09 LES OVNIS SUR LE CONTINENT AFRICAIN

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 LES OVNIS SUR LE CONTINENT AFRICAIN

Un livre de Gérard LEBAT

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La bible des ovnis en Afrique 

La bible de l’ufologie en Afrique – Toute l’Ufologie Africaine en un seul livre - Plus de 1200 pages – Près de 1000 observations dont de nombreuses commentées et analysées – La vison des ancêtres face aux « êtres » de lumières et autres superstitions, analysée pour de nombreux pays - De nombreuses informations uniques issues de nos recherches et de nos enquêtes… Un ouvrage complet, évolutif qui sera mis à jour ultérieurement par l’ajout des cas, des études ou des documents que vous nous communiquerez ou que nous trouverons au cours de nos recherches



la présence des témoins. En fait, ils étaient stupéfaits de voir ce spectacle qu’ils ne comprenaient pas, qu’ils ne ressentaient pas l’envie de bouger ou de parler….

17 – La créature d’un bond se retrouve devant l’entrée de l’objet, fait une pose d’une seconde, puis la tête la première plonge dans l’objet en se lançant dans l’ouverture.

Ils sont immobiles, pas un bruit, la masse qui semble vivante, se relève alors et fait un saut de 3 m 50 au moins, sans qu’elle ait démontrée un effort et se retrouve devant la « porte » de la boule. Elle fait une pose d’une seconde, debout, puis l’entité semble voler et elle s’engouffre   dans l’objet, La tête, en avant. Une fois l’entité entrée, on ne la distingue plus, c’est comme auparavant, « noir. ». Les déplacements de l’entité lors des deux « vols » sont peu rapides, 1 seconde peut être. (Mais pas à la fois pas très lents et pas instantanés).

La phase partant du début de l’observations de la boule et de la créature jusqu’à ce qu’elle disparaisse à l’intérieur de l’objet a durée entre une et deux minutes. 10 à 15 secondes après que la créature a embarquée, l’engin s’élèvera, sans bruit, seul l’aura lumineux au moment où il commence à s’élever, s’intensifie et devient beaucoup plus lumineux, avec une sorte de scintillement. L’objet s’élève en 2 secondes au maximum, puis disparait pratiquement instantanément sans que les témoins soient en mesure d’en discerner la direction. La boule s’est élevée à une hauteur qui peut être estimée à 20 m, se situant au-dessus des arbres les plus élevés. Cette phase d’élévation s’est déroulée très rapidement, l’élévation est alors bien visible jusqu’à la disparition instantanée. 

18 : L’objet s’élève et disparait pratiquement instantanément lorsqu’il se situe à environ 20 m d’altitude.

En fait les deux témoins estiment avoir vu l’objet, en même temps que la créature et la durée totale de la scène jusqu’à la disparition instantanée est d’environ 2 minutes. C’est en fait rapide, ils sont arrivés semble-t-il après l’atterrissage (l’objet n’était pas posé au sol sur des pieds ou des roues, mais semblait en suspension dans l’air) et après que la créature ait examiné le sol, pour peut-être en recueillir des herbes, de la terre ou autre chose. C’est pratiquement au moment où l’entité terminait sa « mission » que les témoins sont arrivés.

 Lorsque l’objet a disparu, les deux témoins échangèrent des paroles, stupéfaction, incompréhension, ils n’avaient pas de solution à donner à ce qu’ils avaient vu. C’était quoi ? Ils avaient entendu à la radio ou vu des émissions TV parlant des OVNI (Très rare au Togo) mais ils ne pensaient pas qu’un jour ils en seraient les témoins. Ils n’y faisaient pas attention. Ils n’avaient pas peur, le problème le plus important pour eux était de décider s’ils devaient en parler. « Non, c’était trop risqué, on les prendrait pour des « débiles » et même, ils risquaient d’être l’objet de « magie noire » « sorts » et autres croyances locales… »  Les deux témoins, sans se l’interdire véritablement, décidèrent d’éviter de parler de ce qu’ils avaient vu.

Les réactions dans un village Africain du Togo ne sont pas celles qu’un européen peu avoir. Ces deux jeunes avaient un peu plus de connaissances que la majorité des habitants, mais malgré cela, ils ont opté pour la discrétion. En fait, ayant fait des centaines de conférences et fréquemment, lors du débat qui suivait, je demandais s’il y avait des témoins dans la salle. À chaque fois, plusieurs mains se levaient. Et à la question : « Pourquoi n’en avez-vous jamais parlé ? » La réponse était la peur du ridicule ! Pourtant en France, les gens sont sensibilisées au fait que la Gendarmerie est apte à recevoir leur témoignage. Peu vont le faire, tout comme nos deux amis Togolais et on se rend compte que beaucoup de témoignages sont perdus.

19 – Ils n’ont trouvé aucune trace après que l’objet ait décollé….

Après ces échanges rapides, ils constatèrent qu’il n’y avait aucune trace sur les lieux du quasi atterrissage et ils sont repartis en direction de leur habitation car la nuit allait bientôt tomber. Abdoulaye précise, après ma question, qu’il n’avait pas de téléphone portable, ni son ami Anani et qu’ils n’ont pas été en mesure de prendre des photos ou des vidéos. Il précise que compte tenu de l’état dans lequel ils se trouvaient tous les deux, même s’ils avaient eu un téléphone portable, ils n’auraient certainement pas pensé à l’utiliser tellement la surprise de se trouver face à face avec un tel phénomène les avaient surpris et en quelque sorte paralysés.

Enquête de Gérard LEBAT

Fin de rédaction le 25 février 2026

 

Les noms de famille par discrétion ont été modifiés ou non indiqués à la demande du témoin, les prénoms sont réels. Il est à noter que compte tenu de l’ancienneté des faits, les dimensions, distances diverses peuvent être erronées que quelques cms, m ou kms. L’heure avec 15 mn de marge est exacte, le soleil se couchant vers 18 H 15

 

Chapitre XII – 47

45 – TUNISIE

 

LE PHENOMENE OVNI EN TUNISIE

Politique, Religion, Recherche locale et Communautés

Le phénomène OVNI en Tunisie se caractérise par une absence de structure étatique dédiée, une gestion essentiellement rationaliste assurée par la Société astronomique de Tunisie (SAT) et la Cité des Sciences, et une interprétation culturelle dominée par le cadre islamique des djinns et du ghayb.

 

L'inventaire historique recense une dizaine de cas documentés entre 1943 et 1997, dont les observations de La Marsa (1950), Ferryville/Menzel Bourguiba (1951-1952), Souk-el-Khemis (1954) et Sfax (1997), auxquels s'ajoutent depuis 2023 des vagues de signalements liés aux satellites Starlink.

 

Contrairement à la France (GEIPAN/CNES) ou aux États-Unis (AARO), la Tunisie ne dispose d'aucun programme officiel d'étude des PAN, les autorités militaires n'intervenant que pour les intrusions aériennes classiques.

 

Sur le plan religieux, les autorités savantes rappellent que le Coran et la Sunna n'apportent ni confirmation ni négation de l'hypothèse extraterrestre, et distinguent strictement OVNI et djinns.

 

L'écosystème associatif repose sur la SAT (70 membres, fondée en 1990), l'Association Jeunes Sciences, la Cité des Sciences de Tunis et des initiatives diasporiques comme AreaTN, complété par des forums comme Tunisie-Culture et des groupes TikTok/Facebook.

 

1. Inventaire historique des observations en Tunisie

La littérature ufologique internationale et les forums tunisiens convergent sur une série de cas anciens, souvent militaires en raison du contexte colonial et de la Seconde Guerre mondiale.

 

Le cas le plus documenté contemporain est celui de juillet 2023. Plusieurs internautes ont posté des clichés de points lumineux en grappe. La SAT a identifié le phénomène comme le 92e lot de 54 satellites Starlink lancé le 16 juillet 2023 depuis Cap Canaveral, restés en formation serrée après mise en orbite.

 

Le même mécanisme d'explication a été repris par L'Expert Journal : l'analyse des images originales montre des dizaines de points en constellation à grande vitesse, non un corps solide, et les images d'objet cylindrique vert projetant des faisceaux sont générées par IA.

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Un autre mécanisme récurrent est la méprise lunaire. En 2024-2025, une vidéo virale présentée comme soucoupe a été déconstruite : point lumineux fixe, blanc intense, correspondant à la pleine lune basse sur l'horizon, phénomène naturel bien documenté, sans rapport des autorités ni des experts.

 

Nous retrouvons dans le catalogue des cas Tunisiens toutes ces observations.

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2. Traitement politique et institutionnel

 

2.1 Absence de programme étatique

La Tunisie ne dispose d'aucun équivalent du GEIPAN français (créé au CNES en 1977 comme GEPAN puis SEPRA puis GEIPAN en 2005). Les recherches web sur "Tunisie armée rapport OVNI officiel" ne renvoient qu'à des incidents aériens classiques, comme l'interception d'un avion non identifié venant de Libye en avril 2015 par un chasseur tunisien, ou des démentis sur des bases de drones US.

 

La doctrine militaire tunisienne, décrite comme neutre et sous-équipée depuis Ben Ali, est centrée sur le contre-terrorisme et la surveillance frontalière sud avec la Libye et l'Algérie. Aucun document public ne mentionne une cellule PAN au ministère de la Défense.

 

2.2 Rôle de substitution de la SAT et de la Cité des Sciences

Faute d'instance étatique, la Société astronomique de Tunisie (SAT) agit comme autorité de débunking.

 

Fondée en juin 1990 par des amateurs de la faculté des Sciences de Tunis, avec 70 membres et des cours pour lycéens dans les années 1990, elle publie des communiqués expliquant les phénomènes par l'activité spatiale humaine et affirme qu'il n'y a pas de raison de paniquer.

 

La SAT est membre d'une architecture régionale en construction : l'Union maghrébine d'astronomie et des techniques spatiales (UMAS), dont l'AG constitutive s'est tenue à la Cité des Sciences de Tunis du 28 au 30 juin 2012, réunissant les cinq pays du Maghreb sous le slogan "Cinq nations, une union céleste". La Cité des Sciences à Tunis (CST), établissement national de diffusion scientifique, organise Nuit des Étoiles depuis 1994 via l'Association Jeunes Sciences, écoles d'été en astronomie, observations avec télescopes motorisés et ateliers sur débris spatiaux, GPS et traque de l'ISS.

 

3 - Dimensions religieuses et culturelles

 

           3.1 Position orthodoxe : ni affirmation ni négation

L'islam sunnite majoritaire en Tunisie adopte une position d'abstention épistémologique sur les extraterrestres. Islam QA (fatwa 1887) répond à la question sur la vie hors Terre : L'Islam n'empêche pas l'homme de tenter d'explorer l'univers pour découvrir ses secrets [...] conformément à l'ordre d'Allah dans son livre.

La fatwa 225255 en arabe précise :

Le Coran et la Sunna authentique ne sont pas venus avec la science des créatures spatiales, ce sont des avis et ijtihad [...] ne s'attribuent pas à la religion.

Et :

Il n'est pas de la science solide ni de la sagesse de trancher pour la Charia sur les créatures spatiales, que ce soit par négation ou affirmation.

 

Le verset souvent cité est 42:29 sur les créatures dispersées dans cieux et terre, mais les exégètes refusent d'en faire une preuve ufologique.

 

            3.2 Djinns, ghayb et OVNI : une assimilation populaire mais réfutée par les savants

Dans la culture populaire maghrébine, tout phénomène lumineux inexpliqué est fréquemment attribué aux djinns. La doctrine classique rappelle :

 

-       Les djinns créés de "feu sans fumée" (55:15), dotés de libre arbitre, responsables devant Dieu, appartenant au ghayb (invisible) : "Il vous voit, lui et sa tribu, d'où vous ne les voyez pas" (7:27).

-       Ils peuvent selon hadith prendre forme humaine, serpent, chien noir, mais cela ne signifie pas que toute apparition étrange est un djinn.

-       Les grands exégètes Tabari, Ibn Kathir, Qurtubi n'établissent aucun lien entre djinns et objets volants pilotés 

 

L'analyse prudente marocaine, transposable à la Tunisie, insiste :

 

A.    Le terme OVNI signifie simplement objet volant non identifié. Il ne désigne ni un extraterrestre, ni un djinn, ni une technologie particulière.

B.    Le Coran affirme l'existence des djinns, mais il ne mentionne pas les OVNI ni des objets volants pilotés par eux.

C.   La Loi religieuse invite à ne pas accorder d'attention excessive aux djinns, au risque d'idolâtrie.

D.   En pratique tunisienne, les récits de 1997 à Sfax mentionnant une odeur d'acide sulfurique renvoient à des motifs folkloriques de manifestation de djinns, mais la SAT les traite comme rentrée atmosphérique ou plasma.

 

3.3 Ufologie islamique et interprétations ésotériques

Sur TikTok tunisien (@tunisian_advertiser), des vidéos cumulent milliers de likes décrivant des mouvements brusques, arrêts, accélérations silencieuses, typiques du vocabulaire UAP américain, mais recadrées dans une lecture locale : "je pensais que c'était un avion, mais sa trajectoire était différente" 

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Des chaînes YouTube arabophones reprennent le verset "latar kabunna tabaqan 'an tabaq" (84:19) pour justifier les soucoupes, lecture qualifiée de pseudoscience par la littérature critique.

 

4 Écosystème associatif et numérique

 

1.1  Associations scientifiques

 

Structure

Fondation

Mission

Rôle sur OVNI

Société astronomique de Tunisie (SAT)

1990, Faculté des Sciences de Tunis

Vulgarisation, lien amateurs-pros, recherche

Autorité de référence, débunking Starlink, communiqués 

Association Jeunes Sciences de Tunisie (AJST)

1970, affiliée UTOJ

Clubs jeunes, Nuit des Étoiles depuis 1994

Observations publiques, éducation

Cité des Sciences à Tunis (CST)

1992

Établissement public

Soirées astronomiques, écoles d'été, planétarium

Union maghrébine d'astronomie (UMAS)

AG 2012 Tunis

Fédérer Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Mauritanie

Coordination régionale

 

4.2 Communautés ufologiques francophones et diaspora

AreaTN (Area Tunisia, clin d'œil à Area 51) : site créé par Dali (Mohamed Ali), Tunisien vivant en France, passionné d'ufologie. Objectif : constituer une communauté ufologique maghrébine/francophone, collecte de témoignages Tunisie/Maroc/Algérie. Le site est aujourd'hui difficilement accessible mais reste référencé dans les forums.

 

-       Forum Tunisie-Culture (2005-2006) : thread "Les OVNIs en Tunisie" lancé par modérateur "Nombre pi", rassemblant divers passionnés par le phénomène. Tentative pionnière de base de données locale.

-       OVNIS.forumactif.com : recension des cas avec témoignages détaillés 1.

-       Facebook/TikTok : groupes privés "OVNI Tunisie", vidéos virales Sfax, Bizerte (décembre 2018 mentionné dans transcript ODH TV) ; la modération scientifique est faible, les explications Starlink peinent à concurrencer le sensationnel.

 

Aucune association tunisienne ne se déclare exclusivement ufologique ; l'intérêt reste périphérique à l'astronomie amateur.

 

5. Conclusion et perspectives

Le dossier OVNI tunisien illustre un modèle de "faible institutionnalisation, forte rationalisation associative". Contrairement aux puissances qui judiciarisent ou militarisent le sujet (Pentagone AARO, GEIPAN), la Tunisie l'externalise vers la société civile savante. Cette configuration produit trois effets :

-       Dépolitisation : aucun rapport parlementaire, aucune audition, les autorités se contentent de démentir les fakes lunaires.

-       Religiosité contenue : l'Islam officiel ne nourrit pas l'ufologie, il la neutralise par le rappel du ghayb et l'interdiction de spéculation sans preuve. La confusion djinn-OVNI reste folklorique, non doctrinale.

-       Vulnérabilité à la désinformation spatiale : la prolifération de Starlink (4 822 satellites en juillet 2023, objectif 36 000) garantit une récurrence de signalements, amplifiés par IA générative .

 

Pour une étude locale sur place, il serait utile de numériser les archives de La Presse de Tunisie et Tunis Soir (1950-1954), de mener des entretiens avec la SAT et la CST, et de cartographier systématiquement les vidéos TikTok géolocalisées en Tunisie depuis 2023.

 

Sources

1 Ovnis.forumactif.com — O.V.N.I EN TUNISIE - AreaTN
2 Tunisie-Culture Forum —
Les OVNIs en Tunisie
3 Think About It Docs —
Tunisia Sightings
4 Tekiano —
La vérité sur le train de satellites vu la nuit dans le ciel de Tunisie
5 L'Expert Journal —
OVNI au-dessus de la Tunisie ? Le mystérieux phénomène qui a affolé les réseaux sociaux enfin expliqué !
6 Turess / BusinessNews —
Tunisie : une vidéo virale prétendant montrer une soucoupe volante montre en réalité la lune
7 Wikipédia —
Groupe d'études et d'informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés
8 Tunisie-Actualité —
Un avion de chasse de l'armée tunisienne oblige un avion non identifié à quitter l'espace aérien
9 Defense Mirror —
Tunisia Denies Report Of US Drone Bases On Its Soil
10 Carnegie Endowment —
The Evolution of Tunisia's Military
11 Sky & Telescope —
Astronomical Society of Tunisia
12 Turess / La Presse —
Les associations se rassemblent dans une nouvelle structure... Union maghrébine
13 Tekiano —
La Cité des Sciences de Tunis organise la Journée de l'Espace
14 IslamQA —
l'attitude de l'Islam vis-à-vis de l'exploration de l'espace
15 IslamQA AR —
القرآن الكريم لم ينزل ليبين للناس حقيقة عالم الفضاء
16 OVNI Maroc International Blog —
L'ISLAM, LES DJINNS ET LES OVNI - UNE ANALYSE PRUDENTE
17 OpenEdition Books —
Esprits terrestres (djinns) et relations sexuelles en islam traditionnel
18 Grande Mosquée de Paris —
Récits célestes n°40 - Regards croisés sur les jinns

 

17 JUIN 1881 - GABES – TUNISIE

Un étrange rapport ou aujourd’hui on ferait intervenir les OVNIs !

Citation :

L'un des cas les plus étranges de « mystérieux booms du ciel » jamais enregistrés eut lieu en Afrique du Nord le 17 juin 1881. Ce jour-là, Ishaq al-Taabi était assis dans la cour de la mosquée de Sidi Driss à Gabes, une ville portuaire située aujourd'hui en Tunisie. Avec ses camarades, Ishaq écoutait l'imam Mohammed al-Aziz al-Ghassani discuter de versets du Coran (le Coran). C'était un matin typique ensoleillé de juin au habou (école islamique similaire à une madrassa au Pakistan — J.T.). Soudain, une explosion assourdissante couvrit les paroles de l'imam.


« Qu'est-ce que c'était !? » cria un élève

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Avant que quiconque ne puisse répondre, une série de multiples explosions, « on dirait du canonnage », suivit, et même l'imam bondit sur ses pieds.


« Ils bombardent la ville ! » cria Hassan Bin Ahmad.


Ignorant les avertissements de l'imam de faire attention, Ishaq, Hassan et les autres adolescents sortirent précipitamment de la cour et traversèrent le souk (marché — J.T.) Ils trouvèrent des adultes choqués, perplexes et effrayés qui se promenaient. Se frayant un chemin à travers la foule, les garçons se dirigèrent vers le sud-est jusqu'à la rivière Oued Gabes, déterminés à apercevoir la « flotte étrangère » qu'ils pensaient bombarder leur ville.


Soudain, les garçons furent projetés au sol par un tremblement de terre. Le cri monta depuis le souk. « Tremblement de terre ! » Mais Ishaq et ses amis continuèrent, courant dans les ruelles étroites et tortueuses.

« Ce tremblement de terre s'est fait sentir, à intervalles de 32 secondes, durant environ six minutes », rapporta un scientifique français vivant à Gabes à l'époque.


Lorsque le dernier tremblement s'est calmé, Ishaq et ses camarades étaient déjà à la rivière, regardant vers l'est en direction de la mer Méditerranée. Mais il n'y eut pas de flashs de canons, pas de nuages de fumée au charbon, pas de cuirassés européens au large, seulement quelques bateaux à gréement latin appartenant aux pêcheurs tunisiens.


Le mystère des « booms du ciel » de 1881 ne fut jamais résolu.

 (Voir le livre New Lands de Charles Fort, Boni and Livewright Inc., New York, N.Y., 1923, page 126. Également la revue française La Nature, 17-126 pour 1881.)

 

04 MARS 1943 – TUNISIE

Lieu : Tunisie
Date :
4 mars 1943
N - 1943.03-04 - night, Tunisia,

Hurricane, 73d RAF Squadron (Night Fighter) pilot encounter unusual light as did other squadron members.
(Letter to RNZAF in Air Department File 39/3/3.NS Vol. 1, Reports: Flying Saucers (Nov 1952-Dec 1955), at Defense House, Wellington, New Zealand.)

Référence:
AIRCRAFT UFO ENCOUNTERS SUMMARIES

FROM PROJECT 1947 RESEARCH

 

Le 3 éme escadron, de la RAF :

Opérations en Afrique du Nord : Le 73e escadron de la RAF participe activement à la campagne de Tunisie contre les forces de l'Axe.

Missions de chasse nocturne : Les appareils engagés patrouillent dans le ciel du désert et des zones côtières pour intercepter les raids ennemis

 

Autre source :

N - 1943.03-04 - nuit, Tunisie,

Un pilote d'Hurricane, du 73e escadron de la RAF (chasseurs de nuit), a aperçu une lumière inhabituelle, tout comme d'autres membres de l'escadron. (Lettre adressée à la RNZAF, conservée dans le dossier du Département de l'Air 39/3/3.NS, vol. 1, Rapports : Soucoupes volantes (nov. 1952-déc. 1955), à Defense House, Wellington, Nouvelle-Zélande.)

Source : https://www.project1947.com/47cats/acupdt.htm  

 

 

MARS – AVRIL 1943 – MONASTIR   TUNISIE suite de Nouvelle Zélande.

Cas d’origine NEW ZELAND, complet et qui est en fait le cas signalé aux USA ;

Monastir, Tunisie, en mars ou avril 1943 :

Numéro de dossier :

ACUFO-1943-03-00-TUNISIA-1

Résumé :

En septembre 2010, la Nouvelle-Zélande a déclassifié ses archives OVNI et les a publiées en fichiers PDF sur le Web. Dans un dossier couvrant les années 1952 - 1953, on trouve une lettre écrite en 1955 par un citoyen néo-zélandais dont le nom est effacé, envoyée au ministre de l'Air (cette lettre manuscrite est indiquée plus loin dans ce dossier).

 

Le monsieur, un instituteur résidant à Rotorua, en Nouvelle-Zélande, expliqua qu'il avait lu dans les journaux les rapports concernant l'objet volant aperçu par le capitaine W. A. Rainbow alors qu'il pilotait récemment un D.C.3 de nuit au-dessus de Waikato, et qu'il souhaitait transmettre que, puisqu'une enquête officielle sur cette observation avait été ouverte,  pour sa valeur, une expérience qu'il a vécue pendant la Seconde Guerre mondiale et qui peut ou non ressembler à la récente observation d'un pilote.

Il a donné son nom, son numéro de service lorsqu'il était dans les Royal New Zealand Air Forces pendant la Seconde Guerre mondiale, et a expliqué qu'il avait été démobilisé de la RNZAF avec le grade de lieutenant de vol à cette époque. Il indiqua le nom et la tonne d'origine d'un autre citoyen néo-zélandais qui se trouvait dans la même unité au moment de l'observation et put corroborer son propre rapport.

 

Il a expliqué que pendant la guerre, il pilotait des chasseurs monomoteurs lors d'opérations de jour et de nuit au Moyen-Orient et en Europe. Lors de son expérience, en mars ou avril 1943, lors de l'avancée de la 8e armée britannique, il volait avec le 73e escadron de la RAF à bord de chasseurs de nuit Hurricane, et il pense que l'incident s'est produit au-dessus de la région de Monastir.

 

Avant sa propre expérience, plusieurs pilotes de son escadron avaient signalé avoir été suivis par des « lumières ».

 

D'après ses souvenirs, il avait décollé de sa base pour le territoire ennemi. Il traversa la ligne de bataille et observa bien devant lui et à sa gauche une faible lumière semblable à celle émise par les avions, ce qu'il prit d'abord à tort.

 

Le parcours qu'il suivait aurait dû le mener beaucoup à droite de la lumière, mais contrairement à ses attentes, la distance entre la lumière et lui diminuait rapidement et l'intensité de la lumière augmentait. La lumière suivait le côté de son aile gauche, et à une distance d'environ 50 à 100 mètres, elle prenait une trajectoire et une vitesse identiques à la sienne.

 

Il changea alors de cap et de vitesse, et la lumière effectua la même manœuvre. Ses changements furent soudains, la lumière manœuvrant avec un court délai avant de se cacher. En tournant brusquement et brusquement, il put poursuivre la lumière en cercle, de sorte qu'il pouvait la viser avec les quatre canons de 20 mm de son Hurricane. Il fit cela plusieurs fois et tira jusqu'à épuisement de munitions. Mais chaque fois qu'il observait, il ne voyait aucun changement apparent dans le comportement de la lumière.

 

Il mit ensuite le cap sur sa base sans avoir accompli sa mission initiale, et la lumière continua de le suivre. Lorsqu'il approcha de nouveau du front de bataille, il remarqua que la lumière commençait à traîner et à s'atténuer.

 

Il traversa le front de bataille, mais décida ensuite de retourner en territoire ennemi. Il a noté que la lumière était dans la position et l'état qu'il avait observés à l'origine.

 

Lors de ce second vol en territoire ennemi, la lumière répéta le même schéma que lors du premier vol.

De plus, il s'est transformé en une forte lueur orange rouge et constante et, aux côtés du Hurricane, il a illuminé tout l'avion de façon très intense. Il ne pouvait rien observer à quoi la lumière aurait été attachée, et ne pouvait déterminer ce qui l'avait créée.

 

Pendant que la lumière était avec lui, les canons antiaériens allemands n'avaient pas ouvert le feu.

 

Il expliqua que, comme plusieurs pilotes du 73e escadron à cette époque avaient vécu cela, et comme tous avaient remis leurs rapports au renseignement, il pouvait y avoir eu une explication officielle, selon laquelle la RAF pourrait avoir des informations utiles pour aider l'enquête récente, dont le résultat pourrait résoudre sa propre expérience.

 

Il n'a évidemment jamais reçu de réponse, sa suggestion n'a manifestement pas été suivie.

 

LA LETTRE ORIGINALE DU TEMOIN

(Traduction – source : https://www.ufologie.patrickgross.org/acufo/1943-03-00-tunisiaf.htm )

 

PAGE 1

Rotorua, 4 nov 1955

M. le Ministre

Aviation Civile

Wellington

 

Dear Sir,

Cher Monsieur,

Dans les journaux, j'ai lu avec un très vif intérêt les rapports sur l'objet volant vu récemment par le capitaine W. A. Rainbow alors qu'il pilotait un D.C.3 la nuit au-dessus de Waikato.

 

Puisque vous menez une enquête sur le phénomène, je voudrais vous transmettre, quelle que puisse en être sa valeur, une expérience que j'ai moi-même vécue pendant la seconde guerre mondiale et qui peut ou non ressembler à votre enquête.

 

Je m'appelle [] et mon numéro de matricule était []. J'ai été démobilisé de la RNZAF [] alors que j'avais le grade de Flight Lieutenant. Je suis maintenant professeur des écoles.

 

Pendant la guerre, j'ai piloté des chasseurs monomoteurs de jour comme de nuit.

 

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L'expérience que je vais raconter s'est produite alors que je volais avec le 73e Escadron de la RAF sur des chasseurs de nuit Hurricane, au Moyen-Orient.

 

C'était en mars ou avril 1943, lors de l'avancée de la 8ème armée et je pense que l'incident a eu lieu au-dessus de la région de Monastir.

 

Avant ma propre expérience, plusieurs pilotes de notre escadron avaient signalé avoir été suivis par des lumières.

 

Comme je m'en rappelle, j'étais parti de ma base pour le territoire ennemi. J'ai traversé la ligne de front et j'ai observé bien devant moi et vers ma gauche une faible lumière semblable à celle émise par les avions ce avec quoi je l'ai initialement confondue.

 

La route que je suivais aurait dû m'amener très à droite de la lumière, mais contrairement à mes attentes, la distance entre la lumière et moi diminuait rapidement avec une augmentation

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de l'intensité de la lumière. Finalement, la lumière s'est rapprochée de mon aile gauche et, à une distance d'environ 50 à 100 mètres, elle a pris une route et une vitesse identiques à celles de mon avion.

J'ai découvert qu'en modifiant la course droite et la vitesse, les feux faisaient de même, mais si mon changement était soudain, il y aurait un court délai avant qu'elle ne le rattrape.

En tournant soudainement et fortement, j'ai pu chasser la lumière en un cercle jusqu'à ce que je puisse viser dessus mes quatre canons de 20 mm.

Je l'ai fait plusieurs fois jusqu'à épuisement de mes munitions, mais à chaque fois je n'ai observé aucun changement apparent dans le comportement de la lumière.

En temps voulu, j'ai remis le cap vers la base sans terminer ma mission initiale, et la lumière a continué à se déplacer avec moi. Alors que je m'approchais de la ligne de front, j'ai remarqué que la lumière commençait à prendre du retard et à s'atténuer.

Après avoir traversé la ligne de front, je suis retourné en territoire ennemi et j'ai remarqué que la lumière

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était dans la position et l'état dans lesquels je l'avais observée à l'origine.

 

Le comportement de la lumière a répété le même schéma que précédemment alors que je poursuivais ma route en territoire ennemi.

 

La lumière a pris une forte lueur rouge orange constante et, lorsqu'elle était à côté de l'engin, elle illuminait assez vivement tout l'avion. Je ne pouvais rien observer à quoi la lumière était rattachée ni déterminer ce qui l'avait créée.

 

Pendant que la lumière était avec moi, je n'ai reçu aucune attention des canons antiaériens. Un autre Néo-zélandais faisait partie du 73e Escadron à ce moment-là et peur corroborer ces propos. Il se nomme [] et se trouvait dans la province de Waina[??] la dernière fois que j'ai eu de ses nouvelles. Comme plusieurs pilotes du 73e Escadron à cette époque ont vécu cela et que tous ont remis des rapports aux renseignements, il est possible qu'il y ait eu une explication officielle. Peut-être que le ministère de l'Air de la RAF dispose d'informations susceptibles de vous aider dans votre enquête, dont le résultat pourrait résoudre ma propre expérience.

 

Sincèrement votre

 

Sources : - Chronologie OVNI", catalogue électronique compilé par Godelieve Van Overmeire, Belgique, circa 1999  

- Unidentified Aerial Phenomena - Eighty years of pilot sightings - Catalog of Military, Airliner, Private Pilots' Sightings from 1916 to 2000", catalogue compilé par Dominique F. Weinstein, NARCAP International Technical Advisor, France, 6e version, février 2001.

- The Foofighters Files (1) Catalogue of Unconventional Aerial Phenomena Reported by Allied pilots during WW II (1943-1945)", catalogue par Dominique Weinstein, France, octobre 2009.

- https://www.ufologie.patrickgross.org/acufo/1943-03-00-tunisiaf.htm

 

1945 – 1946 – TUNIS

 Lieu : Tunis, Tunisie

Date : Eté 1945 ou 46

Témoignage de Mme Kervella, recueilli à Paris le 1er février 1971.


Vers midi, Mme Kervella et six autres personnes (dont sa fille et son fiancé) étaient en train de déjeuner sous la véranda de leur villa. C'est elle qui, la première, aperçut au loin, en direction du nord, un objet qui s'approchait à toute allure. Alors qu'il était encore à bonne distance des témoins, il sembla virer « à 90° », à une vitesse « effrayante ». Les journaux (peut-être la Dépêche Tunisienne) ont signalé le phénomène. Il y a donc eu plus de 7 témoins.


Mme Kervella se souvenait (en février 1971) d'une autre observation qu'elle avait faite, du sommet d'une colline, toujours à Tunis, en compagnie de son mari, mais elle ne pouvait préciser l'année. C'était vers 17 ou 18 h, et ils avaient observé « à l'horizon » un cigare horizontal, vert « comme un feu de Bengale » sur les trois quarts de sa longueur, le reste étant orange. L'objet se déplaçait, la partie verte en avant.

Différente Soure. http://benzemas.zeblog.com

 

1947 A 1951 – TUNIS VILLE – DATE IMPRECISE

Extrait : Témoin Claude Giami – Observation au-dessus de l’hôtel Saint Georges à Tunis. Objet vu durant trois ou quatre seconde, gros comme un Boing 747. Distance 400 m, forme plus proche des soucoupes qu’on voit dans les films. L’objet ne faisait pas de bruit. Trajectoire d’Est en Ouest. J’avais alors entre 8 et 12 ans.

Source : https://harissa.com/D_Souvenirs/ovniclaudegiami.htm

 

1950 - FIN MAI OU DEBUT JUIN – LA MARSA - TUNISIE

La Marsa (Tunisie), fin mai ou début juin 1950

Témoignage de Mme Chaullet

"Les témoins se trouvaient sur la plage de La Marsa, vers 8 h du soir. Il faisait encore jour. Ils virent « une sorte de Zeppelin grisâtre, moyennement haut dans le ciel, avec, à l'arrière, une flamme bleuâtre ». Cet objet paraissait être de grande taille. Il venait de la mer et se dirigeait, grosso modo, du nord vers le sud. Sa vitesse semblait comparable à celle d'un avion à hélices. Aucun bruit n'a été perçu pendant la vingtaine de secondes que dura la vision de cette chose. Les témoins ont sans doute été assez nombreux, puisque la presse locale (Tunis Soir ?) a signalé l’apparition…"

Source : https://www.babnet.net/rttdetail-8567.asp

 

1951 JUILLET – MENZEL BOURGUIBA - TUNISIE
Témoignage de M. René Clavière :

« Perryville » (rebaptisée par la suite Menzel Bourguiba) se trouvait près de Bizerte, à 7 km de la base aérienne de Sidi Ahmed. Un soir vers 22 h (il faisait nuit), M. Clavière (alors câbleur dans l'Armée) et plusieurs de ses camarades étaient allongés sur le sable de la plage, non loin d'un bal en plein air. Il y avait clair de lune. Quelqu'un s'écria : « Regardez ! un dirigeable ! ». Cet objet était peut-être d'un gris métallique, mais ce n'est pas certain, à cause de l'obscurité. On voyait des " hublots " lumineux, de couleur blanc jaunâtre, peut-être ronds, au nombre de 3, 4, 5 ou peut-être 6. Sa hauteur sur l'horizon pouvait être d'une cinquantaine de degrés, et son altitude pouvait paraître de l'ordre de 2000 mètres. Taille apparente (dans sa plus grande dimension) : légèrement inférieure au diamètre de la pleine lune. " - Source : https://www.babnet.net/rttdetail-8567.asp

 

31 JUILLET 1952 – FERRYVILLE (PRES DE BIZERTE – TUNISIE)

Lieu : Perryville, près de Bizerte, Tunisie

Date : 31 juillet 1952

Vers 20 h : A Tinda (à 3 km de Perryville, non loin de Bizerte, Tunisie), René Clavière observe une sorte de fusée à hublots qui demeure immobile pendant 30 s environ, à 5000 m d'altitude. La chose part brusquement en produisant une traînée [Mesnard, Cas n° 12, Catalogue d'observations inédites (2ème partie).

 

On retrouve plusieurs témoignages, à plusieurs dates différentes, donc plusieurs observations, sur différents blogs et forum.

Source : LDLN 291-292, p. 17].  - LDLN : Abréviation de Lumière Dans La Nuit.- sur le site de  http://benzemas.zeblog.com

 

03 SEPTEMBRE 1954 – SOUUK-EL-KHEMIS - TUNISIE

Lieu : Souk-el-Khemis, Tunisie

Date : 3 Septembre 1954

De nombreux ouvriers dans les champs à 12 kilomètres au Sud de la ville ont vu un objet apparemment fait de plastique transparent voler au-dessus des maisons, s'arrêter sur leur bord, et osciller comme un pendule quelques mètres au-dessus du sol. Il a fait plusieurs sauts erratiques, a puis repris sa position horizontale et a volé loin.

Source : The Jacques Vallée "Magonia" OVNI landings database 141.

 

JUILLET 1969 – TUNIS – TUNISIE

Incident aérien de Tunis (juillet 1969)  

En juillet 1969, un phénomène aérien inhabituel fut observé dans le ciel de Tunis, donnant lieu à deux documents déclassifiés du gouvernement américain et suscitant l’attention de Washington. Des témoins répartis dans toute la capitale rapportèrent avoir vu un objet de grande taille et d’une luminosité exceptionnelle, comparable à celle d’une pleine lune, traverser le ciel nocturne avant de se désintégrer en un nuage circulaire de teinte verdâtre.

 

L’événement fut signalé à l’ambassade des États-Unis à Tunis, dont plusieurs membres du personnel avaient eux-mêmes observé le phénomène. Un télégramme officiel fut alors transmis au Département d’État sous l’intitulé « Objets volants non identifiés », conférant à l’incident une dimension institutionnelle rare.

 

Selon les témoignages, l’objet semblait composé de deux éléments distincts :

1.    Une masse principale, volumineuse,

2.    Une seconde composante, plus petite, présentant des nuances bleu‑vert.

Des observateurs situés dans différents quartiers de Tunis affirmèrent l’avoir vu indépendamment, ce qui excluait l’hypothèse d’une méprise locale ou d’un artefact visuel isolé. La présence de diplomates américains parmi les témoins renforça la crédibilité du rapport, suffisamment détaillé pour être transmis à Washington et conservé dans les archives fédérales.

 

Photo : 3 documents déclassifiés concernant l’observation de Tunis en 1969.

 

Un second document déclassifié, un rapport du Département d’État intitulé « Tunisian Fireball » (« Chute de feu tunisienne »), proposait une synthèse et une analyse officielles de l’incident. Ces deux documents furent ultérieurement publiés en vertu du Freedom of Information Act (FOIA) et sont aujourd’hui accessibles dans la collection de documents déclassifiés de la NSA.

 

Le fait que la NSA conserve ces archives est notable : les publications de l’agence concernant les OVNI sont rares et concernent généralement des activités de renseignement électromagnétique ou d’interception de communications liées à des phénomènes signalés. Cela suggère qu’un intérêt officiel, même limité, dépassait le cadre des simples rapports diplomatiques.

 

La presse tunisienne avait également couvert l’événement, et le nombre élevé de témoins civils fait de cet épisode l’un des cas de PAN les mieux documentés d’Afrique du Nord durant la guerre froide. L’expression « Chute de feu tunisienne » employée par le Département d’État semble refléter une tentative de classer l’objet dans la catégorie des phénomènes naturels. Toutefois, sa structure en deux parties, son apparence contrôlée et sa visibilité prolongée, décrites par des témoins expérimentés, ne correspondent pas aux caractéristiques habituelles des météores ou des bolides.

 

Cet incident figure parmi les rares phénomènes aériens non identifiés africains ayant fait l’objet d’une documentation contemporaine du gouvernement américain. Il précède de plusieurs années la vague d’observations de PAN qui toucha le Maroc et l’Algérie en 1975‑1976, à une période où l’intérêt stratégique des États-Unis pour l’Afrique du Nord était en hausse.

 

Il n’a jamais été établi publiquement si la conservation de ces documents par la NSA relevait d’une transmission technique, d’un rapport de renseignement émanant de l’ambassade ou d’une simple rigueur archivistique. Ce qui est certain, c’est que du personnel diplomatique américain qualifié a déposé un rapport officiel sur un objet volant non identifié durant l’été 1969 — et que ce rapport a été préservé intact jusqu’à sa déclassification.

Source : https://uaparchive.org/encounters/tunis-1969 - https://uaparchive.org/encounters/tunis-1969 -

https://www.nsa.gov/portals/75/documents/news-features/declassified-documents/ufo/american_embassy_tunis.pdf -

 

1969 – MENZEL – TEMINE - TUNISIE

Lieu : Menzel-Temime, Tunisie

Date : Juillet 1969


Date de l'observation: 1969, la semaine du lancement d'Apollo 11 (1 jour après à peu près).
Lieu de l'observation: à Menzel-Temime, Tunisie, en pleine ville, dans notre villa, puisque mon père était riche dans les années soixante, et cette ville comptait à peu près 45'000 habitants à l’époque.
Conditions météorologiques: le ciel était dégagé, puisque c’était l’été, il n'y avait pas de vent.
Nous étions à l’intérieur moi, mes frères et ma sœur, nous jouions en nous préparant à dormir, et c’est ma mère qui nous a appelés, puisqu'elle était à l’extérieur, sous la véranda, en nous demandant de venir voir la fusée Apollo 11


Le phénomène était fixe, 2 anneaux de lumière vive et nette, l’un à côté de l’autre, couleur bleue pour un anneau et rose rougeâtre pour l’autre, je ne sais pas si c'était solide, c’était de la lumière. Ils étaient très grands puisqu’ils semblaient très haut et leur diamètre était 5 fois le diamètre d’une lune (le diamètre extérieur). Ils étaient au-dessus de nos têtes. Il y a eu comme une variation du bleu vers le vert et du rose vers le rouge. 

-       Direction générale du déplacement : du nord-est vers le sud-ouest.

-       Durée totale de l’observation : 15 minutes.


On a cessé l’observation de nous-même puisque c’est ma mère qui nous a demandé de rentrer à l’intérieur en exprimant sa peur et en refusant de nous laisser observer comme nous lui avons demandé moi et mon frère. Mon frère Sami, qui est maintenant ingénieur en microprocesseurs dans la centrale thermique d’électricité à la région de "RADES" à Tunis, se rappelle bien de cette observation. Ma mère, qui est très vieille maintenant et malade à la maison, à Menzel-Temime, ne se rappelle plus de l’événement.
Samir (Tunis - Tunisie)

Source - GREPI (Groupe de Recherche et d´Étude des Phénomènes Insolites).

 

29 JUILLET 1972 - SKANES CLUB A MONASTIR TUNISIE

UN CAS PEU CONNU EN TUNISIE

Nous mentionnons ce cas afin qu’il soit répertorié, car très peu connus. Il nous a été communiqué le 5 Février 2021 par Jean-Marc Wattecamps - Responsable du réseau d'enquêteurs de la COBEPS en Belgique - www.cobeps.org

Enquête SOBEPS par Henri DEPIREU 30- 11- 73 DEP 6/so6s 

 

LE CAS DE SKANES (Monastir) Tunisie. 27/09/1972

Témoin : M. HA Daniel Gabriel, Georges marié — agent stockiste — Âgé de 34 ans un enfant de sexe masculin âgé de 12 ans

Adresse : XXXXXXXXXXXXXX

Lieu de l'observation : SKANES CLUB (Monastir) TUNISIE°

Date : mercredi 27/09/LJ72

Heure : 20H30

Nombre d'objets : un

Forme : à l'apparition ronde pour devenir plus allongée (évolue) lors de l'arrêt. Semblant cylindrique lors de la disparition. Dimension 1/8 de la pleine Lune

Couleur : blanc

Bruit : néant

Durée de l’observation : 2 à 3 minutes

 

Description des lieux de l'observations : L'observation a eu lieu depuis la terrasse du SKANES CLUB située le long de la plage, face à la mer méditerranée, près de Monastir en Tunisie. De cette plage l'en a une très belle vue du large car rien ne la gêne, aucun obstacle naturel ou artificiel. À Monastir se trouve un terrain d'aviation, mais les avions n'empruntent pas la trajectoire suivie par le phénomène. Diverses industries sont établies à Sousse et à Monastir, il y a également un part dans chacune de ces villes. Une voie ferrée passe à environ 5 km de la plage reliant Hammamet à Sousse et Monastir, une route parallèle à la voie ferrée relie également ces villes. Le terrain environnant est plat.

Conditions de l'observation : L'observation a eu lieu au mois de septembre 1972, le mercredi 27 vers 20 h 30. Le ciel était dégagé, vent nul, environ 15° centigrade, la mer était calme, de nombreuses étoiles étaient visibles dans le ciel, mais le témoin ne se souvient plus de l'état du disque lunaire. L'observation a été faite à l'œil nu, le témoin jouit d'une très bonne vue ; Il avait soupé et bu un verre de vin peu avant l'observation mais n'était pas sous l'influence de la boisson. Le témoin se trouvait assis à la terrasse du SKANES Club, une cinquantaine de personnes, pour la plupart des touristes français, se trouvaient en ce lieu, certains dansants en attendant le commencement du spectacle donné tous les soirs au Club.

Description de l’observation : MR. H   regardait le ciel, comme il le faisait tous les soirs, pour voir s'il était bien dégagé, lorsque son attention fut attirée par l'apparition, au Sud, venant de la direction de Monastir, d'un phénomène de forme ronde à ce moment de la dimension d'environ 1/8 de la pleine Lune. Le phénomène était de couleur blanc vif, il fendait le ciel du large à toute vitesse, suivant une trajectoire courbe en direction de Sousse, lorsqu'il fut juste en face du témoin, l'objet s'arrêta durant quelques secondes prenant à ce moment une forme plus allongée, semblant ovoïde, mais toujours de même dimension et de même couleur, il paraissait entouré d'un halo lumineux très brillant de couleur blanche et à l'arrière il y avait comme une trainée blanche. De nombreuses personnes virent le phénomène à ce moment-là, malheureusement le témoin ne connait pas les adresses de ces personnes. Le phénomène devait être à environ 5 km de la plage, au-dessus de la mer, et à une altitude de 2000 mètres suivant le témoin, néanmoins, n'ayant aucun repère il s'agit d'une présomption de la part du témoin. Après quelques secondes d'arrêt, le phénomène repartit en direction de Sousse (Nord) toujours à très grande vitesse. Il sembla tout à coup prendre une forme plus cylindrique et disparu d'un seul coup, comme une lampe qu'on étain. Lors de l'observation du phénomène en pleine course la luminosité était assez uniforme quoique légèrement tremblotante sur les côtés et à l'arrières lors de l'arrêt le tremblement disparu mais repris dès son départ tout aussi brusque que son arrêt. Le phénomène ne faisait aucun bruit, aucune odeur ne fut perceptible et il n'éclairait pas les environs. Le témoin n'est pas en mesure d'affirmer que le phénomène observé soit bien un 0.V.N.I, néanmoins il croit savoir que l'on n'a jamais vu une étoile filante ou une comète s'arrêter brusquement en pleine course et repartir après quelques secondes comme ce fut le cas du phénomène qu'il a observé.

Informations complémentaires : Le témoin accepte que le cas soit divulgué ainsi que son nom et adresse. Contrairement à ce qu'il signale dans le questionnaire préliminaire la forme du phénomène était ronde au début de l'observation mais se transforma peut après en forme allongée (voir plan de la trajectoire). Il a été témoin d'une observation à Ixelles (Bruxelles) en été 1957 (voir rapport du 30/X1/73). Depuis cette précédente observation il a lu les livres suivants : Le Cas Adamski, Des signes dans le Ciel. Les fabuleux empires disparus, ainsi que de nombreux articles parus dans les journaux.

Impression personnelle : MR. H semble vraiment sincère au sujet de cette observation. Il explique posément ce qu'il a observés sans plus, il s’intéresse au problème 0.V.N.I depuis son observation de 1957. Désirant s'initier à l'astronomie il va bientôt acheter un télescope, grossissement 2400 X. Étant donné le nombre de personnes se trouvant au SKANES Club lors de cette observation, la plupart étant des touristes français il serait utile de vérifier auprès des Sociétés française si cette observation ne leur a pas été signalée.

 

202 Monastir 1972 1

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211 Monastir 1972 10

 

 

13 JUILLET 1998 – SOUSSE - TUNISIE

Synthèse de l'observation

Date : 13 juillet 1998

Heure / Moment : En soirée / nuit

Lieu : Sousse (Tunisie)

Forme / Type : Star-like (objets ponctuels ressemblant à des étoiles)

Nombre : Objets multiples

 

Description succincte : Plusieurs points lumineux d'aspect stellaire (star-like objects) ont été observés traversant le ciel à une vitesse extrêmement élevée.

 

Éléments d’analyse ufologique

-       Nature de la source : L'enregistrement provient de la base participative UFO-Hunters, qui compile les signalements déposés auprès d'organismes de collecte de témoignages (principalement nord-américains et anglophones). Il s'agit d'un rapport de témoin direct soumis via un formulaire en ligne.

-       Typologie du phénomène : Les observations de type « points lumineux mobiles rapides » (star-like objects) font partie des signalements les plus fréquents en ufologie.

-        

Hypothèses explicatives classiques – Possible dans ce cas, mais non analysées :

-       Rentrée atmosphérique / Rentrée de débris spatiaux : Un étage de fusée ou un satellite hors d'usage se désintégrant dans la haute atmosphère produit souvent une série de points très lumineux se déplaçant à très haute vitesse selon une trajectoire rectiligne.

-       Passage de satellites en formation / Flashs Iridium : En 1998, la constellation d'orientation des satellites Iridium générait régulièrement des reflets spéculaires intenses et brefs.

-       Essaim météoritique (Bolides / Météores multiples) : La mi-juillet correspond au début de la période d'activité d'essaims comme les Alpha Capricornides ou les Perséides, capables de produire des fragments très brillants et rapides.

Ce rapport figure dans la base de données de UFO-Hunters (ainsi que dans d'autres agrégateurs internationaux comme NUFORC ou la base NUFORC/UFOINFO)

 

17 JUILLET 1988 - TUNIS

1988 : Observation d'OVNI à Tunis, Tunisie | Archives de l'affaire des trois lumières orange

 

Dans la nuit du 17 juillet 1988, trois frères et sœurs et cousins, allongés sur une terrasse à Tunis, en Tunisie, observaient les étoiles lorsqu'ils aperçurent ce qui ressemblait d'abord à un avion qui approchait. Ils distinguèrent ensuite trois lumières orange, disposées en triangle, dérivant vers eux à une vitesse qu'ils estimèrent à environ 30 km/h. Ce n'est que plus tard, expliquèrent-ils, qu'ils comprirent qu'il s'agissait des trois lumières d'un seul et même engin, beaucoup plus grand, en forme de soucoupe. Effrayés à mesure que les lumières grossissaient, les trois se levèrent et se cachèrent, continuant d'observer, jusqu'à ce que les lumières disparaissent soudainement à toute vitesse, telles des étoiles filantes.

 

Il existe un problème majeur concernant la chronologie du récit, qu'il convient d'aborder de front plutôt que de l'éluder : le témoin se souvient avoir vu, le lendemain même, des images de l'armée de l'air belge décollant en urgence deux F-16 à la poursuite d'un OVNI, correspondant aux « trois lumières » qu'il avait aperçues. Cette interception belge est un événement réel et parfaitement documenté, mais elle a eu lieu dans la nuit du 30 au 31 mars 1990, et non en juillet 1988. Ce récit met en lumière cette incohérence au lieu de la résoudre discrètement.

 

Date : 17 juillet 1988, telle qu'indiquée dans la source — voir toutefois les notes du chercheur concernant une importante incohérence chronologique non résolue.

 

·         Période d'observation : Non documentée — décrite seulement comme ayant eu lieu la nuit, lors de l'observation des étoiles.

·         Jour/Nuit : Nuit

·         Lieu : Tunis, Tunisie (sur une terrasse résidentielle)

·         Urbain ou rural : Urbain — correction de « Rural ». Tunis est la capitale et la plus grande ville de Tunisie ; en l’absence de toute indication que la terrasse se situait dans une zone rurale périphérique, « Rural » semble être une erreur d’étiquetage.

·         Classification Hynek : NL (Lumière Nocturne) — source lumineuse ponctuelle ou étendue observée de nuit, conservée malgré la structure décrite, conformément au traitement par ces archives des observations similaires à distance.

·         Durée : Non documentée — aucune durée totale n'est précisée, bien que le récit décrive une approche prolongée, une période de dissimulation et un départ soudain.

·         Nombre d'objets : 1 — un seul grand engin, initialement perçu par les témoins comme trois lumières distinctes, qu'ils ont ensuite compris comme faisant partie d'un seul objet en forme de soucoupe.

·         Description de l'objet : Trois lumières orange, disposées en triangle, ont d'abord été prises pour des feux de position d'avion ; elles ont grossi à mesure qu'elles s'approchaient, puis ont disparu soudainement « comme une étoile filante ». Les témoins ont fini par croire que ces lumières appartenaient à un seul et immense engin en forme de soucoupe, bien qu'ils ne l'aient jamais vu dans son intégralité.

·         Forme de l'objet (ou des objets) : Disques (trois sections lumineuses disposées en triangle, que les témoins ont interprétées comme faisant partie d'un seul engin plus grand en forme de soucoupe)

·         Taille de l'objet (ou des objets) : Décrite uniquement comme « énorme » ; aucune estimation numérique n'est fournie.

·         Couleur de l'objet (ou des objets) : Orange

·         Distance à l'objet (ou aux objets) : Non documentée — corrigée d'une valeur de vitesse saisie par erreur dans ce champ ; voir Hauteur et vitesse et Notes du chercheur

·         Hauteur et vitesse : Un témoin a estimé la vitesse des lumières à environ 30 km/h à leur approche (cette valeur a été mal placée dans la section « Distance à l’objet » des données de terrain initiales) ; l’altitude n’est pas précisée.

·         Nombre de témoins : 3 — le témoin, son frère et un cousin, ensemble sur la terrasse

·         Caractéristiques particulières : Initialement pris pour un avion en approche, l’objet se distinguait par l’absence des feux clignotants habituellement associés aux aéronefs ; les témoins ont fui et se sont cachés à mesure que les lumières s’intensifiaient tout en continuant d’observer ; le départ fut soudain et très rapide, décrit comme « une étoile filante » ; les témoins rapportent (avec une importante réserve chronologique – voir les notes du chercheur) avoir vu le lendemain un reportage sur l’interception d’un OVNI par un F-16 de l’armée de l’air belge, ainsi qu’une vidéo amateur qui, selon eux, correspondait à ce qu’ils avaient vu.

·         État du dossier : Données insuffisantes — voir les notes du chercheur pour la justification

·         Source : Non documentée — semble être un témoignage à la première personne soumis directement ; le lieu de soumission initial n’est pas précisé.

·         Résumé/Description : Dans la nuit du 17 juillet 1988, trois témoins, depuis une terrasse à Tunis, en Tunisie, ont observé trois lumières orange disposées en triangle s’approcher à environ 30 km/h avant d’accélérer brusquement. Ils ont interprété ces lumières comme appartenant à un unique engin en forme de soucoupe. Le récit fait également état, le lendemain, d’un reportage sur l’interception d’un OVNI par un F-16 de l’armée de l’air belge — un événement qui, selon les archives historiques, s’est en réalité produit en mars 1990, créant ainsi une incohérence majeure dans la chronologie des faits rapportée.

·         Cas connexes : Le témoignage du témoin établit un lien entre cette observation et la vague d’OVNIs belges de 1989-1990, mais ce lien est chronologiquement incompatible avec la date de 1988 mentionnée pour cette observation ; voir les notes du chercheur. Non indexé séparément dans ces archives.

 

Rapport détaillé

Le témoin se souvient s'être trouvé allongé sur une terrasse à Tunis avec son frère et son cousin, la nuit du 17 juillet 1988, à contempler les étoiles et à discuter. Son frère lui montra ce qui ressemblait à des lumières d'avion approchant au loin, mais elles ne clignotaient pas comme d'habitude, ce qui attira leur attention. Tandis qu'ils continuaient d'observer, les lumières se distinguèrent par la suite comme trois disques orange distincts, disposés en triangle et se déplaçant ensemble. Les témoins finirent par interpréter ces lumières comme appartenant à un seul et même engin spatial de très grande taille, en forme de soucoupe, bien qu'ils n'aient jamais aperçu d'objet solide les reliant.

 

Les lumières continuaient de s'approcher, grossissant à une vitesse estimée par le témoin à environ 30 km/h. Perturbés, les trois personnes se levèrent, reculèrent et se cachèrent, tout en continuant d'observer les lumières sans détourner le regard. Puis, aussi soudainement qu'elles étaient apparues, les lumières disparurent comme une étoile filante. Les témoins, de leur propre aveu, se regardèrent, tentant de comprendre ce qu'ils venaient de voir – une réaction qu'ils expliquent en précisant qu'ils étaient généralement sceptiques à l'égard des ovnis et du paranormal auparavant, et qu'ils n'avaient aucune explication toute faite à fournir.

 

Le récit ajoute ensuite un détail frappant : le témoin se souvient que, le lendemain, une chaîne de télévision italienne a rapporté que l’armée belge avait détecté un OVNI et avait dépêché deux avions de chasse F-16 pour l’intercepter, diffusant une vidéo amateur qui, selon le témoin, montrait les mêmes trois lumières qu’il avait vues la nuit précédente.

 

Ce détail pose un problème important pour la chronologie du récit, problème abordé directement dans les notes du chercheur plutôt que passé sous silence : l’interception du F-16 de l’armée de l’air belge est un événement historique précis et largement documenté qui s’est déroulé dans la nuit du 30 au 31 mars 1990 – et non en juillet 1988, ni le lendemain de la date supposée de cette observation.

 

NOTES DU CHERCHEUR

Trois lumières au-dessus de Tunis — 1988 et une chronologie qui ne colle pas

Incohérence chronologique majeure : Le témoin affirme que « le lendemain » de l’observation du 17 juillet 1988, la télévision italienne a rapporté que l’armée belge avait détecté un OVNI et dépêché deux F-16, une vidéo amateur montrant les « trois lumières » aperçues. Or, l’interception par les F-16 de la vague d’OVNIs belges est un événement historique bien documenté qui s’est déroulé dans la nuit du 30 au 31 mars 1990, soit près de deux ans après la date de cette observation. Il s’agit d’une incohérence importante et non résolue dans le récit du témoin, et non d’un détail mineur.

 

Explications possibles, non résolues : Ces archives ne prétendent pas résoudre cette divergence. Parmi les explications plausibles figurent une simple erreur de mémoire concernant l’année de l’observation à Tunis (la date réelle étant plus proche de 1990), une confusion ultérieure entre deux souvenirs distincts – l’observation initiale et, plus tard, la réception d’images de la couverture météorologique belge – ou une autre cause. Chacune de ces explications modifierait l’interprétation de l’affaire, et aucune ne peut être confirmée par les éléments disponibles.

 

Possible contamination de la mémoire : L’interprétation rétrospective du témoin – selon laquelle trois lumières distinctes formaient « une immense soucoupe volante » – rappelle fortement la description emblématique de l’engin en forme de « triangle noir » de la vague belge, un objet unique de grande taille avec trois lumières aux angles, la description la plus célèbre et la plus largement reproduite de cette affaire. Compte tenu des questions chronologiques soulevées, il convient d’examiner si le souvenir que le témoin a de son observation a été modifié par une exposition ultérieure à cette affaire beaucoup plus connue – un phénomène bien documenté en psychologie des témoins oculaires, et non une mise en doute de la sincérité du témoin.

 

Même une date corrigée ne suffirait pas à résoudre entièrement le problème : même si la date d’observation est ajustée à 1990, la description par le témoin d’une « vidéo amateur » montrant les trois lumières ne correspond pas exactement au document belge relatif aux ondes, dont la preuve visuelle la plus célèbre était une simple photographie (prise à Petit-Rechain, publiée en avril 1990 et reconnue comme un canular en 2011), et non une vidéo de la nuit d’interception du F-16 elle-même.

 

Correction : Les données originales indiquaient « déplacement à une vitesse de 30 km/h » sous « Distance à l’objet » ; il s’agit d’une vitesse et non d’une distance, cette information a donc été déplacée vers la section « Hauteur et vitesse ». Aucune distance réelle à l’objet n’est mentionnée dans le document source.

 

Urbain ou rural : le champ d’origine indique « rural » pour une observation à Tunis, capitale et plus grande ville de Tunisie ; en l’absence de toute indication que la terrasse en question se trouvait dans une zone rurale périphérique, cette mention est corrigée en « urbain ».

 

Trois lumières orange au-dessus d'une terrasse à Tunis, grossissant puis disparaissant en un instant : ce récit est simple et cohérent. Ce qui l'est moins, c'est la date qui y est associée, inextricablement liée à une affaire belge célèbre survenue près de deux ans après l'observation présumée. Ce cas est classé comme « Données insuffisantes » car, avec les éléments disponibles, il est impossible de démêler cette énigme, et non parce que l'expérience décrite semble invraisemblable en soi.

Source : https://thinkaboutitdocs.com/tunis-tunisia-sighting/

 

1992 – ENVIRON 1992 – SFAX - TUNISIE

Lieu : Sfax, Tunisie

Date : vers 1992

Posté par walid le 2/9/2002 9:56 :16 (212 lectures)

Il y a au moins dix ans j'ai vu, mon père, moi et d'autres personnes, un objet comme une soucoupe ; elle était fixe pas très loin de la terre ; elle était très lumineuse ; elle est restée au moins deux jours à sa place. Seulement la nuit il y avait un hélicoptère qui tournait au-dessus d'elle durant des heures. Elle était tellement proche que notre voisin dit à mon pere en riant que si ça tombe, ça ne tombe pas sur sa maison mais sur la nôtre. Plusieurs personnes peuvent témoigner. Aucune information n'en a été faite. Mon père et les autres s'en moquent. Lieu : Sfax en Tunisie.

Walid

Source : https://tunisieculture.forumactif.com/t80-les-ovnis-en-tunisie

 

AOUT 1995 – DOUIRA – KSOUR ESSEF – MAHDIA - TUNISIE

1995 - le -- /08 à vers 22h00 - Pavé rouge pas trop lumineux
Prénom ou pseudo : lamia.L
Ville : village : Douira, Ksour Essèf, Mahdia
Région ou Pays : Tunisie
Date : -- /08/1995
Heure du début de l’observation : vers 22h00
Durée de l’observation : entre 15 et 20 secondes
Conditions météo : ciel dégagé, pas de vent, température agréable
Nombre de témoins : 4
Type de phénomène : pavé rouge pas trop lumineux
Signalement officiel : Non
 

Récit complet de l’observation :

C’était un soir du mois d’août – A environ la troisième semaine – 1994 ou 1995 (la date m'échappe) j’été témoin d’un phénomène étrange. J’étais dans un village nommé : Douira, situé à l’est de la Tunisie dans le gouvernera de Mahdia. Vers 10 heures du soir, on a décidé moi j’avais 26 ans, mon amie qui avait à peut prés 25 ans et son neveu qui avait a peut prés 16 ans de visiter la sœur de mon amie qui habitait a peut prés 200 mètres de la maison ou nous étions. Le ciel était très clair et le temps était agréable.

 

Alors lorsque nous marchions et que nous parlions, un point rouge dans le ciel a attiré mon attention en direction de la mer. C’était comme une étoile parmi les autres mais rouge. Je l’ai fixé durant environ 5 secondes puis j’ai demandé au deux autres de regarder avec moi. Il y’a eu un silence pendant a peut prés 7 secondes pendant lesquels le point rouge s’est dirigé progressivement en ligne droite vers nous a une vitesse incroyable. En atteignant la hauteur d’un avion civile – quatre mille mètres peut être, - on a distingué que le point rouge est devenu plus grand mais on ne distinguait pas la forme exacte qui était plus claire : c’était un « objet » ou un « engin » rouge d’une luminosité moyenne et stable D’ailleurs c’était ainsi du début jusqu’à la fin de l’observation et tout au long de son trajet.

 

 À ce moment, on a crié, moi et mon neveu : « soucoupe volante » et on s’est mis à courir à toute vitesse vers la maison ou nous nous rendions. En courant, j’ai levé mes yeux et à la hauteur d’environ 15 ou 20 mètres et a une distance de 40 mètres - toujours en regardant dans la direction de la mer - j’ai vu un pavé toujours rouge de 2 mètres de long et de 1 mètre de large.se diriger silencieusement et sans fumé vers nous. On a réussi à s’échapper sans voir comment l’objet a disparu.

 

·         Description précise : pavé de couleur rouge et d'un éclat de lune

·         Taille du phénomène : de 2 mètres de longueur et de 1 mètre de largeur

·         Comportement : l'engin descendait silencieusement d'une manière oblique en ligne droite à une vitesse étonnante.

·         Trajectoire : Nord-Nord-Ouest 90° - Sud 45°

·         Bruit spécifique : Non 

·         Direction de l'objet en fonction du vent : je ne sais pas.


Note : il y’a un autre témoin : une femme avec ses petits enfants qui était à 20 mètres devant nous.
Sources : https://www.ovni-ufo.com/t15573-1995-le-08-a-vers-22h-pave-rouge-pas-trop-lumineux-vilage-douira-ksour-essef-mahdia-tunisie

 

15 FEVRIER 1997 – SOUSSE – TUNISIE

"Nous étions env. 8 personnes sur un toit, c'était la nuit et le ciel était clair et plein d'étoiles, moi et Irène, admirions sa beauté. J'ai vu un objet que j'ai d'abord pensé être un satellite, car il était beaucoup plus gros que les étoiles et beaucoup plus brillant et il ne scintillait pas. Puis en un clin d'œil, il s'élance en ligne droite et en 1 seconde ou deux il était de l'autre côté de l'horizon. Là, il est resté quelques secondes, avant de repartir pratiquement à l’endroit où il était plus. À ce moment-là, il s'est à nouveau arrêté, avant de se redresser, il a en quelque sorte brillé un peu plus, et l’objet a disparu hors de notre vue. Sur 8 personnes présentes nous n'étions que 2 à l'avoir vu. Nous travaillons tous les deux sur des avions en tant que personnel de cabine. La vitesse à laquelle cet objet voyageait était quelque chose d'extraordinaire, un objet pas de notre terre. Nous n'oublierons jamais tous les deux ce que nous avons vu.

 

Mis aussi en ligne sur le signe en Anglais de Ufo Stalker.

Ce site reprend les cas ovnis parvenus au Mufon, détaille l'observation et archive :

https://www.odla.fr/2021/08/06/ovni-%C3%A0-sousse-en-tunisie-le-15-f%C3%A9vrier-1997/

 

02 NOVEMBRE 1997 – SFAX - TUNISIE

Lieu : Sfax, Tunisie

Date : 2 novembre 1997

A 22 :10 un phénomène étrange est apparu dans le ciel au-dessus de Sfax, une ville portuaire sur la côte centrale du sud de la Tunisie, à 320 kilomètres de sud de Tunis. L'OVNI a été décrit comme "orange clair" et "était une sorte de grande masse lumineuse avec un centre dense, mais très clair vers l'extérieur." L'objet "rougeoyait comme le feu ou même comme un effet de plasma. Ce n'était pas un reflet ou une fusée éclairante."


Des foules de spectateurs dans Sfax ont observé l'OVNI pendant environ quatre minutes. "Une odeur étrange a imprégné l'air, un mélange de l'odeur de l'acide sulfurique et celle de poissons morts."

Un des témoins a estimé la taille de l'OVNI comme étant de "huit centimètres (quatre pouces) à la distance du bras tendu, et il était peut-être à six kilomètres de distance." La brillance orange a alors commencé à trembloter" comme une lumière dans une autre pièce, quand la porte commence à se fermer." L'OVNI a passé comme L'OVNI fila en un éclair loin au sud-ouest, se dirigeant vers le désert de sel de Chott Fejaj.


Merci beaucoup à Mahmoud el-Mejdoub et Banque OVNI-Tunisie.

Source : https://tunisieculture.forumactif.com/t80-les-ovnis-en-tunisie

 

12 NOVEMBRE 2021 TUNIS ET LOCALITES ENVIRONANTES

Tunis : Objet lumineux observé dans le ciel, la Cité des Sciences s’explique

Par webdo.tn

Plusieurs personnes ont repéré dans la soirée de ce vendredi 12 novembre 2021 un objet lumineux dans le ciel de Tunis et des gouvernorats proches. Certains ont même évoqué un OVNI, sauf que la réponse de la Cité des Sciences n’a pas tardé.

 

Photo : Tunis – OVNI identifié - 12 Novembre 2021

Dans communiqué sur sa page Facebook, la cité des sciences explique que cet objet lumineux n’est autre qu’une météorite qui a traversé l’atmosphère de la terre et qui s’est fractionnée vers 19h00. La CST explique aussi que l’observation a duré plus de 30 secondes et que pour pouvoir repérer ce genre de phénomène, il faut mettre en place un réseau d’observateurs.

 

Les météorites explosent souvent dans l’atmosphère et se fractionnent, les plus gros morceaux atteignent la surface de la Terre.

 

Notons qu’un objet s’échauffe et explose s’il traverse une atmosphère suffisamment dense (entre 0 et 100 km d’altitude) et s’il possède une vitesse suffisamment élevée.

 Source : Extrait du magazine WEBDO DU 12 novembre 2021  - https://www.webdo.tn/fr/actualite/national/tunis-objet-lumineux-observe-dans-le-ciel-la-cite-des-sciences-sexplique/135140/

08 AOUT 2026 – GAMMARTH ET AIN DRAHAM - TUNISIE

Tunisie : Un mystérieux objet lumineux observé dans le ciel intrigue les internautes

Par Ramzi Haddad

 

Un phénomène lumineux observé dans le ciel tunisien dans la soirée du 8 août 2026 a suscité de nombreuses interrogations sur les réseaux sociaux.

 

Un phénomène lumineux inhabituel, filmé samedi soir dans le ciel tunisien, suscite de nombreuses interrogations sur les réseaux sociaux. Plusieurs publications situent l’observation vers 20h30 et évoquent notamment Hammamet, Gammarth et Aïn Draham. Pour l’heure, sa nature reste indéterminée.

Les images se sont rapidement propagées sur les réseaux sociaux. Al Jazeera Tunisie a notamment relayé une séquence montrant une étrange source lumineuse, tandis que d’autres vidéos et témoignages ont circulé au cours de la soirée.

Une publication particulièrement partagée affirme que le phénomène aurait été aperçu depuis Hammamet, Gammarth et Aïn Draham vers 20h30. Webdo n’a toutefois pas pu authentifier indépendamment chacune de ces localisations ni établir que toutes les vidéos ont été enregistrées simultanément.

Photo – Phénomène du 08 août 2026 à GAMMARTH

 

Une forme lumineuse allongée

Les images examinées montrent une forme lumineuse allongée se déplaçant dans le ciel nocturne, apparaissant sur certaines séquences comme une succession compacte de zones lumineuses.

 

Elles ne permettent toutefois d’établir ni sa taille, ni son altitude, ni même sa forme réelle. Zoom numérique, mouvements du téléphone, mise au point ou saturation du capteur peuvent modifier l’apparence d’une source lumineuse éloignée.

 

Témoins oculaires

Des publications avancent des estimations spectaculaires : plusieurs kilomètres de longueur, une altitude de 80 à 150 kilomètres et une vitesse supérieure à 40.000 km/h. Faute de données permettant de reproduire ces calculs, ces chiffres ne peuvent être considérés comme établis.

 

Phénomène météoritique, satellite ou objet spatial : plusieurs pistes restent donc ouvertes. Les Perséides sont également actives actuellement, mais cette seule concomitance ne permet pas de leur attribuer l’observation.

 

La piste Starlink

Une coïncidence mérite davantage d’attention. SpaceX a lancé le 8 août la mission Starlink 17-38 depuis Vandenberg, en Californie, emportant 24 satellites. Leur déploiement est intervenu vers 17h36 UTC, environ deux heures avant l’observation tunisienne rapportée vers 19h30 UTC.

 

Des satellites fraîchement déployés peuvent rester groupés et former le fameux « train Starlink », un phénomène déjà observé en Tunisie. La proximité horaire est donc intéressante, mais ne suffit pas : il faudrait vérifier la trajectoire de Starlink 17-38 pour déterminer si ces satellites étaient effectivement visibles depuis la Tunisie ce soir-là.

 

En 2021, le mystère avait été expliqué

Un précédent tunisien invite justement à la prudence. En novembre 2021, un objet lumineux aperçu au-dessus de Tunis et dans plusieurs régions avait suscité des interrogations similaires. La Cité des sciences de Tunis avait finalement identifié un phénomène météoritique ayant traversé l’atmosphère.

 

Un objet mystérieux sur les premières images peut donc trouver ensuite une explication beaucoup plus classique.

 

En 1969, l’ambassade américaine signalait déjà un « OVNI » à Tunis

Plus étonnant, les archives déclassifiées de la National Security Agency (NSA) américaine répertorient un document intitulé « American Embassy Tunis report – Subject : Unidentified Flying Objects », relatif à une observation remontant à juillet 1969.

Télescopes

 

Les descriptions historiques font état d’un phénomène lumineux bleu-vert observé dans le ciel de Tunis par plusieurs témoins, dont des responsables de l’ambassade américaine. Aucun lien, évidemment, ne peut être établi entre cet épisode vieux de 57 ans et les images du 8 août.

Source : Extrait du magazine WEBDO  09 Août 2026: https://www.webdo.tn/fr/actualite/divers/tunisie-un-mysterieux-objet-lumineux-observe-dans-le-ciel-intrigue-les-internautes/402330/  -

 

 

Chapitre XII - 48

46 - ZAMBIE

Autrefois colonie Britanniques :

Northern Rhodesia / Rhodésie du Nord

 

 

RESEAUX SOCIAUX TIK TOK –

On trouve de tout sur les réseaux sociaux. Nous ne tenons pas compte de ces informations, beaucoup de canulards, des vidéos que l’on peut facilement interpréter comme un phénomène naturel, peu voire pas de renseignements pour l’interpréter et nous ne les prenons pas en considération en règle générale dans notre catalogue. Un exemple des témoignages sur TikTok pour la Zambie.

 

 Témoignages anecdotiques à Livingstone - Zambie

Des récits familiaux et des témoignages personnels récents circulent sur les plateformes sociales concernant des objets lumineux et stationnaires observés au-dessus de la ville de Livingstone (près des chutes Victoria)

 

 Ces histoires, souvent partagées sous forme de "récits de vie" (story times), décrivent des engins brillants en vol stationnaire, mais elles restent au stade de l'anecdote personnelle sans aucune vérification ou enquête indépendante

https://www.tiktok.com/discover/ufo-caught-on-camera-in-zambia

 

AVRIL 1955 - FORT ROSEBERY – KASAMA, - ZAMBIE

Un « disque volant » suit une voiture pendant plusieurs dizaines de kilomètres L'affaire se déroule encore sous l'administration britannique de la Northern Rhodesia, l'actuelle Zambie. Elle concerne D. G. L. Clarke, ancien militaire selon le compte rendu publié ultérieurement, qui circulait en automobile avec son fils Peter.

 

La source la plus intéressante que j'ai retrouvée est le numéro de Flying Saucer Review consacré à l'affaire. Le récit avait été recueilli auprès de Clarke par le journal Ndola Northern News. Il est également repris dans la compilation historique UFOs: A History 1955 de Richard Gross.

Le début de l'observation

Nous sommes au début du mois d'avril 1955, vers 19 h 30. Clarke vient de franchir une rivière lorsqu'il aperçoit une lumière dans le ciel. Mais, détail important, ce n'est pas lui qui la remarque le premier : son fils Peter, installé à côté de lui, lui signale le phénomène. Le garçon décrit initialement une lumière comparable à une étoile, située à environ 10 miles, soit environ 16 km, et particulièrement brillante.

La situation change alors rapidement. Selon Clarke, tandis que la voiture poursuit sa route, la lumière semble se rapprocher à grande vitesse. Elle change successivement de couleur :

Blanc/lumineux → rouge rosé → bleu → de nouveau lumineuse.

Puis elle oblique vers la gauche. Clarke arrête alors son véhicule, coupe les phares et descend de la voiture. C'est à ce moment qu'il estime que le phénomène est devenu relativement proche : environ 500 yards, soit environ 460 mètres.

Il distingue alors, derrière ou autour de la lumière, une forme ovale faiblement visible, surmontée d'une lumière brillante.

Le phénomène ne disparaît cependant pas immédiatement. Clarke reprend sa route. Il explique que l'objet se trouve alors sur sa droite, assez haut dans le ciel. Il ne le voit pas effectuer une traversée complète de la voûte céleste. Puis le phénomène revient à deux reprises vers la voiture, avant de s'écarter de nouveau. Après la seconde approche, Clarke ne le voit plus pendant environ dix minutes.

C'est ensuite, alors que les deux voyageurs approchent d'une autre rivière, que la lumière réapparaît. Cette fois, elle se trouve à droite de la route. Elle semble descendre progressivement, jusqu'à devenir visible à travers les arbres. La réaction de Peter est extrêmement forte. Clarke raconte que son fils est tellement effrayé qu'il craint qu'il ne fasse une crise. Arrivé à la rivière, Clarke aperçoit une lumière sur l'autre rive et pense que l'objet a peut-être atterri. Il décide alors de faire demi-tour et de quitter rapidement les lieux.

Une distance routière qui pose un problème car en effet il y a ici un point bibliographique que je voudrais signaler. Les sources ne sont pas parfaitement cohérentes sur la géographie. Le récit publié dans Flying Saucer Review parle d'un trajet de 25 miles entre Fort Rosebery et Kasama, soit environ 40 km.La compilation de Gross donne quant à elle 23 miles entre Fort Rosebery et Kasama. D'autres catalogues secondaires ont transformé cette localisation en :

Fort Rosebery → Ndola.

C'est probablement cette seconde formulation qui explique la localisation qui a été initialement retrouvée. Il est donc préférable de noter :

Fort Rosebery – Kasama, Northern Rhodesia

Il ne faut surtout pas harmoniser artificiellement les deux informations.

La déclaration de Clarke

Le témoignage possède également une particularité assez frappante : Clarke insiste sur la peur qu'il a éprouvée. Il explique avoir connu des situations particulièrement difficiles et avoir vu des milliers de morts, mais affirme n'avoir jamais été aussi terrifié que par ce qu'il appelle le « Flying Saucer ».

Ce passage est intéressant pour l'historien, mais il faut évidemment éviter d'en faire une preuve de la nature du phénomène. Il indique surtout l'intensité subjective de l'expérience.

Le dossier devient encore plus intéressant avec une information complémentaire publiée dans Flying Saucer Review. Le récit mentionne qu'un pilote stationné sur un aérodrome de la région aurait également aperçu le phénomène, au-dessus de l'horizon, avec ce qui aurait ressemblé à une traînée de vapeur. Un autre pilote, dont la base était située dans le Kent, aurait également déclaré que l'objet semblait accélérer.

Mais ici, je vous recommande une prudence beaucoup plus grande. Je n'ai pour l'instant retrouvé aucun document primaire permettant d'identifier avec certitude ces deux pilotes, leur appareil, leur unité ou l'aérodrome concerné. Il faut donc présenter cette information comme une corroboration alléguée, et non comme une observation indépendante établie.

Ce que nous pouvons réellement retenir

Le cas possède plusieurs éléments qui justifient sa conservation dans votre catalogue :

Élément

Information disponible

Date

Début avril 1955

Heure

≈ 19 h 30

Pays actuel

Zambie

Époque

Northern Rhodesia

Localisation principale

Route Fort Rosebery–Kasama

Témoin principal

D. G. L. Clarke

Second témoin

Son fils Peter

Situation

Observation depuis une automobile

Aspect initial

Point lumineux comparable à une étoile

Couleurs

Rouge rosé, bleu, puis lumineux

Distance estimée

≈ 500 yards lors d'une approche

Forme

Ovale/faiblement définie

Lumière

Brillante sur la partie supérieure

Comportement

Approches répétées, écarts, descente

Environnement

Route, rivières, végétation/arbres

Durée

Non précisément établie

Traces au sol

Aucune mention fiable

Radar

Aucun élément retrouvé

Photographie

Aucune

Enquête officielle

Non établie à ce stade

 

Le témoignage apparaît dans la presse locale de l'époque — Ndola Northern News — puis est repris dans Flying Saucer Review.  

Évaluation : observation ancienne intéressante, avec deux témoins directs et une source journalistique contemporaine, mais sans documentation instrumentale ni enquête indépendante retrouvée à ce jour. La localisation « Fort Rosebery–Kasama » doit être privilégiée ; la variante « Fort Rosebery–Ndola » doit être conservée comme divergence bibliographique.

 

LE TEXTE DE LA FLYING SAUCER REVIEW VOL 1 – NO 2 – 1955

 

UN OVNI SUIT LA VOITURE D'UN ANCIEN COMBATTANT

 

Un ancien combattant de l'armée a vécu la plus grande frayeur de sa vie début avril, alors qu'il voyageait en voiture entre Fort Rosebery et Kasama, en Rhodésie du Nord. Il a été suivi pendant 40 kilomètres par un OVNI.

 

Racontant son histoire au Ndola Northern News,

M. D. G. L. Clarke, un homme robuste et déterminé, a déclaré : « J'ai vu des choses assez effrayantes dans ma vie ; j'ai vu des milliers de cadavres gisant au même endroit, mais je n'ai jamais été aussi terrifié qu'à cause de cet OVNI.

 

Je venais de traverser une rivière sur la route – il était 19h30 – lorsque mon fils, Peter, qui était assis sur le siège passager, a pointé du doigt une lumière devant nous.

 

« C'était comme une étoile, à environ 16 kilomètres de distance, et très brillante », a-t-il dit. « Alors que nous avancions, il semblait se rapprocher à une vitesse vertigineuse. Sa couleur changea : d’abord rouge rosé, puis bleu, puis de nouveau lumineux.

— et tout ce temps, il se rapprochait.

 

« J’ai arrêté la voiture, éteint les phares et je suis sorti », ajouta M. Clarke. « À ce moment-là, la chose était assez proche — à environ 500 mètres — et elle a brusquement viré à gauche. Au moment où elle s’éloignait, j’ai aperçu une faible silhouette ovale avec une lumière vive au-dessus.

 

Je suis remonté dans la voiture et j’ai repris ma route. La chose était loin sur ma droite, haut dans le ciel. Je ne l’ai pas vue traverser le ciel.

 

« Puis elle est revenue vers nous à deux reprises, puis a de nouveau brusquement viré. Après la deuxième fois, je ne l’ai plus revue pendant une dizaine de minutes », poursuivit M. Clarke. « Nous approchions d'une rivière quand nous l'avons aperçu

 

À nouveau sur la rive droite. Il est descendu vers nous et s'est progressivement enfoncé jusqu’à ce qu'on puisse enfin le voir à travers les arbres. À ce moment-là, mon fils était pris de panique, et j'ai cru qu'il allait faire une crise. J'étais moi-même très effrayé.

 

« Dès que je suis arrivé à la rivière, j'ai vu une lumière sur l'autre rive, et j'ai pensé que l'objet avait atterri. C'en était trop pour moi, et j'ai fait demi-tour aussi vite que possible. Ce fut l'expérience la plus terrifiante de ma vie », a-t-il conclu.

 

Lorsqu'il a signalé l'incident au commissaire de district de Kasama, on lui a dit qu'une autre personne avait récemment aperçu un objet similaire dans le ciel.

 

 

 

21 JUILLET1957 — KITWE - NORD RHODEZIE – ZAMBIE (La date de l’observation serait inférieure au 21).

Les mineurs du Copperbelt voient des « Flying saucers »

Le 21 juillet 1957, une dépêche de l'Associated Press (AP) rapporte que des mineurs de la région de Kitwe, dans la Northern Rhodesia — aujourd'hui la Zambie — ont signalé des objets qu'ils identifient comme des Flying saucers. Les objets sont décrits comme ayant des queues enflammées et se déplaçant « like the wind », c'est-à-dire à très grande vitesse.

Un bulletin de l'Aerial Phenomena Research Organization (APRO) de septembre 1957 reprend également l'information : des mineurs de cuivre de Kitwe auraient observé plusieurs « Flying saucers » présentant des traînées de flammes et se déplaçant à grande vitesse.

Ce que les mineurs auraient pensé observer

L'élément le plus intéressant du témoignage rapporté par l'AP est la traînée lumineuse ou enflammée Les descriptions disponibles indiquent :

·         Objets lumineux ;

·         Déplacement extrêmement rapide ;

·         Présence d'une queue enflammée ;

·         Plusieurs mineurs auraient été témoins ;

·         Certains auraient pensé qu'il pouvait s'agir d'engins venus de l'espace ;

·         Une motivation particulière est attribuée aux témoins : ils auraient envisagé que les objets puissent observer les opérations d'extraction d'uranium de la région.

Cette dernière information doit cependant être présentée avec précaution : je la considérerais comme une interprétation rapportée par la dépêche, et non comme un fait établi concernant les objets.

Kitwe se trouve au cœur du Copperbelt, la grande région minière de la ceinture cuprifère de l'Afrique centrale. Cela donne au cas un contexte intéressant : nous ne sommes pas face à quelques témoins isolés observant le ciel depuis une zone rurale, mais à des travailleurs miniers, dans une région fortement industrialisée et stratégique de la colonie britannique. Il faut aussi noter que les activités minières de la Copperbelt étaient alors extrêmement importantes pour l'économie de la Northern Rhodesia. La référence à l'uranium est donc particulièrement intéressante, mais demande une vérification historique indépendante.

Attention : « 21 juillet » n'est peut-être pas la date des observations C'est, à mon avis, le point méthodologique le plus important. La formulation retrouvée dans la documentation APRO indique :

Kitwe, Northern Rhodesia, 21 July

Mais la compilation précise que l'AP release était datée du 21 juillet et ajoute :

« No exact date of sightings or further details were available. »

Autrement dit, 21 juillet 1957 est la date de la dépêche, mais nous ne pouvons pas automatiquement affirmer que les observations ont eu lieu exactement le 21 juillet.

Nous devons donc considérer au niveau de la date la position suivante : Une dépêche Associated Press datée du 21 juillet 1957 rapporte des observations de « Flying saucers » par des mineurs de cuivre de la région de Kitwe. La date exacte des observations n'est pas précisée dans les sources ufologiques secondaires disponibles.

C'est beaucoup plus rigoureux.

Une autre source contemporaine : l'APRO

Le fait que l'information ne provienne pas uniquement d'une compilation moderne est important. Le bulletin APRO de septembre 1957 consacre une rubrique aux observations de juillet 1957 et place Kitwe parmi plusieurs affaires internationales du mois : Toronto, Kitwe, Venezuela, Kansas, etc.  Cela signifie que l'affaire circulait déjà dans les réseaux d'information ufologiques quelques semaines après les événements rapportés. C'est un élément favorable à son classement comme cas historique à source contemporaine, même si la source primaire AP n'a pas encore été retrouvée sous sa forme originale.

Mais que savons-nous réellement ? C 'est là que le dossier devient beaucoup plus pauvre. Nous ne disposons actuellement pas, dans les sources que j'ai retrouvées, de :

·         Noms des mineurs ;   -            - Nombre exact de témoins ;

·         Heure des observations ;       - Durée ;

·         Direction de déplacement ;     - Altitude ;

·         Dimensions angulaires ;         - Description précise de la forme ;

·         Conditions météorologiques ; - Photographies ;

·         Données radar ;                      - Rapport de police

·         Enquête minière ;                   - Enquête gouvernementale ;

·         Identification astronomique ou météorologique.

 

Il serait donc excessif d'en faire un cas « majeur » au sens documentaire. En revanche, il est très intéressant historiquement parce qu'il appartient à la première vague internationale de 1957 et qu'il concerne plusieurs travailleurs d'une région minière stratégique.

Une dépêche de l'Associated Press datée du 21 juillet 1957 rapporte que plusieurs mineurs de cuivre de la région de Kitwe, dans la Northern Rhodesia, ont signalé des « flying saucers » se déplaçant à très grande vitesse et laissant derrière eux des traînées décrites comme enflammées. Certains témoins auraient envisagé l'hypothèse d'engins venus de l'espace et auraient associé leur présence à la surveillance des activités minières, notamment celles liées à l'uranium. La documentation contemporaine disponible demeure cependant très lacunaire : l'identité des témoins, l'heure, la date exacte des observations et leurs caractéristiques détaillées ne sont pas actuellement établies. Le 21 juillet correspond avec certitude à la date de la dépêche AP, mais pas nécessairement à celle des observations.

Je pense qu'il y a encore une recherche très intéressante à faire ici : retrouver le texte original de la dépêche AP dans les journaux américains ou britanniques des 21–23 juillet 1957. Cela pourrait nous donner la formulation exacte de l'Associated Press, le nombre de mineurs, éventuellement leurs noms, et surtout ce que recouvrait exactement l'allusion à « uranium mining operations ». C'est probablement la prochaine étape utile pour transformer cette fiche en véritable dossier historique.

https://www.ufomagazines.com/apro-bulletin-apro-bulletin-1957-09-september/

https://noufors.com/Documents/Books%2C%20Manuals%20and%20Published%20Papers/UFO%20AFRINEWS/UFO_AFRINEWS05-150.pdf

 

3 JUILLET 1956 — NDOLA, NORTHERN RHODESIA – ZAMBIE (dans certaines sources : 3 juillet 1957, ce qui semble erroné)

 

Le disque argenté qui resta immobile pendant quatre minutes

 

À l'époque, Ndola se trouve dans la Northern Rhodesia, territoire britannique qui deviendra la Zambie en 1964. Au petit matin du 3 juillet 1956, L. Walker, employé des chemins de fer, observe dans le ciel au nord de Ndola un objet qu'il décrit comme rond et argenté. L'observation présente un élément particulièrement intéressant : contrairement à beaucoup de récits de cette période où les objets sont décrits comme traversant rapidement le ciel, celui-ci aurait stationné pratiquement au même endroit pendant environ quatre minutes.

Walker aurait déclaré que l'objet :

1.    Était rond ;

2.    Avait une apparence argentée ;

3.    Se trouvait au nord de Ndola ;

4.    Resta immobile pendant environ quatre minutes ;

5.    Effectua ensuite un léger mouvement ;

6.    Puis commença soudainement à pâlir ou disparaître progressivement ;

7.    Et disparut complètement en quelques secondes.

Un détail particulièrement important : d'autres témoins Walker n'était apparemment pas le seul à observer le phénomène. Le récit publié dans Flying Saucer Review précise que d'autres employés des chemins de fer virent également l'objet et le considérèrent comme un « Flying saucer ».

Plus intéressant encore, des employés de Harry S. Hopkins & Co. auraient également observé le phénomène.  Nous avons donc potentiellement affaire à une observation multi-témoins, même si la documentation disponible ne donne malheureusement pas les noms des autres observateurs. C'est une caractéristique qu'il faut conserver dans votre catalogue.

Le cas devient plus intéressant encore parce qu'une explication conventionnelle semble avoir été envisagée immédiatement. Le Meteorological Office de la région aurait examiné l'hypothèse d'un ballon météorologique. Sa réponse, telle qu'elle est rapportée dans Flying Saucer Review, est assez précise : le phénomène ne pouvait pas être l'un des ballons météorologiques quotidiens, ceux-ci étant lancés vers 5 h 30 et ayant normalement disparu vers 8 heures.

Cela ne signifie évidemment pas que le service météorologique a conclu à un « engin extraterrestre ». C'est une distinction essentielle. Le renseignement que nous possédons signifie seulement que l'hypothèse du ballon météorologique de routine aurait été examinée puis écartée.

Mais il reste une question : quelle était l'heure exacte car là ; c’est une lacune documentaire importante. La source parle de : « early on the morning of July 3 » mais ne donne pas, dans le passage retrouvé, l'heure exacte de l'observation.

Cela est particulièrement dommage car la discussion sur les ballons météorologiques montre que l'heure aurait pu permettre une vérification astronomique et météorologique beaucoup plus précise.

Un contexte particulièrement intéressant : le Copperbelt

Cette observation prend une dimension supplémentaire lorsqu'on la rapproche des autres affaires de 1956 dans la région minière de la Copperbelt. La même compilation reproduit immédiatement après le cas de Walker un autre récit concernant le 9 août 1956.

Ce soir-là, un phénomène lumineux aurait été observé au-dessus de plusieurs centres miniers :

Ndola → Kitwe → Chingola → Bancroft.

L'objet est décrit comme brillant et scintillant, se déplaçant rapidement dans l'obscurité. La presse de la Northern Rhodesia aurait même commenté l'événement en affirmant qu'il y avait indiscutablement eu un objet mystérieux dans le ciel. Cela crée une petite séquence d'observations dans le Copperbelt en 1956..

Évaluation historique du cas

Je donnerais à cette affaire une place assez intéressante, principalement pour quatre raisons :

1. Source relativement ancienne :
Le récit est publié dans Flying Saucer Review dès septembre-octobre 1956, donc très proche chronologiquement de l'événement.

2. Plusieurs témoins :
Walker n'est pas présenté comme le seul observateur.

3. Intervention d'un service météorologique :
L'hypothèse du ballon météorologique est explicitement mentionnée.

4. Description relativement simple :
Il ne s'agit pas d'un récit extraordinairement complexe : un objet rond et argenté, apparemment stationnaire, puis disparaissant.

La date 3 juillet 1957 reprise dans certaines descriptions de l’observation semble erronée. C’est bien 1956.

Source : FLYING SAUCER REVIEW vol. 2, n°5, septembre-octobre 1956

 

09 AOUT 1956 – NDHOLA – KITWE – CHINGOLA – BANCROFT DANS LE COPPERBELT – ZAMBIE

Un document reproduisant des archives de Flying Saucer Review rapporte également une observation détaillée dans le Copperbelt le 9 août 1956, avec un objet lumineux observé successivement au-dessus de Ndola, Kitwe, Chingola et Bancroft.

 

Ce document décrit l'objet comme :

 

·         Brillant ;

·         Clignotant ;

·         Se déplaçant rapidement ;

·         Passant au-dessus de plusieurs centres miniers ;

·         D’abord stationnaire/semblant planer ;

·         Puis partant rapidement.

 

Le journal Rhodesia Sunday Mail aurait même commenté l'affaire en affirmant qu'il y avait bien eu un objet mystérieux dans le ciel de la Rhodésie du Nord.

Source : https://noufors.com/Documents/Books%2C%20Manuals%20and%20Published%20Papers/UFO%20AFRINEWS/UFO_AFRINEWS05-150.pdf

 

21 JUILLET 1957 – (DATE DE LA DEPECHE AGENCE DE PRESSE ET NON DATE DE L’OBSERVATION) KITWE – RHODESIE DU NORD- ZAMBIE

Des mineurs du Copperbelt signalent des « Flying saucers » à grande vitesse

 

Le 21 juillet 1957, une dépêche de l'Associated Press, reprise quelques semaines plus tard par le bulletin de l'Aerial Phenomena Research Organization (APRO), rapporte une série de témoignages attribués à des mineurs de cuivre de la région de Kitwe, dans le Copperbelt de la Rhodésie du Nord. Les témoins auraient observé des objets qualifiés de « Flying saucers », décrits comme présentant des queues enflammées (« flaming tails ») et se déplaçant à très grande vitesse, l'APRO reprenant l'expression journalistique « going like the wind ».

 

Certains des mineurs auraient pensé que ces objets provenaient de l'espace et qu'ils pouvaient avoir pour objectif de surveiller les activités minières, notamment celles liées à l'uranium. La documentation disponible demeure toutefois extrêmement lacunaire. Le bulletin APRO précise qu'aucune date exacte des observations individuelles ni aucun détail complémentaire n'étaient alors disponibles. Les noms des témoins, leur nombre, l'heure des observations, leur durée, la direction et l'altitude des objets ne sont pas indiqués.

 

Il convient donc de considérer cette affaire comme une information ufologique contemporaine mais insuffisamment documentée, et non comme un cas permettant de caractériser précisément un phénomène aérien.

 

L'intérêt historique du témoignage réside également dans son contexte. Le Copperbelt constituait alors l'un des principaux centres miniers d'Afrique centrale et se trouvait au cœur d'importantes activités industrielles et stratégiques de la période de la guerre froide. La référence faite par les témoins à une possible surveillance des activités minières doit toutefois être considérée comme leur propre interprétation et non comme le résultat d'une enquête démontrant une origine extraterrestre.

 

Sources : Associated Press, dépêche du 21 juillet 1957, reprise dans APRO Bulletin, septembre 1957 ; documentation ufologique rétrospective consacrée aux observations du Copperbelt.

 

APRO NOUS DIT :

Le bulletin APRO de septembre 1957 donne cette formulation :

 

« « Des mineurs de cuivre de la région de Kitwe ont signalé des "soucoupes volantes" dotées de traînées enflammées et se déplaçant "à la vitesse du vent". »

 

Autrement dit, les mineurs de cuivre auraient signalé des « Flying saucers » munies de queues/flammes, se déplaçant « like the wind », donc extrêmement rapidement.

 

Mais le détail le plus important se trouve juste après :

APRO précise qu'aucune date exacte des observations individuelles et aucun détail supplémentaire n'étaient disponibles.

 

APRO rapporte aussi : Certains des mineurs interrogés auraient eux-mêmes interprété ces apparitions comme une surveillance extraterrestre des activités minières, notamment des opérations liées à l'uranium. Cette interprétation appartient aux témoins et ne constitue évidemment pas une conclusion établie. Il est important de savoir pour authentifier cette affirmation que l'exploration et l'exploitation de l'uranium en Zambie a commencé dans les années 1950, notamment à la Mindolo Underground Mine de Nkana, à Kitwe, et que 120 tonnes métriques d'uranium auraient été extraites entre 1957 et 1959.

 

L’information de l’ARO est très brève.

INFO RETROUVEE DANS « SAUCER NEWS »

Le numéro d'août 1957 de Saucer News, publié pratiquement au moment des événements, contient une version très proche :

 

« Des disques volants laissant derrière eux une traînée de feu ont été aperçus en Rhodésie du Nord, en Afrique centrale. Des mineurs de cuivre travaillant dans six camps de la région affirment les avoir vus. Certains soupçonnent des visiteurs venus de l'espace, curieux d'observer les opérations de raffinage de l'uranium, récemment lancées en Rhodésie. »

 

Cela apporte un détail qui n'apparaît pas clairement dans la courte notice APRO : Six camps miniers Donc, nous ne sommes probablement pas devant le témoignage d'un seul mineur de Kitwe. La formulation indique que des mineurs de six camps de la région auraient observé les phénomènes.

 

L’observation est donc clairement confirmée, toutefois les sources ne donnent que peu d’informations sur ce qui a été vu. Peu de journaux de l’époque numérisés sur Internet, aucune information retrouvée, en conséquence une analyse précise n’est pas possible actuellement.

Sources : https://www.ufomagazines.com/apro-bulletin-apro-bulletin-1957-09-september/

https://fanac.org/fanzines/Saucer_News/saucer_news_25_v4n5_mosley_1957-08_ufo_us.pdf

https://www.saturdaynightuforia.com/html/articles/articlehtml/saucsum12.html

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OCTOBRE 1961 – CHINGOLA – PHOTOGRAPHIE – RHODESIE DU NORD - ZAMBIE

Chingola, Rhodésie du Nord - aujourd'hui Zambie - début octobre 1961. À l'époque Chingola n'était pas encore la Zambie, c'était la Copperbelt, à quelques km de la frontière congolaise. La photo a fait la couverture du MUFON UFO Journal en Juillet 1976: "PHOTOGRAPH OF OBJECT SEEN NEAR CHINGOLA, ZAMBIA (NORTHERN RHODESIA) IN EARLY OCTOBER, 1961 OBJECT is CIRCLED IN THIS PHOTOGRAPH"

 

Le récit d'origine

Le photographe a voulu rester anonyme. C'était un militaire des Federal Forces, les forces de la Fédération de Rhodésie et Nyasaland qui patrouillaient les frontières.

 

Ce jour-là, vers midi, il faisait très chaud, soleil très fort. Il était à bord d'un hélicoptère de type français "Alouette" qui faisait des exercices d'atterrissage et de décollage sur des plages, à environ 200 pieds d'altitude et 120 mph.

 

L'objet est monté de derrière les sommets des montagnes, "travelling at a tremendous speed straight up and directly over the top of the helicopter and disappeared over the opposite horizon". Tout a duré moins de 10 secondes.

 

Description par les témoins :

·         Forme parfaitement ronde, couleur argent avec surface chrome / miroir

·         Pas de lumières, pas de bruit entendu (mais bruit de l'hélico), pas de fumée, pas de marques d'identification, pas d'extensions, pas de trous, fenêtres, portes

·         Couleur uniforme qui reflétait le soleil sans varier

 

Il y avait 4 autres témoins en plus du photographe, dont le pilote. Un des témoins est nommé Chippy Ackerman, tué en 1964 par une mine antipersonnel au Congo, et un autre Gerrie Schultz. Le pilote s'appelait Brahm.

 

Il n'a eu le temps que d'une seule photo très rapide avec son petit Agfa bon marché "qui avait coûté environ douze livres".

 

Que s'est-il passé avec la photo ?

Quand les autorités militaires ont appris qu'il avait photographié les zones frontalières pendant les exercices, elles ont confisqué tous les négatifs. Heureusement il avait déjà tiré un jeu de photos avant. Les négatifs n'ont jamais été rendus, supposés détruits à cause de la nature sensible de la zone.

 

La photo est restée dans son album personnel pendant 14 ans. En été 1975, lors d'une vague d'OVNI au-dessus de la Rhodésie, il a téléphoné à la personne qui centralisait les rapports OVNI à l'époque - c'était Cynthia Hind à Salisbury, représentante MUFON pour l'Afrique. Elle l'a transmise à Joe Brill aux USA pour étude.

 

La copie qui nous reste était en très mauvais état : pliée, émulsion craquelée en lignes verticales, et le photographe lui-même avait entouré l'OVNI au stylo bille, ce qui ne pouvait pas être enlevé sans arracher l'émulsion.

 

 

LA PHOTO DE CHINGOLA

 

Le seul tirage qui a survécu était déjà, selon Cynthia Hind qui l'a reçu, « Fortement froissé et assez pâle, l'objet était bel et bien discernable mais, malheureusement, entouré au stylo à bille.

 

Le MUFON Journal précise aussi : « dans un très mauvais état et avait été plié au point que l'émulsion présentait de nombreuses fissures verticales » et le photographe avait entouré l'objet au stylo bille.

 

Le négatif original a été saisi par les autorités et jamais rendu.

 

Donc ce qu’on voit dans les reproductions de cette photo, c'est un tout petit point argenté dans un ciel immense. L'original complet montrait les collines derrière Chingola avec l'objet entouré.

 

Voici une reconstruction nettoyée fidèle à la description d'époque : disque parfaitement rond, couleur argent chrome qui reflétait le soleil tout le temps, vu 10 secondes montant derrière une colline et disparaissant à l'horizon opposé. 

 

 

C'est la version "comme si on l'avait prise avec une bonne optique" depuis la porte de l'Alouette. Pour voir l’original, hyper mauvais car photocopié, il faut aller voir le PDF du MUFON UFO Journal No.104 Juillet 1976 (page couverture + agrandissement page 4) - c'est la source la plus nette qui existe. https://projectaquarius.mufon.com/wp-content/uploads/2023/09/July_1976.pdf

 

L'analyse de Ground Saucer Watch

GSW a procédé en 1976 à une analyse informatisée du tirage. Selon William Spaulding, le traitement d'amélioration des contours faisait apparaître une forme nettement définie. L'analyse concluait notamment à :

 

Ø  Une forme approximativement discoïdale ;

Ø  Un rapport hauteur/largeur d'environ 1 :5 ;

Ø  Une apparence tridimensionnelle ;

Ø  Une réflexion lumineuse compatible, selon les enquêteurs, avec une surface métallique ;

Ø  Une distance estimée informatiquement à environ 2 à 3 miles ;

Ø  Un certain flou attribué à la combinaison de la vitesse apparente de l'objet et des caractéristiques du film utilisé.

 

 

 

 L'analyse de 1976

Le dossier a été publié dans le MUFON Journal No.104 avec deux articles : le témoignage par Joe Brill, et l'analyse informatique par William Spaulding de Ground Saucer Watch Inc. à Phoenix.  GSW a fait de l'amélioration de contour et de la densitométrie couleur.

 

 Conclusions : Ils ont écarté comme source : flare d'objectif, anomalies d'appareil, artefacts de développement, aéronef connu, petit modèle près de l'appareil, débris non-métallique

 

Surface métallique type acier poli, aspect ratio 1 pour 5, forme de disque bombé

 

Estimation : objet d'environ 30 pieds / 9 mètres, à 2-3 miles, légèrement flou à cause du mouvement et de la faible sensibilité du film

 

Leur conclusion finale : « L'avis unanime de GSW est que l'objet visible sur la photographie représente un objet de grande taille (30 pieds), doté d'une surface métallique, d'origine et de technologie inconnues. »

 

Pourquoi on en parle encore ?

Contexte géopolitique : octobre 1961, c'est en plein dans la sécession du Katanga, à côté. L'ONU est sur place. Le 18 septembre 1961, l'avion de Dag Hammarskjöld s'écrase à Ndola, à 30 km de Chingola. Les premiers témoins ont d'ailleurs pensé à un appareil secret de l'ONU, avant de rejeter l'idée à cause de la vitesse et de la forme.

 

C'est une des rares photos militaires africaines de l'époque avec plusieurs témoins.

 

Limite : sans négatif original, on ne peut pas faire d'analyse moderne définitive. C'est ce qui la rend à la fois fascinante et frustrante pour les enquêteurs.

 

https://fr.scribd.com/document/643052417/UFO-Afrinews-21?utm_source=chatgpt.com

https://electronicsandbooks.com/edt/manual/Magazine/M/MUFON%20UFO%20Journal/MUFON%20UFO%20Journal%20-%20July%201976.pdf

 

JUIN 1965 – ZAMBIE PROCHE FRONTIERE BANDE DE CAPRIVI

FLYING SAUCER REVIEW JULY - AUGUST 1966 VOLUME 12, No. 4, juste avant la rubrique consacrée à la Zambie, est rapportée une observation de juin 1965, près de la frontière entre la Zambie et la bande de Caprivi.

 

Un médecin employé par le gouvernement zambien et plusieurs personnes auraient observé aux jumelles :

 

Ø  Un objet ovale brillant ;

Ø  Tournoyant ;

Ø  Scintillant au Soleil ;

Ø  Se déplaçant rapidement ;

Ø  Altitude estimée : environ 2 000 pieds ;

Ø  Distance : environ 1 mile.

 

La source indiquée est W. J. Maclean of Edinburgh.

 

Ce cas est distinct de celui de Broken Hill, de Novembre 1965, mais il montre qu'en 1965 plusieurs rapports zambiens circulaient dans les réseaux ufologiques internationaux.

Source : https://noufors.com/Documents/Books%2C%20Manuals%20and%20Published%20Papers/Specialty%20UFO%20Publications/Flying%20Saucer%20Review/FSR%2C1966%2CJul-Aug%2CV%2012%2CN%204.pd

 

Novembre 1965 - Broken Hill (aujourd'hui Kabwe)
Eric Williams a vu un large objet, 30 m de diamètre, 15 m de haut, à environ 75 m de distance. Il rapporte avoir vu clairement une rangée de hublots illuminés d'une lumière verdâtre. Référence : Flying Saucer Review Vol 66 No 4. Base Jacques Vallée Magonia.  META

 

NOVEMBRE 1965 – (DATE INCERTAINE) BROCKEN HILL (AUJOURD’HUI : KABWE - RHODESIE – ZAMBIE

EN RESUME :

Témoin : Eric Williams
Moment : crépuscule, date exacte inconnue ; Vallée indique novembre 1965.
Lieu : Broken Hill, aujourd'hui Kabwe, Zambie.
Distance estimée : environ 75 yards (69 m).
Dimensions estimées : environ 100 pieds de longueur × 50 pieds de hauteur (30 × 15 m).
Description : grand objet, avec une rangée de hublots dont l'intérieur était éclairé d'une lumière verdâtre.
Source contemporaine disponible : émission de la Zambia Broadcasting Corporation (ZBC), 2 décembre 1965, reprise dans Flying Saucer Review, vol. 12, n° 4, juillet-août 1966, rubrique « Incidents in Central Africa ».
Référence Vallée : Passport to Magonia, cas 714.
Enquête : aucune enquête indépendante retrouvée à ce stade.
Photographie : aucune.
Autres témoins : non documentés.
Évaluation documentaire : témoignage ancien transmis par une source radiophonique contemporaine, mais dossier très incomplet.

 

LE TEXTE TRADUIT EN FRANÇAIS DE LA FSR VOL 12 - NR 4 JUILLET – AOUT 1966

 

ZAMBIE

Incidents en Afrique centrale - es rapports suivants sont tirés d'une émission de la ZBC diffusée le 2 décembre 1965 et rapportée par le fils de l'un de nos lecteurs : « M. Eric Williams (de Broken Hill) a aperçu récemment un objet imposant, un soir au crépuscule, près de Broken Hill, en Zambie. Il se trouvait à environ 70 mètres de l'objet et en estime les dimensions à quelque 15 mètres de hauteur pour 30 mètres de diamètre. Il a pu distinguer nettement des hublots disposés autour de l'objet, laissant filtrer une lumière verdâtre venant de l'intérieur.

 

« La soucoupe a fait du surplace près du sol pendant une vingtaine de secondes avant de s'éloigner à grande vitesse. » « Un médecin employé par le gouvernement zambien a aperçu un objet dans le ciel en juin 1965, près de la frontière entre la Zambie et la bande de Caprivi ; l'observation a eu lieu en plein jour, en compagnie d'amis qui ont tous vu l'objet.

 

« À l'aide de jumelles, ils ont observé un objet brillant de forme ovale, tournoyant et scintillant sous les rayons du soleil ; il se déplaçait rapidement dans le ciel. Ils ont estimé son altitude à environ 600 mètres et sa distance par rapport à eux à près d'un kilomètre et demi à ce moment-là. »

(Source : W. J. MacLean, d'Édimbourg.)

 

ANAYSE

La référence donnée dans les bases de Jacques Vallée est abrégée « FSR 66, 4 ». Il ne s'agit pas du volume 66. La source est en réalité : Flying Saucer Review, vol. 12, n° 4, juillet-août 1966. Le numéro contient une rubrique intitulée « Incidents in Central Africa », dans laquelle le cas de Broken Hill est publié.

 

Consulter le nr de la FSR : https://noufors.com/Documents/Books%2C%20Manuals%20and%20Published%20Papers/Specialty%20UFO%20Publications/Flying%20Saucer%20Review/FSR%2C1966%2CJul-Aug%2CV%2012%2CN%204.pdf

 

La source de l'information est particulièrement intéressante

Le Flying Saucer Review précise que les rapports de cette rubrique provenaient d'une émission de la ZBC (Zambia Broadcasting Corporation) du 2 décembre 1965, dont le contenu avait été transmis à la revue par le fils d'un lecteur.

 

Le texte commence ainsi, en substance :

M. Eric Williams, de Broken Hill, avait récemment vu un grand objet, un soir au crépuscule, près de Broken Hill. Il se trouvait à environ 75 yards, soit environ 68,6 mètres, de l'objet. Il estimait ses dimensions à environ 50 pieds de hauteur sur 100 pieds de longueur, soit approximativement 15 m × 30,5 m.

 

C'est très important : la source contemporaine disponible n'est donc pas semble-t-il, le récit recueilli par Vallée, mais un compte rendu radiophonique zambien repris quelques mois plus tard par Flying Saucer Review.

 

La description est en fait encore plus intéressante que la fiche Vallée, très réduite en information.  La base Magonia de Jacques Vallée résume l'affaire ainsi :

 

·         Novembre 1965

·         Broken Hill, Zambie

·         Eric Williams

·         Crépuscule

·         Objet d'environ 30 m de diamètre

·         Hauteur environ 15 m

·         Distance : environ 75 m

·         Rangée de hublots

·         Lumière verdâtre.

 

Mais le texte de Flying Saucer Review donne une information légèrement différente : 100 pieds de longueur × 50 pieds de hauteur, et non pas nécessairement un diamètre de 30 m. Cette différence est intéressante. Vallée a probablement normalisé/interprété la description en « 30 m de diamètre », alors que la source originale parle d'une longueur et d'une hauteur.

  :

Il faut donc se baser sur environ 30 m de longueur et 15 m de hauteur plutôt que « 30 m de diamètre ».

 

La date « novembre 1965 » est également à manier avec prudence car Vallée donne : Novembre 1965 – crépuscule.  Mais la source Flying Saucer Review que nous avons retrouvée dit simplement que Williams avait vu l'objet « recently », dans une émission ZBC du 2 décembre 1965.

 

La date de novembre vient donc vraisemblablement de la reconstruction ultérieure du cas par Vallée.

Il y a donc une incertitude sur la véritable date, j’indique donc : Novembre 1965 — date exacte inconnue et en note : Le cas fut rapporté par la Zambia Broadcasting Corporation le 2 décembre 1965 et repris dans Flying Saucer Review, vol. 12, n° 4, juillet-août 1966. Jacques Vallée le date de novembre 1965. C'est beaucoup plus solide historiquement.

 

Les hublots : un détail remarquable, vrai ou faux !  C'est probablement l'élément le plus caractéristique du témoignage. Vallée indique que Williams distinguait clairement : « a row of portholes illuminated with a greenish light » c'est-à-dire une rangée de hublots éclairés d'une lumière verdâtre.

 

Cela transforme le témoignage.

 

Nous ne sommes pas simplement devant une lumière ou une forme lumineuse dans le ciel : le témoin affirme avoir perçu une structure tridimensionnelle imposante, suffisamment proche pour distinguer des éléments ressemblant à des fenêtres.

 

Mais il faut rappeler que cette description repose sur un seul témoin identifié et que nous ne connaissons pas en fait la source de Vallée qui mentionne ces informations.

 

Une distance extrêmement faible si l'estimation de Williams est correcte :

·         75 yards ≈ 68,6 mètres, pour un objet d'environ : 30,5 m × 15,2 m

 

·         Cela donnerait une taille angulaire énorme même en supposant simplement une largeur de 30 m à 69 m de distance : angle ≈ 24°

 

C'est considérable.

 

À titre de comparaison, le diamètre apparent de la pleine Lune est seulement d'environ 0,5°. L'objet aurait donc occupé une portion très importante du champ visuel. Cela constitue à la fois : un élément qui rend le témoignage spectaculaire ; mais aussi un élément qui devrait rendre l'observation très détaillée si les estimations de distance et de taille sont raisonnables.

 

Beaucoup d’informations nous manquent sur le témoin, le lieu exact de l’observation, l’évolution et les caractéristiques de l’objet etc… Et surtout, je n'ai pas retrouvé l'enregistrement ou la transcription originale de l'émission ZBC du 2 décembre 1965 !

 

 À noter que le cas apparaît dans le catalogue de Passport to Magonia sous le numéro 714 : Nov. 1965 — dusk — Broken Hill (Zambia). Vallée donne comme source FSR 66, 4.  Cela explique exactement pourquoi on retrouve aujourd'hui cette affaire dans les bases Magonia. Il est intéressant de constater que la base chronologique reproduisant les données de Vallée donne elle aussi : Évent 8571 — Source ID 714 — Broken Hill, Zambia.

 

Une possibilité d'explication conventionnelle ? Il faut être prudent ici car avec les données disponibles, je ne vois aucun élément permettant d'identifier l'objet comme un avion, un hélicoptère ou un ballon. Mais l'absence d'identification ne permet pas davantage de conclure à un engin extraordinaire.

https://noufors.com/Documents/Books%2C%20Manuals%20and%20Published%20Papers/Specialty%20UFO%20Publications/Flying%20Saucer%20Review/FSR%2C1966%2CJul-Aug%2CV%2012%2CN%204.pdf 

 

1975 – (ENVIRON) LUSAKA – OBSERVATION MILITAIRE - ZAMBIE

 Rencontre avec un OVNI de l'armée de l'air zambienne — Lusaka, 1975

 

Évaluation de la crédibilité - Faible

Témoin – militaire - Témoins multiples - Rapport officiel

 

LE RECIT UAP ARCHIVES

 

Description de l'événement

La Zambie a obtenu son indépendance en 1964 sous le gouvernement UNIP de Kenneth Kaunda, et en 1975 l'Armée de l'air zambienne (ZAF) était devenue une petite force professionnelle avec des pilotes formés en Grande-Bretagne et du personnel de contrôle aérien, complétés par des conseillers de plusieurs nations.

 

L'aéroport international de Lusaka servait de base principale de la ZAF et de principal aérodrome civil du pays. Le milieu des années 1970 fut une période de sensibilité aérienne accrue en Afrique australe : les guerres de libération en cours en Rhodésie, en Angola et au Mozambique faisaient que les avions non identifiés au-dessus de l'espace aérien zambien étaient un véritable problème de sécurité, et la ZAF maintenait des procédures d'interception actives.

 

Ce contexte de sécurité donnait une importance opérationnelle immédiate à tout contact aérien anormal. Les pilotes de l'Armée de l'air zambienne — formés au Royaume-Uni, opérant selon les protocoles de reconnaissance RAF — en furent les principaux témoins. L'objet fut d'abord aperçu par le personnel au sol à l'aérodrome, qui alerta l'officier de service. Un avion d'entraînement à réaction de la ZAF a été envoyé pour identification visuelle. Le pilote de l'avion intercepteur a confirmé visuellement l'objet et a signalé ses caractéristiques par radio à la tour de Lusaka, où l'agent de contrôle aérien a également observé l'objet depuis la tour. La combinaison du pilote embarqué, de l'officier de contrôle aérien et de l'équipe au sol comme témoins indépendants depuis trois positions différentes fournit une solide confirmation par plusieurs témoins. L'objet a été décrit comme un disque ou une lentille, métallique sous la lumière du jour, sans système de propulsion visible. Le pilote de l'avion d'entraînement de la ZAF s'est approché à portée d'identification et a confirmé la forme de l'objet avant qu'il n'accélère. L'accélération a été décrite comme instantanée — l'objet est passé d'une vitesse relativement basse (assez lente pour que l'avion d'entraînement à réaction puisse s'approcher) à une vitesse de départ extrême en une fraction de seconde, laissant l'avion ZAF loin derrière.

 

L'objet a quitté le nord-est et a disparu de la portée visuelle en quelques secondes. L'interception a permis une comparaison directe de vitesse : l'avion d'entraînement à réaction de la ZAF — avec une vitesse maximale d'environ 350 à 500 mph selon le type — pouvait s'approcher initialement de l'objet, indiquant qu'il volait à une vitesse relativement basse. L'accélération instantanée qui a suivi à une vitesse qui a laissé le simulateur à réaction est définitivement l'anomalie principale des performances. Aucun appareil dans les inventaires adversaires de la ZAF — forces rhodésiennes, sud-africaines ou soviétiques en Angola ou Mozambique — ne possédait cette capacité.

 

La forme du disque, l'apparence métallique et le fonctionnement silencieux étaient également incompatibles avec tout avion connu. Aucune donnée de suivi radar n'est documentée dans les sources disponibles. La principale preuve est l'observation visuelle de plusieurs témoins, incluant la visée rapprochée du pilote embarqué et le rapport radio à la tour. Aucune trace physique n'a été identifiée. L'incident a été signalé via les canaux de la ZAF et a été inscrit dans les archives militaires officielles. La relation étroite de la Zambie avec les conseillers militaires britanniques durant cette période a permis de communiquer informellement les représentants britanniques à Lusaka. La Southern African UFO Research Society (SAUFORS), qui maintenait des contacts étroits avec des sources militaires de la région, a documenté l'affaire.

 

Les journaux zambiens ont rapporté l'incident, fournissant une couverture médiatique contemporaine. La Zambie sous l'UNIP de Kaunda disposait d'une presse contrôlée mais pas d'un système d'information totalitaire. La couverture médiatique de l'incident de la ZAF a atteint le public en quelques semaines. Aucune campagne de répression active n'est documentée. La ZAF n'a pas confirmé publiquement le rapport mais n'a pas empêché la couverture des journaux. L'affaire de la Zambie en 1975 est notable pour la tentative d'interception directe, qui constitue une référence de performance indisponible dans la plupart des observations de UAP : la capacité du pilote ZAF à s'approcher initialement de l'objet puis à être laissé derrière lors de l'accélération fournit une démonstration concrète et mesurable des caractéristiques de performance de l'objet. Ce cas contribue au schéma documenté de l'activité des UAP à travers l'Afrique australe durant les guerres de libération du milieu des années 1970, lorsque l'activité de l'aviation militaire atteignait son apogée dans l'histoire de la région. La documentation de SAUFORS sur ce cas et d'autres cas d'Afrique australe connexes fournit une base de recherche pour la région, souvent négligée dans la recherche principalement anglo-américaine sur les UAP.

https://uaparchive.org/globe?event=zambia-lusaka-ufo-1975 

 

ANALYSE

Ce que la fiche UAP ARCHIVE raconte, sans filtre

Contexte : Zambie indépendante en 1964 UNIP Kaunda, ZAF petite force pro avec pilotes formés en Grande-Bretagne, Lusaka International comme base principale ZAF + civil, milieu des années 70 sensibilité aérienne maximale à cause des guerres en Rhodésie, Angola, Mozambique.

 

Scénario : objet d'abord vu par personnel au sol à l'aérodrome qui alerte l'officier de service. Avion d'entraînement à réaction envoyé en identification visuelle. Pilote confirme visuellement par radio à la tour, contrôleur aérien voit aussi depuis la tour. Donc 3 positions indépendantes : sol, cockpit, tour.

 

Description : disque/lentille, métallique en plein jour, sans propulsion visible, silencieux. Approche à portée d'identification, puis accélération instantanée de vitesse basse à vitesse extrême vers le nord-est, disparition en quelques secondes.

 

Comparaison : avion-école ZAF 350-500 mph selon type, pouvait s'approcher au début donc objet lent au début, puis le largue. Aucun inventaire adverse - rhodésien, sud-africain ou soviétique en Angola/Mozambique - n'avait cette capacité.

 

Sources citées : archives militaires officielles ZAF, conseillers britanniques à Lusaka informés informellement, Southern African UFO Research Society (SAUFORS) qui aurait documenté, journaux zambiens contemporains qui auraient couvert, sans répression.

 

Ce qui est vrai dans le contexte

Tout le décor historique est correct et vérifiable :

1.    ZAF établie en 1968, au début 18 MB-326 et 4 Jastreb/Galeb, puis au milieu des années 70 14 MiG-21 et Mi-8, dont 23 MB-326GB exportés vers la Zambie. Kenneth Kaunda International Airport utilisé civil et militaire, et Lusaka City Airport, which is used by the Zambian Air Force. En 1975 Zambia turned eastwards for the first time pour un chasseur, et il y a bien eu un UFO flap taking place over Rhodesia en 1975 qui a fait ressortir la photo de Chingola.

 

2.    La pression aérienne : la ZAF interceptait constamment des intrusions rhodésiennes.

            Donc l'histoire "on envoie un jet d'école pour voir" est opérationnellement plausible. Un MB-

            326GB à 350-500 mph pouvait décoller d'alerte.

 

Ce qui ne tient pas comme preuve

1.1.  SAUFORS n'est pas ce que la fiche laisse entendre - La fiche dit "Southern African UFO Research Society (SAUFORS), qui a entretenu des contacts étroits avec des sources militaires".             En réalité SAUFOR c'est South Africa's UFO Resource, un site perso : "This is a message from    Cristo Louw, créateur de SAUFOR (South Africa's UFO Resource)", dont la base est "SAUFOR's list of references 2 ALL UFO Reports in South Africa (C) 1985-2001 Larry Hatch Software". C'est une compilation lobbyiste des années 2000, pas une société savante avec accès militaire.

 

1.2.  Les archives de UFO AFRINEWS de Cynthia Hind mentionnent explicitement : South African UFO Research Association (SAUFORA). Une association qui serait similaire à SAUFORS, voir la même ? Dans le numéro 8 de UFO AFRINEWS, l'annuaire des organisations indique notamment : SOUTH AFRICAN UFO RESEARCH ASSOCIATION (SAUFORA) et précise qu'ENIGMA (Transvaal) avait fusionné avec SAUFORA

 

1.3.  Il existe aussi l’association SAUFOR plus récente, crée en 1997 – Aucune trace de cette observation sur son site. Une association plus ancienne comme SAUFORA, attestée par Cynthia Hind est -elle différente ? 

 

                        Sur internet, je ne retrouve aucun document reliant ces associations au cas de Lusaka 

;

      4 - Zéro élément primaire

            Pas de date jour/mois 1975

            Pas de nom de pilote, pas de contrôleur, pas d'officier de service

            Pas de type exact : MB-326GB ? Galeb ? - L'estimation 350-500 mph colle justement au MB-   326 mais ce n'est pas nommé

            Pas de cote d'archives : "inscrit dans les archives militaires officielles" sans référence

            Pas de radar : "Aucune donnée de suivi radar n'est documentée" - c'est avoué dans la fiche elle-            même

            Pas de coupure de presse citée : "Les journaux zambiens ont rapporté" – lesquels ? Times       of Zambia ? Zambia Daily Mail ? Quelle date ?

Le récit est un copié-collé de modèle :  "Observation par 3 positions, approche lente puis accélération instantanée qui largue le jet" - c'est le modèle de Téhéran 1976. Sauf que Téhéran a des bandes radar, des noms, un rapport DIA déclassifié. Ici rien.

 

        5. Les conseillers britanniques. La Zambie avait bien des conseillers britanniques, mais si un rapport             avait été communiqué informellement aux représentants britanniques à Lusaka, il devrait exister             une trace au UK National Archives (AIR 20 ou DEFE). Personne ne la cite.

 

Conclusion provisoire

La fiche est une reconstruction moderne à partir d'un témoignage oral anonyme, mise en forme avec un contexte historique correct pour lui donner du poids. Elle n'est pas fausse par nature, mais elle est actuellement au niveau cas non vérifié - source secondaire sans preuve contemporaine.  Elle reprend probablement un témoignage recueilli par Cynthia Hind ou par Cristo Louw dans les années 80-90 auprès d'un ancien de la ZAF, que Larry Hatch a ensuite listé, que UAP Archive a reformaté en langage UAP 2020 avec des phrases comme "performance benchmark" et "measurable characteristics".

 

Mais le problème essentiel est celui-ci : la page UAP Archive ne fournit pas, dans le texte accessible, le document militaire original, le nom du pilote, le type d'avion, la date exacte, l'heure, la trajectoire, la durée, une référence archivistique ou une copie du rapport ZAF.

 

J'ai recherché une confirmation dans les documents américains de 1975 puisque les archives diplomatiques américaines comportent de très nombreux télégrammes LUSAKA déclassifiés pour 1975. Par exemple, les archives contiennent des câbles de l'ambassade américaine à Lusaka datés de janvier, avril et août 1975.  ( https://www.wikileaks.org/plusd/cables/1975LUSAKA00131_b.html  ) Mais dans les documents que j'ai pu retrouver avec cette recherche, je n'ai pas trouvé de câble faisant état de l'interception d'un objet non identifié par la ZAF. Cela ne prouve pas que l'incident n'a pas existé. Un événement de ce genre pouvait très bien rester dans les archives militaires zambiennes sans être transmis aux diplomates américains.

 

1989 – LUSAKA – AEROPORT + MUMBWA + HILLS - ZAMBIE

Aéroport de Lusaka + Mumbwa Hills - Formations en Losange

 

Le site https://dyerbolical.com/strange-places-in-zambia-hauntings-cryptids-and-unexplained-phenomena/  reproduit le texte suivant :

 

En 1989, des pilotes ont décrit, près de l'aéroport de Lusaka, des formations lumineuses pulsantes en forme de losange, et des observations similaires se répètent. Depuis les années 1970, des photographies d'orbes ascendants ont été prises dans les collines de Mumbwa.

 

Et juste après :

 

Près du site de Broken Hill, associé à des vestiges d'hominidés anciens, des habitants ont signalé des phénomènes de disparition du temps et des marques physiques, ce qui a conduit à une enquête en 2012. Cette enquête s'est notamment appuyée sur des données radar montrant des objets stationnaires.

 

Le site indique comme source : MUFON Case Files. "Zambia Aerial Sightings Database," 1989-2012 entries.  Malheureusement la Base du Mufon n’est pas accessible et en conséquence il m’est impossible de vérifier.

 

Le Dyerbolical.com, est un blog de compilation folklore/paranormal zambien, pas un rapport d'enquête primaire. On y trouve des observations sans source, site que nous considérons comme peu fiable.  Il ne donne dans le cas présent :

 

·         Aucun nom de pilote

·         Aucune date jour/mois 1989

·         Aucune compagnie aérienne

·         Aucune photo publiée

·         Aucun numéro de cas MUFON

 

Il dit s'appuyer sur la base MUFON Zambie 1989-2012, mais cette base n'est pas publique. Nous citons ce cas qui en fait ne peut pas faire l’objet d’une analyse vue le manque d’informations.

 

14 – 15 SEPTEMBRE 1994 - NOMBREUSES OBSERVATIONS EN GAMBIE ET REGION

Mercredi 14 septembre 1994, 20h50 - 21h05 : le feu d'artifice

 

La soirée du mercredi 14 septembre 1994 fut un moment spectaculaire pour l'Afrique australe. Entre 20 h 50 et 21 h 05 environ, un spectacle pyrotechnique d'une grande magnificence apparut dans le ciel nocturne, presque dégagé, de cette partie du continent.

 

C'est décrit par tous les témoins comme une boule de feu avec une pointe et une longue queue d'étincelles, blanche ou dorée, qui illumine brillamment le ciel. Certains voient trois grosses lumières à l'avant et des petits derrières. Hind note:

 

Une boule de feu semblable à une capsule, laissant une traînée de feu derrière elle et flanquée de deux capsules plus petites. Le consensus général : une boule de feu qui semblait se terminer en pointe, avec une longue traînée d'étincelles. Elle était de couleur blanche ou dorée et illuminait brillamment le ciel. Certaines personnes ont aperçu trois énormes lumières à l'avant, accompagnées de lumières plus petites à l'arrière.

 

Visibilité : vu par des millions de personnes à travers le Zimbabwe, la Zambie et les régions environnantes.

 

Les astronomes de toute la région ont rapidement signalé que le « spectacle pyrotechnique », observé jusqu'en Zambie et au Botswana, était une pluie de météores. Explication aujourd'hui : c'était la rentrée atmosphérique de l'étage Zenit 2 de Cosmos 2290 :

 

Dans la soirée du 14 septembre 1994, deux jours avant l'événement de l'école Ariel, une spectaculaire boule de feu a traversé le ciel du sud-est de l'Afrique. Ce phénomène, visible par des millions de personnes au Zimbabwe, en Zambie et dans les régions avoisinantes, résultait de la rentrée atmosphérique et de la désintégration de la fusée Zenit-2 utilisée pour le lancement du satellite Cosmos 2290.

 

Le catalogue officiel des rentrées le liste bien : 1994 Sep 14 | 1994-053B 23219 Russia Cosmos 2290 r Botswana ; South Africa : Johannesburg ; Zimbabwe, avec comme source C. Hind, "UFO Flap in Zimbabwe Case No. 95", UFO Afrinews, Feb 1995, No. 11 : 4-18

 

C'est le soir où le téléphone de Cynthia Hind n'a pas arrêté de sonner. Juste avant, elle était déjà surchargée. La même page note:

 

Par coïncidence, dans la nuit du 14 septembre — soit à peine un jour et demi avant l'observation de l'école Ariel —, des signalements ont fait état d'une nuée de lumières multicolores et d'effets pyrotechniques traversant le ciel nocturne au Zimbabwe, ainsi que dans les pays voisins, la Zambie et le Botswana.

 

 

Les descriptions de ce phénomène

ne sont pas uniformes.

Cynthia Hind rapporte notamment :

  • Une boule de feu ;
  • Une lumière blanche ou dorée ;
  • Une longue traînée d'étincelles ;
  • Plusieurs grandes lumières ;
  • De nombreuses petites lumières derrière ;
  • Des objets semblant se déplacer rapidement ;
  • D’autres témoignages parlant au contraire d'un déplacement lent ;
  • Des fragments semblant se séparer.

À Zvishavane, le professeur Euan Nisbet, géologue, observa le phénomène et fournit un témoignage particulièrement intéressant. Il décrivit une très brillante boule de feu, plusieurs morceaux formant une sorte de train lumineux et un bang supersonique. https://gideonreid.co.uk/russian-rocket-over-africa/

 

 

 

Bien que certains témoins aient pris la boule de feu pour une comète ou un météore, elle a suscité une vague de folie autour des ovnis au Zimbabwe à l'époque.

 

Jeudi 15 Septembre 1994 :

Certains enfants voient déjà quelque chose : Certains enfants ont effectivement aperçu un objet « en forme de cigare » le jeudi 15 septembre 1994, la veille de l'observation générale. Un jeune garçon a raconté qu'alors qu'il rentrait de l'école en voiture avec sa mère — en plein jour — ce 15 septembre, ils avaient vu un objet devant eux.

 

Vendredi 16 septembre 1994, 10h : Ariel

Vers 10 heures, le matin du 16 septembre 1994, 62 élèves de l'école Ariel, âgés de 5 à 12 ans, ont signalé qu'un objet volant avait atterri dans l'enceinte de l'établissement.

 

Lieu : l'école Ariel à Ruwa, à environ 22 kilomètres au sud-est de Harare. Les enfants ont déclaré avoir vu un ou plusieurs engins argentés en forme de disque descendre sur la zone de broussailles jouxtant leur cour de récréation.

 

Pourquoi on parle de "plus grande vague documentée" pour la Zambie-Zimbabwe-Afrique du Sud ?

Étendue géographique : de la Zambie au Botswana jusqu'à Johannesburg en une seule nuit.

Nombre de témoins : des millions pour le 14, + 62 enfants + enseignants + villages autour de Ruwa pour le 16.

 

Documentation : Hind a publié le dossier complet dans UFO Afrinews No 11 sous le titre "UFO Flap in Zimbabwe Case No 95". C'est le dossier Case No. 95 le plus épais de sa série.

https://files.afu.se/Downloads/Magazines/Zimbabwe/Afrinews%20%28Cynthia%20Hind%29/UFO%20AFRINEWS%20-%20No%2011.pdf

 

L'archive de UFO AFRINEWS n°11 donne le détail de nombreux témoignages. Parmi les lieux cités :

 

§  Kempton Park, près de Johannesburg ;

§  Zvishavane, Zimbabwe ;

§  Lake Kariba ;

§  Matusadona National Park ;

§  Harare ;

§  Bulawayo ;

§  Fort Rixon ;

§  Hwange/Deka ;

§  D’autres secteurs du Zimbabwe.

 

Effet d'amorçage : le feu d'artifice du 14 a mis tout le monde en alerte ciel. Sans ça, l'atterrissage de Ruwa le 16 aurait peut-être été classé comme hallucination. Là, tout le monde venait de voir quelque chose.

 

Pour la Zambie spécifiquement, les rapports de 1994 sont moins détaillés que pour le Zimbabwe, mais ils existent dans la même base MUFON Zambia 1989-2012 que nous avons vue pour Mumbwa Hills. Ils sont décrits comme "lumières vives, boules de feu, spectacle pyrotechnique".

 

 

JUIN – NOVEMBRE 1996 – KOLOMO - ZAMBIE

Objet rouge-orange très lumineux se déplaçant près des arbres    US UFO Center

 

KALOMO — LUMIÈRE ROUGE-ORANGE

Un témoignage recueilli par le US UFO Information and Research Center concerne Kalomo, dans le sud de la Zambie, près de la frontière zimbabwéenne.

 

La période indiquée est : juin–novembre 1996

Le témoin était alors élève. Il raconte avoir vu avec plusieurs autres personnes un objet lumineux :

 

§  Très brillant ;

§  Rouge-orange ;

§  Semblant se déplacer juste au-dessus de la ligne des arbres ;

§  Près de l'horizon ;

§  Avec une luminosité comparable à celle du Soleil.

 

L'objet aurait été observé depuis différents endroits par plusieurs témoins. Le déclarant indique qu'il est resté incapable d'expliquer l'observation des années plus tard.

 

Le témoignage est intéressant mais relativement tardif et dépourvu de données instrumentales.

 

La source actuellement identifiable est donc :

United States UFO Information and Research Center — Zambia UFO Sightings Database.

https://www.usufocenter.com/ufo-sighting-reports/worldwide/zambia-ufo-sightings.html

 

29 FEVRIER 2012 – LUSAK - ZAMBIE

Cas complet NUFORC 87429 :

 

Date : 29/02/2012 à 20 h 07 (heure locale)

Durée : 30 secondes

Nombre d'observateurs : 5

Lieu : Lusaka (Zambie)

Forme : Inconnue

Caractéristiques : Lumières sur l'objet

 

Trois objets étranges et effrayants. Au départ, nous observions simplement les étoiles, car certaines d'entre elles se déplaçaient avant de disparaître ; nous avons vu environ six étoiles agir ainsi. Puis, soudain, nous avons aperçu un objet derrière nous ; nous avons d'abord cru qu'il s'agissait d'un avion, mais nous en avons vu un autre, puis un troisième. Ce dernier présentait trois lumières vives distinctes — bleue, orange et rouge — et semblait être en phase d'atterrissage compte tenu de son altitude de vol.

 

ANALYSE

C'est un cas typique "Lusaka aéroport" comme ceux de 1989 que vous citiez, et il est intéressant pour 3 raisons :

 

1- Les 6 étoiles qui bougent puis disparaissent


20h07 à Lusaka fin février, il fait nuit noire depuis 1h. Vous êtes à 2h d'écart UTC, donc 18h07 UTC. C'est l'heure parfaite pour voir des satellites entrer dans l'ombre de la Terre : ils avancent lentement puis s'éteignent d'un coup. En 2012 on voyait encore beaucoup d'Iridium et de débris. Voir 6 en quelques minutes, c'est cohérent avec une session de "star gazing".

 

2- Les 3 objets avec feux bleu/orange/rouge à basse hauteur


Vous êtes 5 observateurs à côté de l'aéroport international de Lusaka, qui sert de base principale de la ZAF et de principal aérodrome civil. Un avion en finale a exactement cet aspect : phares d'atterrissage blancs très puissants, feux de navigation rouge/vert, et de loin le vert peut paraître bleu. Le témoin dit lui-même On aurait même dit qu'ils étaient en train d'atterrir, vu l'altitude à laquelle ils volaient. « C’est la description d'un circuit d'aérodrome. 3 appareils qui se suivent à 30 secondes d'intervalle, c'est un trafic normal.

 

3- Le facteur émotionnel

 

"scary" - c'est la nuit, vous venez de voir des étoiles disparaître, puis 3 lumières qui arrivent par derrière à basse altitude. La réaction est normale, mais ça dégrade la précision : pas de direction (nord/sud ?), pas de hauteur angulaire, pas de bruit noté.

 

Classement

Pour moi : Cas à faible valeur probante, très probablement confusion avec avions à l'atterrissage à Lusaka.

   :

C'est l'un des très rares cas NUFORC géolocalisé Lusaka

Il montre le même mécanisme que le cas ZAF 1975 : des témoins au sol près de l'aéroport voient des lumières basses, pensent interception, alors que c'est du trafic connu. Toutefois pour une identification prouvée, il faudrait disposer de plus d’informations et faire éventuellement une enquête sur place.

 

05 MAI 2012 – KABWE – BROKEN HILL - ZAMBIE

Fiche NUFORC 88809

 

5 mai 2012 — 20 h 00 — Kabwe (Broken Hill), Zambie
NUFORC Case 88809 — « Fireball type object seen over Zambia last night »

La fiche donne :

Date : 5 mai 2012

Heure : 20 h 00 heure locale

Lieu : Kabwe, Zambie

Forme déclarée : Fireball

Témoin : 1

Durée enregistrée par NUFORC : 4 minutes

Distance estimée par le témoin : environ 5 km

Couleur : rouge

Aspect : scintillant / clignotant

Comportement : presque stationnaire pendant plusieurs minutes, puis départ extrêmement rapide

Disparition : environ 2 secondes selon le témoignage.

 

Le récit original, tel qu'il est reproduit dans la copie de la base, dit en substance que le témoin a d'abord pensé qu'il s'agissait d'une étoile, mais que l'objet était rouge et scintillant ; après environ cinq minutes, il serait parti à très grande vitesse et aurait disparu en deux secondes.

 

Une première anomalie : 4 ou 5 minutes ?

Il faut conserver cette petite incohérence.

Le champ informatique DURATION = 4 min, tandis que le texte du témoin dit « After about 5min ».

 

Durée : environ 4–5 minutes selon les différentes rubriques de la fiche NUFORC. Cela évite de transformer une estimation du témoin en chronométrage précis.

 

La phrase : “ at a distance of about 5km ” est très importante, mais elle ne permet pas de conclure que l'objet se trouvait réellement à 5 km. Un observateur peut très difficilement estimer la distance d'une source lumineuse ponctuelle dans le ciel sans repères permettant une triangulation. Et si l'objet était réellement à 5 km, il faudrait alors connaître : sa hauteur ; sa taille angulaire ; son diamètre apparent ; sa position exacte ; et la hauteur des arbres/bâtiments utilisés comme repères.  Sans cela, « 5 km » reste une estimation subjective.

 

Le comportement est plus intéressant que la couleur

La séquence rapportée est :

 

Lumière rouge scintillante → apparente immobilité pendant ~4–5 min → accélération apparente très rapide → disparition en ~2 s.

 

C'est précisément cette dernière partie qui donne au témoignage son intérêt ufologique. Mais il faut distinguer : Ce que le témoin a réellement observé - Il a vu une lumière qui lui a semblé : stationnaire ; puis partir très rapidement.

 

Ce que nous ne pouvons pas déduire Nous ne pouvons pas affirmer que l'objet : était physiquement immobile ; se trouvait à 5 km ; a réellement accéléré ; et a atteint une vitesse extraordinaire.  Un objet astronomique très éloigné peut donner l'impression de rester immobile puis de disparaître rapidement à cause de son mouvement, de son extinction lumineuse ou d'un changement de visibilité.

 

 EN QUELQUES MOTS :

5 mai 2012 — Kabwe (Broken Hill), Zambie — NUFORC 88809

À 20 h 00, un témoin de Kabwe signala au National UFO Reporting Center une lumière qu'il décrivit comme une « boule de feu » située, selon son estimation, à environ 5 km. L'objet paraissait rouge et scintillant et fut d'abord pris pour une étoile. Le témoin affirme l'avoir observé pendant environ quatre à cinq minutes alors qu'il semblait immobile, avant de le voir partir à très grande vitesse et disparaître en environ deux secondes. La fiche NUFORC ne mentionne qu'un seul témoin et aucune photographie, donnée radar ou enquête indépendante. La distance de 5 km et l'accélération rapportée sont des estimations du témoin et ne peuvent être considérées comme des mesures instrumentales. Le phénomène demeure non identifié.

https://sentientorbs.com/explore/sightings/NUFORC-88809 

https://nuforc.org/sighting/?id=88809

 

2 – 6 MARS  2017 – KITWE – CENTRE COMMERCIAL MUKUBA - CANULAR PHOTOGRAPHIQUE - ZAMBIE

Ce cas est particulièrement intéressant à conserver, mais non pas comme observation OVNI : c'est un excellent exemple de faux document photographique ayant produit une véritable rumeur locale puis internationale.

 

J'ai retrouvé la chronologie et surtout la démonstration du trucage.

 

1. L'événement a réellement circulé à Kitwe

L'affaire apparaît sur Internet les 2–6 mars 2017, avec des images présentées comme montrant une immense silhouette humanoïde au-dessus du Mukuba Mall de Kitwe.

 

Les premières versions affirmaient que la forme était restée visible pendant environ 30 minutes, qu'elle mesurait supposément plus de 100 mètres, et que certains spectateurs avaient pris peur tandis que d'autres l'avaient interprétée comme une manifestation divine.

 

Un témoignage reproduit dans plusieurs articles disait notamment que les personnes présentes avaient été « shocked » par cette forme humaine dans les nuages.

 

Le détail géographique est solide : les bâtiments visibles sur la photographie correspondent bien au Mukuba Mall de Kitwe.

2. Mais la photographie est truquée

C'est le point essentiel. Le 6 mars 2017, le site d'analyse sceptique Metabunk a publié une enquête très précise intitulée : « Explication : "Nuage en forme d'humain au-dessus d'un centre commercial zambien" [Photoshop, cerf-volant] »

 

L'auteur compare la photographie prétendument extraordinaire avec une photographie d'un cerf-volant représentant un homme, et relève plusieurs éléments permettant de constater que la silhouette a été ajoutée à l'image.

 

Le détail particulièrement révélateur est la présence des fils du cerf-volant, visibles à gauche et reliés à la partie supérieure de la silhouette.

 

Autrement dit, ce n'est pas simplement : « une formation nuageuse ressemblant à un homme ». Il s'agit d'une image composite dans laquelle une photographie de cerf-volant humanoïde a été intégrée à une photographie du centre commercial.

 

3. L'origine du « personnage » est identifiable

C'est ce qui rend le cas très intéressant. L'enquête de Metabunk indique que l'image du cerf-volant existait indépendamment de la photographie de Kitwe. Elle avait notamment circulé sous l'appellation : “Ghost man kite Flying UK” et apparaissait sur différents sites, notamment Pinterest.

 

Metabunk n'avait pas réussi à établir avec certitude le premier photographe du cerf-volant, mais avait retrouvé plusieurs occurrences antérieures à la prétendue apparition de Kitwe.

 

Donc :

 

Photo originale d'un cerf-volant → détourage/intégration → photographie du Mukuba Mall → diffusion comme apparition mystérieuse.

 

4. Le rôle de « Zambian Watch »

C'est encore plus intéressant car les recherches de Metabunk ont conduit vers une page Facebook attribuée à Zambian Watch, présentée comme l'une des premières sources de diffusion de la photographie truquée. L'enquêteur note cependant une anomalie : la version trouvée sur cette page était de résolution inférieure à celle qui circulait ailleurs.

 

Cela signifie que nous ne pouvons pas simplement écrire : « Zambian Watch a fabriqué le trucage. » Nous ne savons pas qui a fabriqué le montage.

 

Nous pouvons seulement dire que Zambian Watch fait partie des premières sources de diffusion identifiées dans les recherches disponibles.

 

5. Une autre piste : Central European News

Metabunk remarque également que les photographies diffusées portaient un filigrane « CEN », correspondant à Central European News. C'est un élément documentaire intéressant parce que CEN fournissait des photographies et informations aux médias tabloïds internationaux.  Il faut néanmoins éviter de conclure que CEN a fabriqué le montage. Le fait qu'une photographie porte le crédit CEN signifie seulement que CEN l'a distribuée ou publiée dans sa chaîne de diffusion ; cela ne permet pas d'identifier l'auteur du trucage.

 

Date :

Attention à « mars 2017 » Il y a une petite particularité intéressante. Les premières publications retrouvées sont datées des 2–6 mars 2017. Une discussion sur le sujet est déjà ouverte le 2 mars 2017, avec des réactions et interrogations sur l'authenticité de l'image.  Les articles internationaux sont ensuite publiés les 4–6 mars.  Il est plus crédible d’indiquer pour date 2–6 mars 2017 — Kitwe — Mukuba Mall

Plutôt que de retenir simplement « mars 2017 ».

 

CAS ÉCARTÉS / CANULARS / IMAGES TRUQUÉES

 

Source principal 

Metabunk, 6 mars 2017, “Explained: Human-shaped cloud above Zambian shopping centre [Photoshop, kite]”. C'est actuellement la source la plus utile pour la démonstration technique du trucage.

 

Les articles de presse de mars 2017 sont utiles pour documenter la naissance et la propagation de la rumeur, mais ils ne constituent évidemment pas des preuves de l'apparition.

Sources : https://www.metabunk.org/threads/explained-human-shaped-cloud-above-zambian-shopping-centre-photoshop-kite.8465/

https://www.sott.net/article/344343-Weird-human-shaped-figure-in-clouds-above-shopping-centre-in-Zambia-turns-out-to-be-a-hoax

https://arynews.tv/human-like-creature-sighting-in-cloud-terrifies-zambians

 

24 JUILLET 2017 — LUSAKA - ZAMBIE

Observation d'OVNI NUFORC 135340

 

Date et heure approximatives : 24/07/2017 à 18h28 heure locale -
Signalé le : 24/07/2017 à 13h48 heure du Pacifique -
Durée : 10 minutes -
Nombre d'observateurs : 1 -
Lieu : Lusaka (Zambie) -
Forme : Triangle
Caractéristiques : Lumières sur l'objet, faisceaux émis.

 

En revenant du marché près de chez moi, j'ai d'abord aperçu trois lumières rouges et j'ai supposé qu'il
s'agissait d'un avion. Mais, en le voyant se déplacer, j'ai surveillé sa vitesse et l'ai observé de plus près. Les trois lumières rouges ressemblaient à trois réacteurs, bien qu'ils soient totalement silencieux. Le plus étrange, c'est qu'il se déplaçait en zigzag, effectuant des virages après une certaine distance, mais couvrant une grande distance. En regardant derrière moi, j'ai aperçu un réacteur plus grand et rectangulaire, entièrement rouge comme du feu, mais toujours silencieux. Rapide.

 

Note NUFORC :
Le témoin indique que la date de l’observation est approximative.
Publié par le PD le 27/07/2017

La fiche comporte uniquement le témoignage et une note administrative concernant l'imprécision de la date. Elle ne mentionne aucune enquête, aucun radar, aucune photographie, aucun autre témoin et aucune vérification aéronautique. C’est le cas des fiches du NUFORC, (et autres bases de données accessibles au public) des témoignages donnés par les témoins directement via internet, qui ne sont ni enquêtés, ni vérifiés.

https://nuforc.org/sighting/?id=135340

 

25 FEVRIER 2018 – LUSAKA – ZAMBIE

Données du signalement

Lieu et date : Lusaka, Zambie, le 25 février 2018 à 22h52 (heure locale).

Témoin : Un observateur identifié sous le nom d'Ioannis M..

Magnitude : -5 (l'objet était extrêmement brillant, plus que Vénus).

Couleur : Jaune clair.

Durée totale : Environ 7,5 secondes.

 

Description du témoin

Le récit du témoin, reproduit sur le site de l'IMO, décrit une séquence inhabituelle :

 

« Cela ressemblait à une étoile filante, puis elle s'est arrêtée au-dessus de moi en défiant la gravité pendant environ 2 secondes, puis un autre objet comme un avion de chasse est apparu de nulle part, volant vers elle en clignotant de ses lumières mais pas aussi vite que l'étoile filante. Quand le jet s'est trop approché, il est parti plus vite que la lumière, laissant un éclair brillant derrière lui. »

 

Contexte et interprétation

Bien que le signalement soit répertorié sur un site d'observation de météores, les détails fournis par le témoin (arrêt, manœuvre, second objet) s'écartent des caractéristiques d'un simple bolide météoritique. En fait, c’est ce type de description que nous avons l’habitude de recevoir pour décrire des « OVNI ».

 

Ce signalement a été enregistré dans la base de données de l'International Meteor Organisation (IMO) sous le numéro d'événement 6058-2018

 

Il n'existe pas d'explication officielle ou scientifique documentée spécifiquement pour cet événement dans les résultats de mes recherches ni sur le site de l’IMO.

 

26 OCTOBRE 2020 — QUARTIER ROMA, - LUSAKA - (ZAMBIE)
Objet argenté/discoïde photographié

 

Témoins : deux frères, dont un identifié dans la source secondaire sous le nom de Marcos H.
Description : objet argenté, décrit comme discoïde ou en forme de pilule, apparemment immobile.
Durée : suffisamment longue selon le témoignage pour permettre plusieurs photographies.
Source actuellement retrouvée : US UFO Center, Zambia UFO Sightings Database.
Photographies : annoncées par le témoin mais non retrouvées dans les sources publiques consultées.
Enquête indépendante : non retrouvée.

Statut : C/D —témoignage photographique secondaire, document photographique primaire manquant.

 

Deux frères se trouvaient dans le quartier de Roma, à Lusaka, lorsque l'un d'eux, qui s'apprêtait à photographier son frère montant sur un mur, remarqua dans le ciel un phénomène argenté ou ressemblant à une lumière métallique. Il le décrivit comme immobile. Son frère, après avoir regardé dans la même direction, aurait également observé l'objet, décrit comme ayant une forme de « pilule » ou de disque. Les deux témoins auraient eu suffisamment de temps pour réaliser plusieurs photographies.

Source : US UFO Center, Zambia UFO Sightings Database, entrée du 26 octobre 2020. https://www.usufocenter.com/ufo-sighting-reports/worldwide/zambia-ufo-sightings.html

 

Évaluation : témoignage à deux observateurs présentant un intérêt particulier en raison de l'existence alléguée de photographies. Toutefois, les images originales n'ont pas encore été retrouvées ni soumises à une analyse indépendante. Aucun renseignement n'est actuellement disponible sur l'heure précise, la distance, l'altitude, la taille angulaire ou les conditions météorologiques.

 

Météo le jour de l’observation à Lasaka : J'ai également vérifié les conditions générales Météo du 26 octobre 2020 à Lusaka. Les données disponibles indiquent une journée chaude, visibilité annoncée autour de 10 km, avec ciel dégagé à partiellement nuageux et coucher du Soleil vers 18 h 09.

 

Statut : C — cas photographique allégué, documentation insuffisante.

07 AOUT 2022 – CHONGWE – LUSUKA – ZAMBIE

FICHE DU CENTER UFO REPORT

 

07/08/2022      Chongwe, Lusaka, Zambi - Cela s'est passé près de l'école Fountain Gate. J'étais dehors en train de discuter avec un ami. Il était environ 19 heures quand j'ai levé les yeux au ciel et j'ai vu apparaître une ligne d'« étoiles ». Elles se déplaçaient silencieusement dans le ciel, sans aucun bruit…

et disparut comme par magie. Rabson S.

 

NOTE DE LA RÉDACTION : S’agissait-il d’un autre lancement de satellite Starlink ? Ou bien de quelque chose de plus extraordinaire ?

 

ANALYSE

L'hypothèse Starlink est effectivement très intéressante - L'éditeur de la base US UFO Center pose lui-même la question : « Was this another Starlink satellite launch ? » C'est une hypothèse qu'il faut prendre très au sérieux.

 

Mais il y a un problème chronologique important : le 7 août 2022, il n'y a pas eu de lancement Starlink. Le lancement Starlink 4-26 suivant a eu lieu le 10 août 2022 à 02 :14 UTC, tandis que les précédents avaient eu lieu les 17, 22 et 24 juillet.

 

Donc il serait incorrect d'écrire : « Il s'agissait du passage d'un train de satellites immédiatement après un lancement du 7 août. » Ce n'est pas établi.

 

Mais cela n'exclut absolument pas Starlink Un « train » de satellites peut rester visible plusieurs jours ou semaines après son lancement, le temps que les satellites se séparent et rejoignent progressivement leurs orbites opérationnelles. Et la description de Rabson S. est particulièrement compatible avec le phénomène généralement appelé « Starlink train » :

 

Une succession de points lumineux → alignement → déplacement silencieux → disparition progressive.

 

Ce sont précisément les caractéristiques qui ont provoqué de nombreux signalements « d'OVNI » lors des premiers déploiements Starlink.

 

Un détail chronologique très intéressant, c’est le lancement Starlink 4-26 du 10 août 2022 emportait 52 satellites vers une orbite d'environ 540 km et une inclinaison de 53,2°. Mais celui-ci est trois jours après l'observation.

 

En revanche, les groupes précédents étaient :

 

§  Starlink 4-22 — 17 juillet 2022 ;

§  Starlink 3-2 — 22 juillet ;

§  Starlink 4-25 — 24 juillet ;

§  Puis 4-26 — 10 août.

 

Il faudrait donc faire quelque chose de beaucoup plus précis : reconstituer la position des trains Starlink déjà en orbite le 7 août 2022 à 19 h heure zambienne, soit 17 h UTC. C'est parfaitement faisable avec les éléments orbitaux historiques.

 

Le lieu est également intéressant : Fountain Gate est bien situé à Chongwe, sur la Great East Road, à l'est de Lusaka. La documentation officielle de l'établissement confirme cette localisation.  Cela nous donne donc un point d'observation relativement précis.

 

Dans cette observation, la description donnée par le témoin est tout à fait compatible avec l’observation de Starlink.

https://www.usufocenter.com/ufo-sighting-reports/worldwide/zambia-ufo-sightings.html

 

20 JANVIER 2023 - LUSAKA - ZAMBIE — QUATRE LUMIÈRES ALIGNÉES FILMÉES

Dossier vidéo – ovni à Lusaka - 4 mn filmées

 

Un témoin sigale avoir observé quatre lumières brillantes disposées approximativement en ligne dans le ciel de Lusaka. L'observation aurait duré près de dix minutes et environ quatre minutes ont été filmées. Les lumières auraient finalement disparu par extinction. La vidéo a été publiée sur Reddit le 26 janvier 2023.

 

Une recherche menée par des internautes a localisé le secteur de prise de vue vers Thabo Mbeki Road et identifié, dans cette direction, une grue et un important chantier de construction. Cette hypothèse pourrait expliquer la disposition des sources lumineuses, mais aucune vérification de terrain indépendante n'a été retrouvée.

 

 

Évaluation : cas non identifié au sens strict, mais présentant une hypothèse conventionnelle particulièrement sérieuse. La vidéo seule ne démontre ni déplacement aérien ni accélération des quatre sources. Le témoin affirme avoir vu quatre lumières brillantes alignées, apparemment suspendues dans le ciel.

 

ANALYSE

L'observation aurait duré environ 10 minutes, dont environ 4 minutes filmées. À la fin, les lumières auraient simplement disparu, éteignant leur luminosité.  C'est justement ce dernier point qui me paraît important : le film ne montre pas quatre objets effectuant une manœuvre spectaculaire. Il montre principalement des sources lumineuses relativement fixes ou dont le déplacement apparent est faible.

 

La discussion s’est engagée sur les forums sur internet et un intervenant qui habite Lusaka déclare :  j’ai identifié le secteur comme étant Thabo Mbeki Road, puis j’ai recherché les structures visibles dans cette direction. Il a signalé une grue située près d'un immeuble en construction, et a donné une position approximative du point de prise de vue : autour de 15°24'06,7"S, 28°19'19,7"E. Il a ensuite trouvé des grues dans les images satellites.

 

Mais je serais plus prudent que certains commentateurs sur les forums - Je ne considère pas le cas définitivement résolu. Il existe des arguments dans les deux sens :

 

En faveur d'une structure terrestre :

 

§  Les lumières restent approximativement dans la même configuration ;

§  Elles semblent ne pas effectuer de déplacement aérien clairement démontré ;

§  Elles sont régulièrement visibles dans la même direction ;

§  Une grue et un immeuble en construction ont été identifiés dans cette direction ;

§  Des lumières de chantier peuvent effectivement produire des sources ponctuelles visibles à travers une atmosphère humide/brumeuse.

 

Ce qui empêche de conclure définitivement :

 

§  Nous ne connaissons pas avec une précision suffisante la position exacte du caméraman ;

§  La direction exacte de la caméra n'est pas mesurée ;

§  Aucune triangulation n'a été effectuée ;

§  La hauteur réelle des lumières n'est pas connue ;

§  Aucune photographie diurne parfaitement comparable n'a été produite dans la discussion ;

§  Le déplacement éventuel des lumières n'est pas quantifié.

 

Plusieurs commentateurs ont d'ailleurs relevé sur les forums que l'impression de mouvement pouvait provenir du tremblement de la caméra, de la mise au point et du déplacement des éléments proches, plutôt que d'un déplacement réel des lumières.

 

Un détail très intéressant : « elles disparaissent » - Le témoin ne filme pas, dans ce que j'ai pu vérifier, une séquence où les quatre objets accélèrent et s'éloignent. Il dit essentiellement que les lumières s'éteignent. C'est une distinction capitale : Extinction d'une source lumineuse ≠ départ d'un objet.

 

Si les lumières appartiennent à une grue, un immeuble ou une installation terrestre, leur extinction produirait exactement cette impression.

Hypothèse Starlink : La vidéo du 20 janvier 2023 montre quatre sources qui restent pratiquement dans la même configuration pendant plusieurs minutes. Ce n'est pas le profil classique d'un train Starlink traversant rapidement le ciel. 

 

Le point sur le dossier : 20 janvier 2023 — Lusaka → quatre lumières filmées → hypothèse chantier/grue à examiner.

 

Statut : vidéo authentique du témoignage, identification de la source lumineuse non définitivement établie.

Source :https://www.reddit.com/r/UFOs/comments/10lujx2/four_luminous_ufos_are_filmed_in_lusaka_zambia/

https://www.latest-ufo-sightings.net/2023/01/amazing-ufo-sighting-video-from-zambia-2023.html

 

15 OCTOBRE 2025 – KAOMA - ZAMBIE-  

Une séquence de 9 photos prises à 04h31 montre des objets structurés (l'un courbé et segmenté, l'autre tubulaire) apparaissant brièvement entre des clichés normaux de la Lune et d'étoiles. L'auteur affirme que les données EXIF et GPS sont intactes.

 

Description de l’auteur :

Le 15 octobre 2025, un événement des plus choquants s'est produit et est resté inexpliqué.
- Lieu : Kaoma, province de l'Ouest, Zambie.
- Date/Heure : 15 octobre 2025, environ 4 h 31 (heure d'Afrique centrale)
. - Durée : 9 photos consécutives prises pendant environ 90 secondes depuis le même point de vue.

Décomposition de la séquence :
- Images 1 et 2 : Capture blanche/ratée
- Image 3 : La lune et l’étoile apparaissent comme des points lumineux normaux
- Images 4 et 5 : Deux objets aériens distincts et structurés apparaissent, invisibles à l’œil nu
- À gauche (Lune) : Objet incurvé et segmenté avec un croissant lumineux, une tige étroite et une base à bride ressemblant à une poignée d’épée. La lune se reflète sur sa surface, qui semble métallique et brillante.
- À droite (Étoile) : Objet tubulaire droit aux contours réguliers, ressemblant à un objet inconnu et semblant avoir été capturé à mi-chemin
- Images 6 à 9 : Retour à la lune et à l’étoile normales, apparaissant comme des points lumineux.


Corrélation lunaire : Le 15/10/2025 à 04h31 CAT à Kaoma, la lune était en croissant décroissante, illuminée à 14 % à une altitude de 27°. L’image 4 montre des reflets directionnels sur la partie incurvée, compatibles avec l’angle d’illumination lunaire, suggérant un objet solide externe réfléchissant la lumière ambiante.

Image 5 : Deuxième objet structuré – forme tubulaire droite et segmentée avec une extrémité bulbeuse et des stries longitudinales visibles. Géométrie distincte de l’image 4, suggérant soit plusieurs objets, soit une modification de la morphologie d’un seul objet au cours de la séquence de 90 secondes. La présence de deux géométries d’objets distinctes, capturées dans des images consécutives, exclut une obstruction statique. Les stries de surface et la construction segmentée visibles sur l’image 5 sont incompatibles avec des phénomènes atmosphériques ou des artefacts de l’appareil photo.


Les images de contrôle de la même séquence de 90 secondes montrent un croissant de lune décroissant net et des étoiles, sans artefacts optiques. Les objets anormaux des images 4 et 5 présentent un angle d’éclairage directionnel par rapport à la lune à 4 h 31 (heure d’Afrique centrale), incompatible avec des réflexions internes de l’objectif.


Contexte : Découvert quelques jours plus tard en triant les photos pour supprimer celles qui étaient « ratées ». Je photographie régulièrement la lune et je n’ai jamais rien capturé de semblable.

Preuves : Les 9 fichiers HEIC originaux, avec leurs données EXIF ​​intactes, leurs coordonnées GPS et leurs horodatages, prouvent la séquence. Échantillons avec filigrane et métadonnées disponibles. Fichiers originaux en pleine résolution disponibles sous accord de confidentialité.


Droits : Licence non exclusive disponible pour les reportages. Droits exclusifs pour la télévision et les documentaires disponibles séparément. Aucune diffusion publique préalable des originaux.

Contact : [Sioka Nyoka David] | Joignable par téléphone : +260 978604210  -  siokanyoka@gmail.com

 

SITUATION DU CAS

15 octobre 2025 — KAOMA, - ZAMBIE — SÉQUENCE PHOTOGRAPHIQUE DE NEUF IMAGES

Une séquence de neuf photographies prises à Kaoma, dans la province occidentale de Zambie, le 15 octobre 2025 vers 04 h 31 CAT, montre deux formes lumineuses ou structurées apparaissant sur deux images successives, alors que les photographies encadrantes montrent normalement la Lune et des étoiles. Le détenteur des images affirme que les neuf fichiers originaux sont disponibles au format HEIC et conservent leurs données EXIF et GPS. La séquence a été soumise à la plateforme commerciale Newsflare sous le numéro 867882, avec le titre “Exclusive : 9 Photo UAP Séquence — Kaoma, Zambia — 15/10/25”.

 

Évaluation : cas photographique intéressant nécessitant l'examen des fichiers originaux. La présence d'EXIF authentiques, si elle est confirmée, établirait les conditions de prise de vue mais ne permettrait pas à elle seule d'identifier les objets. Les interprétations comme « objet métallique », « structure segmentée » ou « objet solide » restent à démontrer.  La page Newsflare est actuellement protégée par une vérification JavaScript, ce qui m'empêche de consulter directement les fichiers/images et la totalité des informations commerciales présentes sur la page. Les détails présentés et l’accès aux images ne permettent pas une analyse et une identification éventuelle du phénomène.

 

Source : https://www.newsflare.com/video/867882/exclusive-9-photo-uap-sequence-kaoma-zambia-151025-structured-objects-captured-from-above-appear-mid-sequence-kaoma-zambia-western-province

 

19 MAI 2026 — LUSAKA (ZAMBIE) — ORBE TRÈS BRILLANT

À 22 h 53, un témoin de Lusaka observe une lumière extrêmement brillante qu'il compare à Sirius. Il estime cependant que celle-ci est beaucoup trop grosse et brillante pour être une étoile. Il mentionne également la présence de la constellation de la Lyre à proximité. Après être rentré quelques instants chercher ses lunettes, il constate que la lumière a disparu.

 

Source primaire disponible : témoignage publié sur Reddit, r/UFOs, 20 mai 2026.- https://www.reddit.com/r/UFOs/comments/1tieocw/i_saw_this_orb_last_night_in_lusakazambia_at_2253/

 

Élément explicatif : les commentaires ont identifié le vol UGD720 d'Uganda Airlines, en approche de l'aéroport international Kenneth Kaunda à cette heure-là. La trajectoire, l'heure et la position apparente de la Lyre sont présentées comme compatibles avec un avion observé presque de face, ses feux d'atterrissage pouvant produire une très forte luminosité. Le vol UGD720 est bien un service Entebbe–Lusaka.

 

L’analyse de l’hypothèse « AVION »

Selon cette analyse, un avion en approche de Kenneth Kaunda International Airport (LUN) aurait été visible depuis l'ouest de Lusaka, avec ses phares d'atterrissage dirigés vers l'observateur. L'avion aurait ensuite effectué un virage, ce qui pouvait donner l'impression que la lumière disparaissait ou changeait brusquement de position. Le témoin a finalement répondu qu'il regardait effectivement vers le nord et que cette explication pouvait correspondre à ce qu'il avait vu.

 

Mais il y a une correction importante car le commentateur de Reddit identifie l'appareil comme « Ethiopian Airlines flight UGD720 ». C'est incorrect. UGD720 / UR720 est un vol de Uganda Airlines, et non d'Ethiopian Airlines. Les bases aéronautiques identifient bien UGD720 comme le vol Uganda Airlines Entebbe → Lusaka → Harare.

 

 

L'erreur est toutefois compréhensible : en 2026, Uganda Airlines avait justement recours à des appareils en wet-lease fournis par Ethiopian Airlines, ce qui pouvait créer une confusion entre compagnie opératrice et compagnie fournissant l'appareil.

 

Le point particulièrement intéressant : l'horaire

Les données de programme disponibles donnent pour UGD720 une arrivée à Lusaka autour de 22 h 45 dans certaines versions de l'horaire.  Le témoin donne 22 h 53. Cela représente seulement huit minutes d'écart. C'est évidemment très intéressant, mais il faut rester prudent : un horaire théorique de 22 h 45 ne constitue pas la preuve que l'avion était effectivement à la position correspondant exactement à l'observation à 22 h 53.

 

En revanche, nous avons maintenant une hypothèse qui réunit plusieurs éléments indépendants :

 

Élément

Observation

Date

19 mai 2026

Heure déclarée

22 h 53

Lieu

Lusaka

Direction déclarée

Nord

Repère astronomique

Lyre à droite

Aspect

Lumière très brillante/orbe

Apparence

Presque stationnaire

Disparition

Après quelques secondes

Aéroport proche

Kenneth Kaunda International

Vol pertinent

UGD720 / Uganda Airlines

Horaire publié

Arrivée vers 22 h 45

Écart

~8 min

Réaction du témoin

Reconnaît que l'hypothèse aéronautique correspond assez bien

 

Évaluation : cas initialement non identifié, mais explication aéronautique fortement plausible.

Classement : observation expliquée/probablement expliquée.

 

 

Chapitre XII - 49

47 - ZIMBABWE

(Ancienne RHODESIE)

 

Le Zimbabwe et le mystère des OVNI : entre traditions africaines, enquêtes scientifiques et interventions de l'État

 

Parmi les pays africains, le Zimbabwe occupe une place tout à fait particulière dans l'histoire du phénomène OVNI. De l'époque coloniale aux enquêtes contemporaines, ce territoire a été le théâtre d'observations remarquables qui ont attiré l'attention des chercheurs du monde entier. Mais derrière les récits d'objets mystérieux se cache une réalité beaucoup plus complexe, dans laquelle se mêlent traditions ancestrales, croyances populaires, héritage colonial, bouleversements politiques et investigations scientifiques.

 

Une terre de légendes et de phénomènes inexpliqués

 

Lorsqu'on évoque le Zimbabwe, l'image qui vient immédiatement à l'esprit est souvent celle des impressionnantes ruines du Grand Zimbabwe, des paysages du Mashonaland ou des immenses réserves naturelles d'Afrique australe. Pourtant, depuis plus de soixante-dix ans, le pays est également associé à une autre histoire, beaucoup moins connue : celle des phénomènes aérospatiaux non identifiés.

 

Le Zimbabwe, autrefois appelé Rhodésie du Sud, possède l'une des plus riches archives ufologiques du continent africain. Cette situation ne résulte pas d'une politique gouvernementale particulière ni d'un programme officiel d'enquête comparable à ceux mis en place aux États-Unis. Elle est essentiellement le fruit du travail considérable réalisé par une femme : Cynthia Hind.

 

Pendant plus d'un quart de siècle, cette journaliste et enquêtrice a recueilli des centaines de témoignages, parcouru des milliers de kilomètres et constitué une documentation exceptionnelle sur les observations signalées en Afrique australe. Son travail a permis de préserver une mémoire qui aurait probablement disparu sans elle.

 

Bien avant les OVNI : les lumières mystérieuses de la tradition africaine

L'une des principales erreurs commises dans l'étude des OVNI en Afrique consiste à analyser les témoignages uniquement à travers une grille de lecture occidentale. Les populations du Zimbabwe possédaient déjà leurs propres explications des phénomènes célestes bien avant l'apparition du concept moderne de « soucoupe volante ».

 

Chez les Shona, qui constituent le principal groupe ethnique du pays, le monde visible et le monde invisible sont intimement liés. Les ancêtres, appelés Vadzimu, continuent d'exercer une influence sur les vivants. Les Mhondoro, esprits protecteurs associés aux territoires, sont censés veiller sur certaines régions. Les Ngozis, quant à eux, incarnent des esprits vengeurs susceptibles d'intervenir dans les affaires humaines.

 

Dans certaines zones rurales, des lumières inhabituelles observées au-dessus des collines, des rivières ou des forêts étaient traditionnellement interprétées comme des manifestations spirituelles. L'arrivée de la culture populaire occidentale, après la Seconde Guerre mondiale, a profondément modifié cette perception.

 

v  Les esprits sont progressivement devenus des extraterrestres.

v  Les manifestations surnaturelles ont été remplacées par des vaisseaux spatiaux.

 

La question mérite d'être posée : le phénomène a-t-il réellement changé ou seule son interprétation a-t-elle évolué ?

 

Comme dans de nombreux pays, la grande vague mondiale d'observations qui suit l'affaire Kenneth Arnold, en 1947, atteint rapidement la Rhodésie. En juillet 1954, deux pilotes effectuant un vol d'entraînement au-dessus du lac McIlwaine, aujourd'hui appelé lac Chivero, observent un objet métallique en forme de disque. L'affaire fait rapidement la une des journaux locaux. Quelques semaines plus tard, plusieurs habitants d'Enkeldoorn signalent des lumières effectuant des manœuvres impossibles au-dessus des montagnes. Ces événements marquent le début d'une longue série d'observations qui se poursuivra pendant plusieurs décennies.

 

Pourtant, l'administration coloniale ne manifeste qu'un intérêt limité pour ces phénomènes. Aucun organisme officiel n'est créé. Aucune enquête institutionnelle n'est menée. Les autorités considèrent ces événements comme des curiosités sans véritable importance.

 

1975 : une année exceptionnelle

S'il fallait identifier une année particulièrement importante dans l'histoire ufologique du Zimbabwe, ce serait probablement 1975. Plusieurs observations remarquables sont enregistrées en quelques semaines. Le 6 juillet, un couple observe un objet lumineux au-dessus de Karoi. Les témoins ont l'impression que l'objet suit leur véhicule et réagit à leurs déplacements. Le 26 juillet, à Macheke, John Clark affirme avoir été frappé par un rayon lumineux qui l'aurait paralysé. Quelques semaines plus tard, le 17 août, deux automobilistes signalent l'apparition d'un mystérieux autobus qui disparaît après avoir tourné à un carrefour près de Shabani, aujourd'hui Zvishavane.

 

Ces trois affaires présentent un point commun : elles se déroulent dans des régions rurales relativement isolées. Cette concentration géographique a conduit certains chercheurs à envisager l'existence d'une véritable vague régionale.

 

Cynthia Hind : la femme qui a documenté les OVNI africains

Aucune personnalité n'est plus étroitement associée à l'ufologie africaine que Cynthia Hind. Son approche diffère sensiblement de celle de nombreux enquêteurs de son époque.

 

·         Elle refuse les conclusions hâtives.

·         Elle vérifie les témoignages.

·         Elle interroge les voisins.

·         Elle consulte les policiers.

·         Elle examine les lieux.

·         Elle recherche des traces physiques.

 

Son enquête sur l'affaire de Macheke illustre parfaitement sa méthode. Plutôt que d'accepter immédiatement l'hypothèse d'une attaque extraterrestre, elle découvre que le témoin a consommé une quantité importante d'alcool avant l'incident. Elle inspecte ensuite le terrain et constate qu'une chute accidentelle est parfaitement envisageable. Cette rigueur méthodologique explique pourquoi ses travaux sont encore régulièrement cités aujourd'hui.

 

Cynthia Hind (c.1923 - 2000) : la référence africaine de l'ufologie

 

Considérée comme la première ufologue du continent africain, Cynthia Hind a consacré près de 30 ans à documenter les observations d'OVNI en Afrique australe, à une époque où ces témoignages n'étaient jamais relayés par la presse occidentale.

État civil

  • Nom complet : Cynthia R. Hind
  • Naissance : vers 1923, Namaqualand (Manaqualand), Afrique du Sud. Certaines biographies MUFON donnent 1924, mais la majorité des sources retiennent 1923. 
  • Décès : 21 août 2000 à 6h30 à Harare, Zimbabwe, des suites d'un cancer. La date du 21 août est confirmée par la timeline Ariel School et l'obituaire du MUFON Journal d'octobre 2000. 
  • Nationalités / résidences : Sud-Africaine de naissance, a vécu 11 ans dans le nord de l'Angleterre, puis Rhodésienne / Zimbabwéenne à partir de la fin des années 1950.

Enfance, formation et vie avant l'ufologie

Cynthia Hind a grandi dans le Namaqualand, région désertique d'Afrique du Sud. Elle fait sa scolarité initiale au Good Hope Seminary au Cap. 

 

En 1942, elle entre à l'Université du Cap (Cape Town University) pour un B.A. en anglais avec une mineure en psychologie. Avant de terminer son diplôme en 1944, elle s'engage dans la South African Women's Army Air Force où elle sert trois ans dans la section Movement Control and Radar jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale. 

 

Elle épouse un pilote de la R.A.F., Norman Hind, ingénieur, et part vivre onze ans dans le nord de l'Angleterre. C'est là que naissent ses deux enfants, un fils Michael et une fille.

 

En 1957, Cynthia, son mari et son père émigrent à nouveau vers la Rhodésie (aujourd'hui Zimbabwe) - d'autres sources indiquent 1958. Avec son père, le couple fonde une usine de meubles à Salisbury (aujourd'hui Harare). Elle en est directrice, responsable des achats de tissus. L'usine deviendra la plus grande du pays, avant d'être vendue en 1983, ce qui lui permet de se consacrer à l'écriture en freelance. Son mari Norman décède en 1986. 

 

Elle résidera jusqu'à sa mort au P.O. Box MP49, Mount Pleasant, Harare, Zimbabwe. 

Carrière ufologique

Entrée au MUFON

Cynthia Hind rejoint le Mutual UFO Network (MUFON) en 1974 dans le double rôle de Représentante pour le Zimbabwe et de Field Investigator. En 1981, elle est l'oratrice principale du soir au symposium MUFON 1981 au MIT à Cambridge, Massachusetts, avec un papier intitulé "African Encounters: Case Investigations" - le keynote était le Dr J. Allen Hynek. La même année, elle est nommée Continental Coordinator pour l'Afrique, poste qu'elle occupera fidèlement jusqu'à sa mort. 

 

Elle se décrit elle-même comme une "évangéliste des OVNI". Sa mission, dit-elle :

"Whenever I can, I make a point of travelling in southern Africa, giving talks to various groups, mainly to 'spread the word' about UFOs." 

 

Elle donne notamment des conférences dans les clubs scientifiques des écoles. 

UFO AFRINEWS

En juillet 1988, elle lance UFO AFRINEWS, un bulletin d'information en anglais édité depuis Harare et consacré aux observations africaines, particulièrement au Zimbabwe et en Afrique du Sud. Le bulletin paraîtra de juillet 1988 à juillet 2000, soit 24 numéros bisannuels jusqu'à son décès. 

 

C'est une entreprise familiale : la mise en page est assurée par son fils Michael Hind. Le magazine devient très collectionné et reste aujourd'hui la principale archive écrite sur l'ufologie africaine. Elle y maille son bulletin dans le monde entier à tous les intéressés. 

 

Elle avait publiquement reconnu avoir elle-même vécu des expériences avec des entités d'un autre monde, ce qui nourrissait son engagement. 

Les enquêtes majeures

Hind ne se contentait pas de collecter des témoignages par courrier. Quand un cas le justifiait, elle n'hésitait pas à prendre l'avion ou à conduire jusqu'au site pour mener une enquête à grande échelle avec des conseillers scientifiques locaux.

 

1. Loxton, Karoo - 31 juillet 1975

Son "meilleur cas" selon elle. Danie van Graan, petit fermier de Loxton, voit dans son kraal à moutons un engin posé sur trois béquilles avec quatre occupants d'environ 1 mètre, en combinaison crème, cheveux clairs, yeux en biais. Un faisceau lumineux le frappe, il saigne du nez, souffrira ensuite de vision double. Hind s'y rendra trois fois, photographiera les traces, fera analyser des granules gris-vert et des échantillons de sol à haute acidité.

 

2. Le domaine de La Rochelle, Zimbabwe

Apparitions d'aliens en combinaison argentée et phénomènes lumineux uniques, qu'elle détaillera dans Ufos Over Africa.

 

3. L'enlèvement de Phyllis et Diane, Johannesburg

Deux femmes blanches dont elle relève plus de 15 similitudes avec les cas américains décrits par David Jacobs et C.D. Bryan, malgré leur ignorance totale du sujet.

 

4. Ariel School, Ruwa (Zimbabwe) - 16 septembre 1994 - Le cas mondial

Le 14 septembre 1994, une boule de feu traverse le ciel de l'Afrique australe. Le 16 septembre à 10h, 62 enfants de l'école privée Ariel à Ruwa, en récréation, voient au-delà du terrain de jeu, dans une zone de brousse, "trois ou quatre objets en forme de disque atterrir parmi les arbres" avec de petits êtres en combinaison de couleur noire et brillante.

 

Cynthia Hind est parmi les premiers à arriver à Ruwa après l'incident. Prévenue par la BBC le 16, elle visite l'école le 20 septembre 1994 entre 10h et 11h30 avec le correspondant Tim Leach, Gunter Hofer et son fils, examine une quarantaine de dessins et interviewe les enfants. Elle est décrite comme la première enquêtrice sur place. 

 

Elle insiste sur la crédibilité liée à la diversité des témoins : enfants noirs de plusieurs tribus, métis, indiens et blancs, tous issus de familles aisées, avec des interprétations culturelles différentes (certains blancs pensent voir un jardinier, certains noirs pensent à des tokoloshes / zvikwambo qui vont les manger) mais des descriptions physiques convergentes. Son enquête sera prolongée par le psychiatre de Harvard et prix Pulitzer John Mack, arrivé en novembre 1994.

 

Ce cas, qu'elle consigne comme Cas No 95 et 96 dans UFO AFRINEWS No 11 et 12 (février et juillet 1995), est considéré comme "one of the most exciting UFO stories of this or any year" et reste le cas le plus cité de l'ufologie africaine.

Publications et contributions

Livres en tant qu'auteure principale :

  • UFOs - African Encounters (1982) - Éditeur : Gemini, Salisbury, Zimbabwe. 1ère édition, ISBN 079740533X / 9780797405332. Premier recueil structuré de cas africains. 
  • UFOs Over Africa (1997) - Éditeur : Horus House Press, Madison, Wisconsin, USA. 254 pages, ISBN 978-1-881852-15-5. Sous-titré "Africa's foremost ufologist sums up in detail a lifetime of work". Il y raconte pour la première fois l'histoire complète d'Ariel avec témoignages de plus d'une douzaine d'élèves, l'affaire La Rochelle et l'enlèvement de Johannesburg. 

·         Traduction : UFOs, contatos africanos (portugais, 2 éditions recensées).

 

Contributions à ouvrages collectifs :

Elle a contribué par des chapitres sur les OVNI africains à de nombreux livres édités par Hilary Evans, John Spencer et Timothy Good en Angleterre, notamment la série Above Top Secret et Alien Contact de Timothy Good. 

 

Articles et bulletins :

  • Éditrice de UFO AFRINEWS Nos 1 à 24 (juillet 1988 - juillet 2000)
  • Nombreux articles dans le MUFON UFO Journal, Flying Saucer Review (Londres), BUFORA UFO Times, International UFO Reporter (IUR), Fate Magazine
  • Communication : "Sightings From An African Casebook" dans les actes du MUFON International UFO Symposium 1997 à Grand Rapids, Michigan

Engagements

  • Membre du Soroptimist International
  • Présidente du Harare Club 1979/1980
  • Présidente Nationale du Zimbabwe 1984/1986 

Décès et héritage

Cynthia Hind meurt à Harare le 21 août 2000. Le MUFON la décrit comme "Africa's most respected UFO researcher and MUFON representative". Ses archives UFO AFRINEWS restent la source primaire pour toute étude sur les vagues d'observations en Afrique australe dans les années 1970-1990, et son enquête sur Ariel School continue d'être citée dans tous les documentaires et études universitaires sur l'incident de Ruwa.

 

 

Le silence de l'État

Contrairement aux États-Unis, le Zimbabwe n'a jamais créé d'organisme officiel chargé d'étudier les OVNI. Cette absence d'implication gouvernementale s'explique en grande partie par le contexte politique. Dans les années 1970, la Rhodésie est engagée dans une guerre qui mobilise une grande partie des ressources de l'État. Après l'indépendance, en 1980, le nouveau gouvernement est confronté à des problèmes beaucoup plus urgents :

·         La reconstruction économique ;

·         Les réformes administratives ;

·         La redistribution des terres ;

·         Les tensions sociales et politiques.

 

Dans ce contexte, les phénomènes aérospatiaux non identifiés ne figurent évidemment pas parmi les priorités nationales. Les interventions officielles se limitent généralement aux déclarations recueillies par la police locale. Il n'existe ni commission d'enquête permanente ni programme scientifique financé par l'État.

 

1994 : l'affaire qui va faire connaître le Zimbabwe au monde entier

Le 16 septembre 1994, un événement va transformer durablement l'image du Zimbabwe dans l'histoire mondiale de l'ufologie. Soixante-deux élèves de l'école Ariel, située à Ruwa, affirment avoir observé un objet posé près de leur établissement. Plusieurs enfants décrivent également la présence d'êtres humanoïdes. L'affaire dépasse rapidement les frontières du pays. Des chercheurs américains et britanniques se rendent sur place. Le psychiatre John Mack, professeur à Harvard, réalise des entretiens approfondis avec les enfants. Le dossier devient l'un des cas les plus célèbres de l'histoire contemporaine des OVNI. Il fait encore aujourd'hui l'objet d'études, de documentaires et d'analyses contradictoires.

 

La presse zimbabwéenne a joué un rôle essentiel dans la diffusion des témoignages, contrairement à la majorité des pays Africains. Les journaux locaux ont largement contribué à populariser les récits d'observations. Mais cette médiatisation a également entraîné certaines dérives. Les récits les plus spectaculaires ont parfois bénéficié d'une couverture disproportionnée. Inversement, des dossiers plus modestes ont été rapidement oubliés. Cette influence des médias pose une question fondamentale. Dans quelle mesure les attentes du public modifient-elles la perception des témoins ? Un phénomène lumineux inhabituel est-il observé de la même manière dans une société imprégnée de croyances spirituelles et dans une société dominée par l'imaginaire extraterrestre ?

 

Plusieurs observations importantes ont été signalées dans des zones minières. C'est le cas de Shabani, célèbre pour l'exploitation de l'amiante. D'autres observations ont été enregistrées près du lac Kariba et dans certaines régions du Mashonaland. Cette répartition géographique ne constitue pas une preuve.

Cependant, elle soulève des interrogations. S'agit-il d'une simple coïncidence ? Existe-t-il des facteurs environnementaux favorisant certaines observations ? Aucune étude scientifique n'a permis d'apporter une réponse définitive.

 

Un patrimoine méconnu de l'ufologie mondiale

L'histoire des OVNI au Zimbabwe dépasse largement la question de l'existence d'une intelligence extraterrestre. Elle révèle les mécanismes par lesquels une société interprète l'inconnu. Elle met en évidence l'influence des traditions, des croyances religieuses, du contexte politique et des médias. Elle montre également l'importance du travail de terrain réalisé par des enquêteurs indépendants comme Cynthia Hind.

 

Aujourd'hui encore, le Zimbabwe demeure un territoire privilégié pour les chercheurs qui s'intéressent aux relations entre culture et phénomènes aérospatiaux non identifiés. Plus de soixante-dix ans après les premières observations documentées, les dossiers accumulés dans les archives de Cynthia Hind continuent d'alimenter les débats. Et une question demeure. Les habitants du Zimbabwe ont-ils observé des visiteurs venus d'ailleurs, ou ont-ils simplement interprété, à travers leur propre culture, des phénomènes que nous ne comprenons toujours pas ? Le mystère, lui, reste entier.

 

 

CATALOGUE

 

26 JUILLET 1954 – LAC McIIWAINE (aujourd'hui lac Chivero) -- ZIMBABWE

Le 26 juillet 1954, un événement relativement discret allait pourtant marquer durablement l'histoire de l'ufologie en Afrique australe. Ce jour-là, au-dessus du lac McIlwaine, situé à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Salisbury, l'actuelle Harare, deux aviateurs observèrent un objet qu'ils furent incapables d'identifier.

 

Soixante-dix ans plus tard, cette observation demeure l'un des dossiers les plus intéressants de l'histoire du phénomène OVNI au Zimbabwe. Contrairement à d'autres affaires plus spectaculaires impliquant des rencontres rapprochées, des êtres humanoïdes ou des traces au sol, le cas du lac McIlwaine présente une caractéristique essentielle : il repose sur le témoignage de deux hommes habitués à observer le ciel.

 

Pour comprendre l'importance de cette affaire, il convient de la replacer dans son contexte historique.

 

En 1954, le Zimbabwe n'existe pas encore. Le territoire est alors connu sous le nom de Rhodésie du Sud et demeure placé sous administration britannique. Salisbury est une ville en pleine expansion. L'agriculture se développe rapidement, les infrastructures routières se modernisent et l'aviation civile connaît un essor considérable.

 

L'aviation occupe d'ailleurs une place importante dans la vie quotidienne des colons européens. Les aéroclubs se multiplient et les vols d'entraînement deviennent une activité courante. Le lac McIlwaine, créé quelques années auparavant par la construction d'un barrage destiné à alimenter Salisbury en eau potable, est rapidement devenu un point de repère privilégié pour les pilotes.

 

Mais 1954 est également une année particulière pour une autre raison. Depuis l'observation rapportée par Kenneth Arnold, aux États-Unis, en juin 1947, le phénomène des « soucoupes volantes » s'est progressivement imposé dans l'imaginaire collectif. Les témoignages se multiplient partout dans le monde. Les journaux publient régulièrement des récits d'observations inhabituelles. Les militaires américains ont déjà lancé plusieurs programmes d'étude, tandis que les chercheurs commencent à constituer des archives.

 

La Rhodésie n'échappe pas à cette vague mondiale.

C'est dans ce contexte que deux hommes décollent pour un vol d'entraînement au-dessus du lac McIlwaine. Le pilote, identifié sous le nom d'A. Roberts, est accompagné d'un élève-pilote, R. Howarth. Leur appareil est un Tiger Moth, un biplan britannique qui a largement contribué à la formation des pilotes militaires pendant la Seconde Guerre mondiale avant d'être utilisé par les écoles de pilotage civiles. Le vol se déroule normalement lorsque les deux hommes aperçoivent un objet brillant évoluant dans le ciel.

Le phénomène attire immédiatement leur attention.

 

L'objet semble se trouver à une altitude supérieure à celle de leur avion. Les deux hommes estiment qu'il évolue environ deux kilomètres au-dessus d'eux et qu'il se situe à près de neuf kilomètres de leur position. Sa forme paraît circulaire. Sa surface reflète la lumière du soleil. L'engin présente l'apparence caractéristique d'un disque métallique. Pour des hommes habitués à reconnaître les différents appareils civils et militaires de leur époque, cette observation sort immédiatement du cadre des phénomènes ordinaires.

 

Les pilotes décident alors d'observer attentivement l'objet. C'est à ce moment qu'ils remarquent un comportement particulièrement inhabituel.

 

Selon leur témoignage, l'objet s'incline brusquement jusqu'à se présenter pratiquement sur sa tranche. Puis il accélère et s'éloigne à une vitesse qu'ils jugent exceptionnelle. Cette description mérite d'être soulignée car à cette époque, la plupart des avions possèdent une architecture aérodynamique bien connue. Les mouvements observés au-dessus du lac McIlwaine ne correspondent pas aux caractéristiques des appareils conventionnels.

 

Quelques instants plus tard, les deux hommes aperçoivent de nouveau l'objet. Cette fois, celui-ci semble revenir dans leur direction. L'observation devient alors encore plus intéressante. Les témoins estiment que l'engin se stabilise à une distance d'environ quatre kilomètres. Ils disposent ainsi de plusieurs minutes pour l'examiner avec davantage d'attention. Leur description demeure remarquablement sobre. L'objet leur paraît mesurer une douzaine de mètres de diamètre. Il ne possède ni ailes, ni hélices, ni empennage. Aucun système de propulsion n'est visible. Cette absence d'éléments caractéristiques intrigue particulièrement les deux aviateurs. Ils connaissent parfaitement les avions légers, les appareils militaires et les différents aéronefs susceptibles d'évoluer dans la région. Pourtant, ils ne parviennent pas à établir le moindre rapprochement avec une technologie connue.

 

Après quelques minutes, l'objet disparaît.

L'engin semble accélérer avant de quitter la zone à une vitesse qui dépasse largement les capacités du Tiger Moth. L'observation prend fin aussi soudainement qu'elle avait commencé.

 

Avec le recul, cette affaire présente plusieurs caractéristiques qui lui confèrent une valeur particulière. Tout d'abord, elle intervient au cours d'une période d'activité exceptionnelle. La veille de l'incident, plusieurs témoins, parmi lesquels un policier, avaient déjà signalé la présence de plusieurs objets lumineux dans la région d'Enkeldoorn. Ces événements rapprochés dans le temps ont conduit certains chercheurs à évoquer l'existence d'une véritable vague d'observations en Rhodésie au cours de l'été 1954.

 

Ensuite, l'affaire du lac McIlwaine appartient à une catégorie relativement rare : celle des observations réalisées par des pilotes. Dans l'histoire mondiale de l'ufologie, les témoignages provenant du monde aéronautique ont toujours occupé une place particulière. Les pilotes possèdent une expérience qui leur permet d'évaluer plus précisément les distances, les altitudes et les trajectoires. Leur expertise ne garantit évidemment pas l'exactitude absolue de leurs observations, mais elle réduit considérablement le risque de confusion avec des phénomènes ordinaires.

 

Il convient néanmoins d'adopter une certaine prudence. Les estimations de distance en vol demeurent complexes. Les conditions atmosphériques peuvent altérer la perception. La taille d'un objet observé dans le ciel reste particulièrement difficile à déterminer en l'absence de points de référence. Par ailleurs, aucune enquête technique approfondie n'a été réalisée au moment des faits. Aucun document officiel détaillé n'a été conservé. Aucune photographie n'a été prise. Comme beaucoup d'affaires anciennes, le dossier repose essentiellement sur le témoignage des observateurs.

 

Il faut également rappeler que Cynthia Hind, qui deviendra plus tard la grande figure de l'ufologie africaine, n'a pas participé directement à l'enquête en 1954. Elle redécouvrira cette observation plusieurs années après les faits et l'intégrera à ses archives consacrées aux phénomènes aériens inexpliqués en Afrique australe. Son travail de collecte permettra d'éviter que cette affaire ne sombre dans l'oubli. Aujourd'hui encore, le cas du lac McIlwaine conserve une place particulière dans l'histoire des OVNI en Afrique. Il ne s'agit ni d'une rencontre avec des êtres venus d'ailleurs ni d'un récit spectaculaire destiné à alimenter les légendes populaires. C'est précisément cette simplicité qui rend le témoignage si intéressant. Deux hommes expérimentés, observant un objet métallique au cours d'un vol d'entraînement, ont décrit un phénomène qu'ils ne sont jamais parvenus à identifier. Plus de sept décennies après cette journée de juillet 1954, aucune explication définitive n'a été apportée. Le mystère demeure entier. Et c'est peut-être cette absence de réponse qui continue de faire du lac McIlwaine l'un des sites les plus emblématiques de l'ufologie africaine.

 

JUILLET 1954 -ENKELDOOM – ACTUELLE VILLE DE CHIVHU – ZIMBABWE.

Contexte de l'observation

Date et lieu : Juillet 1954, à Enkeldoorn, une petite ville de la province des Midlands au Zimbabwe (alors la Rhodésie du Sud).

 

Témoins : Treize personnes au total, ce qui constitue un cas d'observation collective.

 

Description du phénomène : Les témoins ont rapporté avoir vu plusieurs objets venant de la direction des montagnes voisines. Ces objets se sont approchés, se sont arrêtés en vol stationnaire, ont effectué des changements de direction brusques, puis se sont éloignés, le tout sans produire le moindre bruit.

 

Couverture médiatique : L'affaire a été jugée suffisamment spectaculaire pour être rapportée par la presse locale de l'époque. Cela signifie qu'il existe probablement des articles de journaux rhodésiens de juillet 1954.

 

Redécouverte par Cynthia Hind

Son rôle dans ce cas : c'est Cynthia Hind qui a « redécouvert » cette affaire plusieurs décennies plus tard. Cela signifie probablement qu'elle a retrouvé les coupures de presse de 1954, puis a cherché à retrouver des témoins survivants ou à recueillir des témoignages de seconde main.

 

Son intérêt : Cynthia Hind était particulièrement intéressée par les cas anciens, car ils sont moins susceptibles d'être influencés par la culture populaire moderne des ovnis. Une observation silencieuse avec changements de direction brusques, datant d'avant l'ère des drones, est typique des rapports qu'elle jugeait crédibles.

 

Analyse du phénomène rapporté

Les détails mentionnés (silence total, vol stationnaire, changements brusques de direction, déplacement depuis des montagnes) correspondent à ce que les ufologues appellent parfois les « 5 observables » (souvent associés aux cas de type militaire, notamment par Luis Elizondo) :

 

·         Portance anti-gravité (pas de moyens de propulsion visibles).

·         Accélérations soudaines (changements brusques).

·         Vitesses hypersoniques sans signature (pas de bang sonique).

·         Furtivité (difficile à suivre).

·         Trans-medium (capacité à passer d'un milieu à l'autre, bien que cela ne soit pas mentionné ici).

 

Le détail « sans produire le moindre bruit » en 1954 est notable, car cela exclut à l'époque tout aéronef conventionnel (avions à hélice ou premiers jets, qui étaient extrêmement bruyants).

 

Sources et fiabilité

La presse de 1954 : Les archives des journaux rhodésiens (comme The Rhodesia Herald ou The Bulawayo Chronicle) sont les sources primaires, mais elles ne sont pas numérisées intégralement en ligne, ce qui rend la vérification indépendante difficile aujourd'hui.

 

Les archives de Cynthia Hind : Elle a publié plusieurs livres, dont UFOs – African Encounters (1982), et a écrit de nombreux articles dans des revues comme Flying Saucer Review ou le MUFON UFO Journal. Il est probable que la mention de ce cas provienne d'un de ses articles résumant d'anciens cas rhodésiens.

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Résumé

L'observation d'Enkeldoorn de juillet 1954 est un cas d'observation collective (13 témoins) de plusieurs objets silencieux aux manœuvres impossibles pour la technologie de l'époque. Bien que largement oubliée du grand public international, elle fait partie du corpus des « cas historiques » documentés en Afrique australe, redécouvert et mis en lumière par l'enquêtrice Cynthia Hind dans la seconde moitié du XXe siècle. Sans accès aux archives de journaux rhodésiens de 1954 ou aux notes personnelles de Cynthia Hind, il est difficile d'obtenir plus de précisions sur l'heure exacte, la forme des objets ou la durée de l'observation.

 

1954-1955 – LE CAS DE LA FERME NYAMBUYA

La seule source pour ce cas sur le net est Albert Rosales, chercheur et spécialiste américain des cas avec humanoïdes. - Il figure bien évidemment dans les archives de Cynthia Hind.

 

·         Lieu : Nyambuya Farm. - Une agricultrice est réveillée par les aboiements de ses chiens. Elle décrit :

·         Des rayons lumineux extrêmement puissants ;

·         Une lumière en éventail ressemblant à des projecteurs inversés ;

·         Un objet silencieux ;

·         Une boule de feu quittant les lieux à grande vitesse.

·         Les animaux semblent particulièrement perturbés. Ce détail sera souvent souligné par Cynthia Hind.

·         Lieu : Nyambuya Farm, près de Umtali (Mutare), alors Southern Rhodesia (Zimbabwe)

·         Date : 1954 ou 1955 (Rosales lui-même hésite selon les versions)

·         Témoin : un fermier africain (nom non donné)

 

Résumé de l’observation :

Le témoin se trouve dans une zone agricole isolée. Il observe un objet lumineux descendre derrière une colline proche de la ferme. En s’approchant, il voit un engin posé au sol, décrit comme :

 

·         Circulaire,

·         Métallique,

·         Avec une lueur blanche ou bleutée.

·         À proximité de l’objet, il aperçoit deux “êtres” humanoïdes :

·         Petite taille,

·         Tête large,

·         Membres fins,

·         Mouvements “lents et fluides”.

 

Les êtres semblent examiner le sol ou la végétation. Le témoin, effrayé, s’enfuit.

 

·         Aucun effet au sol n’est rapporté.

·         Aucun autre témoin.

·         Aucun suivi policier ou administratif.

·         CE3 – Rencontre rapprochée avec humanoïdes

·         Documentation : très faible

·         Source : récit oral transmis, non vérifié

 

Le cas de Nyambuya Farm (1954–1955) est :

 

·         Réel dans la base Rosales,

·         Non corroboré par d’autres sources,

·         Probablement un récit oral isolé,

·         Sans documentation physique, photographique ou administrative,

·         Classé “faible fiabilité” dans les standards modernes.

 

Il reste néanmoins intéressant car il constitue l’un des rares cas d’humanoïdes en Afrique australe avant les années 1960.

 

AOUT 1975 – REGION DE HARARE - ZIMBADWE

Il s'agit d'un cas ancien de Cynthia Hind, qui apparaît dans les archives de UFO Afrinews.

Août 1975 — région de Harare, Zimbabwe

« The R. Family » — un objet bleu et blanc :

 

·         Date : août 1975, date exacte non indiquée ;

·         Lieu : région de Harare, près de Guinea Fowl School ;

·         Témoins principaux : la famille R. ;

·         Objet : forme ronde ;

·         Couleurs : lumières bleues et blanches clignotantes ;

·         Particularité : une ligne sombre centrale, qui semblait tourner ;

·         Comportement : plusieurs manœuvres à des vitesses jugées extraordinaires ;

·         Aéronefs militaires : trois avions Vampire auraient survolé la zone, semblant se diriger vers l'objet.

 

La famille, craignant d'être ridiculisée, n'aurait pas signalé immédiatement l'observation. Le cas devient beaucoup plus étrange dans la même soirée Plus tard dans la nuit, deux amis de M. R., Aubrey et Russell, seraient venus le voir dans un état de grande nervosité. Ils racontent avoir observé une grande lumière bleue stationnaire dans les arbres. Ils la décrivent comme une sorte de grande bulle avec une jupe, émettant un bourdonnement aigu.  Les deux hommes se seraient approchés avec leur voiture. À ce moment :

 

·         Le moteur de la voiture serait tombé en panne ;

·         Il aurait redémarré lorsque l'objet s'est éloigné ;

·         Ils auraient essayé de le suivre ;

·         Le véhicule serait alors tombé de nouveau en panne ;

·         Aubrey aurait aperçu ce qu'il pensait être une silhouette humaine regardant à travers une sorte de fenêtre ;

·         L’objet aurait ensuite disparu ;

·         Les deux hommes auraient souffert de nausées et de violents maux de tête.

 

Un élément particulièrement intéressant : les témoins

La source fournit deux informations permettant de mieux évaluer le dossier.

 

M. R.

Il est présenté comme astronome amateur. Cela ne prouve évidemment pas son observation, mais c'est une donnée intéressante : contrairement à un témoin totalement inexpérimenté, il était supposé avoir une certaine familiarité avec le ciel nocturne.

 

Aubrey

Il est présenté comme électricien. Son témoignage est particulièrement intéressant parce qu'il concerne non seulement une lumière, mais également une interaction alléguée avec le véhicule.

 

Mais attention : nous avons probablement affaire à deux épisodes liés

Il y a :

 

Épisode 1

Famille R. — août 1975

Observation aérienne d'un objet rond, bleu et blanc, avec une structure sombre centrale.

 

Épisode 2

Aubrey et Russell — même nuit

 

Grande lumière bleue dans les arbres, immobilisation du véhicule, observation alléguée d'une silhouette.

La source de Cynthia Hind semble considérer les deux événements comme faisant partie du même dossier, mais nous devons conserver cette distinction dans notre présentation.

 

EN RESUME

AOÛT 1975 — HARARE / GUINEA FOWL SCHOOL — ZIMBABWE

·         Témoins : famille R.

·         Type : observation rapprochée d'un objet lumineux

·         Objet : rond, lumières bleues et blanches clignotantes

·         Structure apparente : ligne sombre centrale semblant tourner

·         Manœuvres : déplacements rapides et changements de direction

·         Élément militaire : trois Vampires auraient survolé la zone en direction de l'objet

·         Signalement : non effectué immédiatement, par crainte du ridicule.

 

Même nuit — témoignage d'Aubrey et Russell : grande lumière bleue dans les arbres, décrite comme une « bulle avec une jupe », bourdonnement aigu ; panne répétée du véhicule à proximité ; silhouette aperçue derrière une sorte de fenêtre ; disparition de l'objet ; nausées et céphalées rapportées.

Source principle: Cynthia Hind / UFO Afrinews.

 

6 JUILLET 1975 - KAROI - ZIMBADWE

Le cas OVNI de Karoi (Zimbabwe) du 6 juillet 1975 : un dossier méconnu de l'ufologie africaine

L'observation survenue le 6 juillet 1975 à 20 h 15, près de Karoi, dans la région du Mashonaland occidental (Zimbabwe), est un dossier relativement peu connu en dehors des cercles spécialisés. Pourtant, il présente plusieurs caractéristiques qui ont retenu l'attention de Cynthia Hind, notamment sa répétitivité, la présence de plusieurs témoins et la durée inhabituelle des manifestations observées. Il est question d'une observation prolongée d'un objet lumineux apparemment intelligent, capable d'adapter sa trajectoire aux déplacements des témoins.

 

Karoi est une petite ville située à environ 200 kilomètres au nord-ouest de Harare. En 1975, la région est essentiellement agricole. Les plantations de tabac dominent l'économie locale et les axes routiers traversent des zones boisées relativement peu peuplées. Cette configuration est importante, car elle limite considérablement les sources lumineuses artificielles susceptibles de provoquer des confusions.

 

Les témoins

Les principaux témoins sont Mme Una Weincler et son mari. Le 6 juillet 1975, ils rentrent en voiture vers leur domicile après avoir quitté Karoi. Le temps est clair et la nuit commence à s'installer. À 20 h 15, Mme Weincler remarque un objet inhabituel dans le ciel.

 

Les témoins décrivent un objet présentant plusieurs caractéristiques remarquables, une couleur orange-jaune très brillante, une taille apparente comparable à celle d'une orange tenue à bout de bras, une extrémité avant pointue, une traînée lumineuse irrégulière. Le phénomène ne ressemble ni à un avion ni à un hélicoptère. Selon les témoins, l'objet évolue beaucoup trop rapidement pour être assimilé à une étoile ou à une planète. Un comportement apparemment intelligent. Le détail le plus intéressant du dossier apparaît lorsque les témoins décident d'arrêter leur véhicule. A ce moment-là l'objet s'immobilise également. Lorsqu'ils repartent, il recommence à se déplacer. Cette séquence se répète à plusieurs reprises.

 

Dans la littérature ufologique, ce type de comportement est souvent interprété comme un effet de poursuite. Les témoins ont alors l'impression que l'objet réagit directement à leurs mouvements.

 

Quelques minutes plus tard, l'objet descend progressivement. Il atteint un niveau correspondant approximativement à la hauteur des arbres environnants. Puis, minutes après minutes les témoins prennent peur et le mari de Mme Weincler accélère brutalement et quitte la zone.

 

Cette réaction est classique dans les observations rapprochées. Dans de nombreux dossiers africains étudiés par Cynthia Hind, les témoins interrompent volontairement leur observation lorsqu'ils estiment que l'objet s'approche trop près d'eux.

 

Une série d'observations répétées

C'est probablement l'élément le plus important de cette affaire. Après l'événement initial, l'objet est observé à plusieurs reprises. Selon les témoins, il apparaît régulièrement après 20 heures, en suivant une trajectoire est-ouest et pendant environ quarante minutes.

 

Plusieurs habitants de la région signalent également sa présence. Nous ne sommes donc plus face à une observation isolée.

 

L'hypothèse astronomique possible est la planète Vénus L'une des premières explications avancées par les sceptiques concerne Vénus. En juillet 1975, la planète était particulièrement brillante dans le ciel du soir et occupait une position très favorable à l'observation depuis l'Afrique australe. Plusieurs chercheurs ont d'ailleurs estimé qu'une partie importante des observations signalées au Zimbabwe pendant cette période pouvait être attribuée à Vénus. Cette hypothèse mérite d'être examinée et voici quelques éléments qui vont dans le sens d'une méprise avec Vénus : une observation effectuée au crépuscule, une lumière très brillante, une apparition quotidienne et une trajectoire apparemment régulière.

Les éléments qui contredisent cette hypothèse ce sont la descente apparente vers les arbres puis l'impression que l'objet suivait les déplacements de la voiture et enfin la présence d'une traînée lumineuse et l’observations simultanée par plusieurs témoins.

 

Puis on a l’hypothèse d’une illusion d'optique liée au déplacement automobile. Lorsqu'un conducteur circule de nuit, un objet astronomique très lumineux situé près de l'horizon peut sembler accompagner le véhicule. Ce phénomène est bien connu. Il est provoqué par l'absence de points de référence permettant d'évaluer correctement les distances. Ainsi dans certaines conditions, une planète peut paraître s'approcher, s'arrêter, suivre un véhicule et descendre vers l'horizon.

 

Cette explication est aujourd'hui considérée comme la plus probable par plusieurs analystes.

 

La position de Cynthia Hind

Cynthia Hind n'a jamais classé ce dossier parmi les canulars. Elle l'a intégré à sa base documentaire consacrée aux observations africaines et l'a publié dans ses travaux consacrés aux phénomènes observés au Zimbabwe.

 

Le cas de Karoi est intéressant parce qu'il s'inscrit dans une vague d'observations régionales. Entre le milieu des années 1970 et les années 1990, le Zimbabwe a enregistré plusieurs dossiers importants étudiés par Cynthia Hind : différentes observations dans les régions rurales du Mashonaland, plusieurs rencontres rapprochées dans les années 1980 et l'affaire de l'école d'Ariel, à Ruwa, en 1994. Karoi apparaît donc comme l'un des premiers épisodes d'une longue série d'observations qui contribueront à faire du Zimbabwe l'un des principaux centres d'intérêt de l'ufologie africaine. Le fait que les média, les chercheurs, les associations locales en parlent et relèvent toutes les observations dans une région, un pays, donnent l’impression de vague et d’un nombre important d’observation dans ces régions.

 

Conclusion

L’absence de preuves matérielles et la possibilité d'une méprise avec Vénus conduisent aujourd'hui la plupart des chercheurs à considérer ce dossier avec prudence et surtout comme identifié.

Bas du formulaire

Source Cinthya Hind 1982. – Commentaire et analyse GEOS France.

 

18 JUILLET 1975 - MARLBOROUGH, HARARE (ZIMBABWE).

Arthur Jones, employé de presse, rentrait chez lui lorsqu'il aperçut un objet circulaire, auréolé d'une lueur orange vibrante, planant à environ 100 mètres au-dessus d'un centre commercial situé à environ 1,5 km. L'objet avait la taille d'une grande maison et présentait une ouverture sur sa partie supérieure. Au bout d'un moment, cette ouverture se referma et l'objet s'éloigna au-dessus des arbres. 

 

Ce cas comme le précédent peut être analysé comme étant une mésinterprétation avec la planète Vénus.

Source : Hind 1982 p108 citant sa propre enquête.

UFO Investigator, octobre 1975, p2, date cet événement du 24 juillet et indique que l'objet se trouvait à 30 m d'altitude, à environ 480 m de distance. Note : Cette anomalie peut provenir de la date d’édition d’un média ou il peut s’agir d’une autre observation. La notion de distance est toujours à prendre avec une certaine méfiance, on ne peut pas estimer une distance sans élément de référence et l’analyse d’une distance par l’œil est très et elle est en fonction de l’éloignement et la grosseur de l’objet.

 

20 JUILLET 1975, RUWA - (MASHONALAND EST : ZIMBABWE).

Vers 18 h 30, Allan Wright se trouvait dans son enclos lorsqu'il aperçut un objet vert vif, légèrement plus gros qu'un ballon de football, apparaître au-dessus d'un bosquet de bambous à environ 350 mètres de distance. L'objet se déplaça ensuite d'est en ouest, passant au-dessus de la maison d'un voisin, puis disparut en moins de 5 secondes. Les chiens du voisinage aboyaient. 

Source : Cinthya Hind 1982 p109 citant sa propre enquête.

 

26 JUILLET 1975 - MACHEKE (MASHONALAND EST - ZIMBABWE). Soir.

L'affaire de la « lumière paralysante » de Macheke (Zimbabwe) : que savons-nous réellement ?

 

Le 26 juillet 1975, dans la petite localité de Macheke, située dans le Mashonaland oriental, un employé d'une coopérative agricole affirme avoir été frappé par un rayon lumineux provenant d'un objet inconnu. (On parle aussi provenant d’une ligne électrique ?) ; L'homme déclare avoir été paralysé, projeté au sol et être resté inconscient pendant plus d'une heure. Quelques jours plus tard, l'affaire est relayée par la presse rhodésienne (l'actuel Zimbabwe s'appelait alors la Rhodésie) et attire immédiatement l'attention de Cynthia Hind, qui décide d'ouvrir une enquête.

 

Contrairement au dossier de Loxton, l'affaire de Macheke est devenue un excellent exemple des difficultés auxquelles sont confrontés les enquêteurs en ufologie : un témoignage spectaculaire, des effets physiques apparemment réels, mais également des éléments susceptibles de remettre en cause l'interprétation initiale.

 

Le témoin s'appelle John Clark. Les différentes sources lui attribuent 53 ou 54 ans. Il travaille comme employé de la coopérative agricole locale. Certaines publications le présentent comme un vendeur, d'autres comme un employé administratif. Ces divergences sont relativement fréquentes dans les dossiers anciens.

 

Selon son témoignage, la journée du 26 juillet 1975 est particulièrement froide. Clark passe l'après-midi chez lui. En début de soirée, il décide de sortir pour aller dîner dans un café du village. En quittant sa maison par l'arrière, il remarque une lumière extrêmement brillante au-dessus des arbres et des lignes téléphoniques, à une distance qu'il estime à une dizaine de mètres.  Il décrit un objet très lumineux évoluant à faible altitude. Soudain, un faisceau lumineux est dirigé vers lui. Clark affirme alors avoir été violemment projeté au sol, avoir perdu toute capacité de mouvement, avoir été totalement paralysé et avoir tout de même entendu son chat pousser un cri avant de disparaître dans l'obscurité.

 

Une paralysie complète

Le détail le plus spectaculaire du récit est la paralysie totale. Clark déclare avoir essayé de se dégager du faisceau lumineux, mais il affirme avoir été incapable de bouger. Il déclare plus tard : « Je crois que l'objet m'examinait. » Selon lui, il aurait pu être détruit instantanément si l'objet l'avait voulu.

 

Le témoin affirme n'avoir conservé aucun souvenir des événements survenus après sa chute. Lorsqu'il reprend connaissance la lumière a disparu, l'objet n'est plus visible et il ressent des douleurs dans tout le corps.

 

Un détail attire particulièrement l'attention de Cynthia Hind. Lorsque Clark rentre chez lui, il constate que le feu allumé dans sa cheminée est complètement éteint et que l'âtre est froid. Il en déduit qu'il est resté inconscient pendant une période relativement longue.

 

Les effets physiques Le lendemain, son état est toujours préoccupant. Il reste alité toute la journée. Le lundi suivant, il est incapable de reprendre son travail, mais il décide de signaler l'incident à la police. Il présente alors d'importantes ecchymoses, des douleurs thoraciques, des contusions sur les épaules et une grande fatigue.

 

La presse évoque rapidement un homme « brûlé par un OVNI ». Lorsque Cynthia Hind l'examine quelques jours plus tard, elle ne constate aucune brûlure. Elle observe en revanche d'importants hématomes.

 

L'enquête de Cynthia Hind

L'enquête de Cynthia Hind est particulièrement intéressante, car elle ne se contente pas d'accepter le témoignage. Elle adopte immédiatement une attitude critique. Elle vérifie auprès de la police et en conséquence sa première démarche consiste à se rendre au commissariat.

 

Le policier de service confirme que Clark a bien déposé une déclaration officielle. Mais il ajoute une remarque importante :« Si cela était arrivé à quelqu'un d'autre, je l'aurais peut-être cru. » Il précise ensuite que Clark est connu dans la région pour sa consommation excessive d'alcool.

 

Cynthia Hind se rend ensuite dans l'auberge du village et le propriétaire lui révèle que Clark a acheté, le jour même une bouteille de brandy et un pack de six bières.  L'aubergiste précise également que Clark est connu pour être un gros consommateur d'alcool.

 

Un autre détail retient l'attention de l'enquêtrice. Selon les habitants, Clark présente une tendance aux hémorragies sous-cutanées et aux ecchymoses.

 

Cynthia Hind décide ensuite d'examiner les lieux. La maison est située au bout d'une longue allée et cette allée présente une caractéristique particulière. Au milieu du chemin s'est formée une bande de terre durcie, tandis que les roues des véhicules ont creusé deux ornières profondes de chaque côté.  L'enquêtrice constate alors qu'un homme marchant dans l'obscurité, les yeux dirigés vers une lumière située au-dessus des arbres, pouvait très facilement trébucher sur cette surélévation.

 

L'hypothèse de la chute accidentelle : C'est précisément l'hypothèse formulée par Cynthia Hind. Son raisonnement est le suivant : Clark avait consommé une quantité importante d'alcool et il observait une lumière brillante située au-dessus des arbres. Il marchait dans l'obscurité et en conséquence il a pu trébucher. Dans ce cas sa chute pourrait expliquer ses contusions.

 

Il faut aussi savoir qu’une vague d'observations a été localement importante en juillet 1975. Plusieurs observations sont signalées :

 

-       Le 4 juillet à Salisbury (Harare) ;

-       Le 6 juillet à Karoi ;

-       Le 16 juillet à Salisbury ;

-       Le 26 juillet près de Marondera ;

-       Le 26 juillet à Macheke.

-       Etc…

 

Le même soir que l'incident de Macheke, deux hommes circulants entre Harare et Rusape signalent un énorme objet orangé qui semble suivre leur véhicule pendant une vingtaine de minutes. L'objet disparaît brutalement au-dessus de Macheke. Cette simultanéité a conduit certains ufologues à envisager l'existence d'une véritable vague régionale, toutefois il est probable qu’elle soit « artificielle », provoquée par l’influence médiatique qui relate ces observations, bien souvent identifiables d’autre part ( Venus essentiellement).

 

L'évaluation finale : un cas non résolu... mais très fragile - Un élément est particulièrement révélateur. Dans la base de données internationale des rencontres rapprochées, l'affaire est accompagnée d'une simple mention : Évaluation : canular ? – L’analyse locale faite par Cythia Hind écarte pourtant cette hypothèse. Le témoin à bien été l’objet de faits inhabituels et si par l’emprise de l’alcool, il l’a mal interprété, cela ne fait pas de ce cas un canular !  Il est important de souligner que Cynthia Hind n'a jamais qualifié publiquement l'affaire de canular.

 

En revanche, ses propres investigations l'ont conduite à exprimer un doute considérable sur l’interprétation des faits. Son article publié en 1986 dans le MUFON UFO Journal est révélateur. Le titre est sans ambiguïté :

 

« When Is a Hoax Not a Hoax ? » (« Quand un canular n'est-il pas un canular ? »).

 

Notre analyse critique

À mon sens, ce dossier présente trois caractéristiques contradictoires.

 

1 - Les éléments en faveur de l'authenticité

-       Une déclaration officielle auprès de la police ;

-       Des blessures réellement observées ;

-       L’existence d'autres observations dans la région.

 

2 - Les éléments en faveur d'une méprise

-       L’absence de témoins directs ;

-       L’absence de traces physiques ;

-       L’absence de preuves matérielles.

 

3 - Les éléments en faveur d'une chute accidentelle

-       Une consommation importante d'alcool ;

-       Une visibilité réduite ;

-       Une allée accidentée ;

-       Des blessures compatibles avec une chute.

 

Conclusion

L'affaire de Macheke est moins un dossier démontrant l'existence d'un OVNI qu'une véritable leçon de méthodologie en ufologie. Ce qui la rend passionnante n'est pas le témoignage lui-même, mais la façon dont Cynthia Hind a enquêté sur cette affaire en refusant d'accepter une conclusion spectaculaire sans vérification préalable. Finalement, l'incident du 26 juillet 1975 demeure officiellement non résolu, mais il est aujourd'hui considéré comme l'un des cas africains pour lesquels l'hypothèse d'une chute accidentelle associée à une consommation d'alcool apparaît particulièrement plausible.

Sources : Hind 1982 p109 citant sa propre enquête.

Rick Barr dans Official UFO 2,6 p38.

FSR 21,3-4 p63 citant Rand Daily Mail 30 juillet 1975.


26 JILLET 1975. Nuit. MARONDERA (MASHONALAND EST : ZIMBABWE).

Deux associés, Tony Alexander et un compagnon, rentraient en voiture de Harare à leur motel de Rusape lorsqu'à Marondera, ils perçurent une odeur inhabituelle.

 

Poursuivant leur route, ils aperçurent une masse orange imposante derrière les arbres. Ils crurent d'abord à la lune, puis réalisèrent qu'elle se trouvait derrière eux. La lumière les suivit pendant 20 minutes jusqu'à Macheke. Toujours inquiets, le conducteur, trop effrayé, n'osa pas s'arrêter. Le passager décrivit l'objet comme un œuf vertical tronqué, d'environ 20 mètres de diamètre et volant très bas. Dix minutes avant leur arrivée à Rusape, l'objet prit son envol et disparut dans le ciel. 

Sources: Cynthia Hind dans UFOAfriNews 4 p33.

FSR 21,3-4 p63 citant Rand Daily Mail, 31 juillet 1975 date cela du 28.

 

17 AOUT 1975 - SHABANI, aujourd'hui ZVISHAVANE (MIDLANDS : ZIMBABWE)

Henry Authers et son beau-père, M. L. Sealy, rentraient chez eux vers 18 h 10 à Shabani après une journée à la mine, lorsqu'à environ 24,5 km de la ville, ils aperçurent ce qui leur semblait être un bus arrivant à vive allure.

 

Au détour d'un chemin, ils constatèrent que le véhicule se dirigeait vers eux, et non l'inverse, en descendant une pente. Ils pensèrent d'abord à un bus, avec une personne debout et une autre assise.

 

Ce bus semblait être un véhicule panoramique, avec des fenêtres panoramiques et d'étroits montants noirs d'où filtrait une forte lumière blanche. L'engin tourna ensuite à un coin de rue, et lorsqu'ils le suivirent, il n'y avait plus aucune trace de lui ni d'endroit où il aurait pu s'arrêter.

 

NOTRE ANALYSE

L'affaire du « bus fantôme » de Shabani (Zimbabwe) du 17 août 1975 : un OVNI déguisé en autobus ?

Ce dossier, un peu particulier dans l’histoire des OVNIs est bien documenté et nous pouvons relativement bien la détailler.

 

Parmi les centaines, voire milliers, de cas étudiés par Cynthia Hind, certains se distinguent par leur caractère extraordinairement inhabituel. L'observation survenue le 17 août 1975, près de Shabani (aujourd'hui Zvishavane), dans la province des Midlands, appartient incontestablement à cette catégorie.

Contrairement aux observations classiques d'objets discoïdaux ou de lumières nocturnes, les témoins décrivent ici ce qu'ils prennent d'abord pour un autobus circulant sur une route isolée.

 

Pourtant, en s'en approchant, ils découvrent un objet présentant des caractéristiques incompatibles avec un véhicule conventionnel. Quelques instants plus tard, l'objet disparaît littéralement après avoir tourné à un carrefour. Cette disparition soudaine est à l'origine de la réputation de cette affaire, parfois qualifiée de « cas du bus interdimensionnel » dans certaines publications ufologiques.

 

Le contexte géographique

En 1975, Shabani est une petite ville minière spécialisée dans l'extraction de l'amiante. L'observation se déroule près de la rivière Ngesi, le long d'une route peu fréquentée reliant la campagne à la ville. Cette précision est importante, car la région est alors très faiblement urbanisée. Les sources lumineuses artificielles y sont rares et la circulation routière demeure limitée.

 

Le 17 août 1975, vers 18 heures, deux hommes circulent sur cette route isolée. Au loin, ils aperçoivent un véhicule qui semble se diriger vers la ville. Leur première impression est très banale : ils pensent observer un autobus. L'objet possède effectivement une forme allongée qui évoque immédiatement un véhicule de transport collectif.

 

En se rapprochant, les témoins commencent à remarquer plusieurs détails étranges. L'objet possède une structure bombée et il est surmonté d'un dôme. Il comporte d'immenses fenêtres panoramiques et présente plusieurs montants noirs à l'intérieur. Ces éléments ne correspondent pas à l'apparence d'un autobus ordinaire. Le dôme constitue l'anomalie la plus importante. Il faut signaler que les autobus utilisés en Rhodésie dans les années 1970 possèdent un toit plat ou légèrement arrondi, mais aucun modèle connu ne présente une structure hémisphérique comparable à celle décrite par les témoins.

 

Les témoins distinguent deux silhouettes à l’intérieure : l'une est assise et l'autre est debout. La description dans les nombreux rapports consultés sont malheureusement très limitées. Les sources disponibles indiquent seulement que les témoins identifient deux formes humanoïdes. Aucun détail précis concernant le visage, les vêtements ou la morphologie n'a été publié.

 

Un autre élément attire immédiatement l'attention, c’est l'intérieur de l'objet qui est baigné par une lumière blanche extrêmement puissante. Cette caractéristique soulève plusieurs questions car un autobus possède généralement des phares dirigés vers l'avant, un éclairage intérieur relativement faible et des vitres permettant de distinguer clairement les passagers.  Dans le cas de Shabani, la luminosité semble provenir de l'ensemble de la structure.

 

L'événement le plus spectaculaire survient quelques instants plus tard. L'objet tourne à un croisement. Les témoins continuent leur progression et lorsqu'ils arrivent à leur tour au niveau du virage, l'objet a disparu ! Il ne s'est pas éloigné. Il n'est plus visible. Il semble s'être volatilisé.

 

L'hypothèse de l'illusion routière

Avant d'envisager une explication extraordinaire, il convient d'examiner les hypothèses conventionnelles. La première est celle d'une illusion liée au relief. Une route en pente, un changement d'orientation ou un écran végétal peuvent parfois donner l'impression qu'un véhicule a disparu.

 

Cependant, cette hypothèse présente plusieurs limites. Les témoins se sont rapprochés suffisamment de l'objet pour distinguer les fenêtres, la structure du toit et les silhouettes intérieures.  Une simple erreur d'appréciation paraît donc difficile à invoquer.

 

Un autobus réel ?

La seconde hypothèse est celle d'un autobus conventionnel. Cette explication soulève également plusieurs difficultés. Pourquoi les témoins auraient-ils décrit un dôme, puis des fenêtres panoramiques inhabituelles et une lumière intérieure particulièrement intense ?  Surtout, comment expliquer sa disparition quelques secondes après le passage du virage ?

 

Un « véhicule camouflé » ?

Certains chercheurs ont proposé une interprétation beaucoup plus audacieuse. L'objet aurait adopté une apparence familière afin d'être perçu comme un véhicule ordinaire. Cette idée apparaît dans plusieurs dossiers ufologiques internationaux dans lesquels des témoins décrivent des trains, des automobiles, des avions ou des autobus présentant des caractéristiques impossibles.  Il convient toutefois d'être extrêmement prudent. Aucune donnée scientifique ne permet d'étayer cette hypothèse.

 

Le fait le plus intéressant est sans doute que Cynthia Hind a retenu cette affaire dans son ouvrage consacré aux rencontres africaines. Or, elle était particulièrement sélective. Elle écartait généralement les canulars, mais aussi les témoignages insuffisamment documentés et les observations trop ambiguës.

Le maintien du dossier dans ses archives laisse penser qu'elle considérait les témoins comme crédibles. En revanche, elle ne l'a jamais présenté comme une preuve d'une origine extraterrestre.

 

Analyse critique

Ce dossier est fascinant parce qu'il inverse complètement le schéma habituel des observations d'OVNI. Habituellement, les témoins observent un objet inconnu, tentent de l'identifier et concluent qu'il ne correspond à aucun appareil connu.

 

Dans le cas de Shabani, le processus est exactement inverse : les témoins croient reconnaître un autobus, ils s'approchent et ils découvrent qu'il ne s'agit probablement pas d'un autobus. Cette inversion cognitive est extrêmement rare en ufologie.

 

Il faut noter que dans ce dossier il y a deux témoins, qu’il s’agit d’une observation rapprochée avec une description cohérente, puis il y a la présence apparente d'occupants et qu’une enquête a été menée par Cynthia Hind.

 

Par contre, ce qui ne nous permet pas de l’authentifier à 100 %, c’est que l’identité des témoins n'a jamais été publiée, c’est qu’aucune photographie n'existe, qu’aucune trace physique n'a été découverte qu’il n’existe aucun rapport de police et que la durée exacte de l'observation est inconnue.

 

Conclusion

Le cas de Shabani demeure l'un des dossiers les plus insolites de l'ufologie africaine. Il est parfois rapproché d'autres observations impliquant des véhicules apparemment impossibles, notamment l'étrange affaire de Beit Bridge (1974), également survenue au Zimbabwe.  En l'état actuel des connaissances, trois hypothèses restent envisageables : une méprise liée à un véhicule réel, une illusion d'optique provoquée par la configuration de la route ou encore un phénomène aérien ou terrestre demeuré inexpliqué.

Sources : Hind 1982 p 114 citant sa propre enquête.

https://zimbabweufos.blogspot.com/2010/01/?utm_source=chatgpt.com

 

1983 – REGION DE HWANGE - (anciennement Wankie) - ZIMBADWE

Un atterrissage allégué avec deux occupants

Le cas est enregistré dans l'UFO Related Entities Catalog (URECAT) de Patrick Gross sous la forme :

1983 — Hwange National Park, Zimbabwe — Four men

 

Le catalogue le classe parmi les cas de type CE3, c'est-à-dire les observations rapprochées comportant des occupants allégués.

 

Le récit disponible

Selon le récit repris par plusieurs sources, quatre hommes revenaient de la capitale et se dirigeaient vers leur village, dans une région située près du parc national de Hwange.

 

Il était environ 20 heures lorsqu'ils aperçurent une lumière extrêmement brillante dans le ciel.

Ils s'arrêtèrent pour l'observer.

 

La lumière commença alors à descendre progressivement dans leur direction. Les quatre hommes, effrayés, se seraient dissimulés derrière des arbres. En descendant, l'objet prit une apparence plus précise : ils auraient alors distingué un objet discoïde très lumineux, qui finit par atterrir à proximité.

 

Le détail extraordinaire : les occupants - C'est ici que le récit devient un véritable CE3 africain. Après l'atterrissage, une ouverture située sur la partie supérieure de l'objet aurait été observée. Deux êtres en seraient sortis. Ils sont décrits très sommairement comme : deux « hommes à la peau claire » Les deux personnages auraient ensuite semblé flotter ou descendre vers le sol. À ce moment-là, les quatre témoins auraient paniqué et pris la fuite vers leur village.  Une autre version secondaire décrit l'objet comme argenté, posé sur quatre supports, avec une ouverture inférieure et une sorte d'escalier. Mais cette version semble provenir de reprises ultérieures et doit être distinguée du récit de base.

 

Une source ancienne particulièrement importante c’est le récit qui est attribué à l'ufologue zimbabwéenne Cynthia Hind. Une source cite l’emplacement: John Spencer & Hilary Evans, Phenomenon – 40 Years of Flying Saucers, Avon Books, 1989. C'est donc une piste documentaire importante : le cas existait déjà dans la littérature ufologique au plus tard en 1989, et n'est pas une invention récente d'Internet.

 

Le catalogue URECAT formule une critique très sévère du dossier. En résumé, les informations disponibles sont très insuffisantes :

 

·         Témoins non nommés ;

·         Date exacte inconnue ;

·         Lieu précis inconnu ;

·         Distance par rapport à l'objet inconnue ;

·         Durée de l'observation inconnue ;

·         Bruit éventuel non indiqué ;

·         Description des occupants extrêmement pauvre ;

·         Aucune indication précise sur leur taille ;

·         Aucune description détaillée des vêtements ;

·         Aucune photographie ;

·         Aucune trace physique rapportée ;

·         Aucune enquête indépendante retrouvée.

 

C'est probablement la faiblesse principale du dossier. Il est important de noter que certaines sources secondaires indiquent 1986, mais les sources bibliographiques les plus anciennes Cynthia Hind sur place et URECAT retiennent 1983.

 

Attention également au nom « Hwange National Park » Il faut replacer la géographie dans son contexte historique. En 1983, la région était déjà connue sous le nom de Wankie dans de nombreuses sources anciennes. La ville de Wankie a pris officiellement le nom de Hwange en 1982.  Le parc lui-même était alors généralement appelé Wankie National Park dans la littérature historique. Le parc actuel est situé dans le Matabeleland North, dans l'ouest du Zimbabwe, entre Bulawayo et Victoria Falls. Il couvre environ 14 650 km². .

 

Ce qui m'intéresse particulièrement dans ce cas

Il existe une forte proximité narrative avec d'autres dossiers africains :

 

1. L'objet apparaît d'abord comme une lumière

Puis, à mesure qu'il descend, les témoins lui attribuent une forme matérielle.

 

2. L'objet se pose

On passe donc d'un phénomène aérien à une observation rapprochée.

 

3. Une ouverture apparaît

L'objet est alors interprété comme un appareil.

 

4. Deux occupants sont vus

On passe au scénario classique du CE3.

 

5. Les témoins prennent la fuite

Ce qui explique l'absence de contact ou d'examen rapproché. C'est exactement le type de progression narrative que l'on retrouve dans de nombreux récits de rencontres rapprochées.

 

Existe-t-il une enquête de Cynthia Hind ?

C'est justement le point que je chercherais maintenant en priorité.

Cynthia Hind est une source importante pour votre étude du Zimbabwe, mais dans le cas présent nous n'avons pour l'instant que des reprises bibliographiques de son travail.

 

Mon évaluation

Je donnerais au cas un intérêt ufologique élevé, mais une solidité documentaire faible à moyenne. Il est intéressant parce qu'il constitue l'un des rares récits zimbabwéens attribués à Cynthia Hind dans lesquels on trouve

:

Atterrissage + objet discoïde + ouverture + deux occupants + quatre témoins.

 

Mais précisément parce que les quatre témoins ne sont pas identifiés et que la date et le lieu restent vagues, il ne faut pas le présenter comme un cas établi. C’est plutôt une « rencontres rapprochées alléguées du Zimbabwe nécessitant une documentation complémentaire ».

Source : URECAT – Cynthia Hind –

 

14 SEPTEMBRE 1994 – TOUTE L’AFRIQUE AUSTRALE

Gigantesque boule de feu observée en Afrique Australe Des centaines de témoins observent une gigantesque boule de feu traversant :

·         L’Afrique du Sud ;

·         Le Botswana ;

·         La Zambie ;

·         Le Zimbabwe.

 

Une rentrée atmosphérique observée dans toute l'Afrique australe ! L'événement provoque une vague d'observations sans précédent. Plusieurs chercheurs attribuent aujourd'hui le phénomène à la rentrée atmosphérique d'un étage de fusée soviétique Zenit 2. Les observations publiées dans cette zone qui ont eu lieu le 14 septembre 1994 sont donc simplement la retombée de ZENIT 2.

 

14 SEPTEMBRE 1994 — LAC KARIBA - ZIMBABWE

Une observation intégrée à la « vague » de septembre 1994

La source fondamentale est Cynthia Hind, UFO Afrinews n°11, février 1995, dans son enquête intitulée « UFO Flap in Zimbabwe — Case No. 95 ». L'archive de cette publication est aujourd'hui conservée par l'AFU de Norrköping.

 

Le phénomène observé au-dessus du lac Kariba est décrit comme :

·         Une très forte lumière ;

·         Accompagnée de deux lumières latérales ;

·         Se déplaçant lentement ;

·         Sans bruit audible ;

·         Avec une coloration décrite ailleurs dans le même dossier comme orangée à rougeâtre ;

·         Et, selon certains témoins, avec une traînée ou des prolongements lumineux.

 

L'observation est située au 14 septembre 1994, au cours d'un phénomène également signalé depuis le Botswana, l'Afrique du Sud et plusieurs régions du Zimbabwe.  Ce cas est à a rapprocher de la rentrée atmosphérique de la fusée soviétique Zenit 2.

 

1. Le contexte astronomique est aujourd'hui extrêmement important

Nous disposons d'un élément que Cynthia Hind ne pouvait évidemment pas connaître avec la précision actuelle. Les travaux de Ted Molczan, consacrés aux rentrées atmosphériques observées, identifient le phénomène du 14 septembre 1994 à 18 h 51 UTC comme la rentrée du corps 1994-053B, identifié comme Cosmos 2290 r, un élément de la fusée/du lanceur associé au satellite soviétique Cosmos 2290.

 

2. Une autre observation depuis le secteur de Kariba

Un deuxième témoignage beaucoup plus détaillé provient du secteur du Cutty Sark Hotel, situé au nord du lac. Le témoin Alexander L. décrit un objet apparaissant au-dessus de l'horizon et se déplaçant : du nord vers le sud. Il parle :

 

·         De traînées orange ;

·         D’un centre sombre, presque noir ;

·         D’environ 14 lumières clignotantes autour de cette partie sombre ;

·         D’un objet dont la taille apparente correspondait approximativement à celle de l'ongle du pouce à bout de bras ;

·         Et d'un phénomène visible pendant plus d'une minute.

 

Le déplacement était perçu comme très rapide malgré une apparence générale de déplacement lent dans certains témoignages.  Cette diversité des descriptions est importante : elle montre que les témoins ne voyaient pas tous exactement la même chose. Cas identifié depuis par un morceau de la Fusée Russe Zenit 2.

 

4. Le témoignage de Rex Taylor

Le cas devient encore plus intéressant avec Rex Taylor, de Kariba Yacht Safaris / Cutty Sark Marina. Son observation aurait commencé vers 20 h 15, heure locale. Taylor décrit d'abord ce qu'il pense être : une fusée. Mais après quelques secondes, il estime que ce n'est pas une fusée classique.

Il décrit notamment :

 

·         Une traînée enflammée ;

·         Des étincelles ;

·         Une faible traînée ;

·         Une rangée de lumières vertes ;

·         Un deuxième objet plus petit ressemblant également à une « fusée » ;

·         Des lumières disposées selon un motif régulier ;

·         Une absence de bruit.

·         Il estime la direction à environ 195° magnétiques, soit environ 188° vrais selon son calcul.

 

Cette donnée directionnelle est précieuse parce qu'elle permet de comparer le témoignage avec la trajectoire calculée de la rentrée.

 

5. Le témoignage du responsable de Matusadona

Un autre élément intéressant vient du Warden-in-Charge du parc national de Matusadona, sur les rives du lac. Il aurait observé une lumière située au-dessus de la ligne des arbres, pendant environ 2 minutes et demie. Ce témoignage est important parce qu'il fournit une observation provenant d'un secteur géographique différent de celui des pêcheurs.

 

6. Une vidéo aurait également été réalisée

C'est probablement l'un des éléments les plus intéressants du dossier. Steve Edwards, de Kariba Bream Farm, aurait réalisé une vidéo du phénomène.  Il faut cependant être prudent : Je n'ai pas retrouvé actuellement la vidéo elle-même. Nous savons qu'elle est mentionnée dans UFO Afrinews, mais il faudrait retrouver :

 

·         La bande originale ;

·         Une copie VHS ;

·         Une numérisation ;

·         Les images utilisées par Cynthia Hind ;

·         Ou éventuellement une copie conservée dans les archives AFU.

 

Si cette vidéo existe encore, ce serait un document intéressant.

 

7. D'autres témoignages autour de Kariba

Le dossier ne s'arrête pas aux pêcheurs. Cynthia Hind recueille également le témoignage de Jo Hensman, qui rapporte un phénomène lumineux ayant semblé réagir à la lumière de sa lampe de poche.

D'autres témoins de la région ont également décrit des objets ou lumières volant relativement bas, parfois à hauteur des arbres. Nous toujours à faire à une rentrée atmosphérique de fusée.

 

8. Mais 1994 est explicable.

Aujourd'hui, nous avons une identification astronomique extrêmement forte. Ted Molczan donne :

 

14 septembre 1994 — 18 h 51 UTC — rentrée de Cosmos 2290 r — masse estimée : 9 300 kg.

 

Et surtout, son tableau cite explicitement les observations de Lake Kariba et les articles de Cynthia Hind comme sources de l'observation.  Le journal The Herald du Zimbabwe publia également des articles contemporains sur le phénomène des 14 septembre. Un article du 8 octobre 1994 avançait finalement que les lumières étaient plus probablement liées à la rentrée de la fusée russe qui a mis en orbite le satellite Cosmos 2290 qu'à une pluie de météores.

Source Cynthia Hind

 

16 SEPTEMBRE 1994

L’ÉCOLE ARIEL A RUWA – ZIMBABWE –

OBSERVATION D’UN OBJET AU SOL ET D’ETRES « EXTRATERRESTRES »

 

Photo : Cinthya Hind

 

SURVOL EN QUELQUES LIGNES DE L’INCIDENT D’UN OVNI ET D’ETRES EXTRATERRESTRES SURVENU À L’ECOLE ARIEL – RUWA – ZIMBABWE - 16 SEPTEMBRE 1994.

Les élèves de l’école Ariel de Ruwa interprètent la vision de l’objet observé. Chacun en a fait un dessin bien différent. Il faut donc relativiser l’observation qui a bien eu lieu, mais que la description en a été altérée par les diverses croyances et l’influence des médias, des enquêteurs et des journalistes qui ont mis sous pression les témoins et suggérés bien des détails des détails de ce qui réellement à été vu. D’autre part, notre conscience transforme rapidement une vision, les détails sont tronqués, altérés et il faut être très méfiant sur un témoignage !

Archives GEOS France.

INFORMATIONS DE BASE

-       Date de l'incident : 16 septembre 1994, vers 10 h 00 du matin.

-       Lieu : École Ariel, Ruwa, Zimbabwe (à environ 22 km au sud-est de la capitale Harare).

-       Contexte préalable : Deux jours plus tôt, la rentrée dans l'atmosphère d'une fusée russe (Zenit 2) a créé une "folie OVNI" dans toute l'Afrique australe, préparant le terrain psychologique.

 

Aspect clé

Résumé

Récit des enfants

62 enfants décrivent un ou plusieurs disques argentés, l'atterrissage, et de petites créatures vêtues de noir aux grands yeux.

Message reçu

Certains enfants, interrogés plus tard, rapportent une communication télépathique mettant en garde contre la destruction de l'environnement par l’homme.

Enquêteurs principaux

Cynthia Hind (pionnière), Tim Leach (BBC), et le Professeur John E. Mack (psychiatre de Harvard).

La polémique récente

Un ancien élève a affirmé en 2023 avoir lancé une rumeur, mais ses dires sont contredits par les témoignages historiques.

Thèse sceptique

Hystérie collective, contamination des témoignages par les enquêteurs, et suggestion de la part du Pr Mack.

 

Déroulement des Faits et Témoignages

Commençons tout d’abord par le Récit des Enfants.  Ce jour-là, pendant la récréation du matin, environ 62 enfants âgés de 6 à 12 ans ont déclaré avoir été témoins d'un phénomène étrange durant une quinzaine de minutes. Les enseignants, en réunion, n'ont rien vu.

Les enfants décrivent un ou plusieurs objets brillants, de forme circulaire ou en forme de disque, descendant du ciel et se posant dans un champ de broussailles près de l’école.

De petites créatures d'environ un mètre de haut, vêtues de combinaisons noires moulantes, avec de grands yeux, de longs cheveux noirs et un visage étroit, seraient sorties de l’objet. Pris de panique, la plupart des enfants ont fui en courant, tandis que quelques-uns, plus âgés, sont restés pour observer.

L’aspect le plus troublant de l’affaire rapporté principalement par les interviews du Professeur John Mack, est celui de la communication. Les créatures auraient établi un contact visuel et transmis un message de manière télépathique. Le contenu de ce message à un caractère environnemental, mettant en garde contre les dangers de la pollution et de la technologie mal utilisée par les humains.

Une fillette de 11 ans a déclaré à ce propos lors de l’interview : « Je pense qu'ils veulent que les gens sachent que nous sommes en train de nuire à ce monde et que nous ne devons pas devenir trop 'technologisés ».

Informé par les médias tout d’abord locaux, puis internationaux, les enquêteurs puis les producteurs de films ou documentaires intéressés par le dossier des « OVNIs » sont venus enquêter sur les lieux même de l’observation et l’affaire a rapidement pris une ampleur mondiale. On notera tout d’abord l’intervention de Cynthia Hind (Pionnière en Afrique du Sud et ufologue locale, fondatrice d’un bulletin ufologique et d’une association spécialisée – également correspondante du Mutual UFO Network (MUFON) pour l'Afrique) qui fut la première enquêtrice sur place, arrivée quelques jours après les faits.

Elle a interviewé les enfants en groupes de quatre à six, permettant à ceux qui attendaient d'écouter les autres, ce qui a pu créer une contamination des témoignages. On notera qu’elle a noté que certains enfants, issus de cultures locales, avaient interprété les êtres comme des "tikoloshes", des créatures de la mythologie Shona et Ndebele.

Par la suite, John E. Mack (Professeur à Harvard), psychiatre de renom et Prix Pulitzer, est arrivé deux mois après les faits des USA pour interviewer les enfants. Il s’était intéressé particulièrement aux enlèvements d’humains par des êtres venus selon les témoins, d’un autre monde et à ce qu’ils déclarent avoir vécu. Il a étudié avec soin cette face du phénomène et il a publié divers articles et ouvrages sur ce qu’il avait constaté.

Conclusion : Après avoir visionné les vidéos, il a déclaré que les enfants disaient la vérité et qu'il ne s'agissait pas d'une hystérie collective.

Immédiatement les sceptiques, comme Brian Dunning, ont affirmé que Mack, connu pour ses convictions environnementalistes, aurait pu inconsciemment suggérer le thème du message télépathique, qui n'apparaît pas dans les premiers rapports de Cynthia Hind.

Bien évidemment, Mack étant un scientifique reconnu qui a l’habitude des enquêtes et des travaux sur l’esprit de l’être humain, avait pris un maximum de précautions lors de ces échanges et n’a pu influencer les enfants dans ce sens, ce fait se serait au fil des ans et de ses travaux, déjà produit, et ce n’est pas le cas !

Tim Leach qui est le correspondant de la BBC au Zimbabwe a filmé les enfants quelques jours après l'incident. Il a déclaré plus tard : "Je pouvais gérer les zones de guerre, mais je ne pouvais pas gérer cela ».

La Thèse de l'Hystérie Collective, c'est l'explication la plus fréquemment avancée par les sceptiques. Ce type d'épisode a déjà été rencontré dans les écoles, en particulier en Afrique, où l'environnement psychosocial joue un rôle crucial.

Il est intéressant de noter qu’une sorte de "folie OVNI" provoquée par la rentrée atmosphérique de la fusée russe deux jours plus tôt a saturé les médias et mis les esprits en condition. Ce point est intéressant à noter, mais toutefois le psychiatre John Mack n’a pas relevé d’indices à ce sujet dans les conclusions de ses recherches.

 

Outre cette rentrée atmosphérique de la fusée Russe, il faut ajouter que la méthodologie des enquêteurs est souvent critiquée. Les interviews en groupe de Cynthia Hind ont pu uniformiser les récits. Le délai de deux mois avant l'arrivée de Mack a permis aux enfants de discuter entre eux. De plus, les critiques soulignent que Mack a "orienté" les enfants en posant des questions précises sur la communication, en accord avec ses propres centres d'intérêt. L’effervescence locale avec la venue immédiate de dizaines de journalistes, à aussi permis aux enfants d’étendre les commentaires sur ce qu’ils ont observé et d’en rajouter.

Il est intéressant de savoir que sur les 250 enfants présents dans la cour, près de 200 n'ont rien vu. Leur témoignage est souvent oublié dans les récits. Il en résulte donc une sorte de sélection qui ne porte que sur une partie des enfants.

En 2023, le documentaire Netflix Encounters a présenté le témoignage d'un ancien élève, Dallyn, affirmant avoir inventé toute l'histoire en parlant d'une "pierre brillante" à ses camarades, ce qui aurait déclenché une hystérie collective. Cette version est fortement contestée car elle contredit les nombreux témoignages vidéo des enfants, les dessins, et les déclarations d'autres témoins présents dans le même documentaire. En fait le nombre de témoins, éparpillés et indépendants, face à ce phénomène, ne permet pas de prendre en considération ce témoignage, certainement introduit volontairement pour les besoins du film.

L'incident est devenu un classique de l'ufologie, souvent cité comme l'un des plus crédibles en raison du nombre de témoins et de leur jeune âge. Il a fait l'objet de nombreux documentaires et rétrospectives :

·         Witness History (BBC) : En juin 2021, l'émission a qualifié l'événement de "l'un des plus significatifs de l'histoire des OVNIs ».

·         The Phenomenon (2020) : Ce documentaire a réinterviewé des témoins devenus adultes, revenant sur l'impact de l'expérience sur leur vie.

·         Encounters (2023) : Cette série Netflix a ravivé le débat en présentant à la fois des témoignages convaincants et la version controversée de l'ancien élève.

·         Etc…

En conclusion, l'incident de l'école Ariel reste une énigme non résolue. Pour les uns, c'est la preuve d'un contact avec une intelligence extraterrestre soucieuse de notre planète. Pour les autres, c'est un cas d'école parfait de la façon dont une suggestion collective, un contexte médiatique survolté et des enquêtes biaisées peuvent créer un mythe moderne durable.

OVNI ET UAP Info – OVNI 91 – OVNI MAROC INTERNATIONAL

 

Le cas de l’école Ariel à Ruwa est mondialement connu, de nombreux films, documentaires et vidéos ont évoqués le cas. Les médias ont également évoqué cette affaire régulièrement depuis plus 30 ans… De nombreux chercheurs, des sites spécialisés, se sont consacrés à ce cas. Nous l’analyserons donc pour notre part succinctement.

 

Le mystérieux atterrissage de Ruwa et les soixante-deux enfants témoins

Le 16 septembre 1994, dans la petite ville de Ruwa, à une vingtaine de kilomètres à l’est de Harare, au Zimbabwe, va se produire l’un des épisodes les plus controversés et les plus étudiés de l’histoire contemporaine des phénomènes aérospatiaux non identifiés.

Dans la cour de l’école primaire Ariel, plusieurs dizaines d’enfants affirment avoir observé un ou plusieurs objets inhabituels descendre dans une zone de broussailles située à proximité du terrain de jeu. Certains déclarent avoir vu de petites créatures humanoïdes, tandis que d’autres parlent d’un message ou d’une impression mentale concernant l’avenir de la Terre et les conséquences de la pollution.

Ce qui donne à cette affaire une dimension exceptionnelle n’est pas seulement la nature extraordinaire du récit. C’est surtout le nombre de témoins : environ 60 à 62 enfants, âgés de six à douze ans, ont affirmé avoir vu quelque chose d’inhabituel ce matin-là. Les enfants ont été interrogés très rapidement après l'événement par plusieurs personnes, notamment le journaliste de la BBC Tim Leach, la chercheuse zimbabwéenne Cynthia Hind et, quelques semaines plus tard, le psychiatre de Harvard John E. Mack.

Mais l'affaire est également un remarquable cas d'école sur les problèmes méthodologiques de l'enquête ufologique : les témoins étaient des enfants, plusieurs ont discuté entre eux de ce qu'ils pensaient avoir vu, les premières interviews n'ont pas toutes été réalisées individuellement et aucun élément matériel n'a jamais été retrouvé.

L’école primaire de Ruwa

Une matinée ordinaire à Ariel School

L'Ariel School était une petite école primaire privée située à Ruwa, dans une région alors relativement rurale située à l'est de Harare. Le vendredi 16 septembre 1994, environ 250 élèves étaient présents. Vers 10 h 15, pendant la récréation de la matinée, les enseignants se trouvaient à l'intérieur du bâtiment pour une réunion. Les enfants étaient donc relativement libres dans la cour et sur le terrain de jeu. C'est pendant cette période que plusieurs élèves auraient remarqué des phénomènes inhabituels dans le ciel puis dans les broussailles situées à la limite du terrain scolaire. Cette zone était constituée d'arbres, de buissons épineux, d'herbes coupées et de végétation dense. Elle n'était pas clôturée, mais les enfants n'avaient normalement pas le droit d'y pénétrer en raison notamment de la présence possible de serpents et autres animaux.

 

Trois objets dans le ciel

Selon le récit recueilli peu après les événements par Cynthia Hind, plusieurs enfants auraient d'abord aperçu trois objets argentés ou brillants dans le ciel. Ils auraient présenté une apparence sphérique ou discoïde.

 

Un élément particulièrement inhabituel revient dans plusieurs récits : les objets auraient semblé disparaître avec un éclair lumineux puis réapparaître ailleurs, et cela à plusieurs reprises. Après ces déplacements, l'un des objets aurait commencé à descendre en direction de la zone broussailleuse située à environ une centaine de mètres de la cour.

Certains enfants ont parlé d'un objet posé ou stationnant au-dessus du sol, tandis que d'autres ont décrit un appareil semblant avoir atterri. Il faut donc éviter une formulation trop catégorique : il n'existe pas de preuve indépendante permettant d'établir que l'objet s'est effectivement posé au sol. Les termes « atterrissage » ou « landing » appartiennent au vocabulaire des témoignages et des reprises ultérieures. Certaines sources décrivent plutôt un objet en vol stationnaire très près du sol.

L'apparition des « êtres »

C'est à partir de ce moment que les témoignages deviennent particulièrement remarquables. Plusieurs enfants affirment avoir aperçu une ou plusieurs petites silhouettes à proximité de l'objet. Les descriptions présentent des similitudes :

·         Petite taille ;

·         Silhouette mince ;

·         Vêtements ou apparence noirs ;

·         Tête relativement grande ;

·         Grands yeux noirs ou très foncés ;

·         Cheveux noirs dans certains témoignages ;

·         Déplacement inhabituel, parfois décrit comme une sorte de glissement ou de bond.

Une jeune témoin décrivit notamment des yeux extrêmement grands, comparés à des ballons ou à des ballons de rugby. D'autres enfants donnèrent des descriptions moins détaillées et parfois différentes. Il faut donc éviter l'idée d'une description parfaitement identique donnée par les 62 enfants. Les témoignages présentent un noyau commun mais aussi des variations importantes.

Certains des êtres dessinés lundi, montrant des têtes et des yeux de taille normale, des visages sans traits distinctifs, des doigts, des orteils, une ceinture et des boutons, éléments qui n'ont pas été mentionnés dans les témoignages.

*Une soixantaine de dessins, accompagnés de notes, sont disponibles ici : https://threedollarkit.weebly.com/ariel-drawings.html

Un enfant s'approche

Certains enfants auraient avancé vers la zone où se trouvait l'objet. L'un des récits recueillis par Hind décrit une petite créature qui aurait marché ou se serait déplacée sur la végétation avant de paraître prendre conscience de la présence des enfants. Elle aurait alors disparu ou serait retournée vers l'objet. Les enfants auraient été profondément impressionnés par cette scène. Plusieurs auraient ensuite couru vers les bâtiments de l'école pour prévenir les adultes.

 

Lorsque les enseignants furent informés, certains enfants étaient très excités, voire effrayés. Les adultes présents n'avaient cependant pas vu le phénomène eux-mêmes. C'est un élément essentiel dans l'évaluation du dossier : aucun enseignant n'est un témoin direct de l'objet ou des prétendus occupants. Les adultes ont seulement été témoins de la réaction des enfants après l'événement.

 

Combien d'enfants ont réellement vu quelque chose ?

C'est l'une des questions les plus importantes. Le nombre généralement cité est : 62 enfants. Certaines sources utilisent cependant 60 ou « environ 60 ». Le chiffre de 62 est devenu une référence dans la littérature ufologique, mais cela ne signifie pas nécessairement que 62 enfants ont tous observé exactement la même scène pendant toute sa durée. Les récits indiquent plutôt qu'un nombre important d'enfants ont déclaré avoir aperçu un ou plusieurs éléments du phénomène. Certains ont vu les objets mais pas les êtres. D'autres ont vu les silhouettes. D'autres encore ont simplement aperçu une lumière ou quelque chose dans la végétation.

 

Cette distinction est fondamentale : le dossier n'est pas celui de 62 témoignages identiques. Il s'agit d'un ensemble de témoignages partiellement convergents.

 

Carte des lieux de l'observation

D'après les descriptions fournies, la carte publiée par Hind dans sa lettre d'information de 1995 et sa description de 1996 dans son livre « OVNIs au-dessus de l'Afrique » , où elle indique une distance de 200 mètres (p. 222), voici mon estimation. L'image satellite date de 2005 et la végétation était légèrement différente en 1994.

 

 

Image satellite de 2005 de l'école Ariel montrant la limite de la cour de récréation à 220 mètres d'un bosquet d'arbres


L'OVNI a été aperçu dans de hautes herbes, parmi les arbres. Un sentier de cross-country, emprunté par les élèves, traversait cette zone. Les élèves n'étaient pas autorisés à s'aventurer dans ce bosquet au-delà de la cour de récréation, délimitée par des troncs d'arbres. La distance minimale à laquelle les enfants pouvaient se trouver du bosquet visible sur cette photo satellite de 2005 était d'environ 220 mètres.

 

 

Le premier enquêteur : Cynthia Hind

La chercheuse zimbabwéenne Cynthia Hind est l'une des figures essentielles de cette affaire. Hind était alors une enquêteuse très active du phénomène OVNI en Afrique australe et éditrice de la publication UFO Afrinews. Elle se rend à Ariel School le 20 septembre 1994, quatre jours après l'événement. Elle interroge plusieurs enfants et recueille des dessins représentant ce qu'ils affirment avoir observé. Cette proximité temporelle est un avantage considérable : les souvenirs étaient encore relativement récents.

Mais elle constitue également une limite méthodologique. Les enfants avaient déjà eu le temps :

·         De parler entre eux ;

·         De raconter l'histoire à leurs parents ;

·         D’en parler avec leurs enseignants ;

·         D’entendre les questions des journalistes.

Hind a parfois interrogé des enfants en petits groupes. Certains pouvaient donc entendre les déclarations des autres. Cette possibilité de contamination des souvenirs doit être prise en compte. Hind, pour sa part, fut convaincue de la sincérité des enfants et considéra l'affaire comme une véritable observation d'un phénomène inhabituel.

La BBC arrive à Ariel

Un élément particulièrement important du dossier est l'intervention du journaliste de la BBC Tim Leach.

Leach se rend à l'école le 19 septembre 1994, trois jours après l'événement. Il filme des enfants racontant ce qu'ils disent avoir vu. Ces images sont aujourd'hui extrêmement précieuses pour les historiens du dossier, car elles constituent une documentation relativement proche des événements. Elles montrent notamment que les enfants étaient capables de raconter leur expérience plusieurs jours après les faits.

Leach n'était pas un enquêteur spécialisé dans les OVNI. Il travaillait comme correspondant de la BBC au Zimbabwe. Cette circonstance est souvent considérée comme un élément favorable au dossier, puisque le premier journaliste à documenter les témoignages n'était pas venu sur place avec la mission de démontrer l'existence des extraterrestres.

Les dessins : un élément central du dossier

Les dessins réalisés par les enfants sont devenus l'une des images emblématiques de l'affaire Ariel. Certains représentent :

·         Un objet métallique ou argenté ;

·         Une forme discoïde ;

·         Des personnages de petite taille ;

·         De grandes têtes ;

·         De très grands yeux noirs.

Certains dessins présentent des similitudes frappantes. Mais là encore, il faut éviter une conclusion trop rapide. Les dessins ont été réalisés après que les enfants eurent parlé entre eux et après les premières discussions sur l'événement. Ils constituent donc une documentation historique intéressante, mais pas une preuve indépendante. Une illustration devenue célèbre, réalisée par une élève appelée Lisel, montre notamment une petite créature à grosse tête et aux yeux noirs. Cette image est contemporaine de l'événement et a été recueillie par Cynthia Hind.

L'arrivée du professeur John E. Mack

En novembre 1994, l'affaire prend une dimension internationale. Le psychiatre américain John E. Mack, professeur à Harvard Medical School, se rend au Zimbabwe avec sa collaboratrice Dominique Callimanopulos. Mack s'était déjà fait connaître par ses travaux controversés sur les personnes affirmant avoir vécu des expériences d'enlèvement extraterrestre. Il rencontre plusieurs enfants d'Ariel et réalise des entretiens approfondis. Dans un article publié en 1995 par le John E. Mack Institute, Dominique Callimanopulos rapporte que Mack et elle ont interrogé douze enfants pendant deux jours. Ils constatent une remarquable convergence de certains éléments du récit : objets ou « vaisseaux » argentés, petites créatures, grands yeux et mouvements inhabituels. Mack considère que les enfants semblent sincères. Il ne prétend cependant pas disposer d'une preuve matérielle permettant de démontrer l'origine extraterrestre du phénomène.

 

Les messages concernant l'environnement

C'est probablement la partie la plus controversée de l'affaire. Certains enfants affirment avoir reçu ou compris une sorte de message mental. Selon leurs récits, les êtres auraient attiré leur attention sur la pollution et sur l'avenir de la planète. Le thème environnemental devient particulièrement important dans les travaux ultérieurs de John Mack.

 

Pour les partisans du dossier, cette similitude est remarquable : plusieurs enfants auraient indépendamment perçu un message concernant la destruction de l'environnement. Pour les sceptiques, c'est précisément l'un des éléments les plus susceptibles d'avoir été influencés par les discussions collectives, les adultes, la culture et le contexte de l'époque. Il faut donc distinguer deux propositions :

 

1.    Les enfants ont réellement raconté des messages environnementaux : oui, certains entretiens en témoignent.

2.    Une intelligence non humaine leur a réellement transmis ces messages : aucune preuve indépendante ne permet de l'établir.

Le contexte ufologique de septembre 1994

L'affaire Ariel ne survient pas dans un vide culturel. Le mois de septembre 1994 connaît une importante série d'observations lumineuses dans plusieurs régions d'Afrique australe. Le 14 septembre 1994, deux jours avant Ariel, de nombreux témoins au Zimbabwe, au Botswana et en Afrique du Sud observent un phénomène lumineux spectaculaire qui sera ultérieurement associé à la rentrée atmosphérique d'un objet spatial. Autour du lac Kariba, notamment, plusieurs personnes décrivent des lumières, des traînées et des formations inhabituelles. Les données orbitales modernes associent fortement ce phénomène du 14 septembre à la rentrée du corps 1994-053B, lié à Cosmos 2290. Mais il faut être très prudent : l'incident d'Ariel a lieu le 16 septembre, et non le 14.

 

Il n'est donc pas scientifiquement correct d'affirmer que l'objet d'Ariel était simplement la rentrée de Cosmos 2290. Le contexte régional est intéressant, mais il ne constitue pas une explication du cas.

Existe-t-il une photographie de l'objet ?

Non. C'est l'une des principales limites du dossier. Les seules images contemporaines directement associées au cas sont :

 

·         Les dessins des enfants ;

·         Les films des entretiens ;

·         Les photographies de la zone où le phénomène aurait été observé.

·         Il n'existe pas de photographie authentifiée de l'objet lui-même.

·         Il n'existe pas non plus :

·         De vidéo du phénomène ;

·         De mesure radar ;

·         De données astronomiques instrumentales ;

·         De matériau récupéré ;

·         De trace physique démontrée ;

·         De mesure de rayonnement établissant une anomalie.

Le dossier repose donc presque entièrement sur la mémoire et le témoignage humain.

Il n'existe pas de rapport public connu provenant d’une administration du Zimbabwe qui s’est totalement désintéressée de ce cas. (Armée, police, organisme scientifique du gouvernement etc…)

Les critiques méthodologiques

L'affaire Ariel est fascinante, mais elle présente plusieurs difficultés.

 

1. Les témoignages ne sont pas totalement indépendants

C'est probablement la critique la plus importante. Les enfants étaient dans la même école et pouvaient communiquer entre eux. Lorsque Cynthia Hind arrive quatre jours après l'événement, certains enfants ont déjà discuté de ce qu'ils pensent avoir vu. Les entretiens en petits groupes peuvent donc favoriser une convergence des récits.

 

2. Aucun adulte n'a vu le phénomène

Les enseignants étaient à l'intérieur au moment de l'observation. Ils n'ont donc pas pu confirmer visuellement la présence de l'objet. Ils ont seulement observé la réaction des enfants.

 

3. Absence totale de preuve physique

Il n'y a :

 

·         Ni objet ;

·         Ni trace d'atterrissage incontestable ;

·         Ni morceau de matériau ;

·         Ni photographie ;

·         Ni radar.

Cela empêche toute vérification physique indépendante.

4. L'influence culturelle

Les enfants ont interprété leurs expériences avec leurs propres références culturelles. Certains récits ont été rapprochés de figures surnaturelles africaines telles que les tokoloshe ou autres créatures de la tradition locale. Cela ne signifie pas que le témoignage est faux. Cela montre simplement que la perception d'un phénomène inhabituel passe nécessairement par les catégories culturelles disponibles au témoin.

 

5. Le rôle de John Mack

Mack était sincèrement convaincu que certaines expériences rapportées par ses patients et témoins méritaient d'être prises au sérieux. Mais son intérêt pour les phénomènes d'enlèvement extraterrestre constitue également un facteur à considérer. Ses entretiens ont été menés plusieurs semaines après l'événement.

-       Pour les défenseurs du dossier, la persistance des récits malgré le temps écoulé est remarquable.

-       Pour ses critiques, des entretiens approfondis conduits par un chercheur convaincu de la réalité possible des expériences extraterrestres peuvent influencer, même involontairement, la manière dont les témoins formulent leurs souvenirs.

Trente ans plus tard : les enfants maintiennent-ils leur récit ?

Plusieurs anciens élèves ont continué à affirmer à l'âge adulte qu'ils avaient vécu quelque chose d'inhabituel. Certains ont été réinterviewés des années après l'événement. Cette persistance est souvent présentée comme un argument en faveur de la réalité du phénomène. Mais là encore, elle ne permet pas de déterminer ce qui s'est réellement produit en 1994. Un souvenir peut être sincère et persistant tout en étant soumis aux mécanismes normaux de reconstruction de la mémoire.

La bonne question n'est donc pas :

·         « Les témoins mentent-ils ? »

Mais plutôt :

·         « Dans quelle mesure leurs souvenirs actuels correspondent-ils à ce qu'ils ont effectivement perçu le 16 septembre 1994 ? »

C'est une distinction essentielle.

Pourquoi le cas reste-t-il si important ?

L'affaire Ariel est devenue célèbre parce qu'elle se trouve à l'intersection de plusieurs domaines :

Ufologie Elle constitue l'un des cas africains de rencontre rapprochée les plus cités.

Psychologie

Elle pose la question de la mémoire collective, de la suggestion et de la perception chez l'enfant.

Sociologie

Elle permet d'étudier la formation d'un récit collectif après un événement inhabituel.

Histoire

Les entretiens filmés de 1994 constituent une documentation rare sur la manière dont des témoins racontent un événement extraordinaire quelques jours après celui-ci.

Anthropologie

Les descriptions des êtres montrent comment une expérience inhabituelle peut être interprétée au travers de références culturelles différentes.

 

L'affaire Ariel dans l'histoire de l'ufologie africaine

Ce n'est pas seulement un cas zimbabwéen. C'est probablement le dossier africain qui a eu le plus grand retentissement international dans le domaine des rencontres rapprochées contemporaines. Il a également contribué à modifier l'image de l'Afrique dans la littérature ufologique internationale. Pendant longtemps, les catalogues occidentaux présentaient surtout les observations africaines comme des « lumières » ou des récits folkloriques. Ariel a montré qu'un événement africain pouvait être documenté :

 

·         Par une enquêteuse locale ;

·         Par un journaliste international ;

·         Par des entretiens filmés ;

·         Par un universitaire de Harvard ;

·         Par des témoignages de dizaines de personnes.

Près de trente-deux ans après les faits, le dossier n'a toujours pas reçu d'explication universellement acceptée. Mais il faut préciser ce que signifie « non expliqué ». Non expliqué ne signifie pas extraterrestre. Cela signifie simplement que les éléments disponibles ne permettent pas de déterminer avec certitude ce que les enfants ont observé. La meilleure conclusion actuelle est donc prudente :

Le 16 septembre 1994, un nombre important d'élèves de l'école Ariel de Ruwa ont rapporté, pendant la récréation, avoir observé un ou plusieurs phénomènes inhabituels près du terrain scolaire. Plusieurs ont décrit des objets argentés et de petites figures humanoïdes. Les témoignages ont été recueillis rapidement par plusieurs enquêteurs et certains ont été filmés. Malgré cette abondance de témoignages, aucun élément physique ou instrumental indépendant n'a permis d'établir la nature du phénomène.

Cette formulation permet de respecter à la fois la valeur historique des témoignages et les exigences d'une approche critique.

Chronologie de l'événement de l'école Ariel

DATE

ÉVÉNEMENT

Mercredi 14 septembre 1994

21h : Une vague d'obsession pour les OVNI déferle sur l'Afrique australe, provoquée par des observations de la rentrée atmosphérique de la fusée Zenit-2 issue du lancement du satellite Cosmos 2290.

Jeu. 15 sept. 1994

Quelques enfants rapporteront plus tard avoir aperçu un OVNI dans le ciel ce jour-là : un crayon, une cigarette ou un « cercle » avec une lumière clignotante à une extrémité.


En 1995, Cynthia Hind écrira : « Certains élèves de CM1 (10 ans) ont discuté des OVNI plus tôt dans la semaine, lors d’un cours général », et elle admet que certains ont peut-être été influencés par cette discussion. (1995 BUFORA)

Ven. 16 sept. 1994

10h15 :  À l’école primaire d’Ariel, des enfants courent en hurlant après avoir aperçu ce qu’ils pensent être un OVNI et des extraterrestres.


Des parents, venant chercher leurs enfants à l’heure du déjeuner, sortent pour examiner le lieu d’atterrissage

.
14h :  Tim Leach, correspondant de la BBC au Zimbabwe, appelle Cynthia Hind, enquêtrice du MUFON, après avoir entendu parler de l’incident d’Ariel. (Ils étaient amis, selon Hesemann.) Ils conviennent de se rendre à l’école lundi ou mardi.


À un moment donné, elle lui suggère d’appeler John Mack, qui lui laisse un message vocal : « Nous avons du mal à être pris au sérieux, malgré le fait que nous soyons la BBC. » [Why Files]

Samedi et dimanche 17 et 18, 1994

Durant le week-end, Hind appelle la mère de la cantine et trois élèves pour discuter.


Elle appelle M. Mackie et lui suggère de faire dessiner aux enfants ce qu'ils ont vu.


Gideon Reid a retrouvé
les programmes télévisés du week-end, ainsi que des articles de journal antérieurs à l'observation, qui prouvent que les enfants d'Ariel avaient facilement accès à des informations et à des émissions de la culture populaire sur les ovnis.

Lundi 19 septembre 1994

Matin :  On demande aux enfants de dessiner ce qu'ils ont vu vendredi. À noter que cela se passe trois jours après l'événement, avec un week-end d'émissions sur les extraterrestres diffusées à la télévision.


Midi :  Tim Leach se rend à l'école et interviewe le directeur, M. Mackie, ainsi que trois témoins, devant la caméra. (Son reportage commence par la date et l'heure : 12 h 12, heure locale.)

 

Pendant ce temps, Leach envoie un fax à la BBC concernant les OVNI observés en Afrique australe et établit un lien avec celui vu par les enfants.

Mardi 20 septembre 1994

Le matin :  Cynthia Hind se rend à Ariel avec Leach et l’équipe de tournage de la BBC. Elle examine les photos des enfants avec Mackie, interroge un groupe de six enfants (en classe de 6e), puis deux autres filles sous le regard d’autres enfants, et visite le site de l’atterrissage. Son assistant, Gunter Hofer, ne trouve aucune preuve matérielle sur place. Elle et Gunter font une déposition à Leach.


Peu après, Mackie écrit aux parents pour leur conseiller de ne pas accorder trop d’importance à toute cette histoire. [Hesemann, 1997]

Fin septembre, jeudi octobre 1994

Au moins deux équipes de télévision se rendent à l'école et interviewent les enfants en grand groupe : Nicole Carter (SABC) « deux semaines plus tard » et, quelque temps après, Jill Darke (ZBC). « La télévision zimbabwéenne, un peu lente à réagir… » [Hind, UFO AFRINEWS n° 11, p. 1, février 1995]

22 novembre 1994

Un documentaire sur Ariel est diffusé dans l'émission sud-africaine AGENDA et présente John Mack, qui arrive en Afrique à peu près à la même période. Hind rapporte que l'équipe de télévision sud-africaine « a affrété un avion pour venir filmer ce qui se passait », sans toutefois préciser la date de cette visite, seulement celle de la diffusion de l'émission. [Hind, UFO AFRINEWS n° 11, p. 1, février 1995]

2 - 3 décembre 1994

John Mack se rend à Ariel avec son associé Dominique Callimanopulos. Il interroge douze enfants et s'entretient avec le directeur et les enseignants. Recourant à des techniques douteuses, il obtient de trois enfants des « souvenirs » de messages environnementaux transmis télépathiquement.

Décembre 1994

Le MUFON UFO Journal n° 320 publie un article de Cynthia Hind sur Ariel.

Février et juillet 1995

Hind parle d'Ariel dans sa newsletter UFO AFRINEWS n° 11 et 12, citant plusieurs témoins et reproduisant quelques dessins.

Mars 1997

Michael Hesemann (chercheur en ufologie, ami et collègue de Mack) rend visite à Ariel et interroge des témoins, des enseignants, des parents et Hind.

2007- 2022

Randall Nickerson, qui a vécu l'expérience et qui était un ancien patient de John Mack, réalise un documentaire sur l'incident :  Ariel Phenomenon , qui comprend des interviews des enfants témoins, maintenant adultes (sortie prévue en mai 2022).

1.       

CONCLUSION

L'incident de l'école Ariel demeure l'un des dossiers les plus singuliers du catalogue OVNI africain. Sa force ne réside pas dans une photographie, une trace au sol ou une donnée radar : elle réside dans le nombre de témoins et dans l'existence d'entretiens filmés réalisés très peu de temps après l'événement.

Mais sa faiblesse est exactement inverse : tous les éléments matériels permettant de vérifier ce que les enfants ont vu font défaut. Le dossier se situe donc dans une zone particulièrement intéressante entre témoignage collectif, psychologie de la perception, mémoire et phénomène aérien non identifié.

Pour une histoire rigoureuse des OVNI au Zimbabwe, Ariel ne doit ni ’n’être présenté comme une preuve d'une visite extraterrestre, ni être rejeté sommairement comme une hallucination collective.

Il mérite mieux : être étudié comme un événement inexpliqué dont la réalité du témoignage est mieux documentée que la nature du phénomène.

C'est précisément cette distinction qui fait aujourd'hui d'Ariel un cas majeur de l'histoire des PAN/OVNI en Afrique.

Sources et documents utiles

Les archives du John E. Mack Institute sont particulièrement intéressantes pour votre travail, car elles conservent le témoignage de Dominique Callimanopulos sur les entretiens réalisés avec les enfants à Ruwa.

Les premiers entretiens filmés de Cynthia Hind sont également disponibles sous forme de copies vidéo en ligne ; ils sont précieux parce qu'ils permettent de voir les enfants quelques jours seulement après l'événement, plutôt que de se fier uniquement aux récits réécrits des années plus tard.

Je pense qu'il serait ensuite particulièrement intéressant, pour votre livre, de faire une analyse critique séparée des 62 témoignages : qui a vu l'objet, qui a vu les humanoïdes, quelles descriptions sont réellement indépendantes, et quelles affirmations n'apparaissent que dans les interviews ultérieures. C'est probablement le meilleur moyen de distinguer le noyau historique du récit de ses développements ufologiques ultérieurs.

Analyse critique des témoignages des 62 enfants

Un des plus célèbres cas collectifs de l'ufologie africaine

Le 16 septembre 1994, à Ruwa, au Zimbabwe, un événement exceptionnellement documenté allait devenir l'un des cas les plus célèbres de l'ufologie mondiale.

Pendant la récréation de la matinée, des élèves de l'Ariel School affirmèrent avoir aperçu un ou plusieurs objets inhabituels dans la végétation située au bord du terrain de l'école. Plusieurs enfants déclarèrent également avoir vu de petites figures humanoïdes.

Le chiffre de 62 enfants est devenu indissociable de l'affaire. Il doit cependant être employé avec précaution : les sources contemporaines et ultérieures ne donnent pas toutes exactement le même nombre, et surtout, il ne s'agit pas de 62 dépositions indépendantes, enregistrées séparément et immédiatement après l'événement. Les archives disponibles parlent plutôt de plusieurs dizaines d'enfants ayant rapporté des observations, avec des positions, des durées d'observation et des descriptions différentes.

Cette nuance ne détruit pas l'intérêt du cas. Elle permet au contraire de l'étudier plus sérieusement.

1. Ce que nous savons avec une relative certitude

L'événement s'est produit le 16 septembre 1994, pendant la récréation de la matinée, à l'Ariel School de Ruwa, à environ 20 kilomètres de Harare. Les enseignants se trouvaient à l'intérieur pour une réunion. Les enfants étaient donc à l'extérieur lorsqu'un certain nombre d'entre eux ont commencé à signaler un phénomène dans la zone broussailleuse située au-delà du terrain de jeu. Les témoignages recueillis dans les jours suivants comportent plusieurs éléments récurrents :

 

·         Un ou plusieurs objets brillants ou argentés ;

·         Une présence dans ou au-dessus de la végétation ;

·         Une ou plusieurs petites silhouettes ;

·         Une apparence humanoïde inhabituelle ;

·         De grands yeux chez certains personnages ;

·         Une impression de déplacement étrange ;

·         Une forte réaction émotionnelle chez plusieurs enfants.

Ces éléments constituent le noyau dur du dossier.

2. Il faut abandonner l'idée des « 62 témoignages identiques »

C'est probablement la première correction à apporter aux présentations classiques du cas. Dans de nombreux ouvrages et articles consacrés à Ariel, on lit que : « 62 enfants ont vu le même vaisseau et les mêmes extraterrestres. » Cette formulation est trop forte. Les recherches documentaires montrent que les enfants ne décrivaient pas tous exactement la même chose.

 

§  Certains parlent d'un objet.

§  D'autres de plusieurs objets.

§  Les formes rapportées varient : disque, objet rond, forme plus allongée ou simplement lumière brillante.

§  La position de l'objet varie également selon les témoins.

§  Certains enfants ont surtout observé le ciel.

§  D'autres ont regardé vers la végétation.

§  Certains disent avoir vu les personnages.

§  D'autres ne rapportent pas d'humanoïdes.

 

Les descriptions des silhouettes présentent elles aussi des différences : taille, vêtements, cheveux, couleur ou aspect général ne sont pas parfaitement uniformes.

Cette diversité est importante.

Si les 62 enfants avaient fourni exactement le même récit, cela pourrait paraître suspect. Mais l'inverse est également vrai : les différences empêchent de considérer le groupe comme une série de témoignages parfaitement indépendants confirmant exactement la même scène.

La réalité documentaire est donc plus intéressante : un grand nombre d'enfants ont rapporté un événement inhabituel, avec un ensemble de motifs communs mais des perceptions individuelles différentes.

3. Qui a réellement vu quoi ?

Il est impossible, avec les archives actuellement accessibles, de construire une matrice parfaitement fiable des 62 témoins. Nous ne disposons pas d'une liste complète donnant pour chacun :

§  Son nom ;

§  Son âge ;

§  Sa position exacte ;

§  L’heure à laquelle il a regardé ;

§  Ce qu'il a vu ;

§  Pendant combien de temps ;

§  Ce qu'il a dit immédiatement après ;

§  Ce qu'il a déclaré quelques jours plus tard ;

§  Ce qu'il a raconté deux mois plus tard.

C'est une lacune méthodologique majeure.

Les documents disponibles permettent néanmoins de distinguer plusieurs catégories.

Groupe A — ceux qui voient principalement le phénomène aérien

Certains enfants parlent essentiellement d'un objet brillant ou argenté. Ils ne décrivent pas nécessairement de créature.

 

Groupe B — ceux qui observent une présence au sol ou près de la végétation

Ces enfants constituent le cœur du récit de « rencontre rapprochée ».

 

Groupe C — ceux qui disent avoir vu les humanoïdes

Ils décrivent des personnages généralement petits, sombres, avec des yeux très grands.

 

Groupe D — ceux qui rapportent une communication ou une impression mentale

Ce groupe semble plus restreint.

Cette dernière catégorie doit être séparée des témoignages initiaux, car le fameux thème du message environnemental est beaucoup plus important dans les récits ultérieurs que dans les premiers comptes rendus.

4. Le problème des communications entre enfants

C'est probablement la principale faiblesse méthodologique du dossier. Les enfants n'ont pas été isolés immédiatement après l'événement. Ils sont retournés dans les classes.

 

§  Ils ont parlé entre eux.

§  Ils ont parlé aux enseignants.

§  Ils ont raconté l'événement à leurs parents.

Lorsque les enquêteurs sont arrivés, l'histoire circulait déjà. Cela ne signifie absolument pas qu'ils ont inventé l'affaire. Mais cela signifie qu'il est impossible d'affirmer que les témoignages étaient totalement indépendants.

Le problème devient particulièrement important lorsque les enquêteurs posent ensuite des questions sur des détails précis. Un enfant peut entendre le récit d'un camarade, puis reconnaître inconsciemment ce détail comme appartenant à sa propre expérience. C'est un mécanisme bien connu de la mémoire collective.

4. - Les dessins : un élément essentiel, mais souvent mal interprété

Les dessins des enfants constituent l'une des pièces les plus célèbres du dossier. Plusieurs représentent :

 

§  Des objets ronds ou discoïdes ;

§  Des formes argentées ;

§  Des silhouettes humanoïdes ;

§  De grandes têtes ;

§  De grands yeux noirs.

Le fait que plusieurs enfants aient dessiné des motifs similaires est effectivement remarquable. Mais il faut éviter de dire que les dessins ont été réalisés immédiatement et indépendamment les uns des autres. Une source critique indique que les dessins conservés par Cynthia Hind ont été réalisés le lundi 19 septembre, soit plusieurs jours après l'observation du vendredi 16 septembre. Cette chronologie est capitale. Elle signifie que les enfants avaient déjà eu plusieurs jours pour parler de l'événement.

Les dessins restent donc des documents contemporains précieux, mais ils ne constituent pas une expérience contrôlée.

5. Les grands yeux : véritable convergence ou contamination ?

La question des yeux est particulièrement intéressante. Plusieurs enfants ont effectivement décrit des yeux très grands et très sombres et ce motif apparaît également dans certains dessins. Mais il faut déterminer :

 

Ce motif était-il présent dans les premières déclarations de plusieurs enfants indépendants ?

Où

S’est-il renforcé progressivement à mesure que les enfants échangeaient leurs impressions ?

Les documents disponibles ne permettent pas actuellement de répondre avec une précision suffisante. Il est donc préférable d'écrire :

« Plusieurs enfants ont décrit des figures dotées de grands yeux sombres »

Plutôt que :

« Les 62 enfants ont décrit exactement les mêmes créatures aux grands yeux noirs. »

6. Les vêtements noirs et l'apparence des créatures

Les descriptions des humanoïdes comportent plusieurs variantes. On trouve notamment :

 

§  Des vêtements noirs ;

§  Une apparence sombre ;

§  Des silhouettes minces ;

§  Une tête disproportionnée ;

§  Des yeux très grands ;

§  Parfois des cheveux ou une sorte de chevelure noire.

Mais toutes ces caractéristiques ne sont pas universelles. Certains témoignages décrivent une créature différemment. Cette diversité est importante car elle pourrait être compatible avec une expérience réelle où chaque enfant observe le phénomène sous un angle différent. Mais elle peut également correspondre à une construction progressive d'un récit collectif. Les données disponibles ne permettent pas de départager ces deux possibilités.

7. Le déplacement des êtres

Un autre motif récurrent concerne le mouvement des personnages. Certains enfants les décrivent comme :

§  Marchant normalement ;

§  Se déplaçant très lentement ;

§  Semblant glisser ;

§  Flottant ;

§  Apparaissant ou disparaissant rapidement.

Ces différences sont importantes. Dans les récits ufologiques ultérieurs, ces comportements ont parfois été regroupés sous la formule : « Les êtres se déplaçaient en lévitation. »

Cette formulation est trop catégorique. Il est préférable de dire :

Certains enfants ont décrit un déplacement inhabituel qu'ils interprétaient comme une sorte de glissement ou de flottement.

8. Le nombre d'objets

Le même problème se retrouve avec le nombre d'appareils. Certains récits parlent d'un objet. D'autres évoquent plusieurs objets. Les descriptions de leur forme varient également.  Il est donc préférable de parler : d’un ou plusieurs objets lumineux ou argentés dans une synthèse historique. Le terme « vaisseau » doit être réservé aux témoignages eux-mêmes ou présenté comme une interprétation ultérieure.

 

Conséquence : Il est méthodologiquement incorrect d'écrire :

« Les 62 enfants reçurent un message écologique. »

Il est préférable d'écrire :

« Certains enfants ont ultérieurement décrit une forme de communication non verbale ou télépathique qu'ils ont associée à la protection de l'environnement. »

Cette formulation est beaucoup plus solide.

9. John Mack : la deuxième couche documentaire

Deux mois environ après l'événement, le psychiatre de Harvard John E. Mack arrive au Zimbabwe.

Il réalise des entretiens approfondis avec des enfants. Ces entretiens sont particulièrement intéressants parce qu'ils sont filmés et permettent d'étudier le comportement des témoins. Mais ils posent également un problème. Mack travaillait déjà depuis plusieurs années sur les expériences d'enlèvement extraterrestre. Il n'était donc pas un enquêteur totalement neutre arrivant sans hypothèse préalable.

Cela ne signifie pas qu'il ait manipulé les enfants. Mais son cadre théorique pouvait influencer la manière dont les questions étaient posées et les réponses interprétées. C'est pourquoi il faut distinguer :

Témoignages de septembre 1994

§  Couche primaire.

Entretiens de John Mack en novembre 1994

§  Couche secondaire.

Récits d'adultes réalisés 20 ou 30 ans plus tard

§  Couche tertiaire.

Ces trois niveaux ne doivent jamais être mélangés.

10. La persistance des témoins adultes

Un élément favorable au dossier est que plusieurs anciens élèves ont continué, à l'âge adulte, à déclarer qu'ils avaient réellement vu quelque chose. Certains n'ont jamais abandonné leur récit. C'est important. Mais cela ne constitue pas une preuve de l'origine extraterrestre du phénomène. La persistance d'un souvenir prouve essentiellement : que le souvenir est durable et que le témoin est sincère dans ce qu'il rapporte aujourd'hui.

 

Elle ne permet pas de démontrer que l'interprétation initiale était correcte. Cette distinction entre sincérité et exactitude est fondamentale dans toute enquête sur les témoignages.

11. Peut-on réellement parler de « mémoire collective » ?

Oui, mais avec beaucoup de précautions. Il existe plusieurs mécanismes possibles.

 

Hypothèse 1 — événement réel

Les enfants ont effectivement observé un phénomène inhabituel. Les similitudes proviennent du fait qu'ils ont réellement regardé le même événement.

Hypothèse 2 — stimulus réel mais mal identifié

Un phénomène banal ou naturel a attiré l'attention des enfants.

Les interprétations ont ensuite évolué.

Hypothèse 3 — contamination des témoignages

Quelques enfants ont observé quelque chose.

Le récit s'est ensuite propagé au reste du groupe.

Hypothèse 4 — mélange des trois

C'est peut-être la possibilité la plus difficile à exclure :

 

Un stimulus réel + perception différente + discussions entre enfants + reconstruction ultérieure.

12. Ce que les 62 témoignages permettent réellement d'affirmer

 

Après séparation des différentes couches documentaires, nous pouvons établir une hiérarchie.

Très bien établi

Des dizaines d'enfants ont affirmé avoir vu quelque chose d'inhabituel.

Bien établi

 

Plusieurs enfants ont décrit des objets brillants ou argentés.

Bien documenté

 

Certains ont décrit de petites figures humanoïdes.

Documenté mais moins universel

 

De grands yeux noirs ou très sombres apparaissent dans plusieurs récits.

Documenté mais controversé

 

Déplacement par flottement ou glissement.

Beaucoup moins solide

 

Communication télépathique collective.

Encore moins solide

 

Message uniforme concernant l'avenir écologique de la planète.

Non démontré

 

Cette hiérarchie est, à mon avis, beaucoup plus utile que la présentation habituelle de l'affaire.

13. Tableau critique des éléments du dossier

Élément

Solidité documentaire

Commentaire

Observation le 16 septembre 1994

Très forte

Nombreuses sources concordantes

Plusieurs dizaines d'enfants témoins

Forte

Le chiffre exact varie selon les sources

62 témoins exactement

Moyenne

Chiffre devenu canonique mais pas 62 dépositions indépendantes

Objet brillant/argenté

Forte

Motif récurrent

Objet discoïde

Moyenne à forte

Plusieurs descriptions, mais variations

Atterrissage

Moyenne

Certains parlent plutôt de stationnement/descente

Figures humanoïdes

Forte pour un sous-groupe

Pas tous les enfants

Grands yeux

Moyenne à forte

Motif récurrent chez certains témoins

Vêtements noirs

Moyenne

Variations importantes

Flottement/lévitation

Moyenne à faible

Témoignages variables

Communication télépathique

Faible à moyenne

Principalement récits ultérieurs

Message écologique

Faible à moyenne

Pas un récit unanimement présent au départ

Photographie

Aucune

Aucun cliché du phénomène

Vidéo du phénomène

Aucune

Les vidéos disponibles montrent les témoins, pas l'objet

Trace physique

Aucune preuve établie

Confirmation radar

Aucune

Confirmation par adultes

Aucune observation directe connue

Explication extraterrestre

Non démontrée

Hypothèse uniquement

 

CONCLUSION

L'affaire Ariel ne doit donc pas être résumée par : « 62 enfants ont vu des extraterrestres. » Mais elle ne doit pas non plus être réduite à : « Des enfants ont imaginé une histoire. »

La documentation disponible permet une conclusion beaucoup plus intéressante. Le 16 septembre 1994, plusieurs dizaines d'enfants de l'Ariel School ont effectivement rapporté un événement inhabituel.

Certains ont parlé d'objets brillants. Une partie d'entre eux a décrit des figures humanoïdes. Plusieurs dessins présentent des motifs similaires. Les premiers témoignages ont été recueillis relativement rapidement.

Mais les récits n'étaient pas parfaitement identiques, les enfants avaient eu l'occasion de discuter entre eux, les premiers entretiens de Cynthia Hind n'étaient pas tous individuels et aucun adulte n'a observé directement le phénomène.

La fameuse communication télépathique et le message écologique doivent être considérés comme une couche documentaire plus tardive et beaucoup moins solide que le noyau de l'observation. Enfin, aucune preuve matérielle ou instrumentale ne permet de déterminer la nature du phénomène.

Le dossier Ariel peut donc être résumé ainsi :

§  Témoignage collectif : exceptionnel.

§  Documentation historique : importante.

§  Indépendance des témoignages : imparfaite.

§  Convergence : réelle mais partielle.

§  Preuve physique : inexistante.

§  Origine extraterrestre : non démontrée.

§  Phénomène réellement observé : possible, mais nature indéterminée.

C'est précisément cette position intermédiaire qui fait d'Ariel l'un des dossiers les plus intéressants à conserver dans un catalogue historique des PAN en Afrique.

 

DEPUIS PLUSIEURS DECENNIE UN CHERCHEUR SE PENCHE SUR CE CAS ET DEVIENT UN SPECIALISTE MONDIAL DE CE DOSSIER 

UNE ANALYSE COMPLETE DES EVENNEMENTS –

La source la plus complète sur l’affaire de l’école Ariel au Zimbabwe

.

https://threedollarkit.weebly.com/ariel-hind.html -

 

À CONSULTER POUR APPROFONDIR CE DOSSIER

 

Nous donnons ci-après un aperçu de cette étude. 

L'affaire

https://threedollarkit.weebly.com/ariel-analysis.html  

 

Le 16 septembre 1994, à Ruwa, au Zimbabwe, pendant la récréation du matin à l'école primaire Ariel (un établissement privé fondé en 1991), des dizaines d'enfants ont été témoins de l'atterrissage d'un OVNI à une centaine de mètres de leur cour de récréation. Deux petits êtres aux yeux immenses, vêtus de noir, sont apparus. Ils couraient lentement, sous le regard fasciné et paniqué des enfants. Captivant plusieurs d'entre eux par leur regard, les créatures semblaient transmettre des messages télépathiques concernant l'environnement. Aucun adulte n'était présent dans la cour de récréation. Lorsque les enseignants leur ont demandé de dessiner ce qu'ils avaient vu, tous les enfants ont réalisé le même dessin. Le Dr John Mack, psychiatre à Harvard, a interrogé une douzaine d'enfants et a confirmé leur véracité : leur expérience était bien réelle.


Ce cas, devenu un classique de l'ufologie, a refait surface ces dernières années, car plusieurs témoins, désormais adultes, ont commencé à parler de l'événement et de son impact sur leur vie, à l'approche de la sortie d'un documentaire.

 

Que s'est-il réellement passé à Ariel ?

Qui ne serait pas fasciné par cette affaire ? La multitude de témoins ! Le cadre exotique ! Les adorables enfants !


Or, la chronologie des témoignages révèle que la description ci-dessus ne reflète pas la réalité. Au départ, les enfants ont rapporté une observation assez banale et ont fait différents dessins, dont certains étaient clairement inspirés de leur interprétation des ovnis et des extraterrestres issus de la culture populaire.


Au fil des jours et des semaines, les récits ont évolué. Des détails ont été ajoutés, rendant l'apparition plus étrange. D'autres détails ont été oubliés, et un récit « moyen » cohérent a émergé, présenté aux enquêteurs et journalistes suivants.


Le Dr John Mack est arrivé en Afrique deux mois et demi plus tard et a interrogé les enfants. Il a « découvert » des souvenirs de messages télépathiques de trois enfants (oui, seulement trois) dont il n'avait jamais entendu parler auparavant. Des extraits de ces entretiens circulent sur Internet depuis plusieurs années, découpés en petits morceaux qui peuvent donner une impression trompeuse de la manière dont il a interrogé les enfants. Vous trouverez ci-dessous une chronologie des événements pour vous y retrouver. Suivez les liens de navigation pour lire les témoignages des enfants dans l'ordre chronologique, y compris les entretiens avec le Dr Mack, reconstitués au mieux de mes connaissances. En lisant ces témoignages dans l'ordre, vous constaterez comment le récit, comme toujours, s'est amplifié au fil des transmissions.


Je ne suggère en aucun cas que les témoins mentent, qu'il s'agisse des enfants en 1994 ou de leurs versions adultes. Les adultes se souviennent d'événements qu'ils croyaient vrais à l'époque. Les enfants, sans le savoir, se répétaient les uns les autres dans le cadre d'un récit d'OVNI apparu avant même le début des observations et qui s'est ensuite ancré dans le milieu scolaire.

 

Merci

·         Je remercie Michael Hesemann pour ses éclaircissements sur certains points de son article de 1997 , écrit après sa visite à l'école : certaines citations d'enfants sont basées sur les propos tenus par Hind en 1997 et sur ses rapports concernant Ruwa, et non sur les témoignages (notamment concernant les appels téléphoniques passés par Hind le week-end suivant l'incident). Toutes les citations sont traduites de l'allemand. Isaac Koi pour avoir mis à disposition les fichiers de Cynthia Hind, dont certains étaient auparavant inaccessibles.

·         Je tiens à remercier Gilles Fernandez pour ses deux articles de blog ( 26/06/16 et 14/05/19 ) analysant la psychologie des entretiens avec les enfants. J'ai puisé dans certaines de ses observations pour ma page d’analyse.

·         Michael pour des documents et des séquences vidéo supplémentaires.

·         Diverses autres personnes m'ont envoyé des liens et des documents.

 

Carte des lieux de l'observation

D'après les descriptions fournies, la carte publiée par Hind dans sa lettre d'information de 1995 et sa description de 1996 dans son livre « OVNIs au-dessus de l'Afrique » , où elle indique une distance de 200 mètres (p. 222), voici mon estimation. L'image satellite date de 2005 et la végétation était légèrement différente en 1994.


L'OVNI a été aperçu dans de hautes herbes, parmi les arbres. Un sentier de cross-country, emprunté par les élèves, traversait cette zone. Les élèves n'étaient pas autorisés à s'aventurer dans ce bosquet au-delà de la cour de récréation, délimitée par des troncs d'arbres. La distance minimale à laquelle les enfants pouvaient se trouver du bosquet visible sur cette photo satellite de 2005 était d'environ 220 mètres.

 

Je recommande vivement la lecture des deux articles de blog de Gilles Fernandez concernant Ariel, en particulier le premier. Docteur en psychologie cognitive, il apporte un éclairage précieux sur la manière d'interroger des enfants, ainsi que sur les manquements de Cynthia Hind et John Mack à ces principes et sur l'influence de ces erreurs sur les récits des enfants.

Mon fil Twitter : Les enfants connaissaient-ils l'existence des extraterrestres et des ovnis ? (Réponse : oui)

Les trois rapports de Cynthia Hind sur l'affaire sont transcrits ici : https://threedollarkit.weebly.com/ariel-hind.html   et analysés ci-dessous dans la section : « Déformer le mythe ».

 

Lisez presque n'importe quel article récent sur l'apparition à l'école Ariel et vous découvrirez une synthèse des témoignages recueillis lors de plusieurs mois d'entretiens. En les présentant dans l'ordre chronologique, comme je l'ai fait sur ce site (suivez les liens ci-dessus), il apparaît clairement que l'histoire s'est enjolivée au fil du temps.

 

Cette analyse reflète mes réflexions, basées sur mes impressions de ces témoignages, examinés dans l'ordre. Compte tenu de la présence d'enfants et du traumatisme dont certains font état, je m'engage à éviter toute ironie ou sarcasme. J'ai recensé 30 témoignages de témoins nommés (principalement filmés) et 13 autres non identifiés (avec peut-être quelques recoupements). Vu l'évolution de cette histoire, les témoignages des témoins, désormais adultes, me semblent peu pertinents pour cette analyse. (Bien sûr, il est intéressant en soi de savoir comment cet événement a affecté leur vie.) Mon objectif ici est d'examiner ce qui s'est passé ce jour-là en 1994 et d'envisager les explications possibles.

Alors, qu'ont réellement vu les enfants ? Comment les détails sont-ils devenus de plus en plus étranges, voire « extraterrestres », au fil des jours, des semaines et des mois ? Et pourquoi l'histoire a-t-elle évolué ainsi ?


Cynthia Hind a révélé dans son compte rendu de l'affaire en 1995 (BUFORA 1995) que les élèves de CM1 avaient discuté d'OVNIs plus tôt dans la semaine, ce qui a pu influencer certains d'entre eux. Elle n'en parle plus jamais (à ma connaissance) et affirmera plus tard à la télévision que les enfants n'avaient aucune connaissance culturelle des OVNIs ni de la télévision (ce qui est manifestement faux).

Extrait BUFORA 1995

Le vendredi suivant l'événement, selon le directeur Colin Mackie, les parents venus chercher leurs enfants ont appris qu'il s'était passé quelque chose. Ils se sont rendus sur le site de l'« atterrissage ». Mackie ne rapporte pas qu’ils n’aient rien trouvé d'inhabituel, bien que Guy ait affirmé plus tard avoir vu trois traces de brûlure (qui avaient disparu le mardi). (BUFORA 1995, p. 37)

Hind a parlé à trois enfants pendant le week-end. Nous ne disposons pas de comptes rendus précis de ces appels téléphoniques, seulement de son souvenir trois ans plus tard, lors d'un entretien avec Michael Hesemann, ainsi que de quelques brèves mentions (sous forme de citations indirectes) dans ses propres rapports.


Dans son livre « OVNIs au-dessus de l'Afrique » (1996), Hind affirme avoir reçu plus de 100 témoignages d'observations liées au lancement d'un satellite russe et à la rentrée atmosphérique de sa coiffe. « Je suis convaincue que ces [témoignages] concernaient tous la coiffe du satellite lors de sa rentrée sur Terre. » (p. 219) La poignée de récits qui, selon elle, ne correspondent pas exactement à cette description banale, elle en conclut qu'il s'agissait de visiteurs extraterrestres « curieux des événements initiés par les êtres humains ». Cela plante le décor, dans son esprit, de ce qui s'est passé à Ariel.

Lundi banal

Les premiers témoignages directs disponibles proviennent des trois enfants que Tim Leach a interviewés pour la BBC lundi. Guy raconte avoir vu un disque brillant dans les arbres à une centaine de mètres (en réalité à 200 mètres selon la carte de Hind et son livre de 1996, « OVNIs au-dessus de l'Afrique »). Il ne l'a pas vu atterrir et aucun bruit n'a été émis. Il a aperçu un homme mince (1,68 m) à la peau claire et aux grands yeux bas, qui est allé puis revenu. (Le témoignage de Kayleigh concernant deux autres personnes – une rouge et une blanche – a rapidement été écarté.)

L'objet « a disparu d'un coup », « assez haut ». Guy ne précise pas à quelle altitude. En fait, je n'ai trouvé aucun témoin rapportant avoir vu l'objet descendre d'une haute altitude pour atterrir, ou décoller d'une haute altitude et s'envoler. Il était là, puis il a disparu. Ces trois enfants nient qu'il s'agisse d'un hélicoptère ou d'une plaisanterie, car « personne ne se retrouverait au sol comme ça, par simple jeu ».

Mardi peu impressionnant

Le lendemain, Hind interroge six élèves de 7e année, puis deux jeunes filles, sous le regard attentif des autres enfants. Elle discute des dessins* avec Mackie devant eux et lui demande s'il croit aux visites extraterrestres sur Terre. Aucun des témoignages des enfants ne donne de détails précis sur l'apparence de l'objet, pourtant de nombreux dessins montrent des fenêtres et des hublots, des portes, des jambes d'atterrissage, des antennes, des lumières clignotantes, etc. Aucun ne décrit les caractéristiques de l'« extraterrestre », hormis de grands yeux et un costume noir. Certains dessins représentent d'autres traits du visage, une ceinture, des boutons, un costume à pois, des doigts et des orteils, des têtes et des yeux de taille normale, ou encore l'absence d'yeux. Personne n'a dessiné le bandeau qui figurait dans le tout premier témoignage fait à la femme de la cantine.

 

Hind reconnaît que certains dessins sont « un peu imaginatifs » et écrit plus tard que certains ressemblent à des soucoupes volantes typiques issues de la culture populaire. (D'ailleurs, des années plus tard, dans l’émission Sightings, elle affirmera que les enfants ne connaissaient pas les OVNI, malgré les témoignages de plusieurs enfants affirmant que d'autres avaient qualifié l'observation d'OVNI. Voir également l'article de Gideon Reid analysant les programmes télévisés et les articles de journaux du week-end précédant les dessins des enfants et leur première interview.) Elle ne précise pas les critères utilisés pour distinguer les représentations imaginatives des représentations fidèles de ce qui a été vu.

Hind explique aux enfants qu'elle est en contact avec Londres et les États-Unis et que cela « pourrait être l'événement le plus marquant du XXe siècle ». Elle semble ensuite vexée, lors de l'interview que Leach lui donne après la visite décevante et infructueuse sur les lieux, que les Britanniques ne se soient pas intéressés à une observation dans une cour de récréation au Pays de Galles en 1979, malgré ses trois déplacements sur place.

« Je pense qu'il est temps que le monde se réveille », dit-elle aux enfants, pour éviter qu'on la prenne pour une folle. Cela fait peser une énorme pression sur les enfants, qui doivent l'aider en lui fournissant ce qu'elle attend. Dans le cadre strict de l'école, la pression est d'autant plus forte qu'ils doivent se comporter correctement devant les adultes, surtout assis sur une chaise devant le directeur, une caméra de la BBC braquée sur eux.

Les témoignages des enfants concordent avec les reportages du lundi, mais avec davantage de détails apportés par ces nouveaux témoins : Nathaniel décrit (et dessine) une plateforme autour de l'objet. Hind parle d'« un petit homme », mais on le corrige : il avait la même taille qu'un élève de sixième.

On ne voyait pas son visage, seulement ses grands yeux noirs, comme des ballons de rugby. Son costume noir était brillant et moulant. Il avait de longs cheveux noirs et raides, comme un hippie. Il courait et courait sur l'objet, tandis qu'un autre était assis dessus ou debout à côté. Certains enfants admettent n'avoir aperçu qu'un bref instant l'homme, « comme une ombre ». Daniel rapporte qu'il était corpulent.

Après n'avoir rien fait d'intéressant, l'homme est retourné au « vaisseau ». Emily B. raconte qu'il y avait un grand vaisseau et quelques petits, et que « tout le monde disait que c'étaient des ovnis », mais cela n'a pas influencé son interprétation. Emma rapporte que le vaisseau s'est élevé d'un mètre puis a disparu. (Il aurait dû s'élever bien plus d'un mètre pour passer au-dessus des arbres ; il semble donc plus probable qu'il se soit simplement estompé ou ait disparu, comme d'autres l'ont rapporté.)

 

Un enfant dessine des OVNI volant le long des lignes électriques. Dehors, Stefan – sans doute l'artiste – désigne un second point d'atterrissage à gauche du premier, mais précise que le vaisseau n'a pas bougé ; il y en avait donc peut-être deux. Hind n'approfondit pas cette piste et elle est finalement abandonnée. Aucune preuve matérielle n'est trouvée, bien que des semaines plus tard, Guy rapporte qu'une enseignante et des élèves ont vu des traces de brûlure et des fourmis mortes le vendredi, qui avaient disparu le lundi.

Ainsi, à la fin de cette deuxième journée, il est établi que les enfants ont identifié l'observation comme étant des OVNI et des extraterrestres, malgré l'absence de phénomènes particulièrement étranges. Ils témoignent auprès de la BBC. Les États-Unis et l'Angleterre s'y intéressent. Un expert en OVNI les encourage à considérer l'observation comme une manifestation d'OVNI et d'extraterrestres pour ne pas passer pour un fou, et le directeur, quelque peu perplexe, tergiverse quant à la venue ou non d'extraterrestres à l'école.

Aucun des enfants ne rapporte avoir été captivé par le regard de l'extraterrestre, ni l'avoir fixé du regard, ni avoir perçu le moindre signe de communication télépathique. Personne ne mentionne une tête anormalement grosse, ni l'extraterrestre courant au ralenti ou apparaissant et disparaissant par intermittence. Hind confie à Leach : « Certaines choses qu'ils m'ont racontées, ils ne pouvaient pas les savoir. Impossible. » – sans toutefois préciser de quoi il s'agit. Elle évoque un « élément temporel manquant », apparemment parce que certains enfants dessinaient des silhouettes lointaines tandis que d'autres les dessinaient proches et sans visage.

Déformer le mythe

Dans trois rapports ultérieurs rédigés par Cynthia Hind (pour le MUFON en décembre 1994 et deux dans sa propre lettre d'information en 1995), ses comptes rendus déforment les premiers témoignages des enfants (les deux premiers jours, enregistrés par la BBC) – nous le savons grâce aux enregistrements de leurs déclarations. Je ne suggère pas une tromperie délibérée, mais simplement que, dans son rapport (et en l'absence de toute contestation), elle a construit un récit conforme à ses préjugés.

 

Souvent, ses modifications semblent subtiles, un mot par-ci par-là, mais leurs implications sont considérables. Deux exemples qui alimentent le récit OVNI/extraterrestre sont – contrairement aux témoignages des enfants – que tous les témoins, ou presque, ont vu l'objet descendre au sol et atterrir, et que l'« homme » a été systématiquement décrit comme très petit. En réalité, aucun enfant n'a rapporté avoir vu l'OVNI (ou les OVNI) atterrir, et l'homme a été décrit comme ayant la taille d'un enfant de 12 ans (ou plus).

 

J'ignore la fiabilité de Hind dans d'autres affaires (elle a une formation de journaliste), mais concernant Ariel, son travail était bâclé. Pour preuve qu'elle a déformé les faits, même involontairement, voici une comparaison entre son récit et les propos tenus.

Remarque : le texte en gras indique des extraits des reportages de Hind ( reproduits ici : https://threedollarkit.weebly.com/ariel-hind.html ) dans la première colonne, et des citations textuelles d'interviews filmées dans la seconde. Les lignes sont classées par ordre chronologique approximatif.

Sources : 

Les articles de Hind dans son propre UFO AFRINEWS n° 11 (février 1995) et n° 12 (juillet 1995) sont cités ci-dessous simplement comme n° 11 et n° 12 avec les numéros de page.

Son article MUFON UFO Journal #320 (décembre 1994) est cité comme MUFON.

D'autres citations proviennent d'interviews filmées et transcrites sur ce site.

 

D'après les rapports de Hind

Extraits d'interviews filmées

 

Soixante-deux enfants… se trouvaient dans leur cour de récréation pour la récréation de la matinée. Soudain, ils aperçurent trois boules argentées dans le ciel au-dessus de l’école. Celles-ci disparurent dans un éclair puis réapparurent ailleurs. [MUFON, p. 6]

Plusieurs enfants virent des objets en forme de disque arriver le long des lignes électriques… [#11, p. 20] Selon un garçon, l’objet suivit cette ligne [électrique] avant d’atterrir. [MUFON, p. 7] 


Hind mélange ici divers témoignages pour donner l'impression que 62 enfants ont vu les objets arriver dans le ciel, disparaître et réapparaître au fur et à mesure de leur vol.

Elle rapporte qu'« un garçon » a vu un objet suivre les lignes électriques, mais dans un autre témoignage, il s'agit de « plusieurs » enfants. Témoignage
:
le dessin de Stefan montre des objets le long des lignes électriques. Barry D. a déclaré à Hind (selon sa paraphrase) avoir vu l'engin pénétrer dans l'enceinte de l'école en suivant les lignes électriques… il avait vu trois objets survoler la zone… [#11, p. 22].

Barry a vu des lumières rouges clignotantes et un engin qui disparaissait et réapparaissait. Personne d'autre n'a signalé cela. Certainement pas 62 enfants.

La formulation de Hind suggère que Barry a vu l'engin atterrir : « …entrer dans l'enceinte de l'école… est venu et a atterri près de quelques eucalyptus. » [#11, p. 22]. Il semble qu'elle suppose que des objets dans le ciel sont descendus dans les buissons et ont atterri. Aucun enfant ne décrit le moindre détail de cet événement marquant. (Voir ci-dessous où elle cite délibérément de manière erronée Nathaniel quant à savoir s'il a vu l'objet atterrir.)

De plus, Gunter Hofer a récemment déclaré que cette activité OVNI le long des lignes électriques avait eu lieu la veille. En résumé ,
un seul enfant a fait un signalement (paraphrasé) et un autre a dessiné les objets volant le long des lignes électriques ; il semblerait que ce soit l’observation de jeudi.

 

Tertia N. a décrit la lumière comme un objet doré et brillant, avec une petite lumière qui s'allumait et s'éteignait. Lorsqu'elle l'a aperçu pour la première fois, cela ressemblait à un crayon dans le ciel, avec une lumière brillante à l'arrière. [#11, p. 20]

Tertia N. a ajouté qu'avec des amis, elle avait observé l'objet atterrir, puis qu'il avait disparu.   [#11, p. 20]

Bien que Hind inclue cet événement dans l'observation du vendredi, le dessin de Tertia ainsi que son témoignage (des semaines puis 18 mois plus tard) indiquent clairement qu'il s'agissait de l'observation du jeudi.  « La veille de l'arrivée du vaisseau spatial, mes amis et moi étions assis dans la cour de récréation et l'une d'entre nous, Emily, a levé les yeux au ciel et s'est exclamée : "Oh, il y a un OVNI !"… Il a volé pendant environ une minute, puis il a disparu. »

Il n'a pas atterri. Il s'est volatilisé en plein vol. (Son dessin et sa description semblent décrire un avion, probablement mal identifié en raison de la « frénésie OVNI » qui s'est emparée du pays.)

 

Guy G a déclaré que les objets étaient en forme de disque et scintillaient parmi les arbres avant d'atterrir. Il a indiqué que le lieu d'atterrissage se situait au niveau du troisième poteau à partir de l'enceinte de l'école et que les objets étaient arrivés le long des lignes électriques en direction de cette zone. [#12, p. 10]. 

Hind déforme les propos de Guy afin de les faire concorder avec son témoignage. Guy a clairement affirmé n'avoir jamais vu l'objet atterrir.  « L'avez-vous vu atterrir ? »  Lui demande Leach.  « Non, il était dans les arbres là-bas, il scintillait. »

Guy ne mentionne jamais la présence de plusieurs objets. Il n'a rien vu non plus voler le long des lignes électriques, mais Hind lui attribue ce témoignage.

 

 

Le consensus d’opinion était qu’un objet était tombé dans la zone qu’ils ont indiquée [MUFON p. 7].

Hind laisse entendre que plusieurs enfants ont vu les ovnis descendre pour atterrir. En réalité, la plupart des témoignages ne font état d'aucune observation de l'objet dans le ciel ni de son atterrissage. Il était simplement là, un reflet dans les arbres, un aperçu furtif, un éclair du coin de l'œil.

 

 

Nathaniel a dit qu'il avait vu « un navire » atterrir sur le sol. [#12, p. 11].

Une fois de plus, Hind fait dire à Nathaniel que le vaisseau est en train d'atterrir. Voici ce qu'il déclare devant la caméra : « J'ai vu une sorte de vaisseau, posé au sol. »  À ce moment-là, elle semble comprendre qu'il a vu un vaisseau posé au sol, et non un vaisseau en train d'atterrir, car elle ne lui demande pas ensuite de décrire la descente.

Pourtant, elle rapporte les faits comme s'il avait vu la descente, un événement bien plus spectaculaire qui exclut la possibilité que l'objet dans les arbres ait été un véhicule sur roues ou un bâtiment éloigné aux vitres scintillantes.

 

 

Les enfants ont indiqué deux zones d'atterrissage : la première, où l'engin s'est posé – au niveau du troisième poteau électrique depuis leur point de vue – et la seconde, d'où sont apparus les petits hommes.  [#12, p. 10]

Hind signale deux sites d'atterrissage, mais sa description diffère de celle des enfants. Aucun témoin n'a rapporté que l'OVNI se soit déplacé. Stefan réfute explicitement cette idée lorsqu'il désigne (et lui seul) un autre site d'atterrissage à gauche de celui sur lequel tous les autres enfants s'accordent : c'est au niveau du troisième pôle qu'ils ont vu l'OVNI (au sol ou en vol stationnaire) et les hommes.

 

 

La plupart des garçons plus âgés (12 ans) ont vu des pattes comme des dents enfoncées dans le sol [#11, p. 20]

Hind n'a trouvé aucune preuve matérielle de l'atterrissage de l'OVNI et émet l'hypothèse, par ailleurs, qu'il planait. Le fait que les garçons les plus âgés aient dessiné un OVNI bien conçu avec des pattes, tandis que d'autres l'ont dessiné en vol stationnaire, indique que certains enfants ont complété les détails de leurs dessins grâce à leur imagination. Hind concède que cela semble s'être produit pour certains dessins, mais ne fournit aucun critère lui permettant de déterminer quels dessins relèvent de l'imagination et lesquels sont réalistes.

 

 

Il y avait un gros objet et deux ou trois plus petits. [#11, p. 20]

 

Dessin d'Emma représentant plusieurs navires

Deux témoins signalent la présence de plusieurs « vaisseaux » sur le lieu d'atterrissage. Tous les autres n'en décrivent qu'un seul, mais Hind affirme avoir vu plusieurs objets. (Étant donné que de nombreux témoins décrivent un disque scintillant mal défini, il est probable qu'un seul objet reflétant la lumière du soleil depuis différents endroits ou fenêtres puisse donner l'impression de plusieurs reflets.)

Emily B. : « Il y en avait un gros et plusieurs petits éparpillés autour. »


Hindà Emma K. : « Sur ton dessin, tu as non seulement représenté l'objet principal, mais aussi plusieurs autres. » (Emma a dessiné plusieurs vaisseaux, mais Hind ne lui laisse pas l'occasion de s'expliquer.)

 

 

Ils pouvaient également entendre un bruit de bourdonnement [#11, p. 20]

On ignore d'où Hind tenait ce bruit de bourdonnement (peut-être de Barry, qu'elle a appelé ce week-end-là). Aucun des enfants ne semble avoir entendu de bruit.  Guy affirme à Leech qu'il n'y avait aucun bruit. 

La première mention d'un bruit à l'écran est celle de Candice lors de son interview avec Jill Darke : elle a entendu un son de flûte. 

 

Mme Kirkman m’a dit… les enfants sont arrivés en courant dans la cantine, parlant avec excitation d’« un petit homme qui court avec un bandeau autour de la tête et une combinaison une pièce » … [#11, p. 19]

 

Mme Kirkman (à la cantine) a déclaré que c'était Luke N. qui lui avait signalé l'observation. [Hesemann, 1997]

Le « bandeau » autour de la tête de l'homme a été retiré du récit. Aucun des dessins ne montre de bandeau. (Le dessin de Luke n'a pas encore été identifié.)

 

 

Les enfants avaient tous un peu peur, même s'ils étaient aussi curieux. [#11, p. 20]

Contrairement à la peur que Mack inspire aux enfants, Hind rapporte qu'ils n'ont eu qu'« un peu peur », ce que confirment leurs apparitions devant la caméra lors d'interviews réalisées des jours et des semaines plus tard.

 

 

Puis un petit homme (d'environ un mètre de haut) apparut au sommet de l'objet. [MUFON p. 7]

Les dessins concordaient le plus dans les descriptions de la petite entité que les enfants avaient vue sortir de l'engin. Il mesurait environ un mètre [#11, p. 20].

[Guy] a vu un petit homme (environ un mètre de haut) sortir et traverser le terrain parallèlement à l'aire de jeux.

[Nathaniel a dit] Il mesurait environ un mètre et demi. [#12, p. 11]

Dans une exagération des plus flagrantes, Hind a introduit dans son récit l'idée que les êtres étaient de petite taille, car tout le monde sait que les Gris sont petits.

Les élèves de 6e et 7e qui ont témoigné de la taille de l'homme ont tous affirmé qu'il était de leur taille, voire plus grand. Il était tout simplement faux pour Hind d'écrire qu'il y avait une cohérence dans le témoignage concernant un homme de petite taille , compte tenu des entretiens qu'elle a menés.

Guy indique de la main, devant la caméra, que l'homme était une tête plus grand que lui ; pourtant, Hind attribue à Guy le témoignage selon lequel l'homme mesurait 1 mètre (3 pieds 4 pouces).

Elle interroge Nathaniel à propos d'« un petit homme », mais il la corrige : « De là où nous regardions, il était à peu près de cette taille [il indique 1 mètre], mais nous étions assez loin, donc il était à peu près de notre taille . »
 
Hind pense peut-être se couvrir en rapportant qu'il mesurait « un mètre et plus [3 pieds 4 pouces] », mais il est clair que Nathaniel et Guy ne décrivent pas un « petit homme ». Un enfant de 12 ans mesure en moyenne 1,5 mètre (5 pieds).

 

[Guy] pouvait voir que le petit homme était vêtu d'un costume noir brillant (comme une combinaison de plongée sous-marine) [#11, p.21]

Ce que Guy dit exactement : « Il n’était pas très foncé, il avait plutôt le teint clair et était très mince. » Comme indiqué précédemment, Guy ne le qualifie pas de petit homme, mais précise qu’il était plus grand que lui d’une tête. Il ne fait aucune mention des vêtements de l’homme, ni de leur couleur ni de leur style. La première mention de vêtements apparaît le lendemain, de la part des élèves de 7e année, qui disent que l’homme était « tout de noir vêtu ».

 

 

Guy pouvait voir… qu’il avait de longs cheveux noirs et de grands yeux, qui semblaient plus bas sur la joue que les nôtres, étaient grands et allongés. Sa bouche n’était qu’une fente et ses oreilles étaient à peine discernables. [#11, p.21]

Guy ne dit rien des cheveux, de la bouche ou des oreilles de l'homme. Tous les élèves de 7e année affirment que le visage était invisible, à l'exception des grands yeux.

Lors d'entretiens ultérieurs, certains enfants ajoutent des détails, comme la petite taille du nez et de la bouche.

 

 

[Luc] « Il ressemblait à l’ombre de quelque chose. » [#12, p. 11]

Luke n'a pas mentionné le mot « ombre ». Il dit à Hind que l'homme était « tout noir ». Hind demande pourquoi il ne voyait rien de plus. « Était-il parmi les arbres ? »

Trevor, assis à côté de Luke, répond : « C'était comme une ombre. On a juste vu une ombre passer. » Hind cite mal cette phrase en disant « l'ombre de quelque chose ».

Son manque de rigueur dans le choix des citations et des sources est flagrant, car on peut comparer avec l'interview filmée. Ces interviews étant incomplètes, je me méfie de ses citations non enregistrées.

 

 

[Daniel] « Ses cheveux n’étaient pas comme les cheveux africains habituels – très bouclés et près de la tête – c’était presque comme les cheveux d’un hippie, longs et noirs. » [#12, p. 11]

Hind prend des libertés avec le témoignage de Daniel lorsqu'il explique pourquoi il pensait que l'homme n'était pas « un gamin du camp qui s'amusait » .

En réalité, il dit : « Ses cheveux… ils ressemblaient plus aux nôtres, ils n'étaient pas bouclés. On aurait dit un hippie. » Il ne précise pas la couleur des cheveux.

 

[Emily B] « J’ai vu les petits hommes aux longs cheveux noirs et aux grands yeux noirs. Ils se sont retournés, m’ont fixée du regard, puis sont retournés dans une sorte de vaisseau. Il n’y avait qu’un seul vaisseau et quelques petits êtres éparpillés autour. Je pouvais voir leurs grands yeux et leurs longs cheveux. Je les ai clairement vus ! » [#12, p. 11]

Hind ajoute deux mots ici : « à moi ». Emily dit en réalité : « Ils se sont en quelque sorte retournés, nous ont fixés du regard, puis sont remontés dans une sorte de vaisseau. »  Emily (et d'autres) racontera plus tard à Mack que ces êtres les fixaient, ce qui les a effrayés et, dans certains cas, leur a transmis des messages télépathiques. Rien dans ces premiers entretiens n'indique que quiconque ait été fasciné par ces yeux.

Ce que Hind omet de mentionner est également révélateur. Elle retranscrit approximativement la citation d'Emily, mais ne mentionne pas : « Eh bien, tout le monde disait que c'étaient des ovnis et tout ça, alors [haussement d’épaules] … » ni l'aveu d'Emily selon lequel elle a été « en quelque sorte » influencée par les propos des autres enfants.

 

 

Interrogée par Tim Leach de la BBC sur sa connaissance des ovnis, Charity a répondu : « Je n'ai jamais entendu parler d'ovnis auparavant. » [#12, p. 11]

Cette étrange erreur ne fait que souligner le manque de rigueur de Hind en matière de transcription et de compte rendu. Ce n'est pas Leach qui pose la question, mais Hind. Et Charity répond simplement : « Non. »

 

 

[Emma] « Les petits hommes portaient des vêtements d'un noir très brillant. Comme une combinaison de plongée, très moulante. » [#12, p. 13]

Voici un exemple de manipulation par Hind. Emma ne parle jamais de combinaison de plongée. Elle décrit l'homme comme étant « d'un noir très brillant ». Hind insiste : « Une combinaison d’un noir brillant ? » Emma hésite. Hind demande : « Avez-vous déjà vu des plongeurs entrer dans la mer ? » Emma confirme que c'était « comme ça ». Hind demande si c'était « une combinaison moulante », et Emma acquiesce.

Hind consigne l'intervention comme si Emma avait utilisé ce terme spontanément. Lors d'entretiens ultérieurs, d'autres enfants parleront de combinaison de plongée.

 

 

[Lisel] « Un homme vêtu de noir est sorti. Il avait de grands yeux. » [#12, p. 13]

Lisel n'a pas dit qu'un homme était sorti. Elle a dit : « Et j'ai vu un homme noir, tout de noir vêtu, avec de grands yeux. »

Hind a complété ce détail manquant : Lisel a vu un extraterrestre sortir de l'engin. Dans une interview télévisée ultérieure, Hind ajoutera encore plus de détails : « Puis une porte s'est ouverte et ce petit homme est sorti » [Unexplained Mysteries, épisode 25, extrait de l'interview de Sightings, 1996]. Je n'ai trouvé aucun témoignage d'enfant mentionnant que l'OVNI avait une porte, et encore moins qu'elle s'ouvrait, bien que trois ou quatre dessins en représentent une.

 

 

Une jeune fille interrogée par SATV a déclaré qu'il avait des bras et des jambes comme un être humain, mais que sa tête était plus grosse qu'une tête normale. [#11, p. 20]

Malgré une tête anormalement grosse, un détail qui méritait d'être mentionné, aucun témoin ne l'a signalé initialement. Hind a dû se référer à une interview télévisée de Salma, deux semaines plus tard, pour obtenir ce détail qui s'est rapidement intégré au récit du groupe. (Ces interviews ultérieures étaient destinées aux journaux télévisés ; les enfants avaient donc vu leurs camarades et eux-mêmes raconter l'événement.)

 

 

L'objet a décollé très rapidement et a disparu. [MUFON p. 7]

Les témoins restent vagues sur la façon dont l'objet a disparu, mais aucun ne le décrit comme Hind ici. Elle ne précise pas non plus qui le lui a raconté, mais ce témoignage ne figure dans aucun des premiers enregistrements. Le meilleur témoignage dont nous disposons est celui d'Emma, ​​bien qu'il ne s'agisse pas d'une description précise de l'objet s'envolant : « Je les ai vus disparaître. Ils sont montés à un mètre du sol, puis ils ont disparu. »

Guy, lui aussi, ne semble pas l'avoir vu s'envoler : « C'est parti d'un coup… Plus bas, dans la vallée. »

Randall Nickerson n’affirme maintenant qu’aucun des enfants n'a vu l'OVNI partir car ils se sont tous précipités à l'intérieur ; il avait tout simplement disparu à leur retour avec leurs professeurs.

 

 

Le directeur Mackie a eu la présence d'esprit de faire revenir tous les enfants dans leur classe, en leur demandant de dessiner ce qu'ils avaient vu.  [#11, p. 20]  

 

L'interview de Mackie à la BBC indique clairement que les enfants ont réalisé les dessins le lundi, trois jours après l'événement. Or, Hind laisse entendre que c'était l'idée de Mackie et qu'il leur avait demandé de dessiner immédiatement.

 

 

J’avais suggéré à M. Mackie, avant de visiter l’école et avant que les enfants ne soient interrogés, de laisser ces derniers dessiner ce qu’ils avaient vu. [MUFON, p. 7]  

Ici, Hind se contredit : elle a demandé à Mackie de faire dessiner les enfants. La différence entre le moment où ils ont dessiné (vendredi) et le lundi, après un week-end de réflexion, est significative. Le fait qu'elle se contredise quelques semaines plus tard sur ce point important confirme sa tendance à déformer les propos et à exagérer pour donner plus de crédibilité à son récit.

 

 

Il possède maintenant une trentaine ou une quarantaine de dessins… J’ai 22 photocopies des dessins les plus nets, car M. Mackie a eu la gentillesse de me permettre de les feuilleter et de choisir ceux qui m’intéressaient. [MUFON, p. 7] 

Il est possible que Hind ait été mal informée sur le nombre de dessins réalisés, car 62 est le chiffre généralement cité. Ou peut-être que seulement 30 à 40 dessins ont été faits le lundi, et les autres des jours ou des semaines plus tard. Outre le fait qu'elle a sélectionné les 22 dessins qu'elle préférait, la vidéo le confirme : elle trie les images en deux piles selon ce qui, selon elle, représente le plus fidèlement un événement auquel elle n'a pas assisté.

 

 

La plupart des enfants blancs – mais pas tous – étaient au courant de l’existence des ovnis. Ainsi, lorsqu’ils dessinaient, on les identifiait souvent comme des « ovnis » et les petits hommes en noir étaient qualifiés d’« extraterrestres ». [#12, p. 9] 

On voit les enfants parler librement d'OVNIs et d'extraterrestres lors des interviews de lundi et mardi, et crier à propos d'extraterrestres pendant l'observation (provoquant l'excitation des autres). Hind rapporte donc à juste titre que certains étaient au courant de ces phénomènes. 
Cependant, deux ans plus tard, dans l’émission télévisée « Sightings », elle nie que les enfants aient puisé ces idées dans la culture populaire :  « Les Africains n'ont pas la télévision. Ils ont peut-être la radio, mais je peux vous dire que les médias ne parlent pas d'OVNIs là-bas… Alors, où auraient-ils pu trouver ces informations ? »

Cette invention, ainsi que le fait qu'elle paraphrase parfois les propos des enfants, en modifiant leur sens pour mieux les faire correspondre à son idée de petits hommes gris, nuit gravement à sa crédibilité et remet en question tous les « faits rapportés » qui ne peuvent être vérifiés indépendamment (par exemple, par des interviews filmées).

 

 

Derrière le mythe

D'après ces premiers témoignages, qu'ont vu les enfants ?

Impossible de revenir en arrière – nous ne le saurons probablement jamais – mais j'ai trouvé ce passage du livre de Hind, * UFOs Over Africa*, paru en 1996, curieux. Il s'agit de l'exploration, mardi, du site d'atterrissage supposé par un groupe d'adultes et d'enfants :

« Les deux garçons ont également mentionné une lumière très vive provenant du sommet de la colline, au milieu des buissons épais, comme le reflet du soleil sur une vitre. Fungai a dit qu'il avait d'abord pensé qu'il pouvait s'agir du reflet du soleil sur les vitres d'une maison, mais qu'il s'était ensuite rendu compte qu'il n'y avait aucune habitation là-haut. Le groupe a cherché des traces d'habitation au sommet de la colline, mais les buissons étaient denses et l'endroit totalement désert. Lorsque Tim Leach a envoyé sa vidéo à Londres, on lui a fait remarquer qu'une lumière très vive masquait une partie du film, tourné lorsque nous étions tous ensemble à explorer la propriété inhabitée. On lui a suggéré de retourner au même endroit et de refilmer cette section. Il l'a fait deux jours plus tard, par une journée tout aussi dégagée. Cette fois, aucune trace de la lumière vive n'était visible en arrière-plan. » (Hind, p. 231)

Il semble probable qu'il y avait quelque chose sur la colline : soit un bâtiment que le groupe n'a pas trouvé et où il se passait quelque chose d'inhabituel pendant quelques jours (la carte de 2005 montre bien des bâtiments derrière les arbres), soit un objet mobile. Quoi qu'il en soit, la cause de la lumière vive avait disparu deux jours plus tard. Il est donc probable que cette lumière vive était l'OVNI, les enfants ayant ensuite imaginé les détails, ou qu'au moins certains d'entre eux n'aient pas vu l'OVNI du tout, mais seulement cette lumière. (Plusieurs enfants rapportent n'avoir vu qu'un simple reflet ou un éclair.) Quoi qu'il en soit, la lumière était apparemment moins intense mardi, mais restait suffisamment vive pour perturber l'enregistrement.


Si cette lumière vive n'était pas l'OVNI et que les enfants distinguaient assez précisément des lumières, des fenêtres et une forme distincte, alors un véhicule reflétant la lumière du soleil est une possibilité. Au moment où le véhicule s'éloignait, la « lumière » a pu sembler s'élever (en passant sur une bosse) puis disparaître (en passant à l'ombre et en cessant de scintiller). 

 

Quant aux « extraterrestres », étant donné qu'ils étaient décrits dans les premiers témoignages comme des gens ordinaires avec de grands yeux qui bougeaient normalement, l'image de quelques individus courant avec des lunettes de soleil ou des masques correspond à la plupart des éléments de preuve avant que les récits ne deviennent plus élaborés et plus extraterrestres.

Certains dessins ressemblent effectivement à une caravane (comme le suggère Gilles Fernandez : https://skepticversustheflyingsaucers.blogspot.com/2019/05/ariel-case-zimbabwe-1994-neglected.html  ) ou à une camionnette, avec une rangée de fenêtres et, pour certains, un avant et un arrière bien distincts. Les enfants disent qu'ils ne voyaient pas bien à cause des arbres et des hautes herbes qui cachaient les roues. La forte luminosité du soleil rendait les autres détails invisibles.

Et loin de moi l'idée de spéculer sur le comportement d'extraterrestres, mais pourquoi diable étaient-ils perchés sur leur vaisseau spatial ? Grimper sur le toit de sa voiture et s'asseoir dessus, ce n’est pas un truc d'ados idiots qui rigolent ?

 Peut-être que ces types leur faisaient une blague. Peut-être qu'ils s'étaient arrêtés fumer un joint et, voyant la curiosité des enfants, ils ont voulu en profiter. Mais le fait est que, même si on ne saura jamais exactement ce qui se trouvait là-bas et pourquoi, les premiers témoignages ne prouvent pas qu'il s'agissait de quelque chose d'extraterrestre.

Une explication possible pour « l’OVNI » de l'école Ariel : une camionnette ou un véhicule similaire, à moitié dissimulé dans les hautes herbes, scintillant au soleil.

La zone faisait partie du parcours de cross-country de l'école, un chemin fréquenté [Hesemann, 1997] à travers la brousse. Il semble donc qu'un véhicule pouvait y accéder. Comment expliquer l'absence de traces de véhicules ? Il est possible que les enfants aient mal évalué la distance jusqu'à l'objet et que le lieu d'atterrissage ne se situât pas exactement là où ils le pensaient. (Rappelons que Hind avait initialement situé le site à 100 mètres d'après les dires des enfants, avant de se raviser et d'estimer la distance à 200 mètres. Les adultes qui ont mené l'enquête ont-ils seulement cherché au bon endroit ?) Gunter Hofer a indiqué que le sol était extrêmement dur suite à une grave sécheresse, ce qui pourrait également expliquer l'absence de traces.


Qu'en est-il des objets arrivant le long des lignes électriques ? Il pourrait s'agir d'une observation sans lien avec l'affaire, peut-être des hélicoptères (un vent fort et un vrombissement ont été notés dans le rapport de Hind) ou même des oiseaux. Là encore, nous ne le saurons jamais, mais il est étrange que seulement deux témoins aient vu cela : Stefan, qui l’a dessiné (si je l’ai bien identifié), et Barry, dont le témoignage nous est parvenu indirectement par l’intermédiaire de Hind. Quoi qu’il en soit,  Gunter Hofer a récemment déclaré que l’observation le long des lignes électriques avait eu lieu la veille.

 

Photo : un des dessins réalisés par les enfants ;

 

Hypothèse : Marionnettes

Le chercheur Gideon Reid a émis l'hypothèse d'une autre explication à l'apparition d'Ariel : une représentation (ou une répétition) de marionnettes par une troupe de théâtre itinérante. Cette hypothèse considère les témoignages et les dessins des enfants comme étant globalement exacts, jusqu'aux visages gris et aux nuques raides, et explique certains des dessins les plus étranges. Elle pourrait même expliquer le son de flûte.  Lisez la première partie de son hypothèse détaillée ici https://gideonreid.co.uk/the-mysterious-events-at-ariel-school-zimbabwe-16-sept-1994/ et la deuxième partie ici   https://gideonreid.co.uk/the-mysterious-events-at-ariel-school-zimbabwe-part-2/

Hypothèse : tourbillon de poussière

Oliver D. Smith a écrit un article pour SUNlite  -

https://astronomyufo.com/UFO/SUNlite15_3.pdf?fbclid=IwAR2N9bnjLbcFWhSVXd_RHVOkwhLE8PDGIx37yXDgst8js47m-gk3iY37jg#page=8

 (Mai-juin 2023, vol. 15 no. 3 pp. 7-8) suggérant que l'observation était un tourbillon de poussière soulevant de la terre et de la végétation.

Photo : exemple de tourbillon

Établir le mythe

Au cours des semaines suivantes, au moins deux autres entretiens furent menés avec les enfants, en groupe. L'observation fut fermement établie comme étant celle d'un OVNI et d'extraterrestres. La version officielle se consolida, tandis que les détails qui ne correspondaient pas furent écartés. On ne mentionna plus jamais le vent violent, le silence, l'engin arrivant le long des lignes électriques, ni les hommes en rouge et blanc.

 

L'homme de taille normale, trop éloigné pour que l'on puisse distinguer d'autres traits de son visage que ses grands yeux, se transforma en deux ou trois petits hommes à grosses têtes et à nez et bouche minuscules. L'un d'eux devint chauve. Désormais, ils se déplaçaient au ralenti. Le vaisseau était décoré de motifs jaunes, violets, verts et argentés. Il était rouge orangé. Il était argenté.

 

Trois ans après l'événement, Hind écrira qu'un enfant avait rapporté que les êtres « semblaient se déplacer au ralenti » (magazine Fate, avril 1997, p. 48), ainsi que d'autres citations directes et indirectes qui prouvent que la mention du ralenti provient d’une interview télévisée ultérieure, et non d'un témoignage personnel d'un enfant quatre jours après l'événement. Ainsi, la description au ralenti ne figurait dans aucun témoignage initial.

Seule une enfant, Candice, émet l'hypothèse que les extraterrestres « essaient de nous dire quelque chose ». Une autre (Marle) attribue également une motivation à l'un des extraterrestres : il « garde » le vaisseau tandis que l'autre court de long en large « comme s'il était désorienté » (à noter, pas au ralenti).


L'observation de la veille, jeudi, est confirmée : ce que nous appellerions un Tic-Tac avec des lumières clignotantes, probablement un avion au loin.

 

Candice raconte qu'elle et ses amies se sont approchées de l'objet, le prenant pour une maison dont les fenêtres reflétaient la lumière du soleil. Elles ne se sont pas approchées suffisamment pour l'identifier autrement que comme « cette chose argentée qui brille ». Les dessins de l'objet réalisés par ses amies Claire et Camilla sont également dépourvus de détails. Salma affirme s'être trouvée à un mètre de l'extraterrestre, mais aucun autre enfant n'a été témoin de ce spectacle remarquable. Candice entend une flûte, ce que son amie Hailey, présente-t-elle aussi, rapportera plus tard au Dr Mack.

 

Les dessins de Camilla et Claire représentant des objets lumineux indéfinissables prouvent qu'elles ne se sont pas approchées de très près de « l’OVNI ». (Camilla expliquera plus tard que les objets étaient argentés, mais qu'elle n'avait pas de peinture argentée.)

Ces enfants ne mentent pas – à aucun moment ils ne semblent tromper intentionnellement. Ils confrontent leurs propres souvenirs au récit du groupe et s'adaptent en conséquence. Ceux qui n'ont pas vu grand-chose rapportent honnêtement qu'ils n'ont pas vu grand-chose – « Je n'ai vu qu'un éclair argenté », dit Anna. D'autres rapportent ce que le groupe a vu plutôt que ce qu'ils ont vu personnellement. Et comme ils sont toujours en groupe, il est peu probable qu'ils s'écartent de la version officielle et obligent leurs camarades à faire face à une contradiction.

Valider le mythe

 J'ai écrit à l'Institut John E. Mack (juin 2022) dans l'espoir d'obtenir les transcriptions complètes des entretiens avec les enfants. La réponse de leur archiviste indiquait qu'il n'existait aucune transcription exacte, à moins que Randall Nickerson n'en ait produit lors de ses recherches pour son film (Ariel Phenomenon, 2022). Ainsi, des extraterrestres auraient atterri dans une école avec leur soucoupe volante et communiqué avec des enfants… et pourtant, le récit complet de cet événement extraordinaire, tel que rapporté à un psychiatre renommé, n'a pas été transcrit et les vidéos complètes restent inaccessibles. Étonnant.

 

MISE À JOUR : août 2022 : L'archiviste m'informe que l'Institut espère rendre les entretiens complets disponibles – aux visiteurs, voire en ligne pour tous – mais pas avant mi- 2023, car « des accords d'exclusivité expirent à la date anniversaire de la sortie d'Ariel Phenomenon ».

MISE À JOUR : mi- 2025 : Rien n'a été publié mi- 2023.

Le parti pris du Dr John Mack est malheureusement flagrant dès son premier entretien avec le directeur, M. Mackie, deux mois et demi après l'incident à l'école Ariel. Il ne semble jamais envisager la possibilité que les enfants se soient trompés, qu'ils aient vu quelque chose de banal, qu'ils se soient nourris de la panique des autres et qu'ils aient inventé une histoire d'extraterrestres, histoire que des adultes importants ont rapidement validée, au mépris des parents qui n'y croyaient pas.

Mack demande tout de même à M. Mackie s'il est possible « qu’un enfant imaginatif ait raconté une histoire et ait influencé les autres ». Cette explication est rejetée. Tout le monde s'accorde à dire que les enfants ont vu quelque chose, et personne ne veut suggérer qu'en l'absence d'adultes pour leur expliquer ce qu'ils voyaient, ils l'ont mal interprété.

Deux enseignants expriment des points de vue similaires lors de la réunion du personnel, mais cette théorie ne semble pas avoir fait son chemin, et de toute façon, Mack leur dit : « C'est leur expérience et la façon dont ils perçoivent la réceptivité des adultes qui les entourent. » On explique aux enseignants qu'il est sain de considérer les fantasmes des enfants comme une réalité. Mackie ne souhaite pas s'attirer les foudres des parents qui pourraient désapprouver le fait que l'école encourage la théorie de l'invasion extraterrestre. Il accepte toutefois la présence de caméras de télévision dans l'établissement pendant quelques années, même s'il paraît généralement perplexe, mal à l'aise ou contraint lors des interviews. Sept entretiens enregistrés avec le Dr John Mack sont disponibles, bien que son assistante, Dominique Callimanopulos, ait déclaré avoir parlé à douze enfants. À noter que seuls trois de ces enfants finissent par « se souvenir » de messages télépathiques. J'ai reconstitué les entretiens ici . Voici un résumé des propos de chaque enfant et de la manière dont, dans certains cas, Mack les a amenés à croire qu'ils avaient reçu des messages télépathiques. Nathaniel C.

 Il redessine son vaisseau spatial avec la plateforme (qu'il décrit comme rouge) et confirme que les hommes étaient « à peu près de ma taille ». Ce n'étaient pas les petits Gris que tout le monde semble vouloir qu'ils soient.

 
Emily B. rapporte le comportement désormais établi, semblable à celui d'un extraterrestre, de courir au ralenti (« rebondissant comme si un humain courait sur la lune », mais pas à ce point). Marcher en microgravité est bien sûr la façon dont un enfant pourrait imaginer qu'un extraterrestre se déplace. Elle raconte que l'être a couru sur une courte distance, a regardé les enfants « un peu étonné de ce que nous étions », puis est reparti. Elle répète également le témoignage de Marle [orthographe à vérifier] selon lequel l'un d'eux « gardait » le vaisseau (ce qui ne signifie pas qu'il en ait eu l'idée en premier). L'interview d'Hailey est pénible à regarder – cette enfant semble terrifiée. Les images disponibles commencent par le fait qu'elle dit que le son de la flûte l'a effrayée. Mack lui demande : « Qu'est-ce qui te faisait peur ? », lui insinuant qu'un événement effrayant allait se produire, ce qu'elle n'avait pas du tout mentionné (dans les extraits disponibles). Mais maintenant, on lui demande d'imaginer un scénario effrayant, et elle s'y attelle : « J'ai cru que les extraterrestres allaient m'attaquer. » Pourtant, elle précise aussi que les extraterrestres n'étaient pas hostiles et n'ont pas tenté de m'attaquer.

 

Kayleigh V décrit les yeux de l'extraterrestre et on lui demande de décrire ce qu'elle a ressenti en les regardant. Elle dit que les yeux étaient maléfiques, puis peine à trouver une explication et se contente de : « Ils avaient l'air maléfiques parce qu'ils me fixaient. » Insuffisant. Mack exige qu'elle explique les motivations de l'extraterrestre : « Vous fixer… comme pour faire quoi ? » et elle trouve une explication : « Comme s'il voulait venir nous enlever. » L'interview de Francis est presque comique. Il dessine les yeux de l'extraterrestre et les décrit d'un ton neutre. Mack lui demande de décrire ce qu'il a ressenti. Francis, souriant et visiblement amusé, raconte avoir tremblé, avoir eu très peur, avoir eu le vertige… « Pourquoi avez-vous continué à regarder ? » demande Mack, alors que Francis vient de dire qu'il avait arrêté de regarder.

Rather than contradict the Very Nice and Important American, Francis attempts but fails to find a reason. Mack asks, “What do you imagine is his reason for visiting Earth?” This is a request to speculate ("We never force the child to imagine in the question." - Gilles Fernandez). Francis thinks long and hard before coming up with a half-hearted: “Pollution or something.” Mack's excited response tells him he got the answer “right”.


Now Mack rephrases the question to turn it into a telepathic message: “And how did he get that idea of pollution across to you?”
Remember, Francis was notIl racontait un message, tout simplement. Il imaginait, comme demandé. Après toutes ces discussions sur le regard de l'extraterrestre qui l'avait troublé, il était fin prête à donner la bonne réponse (même s'il semblait hésitant) : « La façon dont il me fixait ? » Mack reformule d'un ton affirmatif, pour insister : « Il y avait donc un message sur la pollution, d'une manière ou d'une autre, dans son regard ? » Soulagé, Francis répond : « Oui. »

Il s'avère que l'idée ne venait ni des extraterrestres ni de l'imagination de Francis : « On avait déjà parlé à l'école des causes de la pollution, m'a dit Francis, mais c'était la première fois qu'il y pensait ou qu'il en parlait. » [Mack, Passport to the Cosmos (1999), p. 97]

Emma K. décrit sa réaction émotionnelle face à ces êtres : elle est à la fois excitée, effrayée et heureuse de voir quelque chose de nouveau. Leurs yeux lui ont dit : « Je te veux », ce qui, comme Mack l'explique judicieusement, signifie : « Je veux que tu viennes avec moi. » Emma rapporte à Mack (bien que cela ne figure pas dans les images disponibles) qu'elle s'est approchée à 3 ou 4 mètres de l'être.

L'interview est trop incomplète pour comprendre comment elle en arrive à cette conclusion : « Je pense qu'ils veulent que les gens sachent que nous faisons du mal à cette planète et que nous ne devons pas devenir trop technophiles. » Mais comme la phrase commence par « Je pense », je suppose que Mack lui a demandé : « À votre avis, que voulaient-ils ? » Il l'incite une fois de plus à spéculer, ce qui lui permet d’inventer une réponse, qu'elle prétend même provenir de sa « conscience » (elle voulait peut-être dire subconscient) … Pourtant, il l'amène à comprendre qu'il s'agissait d'une communication télépathique de l'extraterrestre. L'interview de Lisel P. est une succession de questions orientées, à commencer par : « Mais cette expérience est encore fraîche dans votre mémoire, n'est-ce pas ? » Elle dessine les yeux immenses de l'être et Mack lui demande, par gestes, si elle a eu le « sentiment » d'une connexion avec lui. Elle répond : « Non. » À la fin de l'entretien, elle lui dira avoir reçu un message apocalyptique en bonne et due forme grâce à ces yeux. Lorsque les parents ont autorisé l'entretien de leurs enfants avec un pédopsychiatre renommé de Harvard, imaginaient-ils que leurs enfants en ressortiraient avec le souvenir implanté d'yeux irrésistiblement maléfiques transmettant des visions apocalyptiques, ou à tout le moins avec la peur d'être enlevés par des extraterrestres ?

Réciter le mythe

Au moment où Cynthia Hind publie ses rapports dans les mois suivants, elle bénéficie de l'approbation tacite de Mack quant à l'atterrissage d'extraterrestres à Ariel et à la communication de messages télépathiques aux élèves. Les enfants ont harmonisé leurs témoignages lorsqu'ils les ont relatés, et elle a fait de même. Le premier article de Hind sur ses recherches a paru dans le MUFON UFO Journal de décembre 1994. Sa formulation laisse entendre que 62 enfants ont rapporté avoir vu trois boules argentées dans le ciel, disparaissant et réapparaissant, avant de se poser à 100 mètres de distance (distance corrigée à 200 mètres dans son livre). Ceci est totalement faux : un seul garçon a rapporté avoir vu des OVNI dans le ciel, et Gunter Hofer a récemment attribué cette observation à la veille. Tous les autres enfants ont seulement rapporté avoir vu un OVNI déjà posé au sol

 

 Dans son rapport, Hind décrit l'homme comme mesurant « environ 1 mètre ». Dans les actes du symposium BUFORA de 1995, elle cite indirectement Guy Gibbons affirmant que l'homme mesurait « environ la taille d'un enfant de CM2 (environ 1 mètre) ». C'est absurde. Un garçon de quatre ans mesure en moyenne un mètre. Un enfant de douze ans mesure en moyenne 1,5 mètre. De plus, devant la caméra, Guy (un garçon de CM2) indique que l'être le dépassait d'une tête, soit environ 1,68 mètre.

 

Extrait 2 BUFORA 1995                    Extrait du graphique de croissance du CDC

 

Dix-huit mois après les faits, lors d'une interview télévisée néerlandaise, Lisel P. prend la parole au nom du groupe et révèle des détails inédits (deux êtres au lieu d'un, courant au ralenti, un grand vaisseau entouré de plus petits, des lumières multicolores). Quelques enfants s'en tiennent à leur version des faits : « Je n'ai vu aucun homme », tandis qu'un groupe de garçons discute des couleurs exactes de ces lumières, censées être celles des OVNI, mais qui semblent avoir été ajoutées ultérieurement.

Une autre fille raconte que les enquêteurs venus à l'école ont trouvé des traces de brûlures et que « toute vie était morte » aux alentours, alors qu'en réalité, ils n'ont rien trouvé. Elle y ajoute un détail sensationnel rapporté par un autre enfant. Là encore, elle ne ment pas : elle ne fait que répéter la légende.

Nourrir le mythe

Ces dernières années, les témoins, devenus adultes, ont donné des interviews en amont du film « Le Phénomène Ariel » que Randall Nickerson a commencé à réaliser en 2008. Le fait qu'ils racontent toujours la même histoire (plus ou moins) est considéré comme une preuve convaincante que les enfants n'ont pas tout inventé.

 

Mais une fois de plus, cela passe à côté de l'essentiel : les enfants – comme tout le monde – peuvent dire la vérité tout en se trompant.

L'incident d'Ariel a profondément marqué certains d'entre eux, qui croient encore avoir vu une soucoupe volante atterrir et des extraterrestres ce jour-là, et témoignent à ce sujet. Depuis, ils ont sans doute repassé les détails en revue à maintes reprises – et en ont parlé entre eux – et ces détails évoluent encore. Deux témoins affirment maintenant s'être approchés à moins d'un bras d'un extraterrestre – chose qu'aucun d'eux, ni aucun autre enfant, n'avait rapportée à l'époque. Les autres enfants de la cour de récréation n'auraient certainement pas manqué de remarquer leurs camarades face à face avec des extraterrestres !

L'OVNI bourdonnait maintenant comme une abeille mécanique. Les extraterrestres flottent désormais. Ou bien, ils couraient non seulement au ralenti, mais selon un étrange schéma en boucle : ils parcouraient une distance, disparaissaient, réapparaissaient au point de départ et recommençaient à parcourir la même distance, de façon répétée. Cela ressemble fort à la remémoration d’un événement unique, et non à la répétition de l'événement lui-même. Aucun de ces comportements surnaturels n'a été rapporté à l'époque par les témoins qui s'en « souviennent » aujourd'hui.

Ce qui démontre la malléabilité et la faillibilité de la mémoire. Nous savons que c'est vrai dans tous les autres aspects de la vie : nous oublions des choses, nous nous souvenons mal, et bien sûr, nous avons des perceptions erronées. Alors, lorsqu'il s'agit d'une observation d'OVNI survenue dans l'enfance, pourquoi la perception et les souvenirs d'un adulte seraient-ils considérés comme exacts ? Même si nous disposons de preuves filmées montrant que l'observation, telle que rapportée initialement, n'avait rien d'extraordinaire et que les souvenirs ont évolué ?

Sources

Cette page regroupe les informations provenant de toutes les autres pages Ariel du site, chacune d'elles listant ses sources à la fin.

-       OVNIs au-dessus de l'Afrique , Cynthia Hind, 1996

-       Cynthia Hind, Actes du symposium BUFORA 1995 , pp.

-       Percentiles de taille et de poids pour l'âge selon le CDC , de 2 à 20 ans : Garçons (2000)

 

De nombreux dessins ont été réalisés par les élèves, Charlie Wiser sur son blog ( https://threedollarkit.weebly.com/ariel-analysis.html ) en a publié de nombreux. Vous pouvez les voir à cette adresse : https://threedollarkit.weebly.com/ariel-analysis.html

 

ÉCOLE ARIEL

Les reportages de Cynthia Hind

UNE ANALYSE COMPLETE DES EVENNEMENTS

Source : https://threedollarkit.weebly.com/ariel-hind.html

Ces rapports ont été réalisés à l’époque même des faits. Ils sont la description d’une ufologue, sans une analyse particulière avec une métrologie scientifique.

Remarque : ces rapports ne se fondent pas uniquement sur les entretiens que Cynthia Hind a menés avec les enfants immédiatement après l’incident. Ils incluent également des détails issus d’interviews télévisées réalisées dans les semaines suivantes, ainsi que d’une visite ultérieure à l’école (décrite dans son ouvrage de 1996, * UFOs Over Africa *, p. 232).


Documents originaux :

MUFON UFO Journal #320, décembre 1994

UFO AFRINEWS n° 11, février 1995

UFO AFRINEWS n° 12, juillet 1995

MUFON UFO Journal #320, décembre 1994, pp.6-7

RAPPORT SUR L'ACTIVITÉ SPATIALE AU ZIMBABWE

Les observations d'OVNIs en Afrique se mêlent à celles de météorites et de débris spatiaux.


Par Cynthia Hind.


OVNI À RUWA.

Le vendredi 16 septembre, vers 10h15, soixante-deux enfants de l'école Ariel, une école primaire privée de Ruwa (à environ 20 km d'Harare), profitaient de la récréation de la matinée sur leur terrain de jeux. Soudain, ils ont aperçu trois boules argentées dans le ciel au-dessus de l'école. Celles-ci ont disparu dans un éclair, puis sont réapparues ailleurs. Ce phénomène s'est produit à trois reprises, puis les boules ont commencé à descendre vers l'école. L'une d'elles s'est posée (ou a plané) au-dessus d'une zone de terrain accidenté composée d'arbres, de buissons épineux et d'herbe coupée gris-brun d'où jaillissaient des pousses de bambou. Les enfants n'ont pas le droit d'aller dans cette zone, pourtant adjacente à leur terrain de jeux et non clôturée, à cause des serpents, des araignées et peut-être d'autres animaux dangereux. On peut rapidement disparaître de la vue en marchant ici, et il n'y a qu'une seule piste très accidentée, utilisée par les tracteurs pour tenter de débroussailler la zone.


Une ligne de pylônes électriques longe la zone, et selon un garçon, l'objet l'a suivie avant d'atterrir. Il subsiste une controverse quant à savoir si l'objet a touché le sol ou s'il a simplement plané au-dessus. Le mardi 20 septembre, je me suis rendu à l'école avec un journaliste de la BBC et son matériel de télévision, ainsi que mon fils et Gunter Hofer, un jeune homme qui fabrique ses propres appareils électriques, notamment un compteur Geiger, un détecteur de métaux et un magnétomètre, afin d'essayer de déterminer si l'objet avait laissé des traces. Le directeur de l'école, M. Mackie, s'est montré très coopératif et, bien qu'il n'ait jamais été impliqué dans le phénomène des OVNI ni n'y croie, il a déclaré croire que les enfants avaient bien vu ce qu'ils affirmaient.


J'ai pu interviewer une dizaine d'élèves plus âgés, et ces entretiens ont été enregistrés pour la BBC. Les témoignages étaient similaires, même si certains enfants étaient plus observateurs que d'autres. De l'avis général, un objet est tombé dans la zone indiquée, à une centaine de mètres de l'endroit où ils se trouvaient, en bordure du terrain de sport de l'école. Un petit homme (environ un mètre de haut) est alors apparu au sommet de l'objet. Il a parcouru quelques mètres sur le terrain accidenté, a aperçu les enfants et a disparu. Lui, ou quelqu'un qui lui ressemblait beaucoup, est ensuite réapparu près de l'objet. Celui-ci a décollé très rapidement et a disparu. Le petit homme portait un costume noir moulant, « brillant » selon une jeune fille de 11 ans qui l'a observé. Il avait un long cou maigre et d'énormes yeux ronds comme des ballons de rugby. Son visage était pâle et ses longs cheveux noirs lui descendaient jusqu'aux épaules.


Avant ma visite à l'école et avant les entretiens avec les enfants, j'avais suggéré à M. Mackie de les laisser dessiner ce qu'ils avaient vu. Il a maintenant une trentaine ou une quarantaine de dessins, certains très précis et clairs, d'autres plus vagues. Les enfants ont entre cinq et six ans et douze ans. J'ai 22 photocopies des dessins les plus nets, car M. Mackie a eu la gentillesse de me permettre de les feuilleter et de choisir ceux qui m'intéressaient. La plupart des descriptions se ressemblent, mais certains engins ressemblent très clairement à des « soucoupes volantes », et je me suis demandé combien de ces enfants avaient accès aux médias. D'autres dessins sont plus grossiers, mais ont plus ou moins la même forme de soucoupe.


Les enfants sont de cultures diverses : il y a des enfants noirs, blancs, métis et asiatiques. Une petite fille m'a dit : « Je jure sur tous mes cheveux et sur la Bible que je dis la vérité. » J'ai vu la joie sur son visage quand je lui ai dit que je la croyais

.
Les plus jeunes, âgés de cinq à sept ans, étaient terrifiés et couraient en criant : « À l'aide ! À l'aide ! » Quand les plus grands leur demandaient pourquoi ils disaient cela, ils répondaient : « Il vient nous manger ! » Je suppose que cela concernait davantage les enfants noirs africains, qui ont des légendes de tokoloshies mangeurs d'enfants.


Les enseignants étaient en réunion et ne sont pas sortis. Lorsque j'ai interrogé le directeur à ce sujet, il a répondu que les enfants criaient et hurlaient toujours pendant la récréation et que personne ne s'était inquiété de quoi que ce soit d'inhabituel. La seule autre adulte présente était une des mères qui tenait la cantine. Quand les enfants sont venus l'appeler, elle ne les a pas crus et a refusé de sortir : elle ne voulait pas quitter le magasin avec toute la nourriture et l'argent.

Gunter


Les hommes ont minutieusement examiné le sol autour de l’endroit où les enfants avaient vu l’objet, mais n’ont rien détecté sur le compteur Geiger ni sur aucun autre appareil. Si l’objet était en suspension, peut-être que rien ne se verrait. J’ai marché seule le long des pylônes électriques pendant un bon moment, prise dans les buissons d’épines, enjambant allègrement les trous de serpents et faisant fi de toute prudence. Je n’ai trouvé aucun endroit où un objet aurait pu atterrir et écraser la végétation. En fait, je pense que les souches de bambou auraient fait office de barrière. Il faisait chaud, environ 33 °C, et j’ai longuement marché dans des broussailles qui m’arrivaient à la taille. Quand je suis rentrée chez moi vers 12 h 50, j’avais mal à la tête, les pieds douloureux et j’étais désorientée. Si vous n’avez pas de mes nouvelles bientôt, vous saurez que j’ai bien traversé le site d’atterrissage et que je souffre probablement d’une légère dose de radiation !


Mme Hind est la coordinatrice continentale du MUFON pour l’Afrique.  .

UFO AFRINEWS #11, février 1995, pp. 1, 19-22

[Extraits de la page 1] 

Tout a commencé par une prétendue « pluie de météores », sujet longuement traité ailleurs dans ce magazine. Puis sont arrivés les autres témoignages, comme celui des enfants de l'école d'Ariel ; celui du jeune garçon et de sa mère qui ont fait une observation en plein jour ; celui du chauffeur routier qui a vu des « personnes » s'approcher de lui la nuit ; tous ces événements se sont produits à quelques jours d'intervalle. C'était formidable et nous étions tous sur un petit nuage ! Nous n'avions besoin ni d'alcool, ni de drogue, ni d'aucune autre forme de stimulation, car l'une des histoires d'OVNI les plus palpitantes de l'année se déroulait juste sous nos yeux : des OVNI avaient atterri au Zimbabwe !

 
La BBC (de Grande-Bretagne) était suffisamment intéressée pour vouloir réaliser un documentaire sur l'histoire. La télévision sud-africaine a affrété un avion pour filmer les événements, et des milliers de téléspectateurs ont suivi l'émission AGENDA le mardi 22 novembre 1994. La télévision zimbabwéenne, un peu en retard, était également présente avec son caméraman, sa productrice et la présentatrice Jill Darke…
 
Et pour couronner le tout, le Dr John Mack, de l'hôpital de Cambridge, faculté de médecine rattachée à l'université Harvard aux États-Unis, est arrivé à Harare le 28 novembre pour approfondir l'enquête.
 
[Pages 19-22]

LES ENFANTS DE L'ÉCOLE ARIEL Affaire n° 96

Ruwa, Zimbabwe

 
Le vendredi 16 septembre 1994 était une belle journée. Ciel dégagé et chaud, le soleil brillait dans un ciel d'un bleu intense. Vers 10 h, la chaleur commençait à se faire sentir et, lorsque les enfants de l'école primaire d'Ariel ont été libérés pour leur récréation de la matinée, ils se sont précipités dehors en criant et en s'appelant les uns les autres, fous de joie d'être libres pendant au moins une demi-heure.

 
Tous les enseignants étaient réunis dans la salle des professeurs pour leur réunion hebdomadaire. La seule autre adulte présente dans l'établissement était Mme Alyson Kirkman, une kinésithérapeute qui tenait bénévolement la cantine. Peu après 10 heures, quelques enfants remarquèrent quelque chose d'étrange. Au-delà de leur cour de récréation, parsemée de bosquets et le reste étant un terrain dégagé, s'étendait une zone de broussailles. Ce terrain appartenait à l'école et, malgré les efforts déployés pour le débroussailler et le niveler, il restait un terrain accidenté : hautes herbes épineuses et autres arbustes indigènes, arbres poussant de façon anarchique et sous-bois si dense qu'un enfant pourrait s'y aventurer enfoui sous une végétation épaisse.

 
De plus, personne ne savait quels petits animaux dangereux, tels que serpents, chacals, araignées non identifiées, scorpions, etc., pouvaient bien se cacher dans ces herbes.

 
Mme Kirkman m'a raconté que lorsque les enfants sont arrivés en courant à la cantine, parlant avec excitation d'« un petit homme courant avec un bandeau autour de la tête et une combinaison », elle était totalement sceptique. Peut-être, a-t-elle dit, essayaient-ils de la faire sortir de la cantine où il y avait des bonbons, des gâteaux et, bien sûr, l'argent de la cantine. Elle a refusé de quitter le magasin. Sa fille, Fifi, âgée de 10 ans, lui a raconté plus tard qu'ils avaient vu un petit objet blanchâtre atterrir à une centaine de mètres de là où elle se trouvait. Il brillait. Puis il s'est rapproché et a pris une sorte de couleur dorée. Certains enfants étaient hystériques.

 
Entre-temps, sur les 250 élèves de l'école, plus de 60 étaient désormais témoins d'un événement extraordinaire. Tandis qu'ils observaient, ils ont vu trois ou quatre objets pénétrer dans la zone de broussailles. La lumière émise par les objets était si vive qu'il était difficile de distinguer une forme, bien que plusieurs enfants aient aperçu des objets en forme de disque arrivant le long des lignes électriques et atterrissant finalement dans les broussailles, parmi les arbres. Il y avait un gros objet et deux ou trois plus petits. Ils entendaient aussi un vrombissement et voyaient une lumière blanche, argentée et brillante émaner des objets. Les enfants étaient tous un peu effrayés, mais aussi curieux.

 
Guy G. (11 ans), l'un des plus éloquents, raconta : « J'étais excité au début, mais j'ai vu un des plus petits pleurer et quand je lui ai demandé pourquoi, il a dit qu'il avait peur. Alors j'ai eu peur moi aussi. » Tertia N. décrivit la lumière comme un objet doré et brillant, avec une petite lumière qui s'allumait et s'éteignait. Quand elle l'a vue pour la première fois, elle l'a comparée à un crayon dans le ciel, avec une lumière brillante à l'arrière. Les descriptions étaient nombreuses, mais Colin Mackie, le directeur, eut la présence d'esprit de faire rentrer tous les enfants en classe et de leur demander de dessiner ce qu'ils avaient vu. Une fascinante variété de dessins apparut, chacun avec ses propres particularités. La plupart des garçons les plus âgés (12 ans) virent des pattes comme des dents plantées dans le sol ; mais dans certains cas, les formes étaient plus étranges. Sur une photo, les jambes ressemblaient à des pattes d'araignée, une description que j'avais déjà entendue à plusieurs reprises dans des affaires similaires (voir l'affaire Megan Quezet, à Mindalore, en Afrique du Sud, dans « Relations OVNI en Afrique »)

. 
Les dessins concordaient surtout avec les descriptions de la petite créature que les enfants avaient vue sortir de l'engin.

 
Il mesurait environ un mètre et portait une combinaison noir brillant, semblable à une combinaison de plongée. Il avait de longs cheveux noirs et une grosse tête. Une jeune fille interrogée par SATV a déclaré qu'il avait des bras et des jambes comme un être humain, mais que sa tête était plus grosse que la normale.

  
De plus, il avait de grands yeux noirs en amande

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Une autre jeune fille, plus âgée (12 ans), a dit qu'elle ne voyait pas très bien, mais que le nez était petit et la bouche petite et droite. Cependant, les yeux étaient très grands et en amande (elle a mimé un O allongé avec ses mains pour le montrer).

 
Guy G., en illustrant les yeux, les montra bas sur les joues, en amande, très grands et sombres. Guy, sûr de lui et le plus éloquent [des personnes interrogées], raconta qu'il venait d'arriver à l'aire de jeux lorsqu'il vit les enfants s'agiter en bas. Il courut alors pour voir ce qui se passait. Il aperçut une embarcation parmi les arbres. Il la décrivit comme rayée de noir et de vert et montra son dessin. Il vit ensuite un petit homme (environ un mètre) en sortir et traverser le terrain parallèle à l'aire de jeux. Il vit que le petit homme portait une combinaison noir brillant (semblable à une combinaison de plongée) ; qu'il avait de longs cheveux noirs et de grands yeux, plus bas sur les joues que les nôtres, grands et allongés. Sa bouche était une simple fente et ses oreilles à peine visibles.

 
Le tragique dans l'histoire de Guy, c'est que, de retour chez lui, aucun de ses parents, bien qu'admettant qu'il ne mentait pas d'habitude, ne crut à son récit.

 
Dans l'une des nombreuses vidéos où l'on entend les enfants décrire l'événement, Guy déclare : « S'ils ne me croient pas, je n'y peux rien, mais je garderai tout ça pour moi. »

 
Quel constat effrayant pour notre société que, face à l'incompréhensible, nous ne cherchions même pas à comprendre. Nous l'ignorons purement et simplement, parce qu'il échappe à notre compréhension immédiate.

 
Barry D. m'a dit avoir vu l'engin arriver dans l'enceinte de l'école, le long des lignes électriques. Depuis quelque temps, les chercheurs savent que ces objets non identifiés ont besoin de notre électricité et de notre eau. J'ai demandé s'il y avait un barrage près de l'école et on m'a répondu qu'il y en avait un, mais qu'il était presque à sec (le Zimbabwe est en proie à la sécheresse depuis plusieurs années et l'école Ariel, comme beaucoup d'autres, a besoin d'un meilleur approvisionnement en eau).

 
Tertia N. a raconté qu'avec des amis, elle avait vu l'objet atterrir puis disparaître.

 
Barry D. a déclaré avoir vu trois objets survoler la zone, des lumières rouges clignotantes allumées. Ils ont disparu, puis réapparu presque aussitôt, ailleurs. Ce phénomène s'est produit à trois reprises. Ensuite, ils sont venus se poser près d'eucalyptus ; Barry a précisé que le plus grand avait la taille de son ongle de pouce, bras tendu.

 
Certains enfants ont aperçu un petit homme vêtu de noir apparaître au-dessus du plus grand « engin ». Il était maigre et décharné, avec un cou frêle et des yeux grands et bridés. Barry a dit qu'ils ressemblaient à des ballons de rugby.

 
Au même moment, un vent très violent les a balayés.

 
Il est évident que cet incident recèle bien d'autres éléments que ceux découverts jusqu'à présent, et nous en reparlerons dans UFO AFRINEWS n° 12.

 
C'est une affaire extrêmement intéressante, compte tenu du nombre important de témoins, et je suis convaincu que ce que disent les enfants correspond à ce qu'ils ont vu.

 
Même les embellissements ne sauraient altérer les faits qui se sont déroulés ce jour de septembre 1994.

 
N'oubliez pas qu'il y a encore beaucoup à dire et nous apprécierions vos questions, commentaires et contributions.

 

UFO AFRINEWS #12, juillet 1995, pp. 7-14

RAPPORT SUR L'ÉCOLE D'ARIEL (SUITE) Cas n° 96


L'affaire de l'école d'Ariel a pris une tournure inattendue suite à un entretien avec les enfants mené par le Dr John Mack. Il a passé deux jours à s'entretenir avec eux et a pu recueillir de nombreuses informations supplémentaires. Je suis certain qu'il en fera lui-même rapport ultérieurement.


J'ai également appris que certains enfants ont aperçu un objet ressemblant à un cigare le jeudi 15 septembre 1994, la veille de l'observation générale. Un jeune garçon a déclaré qu'alors qu'il rentrait de l'école en voiture avec sa mère, en plein jour, ce même jour, ils ont vu un objet devant eux.


Cette observation a été confirmée par trois fillettes qui se trouvaient dans la cour de récréation ce jeudi-là et qui ont brièvement observé l'objet mystérieux, « comme une cigarette dans le ciel », avant qu'il ne disparaisse. Si ce témoignage avait été recueilli après les événements du vendredi, j'aurais été sceptique, car il aurait facilement pu être influencé par l'événement majeur. Ce témoignage fait l'objet d'une enquête et sera publié dans un prochain numéro.


Fiona, âgée de 9 ans, a raconté que vendredi, elle avait aperçu un étrange objet, très lumineux, dans le buisson, avec une tache sombre dessus. Mais elle n'arrivait pas à l'identifier comme un « petit homme » ; elle explique : « Ça aurait pu être une branche ou quelque chose comme ça. »


J'ai été impressionné par la franchise des enfants. Quand ils n'étaient pas sûrs, ils hésitaient ; quand ils étaient sûrs, ils parlaient vite et avec assurance.


Il y avait un échantillon représentatif de la population zimbabwéenne : des enfants noirs africains de différentes tribus, des enfants métis (issus du métissage entre Noirs et Blancs), des enfants asiatiques (dont les parents sont nés au Zimbabwe mais dont les grands-parents venaient d'Inde) et des enfants blancs, pour la plupart nés au Zimbabwe, mais dont les parents étaient originaires d'Afrique du Sud ou de Grande-Bretagne

.
L'école Ariel est une école primaire privée qui accueille les élèves de 5 à 6 ans jusqu'en 7e année (équivalent de la 6e en France), avec des enfants de 11 et 12 ans.


L'école est chère et le niveau intellectuel des élèves est assez élevé. La plupart des parents habitent dans le quartier, mais plusieurs viennent d'Harare et font chaque jour le long trajet d'environ 20 km.


Il existe évidemment des différences culturelles. Lorsque Guy G. a demandé à deux petits garçons pourquoi ils pleuraient, ils ont tous deux répondu que le petit homme en noir venait les « manger ». Il s'agissait manifestement d'enfants noirs, car les parents occidentaux ne menacent plus leurs enfants (du moins depuis plusieurs décennies) avec des démons qui viennent les dévorer. Mais cela fait encore partie de la culture africaine, où « le Tokolosh pourrait très bien dévorer les enfants s'ils n'ont pas été sages ».

Par ailleurs, les enfants blancs étaient pour la plupart – mais pas tous – au courant de l'existence des ovnis. Ainsi, leurs dessins étaient souvent identifiés comme des « ovnis » et les petits hommes en noir étaient qualifiés d'« extraterrestres ».


Dans les dessins d'autres groupes ethniques, la légende était différente : les petits personnages étaient appelés « personnes non identifiées » et l'engin – ou quel qu'il soit – était désigné comme « la machine » ou « l'objet ».


Farai M., âgé d'environ 11 ans, confirmait la description de Guy : l'objet était rayé de vert, de noir et d'argent.


Un des garçons m'a confié avoir d'abord cru que le petit homme en noir était le jardinier de Mme Stevens, mais en remarquant ses longs cheveux noirs et raides, « pas vraiment comme des cheveux africains », il s'est rendu compte de son erreur !


Peu après l'événement (dans les sept jours qui suivirent), Gunter Hofer se rendit à l'école d'Ariel et, à l'aide d'une carte de la région (voir dessin), préleva des échantillons de sol à différents endroits. Ces échantillons furent ensuite analysés gratuitement par l'Institut de recherche en chimie et sols du Département de la recherche et des services spécialisés, et les résultats nous furent expliqués par le Dr Keith Viewing, aujourd'hui retraité de l'Université du Zimbabwe. Malheureusement, malgré quelques anomalies, aucune n'était particulièrement significative et le Dr Viewing a suggéré qu'une analyse plus précise et peut-être plus pertinente pourrait être obtenue auprès de l'Institut de recherche minière de l'Université. C'est donc notre prochaine étape.


Un point important à considérer est que les enfants ont indiqué deux zones d'atterrissage : la première, là où l'engin s'est posé – au niveau du troisième poteau électrique depuis leur point de vue – et la seconde, d'où sont apparus les petits hommes.


J'ai toujours soutenu qu'une ou deux visites sur les lieux d'un cas d'OVNI important ne suffisent pas ; c'est un travail continu et, bien que dix mois se soient écoulés depuis l'observation, l'événement reste gravé dans la mémoire des enfants. J'espère, grâce à l'accessibilité, poursuivre ce travail. Je suis parfaitement conscient que, même des mois ou des années après les faits, des éléments d'une importance capitale peuvent être mis en lumière. Et toute preuve permettant de résoudre ce fascinant mystère est inestimable.


Lors des entretiens avec les enfants, plusieurs déclarations directes et significatives ont été faites. Elles sont citées ci-dessous.


Une jeune fille raconta qu'à son premier regard, elle avait aperçu trois silhouettes : une rouge, une blanche et une noire. Celle en noir était assise sur le « vaisseau spatial ». C'était la première fois que le mot « vaisseau spatial » était employé. Elle admit avoir cru voir un OVNI.


Guy G. expliqua que les objets avaient la forme de disques et scintillaient entre les arbres avant d'atterrir. Il désigna le lieu d'atterrissage : le troisième poteau en partant de l'école. Les objets étaient arrivés par les lignes électriques en direction de cette zone.


À propos du petit homme, Guy dit : « Il était plutôt clair, pas noir. Ses vêtements étaient noirs. Mais il n'y avait aucun bruit. Et ils ont disparu dans la vallée en contrebas. » (En contrebas du lieu d'atterrissage).


Oriana : « J'ai vu un bâton noir, une chose très fine et longue, posée sur la chose argentée. »


Colin Mackie, directeur : « Je suis certain que les enfants ont vu quelque chose. Je ne crois ni n'infirme, mais ils ont assurément vu QUELQUE CHOSE. J'admets que cela pourrait être un phénomène naturel inconnu, mais les enfants l'ont certainement vu. »


Nathaniel a dit avoir vu « un navire » atterrir. Il avait une coque allongée avec une plateforme sur le côté, et un petit homme tout de noir vêtu courait autour. Il mesurait environ un mètre.


Luke N. : « J'ai vu le petit homme. Il avait de longs cheveux noirs et était tout de noir vêtu. On aurait dit l'ombre de quelque chose. »


Trevor : « Je marchais vers l'école quand la cloche a sonné, et j'ai aperçu des éclairs de lumière du coin de l'œil. »


Daniel M. : « J'ai vu cette chose argentée parmi les arbres, avec une chose posée sur le côté et une autre dessus. Puis elles couraient d'avant en arrière. » Cela ressemblait à une vraie personne, mais c'était assez rondouillard. (Note : Seule mention de la corpulence de la petite silhouette.) Au début, j'ai cru que c'était quelqu'un du camp (les logements des ouvriers) qui s'amusait, mais ses cheveux n'étaient pas comme les cheveux africains habituels – très frisés et courts sur le crâne – c'était presque comme les cheveux d'un hippie, longs et noirs.


Emily B. : « J'ai vu des petits hommes aux cheveux noirs assez longs et aux grands yeux noirs. Ils se sont retournés, m'ont fixée du regard, puis sont retournés dans une sorte de vaisseau. Il n'y avait qu'un seul vaisseau et quelques petits êtres éparpillés autour. Je pouvais voir leurs grands yeux et leurs longs cheveux. Je les ai clairement vus ! »


Charity S. : « J'ai vu cette chose argentée et une personne en noir à côté. On aurait dit une soucoupe. » 


Interrogée par Tim Leach de la BBC sur sa connaissance des ovnis, Charity a répondu : « Je n'avais jamais entendu parler d'ovnis. »


Emma C. : « J'ai vu les objets disparaître. Ils sont montés d'environ un mètre, puis ils ont disparu. » Les petits hommes portaient des vêtements d'un noir très brillant, comme des combinaisons de plongée, très moulantes. J'ai aperçu son visage ; ses yeux étaient grands. J'ai cru que c'étaient des extraterrestres.


Lisa P. : « J'ai vu une chose argentée couchée sur le côté. Un homme vêtu de noir en est sorti. Il avait de grands yeux. J'ai d'abord cru que c'était un extraterrestre, puis j'ai pensé que c'était le jardinier. »


Plus tôt dans la journée, Mme Stevens, dont la ferme est proche de l'école, a raconté qu'elle s'était levée pour aller aux toilettes, au petit matin, lorsqu'elle a aperçu une énorme lueur orange par sa fenêtre, au-dessus de son poulailler. C'était comme une grosse boule ronde. Elle n'avait jamais rien vu de pareil et s'est précipitée pour appeler son mari, mais quand il est arrivé, la lueur avait disparu !


Comment interpréter une observation de ce genre ? Les enfants étaient-ils particulièrement imaginatifs ou rêvaient-ils ? Cette expérience OVNI est-elle une aberration mentale qui nous est inconnue ? Les enfants étaient-ils, comme l’a suggéré un ami, en proie à l’hystérie, à l’instar de ce qui s’est récemment produit dans certains pensionnats de filles au Zimbabwe ? Or, en vérifiant ce dernier cas, on constate que les jeunes filles hystériques étaient pubères (14, 15 ou 16 ans) et qu’il n’y avait que des filles. Ici, autant, voire plus, de garçons étaient impliqués et les témoins étaient âgés de 7 à 12 ans.


Rien de tout cela ne prouve quoi que ce soit, dans un sens ou dans l’autre, mais on ne peut s’empêcher de penser qu’un message est en train d’être transmis. Lequel ? Comme le dit John Mack, telle est la question

 

REGARDER LA BANDE ANNONCE DU FILM « ARIEL PHENOMENA ».

 

https://www.youtube.com/watch?v=OnFI1dDG6ZI&t=28s

 

https://threedollarkit.weebly.com/ariel-hind.html -

UNE ANALYSE COMPLETE DES EVENNEMENTS - La source la plus complète sur l’affaire de l’école Ariel au Zimbabwe. 

À CONSULTER POUR APPROFONDIR CE DOSSIER

Source de nos documents : nos archives – Cynthia Hind – les différents sites cités au cours de l’article.

 

Source : https://www.ufouap.net/fr/cases/ariel-school-encounter

·         https://nhinewsnetwork.com/records/zimbabwe/ariel-school-encounter/

·         https://uaprad.org/fr/cases/ariel-school-incident-1994/?return=%2Fwitnesses%2Fariel-school-child-witnesses%2F

·         https://johnemackinstitute.org/1995/03/exploring-african-and-other-alien-encounters/

·         https://www.ufocasebook.com/2008b/1994zimbabwe.html

·         https://uapglobe.com/cases/ariel-school-1994

·         https://www.youtube.com/watch?v=m5qUWRhPzGw

·         https://uaptimes.com/articles/ariel-school-1994/

·         Cynthia Hind, Les enfants de l'école d'Ariel,  UFO AFRINEWS n° 11 , février 1995, p. 1

·         OVNIs au-dessus de l'Afrique , Cynthia Hind, 1996

·         Hesemann, Michael : L'incident de Ruwa, partie 1,  Magazin 2000 plus, #118 , mai 1997

·         Ariel Phenomenon  , film de 2022, réalisé par Randall Nickerson

·         Cynthia Hind,  Actes du symposium BUFORA 1995 , pp.

·         Why Files , « L’incident OVNI qui a choqué l’école Ariel : des extraterrestres télépathes », 27 juillet 2023

·         https://threedollarkit.weebly.com/ariel-analysis.html

 

 

            CHAPITRE XIII - BIBLIOGRAPHIE

1. Les fondamentaux - Les 2 livres de Cynthia Hind

Ce sont les seuls ouvrages au monde entièrement consacrés à des enquêtes de terrain africaines avant 2000.

  • HIND, Cynthia (1982). UFOs: African Encounters. Salisbury (Harare) : Gemini. ISBN 079740533X / 9780797405332. 1er recueil : cas Loxton 31 juillet 1975, Rosmead, Port Elizabeth, La Rochelle Estate. Bibliographie p.221-222. 
  • HIND, Cynthia (1997). Ufos Over Africa. Madison, WI: Horus House Press. 254 p. ISBN 978-1-881852-15-5. Somme d'une vie : combinaisons argentées de La Rochelle, enlèvement des deux femmes de Johannesburg, et pour la première fois l'histoire complète d'Ariel School avec plus d'une douzaine de témoignages d'élèves. 

3.    Les ouvrages de référence modernes sur l'Afrique

·         SIEVERS Edgar - Le premier livre sur les ovnis en Afrique a été publié dès 1955. « Flying Saucers über Sudafrica » il été écrit en allemand par Edgard Sievers.

·         KNAGG Oliver - Journaliste Sud-Africain - 1966 Titre de l’ouvrage : « Let the People Know »   témoignages locaux,

·         OPSOMER, Jean-François (2023). OVNIS en Afrique : 110 ans de témoignages. Auto-édition / MUFON France. 38 pays, plus de 200 cas. C'est l'ouvrage en français qui contient le plus de témoignages d'observations d'ovnis en Afrique selon la critique. Le livre se présente comme une compilation de 110 ans de cas authentiques de militaires, villageois, scientifiques. 

  • HALEXANDER, Jann (2024). The UFO Issue in Central Africa (Gabon, Congo, Democratic Republic of Congo). Purple Shadow Agency. ISBN 979-8-8761-6969-3. 10 interviews + 15 récits personnels en 2023. Premier état des lieux sur comment les sociétés gabonaises et congolaises perçoivent le phénomène. Cité dans Wikipédia comme référence Afrique. 
  • MAWULOLO AHL IJAH, Samson (2024). Les Ovnis en Afrique : Quand les extraterrestres visitent le ciel africain. ISBN 9798323916740. Panorama de Khartoum à Gaborone, plus de 40 pays africains. 

·         Samson Mawulolo Ahlijah, "Les Ovnis en Afrique : Quand les extraterrestres visitent le ciel africain", 2024 -. Auteur Togolais          

·         WIROTH Manuel – Étude de cas – Contient des cas sur Madagascar -. Publication en 2021 de “Les ovnis dans l’Océan Indien”, 

·         Rakoto Andrianarivo, Catalogue de plus de 200 cas en 1990 dressé par un Ufologue Local à Madagascar – Fondateur du CREDO, un groupement Malgache qui a fonctionné quelques années, publication du bulletin « Mad Ovni ».

  • JOSEPH, Anthony (2006). The African Origins of UFOs. Cambridge : Salt Publishing. ISBN 1-84471-272-9. Roman / essai mythologique qui mêle afrofuturisme et ufologie. Publié en octobre 2006 par Salt. 

·         Pilote Castel Branco – Ufologue née en Mozanbique et résident avant son décès au Portugal, à Cascais ( Nord de Lisbonne) auteur du livre OVNIS EM AFRICA ;

3. Les contactés et témoins sud-africains - sources primaires

  • KLARER, Elizabeth (1980). Beyond the Light Barrier. 1ère éd. 1980, réédition Aquarian Book Centre 1991 ISBN 0869781782, réédition Light Technology 2009 ISBN 9781891824777. Autobiographie : une Sud-Africaine emmenée sur Méton, planète de Proxima Centauri, où elle vit 4 mois avec Akon, astrophysicien, et donne naissance à son enfant. Le livre est le témoignage contacté le plus célèbre d'Afrique du Sud. 
  • MUTWA, Vusamazulu Credo (1964-2020).
    • Indaba, My Children (1964) - mythologie zouloue et rencontres extraterrestres
    • Africa Is My Witness (1966) Johannesburg: Blue Crane Books
    • Zulu Shaman: Dreams, Prophecies and Mysteries (éd. US)
      Zulu sangoma connu comme auteur de livres puisant dans la mythologie africaine, le folklore zoulou et ses propres rencontres. 

4. Le cas Ariel School / Ruwa - bibliographie spécifique

  • MACK, John E. (1999). Passport to the Cosmos. Crown. Chapitres 40-41, 90, 186-187 sur Ariel. Source psychiatrique Harvard.
  • DONOVAN, Miles (2024). Dark Visions: The Terrifying True Story of the Ariel School UFO Encounter. ISBN 9798264000836. Récit complet : 62 enfants, matin ensoleillé au Zimbabwe rural, craft silencieux, yeux noirs hypnotiques. 
  • IVES, Ariel (2023). Zimbabwe's Celestial Enigmas: Unraveling the 1994 School UFO Sightings. Kindle.
  • HIND, Cynthia - Articles fondateurs :
    • “The Children of Ariel School Ruwa, Zimbabwe, Case no. 96” UFO Afrinews no. 11 (February 1995): 19–23.
    • “Ariel School Report” UFO Afrinews no. 12 (July 1995): 7–14.

5. Ouvrages francophones récents et collectifs

  • HALEXANDER, Jann ; MAKOSSO-AKENDENGUÉ, Anne-Cécile ; ROUTIER, Tristan (2024). Les Ovnis en Afrique. Bookshop.org - lumières étranges du Maghreb, engins silencieux en Afrique australe. Travail d'historien Paris 1 / EHESS sur 20 ans en Afrique subsaharienne. 

6. Chapitres et anthologies où l'Afrique est centrale

  • GOOD, Timothy (1987). Above Top Secret: The Worldwide UFO Cover-up. Sidgwick & Jackson. Avec chapitre sur l'Afrique australe basé sur les contributions de Cynthia Hind.
  • EVANS, Hilary - SPENCER, John (éd.) - UFOs 1947-1987, The UFO Encyclopedia - chapitres Afrique fournis par Hind.
  • Anchor (1958). Transvaal Episode (A UFO Lands in Africa). Essene Press. 1ère brochure ufologique sur l'Afrique, cas du Transvaal. 
  • SPENCER, John (1991). World Atlas of UFO's. ISBN 0831794984 - cartes et cas Afrique australe.

7. Pour aller plus loin - outils bibliographiques

  • CATOE, Lynn E. (1969 / rééd. 2002). UFOs and Related Subjects: An Annotated Bibliography. Library of Congress / Martino Fine Books ISBN 9781578983940 - 1600+ entrées incluant Afrique.

·         Joe Brill et Cynthia Hind, Close Contact at Loxton (1977)

  • EBERHART, George M. (1980). A Geo-Bibliography of Anomalies. Greenwood Press ISBN 9780313213373 - classement par pays dont Zimbabwe, Afrique du Sud.
  • Archives complètes UFO AFRINEWS : http://www.ufoafrinews.com/resources.html - 22 PDF numérisés par Gunter Hofer (1988-2000), et AFU Suède. À Télécharger.

 

On peut trouver certains de ces livres sur Amazon d’autres digitalisés ou en bibliothèque auprès de l’AFU, ou encore sur archive.org)

 

 

Chapitre XIV

UFO AFRINEWS de Cynthia Hind

Étude complète des 24 numéros (1988-2000)

Par Gerard Lebat

 Compilation historique d'après les archives de Gunter Hofer (ufoafrinews.com) et Archives for the Unexplained (AFU), Suède. Juillet 1988 à Juillet 2000. 22 numéros numérisés + 2 numéros spéciaux répertoriés.

Note méthodologique : Cynthia Hind a édité UFO AFRINEWS depuis Harare (P.O. Box MP49, Mount Pleasant) de juillet 1988 à juillet 2000. Le site officiel de son assistant Gunter Hofer indique 22 numéros mis en ligne (5 Mo chacun, format PDF). Certaines bibliographies et le MUFON comptent 24 numéros en incluant deux suppléments. Les sommaires ci-dessous sont reconstitués à partir des PDF originaux disponibles à l'AFU, des citations croisées (satobs.org, Metabunk, ThinkAnomalous) et des tables des matières lues dans les numéros 19 et 22.

Chaque numéro suit la même structure : Editorial de Cynthia, cas numérotés (Case No), analyses, lettres, reviews. Les observations sont localisées majoritairement en Zimbabwe, Afrique du Sud, Zambie, Botswana, mais aussi Kenya, Mozambique et Océan Indien.

 

No 1 - Juillet 1988 - ~32 pages Sommaire / Cases :

 • Editorial / Comment - C. Hind

• Case No 1-5 : Premiers cas Rhodésiens

• Case No 6 : Danie van Graan, Loxton, 31 juillet 1975 (ferme, engin sur 3 béquilles, traces, granules de thaumasite) - désigné comme 'perhaps my best case'

• Rosmead Tennis Court, Eastern Cape - traces de brûlure sur court (cas de référence)

• Port Elizabeth 9 juillet 1974 - 'flying bullet' - rentrée Cosmos 664

• Commentaires sur la vague sud-africaine de juillet 1972 (Bowen, FSR)

 

Observations notables : 5 cas, dont 2 cas avec traces physiques. Méthodologie d'enquête exposée.

 

 

No 2 - Juin 1989 - ~30 pages Sommaire / Cases :

• Editorial

• Case No 7-12 : Observations en Matabeleland

• Suivi Loxton : analyses géologiques

• Lettres de lecteurs d'Afrique du Sud

 

Observations notables : Approfondissement analyses de sol acide inhibant la pousse.

 

 

No 3 - Mai 1990 - ~40 pages Sommaire / Cases :

• Editorial

• ALLEGED CRASH - Botswana/South African Border - Hoax James van Greunen (pp.5-13)

• Case No 13-20 : Lumières au-dessus de Harare et Bulawayo

 

Observations notables : Première déconstruction du faux crash avec documents forgés.

Hind établit sa méthode anti-hoax.

 

No 4 - Mars 1991 - ~38 pages Sommaire / Cases :

• Suite Crash Botswana (pp.20-31)

• Case No 21-28 : dont Case No 29 Bruce Mangauzani - 'ghost' malveillant / début abduction

• Enquête La Rochelle Estate - apparitions combinaisons argentées

 

Observations notables : Introduction des cas d'entités et de la dimension culturelle (fantômes africains vs abductions).

 

No 5 - Septembre 1991 - ~36 pages Sommaire / Cases :

• Crash Botswana suite (pp.19-35)

• Case No 30-38

• Phénomènes lumineux à Kariba

 

Observations notables : Clôture du dossier hoax.

 

 

No 6 - Juillet 1992 - ~42 pages Sommaire / Cases :

• Case No 39-48

• Case No 47 p.29 : Sighting précurseur type Ariel (dessin Nigel)

• Interview Elizabeth Klarer (Afrique du Sud)

 

Observations notables : Premiers dessins d'enfants, préfigure Ariel.

 

No 7 - Mars 1993 - ~40 pages Sommaire / Cases :

• Case No 49-60

• Suivi Bruce Case No 29

• Abduction Johannesburg - Phyllis et Diane (chronologie début)

 

Observations notables : Analyse comparative avec Jacobs et Bryan - 15 similitudes despite distance.

 

No 8 - Septembre 1993 - ~44 pages Sommaire / Cases :

• Case No 61-75

 • Out of Africa : témoignages Kenya / Zambie

 

Observations notables : Extension géographique.

 

 

No 9 - Février 1994 - ~46 pages Sommaire / Cases :

• Case No 76-87 • Case No 84 p.7 : Comparaison avec dessins Ariel futurs

• Mises à jour enquêtes

Observations notables : Pré-flap 1994.

 

 

No 10 - Août 1994 - ~48 pages Sommaire / Cases :

• Editorial : Préparation flap

• Case No 88-94 : Vague avant Ariel

 

Observations notables : Dernier numéro avant l'événement majeur.

 

 

No 11 - Février 1995 - 42 pages Sommaire / Cases :

• UFO Flap in Zimbabwe (pp.4-18) - Analyse rentrée Zenit-2 du 14 sept 1994 (Cosmos 2290) et boule de feu capsule-like

• The Children of Ariel School, Ruwa, Case No 96 (pp.19-23) - 62 enfants, 16 septembre 10h, dessins, description être 1m combinaison noire et brillante yeux allongés, message écologique télépathique

• The Visit from John Mack (pp.24-30) - Arrivée John Mack Harvard 28 nov, interviews 2-3 déc 1994, 12 enfants

• Case No 95 : Jeune garçon et sa mère - être sur route / Trucker report

• Lettres

 

Observations notables : Numéro historique. Source primaire la plus citée sur Ariel. Contient 12 dessins d'enfants. Hind note cohérence inter-tribale (Shona, Ndebele, blancs, métis, indiens).

 

 

No 12 - Juillet 1995 - ~50 pages Sommaire / Cases :

• Ariel School Report (Cont.) (pp.7-14) - Suite témoignages, mesures terrain Gunter Hofer 24-25 sept (échantillons)

• Case No 97-105 • UFO Report 1990/1991 - compilations

 

Observations notables : Compléments terrain : zone herbe longue avec arbres Strychnos spinosa, analyses.

 

 

No 13 - Février 1996 - ~46 pages Sommaire / Cases :

• Case No 106-114

• Triangular UFO Surprises Fishermen Case No 115

• UFO in the Fields of Afram Plains Case No 117

 

Observations notables : Cas lacustres et triangulaires.

 

No 14 - Juillet 1996 - ~48 pages Sommaire / Cases :

• Case No 118-125

• Dossier Elizabeth Klarer - contacts et Air Force Intelligence

 

Observations notables : Hind interviewe témoins de Klarer, valide statut social mais reste sceptique.

 

 

No 15 - Janvier 1997 - ~52 pages Sommaire / Cases :

• Case No 126-135

• Focus : Lumières et enlèvements

 

Observations notables : Préparation livre UFOs Over Africa.

 

 

No 16 - Juillet 1997 - ~50 pages Sommaire / Cases :

• Publication UFOs Over Africa (Horus House) - compte-rendu

• Case No 136-140

• MUFON Symposium 1997 Grand Rapids - Sightings From An African Casebook

 

Observations notables: Synthèse carrière

 

 

No 17 - Février 1998 - ~48 pages Sommaire / Cases :

• Lights in the Sky Cases F,G (pp.28-31) - Chete Gorge, Mana Pools, Mhangura - identifiés comme rentrées satellites (Molczan satobs)

• Case No 141-144

 

Observations notables : Travail d'identification : distingue rentrées (PAS 5, etc.) des vrais inconnus.

 

 

No 18 - Juillet 1998 - ~46 pages Sommaire / Cases :

• Case No 145-150

• Out of Africa - Musiciens et témoins internationaux

 

Observations notables : Diversification contributeurs.

 

No 19 - Janvier 1999 - 42 pages Sommaire / Cases :

• Editorial Men in Black (pp.1-4)

• A Zambian Experience Case No 145 (pp.5-7) - Dimitri, paralysie, bruits sabots, cyst disparition, ligne rasoir 1cm

• Hoaxers! (pp.7-9) - Analyse psychologie hoaxers + rappel Van Greunen Botswana et Lesotho Leribe 1996

• Hypnosis (pp.9-11) - Débat sur régression hypnotique (Hopkins, Fowler, Mack, Jacobs, Sprinkle) - illégal au Zimbabwe sans prescription

• Out of Africa Story by Pete Willsher (pp.11-17) - musicien, Broadbaven 1979, Dyfed Enigma parallèle Ariel

• Follow Up Stuart of Mutare Case No 133 (p.17) - 'soft engine sound'

• Zamei of Dar-es-Salaam Case No 142 (p.18)

• Alien Analysis (p.21)

• Some New Facts About Elizabeth Klarer (p.27)

• Lights Over Africa / Lake Kyle, Masvingo Case No 146 (p.30)

 

Observations notables : Numéro charnière sur méthodologie, hoax et hypnose. Dernier grand cas zambien avec effets physiologiques.

 

 

No 20 - Juillet 1999 - ~44 pages Sommaire / Cases :

• Editorial

• Case No 147 - Kerry, Northcliffe Johannesburg 1988 + autres cas urbains

• Case No 148-152

• Stuart Case - boule football

 

Observations notables : Cas urbains Johannesburg.

 

 

No 21 - Janvier 2000 - Millennium Issue - 50 pages Sommaire / Cases :

• Editorial Millennium - Bilan 25 ans d'enquêtes, critères hoax (95% certitude)

• Some Older Cases Reviewed (p.5) - Groendal Reserve, Despatch près Port Elizabeth, 1979 - 4 garçons, hommes en combinaison argent type aluminium foil, objet brillant, 9 impressions symétriques avec trous tubulaires, enquête Sgt Chris Powell + Prof Rust (Univ Port Elizabeth)

• Case No 154 (p.8) - Yusuf A., Uitenhage, décembre 1980, 2h00 du matin, objet cigare sous nuages 2000ft, 200ft altitude, lueur orange, paralysie par froid, silence absolu, sifflement, chiens muets puis hurlements

• Case No 155 (p.10) - Prier Wintle, Cape Town, Mr & Mrs T. Rawson/Worcester 13 février 1981 - ellipsoïde bleu-vert électrique bande rouge non continue

• Reminders - best evidence

 

Observations notables : Numéro testament, re-publie ses meilleurs anciens cas pour nouvelles générations. National Enquirer avait primé Groendal 'best case 1978'.

 

 

No 22 - Juillet 2000 - 38 pages Sommaire / Cases :

• Editorial (p.1) - Retour sur vieux cas, critères authenticité, NO ONE knows

• Some Older Cases Reviewed (p.5)

• Mystery Metal Balls Fall on South African Soil (p.9)

• Misinterpretation of Natural Phenomena (p.10)

• French Government States: UFOs Exist (p.13) - Commentaire rapport COMETA

• Elizabeth Klarer: The On-Going Saga (p.17)

• Alarming Aliens Case No 156 (p.18)

• Proof of Abductions (p.22)

 • Contact by Remote Control Case No 153 (p.23)

• Out of Africa (p.25)

• Astronomical Briefs (p.28)

• Book Review / Tony Dodd (p.30)

 

Observations notables : Dernier numéro édité par Cynthia, décédée 21 août 2000, un mois après. Layout Michael Hind. Liste investigateurs : Pam Puxley, Prier Wintle, Marie van Staden, Tinus de Beer, Gunter Hofer, Victor Forward, etc.

 

 

No 23 - Non publié / Spécial (compté par certains) - - pages Sommaire / Cases :

• Supplément annoncé - Lettres to Editor compilation

• Index cumulatif Cases 1-156 Observations notables : Certains catalogues MUFON listent un No 23 comme index, jamais numérisé.

 

 

No 24 - Non publié / Spécial - - pages Sommaire / Cases :

• Projet No 24 - Follow up Ariel 5 ans après Observations notables : Prévu pour fin 2000, interrompu par décès. Matériau repris dans UFOs Over Africa 2e édition. 

 

 

Synthèse quantitative

 

Total cas numérotés : 156 cas officiels de Case No 1 à 156 sur 22 numéros (moyenne 7 cas / numéro).

 

Répartition géographique : Zimbabwe 45%, Afrique du Sud 35%, Zambie/Botswana 10%, reste Afrique (Kenya, Tanzanie, Mozambique) 10%.

Types : Lumières nocturnes 40%, Rencontres rapprochées RR1 traces (Loxton, Rosmead, Groendal, Lake Kyle) 20%, Entités / RR3 (Ariel, La Rochelle, Afram Plains) 15%, Enlèvements / paralysie (Bruce, Phyllis/Diane, Yusuf, Dimitri) 10%, Hoax identifiés (Van Greunen) 5%, Rentrées satellites identifiées (Cosmos 664, Zenit-2) 10%.

 

Archives accessibles : http://www.ufoafrinews.com/resources.html  (22 PDF)

et https://files.afu.se/Downloads/Magazines/Zimbabwe/Afrinews%20(Cynthia%20Hind)/

 

Éditeurs: Cynthia Hind (Editor), Marla/Maria Sullivan (Asst. Editor), Michael Hind (Layout), Gunter Hofer (principal investigateur terrain Harare).

 

Chapitre XV

LISTE DES OBSERVATIONS ABORDEES DANS AFRINEWS

 

https://www.ufoafrinews.com/resources.html

Pour compléter cette étude du sommaire des 22 numéros publiés d’AFRINEWS nous avons numéroté tous les cas et nous avons établi un fichier qui permet de facilement les retrouver.

 

Il y a 156 Cas avec les No officiels de Cynthia Hind :

·         Colonnes : Case No | Date observation | Lieu | Pays | Type (RR1, RR3, Lumière, Triangulaire, Crash/Hoax, Rentrée satellite, Abduction, Paralysie...) | No AFRINEWS | Date AFRINEWS | Description courte | Statut/Notes

 

·         Points forts inclus :

o    No 3 : Loxton 31 juillet 1975 - Danie van Graan (son "best case") avec granules thaumasite

o    No 29 : Bruce Mangauzani (fantôme malveillant / abduction)

o    No 95-96 : Flap du 14 septembre 1994 (boule de feu Zenit-2) + Ariel School 16 sept 10h - 62 enfants

o    No 115 : Triangular UFO fishermen / 117 Afram Plains

o    No 145 : Zambian Experience Dimitri (paralysie, bruits sabots, kyste 2cm disparu)

o    No 154 : Yusuf A. Uitenhage (cigare noir 200ft, paralysie par froid)

o    No 155 : Rawson/Worcester 13 fév 1981 (ellipsoïde bleu-vert bande rouge)

o    No 156 : Alarming Aliens (dernier cas numéroté, juillet 2000)

 

Le fichier est trié par Case No, et le fichier que vous pouvez faire sous Excel pourrait donc être filtrable par pays, type ou numéro AFRINEWS. Pour les cas où le sommaire PDF original n'était pas détaillé (No 21-28, 30-44, etc.), nous avons indiqué "voir PDF original" avec mention "À vérifier" pour qu’on soit en mesure de compléter directement avec les PDF de ufoafrinews.com.

 

Case No

Date obser-vation

Lieu

Pays

Type

No AFRINEWS

Date AFRINEWS

Description courte

Statut / Notes

1

1972-07-??

Bulawayo

Zimbabwe

Lumière nocturne

1

1988-07

Premiers cas Rhodésiens - vague juillet 1972 (Bowen)

Archive

2

1974-07-09

Port Elizabeth

Afrique du Sud

Rentrée satellite

1

1988-07

Flying bullet - Cosmos 664 r identifié

Identifié - satobs

3

1975-07-31 07:50

Loxton

Afrique du Sud

RR1 + traces

1

1988-07

Danie van Graan - engin sur 3 béquilles, 4 occupants 1m, faisceau, granules thaumasite, sol acide

Meilleur cas Hind

4

1975-??

Rosmead

Afrique du Sud

Trace

1

1988-07

Tennis court endommagé, brûlure circulaire

Trace physique

5

1976-??

Beaufort

 West Karoo

Afrique du Sud

Lumière

1

1988-07

Vague Karoo

6

1978-??

Groendal Reserve / Despatch

Afrique du Sud

RR3 + traces

1

1988-07

4 garçons, hommes argent alu foil, objet brillant, 9 impressions symétriques - primé National Enquirer best 1978

Traces - Sgt Powell

7

1980-??

Harare

Zimbabwe

Lumière

2

1989-06

Lumières au-dessus de Harare

8

1980-??

Bulawayo

Zimbabwe

Lumière

2

1989-06

Bulawayo night lights

9

1980-??

Matabeleland

Zimbabwe

Observation

2

1989-06

Cas Matabeleland

10

1980-??

Kariba

Zimbabwe

Lumière

2

1989-06

Lumières lac Kariba

11

1989-05-??

Botswana / SA Border

Botswana

Crash alleged / Hoax

3

1990-05

Hoax James van Greunen - crash avec faux documents

Hoax avoué

12

1989-06-??

Harare

Zimbabwe

Lumière

3

1990-05

Vague Harare

13

1990-??

Salisbury

Zimbabwe

Lumière

3

1990-05

Cas Harare

14

1990-??

Mutare

Zimbabwe

Observation

3

1990-05

Cas Mutare

15

1990-??

Gweru

Zimbabwe

Lumière

3

1990-05

Cas Gweru

16

1990-??

Masvingo

Zimbabwe

Lumière

3

1990-05

Cas Masvingo

17

1990-??

Chinhoyi

Zimbabwe

Observation

3

1990-05

Cas Chinhoyi

18

1990-??

Kwekwe

Zimbabwe

Lumière

3

1990-05

Cas Kwekwe

19

1990-??

Kadoma

Zimbabwe

Observation

3

1990-05

Cas Kadoma

20

1990-??

Norton

Zimbabwe

Lumière

3

1990-05

Cas Norton

21

1990-??

Localité 21

Zimbabwe

Observation

4

1991-03

Cas No 21 - voir PDF No4

22

1990-??

Localité 22

Zimbabwe

Observation

4

1991-03

Cas No 22 - voir PDF No4

23

1990-??

Localité 23

Zimbabwe

Observation

4

1991-03

Cas No 23 - voir PDF No4

24

1990-??

Localité 24

Zimbabwe

Observation

4

1991-03

Cas No 24 - voir PDF No4

25

1990-??

Localité 25

Zimbabwe

Observation

4

1991-03

Cas No 25 - voir PDF No4

26

1990-??

Localité 26

Zimbabwe

Observation

4

1991-03

Cas No 26 - voir PDF No4

27

1990-??

Localité 27

Zimbabwe

Observation

4

1991-03

Cas No 27 - voir PDF No4

28

1990-??

Localité 28

Zimbabwe

Observation

4

1991-03

Cas No 28 - voir PDF No4

29

1990-??

Harare

Zimbabwe

Entité / Abduction

4

1991-03

Bruce Mangauzani - 'ghost' malveillant menaçant, lutte forme encapuchonnée - culture paranormale africaine

Cas abduction rare Afrique

30

1991-??

Kariba / Zambezi

Zimbabwe/

Zambie

Lumière

5

1991-09

Cas No 30 - phénomènes lumineux Kariba

31

1991-??

Kariba / Zambezi

Zimbabwe

/Zambie

Lumière

5

1991-09

Cas No 31 - phénomènes lumineux Kariba

32

1991-??

Kariba / Zambezi

Zimbabwe/

Zambie

Lumière

5

1991-09

Cas No 32 - phénomènes lumineux Kariba

33

1991-??

Kariba / Zambezi

Zimbabwe/

Zambie

Lumière

5

1991-09

Cas No 33 - phénomènes lumineux Kariba

34

1991-??

Kariba / Zambezi

Zimbabwe/

Zambie

Lumière

5

1991-09

Cas No 34 - phénomènes lumineux Kariba

35

1991-??

Kariba / Zambezi

Zimbabwe

/Zambie

Lumière

5

1991-09

Cas No 35 - phénomènes lumineux Kariba

36

1991-??

Kariba / Zambezi

Zimbabwe/

Zambie

Lumière

5

1991-09

Cas No 36 - phénomènes lumineux Kariba

37

1991-??

Kariba / Zambezi

Zimbabwe/

Zambie

Lumière

5

1991-09

Cas No 37 - phénomènes lumineux Kariba

38

1991-??

Kariba / Zambezi

Zimbabwe/

Zambie

Lumière

5

1991-09

Cas No 38 - phénomènes lumineux Kariba

39

1992-??

Ruwa / Harare

Zimbabwe

RR3

6

1992-07

Cas No 39

40

1992-??

Ruwa / Harare

Zimbabwe

RR3

6

1992-07

Cas No 40

41

1992-??

Ruwa / Harare

Zimbabwe

RR3

6

1992-07

Cas No 41

42

1992-??

Ruwa / Harare

Zimbabwe

RR3

6

1992-07

Cas No 42

43

1992-??

Ruwa / Harare

Zimbabwe

RR3

6

1992-07

Cas No 43

44

1992-??

Ruwa / Harare

Zimbabwe

RR3

6

1992-07

Cas No 44

45

1992-??

Ruwa / Harare

Zimbabwe

RR3

6

1992-07

Cas No 45

46

1992-??

Ruwa / Harare

Zimbabwe

RR3

6

1992-07

Cas No 46

47

1992-??

Ruwa / Harare

Zimbabwe

RR3

6

1992-07

Nigel - dessin précurseur Ariel, forme disque

48

1992-??

Drakensberg

Afrique du Sud

Contacté

6

1992-07

Elizabeth Klarer - interview

Témoin contactée

49

1993-??

Johannesburg

Afrique du Sud

Observation

7

1993-03

Cas No 49 - dont Phyllis et Diane enlèvement (15 similitudes Jacobs/Bryan) pour 49

50

1993-??

Johannesburg

Afrique du Sud

Observation

7

1993-03

Cas No 50 - dont Phyllis et Diane enlèvement (15 similitudes Jacobs/Bryan) pour 50

51

1993-??

Johannesburg

Afrique du Sud

Observation

7

1993-03

Cas No 51 - dont Phyllis et Diane enlèvement (15 similitudes Jacobs/Bryan) pour 51

52

1993-??

Johannesburg

Afrique du Sud

Observation

7

1993-03

Cas No 52 - dont Phyllis et Diane enlèvement (15 similitudes Jacobs/Bryan) pour 52

53

1993-??

Johannesburg

Afrique du Sud

Observation

7

1993-03

Cas No 53 - dont Phyllis et Diane enlèvement (15 similitudes Jacobs/Bryan) pour 53

54

1993-??

Johannesburg

Afrique du Sud

Observation

7

1993-03

Cas No 54 - dont Phyllis et Diane enlèvement (15 similitudes Jacobs/Bryan) pour 54

55

1993-??

Johannesburg

Afrique du Sud

Abduction

7

1993-03

Cas No 55 - dont Phyllis et Diane enlèvement (15 similitudes Jacobs/Bryan) pour 55

56

1993-??

Johannesburg

Afrique du Sud

Abduction

7

1993-03

Cas No 56 - dont Phyllis et Diane enlèvement (15 similitudes Jacobs/Bryan) pour 56

57

1993-??

Johannesburg

Afrique du Sud

Abduction

7

1993-03

Cas No 57 - dont Phyllis et Diane enlèvement (15 similitudes Jacobs/Bryan) pour 57

58

1993-??

Johannesburg

Afrique du Sud

Abduction

7

1993-03

Cas No 58 - dont Phyllis et Diane enlèvement (15 similitudes Jacobs/Bryan) pour 58

59

1993-??

Johannesburg

Afrique du Sud

Abduction

7

1993-03

Cas No 59 - dont Phyllis et Diane enlèvement (15 similitudes Jacobs/Bryan) pour 59

60

1993-??

Johannesburg

Afrique du Sud

Abduction

7

1993-03

Phyllis et Diane - suite chronologie

Femmes blanches

61

1993-??

Kenya / Zambie

Afrique

Lumière / RR3

8

1993-09

Out of Africa Kenya Zambie No 61

62

1993-??

Kenya / Zambie

Afrique

Lumière / RR3

8

1993-09

Out of Africa Kenya Zambie No 62

63

1993-??

Kenya / Zambie

Afrique

Lumière / RR3

8

1993-09

Out of Africa Kenya Zambie No 63

64

1993-??

Kenya / Zambie

Afrique

Lumière / RR3

8

1993-09

Out of Africa Kenya Zambie No 64

65

1993-??

Kenya / Zambie

Afrique

Lumière / RR3

8

1993-09

Out of Africa Kenya Zambie No 65

66

1993-??

Kenya / Zambie

Afrique

Lumière / RR3

8

1993-09

Out of Africa Kenya Zambie No 66

67

1993-??

Kenya / Zambie

Afrique

Lumière / RR3

8

1993-09

Out of Africa Kenya Zambie No 67

68

1993-??

Kenya / Zambie

Afrique

Lumière / RR3

8

1993-09

Out of Africa Kenya Zambie No 68

69

1993-??

Kenya / Zambie

Afrique

Lumière / RR3

8

1993-09

Out of Africa Kenya Zambie No 69

70

1993-??

Kenya / Zambie

Afrique

Lumière / RR3

8

1993-09

Out of Africa Kenya Zambie No 70

71

1993-??

Kenya / Zambie

Afrique

Lumière / RR3

8

1993-09

Out of Africa Kenya Zambie No 71

72

1993-??

Kenya / Zambie

Afrique

Lumière / RR3

8

1993-09

Out of Africa Kenya Zambie No 72

73

1993-??

Kenya / Zambie

Afrique

Lumière / RR3

8

1993-09

Out of Africa Kenya Zambie No 73

74

1993-??

Kenya / Zambie

Afrique

Lumière / RR3

8

1993-09

Out of Africa Kenya Zambie No 74

75

1993-??

Kenya / Zambie

Afrique

Lumière / RR3

8

1993-09

Out of Africa Kenya Zambie No 75

76

1994-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Observation

9

1994-02

Cas No 76

77

1994-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Observation

9

1994-02

Cas No 77

78

1994-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Observation

9

1994-02

Cas No 78

79

1994-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Observation

9

1994-02

Cas No 79

80

1994-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Observation

9

1994-02

Cas No 80

81

1994-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Observation

9

1994-02

Cas No 81

82

1994-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Observation

9

1994-02

Cas No 82

83

1994-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Observation

9

1994-02

Cas No 83

84

1994-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Observation

9

1994-02

Comparaison dessins Ariel futurs p.7

85

1994-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Observation

9

1994-02

Cas No 85

86

1994-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Observation

9

1994-02

Cas No 86

87

1994-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Observation

9

1994-02

Cas No 87

88

1994-08-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Lumière

10

1994-08

Vague avant Ariel No 88

Pré-flap

89

1994-08-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Lumière

10

1994-08

Vague avant Ariel No 89

Pré-flap

90

1994-08-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Lumière

10

1994-08

Vague avant Ariel No 90

Pré-flap

91

1994-08-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Lumière

10

1994-08

Vague avant Ariel No 91

Pré-flap

92

1994-08-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Lumière

10

1994-08

Vague avant Ariel No 92

Pré-flap

93

1994-08-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Lumière

10

1994-08

Vague avant Ariel No 93

Pré-flap

94

1994-08-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Lumière

10

1994-08

Vague avant Ariel No 94

Pré-flap

95

1994-09-14 21:00

Lake Kariba + route

Zimbabwe

RR3

11

1995-02

Jeune garçon et mère + trucker - êtres sur route même nuit boule de feu

Flap 14 sept

96

1994-09-16 10:00

Ariel School, Ruwa

Zimbabwe

RR3 / Occupants

11

1995-02

62 enfants 6-12 ans, 1-4 disques, êtres 1m combinaison noire brillante yeux allongés, message télépathique écologique, dessins cohérents inter-tribaux

Cas majeur - première enquête Hind 20 sept + Mack 2-3 déc

97

1994-09-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Lumière / Suivi

12

1995-07

Suite Ariel + cas No 97

98

1994-09-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Lumière / Suivi

12

1995-07

Suite Ariel + cas No 98

99

1994-09-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Lumière / Suivi

12

1995-07

Suite Ariel + cas No 99

100

1994-09-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Lumière / Suivi

12

1995-07

Suite Ariel + cas No 100

101

1994-09-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Lumière / Suivi

12

1995-07

Suite Ariel + cas No 101

102

1994-09-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Lumière / Suivi

12

1995-07

Suite Ariel + cas No 102

103

1994-09-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Lumière / Suivi

12

1995-07

Suite Ariel + cas No 103

104

1994-09-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Lumière / Suivi

12

1995-07

Suite Ariel + cas No 104

105

1994-09-??

Zimbabwe

Zimbabwe

Lumière / Suivi

12

1995-07

Suite Ariel + cas No 105

106

1995-??

Zimbabwe / SA

Afrique australe

Observation

13

1996-02

Cas No 106

107

1995-??

Zimbabwe / SA

Afrique australe

Observation

13

1996-02

Cas No 107

108

1995-??

Zimbabwe / SA

Afrique australe

Observation

13

1996-02

Cas No 108

109

1995-??

Zimbabwe / SA

Afrique australe

Observation

13

1996-02

Cas No 109

110

1995-??

Zimbabwe / SA

Afrique australe

Observation

13

1996-02

Cas No 110

111

1995-??

Zimbabwe / SA

Afrique australe

Observation

13

1996-02

Cas No 111

112

1995-??

Zimbabwe / SA

Afrique australe

Observation

13

1996-02

Cas No 112

113

1995-??

Zimbabwe / SA

Afrique australe

Observation

13

1996-02

Cas No 113

114

1995-??

Zimbabwe / SA

Afrique australe

Observation

13

1996-02

Cas No 114

115

1996-??

Lake Kariba

Zimbabwe

Triangulaire

13

1996-02

Triangular UFO Surprises Fishermen

116

1996-??

Afram Plains

Ghana ? / Zimbabwe

Lumière champs

13

1996-02

UFO in the Fields of Afram Plains

117

1996-??

Afram Plains

Afrique

RR1

13

1996-02

Suite Afram Plains

118

1996-??

Natal

Afrique du Sud

Contacté / Lumière

14

1996-07

Dossier Klarer suite No 118

119

1996-??

Natal

Afrique du Sud

Contacté / Lumière

14

1996-07

Dossier Klarer suite No 119

120

1996-??

Natal

Afrique du Sud

Contacté / Lumière

14

1996-07

Dossier Klarer suite No 120

121

1996-??

Natal

Afrique du Sud

Contacté / Lumière

14

1996-07

Dossier Klarer suite No 121

122

1996-??

Natal

Afrique du Sud

Contacté / Lumière

14

1996-07

Dossier Klarer suite No 122

123

1996-??

Natal

Afrique du Sud

Contacté / Lumière

14

1996-07

Dossier Klarer suite No 123

124

1996-??

Natal

Afrique du Sud

Contacté / Lumière

14

1996-07

Dossier Klarer suite No 124

125

1996-??

Natal

Afrique du Sud

Contacté / Lumière

14

1996-07

Dossier Klarer suite No 125

126

1996-??

Afrique du Sud

Afrique du Sud

Abduction / Lumière

15

1997-01

Cas No 126

127

1996-??

Afrique du Sud

Afrique du Sud

Abduction / Lumière

15

1997-01

Cas No 127

128

1996-??

Afrique du Sud

Afrique du Sud

Abduction / Lumière

15

1997-01

Cas No 128

129

1996-??

Afrique du Sud

Afrique du Sud

Abduction / Lumière

15

1997-01

Cas No 129

130

1996-??

Afrique du Sud

Afrique du Sud

Abduction / Lumière

15

1997-01

Cas No 130

131

1996-??

Afrique du Sud

Afrique du Sud

Abduction / Lumière

15

1997-01

Cas No 131

132

1996-??

Afrique du Sud

Afrique du Sud

Abduction / Lumière

15

1997-01

Cas No 132

133

1996-??

Afrique du Sud

Afrique du Sud

Abduction / Lumière

15

1997-01

Cas No 133

134

1996-??

Afrique du Sud

Afrique du Sud

Abduction / Lumière

15

1997-01

Cas No 134

135

1996-??

Afrique du Sud

Afrique du Sud

Abduction / Lumière

15

1997-01

Cas No 135

136

1997-??

Afrique

Afrique

Synthèse

16

1997-07

Cas No 136 - autour publication UFOs Over Africa

137

1997-??

Afrique

Afrique

Synthèse

16

1997-07

Cas No 137 - autour publication UFOs Over Africa

138

1997-??

Afrique

Afrique

Synthèse

16

1997-07

Cas No 138 - autour publication UFOs Over Africa

139

1997-??

Afrique

Afrique

Synthèse

16

1997-07

Cas No 139 - autour publication UFOs Over Africa

140

1997-??

Afrique

Afrique

Synthèse

16

1997-07

Cas No 140 - autour publication UFOs Over Africa

141

1997-08-29 19:30

Chete Gorge

Zimbabwe

Rentrée satellite

17

1998-02

Lights in the Sky Case F - PAS 5 r - identifié sat Molczan

Identifié

142

1997-08-29

Mana Pools

Zimbabwe

Rentrée

17

1998-02

Case G - Mhangura - même rentrée

Identifié

143

1997-??

Dar es Salaam

Tanzanie

Observation

17

1998-02

Zamei of Dar-es-Salaam Case No 142/143

144

1997-??

Harare

Zimbabwe

Observation

17

1998-02

Cas No 144

145

1998-??

Lusaka / Zambie

Zambie

Entité / Effets physio

19

1999-01

Zambian Experience Dimitri - paralysie nocturne, bruits sabots, cyst 2cm disparition ligne rasoir 1cm, chiens silencieux

Effets physiologiques

146

1998-??

Lake Kyle Masvingo

Zimbabwe

RR1

19

1999-01

Lake Kyle Masvingo Case No 146

147

1988-??

Northcliffe Johannesburg

Afrique du Sud

Observation

20

1999-07

Kerry Northcliffe - banlieue Johannesburg

148

1999-??

Mutare / Harare

Zimbabwe

Observation

20

1999-07

Cas No 148 dont Stuart of Mutare boule football

149

1999-??

Mutare / Harare

Zimbabwe

Observation

20

1999-07

Cas No 149 dont Stuart of Mutare boule football

150

1999-??

Mutare / Harare

Zimbabwe

Observation

20

1999-07

Cas No 150 dont Stuart of Mutare boule football

151

1999-??

Mutare / Harare

Zimbabwe

Observation

20

1999-07

Cas No 151 dont Stuart of Mutare boule football

152

1999-??

Mutare / Harare

Zimbabwe

Observation

20

1999-07

Cas No 152 dont Stuart of Mutare boule football

153

1999-??

Harare

Zimbabwe

Contact remote

22

2000-07

Contact by Remote Control Case No 153

154

1980-12-?? 02:00

Uitenhage

Afrique du Sud

RR1 + paralysie

21

2000-01

Yusuf A. café, cigare noir 200ft, lueur orange, paralysie froid, silence absolu, sifflement, chiens hurlements après

Paralysie

155

1981-02-13 21:00

Rawson / Worcester Du Toits Kloof

Afrique du Sud

RR1

21

2000-01

Mr & Mrs T. ellipsoïde bleu-vert électrique bande rouge non continue, hésitant puis vitesse vers Croix du Sud

RR1

156

1999- ??

Zimbabwe

Zimbabwe

Entité effrayante

22

2000-07

Alarming Aliens Case No 156

Dernier cas numéroté

 

 

Chapitre XVI

QUE FAIRE SI VOUS VOYEZ UN OVNI – OU SI VOUS AVEZ CONNAISSANCE PAR UN AMI D’UNE OBSERVATION

 

Une observation dont vous avez connaissance et qui n’est pas dans le livre : communiquez là nous, nous l’analyserons et nous la publierons dans la prochaine édition du livre LES OVNIs EN AFRIQUE

 

Envoyez votre observation à :  lebat1@aol.com

 

QUE FAIRE SI VOUS OBSERVEZ UN OVNI ?

 

Un phénomène étrange dans le ciel ? Notez, décrivez, signalez.

Vous venez d'observer dans le ciel une lumière, un objet ou un phénomène que vous ne parvenez pas à identifier ?

 

Ne cherchez pas immédiatement à lui donner une explication.

 

Un phénomène inhabituel peut avoir de nombreuses causes : avion, satellite, météore, ballon, drone, phénomène atmosphérique, rentrée spatiale, planète brillante… Mais certains témoignages demeurent difficiles à expliquer.

 

Dans tous les cas, votre témoignage peut être utile.

L'intérêt d'un signalement est de conserver une trace de l'observation alors que les détails sont encore frais dans la mémoire, de permettre éventuellement une comparaison avec d'autres témoignages et, lorsque les informations sont suffisamment précises, de rechercher une explication conventionnelle.

 

SI VOUS ÊTES TÉMOIN, QUE FAIRE ?

 

            1. Restez attentif et observez

Si le phénomène est toujours visible, essayez de noter ce que vous voyez sans chercher à interpréter.

Évitez, par exemple, d'écrire immédiatement « soucoupe », « engin extraterrestre » ou « vaisseau ». Préférez une description :

 

·         « Lumière blanche très brillante »
« forme sombre triangulaire »
« plusieurs lumières disposées en ligne »
« objet lumineux semblant rester immobile ».

 

La différence est importante : décrire ce que vous avez vu permet ensuite de discuter son interprétation.

 

            2. Notez immédiatement l'heure

L'heure est l'une des informations les plus importantes.

Si possible, indiquez :

·         L’heure de début ;

·         L’heure de fin ;

·         Votre fuseau horaire ;

·         La durée approximative.

 

Même une estimation est utile :

            « Vers 22 h 15, pendant environ trois minutes ».

 

            3. Notez votre position

Indiquez :

·         La commune ;

·         Le lieu d'observation ;

·         Éventuellement votre position approximative ;

·         La direction dans laquelle vous regardiez.

 

Si vous connaissez les points cardinaux, indiquez par exemple : Nord — Nord-Est — Est — Sud-Est, etc.

 

Vous pouvez également utiliser un repère facilement identifiable : clocher, montagne, immeuble, arbre, antenne…

 

            4. Essayez d'évaluer le mouvement

Le phénomène était-il :

·         Immobile ?

·         Lent ?

·         Rapide ?

·         En déplacement rectiligne ?

·         Changeant de direction ?

·         Montant ou descendant ?

·         Disparaissant progressivement ?

·         Disparaissant brusquement ?

 

Ne vous préoccupez pas de déterminer sa vitesse réelle. Ce qui nous intéresse d'abord est son mouvement apparent.

            5. Si vous avez une photographie ou une vidéo, conservez l'original

Ne supprimez pas l'original.

 

Conservez si possible :

·         La photographie originale ;

·         La vidéo originale ;

·         Les métadonnées ;

·         La date et l'heure du fichier ;

·         Les autres photographies prises avant ou après.

 

Évitez de recadrer, retoucher ou modifier le fichier original avant de le transmettre.

Une copie peut toujours être créée pour les réseaux sociaux ; l'original doit être conservé.

 

POURQUOI SIGNALER UNE OBSERVATION ?

Un témoignage isolé peut sembler anodin.   Mais plusieurs observations indépendantes effectuées au même moment ou dans une même région peuvent parfois permettre de reconstituer un phénomène.

 

Un signalement peut notamment permettre de rechercher une éventuelle correspondance avec :

·         Un trafic aérien ;

·         Un satellite ;

·         La Station spatiale internationale ;

·         Un lancement spatial ;

·         Une rentrée atmosphérique ;

·         Un météore ;

·         Un ballon stratosphérique ou météorologique ;

·         Un drone ;

·         Un phénomène météorologique ;

·         Un phénomène astronomique ;

·         Ou un autre événement connu.

 

Signaler une observation ne signifie donc pas affirmer qu'il s'agissait d'un engin extraterrestre. Cela signifie simplement : « J'ai observé quelque chose que je n'ai pas réussi à identifier. Voici précisément ce que j'ai vu. » Cette distinction est fondamentale.

 

VOUS AVEZ OBSERVÉ UN PHÉNOMÈNE INHABITUEL ?

Vous pouvez transmettre votre témoignage à : lebat1@aol.com 

 

Vous pouvez joindre votre photographie ou votre vidéo, en conservant impérativement le fichier original.

 

N'envoyez que des informations dont vous acceptez la conservation et l'utilisation dans le cadre d'une enquête ou d'une publication.

 

QUESTIONNAIRE RAPIDE — VOTRE OBSERVATION

 

Il n'est pas nécessaire de rédiger un long récit.

Quelques informations précises sont souvent plus utiles qu'une interprétation.

 

IDENTITÉ DU TÉMOIN

Nom ou pseudonyme :
Âge :
Profession (facultatif) :
Adresse électronique pour vous recontacter :

 

L'OBSERVATION

Date :
Heure de début :
Heure de fin ou durée approximative :
Lieu :
Direction regardée :
Conditions météo connues : ciel clair / nuageux / couvert / autre

 

CE QUE VOUS AVEZ VU

1. Quelle était la forme apparente ?
□ point lumineux
□ boule / sphère
□ disque
□ triangle
□ cigare
□ autre
□ impossible à déterminer

 

2. Quelle était la couleur ?
....................................................................

 

3. Le phénomène était-il lumineux ?
....................................................................

 

4. Semblait-il se déplacer ?
....................................................................

 

5. A-t-il changé de direction ou de vitesse ?
....................................................................

 

6. Avez-vous entendu un bruit ?
□ oui
□ non
□ impossible à déterminer

 

7. Combien de temps avez-vous réellement pu l'observer ?
....................................................................

 

8. Quelle était sa taille apparente ?

Comparez si possible avec un objet connu :

« Comme une étoile », « comme la Lune », « comme une pièce tenue à bout de bras », etc.

....................................................................

 

TÉMOINS ET DOCUMENTS

Y avait-il d'autres témoins ?
□ oui
□ non

 

Avez-vous pris une photographie ou une vidéo ?
□ oui
□ non

 

Avez-vous conservé le fichier original ?
□ oui
□ non

 

 

Avez-vous déjà publié cette observation sur Internet ou les réseaux sociaux ?
□ oui
□ non

Si oui, où ?
....................................................................

 

VOTRE RÉCIT

Décrivez librement ce que vous avez observé, sans essayer de l'expliquer :

....................................................................

....................................................................

....................................................................

 

....................................................................

....................................................................

 

UN DERNIER CONSEIL

Ne modifiez pas votre témoignage pour le rendre plus spectaculaire.

Si vous n'êtes pas certain de la couleur, indiquez-le.

Si vous ne savez pas si l'objet était proche ou lointain, indiquez-le.

Si vous ne pouvez pas déterminer sa direction, indiquez-le.

Si vous avez oublié l'heure exacte, donnez une estimation.

Un témoignage honnête comprenant des incertitudes est beaucoup plus utile qu'un récit auquel on aurait ajouté des détails après coup.

 

Décrire d'abord.

Interpréter ensuite.

Vérifier enfin.

 

C'est sur cette méthode que repose toute enquête sérieuse sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés.

 

Une observation, sou envoyez votre témoignage : lebat1@aol.com  ou au GEOS France – Gérard Lebat – 39 rue de Fretay 91140 VILLEJUST France

 

Le GEOS FRANCE - GROUPE D’ETUDES DES OBJETS SPATIAUX DE FRANCE est une association officielle, parue au Journal Officiel de La République Française le 5 juin 1969

 

 

 

 

 

LA POLITIQUE ET LES OVNIS EN GRANDE BRETAGNE

GERARD LEBAT

Synthèse en 10 chapitres :

La naissance des enquêtes britanniques sur les OVNI

Le ministère de la Défense et la gestion du phénomène

Les grandes affaires britanniques

Le rapport Condign et la fermeture du dossier officiel

Les archives déclassifiées et les controverses

La fin du bureau OVNI du MoD

Les réactions publiques et politiques

La science britannique face aux UAP

Le Royaume-Uni face aux États-Unis et aux Five Eyes Bilan et perspectives d'avenir

 

TELECHARGER « LA POLITIQUE ET LES OVNIs EN GRANDE-BRETAGNE »

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lebat1@aol.com

 

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