérer pour donner plus de crédibilité
à son récit. |
|
Il possède
maintenant une trentaine ou une quarantaine de dessins… J’ai 22
photocopies des dessins les plus nets, car M. Mackie a eu la gentillesse de
me permettre de les feuilleter et de choisir ceux qui
m’intéressaient. [MUFON, p. 7] |
Il est possible
que Hind ait été mal informée sur le nombre de dessins réalisés, car 62 est
le chiffre généralement cité. Ou peut-être que seulement 30 à 40 dessins ont
été faits le lundi, et les autres des jours ou des semaines plus tard. Outre
le fait qu'elle a sélectionné les 22 dessins qu'elle préférait, la vidéo le
confirme : elle trie les images en deux piles selon ce qui, selon elle,
représente le plus fidèlement un événement auquel elle n'a pas assisté. |
|
La plupart des
enfants blancs – mais pas tous – étaient au courant de l’existence des ovnis.
Ainsi, lorsqu’ils dessinaient, on les identifiait souvent comme des « ovnis »
et les petits hommes en noir étaient qualifiés d’« extraterrestres
». [#12, p. 9] |
On voit les
enfants parler librement d'OVNIs et d'extraterrestres lors des interviews de
lundi et mardi, et crier à propos d'extraterrestres pendant l'observation
(provoquant l'excitation des autres). Hind rapporte donc à juste titre que
certains étaient au courant de ces phénomènes. |
Derrière le
mythe
D'après ces
premiers témoignages, qu'ont vu les enfants ?
Impossible de revenir en arrière – nous ne le saurons probablement jamais –
mais j'ai trouvé ce passage du livre de Hind, * UFOs Over Africa*,
paru en 1996, curieux. Il s'agit de l'exploration, mardi, du site
d'atterrissage supposé par un groupe d'adultes et d'enfants :
« Les deux garçons ont également mentionné une lumière très vive
provenant du sommet de la colline, au milieu des buissons épais, comme le
reflet du soleil sur une vitre. Fungai a dit qu'il avait d'abord pensé qu'il
pouvait s'agir du reflet du soleil sur les vitres d'une maison, mais qu'il
s'était ensuite rendu compte qu'il n'y avait aucune habitation là-haut. Le
groupe a cherché des traces d'habitation au sommet de la colline, mais les
buissons étaient denses et l'endroit totalement désert. Lorsque Tim Leach a
envoyé sa vidéo à Londres, on lui a fait remarquer qu'une lumière très vive
masquait une partie du film, tourné lorsque nous étions tous ensemble à
explorer la propriété inhabitée. On lui a suggéré de retourner au même endroit
et de refilmer cette section. Il l'a fait deux jours plus tard, par une journée
tout aussi dégagée. Cette fois, aucune trace de la lumière vive n'était visible
en arrière-plan. » (Hind, p. 231)
Il semble probable qu'il y avait quelque chose sur la
colline : soit un bâtiment que le groupe n'a pas trouvé et où il se
passait quelque chose d'inhabituel pendant quelques jours (la carte de 2005
montre bien des bâtiments derrière les arbres), soit un objet mobile. Quoi
qu'il en soit, la cause de la lumière vive avait disparu deux jours plus tard.
Il est donc probable que cette lumière vive était l'OVNI, les enfants
ayant ensuite imaginé les détails, ou qu'au moins certains d'entre eux n'aient
pas vu l'OVNI du tout, mais seulement cette lumière. (Plusieurs enfants
rapportent n'avoir vu qu'un simple reflet ou un éclair.) Quoi qu'il en soit, la
lumière était apparemment moins intense mardi, mais restait suffisamment vive
pour perturber l'enregistrement.
Si cette lumière vive n'était pas l'OVNI et que les enfants distinguaient assez
précisément des lumières, des fenêtres et une forme distincte, alors un
véhicule reflétant la lumière du soleil est une possibilité. Au moment où le
véhicule s'éloignait, la « lumière » a pu sembler s'élever (en
passant sur une bosse) puis disparaître (en passant à l'ombre et en cessant de
scintiller).
Quant aux « extraterrestres », étant donné qu'ils étaient décrits dans les
premiers témoignages comme des gens ordinaires avec de grands yeux qui
bougeaient normalement, l'image de quelques individus courant avec des lunettes
de soleil ou des masques correspond à la plupart des éléments de preuve avant
que les récits ne deviennent plus élaborés et plus extraterrestres.
Certains dessins ressemblent effectivement à une caravane (comme le suggère
Gilles Fernandez : https://skepticversustheflyingsaucers.blogspot.com/2019/05/ariel-case-zimbabwe-1994-neglected.html
) ou à une camionnette, avec une
rangée de fenêtres et, pour certains, un avant et un arrière bien distincts.
Les enfants disent qu'ils ne voyaient pas bien à cause des arbres et des hautes
herbes qui cachaient les roues. La forte luminosité du soleil rendait les
autres détails invisibles.
Et loin de moi l'idée de spéculer sur le comportement d'extraterrestres,
mais pourquoi diable étaient-ils perchés sur leur vaisseau spatial ?
Grimper sur le toit de sa voiture et s'asseoir dessus, ce n’est pas un truc
d'ados idiots qui rigolent ?
Peut-être que ces types leur faisaient une blague. Peut-être qu'ils
s'étaient arrêtés fumer un joint et, voyant la curiosité des enfants, ils ont
voulu en profiter. Mais le fait est que, même si on ne saura jamais exactement
ce qui se trouvait là-bas et pourquoi, les premiers témoignages ne prouvent pas
qu'il s'agissait de quelque chose d'extraterrestre.
Une explication possible pour «
l’OVNI » de l'école Ariel : une camionnette ou un véhicule similaire, à moitié
dissimulé dans les hautes herbes, scintillant au soleil.
La zone faisait partie du parcours de cross-country de l'école, un chemin
fréquenté [Hesemann, 1997] à travers la brousse. Il semble donc qu'un véhicule
pouvait y accéder. Comment expliquer l'absence de traces de véhicules ? Il
est possible que les enfants aient mal évalué la distance jusqu'à l'objet et
que le lieu d'atterrissage ne se situât pas exactement là où ils le pensaient.
(Rappelons que Hind avait initialement situé le site à 100 mètres d'après
les dires des enfants, avant de se raviser et d'estimer la distance à
200 mètres. Les adultes qui ont mené l'enquête ont-ils seulement cherché
au bon endroit ?) Gunter Hofer a indiqué que le sol était extrêmement dur
suite à une grave sécheresse, ce qui pourrait également expliquer l'absence de
traces.
Qu'en est-il des objets arrivant le long des lignes électriques ? Il
pourrait s'agir d'une observation sans lien avec l'affaire, peut-être des
hélicoptères (un vent fort et un vrombissement ont été notés dans le rapport de
Hind) ou même des oiseaux. Là encore, nous ne le saurons jamais, mais il est
étrange que seulement deux témoins aient vu cela : Stefan, qui l’a dessiné
(si je l’ai bien identifié), et Barry, dont le témoignage nous est parvenu
indirectement par l’intermédiaire de Hind. Quoi qu’il en soit, Gunter Hofer a récemment
déclaré que l’observation
le long des lignes électriques avait eu lieu la veille.
Photo : un des dessins
réalisés par les enfants ;
Hypothèse : Marionnettes
Le chercheur Gideon Reid a émis l'hypothèse d'une autre explication à
l'apparition d'Ariel : une représentation (ou une répétition) de
marionnettes par une troupe de théâtre itinérante. Cette hypothèse considère
les témoignages et les dessins des enfants comme étant globalement exacts,
jusqu'aux visages gris et aux nuques raides, et explique certains des dessins
les plus étranges. Elle pourrait même expliquer le son de flûte. Lisez
la première partie de son hypothèse détaillée ici https://gideonreid.co.uk/the-mysterious-events-at-ariel-school-zimbabwe-16-sept-1994/ et la deuxième partie ici https://gideonreid.co.uk/the-mysterious-events-at-ariel-school-zimbabwe-part-2/
Hypothèse :
tourbillon de poussière
Oliver D.
Smith a écrit un article pour SUNlite -
(Mai-juin 2023, vol. 15 no. 3 pp.
7-8) suggérant que l'observation était un tourbillon de poussière soulevant de
la terre et de la végétation.
Photo : exemple de
tourbillon
Établir le mythe
Au cours des semaines suivantes, au moins deux autres entretiens furent
menés avec les enfants, en groupe. L'observation fut fermement établie comme
étant celle d'un OVNI et d'extraterrestres. La version officielle se consolida,
tandis que les détails qui ne correspondaient pas furent écartés. On ne
mentionna plus jamais le vent violent, le silence, l'engin arrivant le long des
lignes électriques, ni les hommes en rouge et blanc.
L'homme de taille normale, trop éloigné pour que l'on puisse distinguer
d'autres traits de son visage que ses grands yeux, se transforma en deux ou
trois petits hommes à grosses têtes et à nez et bouche minuscules. L'un d'eux
devint chauve. Désormais, ils se déplaçaient au ralenti. Le vaisseau était
décoré de motifs jaunes, violets, verts et argentés. Il était rouge orangé. Il
était argenté.
Trois ans après l'événement, Hind écrira qu'un enfant avait rapporté que
les êtres « semblaient se déplacer au ralenti » (magazine Fate, avril
1997, p. 48), ainsi que d'autres citations directes et indirectes qui prouvent
que la mention du ralenti provient d’une interview télévisée ultérieure, et
non d'un témoignage personnel d'un enfant quatre jours après l'événement.
Ainsi, la description au ralenti ne figurait dans aucun témoignage initial.
Seule une enfant, Candice, émet l'hypothèse que les extraterrestres «
essaient de nous dire quelque chose ». Une autre (Marle) attribue également une
motivation à l'un des extraterrestres : il « garde » le vaisseau tandis que
l'autre court de long en large « comme s'il était désorienté » (à noter,
pas au ralenti).
L'observation de la veille, jeudi, est confirmée : ce que nous appellerions un
Tic-Tac avec des lumières clignotantes, probablement un avion au loin.
Candice raconte qu'elle et ses amies se sont approchées de l'objet, le
prenant pour une maison dont les fenêtres reflétaient la lumière du soleil.
Elles ne se sont pas approchées suffisamment pour l'identifier autrement que
comme « cette chose argentée qui brille ». Les dessins de l'objet réalisés par
ses amies Claire et Camilla sont également dépourvus de détails. Salma affirme
s'être trouvée à un mètre de l'extraterrestre, mais aucun autre enfant n'a été
témoin de ce spectacle remarquable. Candice entend une flûte, ce que son amie
Hailey, présente-t-elle aussi, rapportera plus tard au Dr Mack.
Les dessins de Camilla et Claire représentant des
objets lumineux indéfinissables prouvent qu'elles ne se sont pas approchées de
très près de « l’OVNI ». (Camilla expliquera plus tard que les objets étaient
argentés, mais qu'elle n'avait pas de peinture argentée.)
Ces enfants ne mentent pas – à aucun moment ils ne semblent tromper
intentionnellement. Ils confrontent leurs propres souvenirs au récit du groupe
et s'adaptent en conséquence. Ceux qui n'ont pas vu grand-chose rapportent
honnêtement qu'ils n'ont pas vu grand-chose – « Je n'ai vu qu'un éclair argenté
», dit Anna. D'autres rapportent ce que le groupe a vu plutôt que ce qu'ils ont
vu personnellement. Et comme ils sont toujours en groupe, il est peu probable
qu'ils s'écartent de la version officielle et obligent leurs camarades à faire
face à une contradiction.
Valider le mythe
J'ai écrit à l'Institut John E. Mack (juin 2022) dans l'espoir
d'obtenir les transcriptions complètes des entretiens avec les enfants. La
réponse de leur archiviste indiquait qu'il n'existait aucune transcription
exacte, à moins que Randall Nickerson n'en ait produit lors de ses recherches
pour son film (Ariel Phenomenon, 2022). Ainsi, des extraterrestres auraient
atterri dans une école avec leur soucoupe volante et communiqué avec des
enfants… et pourtant, le récit complet de cet événement extraordinaire, tel que
rapporté à un psychiatre renommé, n'a pas été transcrit et les vidéos complètes
restent inaccessibles. Étonnant.
MISE À JOUR : août 2022 : L'archiviste m'informe que l'Institut espère
rendre les entretiens complets disponibles – aux visiteurs, voire en ligne pour
tous – mais pas avant mi- 2023, car « des accords d'exclusivité expirent à la
date anniversaire de la sortie d'Ariel Phenomenon ».
MISE À JOUR : mi- 2025 : Rien n'a été publié mi- 2023.
Le parti pris du Dr John Mack est malheureusement flagrant dès son premier
entretien avec le directeur, M. Mackie, deux mois et demi après l'incident à
l'école Ariel. Il ne semble jamais envisager la possibilité que les enfants se
soient trompés, qu'ils aient vu quelque chose de banal, qu'ils se soient
nourris de la panique des autres et qu'ils aient inventé une histoire
d'extraterrestres, histoire que des adultes importants ont rapidement validée,
au mépris des parents qui n'y croyaient pas.
Mack demande tout de même à M. Mackie s'il est possible « qu’un enfant
imaginatif ait raconté une histoire et ait influencé les autres ». Cette
explication est rejetée. Tout le monde s'accorde à dire que les enfants ont
vu quelque chose, et personne ne veut suggérer qu'en l'absence d'adultes
pour leur expliquer ce qu'ils voyaient, ils l'ont mal interprété.
Deux enseignants expriment des points de vue similaires lors de la
réunion du personnel, mais cette théorie ne semble pas avoir fait son chemin,
et de toute façon, Mack leur dit : « C'est leur expérience et la façon dont ils
perçoivent la réceptivité des adultes qui les entourent. » On explique aux
enseignants qu'il est sain de considérer les fantasmes des enfants comme une
réalité. Mackie ne souhaite pas s'attirer les foudres des parents qui
pourraient désapprouver le fait que l'école encourage la théorie de l'invasion
extraterrestre. Il accepte toutefois la présence de caméras de télévision dans
l'établissement pendant quelques années, même s'il paraît généralement
perplexe, mal à l'aise ou contraint lors des interviews. Sept
entretiens enregistrés avec le Dr John Mack sont disponibles,
bien que son assistante, Dominique Callimanopulos, ait déclaré avoir parlé à
douze enfants. À noter que seuls trois de ces enfants finissent par « se
souvenir » de messages télépathiques. J'ai reconstitué les entretiens ici . Voici un résumé des propos de chaque enfant et de la manière dont,
dans certains cas, Mack les a amenés à croire qu'ils avaient reçu des messages
télépathiques. Nathaniel C.
Il redessine
son vaisseau spatial avec la plateforme (qu'il décrit comme rouge) et confirme
que les hommes étaient « à peu près de ma taille ». Ce n'étaient pas les petits
Gris que tout le monde semble vouloir qu'ils soient.
Emily B. rapporte le comportement désormais établi, semblable à celui d'un
extraterrestre, de courir au ralenti (« rebondissant comme si un humain courait
sur la lune », mais pas à ce point). Marcher en microgravité est bien
sûr la façon dont un enfant pourrait imaginer qu'un extraterrestre se déplace.
Elle raconte que l'être a couru sur une courte distance, a regardé les enfants
« un peu étonné de ce que nous étions », puis est reparti. Elle répète
également le témoignage de Marle [orthographe à vérifier] selon lequel l'un
d'eux « gardait » le vaisseau (ce qui ne signifie pas qu'il en ait eu l'idée en
premier). L'interview d'Hailey est pénible à regarder – cette enfant
semble terrifiée. Les images disponibles commencent par le fait qu'elle dit que
le son de la flûte l'a effrayée. Mack lui demande : « Qu'est-ce qui
te faisait peur ? », lui insinuant qu'un événement effrayant allait
se produire, ce qu'elle n'avait pas du tout mentionné (dans les extraits
disponibles). Mais maintenant, on lui demande d'imaginer un scénario effrayant,
et elle s'y attelle : « J'ai cru que les extraterrestres allaient m'attaquer. »
Pourtant, elle précise aussi que les extraterrestres n'étaient
pas hostiles et n'ont pas tenté de m'attaquer.
Kayleigh V décrit les yeux de l'extraterrestre et on lui demande de
décrire ce qu'elle a ressenti en les regardant. Elle dit que les yeux étaient
maléfiques, puis peine à trouver une explication et se contente de : « Ils
avaient l'air maléfiques parce qu'ils me fixaient. » Insuffisant. Mack exige
qu'elle explique les motivations de l'extraterrestre : « Vous fixer…
comme pour faire quoi ? » et elle trouve une explication : « Comme s'il voulait
venir nous enlever. » L'interview de Francis est presque comique. Il
dessine les yeux de l'extraterrestre et les décrit d'un ton neutre. Mack lui
demande de décrire ce qu'il a ressenti. Francis, souriant et visiblement
amusé, raconte avoir tremblé, avoir eu très peur, avoir eu le vertige… «
Pourquoi avez-vous continué à regarder ? » demande Mack, alors que Francis
vient de dire qu'il avait arrêté de regarder.
Rather than contradict
the Very Nice and Important American, Francis attempts but fails to
find a reason. Mack asks, “What do you imagine is his reason for visiting
Earth?” This is a request to speculate ("We never force the child
to imagine in the question." - Gilles Fernandez). Francis thinks
long and hard before coming up with a half-hearted: “Pollution or something.”
Mack's excited response tells him he got the answer “right”.
Now Mack rephrases the question to turn it into a telepathic message: “And how
did he get that idea of pollution across to you?” Remember, Francis was notIl racontait
un message, tout simplement. Il imaginait, comme demandé. Après toutes ces
discussions sur le regard de l'extraterrestre qui l'avait troublé, il était fin
prête à donner la bonne réponse (même s'il semblait hésitant) : « La
façon dont il me fixait ? » Mack reformule d'un ton affirmatif, pour
insister : « Il y avait donc un message sur la pollution, d'une
manière ou d'une autre, dans son regard ? » Soulagé, Francis
répond : « Oui. »
Il s'avère que l'idée ne venait ni des extraterrestres ni de
l'imagination de Francis : « On avait déjà parlé à l'école des causes
de la pollution, m'a dit Francis, mais c'était la première fois qu'il y pensait
ou qu'il en parlait. » [Mack, Passport to the Cosmos (1999),
p. 97]
Emma K. décrit sa réaction émotionnelle face à ces êtres : elle
est à la fois excitée, effrayée et heureuse de voir quelque chose de nouveau.
Leurs yeux lui ont dit : « Je te veux », ce qui, comme Mack
l'explique judicieusement, signifie : « Je veux que tu viennes avec
moi. » Emma rapporte à Mack (bien que cela ne figure pas dans les images
disponibles) qu'elle s'est approchée à 3 ou 4 mètres de l'être.
L'interview est trop incomplète pour comprendre comment elle en arrive à cette
conclusion : « Je pense qu'ils veulent que les gens sachent que nous faisons du
mal à cette planète et que nous ne devons pas devenir trop technophiles. » Mais
comme la phrase commence par « Je pense », je suppose que Mack lui a demandé :
« À votre avis, que voulaient-ils ? » Il l'incite une fois de plus
à spéculer, ce qui lui permet d’inventer une réponse,
qu'elle prétend même provenir de sa « conscience » (elle voulait
peut-être dire subconscient) … Pourtant, il l'amène à comprendre qu'il
s'agissait d'une communication télépathique de l'extraterrestre. L'interview de
Lisel P. est une succession de questions orientées, à commencer par : «
Mais cette expérience est encore fraîche dans votre mémoire, n'est-ce pas ? »
Elle dessine les yeux immenses de l'être et Mack lui demande, par gestes, si
elle a eu le « sentiment » d'une connexion avec lui. Elle répond : « Non.
» À la fin de l'entretien, elle lui dira avoir reçu un message
apocalyptique en bonne et due forme grâce à ces yeux. Lorsque les parents
ont autorisé l'entretien de leurs enfants avec un pédopsychiatre renommé de
Harvard, imaginaient-ils que leurs enfants en ressortiraient avec le souvenir
implanté d'yeux irrésistiblement maléfiques transmettant des visions
apocalyptiques, ou à tout le moins avec la peur d'être enlevés par des
extraterrestres ?
Réciter le mythe
Au moment où Cynthia Hind publie ses rapports dans les mois suivants, elle
bénéficie de l'approbation tacite de Mack quant à l'atterrissage
d'extraterrestres à Ariel et à la communication de messages télépathiques aux
élèves. Les enfants ont harmonisé leurs témoignages lorsqu'ils les ont relatés,
et elle a fait de même. Le premier article de Hind sur ses recherches a paru
dans le MUFON UFO Journal de décembre 1994. Sa formulation laisse
entendre que 62 enfants ont rapporté avoir vu trois boules argentées dans le
ciel, disparaissant et réapparaissant, avant de se poser à 100 mètres de
distance (distance corrigée à 200 mètres dans son livre). Ceci est totalement
faux : un seul garçon a rapporté avoir vu des OVNI dans le ciel, et Gunter
Hofer a récemment attribué cette observation à la veille. Tous les autres
enfants ont seulement rapporté avoir vu un OVNI déjà posé au sol
Dans son rapport, Hind décrit
l'homme comme mesurant « environ 1 mètre ». Dans les actes du
symposium BUFORA de 1995, elle cite indirectement Guy Gibbons affirmant
que l'homme mesurait « environ la taille d'un enfant de CM2 (environ 1 mètre)
». C'est absurde. Un garçon de quatre ans mesure en moyenne un mètre.
Un enfant de douze ans mesure en moyenne 1,5 mètre. De plus, devant la caméra,
Guy (un garçon de CM2) indique que l'être le dépassait d'une tête,
soit environ 1,68 mètre.
Extrait 2 BUFORA 1995 Extrait du graphique de
croissance du CDC
Dix-huit mois après les faits, lors d'une interview télévisée néerlandaise,
Lisel P. prend la parole au nom du groupe et révèle des détails inédits (deux
êtres au lieu d'un, courant au ralenti, un grand vaisseau entouré de plus
petits, des lumières multicolores). Quelques enfants s'en tiennent à leur
version des faits : « Je n'ai vu aucun homme », tandis qu'un
groupe de garçons discute des couleurs exactes de ces lumières, censées être
celles des OVNI, mais qui semblent avoir été ajoutées ultérieurement.
Une autre fille raconte que les enquêteurs venus à l'école ont trouvé des
traces de brûlures et que « toute vie était morte » aux alentours,
alors qu'en réalité, ils n'ont rien trouvé. Elle y ajoute un détail
sensationnel rapporté par un autre enfant. Là encore, elle ne ment pas :
elle ne fait que répéter la légende.
Nourrir le mythe
Ces dernières années, les témoins, devenus adultes, ont donné des
interviews en amont du film « Le Phénomène Ariel » que
Randall Nickerson a commencé à réaliser en 2008. Le fait qu'ils racontent
toujours la même histoire (plus ou moins) est considéré comme une preuve
convaincante que les enfants n'ont pas tout inventé.
Mais une fois de plus, cela passe à côté de l'essentiel : les enfants
– comme tout le monde – peuvent dire la vérité tout en se trompant.
L'incident d'Ariel a profondément marqué certains d'entre eux, qui croient
encore avoir vu une soucoupe volante atterrir et des extraterrestres ce
jour-là, et témoignent à ce sujet. Depuis, ils ont sans doute repassé les
détails en revue à maintes reprises – et en ont parlé entre eux – et ces
détails évoluent encore. Deux témoins affirment maintenant s'être approchés à
moins d'un bras d'un extraterrestre – chose qu'aucun d'eux, ni aucun autre
enfant, n'avait rapportée à l'époque. Les autres enfants de la cour de
récréation n'auraient certainement pas manqué de remarquer leurs camarades face
à face avec des extraterrestres !
L'OVNI bourdonnait maintenant comme une abeille mécanique. Les extraterrestres
flottent désormais. Ou bien, ils couraient non seulement au ralenti, mais selon
un étrange schéma en boucle : ils parcouraient une distance, disparaissaient,
réapparaissaient au point de départ et recommençaient à parcourir la même
distance, de façon répétée. Cela ressemble fort à la remémoration d’un
événement unique, et non à la répétition de l'événement lui-même. Aucun de ces
comportements surnaturels n'a été rapporté à l'époque par les témoins qui s'en
« souviennent » aujourd'hui.
Ce qui démontre la malléabilité et la faillibilité de la mémoire. Nous
savons que c'est vrai dans tous les autres aspects de la vie : nous oublions
des choses, nous nous souvenons mal, et bien sûr, nous avons des perceptions
erronées. Alors, lorsqu'il s'agit d'une observation d'OVNI survenue dans
l'enfance, pourquoi la perception et les souvenirs d'un adulte seraient-ils
considérés comme exacts ? Même si nous disposons de preuves filmées montrant
que l'observation, telle que rapportée initialement, n'avait rien
d'extraordinaire et que les souvenirs ont évolué ?
Sources
Cette page regroupe les informations provenant de toutes les autres pages
Ariel du site, chacune d'elles listant ses sources à la fin.
-
OVNIs au-dessus de l'Afrique , Cynthia Hind, 1996
-
Cynthia
Hind, Actes du
symposium BUFORA 1995 ,
pp.
-
Percentiles
de taille et de poids pour l'âge selon le CDC , de 2 à 20 ans : Garçons (2000)
De nombreux dessins ont été
réalisés par les élèves, Charlie Wiser sur son blog
( https://threedollarkit.weebly.com/ariel-analysis.html ) en a publié de nombreux. Vous pouvez les voir à cette adresse : https://threedollarkit.weebly.com/ariel-analysis.html
ÉCOLE ARIEL
Les reportages de Cynthia Hind
UNE ANALYSE COMPLETE DES EVENNEMENTS
Source : https://threedollarkit.weebly.com/ariel-hind.html
Ces rapports ont été réalisés à l’époque même des faits. Ils sont la
description d’une ufologue, sans une analyse particulière avec une métrologie
scientifique.
Remarque : ces rapports ne se fondent pas uniquement sur les
entretiens que Cynthia Hind a menés avec les enfants immédiatement après l’incident.
Ils incluent également des détails issus d’interviews télévisées réalisées dans
les semaines suivantes, ainsi que d’une visite ultérieure à l’école (décrite
dans son ouvrage de 1996, * UFOs Over Africa *,
p. 232).
Documents originaux :
MUFON UFO Journal #320, décembre 1994
UFO AFRINEWS n° 11, février 1995
UFO AFRINEWS n° 12, juillet 1995
MUFON UFO Journal
#320, décembre 1994, pp.6-7
RAPPORT SUR L'ACTIVITÉ SPATIALE AU ZIMBABWE
Les observations d'OVNIs en Afrique se mêlent à celles de météorites et de
débris spatiaux.
Par Cynthia Hind.
OVNI À RUWA.
Le vendredi 16 septembre, vers 10h15, soixante-deux enfants de l'école
Ariel, une école primaire privée de Ruwa (à environ 20 km d'Harare),
profitaient de la récréation de la matinée sur leur terrain de jeux. Soudain,
ils ont aperçu trois boules argentées dans le ciel au-dessus de l'école.
Celles-ci ont disparu dans un éclair, puis sont réapparues ailleurs. Ce
phénomène s'est produit à trois reprises, puis les boules ont commencé à
descendre vers l'école. L'une d'elles s'est posée (ou a plané) au-dessus d'une
zone de terrain accidenté composée d'arbres, de buissons épineux et d'herbe
coupée gris-brun d'où jaillissaient des pousses de bambou. Les enfants n'ont
pas le droit d'aller dans cette zone, pourtant adjacente à leur terrain de jeux
et non clôturée, à cause des serpents, des araignées et peut-être d'autres
animaux dangereux. On peut rapidement disparaître de la vue en marchant ici, et
il n'y a qu'une seule piste très accidentée, utilisée par les tracteurs pour
tenter de débroussailler la zone.
Une ligne de pylônes électriques longe la zone, et selon un garçon, l'objet l'a
suivie avant d'atterrir. Il subsiste une controverse quant à savoir si l'objet
a touché le sol ou s'il a simplement plané au-dessus. Le mardi 20 septembre, je
me suis rendu à l'école avec un journaliste de la BBC et son matériel de
télévision, ainsi que mon fils et Gunter Hofer, un jeune homme qui fabrique ses
propres appareils électriques, notamment un compteur Geiger, un détecteur de
métaux et un magnétomètre, afin d'essayer de déterminer si l'objet avait laissé
des traces. Le directeur de l'école, M. Mackie, s'est montré très coopératif
et, bien qu'il n'ait jamais été impliqué dans le phénomène des OVNI ni n'y
croie, il a déclaré croire que les enfants avaient bien vu ce qu'ils
affirmaient.
J'ai pu interviewer une dizaine d'élèves plus âgés, et ces entretiens ont été
enregistrés pour la BBC. Les témoignages étaient similaires, même si certains
enfants étaient plus observateurs que d'autres. De l'avis général, un objet est
tombé dans la zone indiquée, à une centaine de mètres de l'endroit où ils se
trouvaient, en bordure du terrain de sport de l'école. Un petit homme (environ
un mètre de haut) est alors apparu au sommet de l'objet. Il a parcouru quelques
mètres sur le terrain accidenté, a aperçu les enfants et a disparu. Lui, ou
quelqu'un qui lui ressemblait beaucoup, est ensuite réapparu près de l'objet.
Celui-ci a décollé très rapidement et a disparu. Le petit homme portait un
costume noir moulant, « brillant » selon une jeune fille de 11 ans qui l'a
observé. Il avait un long cou maigre et d'énormes yeux ronds comme des ballons
de rugby. Son visage était pâle et ses longs cheveux noirs lui descendaient
jusqu'aux épaules.
Avant ma visite à l'école et avant les entretiens avec les enfants, j'avais
suggéré à M. Mackie de les laisser dessiner ce qu'ils avaient vu. Il a
maintenant une trentaine ou une quarantaine de dessins, certains très précis et
clairs, d'autres plus vagues. Les enfants ont entre cinq et six ans et douze
ans. J'ai 22 photocopies des dessins les plus nets, car M. Mackie a eu la
gentillesse de me permettre de les feuilleter et de choisir ceux qui
m'intéressaient. La plupart des descriptions se ressemblent, mais certains
engins ressemblent très clairement à des « soucoupes volantes », et je me suis
demandé combien de ces enfants avaient accès aux médias. D'autres dessins sont
plus grossiers, mais ont plus ou moins la même forme de soucoupe.
Les enfants sont de cultures diverses : il y a des enfants noirs, blancs, métis
et asiatiques. Une petite fille m'a dit : « Je jure sur tous mes cheveux et sur
la Bible que je dis la vérité. » J'ai vu la joie sur son visage quand je lui ai
dit que je la croyais
.
Les plus jeunes, âgés de cinq à sept ans, étaient terrifiés et couraient en
criant : « À l'aide ! À l'aide ! » Quand les plus grands leur demandaient
pourquoi ils disaient cela, ils répondaient : « Il vient nous manger ! » Je
suppose que cela concernait davantage les enfants noirs africains, qui ont des
légendes de tokoloshies mangeurs d'enfants.
Les enseignants étaient en réunion et ne sont pas sortis. Lorsque j'ai
interrogé le directeur à ce sujet, il a répondu que les enfants criaient et
hurlaient toujours pendant la récréation et que personne ne s'était inquiété de
quoi que ce soit d'inhabituel. La seule autre adulte présente était une des
mères qui tenait la cantine. Quand les enfants sont venus l'appeler, elle ne
les a pas crus et a refusé de sortir : elle ne voulait pas quitter le magasin
avec toute la nourriture et l'argent.
Gunter
Les hommes ont minutieusement examiné le sol autour de l’endroit où les enfants
avaient vu l’objet, mais n’ont rien détecté sur le compteur Geiger ni sur aucun
autre appareil. Si l’objet était en suspension, peut-être que rien ne se
verrait. J’ai marché seule le long des pylônes électriques pendant un bon
moment, prise dans les buissons d’épines, enjambant allègrement les trous de
serpents et faisant fi de toute prudence. Je n’ai trouvé aucun endroit où un
objet aurait pu atterrir et écraser la végétation. En fait, je pense que les
souches de bambou auraient fait office de barrière. Il faisait chaud, environ
33 °C, et j’ai longuement marché dans des broussailles qui m’arrivaient à la
taille. Quand je suis rentrée chez moi vers 12 h 50, j’avais mal à la tête, les
pieds douloureux et j’étais désorientée. Si vous n’avez pas de mes nouvelles
bientôt, vous saurez que j’ai bien traversé le site d’atterrissage et que je
souffre probablement d’une légère dose de radiation !
Mme Hind est la coordinatrice continentale du MUFON pour l’Afrique. .
UFO AFRINEWS #11, février 1995, pp. 1, 19-22
[Extraits de la page 1]
Tout a commencé par une prétendue « pluie de météores », sujet longuement
traité ailleurs dans ce magazine. Puis sont arrivés les autres témoignages,
comme celui des enfants de l'école d'Ariel ; celui du jeune garçon et de
sa mère qui ont fait une observation en plein jour ; celui du chauffeur
routier qui a vu des « personnes » s'approcher de lui la nuit ;
tous ces événements se sont produits à quelques jours d'intervalle. C'était
formidable et nous étions tous sur un petit nuage ! Nous n'avions besoin
ni d'alcool, ni de drogue, ni d'aucune autre forme de stimulation, car l'une
des histoires d'OVNI les plus palpitantes de l'année se déroulait juste sous
nos yeux : des OVNI avaient atterri au Zimbabwe !
La BBC (de Grande-Bretagne) était suffisamment intéressée pour vouloir réaliser
un documentaire sur l'histoire. La télévision sud-africaine a affrété un avion
pour filmer les événements, et des milliers de téléspectateurs ont suivi
l'émission AGENDA le mardi 22 novembre 1994. La télévision zimbabwéenne, un peu
en retard, était également présente avec son caméraman, sa productrice et la
présentatrice Jill Darke…
Et pour couronner le tout, le Dr John Mack, de l'hôpital de Cambridge, faculté
de médecine rattachée à l'université Harvard aux États-Unis, est arrivé à
Harare le 28 novembre pour approfondir l'enquête.
[Pages 19-22]
LES ENFANTS DE L'ÉCOLE ARIEL Affaire n° 96
Ruwa, Zimbabwe
Le vendredi 16 septembre 1994 était une belle journée. Ciel dégagé et chaud, le
soleil brillait dans un ciel d'un bleu intense. Vers 10 h, la chaleur
commençait à se faire sentir et, lorsque les enfants de l'école primaire
d'Ariel ont été libérés pour leur récréation de la matinée, ils se sont
précipités dehors en criant et en s'appelant les uns les autres, fous de joie
d'être libres pendant au moins une demi-heure.
Tous les enseignants étaient réunis dans la salle des professeurs pour leur
réunion hebdomadaire. La seule autre adulte présente dans l'établissement était
Mme Alyson Kirkman, une kinésithérapeute qui tenait bénévolement la cantine.
Peu après 10 heures, quelques enfants remarquèrent quelque chose d'étrange.
Au-delà de leur cour de récréation, parsemée de bosquets et le reste étant un
terrain dégagé, s'étendait une zone de broussailles. Ce terrain appartenait à
l'école et, malgré les efforts déployés pour le débroussailler et le niveler,
il restait un terrain accidenté : hautes herbes épineuses et autres
arbustes indigènes, arbres poussant de façon anarchique et sous-bois si dense
qu'un enfant pourrait s'y aventurer enfoui sous une végétation épaisse.
De plus, personne ne savait quels petits animaux dangereux, tels que serpents,
chacals, araignées non identifiées, scorpions, etc., pouvaient bien se cacher
dans ces herbes.
Mme Kirkman m'a raconté que lorsque les enfants sont arrivés en courant à la
cantine, parlant avec excitation d'« un petit homme courant avec un bandeau
autour de la tête et une combinaison », elle était totalement sceptique.
Peut-être, a-t-elle dit, essayaient-ils de la faire sortir de la cantine où il
y avait des bonbons, des gâteaux et, bien sûr, l'argent de la cantine. Elle a
refusé de quitter le magasin. Sa fille, Fifi, âgée de 10 ans, lui a raconté
plus tard qu'ils avaient vu un petit objet blanchâtre atterrir à une centaine
de mètres de là où elle se trouvait. Il brillait. Puis il s'est rapproché et a
pris une sorte de couleur dorée. Certains enfants étaient hystériques.
Entre-temps, sur les 250 élèves de l'école, plus de 60 étaient désormais
témoins d'un événement extraordinaire. Tandis qu'ils observaient, ils ont vu
trois ou quatre objets pénétrer dans la zone de broussailles. La lumière émise
par les objets était si vive qu'il était difficile de distinguer une forme,
bien que plusieurs enfants aient aperçu des objets en forme de disque arrivant
le long des lignes électriques et atterrissant finalement dans les
broussailles, parmi les arbres. Il y avait un gros objet et deux ou trois plus
petits. Ils entendaient aussi un vrombissement et voyaient une lumière blanche,
argentée et brillante émaner des objets. Les enfants étaient tous un peu
effrayés, mais aussi curieux.
Guy G. (11 ans), l'un des plus éloquents, raconta : « J'étais excité au début,
mais j'ai vu un des plus petits pleurer et quand je lui ai demandé pourquoi, il
a dit qu'il avait peur. Alors j'ai eu peur moi aussi. » Tertia N. décrivit la
lumière comme un objet doré et brillant, avec une petite lumière qui s'allumait
et s'éteignait. Quand elle l'a vue pour la première fois, elle l'a comparée à
un crayon dans le ciel, avec une lumière brillante à l'arrière. Les
descriptions étaient nombreuses, mais Colin Mackie, le directeur, eut la
présence d'esprit de faire rentrer tous les enfants en classe et de leur
demander de dessiner ce qu'ils avaient vu. Une fascinante variété de dessins
apparut, chacun avec ses propres particularités. La plupart des garçons les plus
âgés (12 ans) virent des pattes comme des dents plantées dans le sol ; mais
dans certains cas, les formes étaient plus étranges. Sur une photo, les jambes
ressemblaient à des pattes d'araignée, une description que j'avais déjà
entendue à plusieurs reprises dans des affaires similaires (voir l'affaire
Megan Quezet, à Mindalore, en Afrique du Sud, dans « Relations OVNI en
Afrique »)
.
Les dessins concordaient surtout avec les descriptions de la petite créature
que les enfants avaient vue sortir de l'engin.
Il mesurait environ un mètre et portait une combinaison noir brillant,
semblable à une combinaison de plongée. Il avait de longs cheveux noirs et une
grosse tête. Une jeune fille interrogée par SATV a déclaré qu'il avait des bras
et des jambes comme un être humain, mais que sa tête était plus grosse que la
normale.
De plus, il avait de grands yeux noirs en amande
.
Une autre jeune fille, plus âgée (12 ans), a dit qu'elle ne voyait pas très
bien, mais que le nez était petit et la bouche petite et droite. Cependant, les
yeux étaient très grands et en amande (elle a mimé un O allongé avec ses mains
pour le montrer).
Guy G., en illustrant les yeux, les montra bas sur les joues, en amande, très
grands et sombres. Guy, sûr de lui et le plus éloquent [des personnes
interrogées], raconta qu'il venait d'arriver à l'aire de jeux lorsqu'il vit les
enfants s'agiter en bas. Il courut alors pour voir ce qui se passait. Il
aperçut une embarcation parmi les arbres. Il la décrivit comme rayée de noir et
de vert et montra son dessin. Il vit ensuite un petit homme (environ un mètre)
en sortir et traverser le terrain parallèle à l'aire de jeux. Il vit que le
petit homme portait une combinaison noir brillant (semblable à une combinaison
de plongée) ; qu'il avait de longs cheveux noirs et de grands yeux, plus bas
sur les joues que les nôtres, grands et allongés. Sa bouche était une simple
fente et ses oreilles à peine visibles.
Le tragique dans l'histoire de Guy, c'est que, de retour chez lui, aucun de ses
parents, bien qu'admettant qu'il ne mentait pas d'habitude, ne crut à son
récit.
Dans l'une des nombreuses vidéos où l'on entend les enfants décrire
l'événement, Guy déclare : « S'ils ne me croient pas, je n'y peux rien, mais je
garderai tout ça pour moi. »
Quel constat effrayant pour notre société que, face à l'incompréhensible, nous
ne cherchions même pas à comprendre. Nous l'ignorons purement et simplement,
parce qu'il échappe à notre compréhension immédiate.
Barry D. m'a dit avoir vu l'engin arriver dans l'enceinte de l'école, le long
des lignes électriques. Depuis quelque temps, les chercheurs savent que ces
objets non identifiés ont besoin de notre électricité et de notre eau. J'ai
demandé s'il y avait un barrage près de l'école et on m'a répondu qu'il y en
avait un, mais qu'il était presque à sec (le Zimbabwe est en proie à la
sécheresse depuis plusieurs années et l'école Ariel, comme beaucoup d'autres, a
besoin d'un meilleur approvisionnement en eau).
Tertia N. a raconté qu'avec des amis, elle avait vu l'objet atterrir puis
disparaître.
Barry D. a déclaré avoir vu trois objets survoler la zone, des lumières rouges
clignotantes allumées. Ils ont disparu, puis réapparu presque aussitôt,
ailleurs. Ce phénomène s'est produit à trois reprises. Ensuite, ils sont venus
se poser près d'eucalyptus ; Barry a précisé que le plus grand avait la
taille de son ongle de pouce, bras tendu.
Certains enfants ont aperçu un petit homme vêtu de noir apparaître au-dessus du
plus grand « engin ». Il était maigre et décharné, avec un cou frêle
et des yeux grands et bridés. Barry a dit qu'ils ressemblaient à des ballons de
rugby.
Au même moment, un vent très violent les a balayés.
Il est évident que cet incident recèle bien d'autres éléments que ceux
découverts jusqu'à présent, et nous en reparlerons dans UFO AFRINEWS
n° 12.
C'est une affaire extrêmement intéressante, compte tenu du nombre important de
témoins, et je suis convaincu que ce que disent les enfants correspond à ce
qu'ils ont vu.
Même les embellissements ne sauraient altérer les faits qui se sont déroulés ce
jour de septembre 1994.
N'oubliez pas qu'il y a encore beaucoup à dire et nous apprécierions vos
questions, commentaires et contributions.
UFO AFRINEWS
#12, juillet 1995, pp. 7-14
RAPPORT SUR
L'ÉCOLE D'ARIEL (SUITE) Cas n° 96
L'affaire de l'école d'Ariel a pris une tournure inattendue suite à un
entretien avec les enfants mené par le Dr John Mack. Il a passé deux jours à
s'entretenir avec eux et a pu recueillir de nombreuses informations
supplémentaires. Je suis certain qu'il en fera lui-même rapport ultérieurement.
J'ai également appris que certains enfants ont aperçu un objet ressemblant à un
cigare le jeudi 15 septembre 1994, la veille de l'observation générale. Un
jeune garçon a déclaré qu'alors qu'il rentrait de l'école en voiture avec sa
mère, en plein jour, ce même jour, ils ont vu un objet devant eux.
Cette observation a été confirmée par trois fillettes qui se trouvaient dans la
cour de récréation ce jeudi-là et qui ont brièvement observé l'objet
mystérieux, « comme une cigarette dans le ciel », avant qu'il ne disparaisse.
Si ce témoignage avait été recueilli après les événements du vendredi, j'aurais
été sceptique, car il aurait facilement pu être influencé par l'événement
majeur. Ce témoignage fait l'objet d'une enquête et sera publié dans un
prochain numéro.
Fiona, âgée de 9 ans, a raconté que vendredi, elle avait aperçu un étrange
objet, très lumineux, dans le buisson, avec une tache sombre dessus. Mais elle
n'arrivait pas à l'identifier comme un « petit homme » ; elle explique : « Ça
aurait pu être une branche ou quelque chose comme ça. »
J'ai été impressionné par la franchise des enfants. Quand ils n'étaient pas
sûrs, ils hésitaient ; quand ils étaient sûrs, ils parlaient vite et avec
assurance.
Il y avait un échantillon représentatif de la population zimbabwéenne : des
enfants noirs africains de différentes tribus, des enfants métis (issus du
métissage entre Noirs et Blancs), des enfants asiatiques (dont les parents sont
nés au Zimbabwe mais dont les grands-parents venaient d'Inde) et des enfants
blancs, pour la plupart nés au Zimbabwe, mais dont les parents étaient
originaires d'Afrique du Sud ou de Grande-Bretagne
.
L'école Ariel est une école primaire privée qui accueille les élèves de 5 à 6
ans jusqu'en 7e année (équivalent de la 6e en France), avec des enfants de 11
et 12 ans.
L'école est chère et le niveau intellectuel des élèves est assez élevé. La
plupart des parents habitent dans le quartier, mais plusieurs viennent d'Harare
et font chaque jour le long trajet d'environ 20 km.
Il existe évidemment des différences culturelles. Lorsque Guy G. a demandé à
deux petits garçons pourquoi ils pleuraient, ils ont tous deux répondu que le
petit homme en noir venait les « manger ». Il s'agissait manifestement
d'enfants noirs, car les parents occidentaux ne menacent plus leurs enfants (du
moins depuis plusieurs décennies) avec des démons qui viennent les dévorer.
Mais cela fait encore partie de la culture africaine, où « le Tokolosh pourrait
très bien dévorer les enfants s'ils n'ont pas été sages ».
Par ailleurs, les enfants blancs étaient pour la plupart – mais pas tous – au
courant de l'existence des ovnis. Ainsi, leurs dessins étaient souvent
identifiés comme des « ovnis » et les petits hommes en noir étaient qualifiés
d'« extraterrestres ».
Dans les dessins d'autres groupes ethniques, la légende était différente :
les petits personnages étaient appelés « personnes non identifiées »
et l'engin – ou quel qu'il soit – était désigné comme « la machine »
ou « l'objet ».
Farai M., âgé d'environ 11 ans, confirmait la description de Guy :
l'objet était rayé de vert, de noir et d'argent.
Un des garçons m'a confié avoir d'abord cru que le petit homme en noir était le
jardinier de Mme Stevens, mais en remarquant ses longs cheveux noirs et
raides, « pas vraiment comme des cheveux africains », il s'est rendu
compte de son erreur !
Peu après l'événement (dans les sept jours qui suivirent), Gunter Hofer se
rendit à l'école d'Ariel et, à l'aide d'une carte de la région (voir dessin),
préleva des échantillons de sol à différents endroits. Ces échantillons furent
ensuite analysés gratuitement par l'Institut de recherche en chimie et sols du
Département de la recherche et des services spécialisés, et les résultats nous
furent expliqués par le Dr Keith Viewing, aujourd'hui retraité de
l'Université du Zimbabwe. Malheureusement, malgré quelques anomalies, aucune
n'était particulièrement significative et le Dr Viewing a suggéré qu'une
analyse plus précise et peut-être plus pertinente pourrait être obtenue auprès
de l'Institut de recherche minière de l'Université. C'est donc notre prochaine
étape.
Un point important à considérer est que les enfants ont indiqué deux zones
d'atterrissage : la première, là où l'engin s'est posé – au niveau du
troisième poteau électrique depuis leur point de vue – et la seconde, d'où sont
apparus les petits hommes.
J'ai toujours soutenu qu'une ou deux visites sur les lieux d'un cas d'OVNI
important ne suffisent pas ; c'est un travail continu et, bien que dix
mois se soient écoulés depuis l'observation, l'événement reste gravé dans la
mémoire des enfants. J'espère, grâce à l'accessibilité, poursuivre ce travail.
Je suis parfaitement conscient que, même des mois ou des années après les
faits, des éléments d'une importance capitale peuvent être mis en lumière. Et
toute preuve permettant de résoudre ce fascinant mystère est inestimable.
Lors des entretiens avec les enfants, plusieurs déclarations directes et
significatives ont été faites. Elles sont citées ci-dessous.
Une jeune fille raconta qu'à son premier regard, elle avait aperçu trois
silhouettes : une rouge, une blanche et une noire. Celle en noir était
assise sur le « vaisseau spatial ». C'était la première fois que le
mot « vaisseau spatial » était employé. Elle admit avoir cru voir un
OVNI.
Guy G. expliqua que les objets avaient la forme de disques et scintillaient
entre les arbres avant d'atterrir. Il désigna le lieu d'atterrissage : le
troisième poteau en partant de l'école. Les objets étaient arrivés par les
lignes électriques en direction de cette zone.
À propos du petit homme, Guy dit : « Il était plutôt clair, pas noir.
Ses vêtements étaient noirs. Mais il n'y avait aucun bruit. Et ils ont disparu
dans la vallée en contrebas. » (En contrebas du lieu d'atterrissage).
Oriana : « J'ai vu un bâton noir, une chose très fine et longue, posée sur la
chose argentée. »
Colin Mackie, directeur : « Je suis certain que les enfants ont vu quelque
chose. Je ne crois ni n'infirme, mais ils ont assurément vu QUELQUE CHOSE.
J'admets que cela pourrait être un phénomène naturel inconnu, mais les enfants
l'ont certainement vu. »
Nathaniel a dit avoir vu « un navire » atterrir. Il avait une coque allongée
avec une plateforme sur le côté, et un petit homme tout de noir vêtu courait
autour. Il mesurait environ un mètre.
Luke N. : « J'ai vu le petit homme. Il avait de longs cheveux noirs et était
tout de noir vêtu. On aurait dit l'ombre de quelque chose. »
Trevor : « Je marchais vers l'école quand la cloche a sonné, et j'ai aperçu des
éclairs de lumière du coin de l'œil. »
Daniel M. : « J'ai vu cette chose argentée parmi les arbres, avec une chose
posée sur le côté et une autre dessus. Puis elles couraient d'avant en arrière.
» Cela ressemblait à une vraie personne, mais c'était assez rondouillard. (Note
: Seule mention de la corpulence de la petite silhouette.) Au début, j'ai cru
que c'était quelqu'un du camp (les logements des ouvriers) qui s'amusait, mais
ses cheveux n'étaient pas comme les cheveux africains habituels – très frisés
et courts sur le crâne – c'était presque comme les cheveux d'un hippie, longs
et noirs.
Emily B. : « J'ai vu des petits hommes aux cheveux noirs assez longs et aux
grands yeux noirs. Ils se sont retournés, m'ont fixée du regard, puis sont
retournés dans une sorte de vaisseau. Il n'y avait qu'un seul vaisseau et
quelques petits êtres éparpillés autour. Je pouvais voir leurs grands yeux et
leurs longs cheveux. Je les ai clairement vus ! »
Charity S. : « J'ai vu cette chose argentée et une personne en noir à côté. On
aurait dit une soucoupe. »
Interrogée par Tim Leach de la BBC sur sa connaissance des ovnis, Charity a
répondu : « Je n'avais jamais entendu parler d'ovnis. »
Emma C. : « J'ai vu les objets disparaître. Ils sont montés d'environ un mètre,
puis ils ont disparu. » Les petits hommes portaient des vêtements d'un noir
très brillant, comme des combinaisons de plongée, très moulantes. J'ai aperçu
son visage ; ses yeux étaient grands. J'ai cru que c'étaient des
extraterrestres.
Lisa P. : « J'ai vu une chose argentée couchée sur le côté. Un homme
vêtu de noir en est sorti. Il avait de grands yeux. J'ai d'abord cru que
c'était un extraterrestre, puis j'ai pensé que c'était le jardinier. »
Plus tôt dans la journée, Mme Stevens, dont la ferme est proche de l'école, a
raconté qu'elle s'était levée pour aller aux toilettes, au petit matin,
lorsqu'elle a aperçu une énorme lueur orange par sa fenêtre, au-dessus de son
poulailler. C'était comme une grosse boule ronde. Elle n'avait jamais rien vu
de pareil et s'est précipitée pour appeler son mari, mais quand il est arrivé,
la lueur avait disparu !
Comment interpréter une observation de ce genre ? Les enfants étaient-ils
particulièrement imaginatifs ou rêvaient-ils ? Cette expérience OVNI
est-elle une aberration mentale qui nous est inconnue ? Les enfants
étaient-ils, comme l’a suggéré un ami, en proie à l’hystérie, à l’instar de ce
qui s’est récemment produit dans certains pensionnats de filles au
Zimbabwe ? Or, en vérifiant ce dernier cas, on constate que les jeunes
filles hystériques étaient pubères (14, 15 ou 16 ans) et qu’il n’y avait
que des filles. Ici, autant, voire plus, de garçons étaient impliqués et les
témoins étaient âgés de 7 à 12 ans.
Rien de tout cela ne prouve quoi que ce soit, dans un sens ou dans l’autre,
mais on ne peut s’empêcher de penser qu’un message est en train d’être
transmis. Lequel ? Comme le dit John Mack, telle est la question
REGARDER LA BANDE ANNONCE DU FILM « ARIEL
PHENOMENA ».
https://www.youtube.com/watch?v=OnFI1dDG6ZI&t=28s
|
https://threedollarkit.weebly.com/ariel-hind.html - UNE
ANALYSE COMPLETE DES EVENNEMENTS - La source la plus complète sur l’affaire
de l’école Ariel au Zimbabwe. À
CONSULTER POUR APPROFONDIR CE DOSSIER Source
de nos documents : nos archives – Cynthia Hind – les différents sites
cités au cours de l’article. |
Source : https://www.ufouap.net/fr/cases/ariel-school-encounter
·
https://nhinewsnetwork.com/records/zimbabwe/ariel-school-encounter/
·
https://johnemackinstitute.org/1995/03/exploring-african-and-other-alien-encounters/
·
https://www.ufocasebook.com/2008b/1994zimbabwe.html
·
https://uapglobe.com/cases/ariel-school-1994
·
https://www.youtube.com/watch?v=m5qUWRhPzGw
·
https://uaptimes.com/articles/ariel-school-1994/
·
Cynthia Hind, Les enfants de l'école
d'Ariel, UFO AFRINEWS n° 11 , février 1995, p. 1
·
OVNIs au-dessus de l'Afrique , Cynthia Hind, 1996
·
Hesemann,
Michael : L'incident de Ruwa, partie 1, Magazin 2000 plus, #118 , mai 1997
·
Ariel Phenomenon , film de 2022, réalisé par Randall Nickerson
·
Cynthia Hind, Actes du symposium BUFORA 1995 , pp.
·
Why Files , « L’incident OVNI qui a choqué l’école Ariel : des extraterrestres
télépathes », 27 juillet 2023
·
https://threedollarkit.weebly.com/ariel-analysis.html
CHAPITRE XIII - BIBLIOGRAPHIE
1. Les
fondamentaux - Les 2 livres de Cynthia Hind
Ce sont les seuls ouvrages au monde entièrement consacrés à des enquêtes de
terrain africaines avant 2000.
- HIND, Cynthia (1982). UFOs: African
Encounters. Salisbury (Harare) : Gemini. ISBN 079740533X / 9780797405332. 1er
recueil : cas Loxton 31 juillet 1975, Rosmead, Port Elizabeth, La Rochelle
Estate. Bibliographie p.221-222.
- HIND, Cynthia (1997). Ufos Over Africa. Madison,
WI: Horus House Press. 254 p.
ISBN 978-1-881852-15-5. Somme d'une vie : combinaisons argentées de La
Rochelle, enlèvement des deux femmes de Johannesburg, et pour la première
fois l'histoire complète d'Ariel School avec plus d'une douzaine de
témoignages d'élèves.
3. Les ouvrages de référence
modernes sur l'Afrique
·
SIEVERS Edgar - Le premier livre sur les
ovnis en Afrique a été publié dès 1955. « Flying Saucers über Sudafrica » il
été écrit en allemand par Edgard Sievers.
·
KNAGG Oliver - Journaliste Sud-Africain -
1966 Titre de l’ouvrage : « Let the People Know » témoignages locaux,
·
OPSOMER, Jean-François (2023). OVNIS en Afrique : 110 ans de
témoignages. Auto-édition / MUFON France. 38 pays, plus de 200 cas. C'est
l'ouvrage en français qui contient le plus de témoignages d'observations
d'ovnis en Afrique selon la critique. Le livre se présente comme une
compilation de 110 ans de cas authentiques de militaires, villageois,
scientifiques.
- HALEXANDER, Jann (2024). The UFO Issue in
Central Africa (Gabon, Congo, Democratic Republic of Congo). Purple Shadow Agency. ISBN
979-8-8761-6969-3. 10 interviews + 15 récits personnels en 2023. Premier
état des lieux sur comment les sociétés gabonaises et congolaises
perçoivent le phénomène. Cité dans Wikipédia comme référence
Afrique.
- MAWULOLO
AHL IJAH, Samson (2024). Les Ovnis en Afrique : Quand les
extraterrestres visitent le ciel africain. ISBN 9798323916740.
Panorama de Khartoum à Gaborone, plus de 40 pays africains.
·
Samson Mawulolo Ahlijah, "Les Ovnis
en Afrique : Quand les extraterrestres visitent le ciel africain", 2024 -.
Auteur Togolais
·
WIROTH Manuel – Étude de cas – Contient
des cas sur Madagascar -. Publication en 2021 de “Les ovnis dans l’Océan
Indien”,
·
Rakoto Andrianarivo, Catalogue de plus de 200 cas en 1990 dressé par un Ufologue Local à
Madagascar – Fondateur du CREDO, un groupement Malgache qui a fonctionné
quelques années, publication du bulletin « Mad Ovni ».
- JOSEPH, Anthony (2006). The African
Origins of UFOs. Cambridge : Salt
Publishing. ISBN 1-84471-272-9. Roman / essai mythologique qui mêle
afrofuturisme et ufologie. Publié en octobre 2006 par Salt.
·
Pilote Castel Branco – Ufologue née en
Mozanbique et résident avant son décès au Portugal, à Cascais ( Nord de
Lisbonne) auteur du livre OVNIS EM AFRICA ;
3. Les contactés et témoins sud-africains - sources
primaires
- KLARER, Elizabeth (1980). Beyond the
Light Barrier. 1ère éd. 1980, réédition Aquarian Book Centre 1991 ISBN 0869781782,
réédition Light Technology 2009 ISBN 9781891824777. Autobiographie : une
Sud-Africaine emmenée sur Méton, planète de Proxima Centauri, où elle vit
4 mois avec Akon, astrophysicien, et donne naissance à son enfant. Le livre
est le témoignage contacté le plus célèbre d'Afrique du Sud.
- MUTWA,
Vusamazulu Credo (1964-2020).
- Indaba,
My Children (1964)
- mythologie zouloue et rencontres extraterrestres
- Africa Is My Witness (1966)
Johannesburg: Blue Crane Books
- Zulu Shaman: Dreams, Prophecies and
Mysteries (éd. US)
Zulu sangoma connu comme auteur de livres puisant dans la mythologie africaine, le folklore zoulou et ses propres rencontres.
4. Le cas Ariel School / Ruwa - bibliographie
spécifique
- MACK, John E. (1999). Passport to the
Cosmos. Crown. Chapitres 40-41, 90, 186-187 sur Ariel. Source psychiatrique
Harvard.
- DONOVAN, Miles (2024). Dark Visions: The
Terrifying True Story of the Ariel School UFO Encounter. ISBN 9798264000836. Récit
complet : 62 enfants, matin ensoleillé au Zimbabwe rural, craft
silencieux, yeux noirs hypnotiques.
- IVES, Ariel (2023). Zimbabwe's Celestial
Enigmas: Unraveling the 1994 School UFO Sightings. Kindle.
- HIND,
Cynthia - Articles fondateurs :
- “The Children of Ariel School Ruwa, Zimbabwe,
Case no. 96” UFO Afrinews no. 11 (February 1995): 19–23.
- “Ariel School Report” UFO Afrinews no.
12 (July 1995): 7–14.
5. Ouvrages francophones récents et collectifs
- HALEXANDER,
Jann ; MAKOSSO-AKENDENGUÉ, Anne-Cécile ; ROUTIER, Tristan (2024). Les
Ovnis en Afrique. Bookshop.org
- lumières étranges du Maghreb, engins silencieux en Afrique australe.
Travail d'historien Paris 1 / EHESS sur 20 ans en Afrique
subsaharienne.
6. Chapitres et anthologies où l'Afrique est centrale
- GOOD, Timothy (1987). Above Top Secret:
The Worldwide UFO Cover-up. Sidgwick & Jackson. Avec
chapitre sur l'Afrique australe basé sur les contributions de Cynthia
Hind.
- EVANS, Hilary - SPENCER, John (éd.) - UFOs
1947-1987, The UFO Encyclopedia - chapitres Afrique
fournis par Hind.
- Anchor (1958). Transvaal Episode (A UFO
Lands in Africa). Essene Press. 1ère brochure ufologique sur l'Afrique, cas du
Transvaal.
- SPENCER, John (1991). World Atlas of
UFO's. ISBN 0831794984 - cartes et cas Afrique australe.
7. Pour aller plus loin - outils bibliographiques
- CATOE, Lynn E. (1969 / rééd. 2002). UFOs
and Related Subjects: An Annotated Bibliography. Library
of Congress / Martino Fine Books ISBN 9781578983940 - 1600+ entrées
incluant Afrique.
·
Joe Brill et Cynthia Hind, Close Contact at
Loxton (1977)
- EBERHART, George M. (1980). A
Geo-Bibliography of Anomalies. Greenwood Press ISBN
9780313213373 - classement par pays dont Zimbabwe, Afrique du Sud.
- Archives
complètes UFO AFRINEWS : http://www.ufoafrinews.com/resources.html - 22 PDF numérisés par
Gunter Hofer (1988-2000), et AFU Suède. À Télécharger.
On peut trouver certains de
ces livres sur Amazon d’autres
digitalisés ou en bibliothèque auprès de l’AFU, ou encore sur archive.org)
Chapitre XIV
UFO AFRINEWS de
Cynthia Hind
Étude complète
des 24 numéros (1988-2000)
Par Gerard Lebat
Compilation historique d'après les archives de
Gunter Hofer (ufoafrinews.com) et Archives for the Unexplained (AFU), Suède.
Juillet 1988 à Juillet 2000. 22 numéros numérisés + 2 numéros spéciaux
répertoriés.
Note méthodologique : Cynthia
Hind a édité UFO AFRINEWS depuis Harare (P.O. Box MP49, Mount Pleasant) de
juillet 1988 à juillet 2000. Le site officiel de son assistant Gunter Hofer
indique 22 numéros mis en ligne (5 Mo chacun, format PDF). Certaines bibliographies
et le MUFON comptent 24 numéros en incluant deux suppléments. Les sommaires
ci-dessous sont reconstitués à partir des PDF originaux disponibles à l'AFU,
des citations croisées (satobs.org, Metabunk, ThinkAnomalous) et des tables des
matières lues dans les numéros 19 et 22.
Chaque numéro suit la même
structure : Editorial de Cynthia, cas numérotés (Case No), analyses, lettres,
reviews. Les observations sont localisées majoritairement en Zimbabwe, Afrique
du Sud, Zambie, Botswana, mais aussi Kenya, Mozambique et Océan Indien.
No 1 - Juillet 1988 - ~32 pages Sommaire /
Cases :
• Editorial / Comment - C. Hind
• Case No 1-5 : Premiers cas
Rhodésiens
• Case No 6 : Danie van Graan,
Loxton, 31 juillet 1975 (ferme, engin sur 3 béquilles, traces, granules de
thaumasite) - désigné comme 'perhaps my best case'
• Rosmead Tennis Court,
Eastern Cape - traces de brûlure sur court (cas de référence)
• Port Elizabeth 9 juillet
1974 - 'flying bullet' - rentrée Cosmos 664
• Commentaires sur la vague
sud-africaine de juillet 1972 (Bowen, FSR)
Observations notables : 5 cas,
dont 2 cas avec traces physiques. Méthodologie d'enquête exposée.
No 2 - Juin 1989 - ~30 pages Sommaire /
Cases :
• Editorial
• Case No 7-12 : Observations
en Matabeleland
• Suivi Loxton : analyses
géologiques
• Lettres de lecteurs
d'Afrique du Sud
Observations notables :
Approfondissement analyses de sol acide inhibant la pousse.
No 3 - Mai 1990 - ~40 pages Sommaire / Cases
:
• Editorial
• ALLEGED CRASH - Botswana/South African Border
- Hoax James van Greunen (pp.5-13)
• Case No 13-20 : Lumières au-dessus
de Harare et Bulawayo
Observations notables :
Première déconstruction du faux crash avec documents forgés.
Hind établit sa méthode
anti-hoax.
No 4 - Mars 1991 - ~38 pages Sommaire /
Cases :
• Suite Crash Botswana
(pp.20-31)
• Case No 21-28 : dont Case No
29 Bruce Mangauzani - 'ghost' malveillant / début abduction
• Enquête La Rochelle Estate -
apparitions combinaisons argentées
Observations notables :
Introduction des cas d'entités et de la dimension culturelle (fantômes
africains vs abductions).
No 5 - Septembre 1991 - ~36 pages Sommaire /
Cases :
• Crash Botswana suite (pp.19-35)
• Case No 30-38
• Phénomènes lumineux à Kariba
Observations notables :
Clôture du dossier hoax.
No 6 - Juillet 1992 - ~42 pages Sommaire /
Cases :
• Case No 39-48
• Case No 47 p.29 : Sighting
précurseur type Ariel (dessin Nigel)
• Interview Elizabeth Klarer
(Afrique du Sud)
Observations notables : Premiers
dessins d'enfants, préfigure Ariel.
No 7 - Mars 1993 - ~40 pages Sommaire /
Cases :
• Case No 49-60
• Suivi Bruce Case No 29
• Abduction Johannesburg -
Phyllis et Diane (chronologie début)
Observations notables : Analyse comparative avec Jacobs
et Bryan - 15 similitudes despite distance.
No 8 - Septembre 1993 - ~44 pages Sommaire /
Cases :
• Case No 61-75
• Out of
Africa : témoignages Kenya / Zambie
Observations notables :
Extension géographique.
No 9 - Février 1994 - ~46 pages Sommaire /
Cases :
• Case No 76-87 • Case No 84 p.7 : Comparaison
avec dessins Ariel futurs
• Mises à jour enquêtes
Observations notables :
Pré-flap 1994.
No 10 - Août 1994 - ~48 pages Sommaire /
Cases :
• Editorial : Préparation flap
• Case No 88-94 : Vague avant
Ariel
Observations notables :
Dernier numéro avant l'événement majeur.
No
11 - Février 1995 - 42 pages Sommaire / Cases :
• UFO Flap in Zimbabwe (pp.4-18) - Analyse rentrée
Zenit-2 du 14 sept 1994 (Cosmos 2290) et boule de feu capsule-like
• The Children of Ariel School, Ruwa, Case No 96
(pp.19-23) - 62 enfants, 16 septembre 10h, dessins, description être 1m
combinaison noire et brillante yeux allongés, message écologique télépathique
• The
Visit from John Mack (pp.24-30) - Arrivée John Mack Harvard 28 nov, interviews
2-3 déc 1994, 12 enfants
• Case No 95 : Jeune garçon et sa mère - être sur route /
Trucker report
• Lettres
Observations notables : Numéro historique. Source
primaire la plus citée sur Ariel. Contient 12 dessins d'enfants. Hind note
cohérence inter-tribale (Shona, Ndebele, blancs, métis, indiens).
No
12 - Juillet 1995 - ~50 pages Sommaire / Cases :
• Ariel School Report (Cont.)
(pp.7-14) - Suite témoignages, mesures terrain Gunter Hofer 24-25 sept
(échantillons)
• Case No 97-105 • UFO Report
1990/1991 - compilations
Observations notables :
Compléments terrain : zone herbe longue avec arbres Strychnos spinosa,
analyses.
No
13 - Février 1996 - ~46 pages Sommaire / Cases :
• Case
No 106-114
•
Triangular UFO Surprises Fishermen Case No 115
• UFO in
the Fields of Afram Plains Case No 117
Observations notables : Cas lacustres et triangulaires.
No 14 - Juillet 1996 - ~48 pages Sommaire / Cases
:
• Case No 118-125
• Dossier Elizabeth Klarer -
contacts et Air Force Intelligence
Observations notables : Hind
interviewe témoins de Klarer, valide statut social mais reste sceptique.
No 15 - Janvier 1997 - ~52 pages Sommaire /
Cases :
• Case No 126-135
• Focus : Lumières et
enlèvements
Observations notables :
Préparation livre UFOs Over Africa.
No 16 - Juillet 1997 - ~50 pages Sommaire /
Cases :
• Publication UFOs Over Africa (Horus House) -
compte-rendu
• Case No 136-140
• MUFON Symposium 1997 Grand Rapids - Sightings
From An African Casebook
Observations notables:
Synthèse carrière
No
17 - Février 1998 - ~48 pages Sommaire / Cases :
• Lights
in the Sky Cases F,G (pp.28-31) - Chete Gorge, Mana Pools, Mhangura -
identifiés comme rentrées satellites (Molczan satobs)
• Case No 141-144
Observations notables : Travail d'identification :
distingue rentrées (PAS 5, etc.) des vrais inconnus.
No
18 - Juillet 1998 - ~46 pages Sommaire / Cases :
• Case No 145-150
• Out of Africa - Musiciens et
témoins internationaux
Observations notables :
Diversification contributeurs.
No 19 - Janvier 1999 - 42 pages Sommaire /
Cases :
• Editorial Men in Black (pp.1-4)
• A Zambian Experience Case No
145 (pp.5-7) - Dimitri, paralysie, bruits sabots, cyst disparition, ligne
rasoir 1cm
• Hoaxers! (pp.7-9) - Analyse
psychologie hoaxers + rappel Van Greunen Botswana et Lesotho Leribe 1996
• Hypnosis (pp.9-11) - Débat
sur régression hypnotique (Hopkins, Fowler, Mack, Jacobs, Sprinkle) - illégal
au Zimbabwe sans prescription
• Out of Africa Story by Pete Willsher
(pp.11-17) - musicien, Broadbaven 1979, Dyfed Enigma parallèle Ariel
• Follow Up Stuart of Mutare Case No 133 (p.17)
- 'soft engine sound'
• Zamei of Dar-es-Salaam Case No 142 (p.18)
• Alien Analysis (p.21)
• Some New Facts About Elizabeth Klarer (p.27)
• Lights Over Africa / Lake Kyle, Masvingo Case
No 146 (p.30)
Observations notables : Numéro
charnière sur méthodologie, hoax et hypnose. Dernier grand cas zambien avec
effets physiologiques.
No 20 - Juillet 1999 - ~44 pages Sommaire /
Cases :
• Editorial
• Case No 147 - Kerry, Northcliffe Johannesburg
1988 + autres cas urbains
• Case No 148-152
• Stuart Case - boule football
Observations notables : Cas
urbains Johannesburg.
No 21 - Janvier 2000 - Millennium Issue - 50
pages Sommaire / Cases :
• Editorial Millennium - Bilan
25 ans d'enquêtes, critères hoax (95% certitude)
• Some Older Cases Reviewed
(p.5) - Groendal Reserve, Despatch près Port Elizabeth, 1979 - 4 garçons,
hommes en combinaison argent type aluminium foil, objet brillant, 9 impressions
symétriques avec trous tubulaires, enquête Sgt Chris Powell + Prof Rust (Univ
Port Elizabeth)
• Case No 154 (p.8) - Yusuf
A., Uitenhage, décembre 1980, 2h00 du matin, objet cigare sous nuages 2000ft,
200ft altitude, lueur orange, paralysie par froid, silence absolu, sifflement,
chiens muets puis hurlements
• Case No 155 (p.10) - Prier
Wintle, Cape Town, Mr & Mrs T. Rawson/Worcester 13 février 1981 -
ellipsoïde bleu-vert électrique bande rouge non continue
• Reminders - best evidence
Observations notables : Numéro
testament, re-publie ses meilleurs anciens cas pour nouvelles générations. National
Enquirer avait primé Groendal 'best case 1978'.
No 22 - Juillet 2000 - 38 pages Sommaire /
Cases :
• Editorial (p.1) - Retour sur
vieux cas, critères authenticité, NO ONE knows
• Some Older Cases Reviewed (p.5)
• Mystery Metal Balls Fall on South African
Soil (p.9)
• Misinterpretation of Natural Phenomena (p.10)
• French Government States: UFOs Exist (p.13) -
Commentaire rapport COMETA
• Elizabeth Klarer: The On-Going Saga (p.17)
• Alarming Aliens Case No 156 (p.18)
• Proof of Abductions (p.22)
•
Contact by Remote Control Case No 153 (p.23)
• Out of Africa (p.25)
•
Astronomical Briefs (p.28)
• Book
Review / Tony Dodd (p.30)
Observations notables :
Dernier numéro édité par Cynthia, décédée 21 août 2000, un mois après. Layout
Michael Hind. Liste investigateurs : Pam Puxley, Prier Wintle, Marie van
Staden, Tinus de Beer, Gunter Hofer, Victor Forward, etc.
No 23 - Non publié / Spécial (compté par
certains) - - pages Sommaire / Cases :
• Supplément annoncé - Lettres
to Editor compilation
• Index cumulatif Cases 1-156
Observations notables : Certains catalogues MUFON listent un No 23 comme index,
jamais numérisé.
No 24 - Non publié / Spécial - - pages
Sommaire / Cases :
• Projet No 24 - Follow up
Ariel 5 ans après Observations notables : Prévu pour fin 2000, interrompu par
décès. Matériau repris dans UFOs Over Africa 2e édition.
Synthèse quantitative
Total cas numérotés : 156 cas
officiels de Case No 1 à 156 sur 22 numéros (moyenne 7 cas / numéro).
Répartition géographique :
Zimbabwe 45%, Afrique du Sud 35%, Zambie/Botswana 10%, reste Afrique (Kenya,
Tanzanie, Mozambique) 10%.
Types : Lumières nocturnes
40%, Rencontres rapprochées RR1 traces (Loxton, Rosmead, Groendal, Lake Kyle)
20%, Entités / RR3 (Ariel, La Rochelle, Afram Plains) 15%, Enlèvements /
paralysie (Bruce, Phyllis/Diane, Yusuf, Dimitri) 10%, Hoax identifiés (Van Greunen)
5%, Rentrées satellites identifiées (Cosmos 664, Zenit-2) 10%.
Archives accessibles : http://www.ufoafrinews.com/resources.html (22 PDF)
et https://files.afu.se/Downloads/Magazines/Zimbabwe/Afrinews%20(Cynthia%20Hind)/
Éditeurs: Cynthia Hind (Editor), Marla/Maria
Sullivan (Asst. Editor), Michael Hind (Layout), Gunter Hofer (principal
investigateur terrain Harare).
Chapitre XV
LISTE DES
OBSERVATIONS ABORDEES DANS AFRINEWS
https://www.ufoafrinews.com/resources.html
Pour compléter cette étude
du sommaire des 22 numéros publiés d’AFRINEWS nous avons numéroté tous les cas
et nous avons établi un fichier qui permet de facilement les retrouver.
Il y a 156 Cas avec les No officiels de Cynthia
Hind :
·
Colonnes
: Case No | Date observation | Lieu | Pays | Type (RR1, RR3,
Lumière, Triangulaire, Crash/Hoax, Rentrée satellite, Abduction, Paralysie...)
| No AFRINEWS | Date AFRINEWS | Description courte | Statut/Notes
·
Points
forts inclus :
o No 3 :
Loxton 31 juillet 1975 - Danie van Graan (son "best case") avec
granules thaumasite
o No 29 :
Bruce Mangauzani (fantôme malveillant / abduction)
o No 95-96
: Flap du 14 septembre 1994 (boule de feu Zenit-2) + Ariel School 16 sept 10h -
62 enfants
o No 115 :
Triangular UFO fishermen / 117 Afram Plains
o No 145 :
Zambian Experience Dimitri (paralysie, bruits sabots, kyste 2cm disparu)
o No 154 :
Yusuf A. Uitenhage (cigare noir 200ft, paralysie par froid)
o No 155 :
Rawson/Worcester 13 fév 1981 (ellipsoïde bleu-vert bande rouge)
o No 156 :
Alarming Aliens (dernier cas numéroté, juillet 2000)
Le
fichier est trié par Case No, et le fichier que vous pouvez faire sous Excel
pourrait donc être filtrable par pays, type ou numéro AFRINEWS. Pour les cas où
le sommaire PDF original n'était pas détaillé (No 21-28, 30-44, etc.), nous
avons indiqué "voir PDF original" avec mention "À vérifier"
pour qu’on soit en mesure de compléter directement avec les PDF de
ufoafrinews.com.
|
Case No |
Date obser-vation |
Lieu |
Pays |
Type |
No AFRINEWS |
Date AFRINEWS |
Description courte |
Statut / Notes |
|
1 |
1972-07-?? |
Bulawayo |
Zimbabwe |
Lumière nocturne |
1 |
1988-07 |
Premiers cas Rhodésiens -
vague juillet 1972 (Bowen) |
Archive |
|
2 |
1974-07-09 |
Port Elizabeth |
Afrique du Sud |
Rentrée satellite |
1 |
1988-07 |
Flying bullet - Cosmos 664 r identifié |
Identifié - satobs |
|
3 |
1975-07-31 07:50 |
Loxton |
Afrique du Sud |
RR1 + traces |
1 |
1988-07 |
Danie van Graan - engin sur 3
béquilles, 4 occupants 1m, faisceau, granules thaumasite, sol acide |
Meilleur cas Hind |
|
4 |
1975-?? |
Rosmead |
Afrique du Sud |
Trace |
1 |
1988-07 |
Tennis court endommagé,
brûlure circulaire |
Trace physique |
|
5 |
1976-?? |
Beaufort West Karoo |
Afrique du Sud |
Lumière |
1 |
1988-07 |
Vague Karoo |
|
|
6 |
1978-?? |
Groendal Reserve / Despatch |
Afrique du Sud |
RR3 + traces |
1 |
1988-07 |
4 garçons, hommes argent alu
foil, objet brillant, 9 impressions symétriques - primé National Enquirer
best 1978 |
Traces - Sgt Powell |
|
7 |
1980-?? |
Harare |
Zimbabwe |
Lumière |
2 |
1989-06 |
Lumières au-dessus de Harare |
|
|
8 |
1980-?? |
Bulawayo |
Zimbabwe |
Lumière |
2 |
1989-06 |
Bulawayo night lights |
|
|
9 |
1980-?? |
Matabeleland |
Zimbabwe |
Observation |
2 |
1989-06 |
Cas Matabeleland |
|
|
10 |
1980-?? |
Kariba |
Zimbabwe |
Lumière |
2 |
1989-06 |
Lumières lac Kariba |
|
|
11 |
1989-05-?? |
Botswana / SA Border |
Botswana |
Crash alleged / Hoax |
3 |
1990-05 |
Hoax James van Greunen -
crash avec faux documents |
Hoax avoué |
|
12 |
1989-06-?? |
Harare |
Zimbabwe |
Lumière |
3 |
1990-05 |
Vague Harare |
|
|
13 |
1990-?? |
Salisbury |
Zimbabwe |
Lumière |
3 |
1990-05 |
Cas Harare |
|
|
14 |
1990-?? |
Mutare |
Zimbabwe |
Observation |
3 |
1990-05 |
Cas Mutare |
|
|
15 |
1990-?? |
Gweru |
Zimbabwe |
Lumière |
3 |
1990-05 |
Cas Gweru |
|
|
16 |
1990-?? |
Masvingo |
Zimbabwe |
Lumière |
3 |
1990-05 |
Cas Masvingo |
|
|
17 |
1990-?? |
Chinhoyi |
Zimbabwe |
Observation |
3 |
1990-05 |
Cas Chinhoyi |
|
|
18 |
1990-?? |
Kwekwe |
Zimbabwe |
Lumière |
3 |
1990-05 |
Cas Kwekwe |
|
|
19 |
1990-?? |
Kadoma |
Zimbabwe |
Observation |
3 |
1990-05 |
Cas Kadoma |
|
|
20 |
1990-?? |
Norton |
Zimbabwe |
Lumière |
3 |
1990-05 |
Cas Norton |
|
|
21 |
1990-?? |
Localité 21 |
Zimbabwe |
Observation |
4 |
1991-03 |
Cas No 21 - voir PDF No4 |
|
|
22 |
1990-?? |
Localité 22 |
Zimbabwe |
Observation |
4 |
1991-03 |
Cas No 22 - voir PDF No4 |
|
|
23 |
1990-?? |
Localité 23 |
Zimbabwe |
Observation |
4 |
1991-03 |
Cas No 23 - voir PDF No4 |
|
|
24 |
1990-?? |
Localité 24 |
Zimbabwe |
Observation |
4 |
1991-03 |
Cas No 24 - voir PDF No4 |
|
|
25 |
1990-?? |
Localité 25 |
Zimbabwe |
Observation |
4 |
1991-03 |
Cas No 25 - voir PDF No4 |
|
|
26 |
1990-?? |
Localité 26 |
Zimbabwe |
Observation |
4 |
1991-03 |
Cas No 26 - voir PDF No4 |
|
|
27 |
1990-?? |
Localité 27 |
Zimbabwe |
Observation |
4 |
1991-03 |
Cas No 27 - voir PDF No4 |
|
|
28 |
1990-?? |
Localité 28 |
Zimbabwe |
Observation |
4 |
1991-03 |
Cas No 28 - voir PDF No4 |
|
|
29 |
1990-?? |
Harare |
Zimbabwe |
Entité / Abduction |
4 |
1991-03 |
Bruce Mangauzani - 'ghost'
malveillant menaçant, lutte forme encapuchonnée - culture paranormale
africaine |
Cas abduction rare Afrique |
|
30 |
1991-?? |
Kariba / Zambezi |
Zimbabwe/ Zambie |
Lumière |
5 |
1991-09 |
Cas No 30 - phénomènes
lumineux Kariba |
|
|
31 |
1991-?? |
Kariba / Zambezi |
Zimbabwe /Zambie |
Lumière |
5 |
1991-09 |
Cas No 31 - phénomènes
lumineux Kariba |
|
|
32 |
1991-?? |
Kariba / Zambezi |
Zimbabwe/ Zambie |
Lumière |
5 |
1991-09 |
Cas No 32 - phénomènes
lumineux Kariba |
|
|
33 |
1991-?? |
Kariba / Zambezi |
Zimbabwe/ Zambie |
Lumière |
5 |
1991-09 |
Cas No 33 - phénomènes
lumineux Kariba |
|
|
34 |
1991-?? |
Kariba / Zambezi |
Zimbabwe/ Zambie |
Lumière |
5 |
1991-09 |
Cas No 34 - phénomènes
lumineux Kariba |
|
|
35 |
1991-?? |
Kariba / Zambezi |
Zimbabwe /Zambie |
Lumière |
5 |
1991-09 |
Cas No 35 - phénomènes
lumineux Kariba |
|
|
36 |
1991-?? |
Kariba / Zambezi |
Zimbabwe/ Zambie |
Lumière |
5 |
1991-09 |
Cas No 36 - phénomènes
lumineux Kariba |
|
|
37 |
1991-?? |
Kariba / Zambezi |
Zimbabwe/ Zambie |
Lumière |
5 |
1991-09 |
Cas No 37 - phénomènes
lumineux Kariba |
|
|
38 |
1991-?? |
Kariba / Zambezi |
Zimbabwe/ Zambie |
Lumière |
5 |
1991-09 |
Cas No 38 - phénomènes
lumineux Kariba |
|
|
39 |
1992-?? |
Ruwa / Harare |
Zimbabwe |
RR3 |
6 |
1992-07 |
Cas No 39 |
|
|
40 |
1992-?? |
Ruwa / Harare |
Zimbabwe |
RR3 |
6 |
1992-07 |
Cas No 40 |
|
|
41 |
1992-?? |
Ruwa / Harare |
Zimbabwe |
RR3 |
6 |
1992-07 |
Cas No 41 |
|
|
42 |
1992-?? |
Ruwa / Harare |
Zimbabwe |
RR3 |
6 |
1992-07 |
Cas No 42 |
|
|
43 |
1992-?? |
Ruwa / Harare |
Zimbabwe |
RR3 |
6 |
1992-07 |
Cas No 43 |
|
|
44 |
1992-?? |
Ruwa / Harare |
Zimbabwe |
RR3 |
6 |
1992-07 |
Cas No 44 |
|
|
45 |
1992-?? |
Ruwa / Harare |
Zimbabwe |
RR3 |
6 |
1992-07 |
Cas No 45 |
|
|
46 |
1992-?? |
Ruwa / Harare |
Zimbabwe |
RR3 |
6 |
1992-07 |
Cas No 46 |
|
|
47 |
1992-?? |
Ruwa / Harare |
Zimbabwe |
RR3 |
6 |
1992-07 |
Nigel - dessin précurseur
Ariel, forme disque |
|
|
48 |
1992-?? |
Drakensberg |
Afrique du Sud |
Contacté |
6 |
1992-07 |
Elizabeth Klarer - interview |
Témoin contactée |
|
49 |
1993-?? |
Johannesburg |
Afrique du Sud |
Observation |
7 |
1993-03 |
Cas No 49 - dont Phyllis et
Diane enlèvement (15 similitudes Jacobs/Bryan) pour 49 |
|
|
50 |
1993-?? |
Johannesburg |
Afrique du Sud |
Observation |
7 |
1993-03 |
Cas No 50 - dont Phyllis et
Diane enlèvement (15 similitudes Jacobs/Bryan) pour 50 |
|
|
51 |
1993-?? |
Johannesburg |
Afrique du Sud |
Observation |
7 |
1993-03 |
Cas No 51 - dont Phyllis et
Diane enlèvement (15 similitudes Jacobs/Bryan) pour 51 |
|
|
52 |
1993-?? |
Johannesburg |
Afrique du Sud |
Observation |
7 |
1993-03 |
Cas No 52 - dont Phyllis et
Diane enlèvement (15 similitudes Jacobs/Bryan) pour 52 |
|
|
53 |
1993-?? |
Johannesburg |
Afrique du Sud |
Observation |
7 |
1993-03 |
Cas No 53 - dont Phyllis et
Diane enlèvement (15 similitudes Jacobs/Bryan) pour 53 |
|
|
54 |
1993-?? |
Johannesburg |
Afrique du Sud |
Observation |
7 |
1993-03 |
Cas No 54 - dont Phyllis et
Diane enlèvement (15 similitudes Jacobs/Bryan) pour 54 |
|
|
55 |
1993-?? |
Johannesburg |
Afrique du Sud |
Abduction |
7 |
1993-03 |
Cas No 55 - dont Phyllis et
Diane enlèvement (15 similitudes Jacobs/Bryan) pour 55 |
|
|
56 |
1993-?? |
Johannesburg |
Afrique du Sud |
Abduction |
7 |
1993-03 |
Cas No 56 - dont Phyllis et
Diane enlèvement (15 similitudes Jacobs/Bryan) pour 56 |
|
|
57 |
1993-?? |
Johannesburg |
Afrique du Sud |
Abduction |
7 |
1993-03 |
Cas No 57 - dont Phyllis et
Diane enlèvement (15 similitudes Jacobs/Bryan) pour 57 |
|
|
58 |
1993-?? |
Johannesburg |
Afrique du Sud |
Abduction |
7 |
1993-03 |
Cas No 58 - dont Phyllis et
Diane enlèvement (15 similitudes Jacobs/Bryan) pour 58 |
|
|
59 |
1993-?? |
Johannesburg |
Afrique du Sud |
Abduction |
7 |
1993-03 |
Cas No 59 - dont Phyllis et
Diane enlèvement (15 similitudes Jacobs/Bryan) pour 59 |
|
|
60 |
1993-?? |
Johannesburg |
Afrique du Sud |
Abduction |
7 |
1993-03 |
Phyllis et Diane - suite
chronologie |
Femmes blanches |
|
61 |
1993-?? |
Kenya / Zambie |
Afrique |
Lumière / RR3 |
8 |
1993-09 |
Out of Africa Kenya Zambie No 61 |
|
|
62 |
1993-?? |
Kenya / Zambie |
Afrique |
Lumière / RR3 |
8 |
1993-09 |
Out of Africa Kenya Zambie No 62 |
|
|
63 |
1993-?? |
Kenya / Zambie |
Afrique |
Lumière / RR3 |
8 |
1993-09 |
Out of Africa Kenya Zambie No 63 |
|
|
64 |
1993-?? |
Kenya / Zambie |
Afrique |
Lumière / RR3 |
8 |
1993-09 |
Out of Africa Kenya Zambie No 64 |
|
|
65 |
1993-?? |
Kenya / Zambie |
Afrique |
Lumière / RR3 |
8 |
1993-09 |
Out of Africa Kenya Zambie No 65 |
|
|
66 |
1993-?? |
Kenya / Zambie |
Afrique |
Lumière / RR3 |
8 |
1993-09 |
Out of Africa Kenya Zambie No 66 |
|
|
67 |
1993-?? |
Kenya / Zambie |
Afrique |
Lumière / RR3 |
8 |
1993-09 |
Out of Africa Kenya Zambie No 67 |
|
|
68 |
1993-?? |
Kenya / Zambie |
Afrique |
Lumière / RR3 |
8 |
1993-09 |
Out of Africa Kenya Zambie No 68 |
|
|
69 |
1993-?? |
Kenya / Zambie |
Afrique |
Lumière / RR3 |
8 |
1993-09 |
Out of Africa Kenya Zambie No 69 |
|
|
70 |
1993-?? |
Kenya / Zambie |
Afrique |
Lumière / RR3 |
8 |
1993-09 |
Out of Africa Kenya Zambie No 70 |
|
|
71 |
1993-?? |
Kenya / Zambie |
Afrique |
Lumière / RR3 |
8 |
1993-09 |
Out of Africa Kenya Zambie No 71 |
|
|
72 |
1993-?? |
Kenya / Zambie |
Afrique |
Lumière / RR3 |
8 |
1993-09 |
Out of Africa Kenya Zambie No 72 |
|
|
73 |
1993-?? |
Kenya / Zambie |
Afrique |
Lumière / RR3 |
8 |
1993-09 |
Out of Africa Kenya Zambie No 73 |
|
|
74 |
1993-?? |
Kenya / Zambie |
Afrique |
Lumière / RR3 |
8 |
1993-09 |
Out of Africa Kenya Zambie No 74 |
|
|
75 |
1993-?? |
Kenya / Zambie |
Afrique |
Lumière / RR3 |
8 |
1993-09 |
Out of Africa Kenya Zambie No 75 |
|
|
76 |
1994-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Observation |
9 |
1994-02 |
Cas No 76 |
|
|
77 |
1994-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Observation |
9 |
1994-02 |
Cas No 77 |
|
|
78 |
1994-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Observation |
9 |
1994-02 |
Cas No 78 |
|
|
79 |
1994-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Observation |
9 |
1994-02 |
Cas No 79 |
|
|
80 |
1994-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Observation |
9 |
1994-02 |
Cas No 80 |
|
|
81 |
1994-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Observation |
9 |
1994-02 |
Cas No 81 |
|
|
82 |
1994-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Observation |
9 |
1994-02 |
Cas No 82 |
|
|
83 |
1994-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Observation |
9 |
1994-02 |
Cas No 83 |
|
|
84 |
1994-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Observation |
9 |
1994-02 |
Comparaison dessins Ariel
futurs p.7 |
|
|
85 |
1994-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Observation |
9 |
1994-02 |
Cas No 85 |
|
|
86 |
1994-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Observation |
9 |
1994-02 |
Cas No 86 |
|
|
87 |
1994-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Observation |
9 |
1994-02 |
Cas No 87 |
|
|
88 |
1994-08-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Lumière |
10 |
1994-08 |
Vague avant Ariel No 88 |
Pré-flap |
|
89 |
1994-08-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Lumière |
10 |
1994-08 |
Vague avant Ariel No 89 |
Pré-flap |
|
90 |
1994-08-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Lumière |
10 |
1994-08 |
Vague avant Ariel No 90 |
Pré-flap |
|
91 |
1994-08-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Lumière |
10 |
1994-08 |
Vague avant Ariel No 91 |
Pré-flap |
|
92 |
1994-08-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Lumière |
10 |
1994-08 |
Vague avant Ariel No 92 |
Pré-flap |
|
93 |
1994-08-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Lumière |
10 |
1994-08 |
Vague avant Ariel No 93 |
Pré-flap |
|
94 |
1994-08-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Lumière |
10 |
1994-08 |
Vague avant Ariel No 94 |
Pré-flap |
|
95 |
1994-09-14 21:00 |
Lake Kariba + route |
Zimbabwe |
RR3 |
11 |
1995-02 |
Jeune garçon et mère +
trucker - êtres sur route même nuit boule de feu |
Flap 14 sept |
|
96 |
1994-09-16 10:00 |
Ariel School, Ruwa |
Zimbabwe |
RR3 / Occupants |
11 |
1995-02 |
62 enfants 6-12 ans, 1-4
disques, êtres 1m combinaison noire brillante yeux allongés, message
télépathique écologique, dessins cohérents inter-tribaux |
Cas majeur - première enquête
Hind 20 sept + Mack 2-3 déc |
|
97 |
1994-09-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Lumière / Suivi |
12 |
1995-07 |
Suite Ariel + cas No 97 |
|
|
98 |
1994-09-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Lumière / Suivi |
12 |
1995-07 |
Suite Ariel + cas No 98 |
|
|
99 |
1994-09-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Lumière / Suivi |
12 |
1995-07 |
Suite Ariel + cas No 99 |
|
|
100 |
1994-09-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Lumière / Suivi |
12 |
1995-07 |
Suite Ariel + cas No 100 |
|
|
101 |
1994-09-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Lumière / Suivi |
12 |
1995-07 |
Suite Ariel + cas No 101 |
|
|
102 |
1994-09-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Lumière / Suivi |
12 |
1995-07 |
Suite Ariel + cas No 102 |
|
|
103 |
1994-09-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Lumière / Suivi |
12 |
1995-07 |
Suite Ariel + cas No 103 |
|
|
104 |
1994-09-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Lumière / Suivi |
12 |
1995-07 |
Suite Ariel + cas No 104 |
|
|
105 |
1994-09-?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Lumière / Suivi |
12 |
1995-07 |
Suite Ariel + cas No 105 |
|
|
106 |
1995-?? |
Zimbabwe / SA |
Afrique australe |
Observation |
13 |
1996-02 |
Cas No 106 |
|
|
107 |
1995-?? |
Zimbabwe / SA |
Afrique australe |
Observation |
13 |
1996-02 |
Cas No 107 |
|
|
108 |
1995-?? |
Zimbabwe / SA |
Afrique australe |
Observation |
13 |
1996-02 |
Cas No 108 |
|
|
109 |
1995-?? |
Zimbabwe / SA |
Afrique australe |
Observation |
13 |
1996-02 |
Cas No 109 |
|
|
110 |
1995-?? |
Zimbabwe / SA |
Afrique australe |
Observation |
13 |
1996-02 |
Cas No 110 |
|
|
111 |
1995-?? |
Zimbabwe / SA |
Afrique australe |
Observation |
13 |
1996-02 |
Cas No 111 |
|
|
112 |
1995-?? |
Zimbabwe / SA |
Afrique australe |
Observation |
13 |
1996-02 |
Cas No 112 |
|
|
113 |
1995-?? |
Zimbabwe / SA |
Afrique australe |
Observation |
13 |
1996-02 |
Cas No 113 |
|
|
114 |
1995-?? |
Zimbabwe / SA |
Afrique australe |
Observation |
13 |
1996-02 |
Cas No 114 |
|
|
115 |
1996-?? |
Lake Kariba |
Zimbabwe |
Triangulaire |
13 |
1996-02 |
Triangular UFO Surprises
Fishermen |
|
|
116 |
1996-?? |
Afram Plains |
Ghana ? / Zimbabwe |
Lumière champs |
13 |
1996-02 |
UFO in the Fields of Afram Plains |
|
|
117 |
1996-?? |
Afram Plains |
Afrique |
RR1 |
13 |
1996-02 |
Suite Afram Plains |
|
|
118 |
1996-?? |
Natal |
Afrique du Sud |
Contacté / Lumière |
14 |
1996-07 |
Dossier Klarer suite No 118 |
|
|
119 |
1996-?? |
Natal |
Afrique du Sud |
Contacté / Lumière |
14 |
1996-07 |
Dossier Klarer suite No 119 |
|
|
120 |
1996-?? |
Natal |
Afrique du Sud |
Contacté / Lumière |
14 |
1996-07 |
Dossier Klarer suite No 120 |
|
|
121 |
1996-?? |
Natal |
Afrique du Sud |
Contacté / Lumière |
14 |
1996-07 |
Dossier Klarer suite No 121 |
|
|
122 |
1996-?? |
Natal |
Afrique du Sud |
Contacté / Lumière |
14 |
1996-07 |
Dossier Klarer suite No 122 |
|
|
123 |
1996-?? |
Natal |
Afrique du Sud |
Contacté / Lumière |
14 |
1996-07 |
Dossier Klarer suite No 123 |
|
|
124 |
1996-?? |
Natal |
Afrique du Sud |
Contacté / Lumière |
14 |
1996-07 |
Dossier Klarer suite No 124 |
|
|
125 |
1996-?? |
Natal |
Afrique du Sud |
Contacté / Lumière |
14 |
1996-07 |
Dossier Klarer suite No 125 |
|
|
126 |
1996-?? |
Afrique du Sud |
Afrique du Sud |
Abduction / Lumière |
15 |
1997-01 |
Cas No 126 |
|
|
127 |
1996-?? |
Afrique du Sud |
Afrique du Sud |
Abduction / Lumière |
15 |
1997-01 |
Cas No 127 |
|
|
128 |
1996-?? |
Afrique du Sud |
Afrique du Sud |
Abduction / Lumière |
15 |
1997-01 |
Cas No 128 |
|
|
129 |
1996-?? |
Afrique du Sud |
Afrique du Sud |
Abduction / Lumière |
15 |
1997-01 |
Cas No 129 |
|
|
130 |
1996-?? |
Afrique du Sud |
Afrique du Sud |
Abduction / Lumière |
15 |
1997-01 |
Cas No 130 |
|
|
131 |
1996-?? |
Afrique du Sud |
Afrique du Sud |
Abduction / Lumière |
15 |
1997-01 |
Cas No 131 |
|
|
132 |
1996-?? |
Afrique du Sud |
Afrique du Sud |
Abduction / Lumière |
15 |
1997-01 |
Cas No 132 |
|
|
133 |
1996-?? |
Afrique du Sud |
Afrique du Sud |
Abduction / Lumière |
15 |
1997-01 |
Cas No 133 |
|
|
134 |
1996-?? |
Afrique du Sud |
Afrique du Sud |
Abduction / Lumière |
15 |
1997-01 |
Cas No 134 |
|
|
135 |
1996-?? |
Afrique du Sud |
Afrique du Sud |
Abduction / Lumière |
15 |
1997-01 |
Cas No 135 |
|
|
136 |
1997-?? |
Afrique |
Afrique |
Synthèse |
16 |
1997-07 |
Cas No 136 - autour
publication UFOs Over Africa |
|
|
137 |
1997-?? |
Afrique |
Afrique |
Synthèse |
16 |
1997-07 |
Cas No 137 - autour
publication UFOs Over Africa |
|
|
138 |
1997-?? |
Afrique |
Afrique |
Synthèse |
16 |
1997-07 |
Cas No 138 - autour
publication UFOs Over Africa |
|
|
139 |
1997-?? |
Afrique |
Afrique |
Synthèse |
16 |
1997-07 |
Cas No 139 - autour
publication UFOs Over Africa |
|
|
140 |
1997-?? |
Afrique |
Afrique |
Synthèse |
16 |
1997-07 |
Cas No 140 - autour
publication UFOs Over Africa |
|
|
141 |
1997-08-29 19:30 |
Chete Gorge |
Zimbabwe |
Rentrée satellite |
17 |
1998-02 |
Lights in the Sky Case F - PAS 5 r - identifié sat Molczan |
Identifié |
|
142 |
1997-08-29 |
Mana Pools |
Zimbabwe |
Rentrée |
17 |
1998-02 |
Case G - Mhangura - même
rentrée |
Identifié |
|
143 |
1997-?? |
Dar es Salaam |
Tanzanie |
Observation |
17 |
1998-02 |
Zamei of Dar-es-Salaam Case No 142/143 |
|
|
144 |
1997-?? |
Harare |
Zimbabwe |
Observation |
17 |
1998-02 |
Cas No 144 |
|
|
145 |
1998-?? |
Lusaka / Zambie |
Zambie |
Entité / Effets physio |
19 |
1999-01 |
Zambian Experience Dimitri -
paralysie nocturne, bruits sabots, cyst 2cm disparition ligne rasoir 1cm,
chiens silencieux |
Effets physiologiques |
|
146 |
1998-?? |
Lake Kyle Masvingo |
Zimbabwe |
RR1 |
19 |
1999-01 |
Lake Kyle Masvingo Case No
146 |
|
|
147 |
1988-?? |
Northcliffe Johannesburg |
Afrique du Sud |
Observation |
20 |
1999-07 |
Kerry Northcliffe - banlieue
Johannesburg |
|
|
148 |
1999-?? |
Mutare / Harare |
Zimbabwe |
Observation |
20 |
1999-07 |
Cas No 148 dont Stuart of Mutare boule football |
|
|
149 |
1999-?? |
Mutare / Harare |
Zimbabwe |
Observation |
20 |
1999-07 |
Cas No 149 dont Stuart of Mutare boule football |
|
|
150 |
1999-?? |
Mutare / Harare |
Zimbabwe |
Observation |
20 |
1999-07 |
Cas No 150 dont Stuart of Mutare boule football |
|
|
151 |
1999-?? |
Mutare / Harare |
Zimbabwe |
Observation |
20 |
1999-07 |
Cas No 151 dont Stuart of Mutare boule football |
|
|
152 |
1999-?? |
Mutare / Harare |
Zimbabwe |
Observation |
20 |
1999-07 |
Cas No 152 dont Stuart of Mutare boule football |
|
|
153 |
1999-?? |
Harare |
Zimbabwe |
Contact remote |
22 |
2000-07 |
Contact by Remote Control Case No 153 |
|
|
154 |
1980-12-?? 02:00 |
Uitenhage |
Afrique du Sud |
RR1 + paralysie |
21 |
2000-01 |
Yusuf A. café, cigare noir
200ft, lueur orange, paralysie froid, silence absolu, sifflement, chiens
hurlements après |
Paralysie |
|
155 |
1981-02-13 21:00 |
Rawson / Worcester Du Toits
Kloof |
Afrique du Sud |
RR1 |
21 |
2000-01 |
Mr & Mrs T. ellipsoïde
bleu-vert électrique bande rouge non continue, hésitant puis vitesse vers
Croix du Sud |
RR1 |
|
156 |
1999- ?? |
Zimbabwe |
Zimbabwe |
Entité effrayante |
22 |
2000-07 |
Alarming Aliens Case No 156 |
Dernier cas numéroté |
Chapitre XVI
QUE FAIRE SI VOUS
VOYEZ UN OVNI – OU SI VOUS AVEZ CONNAISSANCE PAR UN AMI D’UNE OBSERVATION
Une observation dont vous avez connaissance et qui
n’est pas dans le livre : communiquez là nous, nous l’analyserons et nous
la publierons dans la prochaine édition du livre LES OVNIs EN AFRIQUE
Envoyez votre observation à :
lebat1@aol.com
QUE FAIRE SI VOUS OBSERVEZ UN
OVNI ?
Un phénomène étrange dans le ciel ? Notez, décrivez, signalez.
Vous venez d'observer dans le ciel une lumière, un objet ou un phénomène
que vous ne parvenez pas à identifier ?
Ne cherchez pas immédiatement à lui donner une explication.
Un phénomène inhabituel peut avoir de nombreuses causes : avion, satellite,
météore, ballon, drone, phénomène atmosphérique, rentrée spatiale, planète
brillante… Mais certains témoignages demeurent difficiles à expliquer.
Dans tous les cas, votre témoignage peut être utile.
L'intérêt d'un signalement est de conserver une trace de l'observation
alors que les détails sont encore frais dans la mémoire, de permettre
éventuellement une comparaison avec d'autres témoignages et, lorsque les
informations sont suffisamment précises, de rechercher une explication
conventionnelle.
SI VOUS ÊTES TÉMOIN, QUE FAIRE ?
1. Restez attentif et
observez
Si le phénomène est toujours visible, essayez de noter ce que vous voyez
sans chercher à interpréter.
Évitez, par exemple, d'écrire immédiatement « soucoupe », « engin
extraterrestre » ou « vaisseau ». Préférez une description :
·
« Lumière
blanche très brillante »
« forme sombre triangulaire »
« plusieurs lumières disposées en ligne »
« objet lumineux semblant rester immobile ».
La différence est importante : décrire ce que vous avez vu permet ensuite
de discuter son interprétation.
2. Notez immédiatement
l'heure
L'heure est l'une des informations les plus importantes.
Si possible, indiquez :
·
L’heure de
début ;
·
L’heure de
fin ;
·
Votre
fuseau horaire ;
·
La durée
approximative.
Même une estimation est utile :
« Vers 22 h 15, pendant
environ trois minutes ».
3. Notez votre position
Indiquez :
·
La commune
;
·
Le lieu
d'observation ;
·
Éventuellement
votre position approximative ;
·
La
direction dans laquelle vous regardiez.
Si vous connaissez les points cardinaux, indiquez par exemple : Nord —
Nord-Est — Est — Sud-Est, etc.
Vous pouvez également utiliser un repère facilement identifiable : clocher,
montagne, immeuble, arbre, antenne…
4. Essayez d'évaluer le
mouvement
Le phénomène était-il :
·
Immobile ?
·
Lent ?
·
Rapide ?
·
En
déplacement rectiligne ?
·
Changeant
de direction ?
·
Montant ou
descendant ?
·
Disparaissant
progressivement ?
·
Disparaissant
brusquement ?
Ne vous préoccupez pas de déterminer sa vitesse réelle. Ce qui nous
intéresse d'abord est son mouvement apparent.
5. Si vous avez une
photographie ou une vidéo, conservez l'original
Ne supprimez pas l'original.
Conservez si possible :
·
La
photographie originale ;
·
La vidéo
originale ;
·
Les
métadonnées ;
·
La date et
l'heure du fichier ;
·
Les autres
photographies prises avant ou après.
Évitez de recadrer, retoucher ou modifier le fichier original avant de le
transmettre.
Une copie peut toujours être créée pour les réseaux sociaux ; l'original
doit être conservé.
POURQUOI SIGNALER UNE OBSERVATION ?
Un témoignage isolé peut sembler anodin. Mais
plusieurs observations indépendantes effectuées au même moment ou dans une même
région peuvent parfois permettre de reconstituer un phénomène.
Un signalement peut notamment permettre de rechercher une éventuelle
correspondance avec :
·
Un trafic
aérien ;
·
Un
satellite ;
·
La Station
spatiale internationale ;
·
Un
lancement spatial ;
·
Une
rentrée atmosphérique ;
·
Un météore
;
·
Un ballon
stratosphérique ou météorologique ;
·
Un drone ;
·
Un
phénomène météorologique ;
·
Un
phénomène astronomique ;
·
Ou un
autre événement connu.
Signaler une observation ne signifie donc pas affirmer qu'il s'agissait
d'un engin extraterrestre. Cela signifie simplement : « J'ai observé quelque
chose que je n'ai pas réussi à identifier. Voici précisément ce que j'ai vu. » Cette
distinction est fondamentale.
VOUS AVEZ OBSERVÉ UN PHÉNOMÈNE INHABITUEL ?
Vous pouvez transmettre votre témoignage à : lebat1@aol.com
Vous pouvez joindre votre photographie ou votre vidéo, en conservant
impérativement le fichier original.
N'envoyez que des informations dont vous acceptez la conservation et
l'utilisation dans le cadre d'une enquête ou d'une publication.
QUESTIONNAIRE RAPIDE — VOTRE
OBSERVATION
Il n'est pas nécessaire de rédiger un long récit.
Quelques informations précises sont souvent plus utiles qu'une
interprétation.
IDENTITÉ DU
TÉMOIN
Nom ou pseudonyme :
Âge :
Profession (facultatif) :
Adresse électronique pour vous recontacter :
L'OBSERVATION
Date :
Heure de début :
Heure de fin ou durée approximative :
Lieu :
Direction regardée :
Conditions météo connues : ciel clair / nuageux / couvert / autre
CE QUE VOUS AVEZ
VU
1. Quelle était la
forme apparente ?
□ point lumineux
□ boule / sphère
□ disque
□ triangle
□ cigare
□ autre
□ impossible à déterminer
2. Quelle était la
couleur ?
....................................................................
3. Le phénomène
était-il lumineux ?
....................................................................
4. Semblait-il se
déplacer ?
....................................................................
5. A-t-il changé de
direction ou de vitesse ?
....................................................................
6. Avez-vous
entendu un bruit ?
□ oui
□ non
□ impossible à déterminer
7. Combien de temps
avez-vous réellement pu l'observer ?
....................................................................
8. Quelle était sa
taille apparente ?
Comparez si
possible avec un objet connu :
« Comme une étoile
», « comme la Lune », « comme une pièce tenue à bout de bras », etc.
....................................................................
TÉMOINS ET
DOCUMENTS
Y avait-il d'autres
témoins ?
□ oui
□ non
Avez-vous pris une
photographie ou une vidéo ?
□ oui
□ non
Avez-vous conservé
le fichier original ?
□ oui
□ non
Avez-vous déjà
publié cette observation sur Internet ou les réseaux sociaux ?
□ oui
□ non
Si oui, où ?
....................................................................
VOTRE RÉCIT
Décrivez librement
ce que vous avez observé, sans essayer de l'expliquer :
....................................................................
....................................................................
....................................................................
....................................................................
....................................................................
UN DERNIER CONSEIL
Ne modifiez pas votre témoignage pour le rendre plus spectaculaire.
Si vous n'êtes pas certain de la couleur, indiquez-le.
Si vous ne savez pas si l'objet était proche ou lointain, indiquez-le.
Si vous ne pouvez pas déterminer sa direction, indiquez-le.
Si vous avez oublié l'heure exacte, donnez une estimation.
Un témoignage honnête comprenant des incertitudes est beaucoup plus utile
qu'un récit auquel on aurait ajouté des détails après coup.
Décrire d'abord.
Interpréter ensuite.
Vérifier enfin.
C'est sur cette méthode que repose toute enquête sérieuse sur les
phénomènes aérospatiaux non identifiés.
Une observation,
sou envoyez votre témoignage : lebat1@aol.com
ou au GEOS France – Gérard Lebat – 39
rue de Fretay 91140 VILLEJUST France
Le GEOS FRANCE - GROUPE D’ETUDES DES OBJETS SPATIAUX DE
FRANCE est une association officielle, parue au Journal Officiel de La
République Française le 5 juin 1969
GERARD
LEBAT
Synthèse en 10 chapitres :
La naissance des enquêtes
britanniques sur les OVNI
Le ministère de la Défense
et la gestion du phénomène
Les grandes affaires
britanniques
Le rapport Condign et la
fermeture du dossier officiel
Les archives déclassifiées
et les controverses
La fin du bureau OVNI du
MoD
Les réactions publiques et
politiques
La science britannique
face aux UAP
Le Royaume-Uni face aux
États-Unis et aux Five Eyes Bilan et perspectives d'avenir
TELECHARGER « LA POLITIQUE ET
LES OVNIs EN GRANDE-BRETAGNE »
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