Vous êtes sur la page 02 - Continuer sur la page 03 ou mieux, cliquer sur le lien ci-dessous vous aurez le pdf complet.
LES OVNIS SUR LE CONTINENT AFRICAIN
Un livre de Gérard LEBAT
La version publiée ici est une version sans mise en page ni documents ou photos.
CLIQUEZ SUR LE LIEN SUIVANT POUR AVOIR LA VERSION COMPLETE , SOUS PDF, QE VOUS POUVEZ LIRE ET TELECHARGER.
https://ovnietuapinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/LES-OVNIs-SUR-LE-CONTINENT-AFRICAIN-V-2026.pdf
La bible des ovnis en Afrique
La bible de l’ufologie en Afrique – Toute l’Ufologie Africaine en un seul livre - Plus de 1200 pages – Près de 1000 observations dont de nombreuses commentées et analysées – La vison des ancêtres face aux « êtres » de lumières et autres superstitions, analysée pour de nombreux pays - De nombreuses informations uniques issues de nos recherches et de nos enquêtes… Un ouvrage complet, évolutif qui sera mis à jour ultérieurement par l’ajout des cas, des études ou des documents que vous nous communiquerez ou que nous trouverons au cours de nos recherches
suite page 01 -
Avec Credo Mutwa, nous sortons de l'ufologie d'enquête à l'anglo-saxonne - relevés Geiger de Gunter Hofer, dessins d'enfants de Ruwa, compilations de Roland Roeis. Nous entrons dans un univers où Lle phénomène OVNI n'est pas un objet, mais un mythe vivant.
1. Qui était-il ? - CV
Vusamazulu Credo Mutwa (21 July 1921 – 25 March 2020) était un sangoma zoulou (guérisseur traditionnel) d'Afrique du Sud. Mort à 98 ans à Kuruman, Cap Nord. Le titre est essentiel : Credo était un Sanusi qui est une sorte de devin zoulou ou sangoma. Sanusi ne veut pas dire guérisseur ordinaire. C'est le grade le plus élevé de la hiérarchie traditionnelle zoulou : gardien de l'histoire tribale, de la cosmologie et des secrets interdits.
Né le 21 juillet 1921 à Zululand, Natal (aujourd'hui kwa Zulu-Natal). Fils d'un père bâtisseur appartenant à la foi chrétienne, tandis que sa mère (une jeune fille zouloue) pratiquait l'ancienne religion du peuple zoulou. Enfant illégitime, rejeté, élevé entre deux mondes.
À 14 ans, il tombe gravement malade. La médecine blanche échoue. Son grand-père maternel, guerrier zoulou ayant combattu les Britanniques, le guérit et lui révèle : Sa maladie était en fait une maladie sacrée qui l'invitait à devenir « chaman » ou guérisseur. Il fut initié et devint Sangoma Commence alors une vie d'errance initiatique de 1946 à 1958 à travers le Swaziland, le Zimbabwe, le Botswana, à pied, avec des conteurs, des guérisseurs, pour collecter les mythes avant qu'ils ne disparaissent.
En 1974-1975, il réussit à fonder à Soweto le premier village-musée africain vivant : Kwa-Khaya Lendaba, sur les jardins Oppenheimer. Il y reconstruit les architectures de toutes les tribus et y sculpte des figures mythologiques géantes. Le village sera brûlé en 1976 par des jeunes militants qui l'accusent de tribalisme, puis à nouveau en 1980.
Écrivain, artiste, prophète : Il est connu pour avoir écrit des livres sur la mythologie africaine, le folklore traditionnel zoulou et les rencontres extraterrestres. Et plus précisément : Il était connu comme auteur de livres qui s'inspirent de la mythologie africaine, du folklore traditionnel zoulou, des rencontres extraterrestres et de ses propres rencontres personnelles.
Bibliographie de Référence:
Il est l’auteur des livres Indaba, My Children (1964), Let Not My Country Die (1986), Song of the Stars: Lore of the Zulu Shaman (1996), Zulu Shaman: Dreams, Prophesies and Mysteries (2003) et Woman of Four Paths: The Story of a Strange Black Woman in South Africa (2007).
Indaba, Mes enfants restent son best-seller :
Son livre populaire Indaba, My Children a connu un succès commercial après s'être vendu à plus de 250 000 exemplaires rien qu'en Afrique du Sud. Mutwa était vénéré pour ses prédictions sur les événements mondiaux, notamment la destruction du World Trade Center de New York en 2001, le soulèvement du 16 juin 1976, le VIH et l'assassinat de Chris Hani. En fin de vie, honoré par le gouvernement : USIBA Award 2018 pour Indigenous Wisdom, Lifetime Achievement Award aux South African Literary Awards 2017.
Chez Mutwa, le phénomène OVNI n'est jamais "Non identifié". Il est identifié depuis des millénaires. Pour lui, les archives africaines distinguent trois catégories :
· Les extraterrestres les plus dangereux, cependant, étaient les Mantindane, qui sont des singes étoiles et des bourreaux, les puissants reptiles extraterrestres connus sous le nom de Chitauri, et les Gris, les petits serviteurs des Chitauri.
· Les Chitauri : mot zoulou traduit par "ceux qui racontent / ceux qui volent / les haut-parleurs". Pour Mutwa, c'est une race reptilienne technologiquement avancée arrivée il y a des millénaires pour exploiter l'or d'Afrique australe. Il a dit : Le guérisseur et spiritualiste sud-africain, le Dr Credo Mutwa, a décrit les extraterrestres reptiliens Chitauri comme une espèce qui s'est reproduite avec les humains et a enseigné à l'humanité certains des arts de la civilisation.
· Les Mantindane : "les tourmenteurs". Petits êtres gris, serviteurs des Chitauri. Mutwa affirme avoir été lui-même victime:
En plus d'être un artiste, un auteur et un historien reconnu, Mutwa se présente comme une victime d'enlèvement extraterrestre, affirmant avoir été en contact avec des entités que son peuple appelle les Mantindane (les tourmenteurs), semblables à ce que nous appelons les Gris dans le monde anglophone.
Credo Mutwa a apporté à ce thème ancien une interprétation moderne et conspirationniste. Il affirmait que certains mythes africains anciens, notamment ceux concernant les « Chitauri » (souvent traduits par « ceux qui volent » ou « les conquérants »), étaient en réalité des récits historiques de rencontres avec des extraterrestres reptiliens.
Selon Credo Mutwa, ces capacités télépathiques ont diminué lorsque la parole a été introduite par une espèce d'êtres extraterrestres reptiliens qu'il appelle les « Chitauri » ou « Les Parleurs », qui, selon les enseignements anciens des mystiques africains, seraient venus extraire de l'or en Afrique australe.
Pour Mutwa, les humains parlaient autrefois par télépathie. Les Chitauri ont introduit le langage verbal pour diviser, pour pouvoir mentir, et pour couper la connexion directe avec les ancêtres. C'est exactement le message que les enfants de l'école Ariel en 1994 avaient reçu télépathiquement : "la technologie va détruire la planète".
Tradition + Mythologie + Expérience + OVNI est une seule chose en Afrique.
1. Là où l'ufologie occidentale sépare folklore et observation radar, le Sanusi les fusionne. Un serpent géant dans le lac, un Tokoloshe, un disque argenté au-dessus de Ruwa, c'est la même famille d'êtres.
2. Il inverse la chronologie. Pour l'ICER et la Society for UAP Studies - où Tim Murithi le cite - l'Afrique n'est pas périphérique. C'est central parce que les mythes d'extraction d'or, de dieux venus du ciel, y sont plus anciens que la Bible.
1. Il incarne le pont oral / écrit. Toute son œuvre est une tentative désespérée de sauver une tradition orale en l'écrivant, au moment même où les jeunes Sowetans brûlaient son village pour cause de modernité politique. C'est le même drame que l'ufologie africaine : une mémoire qui disparaît faute d'archives.
En ce sens, il n'est pas un enquêteur. Il est l'objet d'étude lui-même : comment une culture traditionnelle zoulou réinterprète la vague OVNI moderne des années 90 avec ses propres catégories.
Le récit personnel de Mutwa
Dans cet entretien, Mutwa raconte également une expérience personnelle ancienne qu'il situe dans son passé en Afrique. Il décrit des êtres humanoïdes de petite taille, associés à un environnement étrange, et explique qu'il établit ensuite des rapprochements avec certaines traditions africaines.
Un très court passage permet de saisir son approche : « J’avais peur, mais je ne pouvais pas bouger… » Ce type de récit est intéressant parce que Mutwa ne présente pas l'expérience comme un simple phénomène astronomique. Pour lui, elle possède une dimension spirituelle et culturelle. C'est exactement ce qui distingue son approche de celle de Cynthia Hind.
CREDO MUTWA et les Chitauli
Dans les récits de Mutwa, les Chitauli occupent une place centrale. Il les présente comme des êtres associés à l'histoire ancienne de l'Afrique. Il établit des rapprochements entre ces récits et certaines représentations contemporaines des « extraterrestres » ou des « Gris ».
Mais ici encore, il faut adopter une méthode critique. Nous devons distinguer :
- Ce que Mutwa affirme - Il dit avoir connaissance de récits africains concernant ces êtres et affirme avoir lui-même vécu des expériences qu'il interprète dans ce cadre.
- Ce que l'ethnographie peut établir - L'existence de traditions africaines concernant des êtres surnaturels, des esprits, des ancêtres, des génies et diverses puissances est bien documentée.
- Ce que l'ufologie affirme - Certains auteurs ont interprété ces récits comme les traces anciennes de rencontres avec des extraterrestres.
- Ce que les sources permettent réellement de démontrer - Elles ne permettent pas de transformer automatiquement les traditions concernant les Chitauli en preuve d'une présence extraterrestre ancienne.
Cette distinction sera particulièrement importante dans notre présentation.
Mutwa et sa rencontre avec John Mack
L'une des rencontres les plus intéressantes est celle de Credo Mutwa avec John Mack. Dans son interview avec Whitley Strieber, Mack raconte qu'il était arrivé en Afrique dans le contexte de son enquête sur Ariel School. Il devait se rendre au Zimbabwe, mais son voyage comprenait également une étape en Afrique du Sud. Il raconte qu'à son arrivée, il fut mis en contact avec Credo Mutwa. Mack explique que Mutwa lui parla de ses propres expériences et de créatures qu'il associait à sa culture. Dans cette conversation, Mack fait également référence au terme Mantindane, utilisé dans les récits de Mutwa. C'est un épisode remarquable dans l'histoire de l'ufologie : un psychiatre américain de Harvard enquêtant sur des enfants africains rencontre un traditionaliste zoulou qui interprète ses propres expériences à travers des catégories culturelles africaines.
Cela crée une rencontre entre deux systèmes d'interprétation très différents.
Mutwa face à l'interprétation extraterrestre
Les interviews ultérieures de Mutwa vont encore beaucoup plus loin. Dans une conversation publiée par Rick Martin, il affirme notamment que certaines traditions africaines auraient conservé le souvenir d'êtres venus « du ciel ». Un court extrait donne une idée de son discours : « Ces créatures sont venues du ciel en Afrique… » Il associe ensuite certains récits africains à des êtres qu'il décrit comme possédant des caractéristiques physiques particulières. Il parle également de différents noms attribués à ces êtres dans diverses régions d'Afrique. Ce matériel est extrêmement intéressant historiquement, mais il faut éviter une erreur fréquente : attribuer aux traditions africaines anciennes les interprétations modernes de Mutwa sans vérifier indépendamment chaque tradition.
Rencontre David Icke - Credo Mutwa,
The Reptilian Agenda a été tourné en Afrique du Sud en 1998, publié en 1999 par Bridge of Love Publications. C'est 6 h 32 de vidéo : MPEG-4 : 899MB, 6h 32min
Présenté par Icke comme : Dans cette fantastique interview, Credo Mutwa révèle l'histoire de la prise de contrôle reptilienne de la planète Terre et comment une race reptilienne changeante (les Chitauri pour les Africains) a contrôlé l'humanité pendant des milliers d'années. C'est l'entretien le plus cité sur Mutwa. Voici ce qu'il y déclare, dans ses propres mots - je vous donne les passages transcriptés.
1. L'arrivée des Chitauri
C'est le cœur de son récit. Il raconte une époque où le ciel était couvert de brume, sans soleil visible, et où les humains étaient androgynes et télépathes :
Il fut un temps où le ciel bleu était invisible, où le monde entier était recouvert de brume [...] À cette époque, les gens étaient ce que nous appelons en zoulou « Nugubili » — un être humain était à la fois homme et femme dans un seul corps.
À cette époque, les êtres humains ne pouvaient pas parler ; nous n'avions pas le don du langage. Et pourtant, les gens possédaient un grand pouvoir mental ; un homme allait dans la brousse et, par la force de son esprit, appelait un animal.
Puis :
Et du ciel un jour surgirent des objets terribles. Ils ressemblaient à des boules gigantesques faites d'un or immense et brillant. Ils avaient la forme de boules sans couture et ils étaient plus grands que les plus hautes montagnes. Ils sont apparus du ciel, apportant avec eux un grand bruit, une fumée noire et du feu.
Mais lorsque les Chitauri sont arrivés, ils ont dit à notre peuple qu'ils étaient des dieux et qu'ils allaient nous offrir de grands dons à une seule condition : que nous les vénérions et les acceptions comme nos créateurs.
C'est la base de sa lecture : les dieux africains sont des extraterrestres miniers.
2. La création de la division homme/femme et du langage
C'est le passage le plus célèbre, repris par tous les blogs :
Ce qu'ils ont fait, c'est qu'ils ont créé deux étranges grottes dans le pays. Ils ont creusé deux grottes ; dans l'une, il y avait une lumière verte et dans l'autre, une lumière rouge. Et ils ont conduit les êtres humains dans ces grottes. Chaque être humain devait choisir dans quelle grotte il voulait aller. Et ceux qui entraient dans la grotte verte en ressortaient sous forme de femmes. Et ceux qui entrèrent dans la grotte rouge en sortirent sous forme d'hommes.
Conséquence : haine immédiate entre les sexes, puis don empoisonné de la parole :
Quand on donna le langage à notre peuple, il découvrit avec horreur qu'il avait perdu une grande partie de ses facultés mentales ; il en avait payé un prix terrible.
Il relate les temps les plus anciens de l'Afrique, où les Africains ne communiquaient pas par la parole mais par télépathie. Pour Mutwa, le langage verbal est l'outil de contrôle des Chitauri pour briser la télépathie. Il résume lui-même : Credo Mutwa explique à David que dans l'histoire zouloue, les êtres reptiliens sont connus sous le nom de Chitauri, et il affirme que les Gris sont également des reptiles, mais qu'ils travaillent pour les plus puissants Draco.
3. Mantindane, les Gris et l'exploitation minière
Il hiérarchise : Les extraterrestres les plus dangereux étaient cependant les Mantindane, des singes des étoiles et des tortionnaires, les puissants reptiles extraterrestres connus sous le nom de Chitauri, et les Gris, les petits serviteurs des Chitauri.
Et précise son expérience personnelle d'enlèvement : Nous croyons, monsieur, que les Mantindane (« les tourmenteurs »), les Gris, sont en réalité des serviteurs des Chitauri.
Physiquement, il les décrit par les yeux : C'est l'un des serpents les plus venimeux que l'on puisse trouver. ... Il a des yeux EXACTEMENT comme ceux d'un Chitauli et d'un Mantindane
Mission des Chitauri selon lui : Ils ont obligé les êtres humains à aller dans des trous dans le sol et à extraire du métal – de l'or, du cuivre, de l'étain, toutes sortes de métaux que les Chitauri ont forcé notre peuple à extraire.
4. Le côté sombre - cerveau humain
Dernier point qui a fait le succès de l'interview chez Icke : À ce jour, nous pensons que les Chitauri mangent du cerveau humain. Et curieusement, des scientifiques ont découvert des crânes dans lesquels le cerveau humain avait été retiré et mangé par quelqu'un ou quelque chose.
Il raconte ensuite l'histoire de la femelle Chitauri rebelle, Mai Zarantuari Samahongo, qui aurait appris aux humains à faire l'amour par compassion, provoquant la colère du chef Umbaba Gorontuari.
Ce que vous devez retenir : Mutwa ne parle pas d'OVNI au sens d'objet volant non identifié de 1994. Il parle d'une histoire cachée de l'Afrique où les traditions orales zouloues sur les Chitauli seraient, selon lui, le témoignage historique de l'arrivée de mineurs reptiliens. C'est pour ça que les archives le présentent comme : discussion sur les "reptiliens", les Chitauli et l'interprétation extraterrestre de certaines traditions africaines
C'est une conception totalement mythologique et initiatique, à l'opposé du travail factuel de Tim Leach ou de Cynthia Hind.
11 – 5 ELIZABETH KLARER — AFRIQUE DU SUD - 1910–1994 — La grande « contactée » du Drakensberg.
Nous présentons un large éventail des ufologues Africains, qui ont faits l’histoire de l’ufologie Africaine. Certains ont une vision loin de la science, mais ils font partie de cette histoire et nous devons ici leur rendre hommage, y compris si l’orientation qu’ils ont démontré dans leurs écrits et interviews ne correspond pas à notre conception de la science d’aujourd’hui. Notre approche du phénomène OVNI reste orientée vers le coté scientifique, nous nous attachons à le démontrer par l’objectivité que nous apportons à présenter les diverses observations et analyses de cet ouvrage.
Elizabeth Klarer est un personnage beaucoup plus riche que la seule étiquette de « contactée » : avant et après ses récits de rencontres, elle eut une formation scientifique et artistique, pratiqua l’aviation, travailla dans la météorologie et, selon plusieurs biographies, dans le renseignement aérien pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle devint ensuite une personnalité internationale de la mouvance des « contactés », auteure, conférencière et propagatrice d'une vision spiritualiste et pacifiste du phénomène. Il faut toutefois distinguer très nettement les éléments biographiques documentés de ses affirmations extraordinaires, qui n'ont jamais été établies par des preuves indépendantes convaincantes.
1. Une femme au parcours exceptionnel avant même l'ufologie
Elizabeth Woollatt, devenue Elizabeth Klarer, naît le 1er juillet 1910 à Mooi River, dans le Natal, aujourd'hui KwaZulu-Natal. Elle meurt à Durban le 9 février 1994, à l'âge de 83 ans.
Elle grandit dans un environnement rural du Natal et reçoit une éducation qui paraît assez inhabituelle pour une jeune femme sud-africaine de sa génération. Les biographies disponibles indiquent qu'elle est scolarisée à St Anne's Diocesan College, à Pietermaritzburg/Hilton, puis part en Italie pour étudier l'art et la musique à Florence. Elle poursuit ensuite une formation en météorologie à Cambridge, décrite dans plusieurs sources comme un diplôme de quatre ans.
Klarer n'était donc pas une personne sans formation qui se serait soudainement intéressée aux OVNI.
Son parcours initial associe : la météorologie ; l’aviation ; la musique ; les arts, puis des activités liées à l'aviation militaire. Elle épouse dans les années 1930 le capitaine W. Stafford Phillips, pilote de la RAF. Il lui apprend à piloter des avions légers, notamment un Tiger Moth. Cette compétence aéronautique va devenir très importante dans son histoire personnelle. En 1937, alors qu'elle voyage avec son mari entre Durban et l'aérodrome de Baragwanath à bord d'un de Havilland Leopard Moth, elle affirme avoir observé un étrange objet sphérique lumineux qui aurait accompagné leur avion. Selon le récit rapporté ultérieurement, Stafford Phillips aurait effectué des manœuvres d'évitement et aurait signalé l'incident après l'atterrissage. Mais il existe ici une réserve documentaire importante : l'absence d'un rapport original retrouvé dans les archives de la South African Air Force ne permet pas actuellement de confirmer indépendamment cet épisode. Le récit est cependant rapporté par The Witness à partir de la biographie de Lauren Beukes.
Les biographies consacrées à Klarer indiquent qu'elle travailla pendant la guerre pour la RAF, notamment comme météorologue, et qu'elle occupa également un poste dans le renseignement aérien. Une biographie secondaire affirme même qu'elle aurait participé au décryptage de communications allemandes.
Un détail assez remarquable apparaît dans sa biographie. En 1932, les trois sœurs Woollatt et Maureen Taylor constituent l'équipe féminine de polo Connington. Elles jouent notamment contre l'équipe féminine de Durban. Cet épisode est présenté comme l'un des premiers matchs féminins officiellement enregistrés en Afrique du Sud. Cela complète le portrait d'une femme qui, dans les années 1930, évolue dans des domaines alors peu habituels pour une Sud-Africaine :
Aviation + météorologie + sport + arts + musique.
C'est à partir de 1954 que son histoire devient véritablement ufologique. Le 27 décembre 1954, dans la région du Drakensberg, près de la ferme familiale de Whyteleafe, elle affirme avoir rencontré un objet discoïde. Elle décrit un appareil métallique ou argenté, proche du sol, avec une coupole et des hublots. Elle aurait alors aperçu pour la première fois l'homme qu'elle identifiera plus tard comme :
AKON Selon son récit, Akon est un humanoïde d'apparence humaine, grand, aux cheveux clairs, aux yeux gris et au visage particulièrement harmonieux. Cette première rencontre est importante parce qu'elle constitue le début d'une histoire qui va progressivement passer :
Observation → contact → communication télépathique → voyage spatial → relation amoureuse → grossesse extraterrestre.
Klarer affirme avoir photographié un mystérieux appareil au-dessus du Drakensberg. La date généralement donnée est le 17 juillet 1956 ; certaines sources secondaires donnent cependant des variantes dans la chronologie. Elle aurait réalisé plusieurs photographies, souvent présentées comme les principales preuves matérielles de son histoire. Ces photographies ont été reproduites dans différentes publications ufologiques de l'époque. Flying Saucer Review publia notamment le dossier en novembre-décembre 1956.
Mais ici apparaît l'un des problèmes essentiels du dossier. L'analyse critique ! Les photographies ont été considérées comme douteuses par plusieurs chercheurs. Le catalogue documentaire du NICAP les décrit comme des photographies montrant un disque métallique, mais signale qu'elles sont considérées comme douteuses et qu'une des images ressemble fortement à un enjoliveur automobile.
D'autres enquêteurs sud-africains, notamment Edgar Sievers, ont au contraire considéré les expériences de Klarer comme authentiques, au moins jusqu'à la période des photographies.
Il existe donc dès cette époque une controverse interne au milieu ufologique.
Le cœur de l'affaire se situe le 7 avril 1956. Klarer affirme qu'un engin s'est posé dans la région du Drakensberg et qu'elle a été autorisée à monter à bord. Elle décrit un appareil d'environ 18 mètres de diamètre, avec une technologie très supérieure à celle de l'époque. Elle aurait rencontré Akon à bord, puis aurait été conduite jusqu'à un vaisseau-mère. Le récit publié dans Flying Saucer Review constitue l'une des premières sources imprimées de cette histoire.
L'histoire évolue ensuite considérablement. - Akon aurait expliqué à Klarer qu'il venait d'une planète appelée : METON, située, selon son récit, dans le système d'Alpha Centauri / Proxima Centauri. Elle affirme avoir finalement été transportée vers ce monde et y avoir vécu plusieurs mois. C'est à partir de cette période que son récit devient beaucoup plus qu'une simple histoire d'OVNI.
Elle décrit :
- Une civilisation technologiquement très avancée ;
- Une société pacifique ;
- Une conscience collective supérieure ;
- Une technologie utilisant une forme de propulsion gravitationnelle ;
- Une civilisation soucieuse de l'environnement ;
- Des êtres humains ayant dépassé les conflits terrestres ;
- Une philosophie cosmique fondée sur l'amour et la paix.
Ces thèmes deviennent progressivement le message central de Klarer, et non plus seulement la description d'un engin volant.
Le dossier devient encore plus extraordinaire lorsque Klarer affirme qu'elle entretient une relation sentimentale et sexuelle avec Akon. Elle affirme avoir été transportée sur Meton et y avoir donné naissance à un garçon : AYLING Selon son récit, l'enfant serait resté sur Meton. Cette partie de l'histoire est développée principalement dans son autobiographie de 1980.
Il faut évidemment être méfiant :
« Klarer affirme… »
Et non :
« Klarer a donné naissance à un extraterrestre. »
Aucune preuve indépendante n'a établi cette affirmation.
L'histoire de Klarer est publiée en 1959 sous le titre : I rymdskepp över Drakensberg que l'on peut traduire approximativement par : « Dans un vaisseau spatial au-dessus du Drakensberg » Une seconde édition paraît en 1967. L'éditeur suédois Edith Nicolaisen, fondatrice de Parthénon, entretient une correspondance suivie avec Klarer : les archives conservées par l'AFU comprennent 23 lettres couvrant la période 1956-1976. C'est une source exceptionnelle pour l'étude historique de Klarer.
Selon cette correspondance, Klarer travaille pendant plusieurs années sur un manuscrit beaucoup plus développé. Entre environ 1960 et 1966, elle transforme progressivement son récit initial en une histoire beaucoup plus ambitieuse intégrant : Akon ; Meton ; le voyage spatial ; la relation amoureuse ; Ayling et les enseignements de la civilisation extraterrestre. C'est à cette période qu'elle passe véritablement du statut de témoin d'un phénomène à celui d'auteure et porte-parole d'une cosmologie personnelle.
12. 1968 : Cynthia Hind enquête sur elle
C'est un épisode très important pour l'histoire de l'ufologie africaine. Cynthia Hind, qui deviendra l'une des grandes enquêtrices africaines du phénomène OVNI, rencontre et interviewe Elizabeth Klarer en 1968. Son récit paraît dans Fate magazine en août 1968. Cela établit un lien historique intéressant :
ELIZABETH KLARER
Afrique du Sud — contactée
↓
CYNTHIA HIND
Afrique australe — enquêtrice
Cette relation va ensuite prendre une nouvelle dimension lorsque Hind développera ses propres recherches sur les OVNI en Afrique.
Klarer évolue dans le même univers culturel que les « contactés » des années 1950. Elle est notamment associée aux idées de George Adamski. Des sources rapportent qu'Adamski aurait rencontré Klarer lors de son passage en Afrique du Sud à la fin des années 1950. Il faut néanmoins éviter de présenter Klarer comme une simple disciple d'Adamski. Son récit possède ses propres caractéristiques :
- Adamski → Vénusiens / frères de l'espace
- Klarer → Akon / Meton / Alpha Centauri / relation personnelle / voyage / enfant hybride.
Elizabeth Klarer devient progressivement une conférencière dans le milieu ufologique international. Un épisode particulièrement documenté concerne le 11e Congrès international des groupes de recherche sur les OVNI à Wiesbaden en 1975. Une source éditoriale consacrée à son autobiographie affirme qu'elle y fut invitée comme guest of honor et que son intervention fut accueillie par une ovation. Un autre document lié à l'édition allemande de son récit indique qu'elle donna également, le 2 novembre 1975, une conférence illustrée intitulée : « Geheimnisse des Lichts » — « Les secrets de la lumière » devant le public de la DUIST. Voilà un élément qui permet véritablement de la qualifier de : conférencière ufologique internationale.
En 1980, Elizabeth Klarer publie : Beyond the Light Barrier chez Howard Timmins, au Cap. L'ouvrage compte environ 191 pages dans l'édition originale recensée par Google Books. Il s'agit essentiellement de son autobiographie ufologique.
Klarer n'est pas seulement une femme affirmant : « J'ai vu une soucoupe. » À partir des années 1960-1970, son discours devient une véritable philosophie cosmique. Elle affirme que l'humanité doit :
- Abandonner la guerre ;
- Dépasser les conflits ;
- Respecter la nature ;
- Développer la conscience ;
- Comprendre son appartenance à un univers plus vaste.
Cette dimension rapproche son discours de ce que l'on appellera plus tard la spiritualité New Age. Son OVNI devient finalement le support d'un message moral et philosophique.
Autre aspect intéressant : Klarer ne se limite pas à l'écriture. Elle a une formation artistique acquise en Italie et, à la fin de sa vie, elle s'intéresse également à la sculpture. Une source consacrée à ses dernières années montre notamment Klarer derrière un buste qu'elle aurait elle-même sculpté. Il serait donc légitime de la présenter comme : artiste amateur / formée aux arts, plutôt que comme « sculptrice professionnelle », car je n'ai pas trouvé de catalogue d'œuvres permettant de lui attribuer une carrière artistique professionnelle.
Dans les années 1980-1990 : Elle continue à recevoir des journalistes, des chercheurs et des passionnés. Elle entretient également une correspondance avec différents chercheurs et contactés. Elle reste particulièrement attachée au site du Drakensberg qu'elle associe à ses rencontres avec Akon. Selon une source sud-africaine consacrée à sa vie, elle continuait à se rendre régulièrement sur ce qu'elle appelait « Flying Saucer Hill ». Elle demeure donc jusqu'à la fin de sa vie une personnalité active du milieu des contactés, et non une personne dont l'histoire aurait simplement appartenu aux années 1950.
Deux ans avant sa mort, elle donne une conférence à Pietermaritzburg, en mai 1992. Le succès est considérable : selon The Witness, plusieurs centaines de personnes se seraient présentées et la salle était devenue trop petite. C'est un témoignage précieux sur sa notoriété en Afrique du Sud. Elle y présente encore le message d'Akon comme s'il s'agissait d'un enseignement qu'elle recevait directement.
Elle parle notamment de la guerre, des conflits humains et de l'avenir de l'humanité.
Elizabeth Klarer aurait parlé devant la House of Lords en 1983 selon diverses biographies. On trouve également l'affirmation selon laquelle un de ses textes aurait été présenté à l'ONU. Mais faute de preuve, je donne ces informations avec la plus grande réserve.
Klarer travaillait également sur un second ouvrage : The Gravity File - Il devait notamment approfondir les aspects technologiques de son récit, en particulier la propulsion qu'elle attribuait aux vaisseaux d'Akon. Mais elle meurt en 1994 sans avoir terminé le manuscrit. Ce livre n'a donc pas la même valeur bibliographique que Beyond the Light Barrier.
Elizabeth Klarer meurt le : 9 février 1994 à Durban, Afrique du Sud à l'âge de 83 ans. Elle laisse derrière elle une histoire devenue l'un des récits de contact extraterrestre les plus célèbres d'Afrique australe.
.
11- 6 - JEAN-CLAUDE SADIA — CÔTE D’IVOIRE – LE « BOSS » DES REPAS UFOLOGIQUES D’ABIJAN – ALORS DIRECTION DE GERARD LEBAT
Jean Claudee Sadia a été un acteur important de l’ufologie ivoirienne des années 2005–2013 Son rôle principal : organiser l'ufologie à Abidjan et en Côte d’Ivoire. Il est le responsable des « Repas UFO Abidjan, un Repas du réseau Francophone des Repas ufologiques créé par Gérard Lebat et sous sa direction », puis comme Directeur régional du MUFON Côte d'Ivoire.
Une source de 2013 rapporte que Jean-Claude Sadia dirigeait les Repas Ufologiques Abidjanaises et qu'il avait auparavant animé le réseau ivoirien sur une période remontant aux années 2005–2013.
Une liste publiée en 2013 des responsables du réseau MUFON France mentionne explicitement :
MUFON Côte d'Ivoire — Jean-Claude Sadia avec une adresse de contact associée.
Jean Claude Sadia n'était pas simplement un amateur isolé ; il était identifié comme responsable d'une structure ufologique ivoirienne intégrée à un réseau international.
Un document consacré à une rencontre d'Abidjan en décembre 2013 indique que Sadia avait déjà été impliqué dans les activités ufologiques ivoiriennes pendant plusieurs années. (Depuis 2005) Une autre source, publiée en 2026 mais revenant sur une enquête plus ancienne, précise que : Jean-Claude Sadia dirigeait en Côte d'Ivoire les Rencontres UFO d'Abidjan entre 2005 et 2013.
Les « Rencontres Ufologiques Abidjanaises »
Le programme comprend :
- Informations ufologiques récentes ;
- Observations OVNI en Côte d'Ivoire et ailleurs ;
- Présentation de dossiers ;
- Rapports d'activités des membres ;
- Échanges entre chercheurs.
Cette organisation ressemble davantage à un petit groupe d'étude régulier qu'à un simple club de passionnés.
Le compte rendu du 8 décembre 2013 est encore plus révélateur. Jean-Claude Sadia est alors désigné pour diriger la réunion du MUFON Côte d'Ivoire, en remplacement de Moussa Karamoko.
Sont notamment présents :
- Moussa Karamoko ;
- Issouf Koné ;
- Jean-Pierre Koua ;
- Hamed Kourouma ;
- Assi Achi ;
- Jean-Claude Sadia.
Sadia accueille les participants et dirige les travaux.
Cela montre qu'il existait autour de lui un petit réseau d'ufologues et de personnes intéressées par le phénomène en Côte d'Ivoire.
Un élément particulièrement intéressant concerne Bingerville, à l'est d'Abidjan. Jean-Claude Sadia entre en contact avec Assi Achi, dont la visite débouche sur la création d'un nouveau point de rencontre ufologique à Bingerville. La première rencontre est prévue pour le 19 janvier 2014. C'est une indication importante de son rôle de développement du réseau ufologique ivoirien en dehors du seul centre d'Abidjan.
Les réunions d'Abidjan semblent également avoir cherché à développer une véritable culture de recherche ufologique. Lors de la réunion du 13 octobre 2013, il est question d'une formation pour les aspirants ufologues mise en place par le MUFON France alors sous la direction de Jacques Patenet, ancien directeur du GEIPAN et de Gérard Lebat, dont dépendaient alors les Rencontres Abidjanaises. Cela signifie que le réseau de Sadia était relié au dispositif plus large :
MUFON USA → MUFON France → MUFON Côte d'Ivoire / Rencontres UFO Abidjan.
UFO ABIDJAN — Direction : Jean-Claude Sadia Il s'agit d'un cas en Guinée forestière, à Yomou, concernant une observation de février 2003 qui a été enquêté par Jean Claude Sadia. Le témoin principal est Gbato Alphonse, connu sous le nom artistique Nepson Paradis, musicien ivoirien.
La source indique :
« Source : Enquête auprès du témoin par UFO ABIDJAN (Côte d'Ivoire) — Direction : Jean Claude Sadia »
UFO ABIDJAN sous la direction de Jean Claude Sadia, enquêtait également au-delà des frontières ivoiriennes. Il s’agit du cas de Yomou, Guinée : le phénomène aurait été observé vers 02 h 00, en février 2003. On retrouve cette enquête dans le chapitre GUINEE de ce livre.
Une méthode d'enquête semble apparaître dans ce travail réalisé par le groupe Ivoirien de Jean Claude Sadia. Dans le cas de Yomou, le dossier contient des informations concernant :
- L’identité du témoin ;
- La date approximative ;
- L’heure ;
- Le lieu ;
- La direction d'arrivée ;
- La direction de départ ;
- La durée ;
- La taille apparente ;
- Les couleurs ;
- Le comportement du phénomène ;
- Les autres témoins.
Cela montre que Sadia et UFO Abidjan ne se contentaient pas de publier une histoire générale. Ils tentaient de recueillir des données permettant une analyse ultérieure. C'est une différence importante pour votre chapitre sur les chercheurs africains.
Son réseau de témoins était assez large
L'affaire Yomou montre également que Sadia possédait des contacts qui dépassaient le milieu ufologique. Le témoin était un artiste ivoirien, mais parmi les personnes présentes figuraient notamment des artistes et, selon le dossier, un représentant administratif local. Cela montre une capacité à obtenir des témoignages auprès de personnes appartenant à des milieux sociaux différents.
Le témoin Nepson Paradis aurait interprété la lumière comme la manifestation de ses ancêtres venus le soutenir. Le dossier contemporain reprend cette dimension culturelle et évoque l'existence de récits locaux similaires. Cela donne un exemple concret d'un phénomène céleste auquel peuvent être attribuées des significations différentes :
Interprétation ufologique → phénomène aérien non identifié
Interprétation locale → manifestation des ancêtres
C'est exactement le type de confrontation entre phénomène observé, culture et interprétation que je développe dans ce livre.
11-7 LÉONARD MAKOSSO-AKENDENGUÉ — GABON - Diplomate, écrivain et intervenant dans le débat contemporain sur les OVNI/UAP
Une source universitaire récente recense Léonard Makosso-Akendengué explicitement comme « Diplomate, Union Africaine, Gabon » parmi les signataires d’une déclaration internationale sur la recherche SETI/UAP, ce qui établit un engagement documenté dans le domaine. Ce n’est pas une personnalité qui officiellement s’intéresse de près au dossier OVNI, mais de part sa signature sur un document de grande importance relatifs au projet SETI et aux UAP (OVNI) il fait connaître en Afrique ce phénomène.
Léonard Makosso-Akendengué est un Gabonais ayant exercé dans la diplomatie, et son nom apparaît dans des listes diplomatiques officielles comme Premier conseiller / Chargé d'affaires. de l'ambassade du Gabon à Moscou. Une liste diplomatique du ministère des Affaires étrangères de Lettonie le mentionne précisément à ce poste
.
Il est également écrivain. Son ouvrage identifié dans les catalogues bibliographiques est : Notre frère et ami le caméléon L'ouvrage compte environ 160 pages et a été publié en 2016 chez Les Impliqués / L'Harmattan. Il est classé dans la littérature/récit et mêle notamment fable, politique et société.
:
En 2025, l'Université de Durham a publié une « Declaration on SETI and UAP Research », déclaration internationale consacrée notamment à la recherche scientifique sur la vie extraterrestre (SETI) et aux phénomènes aériens non identifiés (UAP).
Parmi les signataires figure : Mr Léonard Makosso-Akendengué — Diplomate, Union Africaine, Gabon C'est une donnée particulièrement importante parce qu'elle ne provient pas d'un site ufologique marginal mais d'une page institutionnelle de Durham University recensant les signataires. Cela permet donc de documenter au minimum :
- Son intérêt pour la question UAP/OVNI ;
- Son association au débat international SETI/UAP ;
- Son statut de diplomate ;
- Son identification comme représentant/agent lié à l'Union africaine dans cette liste ;
- Son inscription dans une démarche internationale de réflexion sur la recherche concernant les UAP.
« Diplomate, Union Africaine, Gabon ». Cela établit son affiliation ou sa qualité diplomatique dans le contexte de cette déclaration, mais cela ne signifie pas que l'Union africaine possède un programme officiel OVNI/UAP dont il serait responsable. Nous insistons sur ce fait, son implication dans le dossier OVNI est très limitée et le relais est uniquement à ma connaissance la signature du Document SETI, qui spécifie les limites des déclarations et études sur la vie extraterrestre et UAP.
Son rapport avec le dossier ovni, c’est une information biographique assez remarquable qui ressort également de mes recherches. En fait Léonard Makosso-Akendengué est le père de Jann Halexander, né Aurélien Makosso-Akendengué à Libreville en 1982. Jann Halexander, qui vit en France, sur Paris, est artiste, auteur-compositeur, réalisateur et écrivain franco-gabonais. Plusieurs biographies indiquent explicitement que son père est Léonard Makosso-Akendengué. Jann Halexander est lui-même devenu un acteur important du débat OVNI en Afrique francophone. Il est l'auteur de : La question des OVNI en Afrique centrale (Gabon – République du Congo – RDC) et il a participé à la création de UAP Afrique avec le journaliste togolais Samson Mawulolo Ahlijah.
11-7 G. DUNCAN FLETCHER - KENYA - Astronome amateur, responsable de la Kenya Astronomical Association et l'un des premiers commentateurs africains du phénomène « Flying saucers »
Une implication ufologique importante : Fletcher ne s’est pas contenté de son observation personnelle ; il a recueilli et étudié un ensemble de témoignages provenant du Kenya, de l’Ouganda et du Tanganyika. C’est l'un des premiers commentateurs africains du phénomène « Flying saucers »
Période | Éléments documentés |
Avant 1951 | Non documenté avec certitude |
1951 | G. Duncan Fletcher figure dans le Kenya Government Gazette parmi les personnes nommées Honorary Game Wardens pour cinq ans |
1954 | Vice-président de la Kenya Astronomical Association |
1954 | Possède/utilise un observatoire à Nairobi, décrit par la presse comme bien équipé |
Sept.-oct. 1954 | Recueille/étudie des témoignages de « Flying saucers » en Afrique orientale |
Oct. 1954 | Observation personnelle d'un phénomène à Nairobi avec quatre autres personnes |
Oct. 1954 | Devient une personnalité citée dans la presse internationale sur la question des soucoupes |
1954-1955 | Ses positions sont reprises par les publications ufologiques américaines et britanniques |
1957-1958 | Son nom continue d'apparaître dans la littérature ufologique internationale |
Après 1958 | Je n'ai pas retrouvé pour l'instant de trace fiable d'une activité ufologique ultérieure |
La découverte concernant le Game Warden est particulièrement intéressante : le Kenya Government Gazette du 3 juillet 1951 nomme G Duncan Fletcher Esq. parmi les Honorary Game Wardens pour une période de cinq ans.
Cela donne donc à Fletcher une activité professionnelle/sociale dans le Kenya colonial qui n'apparaissait pas dans les biographies ufologiques.
En 1954, les journaux le présentent de manière répétée comme : G. Duncan Fletcher, vice-président de la Kenya Astronomical Association. L'East African Standard du 17 septembre 1954 est particulièrement précieux. Il indique que de nombreux habitants d'Afrique orientale avaient contacté le journal au sujet de « Flying Saucers » et que son correspondant spécial avait interrogé G. Duncan Fletcher, présenté comme vice-président de la Kenya Astronomical Association. C'est beaucoup plus intéressant qu'une simple reprise française. Cela montre que Fletcher était déjà sollicité localement comme personne compétente sur la question.
Les articles contemporains précisent que Fletcher se trouvait dans son observatoire, accompagné de quatre personnes, lorsqu'il observa un phénomène. L'installation est décrite comme « very well equipped » dans les reprises de la presse. Cela explique probablement pourquoi son témoignage eut immédiatement une certaine importance dans la presse.
.
L'article de l'East African Standard du 17 septembre 1954 indique que Fletcher avait été consulté à propos des nombreux témoignages reçus au Kenya. Puis les comptes rendus internationaux indiquent qu'il avait reçu de nombreuses informations provenant d'observateurs. La dépêche Reuters du 5 octobre 1954, reprise par plusieurs journaux, explique que sa conclusion faisait suite à un véritable afflux de rapports concernant des objets étranges au-dessus de l'Afrique orientale. Les lieux cités comprennent :
Dar es-Salaam, Tanganyika ; Mombasa, Kenya ; Kampala, Ouganda et Nairobi, Kenya.
On peut conclure à ce stade que G. Duncan est un observateur astronomique qui, en 1954, s'intéressa à une série de témoignages OVNI d'Afrique orientale avant et après avoir lui-même observé un phénomène.
Son observation personnelle, en fait elle demeure le cas le mieux documenté associé à son nom.
Nairobi — octobre 1954 - Fletcher se trouvait dans son observatoire avec quatre autres personnes. Selon la version publiée dans la presse :
1- Phénomène observé vers 19 h 40 2- Direction est ; 3- Faible hauteur apparente ; | 4- Estimation : environ 700 mètres 5- Forte lumière orangée ; 6- Augmentation de luminosité vers le jaune pâle ; 7- Objet apparemment immobile | 8- Descene 9- Montée 10- Nouvelle montée 11- Disparition dans les nuages. |
; Il existe toutefois une anomalie documentaire concernant l'heure : certaines dépêches donnent 19 h 40, d'autres 1 h 40. Je recommande donc de ne pas retenir 1 h 40 comme donnée certaine.
C'est là qu'il devient véritablement un personnage de l'histoire de l'ufologie africaine. Après avoir étudié les rapports, il déclare que les « Flying saucers » ne peuvent pas être simplement écartées. Il avance alors l'hypothèse que les objets sont liés à des visiteurs extraterrestres effectuant une reconnaissance de la Terre. Il va même jusqu'à suggérer qu'ils pourraient dresser une carte de la Terre. Il ne s'arrête pas là. Fletcher estime également que ces visiteurs ne semblent pas hostiles et que leur comportement pourrait correspondre à une forme de reconnaissance scientifique.
Une publication ufologique de 1954 reprend un raisonnement attribué à Fletcher particulièrement intéressant. Il fait observer qu'un météore : ne peut pas rester stationnaire et ne peut pas monter puis descendre ; suit normalement une trajectoire balistique.
Il considère donc que le phénomène observé ne pouvait pas être expliqué simplement comme un météore.
Historiquement, c'est intéressant, car on voit apparaître chez Fletcher une tentative de distinction entre phénomène astronomique conventionnel et phénomène aérien inexpliqué. Cela ne constitue évidemment pas une preuve de l'origine extraterrestre.
Son cas a rapidement dépassé les frontières du Kenya. Une publication ufologique américaine de 1954 rapporte que Fletcher avait étudié les nombreux rapports de Kenya, Uganda et Tanganyika et présente ses conclusions comme résultant de cette étude ainsi que de sa propre observation. Cela signifie qu'il faut éviter de le classer simplement : « témoin OVNI de Nairobi ». Il était déjà devenu correspondant/interprète d'un ensemble de rapports d'Afrique orientale.
Son nom réapparaît encore plusieurs années plus tard dans le bulletin NICAP UFO Investigator, janvier 1958, cite : G. Duncan Fletcher — Vice President, Kenya Astronomical Association dans une liste de personnes ayant rapporté des observations d'objets volants non identifiés. Donc son observation de 1954 n'a pas simplement disparu des archives. Son nom est encore utilisé en 1958 comme référence ufologique.
J'ai également trouvé un élément qui pourrait être extrêmement intéressant, mais je veux le présenter avec une réserve importante. Le film britannique Red Spear, réalisé par George Breakston et Ray Stahl et produit en 1954, est distribué en France sous le titre La Jungle est mon royaume. Dans le générique disponible apparaît : G Duncan Fletcher dans la distribution.
Or nous savons par ailleurs qu'un G. Duncan Fletcher était Honorary Game Warden au Kenya en 1951. Il est donc très possible qu'il s'agisse du même homme. Le rapprochement est séduisant : un résident européen du Kenya, game warden, observateur astronomique amateur, disposant d'un observatoire et apparaissant dans un film tourné dans le contexte de l'Afrique orientale. Mais je ne considère pas encore l'identité comme définitivement démontrée.
Avec les informations actuellement retrouvées, je dresserais le portrait suivant :
G. DUNCAN FLETCHER |
Nationalité : probablement britannique / résident européen du Kenya colonial — à confirmer. |
Lieu d'activité : Nairobi, Kenya. |
Activité scientifique : astronomie amateure. |
Responsabilité associative : vice-président de la Kenya Astronomical Association en 1954. |
Infrastructure : observatoire privé ou associé à ses activités astronomiques, à Nairobi. |
Autre activité documentée : Honorary Game Warden au Kenya à partir de 1951, pour cinq ans. |
Ufologie : |
Collecte ou reçoit des témoignages ; |
Analyse des observations ; |
Observation personnelle ; |
Prise de position publique ; |
Hypothèse extraterrestre ; |
Intervention dans la presse ; |
Diffusion internationale de ses conclusions. |
11-8 MICHAEL HESEMANN - ALLEMAGNE – LE SEUL HISTORIEN UNIVERSITAIRE DE FORMATION QUI A FAIT LE LIEN ENTRE L’UFOLOGIE EUROPEENNE ET AFRICAINE
Michael Hesemann (Allemagne) – né le 22 March 1964 in Düsseldorf - est le seul historien universitaire de formation qui a fait le lien entre l'ufologie européenne et l'Afrique australe dans les années 90.
Michael Hesemann (né le 22 mars 1964 à Düsseldorf) est un historien allemand, journaliste et auteur du Vatican. En tant qu'étudiant, il s'est fait connaître en Allemagne comme auteur de plusieurs livres sur les ovnis et les visiteurs extraterrestres sur Terre.
Formation : Michael Hesemann est un anthropologue culturel et historien qui a étudié à l'Université de Göttingen - Histoire et Anthropologie culturelle à Göttingen. Il vit toujours à Düsseldorf.
Débuts en ufologie : De 1984 à 1990 Hesemann a publié le magazine allemand Magazin 2000, qui traitait de vulgarisation scientifique, de phénomènes paranormaux et de sujets religieux. Il le revend en 1990 et en reste rédacteur en chef jusqu'en 2000. C'est la revue de référence allemande sur le paranormal, publiée en allemand et tchèque.
Parcours ultérieur - ce qui le distingue : Depuis 1999, il est accrédité au Bureau de Presse du Saint-Siège. Le Wall Street Journal le décrit en 2010 comme « un historien des religions qui aide le Vatican à dater les reliques ». Représentant allemand de la Pave the Way Foundation, il travaille sur les archives du Vatican. Il devient auteur à succès sur l'histoire de l'Église : Der Papst, der Hitler trotzte, My Brother, the Pope avec Georg Ratzinger, etc. Il représente des vues catholiques conservatrices-traditionnelles. C'est ce double parcours historien / ufologue qui explique sa méthode en Afrique : pas de sensationnalisme, mais de l'archive.
Rôle dans le phénomène OVNI africain
Hesemann n'est pas un enquêteur local du réseau Hind comme Roland Roeis ou Nathan Middeldorf. C'est un chercheur externe qui vient vérifier.
Dans la chronologie d'Ariel School établie par les chercheurs, en mars 1997 | Michael Hesemann (chercheur sur les ovnis, ami et collègue de Mack rend visite à Ariel et interroge des témoins, des enseignants, des parents et Hind
Il est ami et collègue de John Mack, le psychiatre de Harvard qui avait vu les enfants en décembre 1994. Hesemann vient 2 ans et demi après les faits pour faire ce que ni Tim Leach (BBC, à chaud) ni Cynthia Hind (20 septembre) n'avaient pu faire : réinterroger à froid.
Enquêtes :
Ruwa 1994 : Il réinterroge les 62 élèves, les parents, le directeur Colin Mackie, et Hind elle-même. Il publie : Hesemann, M. (1997). The Ruwa Incident—62 Pupils Witness UFO Landing. Magazin 2000, 119, 40–50
C'est l'un des rares articles de terrain non anglo-saxon sur Ariel, avec photos et dessins originaux numérisés. Il est cité encore aujourd'hui comme source primaire dans les debunkings et dans la bibliographie de Randall Nickerson.
Afrique du Sud : Pendant le même voyage fin 90, il documente les cas d'atterrissages sud-africains des années 70-80 que Hind avait évoqués dans UFO AFRINEWS - Rosmead, Loxton, Groendal, et les cas de la vague de septembre 1994 (les lumières vues au-dessus du Zimbabwe, Zambie, Afrique du Sud le 14 septembre avant Ariel).
Bibliographie ufologique - pour situer
C'est l'auteur le plus prolifique d'Allemagne sur le sujet avant de passer au Vatican
:
UFOs: Die Beweise (1993), UFOs: Die Kontakte (1990)
Botschaft aus dem Kosmos (1993) / Cosmic Connections (1995) sur les crop circles
Geheimsache UFO: Die wahre Geschichte der unbekannten Flugobjekte (1994) / UFOs: The Secret History (1998)
Jenseits von Roswell (1996) / Beyond Roswell avec Philip Mantle
UFOs über Deutschland (1997), UFOs: Eine Bilddokumentation (2001)
Hesemann est le chaînon manquant entre les deux périodes :
· Période 1 : 1994 - Leach filme, Hind collecte, Mack interprète
· Période 2 : 1997 - Hesemann revient, sans caméra BBC, sans pression médiatique, et constate que les récits tiennent, que les dessins sont toujours cohérents, que les parents confirment le trauma
· Période 3 : 2007-2022 - Randall Nickerson reprend son travail d'archive pour Ariel Phenomenon
Il est le seul historien de formation à avoir appliqué une méthode d'historien - retour aux sources orales, confrontation des témoins - à un cas africain.
11-9 JEAN-PIERRE MANZOLO MONGA MPPEPE, dit « MAITRE AVATAR » REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
La description de Maître Avatar comme « ufologue de terrain » n’est pas en fait exact, ce n’est pas son domaine. Il s’intéresse aux OVNI, à fait une observation, a fait quelques émissions TV, des vidéos en rapport avec les OVNIs selon son interprétation mystique, mais ce n’est pas sérieux, loin d’être présenté sous l’angle scientifique, et c’est en fait un responsable religieux et ésotérique, conférencier et personnalité médiatique.
Identité et activités publiques : des annonces le présentent comme président de la Fondation Jésus-Christ le Grand Alchimiste. Une annonce de 2017 de la fondation porte sur une conférence consacrée à Dieu, aux anges et aux extraterrestres. Il fait aussi a Kinshasha autre rencontre abordant le lien entre l’homme, la nature et les extraterrestres.
On ne retiendra son nom que comme personnage médiatique, marginal, frange religieuse personnelle et qui a abordé le dossier des OVNIs.
11-10 SAMSON MAWULOLO AHLJIAH – TOGO – JOURNALISTE - ECRIVAIN ET CHERCHEUR TOGOLAIS SUR LE PHENOMENE OVNI
État civil et parcours
Nom : Samson Mawulolo Ahlijah
Date de naissance : 1er février 1991
Lieu de naissance : Lomé, Togo
Pays : Togo
Profession : journaliste, écrivain
Domaine de recherche récent : OVNI/UAP et phénomènes aériens inexpliqués en Afrique
Début déclaré de son intérêt structuré pour l'ufologie : 2023
Fonction documentée : représentant d'UAP Afrique au Togo, à Lomé, depuis avril 2024.
Il faut donc éviter de le présenter comme un ufologue ayant plusieurs décennies d'activité. Son engagement documenté dans l'étude des OVNI est récent, même si son intérêt personnel remonte à son adolescence.
D'après sa biographie publiée par UAP Afrique et reprise par plusieurs notices bibliographiques, Ahlijah affirme avoir été témoin d'une observation d'OVNI durant son adolescence. Cet événement constitue le premier élément de son rapport personnel au phénomène.
C'est en 2023 que son intérêt pour l'ufologie devient véritablement une activité de recherche. Selon sa biographie, une nouvelle observation personnelle l'amène à s'intéresser plus systématiquement aux apparitions d'OVNI en Afrique. UAP Afrique indique explicitement qu'il commence cette recherche en 2023 « à la suite d'une nouvelle observation ».
C'est un élément intéressant, car il montre une trajectoire assez différente de celle de chercheurs comme Cynthia Hind, qui avaient constitué pendant des décennies des réseaux d'enquête.
Son activité principale dans le domaine est aujourd'hui son livre : Samson Mawulolo Ahlijah, Les Ovnis en Afrique – Quand les extraterrestres visitent le ciel africain.
11-11 LOUIS RAKOTOARIJAONA – MADAGASCAR – FONDATEUR DU CREDO EN 1988
Fiche d'identification
Élément | Informations disponibles |
Nom | Louis Rakotoarijaona |
Pays | Madagascar |
Profession | Policier |
Domaine | Ufologie / phénomènes OVNI |
Expérience personnelle | Observation d'un OVNI en 1959 |
Création du CREDO | 1988 |
Organisation | CREDO – Centre de Recherche et d'Étude des Objets volants non identifiés |
Publication | Mad-Ovni |
Nombre de numéros retrouvés | Au moins deux |
Langue | Français |
Particularité | Organisation ufologique créée par un chercheur malgache local |
Documentation biographique | Très lacunaire |
1. Une observation personnelle en 1959
L'élément biographique le plus intéressant est son observation personnelle de 1959. La source disponible indique explicitement que Rakotoarijaona était policier et qu'il avait été témoin d'une observation d'OVNI en 1959. Cette expérience semble avoir constitué le point de départ de son intérêt pour le phénomène.
Mais il faut être très prudent :
2. 1988 : création du CREDO
C'est ici que Rakotoarijaona devient véritablement important dans l'histoire de l'ufologie africaine. En 1988, il crée le : CREDO Centre de Recherche et d'Étude des Objets volants non identifiés. La création d'une structure spécifiquement consacrée aux OVNI à Madagascar est remarquable pour plusieurs raisons.
1- Nous sommes alors dans une période où les groupes ufologiques africains sont encore relativement rares et où beaucoup d'activités d'enquête sur le continent sont liées à des organisations européennes ou américaines.
2- La source spécialisée qui documente l'histoire de l'ufologie africaine souligne justement que le CREDO constitue une exception importante : contrairement à de nombreux groupes ou représentants locaux créés par des Européens ou des Africains blancs, le CREDO fut créé par un chercheur malgache local.
C'est probablement l'un des points les plus importants à retenir pour les activités ufologiques menées par Louis Rakotoanjaona.
Pourquoi le CREDO est historiquement important
Le CREDO n'est pas simplement une personne ayant raconté avoir vu un OVNI. Il s'agit d'une tentative d'organisation de la recherche ufologique à Madagascar. Cela change complètement la valeur historique de la démarche.
On passe de :
« Un Malgache a observé un OVNI »
À :
« Un chercheur malgache a créé une structure destinée à étudier les observations OVNI dans son propre pays ».
C'est une étape importante dans l'histoire de l'ufologie africaine.
Le bulletin Mad-Ovni : Le CREDO semble avoir publié son propre bulletin : Mad-Ovni La documentation que j'ai retrouvée permet d'affirmer qu'il existe au moins deux numéros de cette publication en français.
Mad-Ovni pourrait constituer une source primaire, contrairement aux catalogues contemporains qui recopient souvent des cas anciens sans citer leur origine. Il faudrait donc essayer de retrouver ces bulletins, ce qui serait intéressant pour établir l’histoire des OVNIs à Madagascar, documents qu’il faudrait scanner et placer sur Internet. :
Quel était le travail du CREDO ?
Il faut cependant éviter d'attribuer au CREDO des activités que les sources actuellement disponibles ne permettent pas de démontrer.
Nous pouvons raisonnablement identifier :
✔ création d'une organisation ufologique locale
✔ collecte/étude des observations OVNI
✔ publication d'un bulletin
✔ travail en français
Son parcours est également intéressant parce qu'il appartient à une catégorie particulière de chercheurs : les professionnels de la sécurité ou de l'administration ayant étudié les OVNI.
SON CV UFOLOGIQUE selon nos connaissances :
LOUIS RAKOTOARIJAONA
Nationalité : Malgache
Pays d'activité : Madagascar
Profession : Policier
Domaine : Ufologie / OVNI
Observation personnelle : 1959
Création du CREDO : 1988
Organisation : Centre de Recherche et d'Étude des Objets volants non identifiés
Publication : Mad-Ovni
Langue de publication : Français
Nombre de bulletins actuellement attestés : au moins 2
Période d'activité ufologique documentée : à partir de 1988
Type d'activité : organisation, recherche, collecte de cas, publication
Particularité historique : création d'une organisation ufologique malgache par un chercheur local.
11-12 NANA EKOV BUTWEIKU – GHANA - CHERCHEUR AFROCENTRISTE EN CONTACT AVEC LA TRADITION DOGON
Une source particulièrement importante est une étude consacrée au fonds Marcel Griaule, qui décrit explicitement Butweiku comme un « militant afrocentriste » et indique qu'il s'est rendu à plusieurs reprises à Sangha, au Mali, afin d'enquêter sur la religion et la cosmogonie dogon.
Ce domaine n’est pas spécialement la recherche ou les enquêtes sur le phénomène ovni, mais, l’étude des Dogons a donné lieu à un nombre indéfini d’articles, de livres, de films, de vidéos sur les Dogons et un éventuel rapport avec les extraterrestres, les OVNI, qu’il a sa place dans notre liste des chercheurs Africains qui ont contribués à faire l’Histoire des OVNIs en Afrique.
1. Identité et profil intellectuel
Nom : Nana Ekow Butweiku I
Origine : Ghana / monde akan
Activité : chercheur indépendant, écrivain, voyageur, militant afrocentriste
Lieu de résidence documenté : Bronx, New York, à la fin des années 1990
Domaines : théologie africaine, cosmogonie, philosophie africaine, histoire des religions, traditions africaines, histoire des peuples africains.
Il est présenté par Runoko Rashidi comme un intellectuel afrocentré, voyageur et militant consacré à la réhabilitation de l'histoire et des traditions africaines. Rashidi rédige notamment l'introduction de son ouvrage Afrikan Theology, Cosmogony & Philosophy.
Il faut cependant être prudent avec certaines biographies circulant sur Internet : je n'ai pas retrouvé de date de naissance, de formation universitaire complète, de carrière professionnelle détaillée ni de CV institutionnel permettant de compléter sérieusement sa biographie.
Son livre essentiel : Afrikan Theology, Cosmogony & Philosophy C'est probablement le document le plus important pour le dossier OVNI. L'ouvrage est référencé sous le titre : Nana Ekow Butweiku I, Afrikan Theology, Cosmogony & Philosophy: An Insight on Traditional Afrikan Religion, 1999.
La bibliographie de Runoko Rashidi donne : Nana Ekow Butweiku I, Afrikan Theology, Cosmogony & Philosophy: An Insight on Traditional Afrikan Religion, Hampton, UB & US Communications Systems, 1999.
Il existe également des références bibliographiques qui donnent comme éditeur The Lumumba Book Printers & Co., ce qui montre qu'il faut vérifier l'édition consultée avant de donner une référence bibliographique définitive dans votre livre.
L'ouvrage est particulièrement intéressant parce qu'il ne s'agit pas simplement d'une réflexion théorique : une partie importante repose sur des recherches effectuées directement en Afrique et sur des entretiens avec des détenteurs de traditions.
Son enquête chez les Dogons
L'étude du fonds Griaule apporte une information très précise : Butweiku séjourne à plusieurs reprises à Sangha, au pays dogon, pour enquêter sur la religion et la cosmogonie dogon. Lors de son premier séjour en 1993, il aurait recherché les derniers informateurs de Marcel Griaule encore vivants. Il disposait notamment de photographies publiées dans l'édition anglaise de Le Renard pâle (The Pale Fox) afin d'identifier les personnes rencontrées plusieurs décennies auparavant par Griaule. Il aurait ainsi rencontré Apourali Dolo, présenté comme le seul survivant qu'il ait pu retrouver parmi ces informateurs.
Butweiku et la question de Sirius chez les Dogons
Il faut ici être extrêmement prudent. La littérature ufologique a souvent utilisé la cosmogonie dogon comme argument en faveur d'une connaissance ancienne de Sirius B, parfois présentée comme résultant d'un contact avec une civilisation extraterrestre. Mais Butweiku n'est pas simplement un ufologue affirmant cette hypothèse. Son travail s'inscrit d'abord dans une problématique beaucoup plus large : Qui possède le droit d'interpréter les traditions africaines ? Il cherche notamment à confronter :
Tradition orale dogon → interprétation européenne → travaux de Griaule/Dieterlen → interprétations afrocentristes modernes.
L'étude du fonds Griaule montre précisément qu'il interrogeait Apourali Dolo sur les affirmations et dessins de Dieu d'eau et du Renard pâle.
La relation intellectuelle avec Runoko Rashidi est particulièrement importante. - Rashidi signe l'introduction de Afrikan Theology, Cosmogony & Philosophy et l'intègre dans sa bibliographie consacrée aux intellectuels de la diaspora africaine.
La documentation disponible présente donc Butweiku dans un réseau intellectuel afrocentriste international comprenant notamment des chercheurs et écrivains travaillant sur : l'Afrique ancienne ;
; les religions africaines ; l'histoire précoloniale ou les traditions cosmogoniques. Son livre figure ainsi dans la bibliographie de Rashidi aux côtés d'auteurs comme John Henrik Clarke, Yosef Ben-Jochannan, Marimba Ani, Ivan Van Sertima, etc.
Nom : Mohamed Cherif
Nom indiqué comme nom véritable : Mohamed Almouldi Asharif
Origine : Maghreb — pays d'origine précis à documenter
Domaines d'activité : OVNI, extraterrestres, phénomènes non conventionnels, sciences, histoire, politique, environnement et questions de société
Formation déclarée : formation universitaire de quatre années en physique des matériaux ; certaines notices éditoriales le présentent comme titulaire d'un master en sciences physiques
Langues de publication : français et anglais
Statut : auteur et chercheur indépendant
Mode de publication : principalement autoédition et édition à la demande
Un auteur indépendant aux centres d'intérêt très larges
Mohamed Cherif est un auteur indépendant dont la production couvre des domaines très divers, allant des sciences et des phénomènes non conventionnels à l'histoire, la politique et aux questions de société. Il est notamment connu pour ses ouvrages consacrés aux OVNI, aux extraterrestres et aux hypothèses de contacts entre l'humanité et des intelligences non humaines.
Selon les notices biographiques associées à ses ouvrages, Cherif affirme s'intéresser au phénomène OVNI depuis plus de vingt ans. La durée exacte varie selon les présentations — certaines évoquent plus de 23 ans, d'autres plus de 24 ans — ce qui invite à retenir prudemment la formulation « depuis plus de vingt ans ».
Il se présente également comme un chercheur de vérité, intéressé par les connaissances scientifiques et non conventionnelles ainsi que par les questions relatives au pouvoir, aux élites et au contrôle de l'information.
Une formation scientifique revendiquée
Les notices consacrées à ses livres indiquent que Mohamed Cherif possède une formation universitaire en physique des matériaux. Certaines présentent cette formation comme quatre années d'études universitaires, tandis que d'autres utilisent la qualification de « master en sciences physiques ». Cette formation constitue un élément intéressant de son parcours, mais elle ne doit pas conduire à le présenter comme un physicien exerçant dans la recherche scientifique institutionnelle : les sources retrouvées ne permettent pas d'établir une carrière universitaire ou professionnelle dans ce domaine.
L'ufologie au centre d'une partie de son œuvre
Le phénomène OVNI constitue l'un des principaux thèmes de sa production littéraire.
Parmi ses ouvrages figurent notamment :
· La Vérité sur les extraterrestres : Qu'est-ce qu'on sait ? ;
· Truth About Extraterrestrials ;
· Aliens & UFOs Then & Now ;
· The Nazi UFOs: Where Are They Now? ;
· Hidden History of the Giants.
Son ouvrage La Vérité sur les extraterrestres : Qu'est-ce qu'on sait ? est notamment référencé sous l'ISBN 9781539152224 et sous le nom de Mohamed Cherif. Une édition est datée de 2016.
Son travail anglophone lui permet par ailleurs de toucher un lectorat plus large que celui du seul espace francophone. Dans ses publications consacrées aux OVNI et aux extraterrestres, Mohamed Cherif ne limite pas son étude aux observations aériennes contemporaines. Il aborde également les rapports supposés entre :
· Les civilisations anciennes et les extraterrestres ;
· Les mythologies et les visiteurs venus du ciel ;
· Les OVNI historiques ;
· Les prétendues technologies extraterrestres ;
· Les gouvernements et le phénomène OVNI ;
· Les programmes secrets ;
· Les phénomènes considérés comme relevant des « connaissances non conventionnelles ».
Cette démarche l'inscrit davantage dans le courant de l'ufologie indépendante qui considère l'hypothèse extraterrestre comme une possibilité centrale, plutôt que dans une approche institutionnelle consistant uniquement à inventorier les phénomènes aériens inexpliqués.
Un autre aspect caractéristique de sa production est l'association entre la question extraterrestre et celle du contrôle de l'information. Cherif s'intéresse aux relations supposées entre les phénomènes OVNI, les gouvernements, les élites et certains programmes secrets. Il développe également des thèmes liés à la manipulation de l'information et aux structures de pouvoir.
Il est important, dans une présentation historique de son œuvre, de distinguer ses thèses et interprétations des faits établis. Les hypothèses qu'il expose sur les extraterrestres, les élites ou les programmes secrets doivent donc être présentées comme les positions de l'auteur et non comme des conclusions scientifiques établies.
Un militant écologiste
Les notices biographiques associées à ses ouvrages indiquent également que Mohamed Cherif est engagé dans la protection de l'environnement. Il affirme soutenir les mouvements de la société civile ainsi que différents mouvements qu'il qualifie « d’anti-tyrannie » à travers le monde. Cette dimension militante dépasse donc largement le seul domaine de l'ufologie
Mohamed Cherif affirme être l'auteur d'environ une trentaine de livres consacrés à différents sujets. Sa production est essentiellement réalisée dans le cadre de l'autoédition et de l'édition à la demande. Ses ouvrages sont notamment diffusés par différentes plateformes spécialisées dans la publication numérique ou l'impression à la demande.
Cette caractéristique est importante pour comprendre sa place dans le paysage ufologique contemporain : il ne s'inscrit pas dans le modèle traditionnel de l'ufologue travaillant au sein d'une association disposant d'une revue, d'archives et d'une structure d'enquête. Il appartient plutôt à la catégorie des auteurs-chercheurs indépendants utilisant les nouvelles possibilités de l'édition numérique pour diffuser leurs travaux.
Sa place dans l'ufologie africaine
La documentation actuellement disponible permet de le considérer comme un auteur maghrébin travaillant notamment sur les OVNI et les extraterrestres, mais son rattachement précis à une organisation ufologique ou à une structure de recherche africaine n'est pas établi. De même, il convient de distinguer son intérêt général pour le phénomène OVNI de l'existence d'enquêtes de terrain documentées. Les éléments actuellement disponibles attestent surtout de son importante production éditoriale. Ils ne permettent pas encore de dresser un catalogue précis d'enquêtes personnelles conduites sur le terrain en Afrique. Cette distinction est importante pour une histoire générale de l'ufologie africaine : Mohamed Cherif semble davantage correspondre au profil de l'auteur-chercheur indépendant et vulgarisateur du phénomène extraterrestre qu'à celui d'un enquêteur institutionnel disposant d'un fonds d'enquêtes comparable, par exemple, à celui de certaines organisations ufologiques historiques.
Mohamed Cherif représente ainsi une forme particulière de l'ufologie contemporaine : celle de l'auteur indépendant, travaillant à partir d'une documentation internationale accessible notamment par Internet et publiant directement ses recherches sous forme de livres numériques ou imprimés à la demande.
Son parcours présente plusieurs caractéristiques :
Formation scientifique revendiquée → intérêt pour les phénomènes non conventionnels → recherche sur les OVNI et les extraterrestres → réflexion sur les secrets d'État et le contrôle de l'information → production éditoriale indépendante.
Il constitue donc un exemple intéressant de l'évolution de l'ufologie au Maghreb et dans l'espace francophone à l'époque d'Internet.
Évaluation documentaire
Pour une étude historique du phénomène OVNI, il est préférable de distinguer plusieurs niveaux :
A — Existence comme auteur : bien documentée.
A — Production consacrée aux OVNI et aux extraterrestres : bien documentée par ses ouvrages.
B — Formation en physique des matériaux : mentionnée dans les notices biographiques de ses publications, mais à vérifier éventuellement à partir d'un document universitaire.
B — Ancienneté de plus de vingt ans dans l'étude des OVNI : revendiquée dans ses présentations biographiques.
B — Activité militante et environnementale : mentionnée dans ses notices d'auteur.
C — Activité d'enquête de terrain : documentation actuellement insuffisante pour établir un catalogue précis.
C — Rôle institutionnel dans l'ufologie africaine : aucune organisation majeure identifiée à ce stade.
À vérifier — origine nationale précise : les éléments disponibles permettent de le rattacher au contexte maghrébin, mais une nationalité précise ne peut pas être affirmée sans source biographique plus solide.
Conclusion
Mohamed Cherif mérite d'être mentionné dans une histoire contemporaine de l'ufologie africaine et maghrébine, principalement en raison de son importante production consacrée aux OVNI, aux extraterrestres et aux phénomènes non conventionnels.
Son originalité réside moins, à ce stade de la documentation, dans la constitution d'archives d'observations ou dans la réalisation d'enquêtes de terrain que dans une production éditoriale abondante et transnationale, publiée en français et en anglais.
Son œuvre associe le phénomène extraterrestre à des thèmes plus larges — histoire ancienne, politique, pouvoir, secret, contrôle de l'information et environnement — ce qui permet de l'étudier comme un représentant d'une génération d'auteurs indépendants ayant largement profité des possibilités offertes par l'autoédition et Internet.
Mohamed Cherif se classe donc dans une catégorie de chercheurs et auteurs africains contemporains, qui travaille à partir de la documentation existante, mais qui ne va pas sur le terrain faire des enquêtes, qui n’organise aucun groupe, ne produit aucune réflexion profonde sur le phénomène ovni, ni d’études particulières.
11-14 MAAME GRACE — GHANA - PERSONNALITÉ SPIRITUELLE ET DOCUMENTARISTE — COURANT « ANCIENS ASTRONAUTE
Je mentionne ici Maame Grace pour son travail sur les Annunaki, son travail de recherche sur les anciennes traditions Africaines. Son rapport avec le phénomène OVNI est donc secondaire.
MAAME GRACE :
Prédicatrice, productrice audiovisuelle et exploratrice des traditions spirituelles
Nom utilisé publiquement : Maame Grace
Pays : Ghana
Activités : prédicatrice, auteure, entrepreneuse, philanthrope, animatrice de télévision et productrice de contenus audiovisuels
Organisation : Global Eagle Revival Outreach Ministries (GEROM)
Programmes : Time with Maame Grace, Revelations, Spiritual Hour, The Quest of Alkebulan
Domaines particuliers : spiritualité africaine, anciennes divinités, traditions africaines, Anunnaki et interprétations « extraterrestres » de l'Antiquité.
Maame Grace est une personnalité ghanéenne connue avant tout comme prédicatrice et responsable religieuse. Elle dirige la Global Eagle Revival Outreach Ministries, basée à Accra, et présente plusieurs programmes consacrés à la spiritualité, à la religion et aux questions de société.
Maame Grace a créé une série documentaire intitulée : The Quest of Alkebulan La série explore les traditions, croyances, monuments et héritages spirituels africains. Une source ghanéenne la présente comme la première Ghanéenne à avoir produit et diffusé une docu-série sur YouTube, The Quest of Alkebulan, dont la première a eu lieu en janvier 2023. Il s'intéresse également à la spiritualité et au patrimoine d'autres régions, notamment à travers des épisodes consacrés à l'Europe et au Royaume-Uni.
Cela montre que son projet est plus large qu'une simple série sur les extraterrestres. Le 25 février 2024, Maame Grace a publié sur sa chaîne YouTube une émission intitulée : “THE ANUNNAKI : Maame Grace Is First African To Profile The Ancient Celestial Beings” La vidéo est publiée sur sa chaîne officielle, qui comptait alors plus de 200 000 abonnés et était vérifiée.
Chapitre VI - 2
LES PRINCIPAUX CHERCHEURS AFRICAINS SUR LE PHENOMENE OVNI
L’Afrique de l’Est : une recherche beaucoup plus difficile à documenter
Après l'Afrique australe, l'Afrique de l'Est constitue une deuxième région importante dans l'histoire des observations de phénomènes aériens inhabituels. Pourtant, lorsqu'on cherche à identifier les chercheurs africains ayant étudié ces phénomènes, une difficulté apparaît immédiatement : les observations sont relativement nombreuses dans la littérature ufologique internationale, mais les noms des enquêteurs locaux sont beaucoup plus rares.
Cette situation ne signifie pas nécessairement qu'il n'existait pas de chercheurs. Elle signifie surtout que leurs travaux ont souvent été conservés dans des archives étrangères, des journaux, des publications ufologiques internationales ou des correspondances privées, plutôt que dans des institutions africaines consacrées à l'étude des PAN.
Cette différence entre la richesse de la casuistique et la faiblesse de la documentation sur les enquêteurs constitue l'un des problèmes majeurs de l'histoire de l'ufologie africaine.
KENYA
Le cas du mont Kilimandjaro et la difficulté d'identifier les enquêteurs africains Le Kenya possède une place particulière dans l'histoire des observations africaines. Le 19 février 1951, un équipage d'East African Airways aurait observé depuis un avion un objet de forme allongée à proximité du mont Kilimandjaro. Le commandant Jack Bicknell et le radio-opérateur Dennis Merrifield furent notamment associés à ce récit. L'affaire est devenue un classique de la littérature ufologique africaine. Mais il faut faire une distinction importante : les membres d'équipage étaient des témoins, et non nécessairement des chercheurs ufologiques.
Cynthia Hind reprit le dossier plusieurs décennies plus tard dans son ouvrage UFOs Over Africa. Elle tenta notamment de retrouver le commandant Bicknell ou des personnes susceptibles de l'avoir connu, sans parvenir à compléter son enquête. Cette démarche est intéressante parce qu'elle montre qu'Hind savait également reconnaître lorsqu'une enquête ne permettait pas de parvenir à une conclusion.
Le dossier du Kilimandjaro doit donc être classé dans une catégorie particulière :
Cas africain important — enquête ultérieure par une chercheuse sud-africaine/zimbabwéenne — mais pas preuve de l'existence d'un chercheur ufologique kényan identifié.
Une absence documentaire révélatrice ce sont les recherches effectuées dans les sources actuellement accessibles qui ne permettent pas encore d'identifier avec suffisamment de certitude un grand enquêteur ufologique kényan comparable à Cynthia Hind, Prier Wintle ou Gunter Hofer. Cette absence doit être signalée plutôt que comblée artificiellement.
Le Kenya constitue donc l'un des pays où une recherche archivistique spécifique serait particulièrement utile. Les fonds de presse de Nairobi, les archives de l'ancienne East African Airways et les archives coloniales britanniques devraient être confrontés aux publications ufologiques internationales.
TANZANIE
La Tanzanie présente une situation comparable. Le pays possède une importante casuistique dans les catalogues internationaux, notamment autour de Dar es-Salaam et du Kilimandjaro. Mais là encore, les noms des enquêteurs africains sont beaucoup moins nombreux que ceux des témoins ou des auteurs étrangers ayant repris les affaires. Il faut donc éviter une erreur fréquente dans les catalogues ufologiques : publier un cas observé en Tanzanie ne signifie pas nécessairement qu'il a été enquêté par un chercheur tanzanien. Cette distinction est fondamentale pour votre chapitre consacré aux chercheurs africains.
Pour la Tanzanie, une véritable histoire des chercheurs locaux devra probablement passer par la presse. Les journaux publiés à Dar es-Salaam pourraient permettre de retrouver des jurnalistes ou des chercheurs qui ont enquêté sur le phénomène OVNI.
.
Les archives britanniques constituent également une piste importante pour la période coloniale. L'étude devrait rechercher non seulement le mot « UFO », mais aussi des termes tels que : objet volant, lumière étrange, avion, météorite, boule de feu, phénomène aérien, objet mystérieux, aéronef non identifié. Cette méthode est essentielle car une observation inhabituelle n'était pas forcément désignée comme « OVNI » par son auteur.
OUGANDA
L'Ouganda est encore moins bien documenté. Les recherches disponibles permettent de retrouver des mentions d'observations et de phénomènes célestes inhabituels, mais ne permettent pas encore de dresser une liste fiable d'enquêteurs ou d'organisations ufologiques ougandaises historiques. Il serait donc prématuré d'attribuer à telle ou telle personne la qualité de « chercheur africain sur les OVNI » sans retrouver : une publication ; un rapport d'enquête ; ou une autre preuve directe de son activité.
Cette prudence est d'autant plus importante que les recherches sur Internet produisent fréquemment des homonymies ou des personnes dont le nom contient accidentellement les lettres « UFO ».
ÉTHIOPIE
L'Éthiopie constitue un cas particulièrement intéressant parce qu'elle possède une longue tradition astronomique et scientifique, mais cela ne signifie pas qu'elle possède une tradition ufologique équivalente. Les recherches actuellement disponibles ne permettent pas d'identifier avec suffisamment de certitude une figure historique équivalente à Cynthia Hind ou à ses principaux collaborateurs sud-africains.
Cette distinction est essentielle. Un astronome qui étudie les étoiles, les météores ou les objets géocroiseurs n'est pas automatiquement un « chercheur OVNI ».
MADAGASCAR
Madagascar présente une situation différente. Son isolement géographique, son histoire coloniale française et son importante richesse culturelle auraient pu produire une documentation originale sur les phénomènes célestes inhabituels. Pourtant, les chercheurs ufologiques malgaches restent très difficiles à identifier dans les sources actuellement disponibles. La documentation internationale contient des observations attribuées à Madagascar, mais les enquêteurs qui auraient pu recueillir ces témoignages restent souvent anonymes. Il s'agit là encore d'un problème d'archives car une recherche approfondie devrait porter sur :
- La presse malgache ;
- Les archives coloniales françaises ;
- Les archives météorologiques ;
- Les archives de l'aviation ;
- Les associations astronomiques ;
- Les publications scientifiques locales ;
- Les correspondances avec les groupes ufologiques français.
UNE EXCEPTION : LES TÉMOINS QUI DEVIENNENT SOURCES
Il faut également distinguer les chercheurs des témoins particulièrement importants. Dans certains cas, le témoin devient lui-même une source documentaire majeure parce que son témoignage a été repris par plusieurs chercheurs. Mais cela ne fait pas automatiquement de lui un enquêteur. Cette distinction devra être conservée dans votre ouvrage sous trois catégories :
1. Témoin
Personne ayant observé le phénomène.
2. Enquêteur
Personne ayant recueilli et étudié le témoignage.
3. Chercheur
Personne ayant développé une activité durable de collecte, comparaison, publication ou analyse de plusieurs cas.
Cette classification permettra d'éviter de gonfler artificiellement le nombre des chercheurs africains.
L'étude de l'Afrique de l'Est révèle donc une caractéristique importante. Contrairement aux États-Unis, au Royaume-Uni ou à la France, les pays d'Afrique de l'Est n'ont généralement pas développé de grande institution publique consacrée spécifiquement à l'étude des OVNI. La recherche s'est souvent développée autour de journalistes, d'astronomes amateurs ou encore de passionnés ; Cette situation explique en partie pourquoi les chercheurs africains sont aujourd'hui beaucoup plus difficiles à retrouver que les chercheurs américains ou européens.
L'Afrique de l'Est ne possède pas, dans l'état actuel des sources facilement accessibles, une galerie de chercheurs aussi bien documentée que l'Afrique australe. Mais cette faiblesse documentaire ne doit surtout pas être interprétée comme une absence de recherche. Elle indique plutôt que l'histoire de l'ufologie est-africaine reste à écrire. Le Kenya, la Tanzanie, l'Ouganda, l'Éthiopie et Madagascar mériteraient chacun une enquête documentaire spécifique. La priorité devrait être donnée aux archives de presse et aux fonds aéronautiques, avant de se tourner vers les catalogues ufologiques internationaux. Il faudra surtout rechercher les noms des personnes qui ont recueilli les témoignages, plutôt que seulement les noms des témoins. C'est probablement là que se trouve une partie encore inconnue de l'histoire de la recherche africaine sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés.
Chapitre VI – 3
LES PRINCIPAUX CHERCHEURS AFRICAINS SUR LE PHENOMENE OVNI
L’Afrique du Nord : Entre ufologie, astronomie et archives
L'Afrique du Nord occupe une position particulière dans l'histoire de la recherche sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés. L'Algérie, l'Égypte, la Tunisie, la Libye et le Soudan disposent d'une importante tradition astronomique, géophysique ou aéronautique. Pourtant, cette infrastructure scientifique ne s'est pas automatiquement transformée en recherche ufologique organisée. Il faut donc distinguer trois catégories :
1. Le scientifique qui étudie les phénomènes célestes ;
2. L’enquêteur qui étudie les observations d'OVNI ;
3. Le témoin dont l'observation est ensuite reprise par des chercheurs étrangers.
Cette distinction est particulièrement importante pour l'histoire africaine.
ÉGYPTE
L'Égypte est probablement le pays d'Afrique du Nord qui présente aujourd'hui la plus grande infrastructure scientifique susceptible d'être mobilisée pour l'étude des phénomènes célestes inhabituels.
Le National Research Institute of Astronomy and Geophysics (NRIAG) possède notamment un laboratoire de recherche spatiale et des moyens d'observation d'objets en orbite. L'institut possède une longue histoire astronomique remontant à l'ancien observatoire royal de Boulak, puis à celui d'Abbasia et enfin à Helwan. Cette capacité est particulièrement importante pour l'étude des PAN.
- Ahmed Moursi : un exemple de chercheur scientifique pertinent
Le cas d'Ahmed Moursi est intéressant, non pas parce qu'il serait un ufologue, mais précisément parce qu'il représente le type de scientifique dont les compétences peuvent être essentielles à l'étude moderne des PAN. Chercheur au NRIAG, il travaille sur la dynamique spatiale, les débris spatiaux et les objets évoluant sur des orbites proches de la Terre. Il possède également une expérience d'observation et de suivi optique des objets spatiaux et a participé à la mise en place d'une station d'observation dédiée aux débris spatiaux et aux objets proches de la Terre. Il serait donc historiquement incorrect de le présenter comme un « ufologue ». En revanche, ses compétences illustrent parfaitement la différence entre ufologie traditionnelle et recherche scientifique moderne sur les objets aériens ou spatiaux inhabituels.
- Le NRIAG et l'intérêt pour les PAN
L'existence d'un institut comme le NRIAG modifie profondément le contexte égyptien. L'Égypte dispose de compétences permettant théoriquement de vérifier :
- La position d'un satellite ;
- La trajectoire d'un météore ;
- Le passage de la Station spatiale internationale ;
- La rentrée d'un objet spatial ;
- La visibilité d'un phénomène astronomique ;
- Certaines caractéristiques photométriques d'un objet.
Cette capacité est beaucoup plus importante pour une enquête contemporaine qu'une simple classification visuelle « disque », « sphère » ou « triangle ».
ZAHI HAWASS : À NE PAS CONFONDRE AVEC UN CHERCHEUR OVNI
Le cas de Zahi Hawass mérite d'être mentionné parce que son nom est parfois associé sur Internet aux théories concernant les extraterrestres et les civilisations anciennes. Hawass est avant tout un archéologue et égyptologue, ancien responsable du plateau de Gizeh. Certaines productions consacrées aux mystères de Gizeh l'ont également intégré dans des discussions relatives aux hypothèses « anciennes civilisations / extraterrestres ». Des bases consacrées aux UAP le classent même parmi les personnes associées à ce domaine. Mais cela ne suffit absolument pas pour le qualifier de chercheur ufologique. Zahi Hawass doit être présenté comme un égyptologue impliqué ponctuellement dans des débats médiatiques autour des mystères de l'Égypte ancienne, et non comme un enquêteur africain sur les OVNI.
L'Égypte ancienne a joué un rôle considérable dans la diffusion mondiale des théories reliant les pyramides, les dieux célestes et les extraterrestres. Mais cette littérature doit être séparée de l'étude historique des PAN. Une représentation d'un dieu descendant du ciel n'est pas un rapport d'observation aérienne. Une tradition religieuse concernant les étoiles n'est pas un témoignage radar. Une architecture monumentale n'est pas une preuve technologique extraterrestre. Cette distinction doit être particulièrement claire dans un ouvrage consacré à l'Afrique.
ALGÉRIE
L'Algérie possède une situation particulièrement intéressante. Le pays dispose d'une infrastructure astronomique ancienne et importante. Le Centre de Recherche en Astronomie, Astrophysique et Géophysique (CRAAG) est l'héritier de l'Observatoire d'Alger créé en 1890. Il constitue aujourd'hui un établissement public de recherche travaillant notamment en astrophysique et en géophysique. Pour l'étude des PAN, le CRAAG constitue donc une institution potentiellement essentielle. Mais là encore :
CRAAG ≠ organisme ufologique.
Aucune preuve suffisante ne permet de présenter le CRAAG comme une institution officiellement consacrée à l'étude des OVNI.
Les catalogues internationaux contiennent un nombre non négligeable de cas algériens. On trouve notamment des observations anciennes à Alger, Oran, dans le Sahara et dans différentes régions du pays. Mais les noms des enquêteurs algériens apparaissent beaucoup moins fréquemment. Une partie importante de la documentation a été produite par des ufologues français ou internationaux. Cette situation s'explique probablement en partie par l'histoire du pays. Pendant la période coloniale, les observations aériennes étaient susceptibles d'être enregistrées dans :
- Les archives militaires françaises ;
- Les archives de l'aviation ;
- Les archives préfectorales ;
- Les archives de la gendarmerie ;
- La presse coloniale.
Après 1962, une partie de ces documents se retrouve potentiellement dans les archives françaises, tandis que les documents produits après l'indépendance doivent être recherchés en Algérie.
TUNISIE
La Tunisie offre un exemple particulièrement intéressant de ce que pourrait être une approche scientifique locale des observations célestes inhabituelles.
La Société Astronomique de Tunisie a récemment démontré son utilité lors d'un phénomène observé dans le ciel tunisien en août 2026. Des images montrant un ensemble de lumières ont été interprétées sur les réseaux sociaux comme représentant un éventuel UAP. La société astronomique a analysé les images originales et conclu qu'il s'agissait d'un groupe de satellites Starlink récemment lancé. Ce dossier montre concrètement comment une organisation scientifique africaine peut intervenir dans un dossier présenté initialement comme « OVNI ».
On trouve l’existence sur internet, d’un groupe ufologique, mais aucune trace du travail qu’il aurait pu faire sur le terrain. En fait c’est l’émanation d’une seule personne et non d’un groupe véritable, structuré et actif.
LIBYE
La Libye possède une histoire scientifique spatiale plus importante qu'on pourrait l'imaginer. Le Centre libyen de télédétection et des sciences spatiales a été créé en 1991 et réorganisé en 1993. Il constitue une structure scientifique consacrée notamment aux sciences et technologies spatiales. Là encore, il ne faut pas transformer cette institution en organisme ufologique. Mais ses compétences sont directement pertinentes pour certaines catégories de PAN.
.
Les archives libyennes restent toutefois difficiles d'accès et la documentation concernant d'éventuels chercheurs ufologiques locaux demeure très lacunaire. On ne répertorie aucun chercheur dans le domaine ovni dans ce pays.
SOUDAN
Le Soudan constitue probablement l'un des pays les plus difficiles à documenter. Les catalogues internationaux contiennent quelques observations attribuées au territoire soudanais, mais les informations permettant d'identifier des enquêteurs locaux sont extrêmement limitées. Il serait donc prématuré de citer des noms sans documents suffisamment solides. Le Soudan devra faire l'objet d'une recherche spécifique essentiellement dans les archives Britanniques et la presse Soudanaise. La situation politique du pays ne facilite pas l’intérêt pour le phénomène de la part du public et aucune structure étatique ou amateur ne permet de penser qu’une personne ou un groupe pourrait s’intéresser à l’ufologie et aux sciences qui seraient en rapport.
CONCLUSION
L'Afrique du Nord présente donc un paradoxe. Elle possède des institutions scientifiques capables d'étudier avec précision une partie des phénomènes susceptibles d'être pris pour des OVNI. L'Égypte dispose du NRIAG et de chercheurs spécialisés dans l'observation et le suivi des objets spatiaux. L'Algérie dispose du CRAAG, héritier d'une tradition astronomique remontant à l'Observatoire d'Alger de 1890. La Tunisie possède aujourd'hui une communauté astronomique capable d'identifier rapidement des phénomènes présentés initialement comme mystérieux. La Libye possède une infrastructure dédiée à la télédétection et aux sciences spatiales. Mais ces capacités scientifiques ne doivent pas être confondues avec une tradition ufologique.
.
Cette partie est volontairement plus prudente que celle consacrée à l'Afrique australe : je n'ai pas trouvé suffisamment de preuves pour structurer une liste de « grands ufologues » égyptiens, algériens ou tunisiens.
Chapitre VII – 1
LES ARCHIVES AFRICAINES ET L’HISTOIRE DES OVNIS
Où rechercher les traces du phénomène OVNI sur le continent africain ?
Où rechercher les traces du phénomène OVNI sur le continent africain ? C’est la première question à se poser lorsqu’on souhaite réaliser une étude des observations en Afrique. Nous avons travaillé tout d’abord avec nos propres archives, les ouvrages de divers auteurs, les observations et enquêtes que nous avons faites sur des cas Africains, avec les échanges sur le phénomène avec des correspondants en Afrique, mais surtout et essentiellement avec la documentation disponible sur Internet.
A Notre époque il y a déjà une masse considérable d’archives et documents qui sont disponibles sur le net. Le souci est de savoir ou chercher et comment. Les sources sont nombreuses, pour l’Afrique coloniale, pour chaque pays et il faut savoir si elles existent, comment y accéder, quels mots clés à utiliser etc. Nous allons examiner ce point qui a été l’un des éléments principaux de nos recherches. Bien évidemment, ils en existent d’autres, mais si vous souhaitez travailler le sujet, vous avez déjà une base. Vous ne trouverez pas obligatoirement toutes les observations, au fil des décennies les mots clés ont évolué et il y aura toujours des cas qui nous échapperons.
L'histoire des OVNI en Afrique souffre d'un paradoxe.
Le continent possède une histoire particulièrement riche en observations aériennes, en phénomènes célestes inhabituels, en témoignages militaires, en récits de pilotes et en articles de presse. Pourtant, une grande partie de cette documentation reste difficile d'accès, dispersée ou insuffisamment inventoriée.
Contrairement à certains pays occidentaux, très peu d'États africains ont créé une structure nationale spécialisée dans l'enregistrement et l'étude des observations d'objets volants non identifiés. Cela ne signifie pas que les archives n'existent pas. Elles peuvent se trouver dans des fonds militaires, administratifs, policiers, météorologiques, aéronautiques, diplomatiques, scientifiques ou journalistiques, sans que le mot « OVNI » apparaisse nécessairement dans leur classement.
C'est probablement l'une des principales pistes de recherche pour écrire une véritable histoire africaine du phénomène.
UNE HISTOIRE QUI N'EST PAS UNIQUEMENT DANS LES ARCHIVES « OVNI »
La première difficulté est précisément celle-ci : chercher uniquement le mot OVNI risque de faire manquer une grande partie de la documentation. Avant les années 1950, le vocabulaire était différent. Les documents peuvent parler de :
- « Phénomène aérien » ;
- « Objet mystérieux » ;
- « Lumière dans le ciel » ;
- « Appareil inconnu » ;
- « Aéronef non identifié » ;
- « Disque volant » ;
- « Flying saucer » ;
- « Strange aircraft » ;
- « Unidentified aircraft » ;
- « Mysterious light »;
- « Aerial phenomenon ».
- Et en complément les versions Portugaises, Espagnoles, Britanniques !
Dans les archives coloniales, françaises ou britanniques, les termes peuvent encore être différents. Il faut donc rechercher le phénomène plutôt que le seul mot OVNI.
LES GRANDES FAMILLES D'ARCHIVES AFRICAINES
Pour établir un catalogue historique sérieux, plusieurs catégories de sources doivent être explorées.
Les archives nationales
Elles peuvent conserver les dossiers des administrations civiles, les correspondances officielles, les rapports des gouverneurs, les télégrammes, les rapports de police ou les documents concernant l'aviation.
Les archives militaires
Elles sont particulièrement importantes pour la période 1945-1990.
On peut y trouver :
- Rapports d'observation ;
- Comptes rendus de pilotes ;
- Interceptions ;
- Renseignements militaires ;
- Correspondances avec les forces étrangères ;
- Rapports concernant des installations stratégiques ;
- Observations effectuées près des bases aériennes.
Les archives de l'aviation civile
Elles constituent une source encore insuffisamment exploitée. Les contrôleurs aériens et les pilotes peuvent avoir signalé des objets ou lumières non identifiés sans que ces événements aient jamais été classés comme « OVNI ».
Les archives météorologiques
Elles permettent notamment de vérifier les explications possibles :
- Ballons ;
- Phénomènes lumineux ;
- Météores ;
- Nuages particuliers ;
- Phénomènes électriques ;
- Satellites ;
- Conditions atmosphériques inhabituelles.
La presse
Elle est absolument essentielle. Pour les premières décennies du XXe siècle, le journal peut parfois constituer la seule trace disponible d'une observation.
Nous avons répertorié tous les journaux de l’époque coloniale et actuelle. Malheureusement tout n’est pas sur internet, ce qui pose un problème pour nos recherches. Pour certains médias les archives auraient même disparu.
LES ARCHIVES COLONIALES : UNE SOURCE MAJEURE
Pour les observations antérieures aux indépendances, il faut naturellement consulter les archives des anciennes puissances coloniales. C'est particulièrement important pour :
- L’Afrique-Occidentale Fse ; - L’Afrique-Équatoriale française | - L’Algérie ; - Madagascar ; - Djibouti ; - La Tunisie ; - Le Cameroun | - Le Sénégal ; - Le Niger ; - La Côte d'Ivoire | - Le Burkina Faso - Le Tchad ; - Le Congo. - Le Mali ; |
Les Archives nationales d'outre-mer, à Aix-en-Provence, conservent par exemple des fonds extrêmement importants concernant l'histoire de l'Algérie et des territoires africains administrés par la France. Les catalogues montrent également l'existence de fonds comprenant correspondances, photographies, rapports administratifs et documents de l'époque coloniale. Ces documents ne sont évidemment pas des « archives OVNI » au sens strict. Mais ils constituent un réservoir documentaire essentiel pour rechercher des observations anciennes.
LE CAS PARTICULIER DES ARCHIVES BRITANNIQUES
La situation est comparable pour les anciennes colonies britanniques. Il faut rechercher les traces du phénomène dans les documents concernant :
- La Royal Air Force ;
- Les forces coloniales ;
- Les administrations territoriales ;
- La police ;
- Les services météorologiques ;
- L’aviation civile ;
- Les gouvernements coloniaux.
L'expérience britannique montre d'ailleurs à quel point les archives administratives peuvent être précieuses. Les Archives nationales britanniques conservent aujourd'hui des dossiers consacrés aux OVNI provenant notamment du Ministry of Defence, avec des rapports de témoins, de la correspondance et des documents administratifs. Elles précisent également que les premiers dossiers étaient souvent constitués de lettres ou de communications du public et que certains provenaient de sources militaires. Pour l'Afrique britannique, il faut donc rechercher non seulement « UFO », mais également les termes utilisés par l'administration ou les forces armées de l'époque.
LES ARCHIVES AMÉRICAINES : UNE SOURCE INDISPENSABLE POUR L'AFRIQUE
Une particularité de la recherche africaine est que certaines observations survenues en Afrique ont laissé une trace dans des archives étrangères. C'est notamment le cas des dossiers américains. Le célèbre Project Blue Book constitue une source exceptionnelle. Les Archives nationales américaines indiquent que ses dossiers comprennent environ 37 pieds cubes de dossiers de cas classés chronologiquement, ainsi que des fichiers administratifs et des documents liés à l'Office of Special Investigations. Un index permet également de rechercher les observations par date et par localisation.
Les archives ont également mis à disposition des séries numériques considérables comprenant les dossiers de cas de Project Blue Book de 1947 à 1969. C'est particulièrement intéressant pour l'Afrique.
Une observation survenue dans un pays africain peut avoir été : observée en Afrique → signalée à une autorité étrangère → enregistrée par un service militaire → conservée dans une archive située aux États-Unis.
Plus récemment la base de données du Ministère de la guerre crée par Donald Trump peut elle aussi comporter des cas Africains.
Cette situation est parfaitement illustrée par une observation survenue à Kenema, en Sierra Leone, le 27 novembre 1963. Le cas apparaît dans les archives de Project Blue Book. L'observation avait été enregistrée comme un phénomène aérien particulièrement lumineux se déplaçant dans le ciel. Mais l'examen des archives a permis de mettre en relation l'observation avec le lancement américain d'une fusée Atlas/Centaur-2 depuis Cape Canaveral.
Autrement dit, une observation africaine peut être retrouvée dans une archive militaire américaine et être finalement expliquée grâce à des données spatiales américaines. C'est un exemple particulièrement instructif. Il montre que l'histoire des OVNI africains ne peut pas être écrite uniquement à partir des archives africaines.
L'ARCHIVE MILITAIRE PEUT ÊTRE PLUS IMPORTANTE QUE L'ARCHIVE UFOLOGIQUE
Il existe une autre conséquence méthodologique. Un événement considéré aujourd'hui comme une observation OVNI peut avoir été classé à l'époque sous une rubrique complètement différente.
Un pilote peut signaler : « objet inconnu ».
Le document peut être classé sous :
Aviation – sécurité aérienne.
Un militaire peut observer une lumière au-dessus d'une base.
Le rapport peut être classé :
Renseignement – surveillance aérienne.
Une observation près d'une installation stratégique peut être classée :
Sécurité militaire.
Le même événement peut donc disparaître des recherches effectuées uniquement avec le mot « OVNI ».
LES ARCHIVES DE POLICE
Elles constituent une autre source particulièrement intéressante. Une observation inhabituelle peut avoir provoqué : L’appel de plusieurs témoins ;
· Une intervention de police ;
· Une recherche sur le terrain ;
· La découverte d'un objet ;
· Des traces au sol ;
· Un accident aérien ;
· Un rassemblement de population.
Dans certains pays, les archives policières peuvent donc être plus intéressantes que les archives militaires. Elles sont également susceptibles de conserver des informations concernant les observations d'êtres ou d'humanoïdes, notamment lorsque les témoins ont pensé avoir rencontré une personne ou une créature inconnue.
LES ARCHIVES DE PRESSE : LA GRANDE MINE AFRICAINE
La presse constitue l'une des sources prioritaires. Elle présente trois avantages.
1. Premièrement, elle permet de remonter avant la constitution de l'ufologie moderne.
2. Deuxièmement, elle permet de retrouver les réactions contemporaines aux événements.
3. Troisièmement, elle permet de comparer plusieurs journaux et donc de repérer les transformations du récit.
Il faudra rechercher les journaux en français, anglais, portugais, espagnol, arabe et, lorsque cela est possible, dans les langues locales.
LES MOTS-CLÉS À UTILISER
Une véritable recherche archivistique africaine devrait utiliser une liste beaucoup plus large que « OVNI ».
Français : OVNI - objet volant - objet mystérieux - disque volant - soucoupe volante - phénomène aérien - lumière mystérieuse - engin inconnu - aéronef inconnu - phénomène céleste
Anglais: UFO - Flying saucer - flying disk - unidentified aircraft - mysterious aircraft - strange object - aerial phenomenon - mysterious light - strange lights
Portugais : OVNI - objeto voador não identificado - disco voador - fenômeno aéreo
Arabe
Il faudra également rechercher les différentes expressions utilisées dans la presse arabe pour désigner les objets volants, phénomènes célestes ou lumières mystérieuses. Cette recherche linguistique est essentielle pour l'Égypte, le Soudan, la Libye, l'Algérie et plusieurs autres pays.
L'AFRIQUE DU SUD : UN CAS PRIORITAIRE
L'Afrique du Sud constitue probablement l'un des pays africains les plus importants pour une recherche archivistique approfondie. Le National Archives and Records Service of South Africa (NARSSA) possède un système de recherche permettant d'identifier les fonds conservés dans les archives nationales et provinciales. Le système NAAIRS contient des références à des millions d'entrées, même si sa migration informatique est encore en cours. NARSSA précise que l'ancienne base reste nécessaire pour obtenir une recherche plus complète. On peut faire des recherches dans :
· Les archives gouvernementales ;
· Les archives militaires ;
· Les archives de la South African Air Force ;
· Les archives provinciales ;
· Les archives de la police ;
· Les journaux ;
· Les collections photographiques ;
· Les fonds privés d'enquêteurs.
Cela permettrait de replacer les dossiers de Cynthia Hind, Natal, Transvaal, Rhodésie/Zimbabwe et autres régions d'Afrique australe dans leur contexte documentaire.
ZIMBABWE : DES ARCHIVES À REVISITER
Le Zimbabwe présente un intérêt exceptionnel, notamment en raison du célèbre événement de l'école d'Ariel, en 1994. Mais il ne faudrait pas limiter la recherche à cet épisode. Les National Archives of Zimbabwe ont été créées en 1935 et conservent la documentation historique et administrative du pays. Elles indiquent également proposer un accès public à leurs collections et développer des ressources numériques. Une recherche historique devrait donc examiner les périodes :
Rhodésie → transition → Zimbabwe indépendant.
Cela permettrait notamment de rechercher :
· Les rapports de police ;
· Les archives militaires ;
· Les documents de l'aviation ;
· Les journaux ;
· Les dossiers scolaires ;
· Les témoignages de 1994 ;
· Les correspondances officielles.
ZAMBIE
La Zambie apparaît dans les archives de UFO Afrinews, notamment à travers des observations recueillies à Lusaka et dans la province méridionale. Il faut cependant distinguer ici les témoins et les enquêteurs. Les archives disponibles montrent clairement que des cas zambiens ont été étudiés et publiés dans le réseau de Cynthia Hind, mais la documentation actuellement accessible est insuffisante pour établir une liste aussi précise d'enquêteurs zambiens que pour l'Afrique du Sud ou le Zimbabwe.
Cette lacune constitue elle-même un sujet de recherche. Il faudrait notamment rechercher :
- Les journaux de Lusaka ;
- Les archives des associations locales ;
- Les correspondances de Cynthia Hind ;
- Les anciens membres du réseau ;
- Les archives privées ;
- Les publications zambiennes des années 1960-2000.
BOTSWANA
Le Botswana apparaît régulièrement dans la documentation de UFO Afrinews, notamment à travers plusieurs affaires étudiées par Cynthia Hind et son réseau. L'une des plus connues est la prétendue affaire d'un crash d'OVNI à la frontière du Botswana, à laquelle plusieurs numéros de la revue consacrèrent des mises à jour. Mais cette affaire doit être traitée avec prudence. Les documents ufologiques disponibles ne suffisent pas à établir l'existence d'un appareil extraterrestre écrasé. Au contraire, l'intérêt historique du dossier réside notamment dans les efforts déployés par les enquêteurs pour vérifier une rumeur.
Cela rappelle une règle essentielle : l'enquêteur ufologique ne doit pas seulement collecter les éléments favorables à une hypothèse ; il doit également rechercher les éléments susceptibles de la réfuter.
UN RÉSEAU QUI DÉPASSE LES FRONTIÈRES
La cartographie des correspondants de UFO Afrinews montre que le réseau de Cynthia Hind dépassait largement le Zimbabwe. On retrouve des collaborateurs en :
- Afrique du Sud ;
- Zimbabwe ;
- Namibie ;
- Zambie ;
- Botswana ;
- Et dans d'autres régions du continent.
Le fonctionnement était relativement simple :
Observation → correspondant local → enquête → transmission à Cynthia Hind → publication → diffusion internationale.
Cette organisation présente une ressemblance avec les réseaux contemporains de signalement des PAN. La différence essentielle résidait dans les moyens. Dans les années 1980 et 1990, une enquête pouvait nécessiter plusieurs semaines de courrier, des appels téléphoniques coûteux et parfois un déplacement physique. Aujourd'hui, les mêmes informations peuvent circuler en quelques minutes.
UNE UFОLOGIE AFRICAINE AVANT INTERNET
Cette organisation mérite d'être replacée dans son contexte historique. Avant Internet, les revues spécialisées constituaient les véritables réseaux sociaux de l'ufologie. UFO Afrinews remplissait plusieurs fonctions :
- Publication des observations ;
- Mise en relation des enquêteurs ;
- Diffusion de méthodes d'enquête ;
- Discussion des hypothèses ;
- Critique de certaines affaires ;
- Échanges de correspondances ;
- Présentation de livres et de revues ;
- Relations avec les organisations étrangères.
La revue représentait donc beaucoup plus qu'un simple catalogue d'OVNI. Elle constituait une infrastructure documentaire de l'ufologie africaine.
UN ÉLÉMENT IMPORTANT : LA CRITIQUE EXISTAIT AUSSI
Une lecture attentive de UFO Afrinews montre que ses collaborateurs ne validaient pas systématiquement toutes les histoires. Le troisième numéro, par exemple, discute une prétendue affaire de crash et présente des critiques portant sur les incohérences du récit, les problèmes linguistiques, les grades militaires cités et les difficultés logistiques. Cet élément est particulièrement intéressant. Il montre qu'au sein même de l'ufologie africaine existaient des débats les plus divers.
L'image d'une ufologie africaine acceptant indistinctement toutes les histoires d'extraterrestres serait donc historiquement inexacte.
LE PROBLÈME DES ARCHIVES PERDUES
Cette première cartographie pose une question beaucoup plus importante : combien de chercheurs africains ont aujourd'hui complètement disparu de l'histoire ?
Pour de nombreux enquêteurs, nous possédons seulement : Un nom ; une ville ; parfois un numéro de téléphone ancien, quelques articles et des rapports d'observation.
Leurs archives personnelles sont peut-être encore conservées dans des familles. Retrouver ces documents constituerait une véritable opération d'archéologie documentaire.
UNE HISTOIRE QUI COMMENCE À APPARAÎTRE -ETUDE DES ARCHIVES AFRINEWS
L'étude des archives de UFO Afrinews permet déjà de modifier considérablement notre vision de l'ufologie africaine. Cynthia Hind n'était pas une chercheuse isolée. Elle se trouvait au centre d'un réseau regroupant des enquêteurs répartis principalement entre l'Afrique du Sud, le Zimbabwe et la Namibie, avec des dossiers concernant également la Zambie, le Botswana et d'autres régions. Cette organisation représente probablement l'une des premières formes documentées de réseau ufologique transnational africain. Mais cette histoire ne doit pas être écrite comme une simple succession de récits extraordinaires.
Les chercheurs eux-mêmes doivent devenir des objets d'étude. Qui étaient-ils ? Quelle était leur formation ? Pourquoi se sont-ils intéressés aux OVNI ? Comment enquêtaient-ils ? Quelles relations entretenaient-ils avec les militaires, la police, les astronomes ou les médias ? Quels cas ont-ils rejetés ? Quels cas ont-ils considérés comme particulièrement solides ? Et surtout : quelles archives ont-ils laissées ?
Ces questions ouvrent un champ de recherche encore largement inexploré. L'étape suivante devrait donc consister à élargir ce répertoire à l'Afrique de l'Est, du Nord, de l'Ouest et du Centre, avec une méthode identique : ne retenir que les chercheurs dont l'existence et l'activité peuvent être documentées, rechercher leurs publications et associations, puis signaler explicitement les zones où les sources demeurent insuffisantes.
C'est à cette condition que pourra être écrite une véritable histoire des chercheurs africains sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés, et non simplement une histoire des OVNI observés en Afrique.
Cette première partie met en évidence un point important pour votre ouvrage : l'Afrique australe possède déjà une véritable généalogie de chercheurs documentables. La prochaine étape la plus intéressante est maintenant l'Afrique de l'Est : Kenya, Tanzanie, Ouganda, Éthiopie, Somalie et Madagascar, où les sources sont plus dispersées et où il faudra notamment rechercher les anciens groupes, les publications locales et les correspondants qui ont travaillé avec les réseaux internationaux.
LES AUTRES PAYS D'AFRIQUE AUSTRALE
La même méthode devrait être appliquée à :
Namibie
Rechercher les archives de la période du South West Africa, les documents sud-africains, les forces aériennes, la police et la presse.
Botswana
Examiner les archives administratives et militaires ainsi que la presse.
Zambie
Rechercher les archives coloniales britanniques, l'aviation et la presse de Lusaka.
Malawi
Même approche, avec une attention particulière aux archives coloniales et à l'aviation
Mozambique
Les archives portugaises sont particulièrement importantes pour les périodes antérieures à 1975.
Angola
Les archives portugaises et angolaises doivent être croisées.
L'AFRIQUE DE L'OUEST
La recherche doit ensuite s'étendre aux pays francophones et anglophones.
Sénégal
Archives coloniales françaises, presse, aviation, météorologie, gendarmerie et archives administratives.
Mali
Archives coloniales, presse, traditions locales et dossiers concernant l'aviation. Le Mali possède en outre une importance particulière pour l'étude des récits dogon et leur utilisation ultérieure dans la littérature ufologique.
Niger
Les archives administratives et militaires pourraient être particulièrement intéressantes compte tenu de l'importance stratégique du territoire, de l'aviation militaire et des activités aériennes contemporaines dans le Sahara.
Ghana
Les archives de la période britannique et de l'indépendance constituent une piste importante.
Nigeria
Le volume démographique, l'importance de l'aviation et l'abondance de la presse rendent les archives nigérianes particulièrement intéressantes.
Sierra Leone
Les archives britanniques, les archives nationales et la presse constituent des sources essentielles.
L'AFRIQUE CENTRALE
Une recherche comparable devrait être menée pour :
- Cameroun ;
- République centrafricaine ;
- Tchad ;
- République du Congo ;
- République démocratique du Congo ;
- Gabon ;
- Guinée équatoriale.
Dans cette région, les archives coloniales françaises et belges peuvent être particulièrement importantes.
Il faut notamment rechercher les rapports concernant :
- L’aviation ;
- Les phénomènes atmosphériques ;
- Les météores ;
- Les observations nocturnes ;
- Les activités militaires ;
- Les communications administratives.
L'AFRIQUE DE L'EST
La même méthode doit être appliquée à :
- Kenya ;
- Tanzanie ;
- Ouganda ;
- Éthiopie ;
- Somalie ;
- Rwanda ;
- Burundi ;
- Soudan ;
- Soudan du Sud.
Le Kenya et la Tanzanie méritent notamment une attention particulière en raison de leur histoire aéronautique et de leurs anciennes infrastructures britanniques. Les archives militaires britanniques peuvent ici compléter les fonds nationaux.
L'AFRIQUE DU NORD
Pour l'Afrique du Nord, la situation archivistique est différente.
Algérie
Il faut travailler simultanément avec les archives algériennes + archives françaises + presse coloniale + archives militaires françaises + aviation + météorologie. C'est particulièrement important pour les observations des années 1940-1960.
Égypte
Il faut croiser :
- Archives nationales ;
- Presse égyptienne ;
- Archives militaires ;
- Aviation ;
- Archives diplomatiques étrangères ;
- Archives britanniques.
Tunisie
Les archives françaises et tunisiennes doivent être confrontées.
Libye
Les archives italiennes, britanniques et libyennes sont particulièrement importantes pour les périodes antérieures et postérieures à la Seconde Guerre mondiale.
LES ARCHIVES DIPLOMATIQUES
Une catégorie souvent oubliée mérite une place particulière : les archives diplomatiques.
- Une ambassade peut recevoir une information concernant un phénomène inhabituel.
- Un attaché militaire peut transmettre un rapport.
- Un ambassadeur peut signaler un événement à son gouvernement.
- Une observation peut ainsi être enregistrée à : Paris, Londres, Washington, Moscou ou Lisbonne, alors qu'elle s'est produite en Afrique.
C'est pourquoi l'histoire des OVNI africains doit également être recherchée dans les archives étrangères.
LES ARCHIVES SCIENTIFIQUES
Les observatoires astronomiques constituent une autre source essentielle. Lorsqu'une population signale une lumière étrange, les astronomes peuvent parfois identifier :
- Une planète ;
- Une météorite ;
- Une comète ;
- Un satellite ;
- Une rentrée atmosphérique ;
- Une éclipse ;
- Un phénomène astronomique rare.
Ces archives sont précieuses car elles permettent de tester les témoignages avec des données indépendantes. C'est exactement la démarche qui devrait être appliquée aux anciens cas africains.
LES ARCHIVES AÉRONAUTIQUES
Elles constituent probablement l'une des grandes lacunes de l'ufologie africaine. Il faudrait rechercher systématiquement les archives de :
- Contrôles aériens ;
- Aéroports ;
- Compagnies aériennes ;
- Forces aériennes ;
- Écoles de pilotage ;
- Autorités de l'aviation civile.
- Un témoignage provenant d'un pilote est particulièrement intéressant lorsqu'il peut être confronté à un plan de vol + un radar + une météo + une position astronomique + un rapport de contrôle aérien.
C'est cette confrontation documentaire qui transforme une simple histoire en véritable cas historique.
LA QUESTION DES ARCHIVES PERDUES
Il faut également accepter une réalité : une partie des archives africaines a disparu.
Les causes sont multiples :
- Guerres ;
- Indépendances ;
- Changements de régime ;
- Déménagements administratifs ;
- Destruction accidentelle ;
- Manque de conservation ;
- Humidité et conditions climatiques ;
- Absence de numérisation ;
- Classement incomplet ;
- Archives privées jamais déposées.
L'absence d'un dossier ne signifie donc pas que l'événement n'a jamais existé. Mais inversement : l'absence de dossier ne permet pas de confirmer un événement.
UNE CLASSIFICATION ARCHIVISTIQUE POSSIBLE POUR DONNER UNE VALEUR A L’ARCHIVE D’UN CAS RETROUVE
A — ARCHIVE PRIMAIRE
Document original ou copie officielle contemporaine de l'événement.
B — ARCHIVE SECONDAIRE FIABLE
Article de presse contemporain, rapport administratif indirect ou témoignage publié à l'époque.
C — DOCUMENT RETROSPECTIF
Témoignage recueilli plusieurs années après les faits.
D — SOURCE UFOLOGIQUE
Cas provenant d'un ouvrage, bulletin ou enquête ufologique dont les documents originaux ne sont pas accessibles.
E — TRADITION ORALE
Récit transmis oralement sans documentation contemporaine identifiable.
F — CAS NON VÉRIFIABLE
Information répétée dans la littérature mais dont l'origine documentaire ne peut actuellement être retrouvée.
LE PRINCIPE DES « ARCHIVES CROISÉES »
L'une des méthodes les plus prometteuses serait de rechercher chaque cas important dans plusieurs pays à la fois. Prenons un exemple hypothétique :
Observation au Niger en 1962. Il faudrait rechercher :
- Niger → archives administratives et militaires.
- France → archives coloniales et militaires.
- Royaume-Uni → renseignements régionaux si disponibles.
- États-Unis → documents de renseignement ou aviation.
- Presse locale → récit contemporain.
- Météorologie → conditions atmosphériques.
- Astronomie → phénomène céleste éventuel.
On obtient alors une véritable enquête historique multicouches.
CONCLUSION
Retrouver les OVNI dans les archives… même lorsqu'ils ne portent pas ce nom
Le véritable défi de l'ufologie africaine n'est peut-être pas de trouver davantage de témoignages. Il est de retrouver les documents contemporains des événements.
- Un rapport militaire oublié dans un carton.
- Une lettre d'un pilote.
- Un télégramme colonial.
- Une coupure de presse.
- Un registre météorologique.
- Un rapport de police.
- Un journal de bord.
- Une photographie.
- Un dossier diplomatique.
Ces documents peuvent transformer radicalement notre connaissance du phénomène. Les Archives nationales américaines montrent d'ailleurs ce que peut produire une politique systématique de conservation : les dossiers de Project Blue Book sont aujourd'hui accessibles, indexés par date et localisation, et plusieurs dizaines de milliers de pages ont été numérisées.
L'Afrique ne dispose pas d'un équivalent continental unique. Il faudra donc reconstruire cette histoire pays par pays, archive par archive, document par document. Et c'est peut-être l'un des chantiers les plus importants pour l'avenir de la recherche ufologique africaine. L'objectif ne serait plus seulement de demander : « Combien d'OVNI ont été observés en Afrique ? » Mais : « Que reste-t-il, dans les archives africaines et étrangères, des événements qui furent autrefois considérés comme mystérieux ? »
Chapitre VII – 2
LES ARCHIVES AFRICAINES ET L’HISTOIRE DES OVNIS
Les archives Africaines Portugaise et Espagnole sur le phénomène Ovni
Archives nationales, fonds coloniaux, archives portugaises et espagnoles, presse et médias : où rechercher ? L'histoire des phénomènes aérospatiaux non identifiés en Afrique ne se trouve pas dans une archive unique. Elle est dispersée entre les archives nationales africaines, les anciennes administrations coloniales, les archives militaires, les autorités aéronautiques, les observatoires, les services météorologiques, les archives diplomatiques et, surtout, les journaux.
À cela s'ajoute une particularité fondamentale du continent : une partie importante de son histoire administrative a été produite à l'extérieur de l'Afrique.
Pour certaines périodes, il faudra donc rechercher simultanément à Dakar et Paris, Luanda et Lisbonne, Maputo et Lisbonne, Malabo et Madrid, Accra et Londres, etc.
Cette méthode est indispensable si l'on veut dépasser les catalogues ufologiques classiques.
LES CINQ GRANDS RÉSEAUX D'ARCHIVES
Pour chaque pays africain, il faudrait idéalement rechercher cinq catégories de documents.
1. Les archives du pays
- Archives nationales
- Archives gouvernementales
- Archives militaires
- Police et gendarmerie
- Aviation civile
- Météorologie
- Observatoires
- Universités
- Musées
2. Les anciennes archives coloniales
Selon le pays :
France – Royaume-Uni – Portugal – Espagne – Belgique – Italie – Allemagne.
3. Les archives internationales
- États-Unis
- Royaume-Uni
- France
- Russie/URSS
- ONU
- Archives diplomatiques
4. La presse
- Journaux nationaux
- Journaux régionaux
- Presse coloniale
- Journaux militaires
- Magazines scientifiques
- Presse populaire
5. Les archives ufologiques
- Associations nationales
- Enquêteurs privés
- Collections personnelles
- Bulletins
- Livres
- MUFON
- NUFORC
- NICAP
- Project Blue Book
- Catalogues internationaux
LES ARCHIVES PORTUGAISES : UNE SOURCE ESSENTIELLE
La documentation portugaise est probablement l'une des sources étrangères les plus importantes pour l'histoire des phénomènes aériens en Afrique. - Le Arquivo Histórico Ultramarino (AHU) de Lisbonne conserve environ 16 kilomètres de documents textuels et iconographiques concernant la présence portugaise et les populations avec lesquelles elle a été en relation, depuis la fin du XVIe siècle jusqu'aux indépendances de 1974-1975. Pour la recherche OVNI, les pays prioritaires sont :
- Angola
- Mozambique
- Guinée-Bissau
- Cap-Vert
- São Tomé-et-Príncipe
L'AHU possède notamment des fonds des Gouvernements généraux d'Angola et du Mozambique, ainsi que de São Tomé-et-Príncipe. Une partie importante de ces documents est actuellement numérisée progressivement.
Que rechercher ?
Il ne faut pas rechercher seulement « OVNI ». Il faut examiner les documents concernant :
- Aviation ;
- Météorologie ;
- Phénomènes atmosphériques ;
- Navigation ;
- Navigation aérienne ;
- Armée ;
- Police ;
- Communications ;
- Accidents aériens ;
- Observations de pilotes ;
- Objets lumineux ;
- Météores ;
- Phénomènes nocturnes.
LA PRESSE PORTUGAISE
La presse constitue un complément indispensable aux archives administratives. Parmi les titres historiques à rechercher figurent notamment :
- O Século
- Diário de Notícias
- Jornal de Notícias
- Diário Popular
- República
- O Comércio do Porto
- Novidades
- Diário da Manhã
Les archives portugaises montrent d'ailleurs que des dossiers concernant les territoires ultramarins contiennent directement des coupures de presse provenant de plusieurs de ces journaux. Il faut également rechercher la presse publiée dans les colonies elles-mêmes. Pour l'Angola, par exemple :
- À Província de Angola
- Journaux de Luanda ;
- Presse locale ;
- Bulletins administratifs.
Des fonds portugais conservent déjà des titres coloniaux, comme A Província de Angola, ce qui montre l'intérêt de ces collections pour une recherche historique.
LES ARCHIVES ESPAGNOLES
L'Espagne doit être traitée selon une logique comparable. Les territoires prioritaires sont :
- Guinée équatoriale ;
- Sahara espagnol ;
- Ifni ;
- Ancienne Afrique occidentale espagnole.
L'Archivo General de la Administración (AGA) possède un fonds considérable intitulé Administración Española en África, couvrant notamment la Guinée équatoriale, le Sahara, Ifni et les anciennes structures administratives espagnoles en Afrique.
Le fonds du Gobierno General de la Provincia de Sáhara, par exemple, couvre 1843-1976 et représente 207 caisses.
Les archives militaires espagnoles sont également particulièrement intéressantes. L'Archivo General Militar de Ávila possède notamment des fonds relatifs :
- À l'Afrique occidentale espagnole ;
- À Ifni ;
- Au Sahara ;
- Aux états-majors ;
- Aux commandements militaires.
Le fonds militaire concernant l'administration espagnole en Afrique représente plusieurs centaines de dossiers et caisses.
LA PRESSE ESPAGNOLE
Il faudra rechercher notamment :
- ABC
- La Vanguardia
- Arriba
- Ya
- Pueblo
- Informations
- Presse régionale des Canaries
- Presse militaire
- Presse du Sahara espagnol.
-
La Biblioteca Nacional de España constitue une source particulièrement intéressante : sa collection Afrique comprend plus de 2 000 titres de publications périodiques, ainsi que des bulletins officiels du Sahara et des publications liées à l'ancienne administration espagnole. Elle conserve également une importante collection de coupures de presse.
Pour les observations aériennes du Sahara, des Canaries ou de la Guinée espagnole, ces fonds pourraient être particulièrement riches.
TABLEAU GÉNÉRAL : PAYS PAR PAYS
Voici la structure que je recommande pour votre recherche.
Pays | Archives étrangères prioritaires | Presse / médias à rechercher |
Angola | Portugal | Jornal de Angola, presse de Luanda, A Província de Angola |
Mozambique | Portugal | Notícias, Diário de Moçambique |
Guinée-Bissau | Portugal | Nô Pintcha, presse portugaise |
Cap-Vert | Portugal | A Voz de Cabo Verde, presse de Praia |
São Tomé-et-Príncipe | Portugal | Presse locale + presse portugaise |
Guinée équatoriale | Espagne | Presse espagnole + presse de Malabo |
Sahara espagnol | Espagne | ABC, La Vanguardia, presse militaire et coloniale |
Ifni | Espagne | Presse espagnole + archives militaires |
Algérie | France | Alger Républicain, Le Journal d'Alger, La Dépêche quotidienne, presse française |
Sénégal | France | Le Soleil, Dakar-Matin, presse coloniale |
Mali | France | Presse malienne + archives coloniales |
Niger | France | Presse nigérienne + archives militaires françaises |
Burkina Faso | France | Presse nationale + archives de Haute-Volta |
Côte d'Ivoire | France | Fraternité-Matin, presse coloniale |
Bénin | France | La Nation, presse du Dahomey |
Togo | France | Togo-Presse, presse coloniale |
Cameroun | France | Cameroun Tribune, presse coloniale |
Gabon | France | L'Union, presse coloniale |
Congo | France | La Semaine Africaine, presse congolaise |
RDC | Belgique | Presse congolaise + archives belges |
Rwanda | Belgique | Presse locale + archives belges |
Burundi | Belgique | Presse locale + archives belges |
Madagascar | France | Presse malgache + archives françaises |
Djibouti | France | Presse française + archives coloniales |
Maroc | France/Espagne | Hors périmètre de notre ouvrage |
Tunisie | France | Presse tunisienne + archives françaises |
Égypte | Royaume-Uni | Al-Ahram, presse égyptienne, archives britanniques |
Soudan | Royaume-Uni | Presse soudanaise + archives britanniques |
Kenya | Royaume-Uni | Daily Nation, East African Standard, presse coloniale |
Ouganda | Royaume-Uni | Daily Monitor, presse coloniale |
Tanzanie | Royaume-Uni | Daily News, The Tanganyika Standard |
Zambie | Royaume-Uni | Times of Zambia, The Northern News |
Zimbabwe | Royaume-Uni | Rhodesia Herald, The Chronicle |
Malawi | Royaume-Uni | Nyasaland Times, presse locale |
Botswana | Royaume-Uni | Botswana Daily News, presse coloniale |
Afrique du Sud | Royaume-Uni | Rand Daily Mail, Star, Cape Times, presse locale |
Namibie | Allemagne/Afrique du Sud | Presse allemande, sud-africaine et namibienne |
Ghana | Royaume-Uni | Daily Graphic, Ghanaian Times |
Nigeria | Royaume-Uni | West African Pilot, Daily Times, presse contemporaine |
Sierra Leone | Royaume-Uni | Sierra Leone Daily Mail, Awoko |
Liberia | États-Unis | Liberian Observer, Daily News |
Éthiopie | Italie/Royaume-Uni | Ethiopian Herald, presse italienne |
Somalie | Italie/Royaume-Uni | Presse italienne + britannique |
Érythrée | Italie | Presse italienne + archives coloniales |
Libye | Italie/Royaume-Uni | Presse italienne, britannique et libyenne |
Le Maroc reste naturellement exclu de cette étude car il a fait l’objet de recherches dans le cadre de l’ouvrage L’HISTOIRE DES OVNIS AU MAROC
LES PAYS PORTUGAIS : PRIORITÉ PARTICULIÈRE
Pour notre étude le Portugal-Afrique sera séparé.
Angola
Rechercher :
AHU + Arquivo Nacional de Angola + archives militaires portugaises + presse de Luanda + aviation portugaise.
Mozambique
AHU + Arquivo Histórico de Moçambique + archives militaires portugaises + presse de Maputo/Beira/Nampula.
Cap-Vert
AHU + Arquivo Nacional de Cabo Verde + presse de Praia + archives aéronautiques.
São Tomé-et-Príncipe
AHU + archives locales + presse + archives maritimes et aéronautiques.
Ce travail pourrait révéler des observations anciennes qui n'ont jamais été intégrées aux catalogues ufologiques internationaux.
.
Chapitre VII - 3
LES ARCHIVES AFRICAINES ET L’HISTOIRE DES OVNIS
Les archives Belges : ou sont-elles ?
Les archives belges sont particulièrement importantes car elles peuvent contenir des cas inconnus d’observation d’ovni., surtout pour le Congo (RDC), le Rwanda et le Burundi, mais aussi, plus largement, pour retrouver des observations aériennes inhabituelles dans les documents coloniaux, militaires, administratifs, scientifiques et dans la presse.
Le point essentiel est qu'il ne faut surtout pas chercher uniquement le mot « OVNI » : pour la période antérieure aux années 1950-1960, ce terme n'est pratiquement jamais employé. Il faut rechercher les dossiers sous les rubriques aviation, phénomènes atmosphériques, météores, objets lumineux, aéronautique, sécurité, télécommunications, météo, police, armée, aviation civile, etc.
Les « Archives africaines » du SPF Affaires étrangères
C'est probablement le premier fonds belge à explorer.
Les Archives africaines du SPF Affaires étrangères couvrent 1885-1962 et concernent essentiellement l'État indépendant du Congo, le Congo belge et le Ruanda-Urundi. Elles représentent environ 9,5 km linéaires de documents. Une partie importante est actuellement transférée vers les Archives générales du Royaume 2 (dépôt Joseph Cuvelier).
Pour la recherche OVNI
Je rechercherais notamment les termes et catégories suivants :
« Phénomène aérien » | « Avion inconnu » | « Fusée » « Lumière nocturne » |
Et naturellement les noms des principales villes et régions : Léopoldville/Kinshasa, Élisabethville/Lubumbashi, Stanleyville/Kisangani, Luluabourg/Kananga, Bukavu, Costermansville, Jadotville, Kolwezi, etc.
Les Archives générales du Royaume
Les Archives de l'État en Belgique sont aujourd'hui le principal dépôt belge pour l'histoire de la colonisation. Elles conservent les archives du ministère des Colonies et de ses successeurs, ainsi que des administrations du Congo belge et du Ruanda-Urundi. Elles conservent également des archives privées et des archives d'entreprises ayant travaillé en Afrique. On peut y trouver la trace de personnes qui se trouvaient réellement sur le terrain.
Les Archives de l'État possèdent environ 110 000 fiches matricules et dossiers individuels concernant des agents et fonctionnaires ayant travaillé pour l'État indépendant du Congo ou le ministère des Colonies. Deux séries concernent spécifiquement le personnel africain. Les inventaires sont progressivement mis en ligne et une partie des registres anciens a été numérisée.
Pourquoi est-ce important pour les OVNI ? Parce qu'un dossier d'observation retrouvé dans une archive peut être signé par : un administrateur territorial ; un agent de district ; un missionnaire ; un militaire ; un fonctionnaire africain etc…
Nous pourrions alors identifier précisément l'auteur du rapport, sa fonction et son parcours. Cela permettrait de transformer un simple « cas OVNI au Congo » en véritable dossier historique.
Le Musée royal de l'Afrique centrale à Tervuren
À mon avis, il faut mettre le Musée royal de l'Afrique centrale (MRAC) au même niveau de priorité que les Archives de l'État. Le musée conserve environ 3 km d'archives historiques, produites du milieu du XIXe siècle à aujourd'hui. Elles concernent notamment l'État indépendant du Congo, le Congo belge, le Zaïre, la RDC et plus largement l'Afrique centrale. Son service d'archives historiques conserve notamment les rapports de mission des scientifiques ayant voyagé en Afrique. Et il existe environ 400 fonds concernant l'histoire coloniale de l'Afrique centrale.
Les archives scientifiques du MRAC pourraient être particulièrement intéressantes dans le cas ou l’un d’eux aurait établi un rapport sur un phénomène céleste.
Il conserve également des archives de prospection géologique et minière concernant principalement la RDC, le Rwanda et le Burundi, comprenant des notes de terrain, rapports inédits, cartographies et correspondances entre agents en Afrique et leurs directions en Belgique.
Le MRAC conserve aussi des archives d'entreprises et d'institutions belges ayant travaillé au Congo après l'indépendance.
Ces fonds peuvent contenir des rapports administratifs, correspondances, photographies, films, enregistrements et documents de terrain. Pour une étude des observations OVNI, les entreprises minières pourraient être particulièrement intéressantes. Une observation faite par plusieurs employés d'une société minière pourrait donc laisser une trace administrative.
Le MRAC conserve également un très grand nombre de fonds de particuliers. Sa base spécialisée indique environ 800 fonds d'archives concernant l'exploration, l'État indépendant du Congo, le Congo colonial et le Congo après 1960. Cela peut être extrêmement précieux.
Les archives Stanley : un exemple du potentiel documentaire
Le MRAC conserve notamment les archives de Henry Morton Stanley : 65 journaux de voyage, environ 10 000 lettres, 800 dessins, photographies, diapositives et cartes, ainsi que des manuscrits et coupures de presse. Il ne faut évidemment pas chercher des « OVNI » chez Stanley. Mais cet exemple montre la richesse extraordinaire des fonds africains conservés en Belgique. Il permet aussi de comprendre pourquoi une recherche sérieuse doit aller au-delà des catalogues ufologiques.
Les archives de la Sûreté
C'est probablement l'une des pistes les plus prometteuses. Les Archives africaines comprennent des documents relatifs à la sûreté. Il faut imaginer le vocabulaire de l'époque. Un fonctionnaire ne va pas forcément écrire : « OVNI observé au-dessus de Stanleyville ». Il pourrait écrire :
- « Phénomène lumineux inhabituel signalé par plusieurs habitants ».
Où :
- « Objet volant non identifié signalé par le personnel de la station ».
Ou encore :
- « Rumeur concernant un appareil aérien inconnu ».
La Sûreté pouvait s'intéresser à ce type d'information pour des raisons qui n'avaient rien à voir avec l'ufologie : espionnage, sécurité, aviation étrangère, activité militaire, propagande, panique locale, rumeur ou simple curiosité administrative.
C'est précisément ce qui rend ces archives intéressantes.
Le Guide des sources : un outil indispensable
Il existe aujourd'hui un outil exceptionnel pour un travail de recherche : le Guide des sources de l'histoire de la colonisation.
Il recense plus de 1 500 notices, représentant environ 2 300 pages, et permet de localiser les fonds relatifs à la colonisation belge conservés dans plus de 80 institutions en Belgique. Le volume total est estimé à environ 20 km d'archives. C'est probablement le meilleur point de départ méthodologique. Il ne faut donc pas se limiter aux Archives générales du Royaume. Le document permet justement de répondre à la question : « Qui conserve quoi ? »
Et surtout : les archives ne concernent pas uniquement le Congo
Les grands fonds coloniaux belges concernent principalement :
- RDC / Congo ;
- Rwanda ;
- Burundi.
Les Archives africaines officielles couvrent précisément ces territoires. La Belgique a évidemment eu d'autres relations avec l'Afrique, mais elle ne possède pas un empire colonial comparable à celui de la France ou du Royaume-Uni.
Un problème essentiel : les archives belges sont coloniales - Il faut néanmoins conserver un regard critique. Les Archives de l'État reconnaissent elles-mêmes que les archives coloniales constituent un patrimoine commun à la Belgique, au Congo, au Rwanda et au Burundi, et soulignent que le déplacement des archives vers la Belgique a longtemps compliqué leur accès pour les chercheurs africains. Cela signifie que ces archives doivent être utilisées avec une double prudence :
1. Elles sont extrêmement précieuses ; mais elles représentent d'abord le regard des institutions qui les ont produites.
2. Une observation rapportée par un administrateur belge ne constitue pas nécessairement la même chose qu'un témoignage africain recueilli directement.
3.
Chapitre VII - 4
LES ARCHIVES AFRICAINES ET L’HISTOIRE DES OVNIS
La presse Africaine coloniale – répertoire par pays
1. ALGÉRIE
ANALYSE PRECISE AU POINT 8.
Période française
Presse française et franco-algérienne :
L'Écho d’Alger - La Dépêche algérienne - Le Petit Algérien - L'Akbar - Le Moniteur algérien - Le Courrier de Tlemcen - L'Écho de Tiaret - Le Progrès de Sétif - La Gazette d'Aïn-Témouchent - Oran républicain - Alger républicain - La Dépêche de Constantine - L'Écho d'Oran
Presse en arabe :
Al-Mubashir - Al-Islah - Lisân al-Dîn – Al-Qamr
La BnF possède une importante sélection de cette presse algérienne ancienne, notamment Alger journal, Oran républicain, La Dépêche algérienne, Le Petit Sétifien, Le Courrier de Tlemcen, etc.
Aujourd'hui :
El Watan -El Moudjahid
Liberté — archives historiques - Le Soir d'Algérie - El Khabar - Echorouk El Yawmi - Le Quotidien d'Oran L'Expression
Pour les OVNI : priorité très élevée, notamment pour Alger, Oran, Constantine, le Sahara et les années 1950-1960.
2. MAROC exclu
3. TUNISIE
Protectorat français
La Dépêche tunisienne - Le Tunisien - La Presse - La Tunisie française - Le Colon français - Le Petit Matin - Le Courrier de Tunisie
Presse arabophone :
Al-Zuhra - Al-Sabah
Autres titres nationalistes et réformistes.
Aujourd'hui
La Presse de Tunisie - Le Temps - Assabah - Le Quotidien - La Presse - Business News
Mosaique FM — média/radio - Jawhara FM
Pour les PAN, la presse tunisienne contemporaine est particulièrement intéressante car elle peut être confrontée aux données astronomiques et satellitaires.
4. LIBYE
Période italienne
Il faut rechercher : presse italienne de Tripolitaine ; - presse de Cyrénaïque ; - journaux administratifs italiens ; - Gazzetta Ufficiale della Tripolitania ; - Gazzetta Ufficiale della Cirenaica.
Période britannique
Après la Seconde Guerre mondiale : - presse arabe ; - presse britannique ; - publications administratives.
Aujourd'hui
Al Wasat – February - Al Marsad - Libya Observer - Libya Herald
Les archives de la période italienne sont particulièrement intéressantes pour les observations aériennes des années 1910-1940.
5. ÉGYPTE
L'Égypte constitue un cas exceptionnel.
Presse ancienne
Al-Ahram
Al-Muqattam - Al-Mu'ayyad - Al-Balagh - Al-Siyasa -Al-Akhbar
Presse étrangère :
The Egyptian Gazette - Egyptian Mail
Aujourd'hui
Al-Ahram - Al-Akhbar - Al-Masry Al-Youm - Shorouk News - Youm7 - Daily News Egypt
Pour votre nos recherches Al-Ahram est une source prioritaire pour les observations anciennes. Il faudrait notamment rechercher les mots arabes correspondant à : objet volant – lumière étrange – phénomène céleste – météore – boule de feu – avion inconnu.
6. SOUDAN
Période britannique
The Sudan Times - The Sudanese Gazette - Sudan Notes and Records — revue particulièrement importante, même si ce n'est pas un quotidien.
La presse britannique et les publications administratives sont ici fondamentales.
Aujourd'hui
Sudan Tribune - Sudan News Agency - Al-Sudani - Akhbar Al-Youm
Le Soudan est un pays où les archives coloniales britanniques doivent être croisées avec la presse locale.
7. SÉNÉGAL
Afrique-Occidentale française
Le Sénégal - L'Afrique occidentale - Le Soleil colonial — à vérifier selon période
Publications administratives de l'AOF
Journal officiel de l'Afrique occidentale française
Dakar était un centre majeur de presse.
Après indépendance
Le Soleil - Sud Quotidien - Le Quotidien – Walf Quotidien - EnQuête - L'Observateur
Dakar doit être considéré comme l'un des centres prioritaires pour les recherches de presse francophone ancienne.
8. ALGERIE
Analyse de la presse durant l’occupation 1830 -1962
Presse officielle et de l'administration coloniale
Dès le début de la conquête, l'armée et l'autorité coloniale créent des organes de diffusion pour publier les actes officiels et encadrer l'information
Titre du journal | Période de parution | Ville d'édition | Nature / Rôle historique |
L'Estafette d'Alger | 1830 | Alger | Le tout premier journal imprimé par l'armée française après le débarquement. |
Le Moniteur algérien | 1832 – 1896 | Alger | Journal officiel du gouvernement colonial insérant les actes administratifs. |
Le Mobacher (Al-Mobachir) | 1848 – 1926 | Alger | Journal officiel bilingue (français/arabe) créé par le ministère de la Guerre pour s'adresser aux indigènes. |
Les grands quotidiens d'information des colons (Presse coloniale)
Ces titres appartenaient généralement à de grands propriétaires ou à des groupes de pression coloniaux. Ils défendaient majoritairement les intérêts des Européens d'Algérie.
Titre du journal | Période de parution | Ville d'édition | Impact et orientation |
Akhbar | 1839 – 1934 | Alger | Un des plus anciens journaux politiques et littéraires de la colonie. |
L'Écho d'Oran | 1844 – 1963 | Oran | Quotidien incontournable de l'Oranie, très influent auprès des colons. |
L'Indépendant de Constantine | 1858 – 1914 | Constantine | Organe majeur de l'Est algérien au XIXe siècle. |
La Dépêche algérienne | 1885 – 1962 | Alger | Grand quotidien conservateur, proche de l'administration et des grands propriétaires. |
L'Écho d'Alger | 1912 – 1961 | Alger | Fondé par Étienne Baïlac, il devient le quotidien le plus puissant et le plus lu d'Algérie. |
La Dépêche de Constantine | 1908 – 1962 | Constantine | Dirigé par la famille Morel, il régnait sur l'information dans tout l'Est de l'Algérie. |
Le Journal d'Alger | 1947 – 1962 | Alger | Quotidien d'information générale de la période d'après-guerre. |
Presse de gauche, républicaine et progressiste
Certains journaux se sont démarqués en prenant position pour l'amélioration du statut des populations locales ou, plus tard, en dénonçant les dérives coloniales.
Titre du journal | Période de parution | Ville d'édition | Orientation politique |
Alger républicain | 1938 – 1965 | Alger | Quotidien progressiste et anticolonialiste. Il a accueilli dans ses pages de grandes plumes comme Albert Camus et Henri Alleg. |
L'Espoir de Constantine | 1945 – 1956 | Constantine | Journal libéral et réformiste, favorable au dialogue franco-musulman. |
Périodiques culturels et illustrés
La presse magazine s'est également développée au XXe siècle, axée sur la mise en valeur de la vie coloniale, du tourisme et des arts.
Titre du magazine | Période de parution | Ville d'édition | Spécificité |
L'Afrique du Nord illustrée | 1906 – 1939 | Alger | Hebdomadaire culturel et touristique de prestige richement illustré. |
Une partie des archives des quotidiens est restée en Algérie et elles sont conservées à la Bibliothèque Nationale d’Algérie, une autre partie peut éventuellement se retrouver à la Bibliothèque Nationale de la France, aux Archives d’Outre-Mer à Aix en Provence et même certaines dispersées dans quelques associations privées qui conservent des collections, surtout des dons. Une partie de ces documents sont numérisés en France, se référer aux moteurs internes de recherche tels Gallica ou Anom.
9. MALI
Ancien Soudan français.
Presse coloniale
Bulletin du Soudan français
Publications administratives de l'AOF
Presse de Bamako
Aujourd'hui
L'Essor - Les Échos - Le Républicain - Maliweb - Journal du Mali
Les archives françaises sont ici particulièrement importantes pour la période antérieure à 1960.
11. NIGER
Colonisation française
Bulletins administratifs, publications de l'AOF ; - presse de Niamey et publications régionales.
Aujourd'hui
Le Sahel - Sahel Dimanche - ActuNiger - Niger Inter
Les archives administratives françaises seront souvent plus importantes que les journaux pour la période ancienne.
12. GUINÉE
Période française
Presse de Conakry ; - publications administratives de l'AOF ; - journaux missionnaires.
Aujourd'hui
Horoya - Guinée Matin - Le Djely - Ledjely.com - Africaguinee –
13. TOGO
Cas particulièrement intéressant car le pays fut allemand puis français.
Période allemande
Rechercher les publications allemandes concernant :Togogebiet / Togo / Lomé et les journaux coloniaux allemands.
Période française
Presse de Lomé ; - publications administratives de l'AOF ; - journaux coloniaux.
Aujourd'hui
Togo-Presse - Liberté - L'Alternative - Togomatin - 24 Heures au Togo
Le Togo est donc un pays où il faut travailler dans trois corpus linguistiques : allemand, français et langues locales.
14. CAMEROUN
Cas extrêmement intéressant.
Période allemande 1884-1916
Il faut rechercher la presse et les publications allemandes concernant le Kamerun.
Période française
La Presse du Cameroun - Le Cameroun - publications administratives ; - presse de Douala et Yaoundé.
Aujourd'hui
Cameroon Tribune - Le Messager - Mutations - La Nouvelle Expression - The Post - The Guardian Post
Les archives allemandes sont essentielles pour les premières observations aériennes ou astronomiques. Les Archives fédérales allemandes confirment que le Cameroun faisait partie des territoires coloniaux allemands de 1884 à 1916.
15. GABON
Période française
L'Écho du Gabon - bulletins administratifs ; - presse de Libreville.
Aujourd'hui
L’Union - Gabon Review - Gabon Matin
La Loupe
Direct Infos Gabon
16. CONGO-BRAZZAVILLE
Période française
La Semaine coloniale
Bulletins de l'Afrique équatoriale française ; - presse de Brazzaville.
Aujourd'hui
La Semaine Africaine - Les Dépêches de Brazzaville - Le Patriote - La Dépêche de Brazzaville
17. RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO.
Congo belge
Presse francophone :
L'Avenir colonial belge - Courrier d'Afrique - L'Écho du Katanga - L'Essor du Congo - L'Écho de Stan
Congo
Congo-Afrique - journaux d'Élisabethville/Léopoldville/Stanleyville.
Les archives du MRAC possèdent aujourd'hui plus de 700 titres de journaux congolais des années 1950 à aujourd'hui, ainsi que des bulletins d'agences de presse.
C'est une source absolument majeure.
Aujourd'hui
Le Phare - Le Potentiel - L'Avenir - La Référence Plus - La Tempête des Tropiques - Le Soft International Actualité.cd - Radio Okapi
.
18. RWANDA
Période allemande
Le Rwanda faisait partie de l'Afrique orientale allemande.
Période belge
Après la Première Guerre mondiale :
Publications administratives ; - presse missionnaire ; - bulletins du Ruanda-Urundi.
Aujourd'hui
The New Times - KT Press - Igihe - Kigali Today
Les archives belges sont particulièrement importantes puisque les « Africa Archives » couvrent le Ruanda-Urundi de 1917 à 1961.
19. BURUNDI
Même situation générale que le Rwanda.
Période allemande
Recherche dans les archives du Deutsch-Ostafrika.
Période belge
Bulletins du Ruanda-Urundi ; - presse missionnaire ; - publications administratives.
Aujourd'hui
Iwacu - Le Renouveau - Burundi Eco - RTNB
20. NAMIBIE
Cas absolument exceptionnel en Afrique. La presse allemande était relativement développée
Période allemande
Deutsch-Südwestafrika - Windhoeker Anzeiger - Deutsch-Südwestafrikanische Zeitung - Südwestbote - Windhuker Nachrichten - Lüderitzbuchter Zeitung - Südwest - Keetmanshooper Nachrichten - Keetmanshooper Zeitung - Amtsblatt für das Schutzgebiet Deutsch-Südwestafrika
Les sources allemandes confirment notamment l’existence du Windhoeker Anzeiger / Deutsch-Südwestafrikanische Zeitung dès 1898 et du Südwestbote.
Aujourd'hui
The Namibian - New Era - Namibian Sun - Republikein - Allgemeine Zeitung — presse germanophone
Pour les OVNI : priorité exceptionnelle, notamment pour les observations de phénomènes lumineux et aériens durant la période allemande.
21. TANZANIE
Période allemande
Deutsch-Ostafrika
Il faut rechercher les publications allemandes concernant :
Dar es Salaam ; - Tanga ; - Tabora ; - Kilimanjaro ; - Zanzibar.
Période britannique
Tanganyika Standard - East African Standard
Aujourd'hui
Daily News - The Citizen - Mwananchi - The Guardian - Mwanaspoti
Les Archives fédérales allemandes confirment que l'Afrique orientale allemande couvrait notamment le territoire de l'actuelle Tanzanie ainsi que le Rwanda et le Burundi.
22. MOZAMBIQUE
Période portugaise
Presse portugaise :
O Brado Africano - Diário de Lourenço Marques - Notícias - O Século - O Comércio do Porto - publications administratives de la colonie.
Aujourd'hui
Notícias - O País - Savana - Domingo - Carta de Moçambique
Le Portugal doit être considéré comme une source essentielle pour les observations anciennes.
23. ANGOLA
Période portugaise
A Província de Angola - Jornal de Angola - publications administratives portugaises.
Aujourd'hui
Jornal de Angola - O País - Novo Jornal - Valor Económico - Expansão
Les archives portugaises sont particulièrement importantes pour les observations anciennes.
24. GUINÉE-BISSAU
Période portugaise
Boletim Cultural da Guiné Portuguesa - publications administratives ; - presse de Bissau.
Aujourd'hui
Nô Pintcha - O Democrata - Bissau Digital
25. CAP-VERT
Période portugaise
O Futuro de Cabo Verde - otícias de Cabo Verde - bulletins administratifs.
Aujourd'hui
A Semana - Expresso das Ilhas - Inforpress
26. SAO TOMÉ-ET-PRINCIPE
Période portugaise
O Equador - publications administratives ; - presse coloniale portugaise.
Aujourd'hui
O Parvo -Jornal Transparência - Téla Nón
27. GHANA
Période britannique
Le Ghana est extrêmement intéressant pour la presse anglophone :
Gold Coast Chronicle - Gold Coast Times - Gold Coast Independent - Ashanti Pioneer - The Spectator - Daily Graphic
Aujourd'hui
Daily Graphic - Ghanaian Times - Daily Guide - The Chronicle - JoyNews - Citi Newsroom
Pour pour rechercher un cas, il faudra se baser sur les anciennes appellations Gold Coast plutôt que seulement « Ghana ».
28. NIGERIA
Période britannique- Lagos Standard - Lagos Weekly Record - West African Pilot
Nigerian Tribune - Daily Times - Daily Service
Aujourd'hui
The Guardian - Punch -Vanguard - ThisDay - Premium Times - Daily Trust - The Nation
Très forte priorité pour votre recherche, notamment Lagos, Ibadan, Kano et Enugu.
29. SIERRA LEONE
Période britannique
Sierra Leone Weekly News - Sierra Leone Gazette - Daily Mail - African Standard - Aujourd'hui
Awoko - Concord Times - Standard Times - Politico
Pour les archives anciennes, rechercher également Freetown sous la période coloniale britannique.
30. GAMBIE
Période britannique
Bathurst Observer - The Gambia News - Gambia Gazette
Aujourd'hui
The Point - Foroyaa - The Standard - The Voice
31. KENYA
Période britannique
East African Standard - East African and Uganda Mail - Kenya Gazette - Nairobi News - Mombasa Times
Aujourd'hui
Daily Nation -The Standard - The Star - People Daily - Business Daily Africa
Pour les OVNI, il faudra rechercher les archives sous les anciennes appellations East Africa / British East Africa / Kenya Colony.
32. OUGANDA
Période britannique
Uganda Herald - Uganda Gazette - The Uganda Argus
Aujourd'hui
New Vision - Daily Monitor - The Observer - Red Pepper
33. ZAMBIE
Période britannique
Ancienne Rhodésie du Nord. - Northern Rhodesia Journal - Northern News - Central African Post - publications administrates de Northern Rhodesia.
Aujourd'hui
Zambia Daily Mail - The Times of Zambia - Daily Nation - News Diggers!
34. ZIMBABWE
Période britannique / rhodésienne
Ancienne Rhodésie du Sud: - The Rhodesia Herald - Bulawayo Chronicle - Rhodesia National Archives publications - Sunday Mail
Aujourd'hui
The Herald - Chronicle - NewsDay - Sunday Mail - Daily News - The Independent
Priorité OVNI : EXCEPTIONNELLE, en raison notamment de l'abondante documentation autour de Cynthia Hind, de l'école d'Ariel et de la recherche ufologique locale.
35. AFRIQUE DU SUD
L'un des corpus les plus importants du continent.
Période coloniale
Cape Argus - Cape Times - Natal Mercury - Natal Witness - The Star - Rand Daily Mail - Pretoria News - Johannesburg Star - Sunday Times - Diamond Fields Advertiser
Aujourd'hui
Mail & Guardian - Daily Maverick - News24 - Sunday Times - IOL - TimesLIVE - Citizen – Sowetan
Mais il faut également rechercher les archives en afrikaans, notamment :
Die Burger - Rapport - Beeld - Volksblad
Pour votre recherche OVNI, l'Afrique du Sud est probablement le pays africain où le croisement presse + archives militaires + ufologie privée est le plus riche.
36. BOTSWANA
Période britannique
Ancien Bechuanaland Protectorate.- Rechercher :
Bechuanaland News - Bechuanaland Protectorate Gazette - publications administratives britanniques.
Aujourd'hui
Botswana Gazette - Mmegi - Daily News - Botswana Guardian
37. LESOTHO
Période britannique
Ancien Basutoland.
Basutoland News - Basutoland Gazette - publications missionnaires.
Aujourd'hui
Lesotho Times - Public Eye - Lesotho Today
38. ESWATINI
Ancien Swaziland.
Période britannique
Swaziland News - Swaziland Observer — histoire plus récente.
Aujourd'hui
Times of Eswatini - Eswatini Observer
39. MALAWI
Ancienne Nyassaland.
Période britannique
Nyasaland Times - Nyasaland Government Gazette - Blantyre and District Advertiser
Aujourd'hui
The Nation - The Daily Times - Malawi News
40. MAURICE
Cas particulièrement intéressant en raison de l'ancienneté de sa presse.
Période britannique
Le Cernéen -- Mauritius Times - Advance - The Gazette
Aujourd'hui
Le Mauricien - L'Express - Defi Media - Le Matinal
41. SEYCHELLES
Période britannique
Seychelles Gazette - publications administratives.
Aujourd'hui
Seychelles Nation - Today in Seychelles
42. COMORES
Période française
Publications administratives ; - presse de Mayotte et de l'archipel.
Aujourd'hui
Al-Watwan - La Gazette des Comores - Al-Fajr
43. MADAGASCAR
Période française
La Tribune de Madagascar - Le Courrier de Madagascar - Journal officiel de Madagascar - Le Tamatave - presse missionnaire.
Aujourd'hui
Midi Madagasikara -- L'Express de Madagascar - La Gazette de la Grande Île - Orange Madagascar
Pour les observations anciennes, Tananarive/Antananarivo et Tamatave/Toamasina doivent être recherchées sous leurs deux appellations.
44. MAURITANIE
Période française
Ancienne Mauritanie française.
Rechercher :
Bulletin de l'Afrique occidentale française ; - presse de Saint-Louis ; - publications administratives de l'AOF
.
Aujourd'hui
Le Calame - L'Authentique - Sahara Media - Alakhbar
45. TCHAD
Période française
Ancien territoire de l'AEF.
Rechercher :
Bulletins administratifs ; - presse de Fort-Lamy ; - publications de l'Afrique équatoriale française.
Aujourd'hui
Le Progrès - Alwihda Info - Tchadinfos
46. RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Ancien Oubangui-Chari.
Période française
Publications de l'AEF ; - presse de Bangui ; - bulletins administratifs.
Aujourd'hui
Le Confident - Centrafrique-Presse - Corbeau News
47. CONGO-BRAZZAVILLE
Déjà traité avec l'AEF, mais il faudra rechercher particulièrement les archives de Brazzaville, capitale de l'Afrique équatoriale française.
48. ÉTHIOPIE
Cas différent car l'Éthiopie n'a pas été intégrée durablement à un empire colonial européen.
Il faut donc rechercher :
Presse éthiopienne ; - presse italienne pendant l'occupation 1936-1941 ; - publications diplomatiques ; - presse britannique.
Aujourd'hui
Addis Fortune + The Reporter - Capital - Ethiopian Herald - Fana Broadcasting - Addis Standard
La période italienne mérite un corpus particulier.
49. ÉRYTHRÉE
Période italienne
Très important :
Presse italienne d'Asmara ; - Gazzetta dell'Eritrea ; - publications administratives italiennes.
Période britannique
Presse britannique et administration militaire.
Aujourd'hui
Hadas Eritrea - Eritrea Profile
50. SOMALIE
Période italienne
Presse italienne de Mogadiscio ;- publications de la Somalie italienne.
Période britannique
Presse britannique du Somaliland.
Aujourd'hui
Hiiraan Online - Garowe Online - Somaliland Chronicle - Somali Guardian
Chapitre VIII
PRINCIPALES BASES DE DONNÉES ET ARCHIVES DE CAS OVNI/UAP DANS LE MONDE
ÉTATS-UNIS
MUFON
Mutual UFO Network – CMS
L'une des plus importantes bases mondiales de signalements OVNI/ - MUFON possède de nombreux dossiers africains, mais leur accessibilité et leur niveau de documentation varient selon les cas et c’est généralement accessible aux membres abonnés. .
NUFORC
Grande base américaine de témoignages, particulièrement utile pour les cas contemporains.
ENIGMA LABS
Enigma Labs
Plateforme internationale relativement récente consacrée aux observations UAP. Elle agrège des signalements provenant de différentes sources et permet des recherches géographiques. Très intéressante pour identifier rapidement les cas existants dans des pays où la documentation est rare. Mais il faut ensuite remonter à la source originale
UFO SIGHTINGS DAILY
https://www.ufosightingsdaily.com/ Base de données plus récente, qui commence à être bien alimentée.
.
CIA READING ROOM
La CIA a rendu accessibles de nombreux documents historiques. Il faut notamment rechercher : UFO / flying saucer / unidentified aircraft / Africa / country name. Un document concernant un événement africain peut être conservé à Washington plutôt qu'à Dakar, Nairobi ou Luanda.
NICAP
Archives historiques considérables.
PROJECT BLUE BOOK
Les archives du programme de l'US Air Force constituent une source primaire exceptionnelle.
Elles couvrent principalement 1947-1969. - C'est une base à consulter systématiquement pour les anciennes colonies et pays africains, car certains événements observés en Afrique ont été signalés ou analysés par les autorités américaines.
FBI VAULT
Les archives numériques du FBI contiennent également des documents historiques concernant les OVNI.
INTERNET ARCHIVE
Internet Archive
Ce n'est pas une base OVNI à proprement parler, mais c'est une source capitale pour une recherche. On peut y retrouver :
- Anciens livres ;
- Magazines ;
- Bulletins ufologiques ;
- Journaux ;
- Catalogues ;
- Rapports ;
- Publications devenues difficiles à trouver.
THE BLACK VAULT
The Black Vault
Ce n'est pas une base de cas OVNI classique, mais une immense collection de documents déclassifiés obtenus notamment par FOIA. Très intéressante pour :
- CIA ;
- FBI ;
- NSA;
- DIA;
- Department of Defense;
- U.S. Air Force.
AARO
All-domain Anomaly Resolution Office
Le bureau du Département de la Défense américain constitue aujourd'hui une source gouvernementale majeure pour les UAP. - Il est surtout important pour les dossiers américains, mais ses rapports et archives peuvent contenir des informations internationales.
UFOCAT
Ancien catalogue informatique international de cas OVNI. Il est surtout intéressant historiquement pour retrouver des références à des cas anciens. Mais il faut vérifier les données avec les sources originales.
UFOBASE
Différentes bases portant ce nom ont existé ou existent dans les milieux ufologiques. Il faut donc vérifier précisément l'origine et le responsable de la base avant d'utiliser ses données.
FRANCE
GEIPAN
Probablement l'une des bases officielles les plus importantes au monde. Le GEIPAN dépend du CNES et publie une grande partie de ses dossiers.
Classification :
A : phénomène identifié ;
B : probablement identifié ;
C : données insuffisantes ;
D : phénomène non identifié.
Très important pour les anciennes colonies françaises, notamment :
Algérie, Sénégal, Mali, Niger, Côte d'Ivoire, Togo, Bénin, Cameroun, Gabon, Congo, Madagascar, Djibouti, etc. - Attention toutefois : le GEIPAN n'est pas une base de tous les cas africains ; il s'agit avant tout des dossiers relevant de son périmètre.
BECASSINE
URECAT - Une ressource particulièrement utile pour les observations anciennes
ACUFO – Le catalogue d’observation de Dominique Weinstein
BASE OVNI FRANCE - environ 3300 cas.
GOOGLE NEWS ARCHIVE ET ARCHIVES DE PRESSE
Les archives de presse permettent de retrouver les événements contemporains. Il faut rechercher plusieurs formulations :
- « OVNI »
« soucoupe volante »
« disque volant »
« objet mystérieux »
« lumière mystérieuse »
« étrange lumière »
« unidentified aircraft »
« flying saucer »
« strange lights »
UFOINFO
Base britannique/internationale regroupant des observations et informations ufologiques.
FOTOCAT
Une base particulièrement intéressante. FOTOCAT est consacrée aux photographies et images d'OVNI, avec une importante dimension historique et internationale. Pour un catalogue africain, elle peut être utile pour rechercher :
- Photographies anciennes ;
- Photographies de presse ;
- Images militaires ;
- Cas photographiques africains.
LES BIBLIOTHEQUES
Les bibliothèques nationales disposent d’archives et de serveurs ou sont souvent aujourd’hui numérisées ou au moins partiellement, ce qu’elles détiennent. Il y a aussi das certains pays des services spécialisés qui dépendent de l’état. Elles ou ils peuvent vous servir comme base de données pour y rechercher des observations ou des compléments d’informations sur des cas déjà répertoriés.
Quelques bibliothèques à consulter
:
Et effectuer la recherche dans la langue du pays
ROYAUME UNI
UK National Archives – UFO files
Les Archives nationales britanniques possèdent les anciens dossiers OVNI du Ministry of Defence.
Période particulièrement intéressante : 1912-2009, avec une concentration importante après 1947.
Très important pour les anciennes colonies britanniques :
- Afrique du Sud ;
- Zimbabwe/Rhodésie ;
- Zambie ;
- Malawi ;
- Kenya ;
- Ouganda ;
- Tanzanie ;
- Ghana ;
- Nigeria ;
- Sierra Leone ;
- Botswana ;
- Soudan, etc.
CANADA
Library and Archives Canada
Le Canada possède des archives gouvernementales concernant les observations de phénomènes aériens. On y trouve notamment des documents provenant du : Department of National Defence ; du Royal Canadian Air Force et du National Research Council.
AUSTRALIE
National Archives of Australia – UFO files
L'Australie possède une documentation gouvernementale et militaire importante. Particulièrement intéressante pour l'étude comparative des politiques gouvernementales concernant les OVNI.
NOUVELLE-ZÉLANDE
Archives New Zealand
Archives concernant notamment des observations aériennes et les réponses des autorités. Intérêt surtout méthodologique et comparatif.
ALLEMAGNE
Les archives allemandes peuvent être utiles pour les périodes historiques, notamment :
Avant 1945 ;
- Seconde Guerre mondiale ;
- Aviation ;
- Phénomènes célestes ;
- Dossiers militaires.
Particulièrement intéressant pour : Namibie et anciennes possessions allemandes.
PORTUGAL
Arquivo Histórico Ultramarino
Il faut rechercher les documents concernant :
- Angola ;
- Mozambique ;
- Guinée-Bissau ;
- Cap-Vert ;
- São Tomé-et-Príncipe.
ESPAGNE
Archivo General de la Administración
Particulièrement intéressant pour :
- Guinée équatoriale ;
- Sahara espagnol ;
- Ifni.
Archivo General Militar
À examiner pour les rapports militaires et aéronautiques.
HEMEROTECA / BIBLIOTHÈQUES NUMÉRIQUES
Pour les pays hispanophones, les bibliothèques numériques et archives de presse espagnoles sont essentielles. Pour l'Afrique, cela concerne particulièrement : Guinée équatoriale et Sahara espagnol.
BELGIQUE
Les archives belges sont importantes pour :
- République démocratique du Congo ;
- Rwanda ;
- Burundi.
Il faut notamment examiner les archives coloniales, militaires et administratives.
ITALIE
Important pour :
- Libye ;
- Érythrée ;
- Somalie ;
- Éthiopie.
-
Les archives militaires et coloniales italiennes peuvent fournir des informations antérieures à 1945..
Pour information :
BASES ASTRONOMIQUES À UTILISER POUR VÉRIFIER LES CAS
Un véritable catalogue OVNI ne doit pas seulement rechercher des cas : il doit aussi pouvoir les tester.
Il faut donc croiser les observations avec :
- NASA ;
- JPL ;
- Minor Planet Center ;
- International Meteor Organization ;
- Bases de météorites ;
- Bases de satellites ;
- Données astronomiques ;
- Archives météorologiques.
-
Cela permet de rechercher les explications possibles.
POUR L'AFRIQUE : LES BASES À CONSULTER EN PRIORITÉ
Priorité | Source | Intérêt |
1 | Archives nationales africaines | ★★★★★ |
2 | Presse historique africaine | ★★★★★ |
3 | Archives coloniales françaises | ★★★★★ |
4 | Archives britanniques | ★★★★★ |
5 | Archives portugaises | ★★★★★ |
6 | Archives espagnoles | ★★★★★ |
7 | Archives militaires | ★★★★★ |
8 | Project Blue Book | ★★★★★ |
9 | GEIPAN | ★★★★☆ |
10 | MUFON | ★★★★☆ |
11 | NICAP | ★★★★☆ |
12 | NUFORC | ★★★★☆ |
13 | FOTOCAT | ★★★★☆ |
14 | Enigma Labs | ★★★★☆ |
15 | CIA / FBI | ★★★☆☆ |
16 | UFOCAT | ★★★☆☆ |
17 | The Black Vault | ★★★☆☆ |
18 | Internet Archive | ★★★★★ |
LA RÈGLE ESSENTIELLE
Une base de données sert à retrouver un cas ; elle ne suffit pas à prouver le cas.
Lorsqu'un catalogue indique : « Sénégal – 1967 – OVNI »
Il faut essayer de remonter :
Catalogue → référence → journal → archive → rapport original → témoins → vérification astronomique/aéronautique.
Chapitre IX
LE GEIPAN ET LES OVNIS EN AFRIQUE
Enquêtes, archives françaises et limites d'une coopération scientifique à l'échelle du continent africain
Introduction : quel rôle le GEIPAN joue-t-il dans l'étude des OVNI en Afrique ?
Le GEIPAN (Groupe d'études et d'informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés) occupe une place particulière dans l'histoire de l'ufologie française. Rattaché au CNES, il collecte les témoignages, analyse les observations de phénomènes aérospatiaux non identifiés, conduit ou coordonne des enquêtes et publie ses conclusions.
Mais qu'en est-il de son travail sur le continent africain ?
Cette question mérite une attention particulière. L'Afrique possède une histoire riche en observations de phénomènes lumineux, d'objets volants inexpliqués et de manifestations célestes rapportées par des témoins civils, militaires ou professionnels. Pourtant, la documentation demeure très inégale d'un pays à l'autre. Rappelons toutefois que le rôle principal du Geipan est d’enquêter sur le territoire Français et non pas sur le territoire d’autres pays. C’est plutôt à titre documentaire si le Geipan traite de cas en Afrique. Ce n’est pas son but d’enquêter sur ceux-ci, tout d’abord pour des raisons de droit international !
Il faut d'emblée distinguer deux réalités : le travail officiel du GEIPAN sur les territoires français, notamment La Réunion, et l'exploitation de ses archives pour étudier des observations survenues dans les pays africains indépendants. Ces deux activités ne relèvent pas du même cadre.
Les missions et la méthodologie du GEIPAN sont présentées sur son site officiel : https://www.geipan.fr/fr/missions-methodes-et-resultats
1. Le GEIPAN : un organisme français, et non un service international d'enquête
Créé en 1977 sous une première appellation, le service a évolué au fil du temps avant de devenir le GEIPAN.
Sa mission consiste à recueillir les témoignages, constituer des dossiers, examiner les données disponibles et rechercher des explications possibles aux phénomènes observés. Son travail repose notamment sur :
· Les déclarations des témoins ;
· Les circonstances et la chronologie des observations ;
· Les photographies et les vidéos disponibles ;
· Les données météorologiques et astronomiques ;
· Les éventuelles informations radar ;
· Les témoignages complémentaires ;
· Les enquêtes de terrain lorsqu'elles sont possibles ;
· Les analyses techniques et scientifiques.
Le GEIPAN intervient-il officiellement dans les pays africains ?
Non, ce n’est pas dans le programme général du GEIPAN, il n’a aucune compétence pour enquêter sur les observations d'OVNI dans les pays africains indépendants. Il ne faut donc pas présenter le GEIPAN comme un organisme qui aurait conduit systématiquement des enquêtes au Sénégal, au Mali, en Côte d'Ivoire, au Bénin, en Algérie ou en République démocratique du Congo. Cela ne signifie pas que les archives françaises sont dépourvues d'intérêt pour ces pays. Elles peuvent constituer des sources documentaires utiles, notamment lorsqu'elles contiennent des références à des observations anciennes, à des témoignages transmis à des organismes français ou à des phénomènes survenus dans un contexte historique lié à la France.
Il faut toutefois examiner chaque dossier individuellement pour déterminer ce que le GEIPAN a réellement recueilli, analysé ou conclu.
2. La Réunion : le principal terrain africain au sens géographique où le GEIPAN dispose d'un travail officiel
Pour étudier l'activité du GEIPAN dans l'espace géographique africain au sens large, il convient de commencer par La Réunion. Cette île de l'océan Indien appartient à la République française. Elle constitue un département et une région d'outre-mer et se trouve géographiquement dans la région africaine de l'océan Indien. Elle ne doit cependant pas être confondue avec un pays africain indépendant.
Un ensemble de dossiers officiellement répertoriés
Le catalogue public du GEIPAN comporte de nombreuses observations enregistrées à La Réunion. Les dossiers permettent de retrouver des dates, des lieux, des classifications et, selon les cas, des documents d'enquête.
Voici quelques exemples tirés du catalogue officiel. (Que nous analyserons dans notre catalogue, à la rubrique des observations à l’Ile de La Réunion).
Date de l'observation | Localisation | Classification GEIPAN | Intérêt documentaire |
15 août 1997 | La Réunion | A | Observation identifiée comme Jupiter |
24 juin 2017 | Saint-Paul | A | Phénomène identifié |
16 mai 2023 | Le Tampon | A | Phénomène identifié comme un insecte |
15 décembre 2024 | Petite-Île | A | Observation identifiée comme un satellite produisant un phénomène de réflexion lumineuse |
25 février 2025 | Saint-Pierre | A | Observation identifiée comme impliquant un ou plusieurs parachutistes |
3 octobre 2025 | Saint-Paul | A | Observation identifiée comme un satellite |
4 octobre 2025 | Le Tampon | B | Rentrée atmosphérique probable |
Ces références figurent dans les résultats du catalogue public du GEIPAN. Les dates de mise à jour peuvent être postérieures aux observations. Attention : cette liste est illustrative et non exhaustive. Elle ne constitue pas un recensement complet des observations réunionnaises.
Que nous apprennent ces dossiers ?
Ils montrent qu'une observation initialement perçue comme mystérieuse peut correspondre à un phénomène connu après analyse. Les étoiles et les planètes, les satellites, les rentrées atmosphériques, les ballons ou encore certains objets proches de l'observateur peuvent produire des apparences surprenantes.
Les classifications A et B ne signifient donc pas que le GEIPAN a confirmé l'existence d'un engin extraterrestre. Elles indiquent que le phénomène a été identifié ou probablement identifié. Les dossiers réunionnais constituent ainsi une source importante pour l'étude des signalements d'OVNI dans l'océan Indien, mais aussi pour comprendre comment les méprises peuvent être établies à partir d'informations suffisamment précises.
3. Les pays africains indépendants : des archives dispersées, sans réseau comparable au GEIPAN
En dehors des territoires français, la recherche sur les OVNI en Afrique se heurte à une difficulté fondamentale : les sources sont dispersées entre plusieurs catégories d'organismes. Il peut s'agir : des archives militaires et aéronautiques ; des services de police et de gendarmerie ; des administrations coloniales ; des journaux nationaux et locaux etc…. Dans de nombreux pays, il n'existe pas de catalogue public national réunissant systématiquement les observations, les enquêtes et les conclusions selon un protocole comparable à celui du GEIPAN.
Il faut néanmoins éviter d'affirmer qu'aucune institution africaine ne s'intéresse à ces phénomènes : l'absence d'un catalogue public comparable ne prouve pas l'absence de recherches, de rapports administratifs ou d'archives non accessibles.
Quelques exemples de pays concernés
Pays ou région | Sources à privilégier | Apport possible du GEIPAN |
Algérie | Presse historique, archives militaires, témoignages et dossiers ufologiques | Référence méthodologique et comparaison avec des dossiers français |
Sénégal | Presse locale, bases de signalements, témoignages directs | Méthode d'analyse des observations lumineuses et des méprises |
Mali | Archives historiques, témoignages militaires, presse | Comparaison méthodologique pour les observations impliquant des témoins militaires |
Côte d'Ivoire | Presse, témoignages, archives administratives et ufologiques | Modèle pour classer les sources et évaluer la qualité des informations |
Bénin | Presse, témoignages locaux, traditions orales et bases de données | Méthode pour distinguer le phénomène observé de son interprétation culturelle |
République démocratique du Congo | Presse, témoignages, archives coloniales et bases ufologiques | Référence pour la constitution de dossiers historiques |
Zimbabwe | Presse, témoignages des élèves et enseignants, archives d'enquête | Comparaison des méthodes de recueil et de confrontation des témoignages |
Afrique du Sud | Presse, associations spécialisées et archives ufologiques | Comparaison avec les enquêtes de terrain et les dossiers de témoins multiples |
Ce tableau présente des pistes de recherche, et non des interventions avérées du GEIPAN dans chacun de ces pays.
4. Le GEIPAN peut-il contribuer à l'étude des grandes affaires africaines ?
Oui, mais il faut bien définir la nature de cette contribution. Le GEIPAN peut servir de référence méthodologique pour réexaminer des dossiers africains. Il ne faut cependant pas lui attribuer une enquête, une expertise ou une classification sans disposer d'un document officiel qui l'atteste.
Trois affaires permettent d'illustrer cette distinction.
A. Le cas de l'école d'Ariel, au Zimbabwe, le 16 septembre 1994
L'affaire de l'école d'Ariel est l'un des épisodes les plus connus de l'ufologie africaine contemporaine. Des élèves de l'école d'Ariel, près de Ruwa, ont déclaré avoir observé un ou plusieurs objets inhabituels et, pour certains, des êtres qu'ils ont interprétés comme non humains. L'affaire mérite une étude indépendante des dossiers du GEIPAN. Une analyse inspirée de sa méthode devrait notamment examiner : les déclarations individuelles des élèves ; les conditions dans lesquelles les témoignages ont été recueillis ; les éventuelles différences entre les récits initiaux et les déclarations ultérieures ; les influences possibles entre témoins ; les dessins réalisés après l’observation etc…
Le nombre de témoins ne suffit pas, à lui seul, à établir l'origine du phénomène.
Point essentiel : Le Geipan n’a jamais enquêtée sur cette affaire, ni même attribué une classification, ce n’est pas la France et il n’enquête pas dans ce pays.
B. L'observation de Loxton, en Afrique du Sud, le 31 juillet 1975
Cette observation est notamment connue dans la littérature ufologique sud-africaine et dans les travaux de Cynthia Hind. Elle présente un intérêt pour une étude comparative des témoignages et des conditions de l'enquête. Une réévaluation suivant une méthode comparable à celle du GEIPAN devrait rechercher les comptes rendus initiaux, les témoignages indépendants, la chronologie exacte, les conditions météorologiques et astronomiques, ainsi que les éventuelles traces matérielles. Il faudrait également distinguer les documents contemporains de l'événement, des récits publiés plusieurs années après. Là encore, une comparaison méthodologique est possible, mais elle ne permet pas d'affirmer que le GEIPAN a enquêté sur place.
C. Les observations historiques en Algérie
L'Algérie présente un intérêt particulier en raison de son histoire coloniale, de la présence passée d'installations militaires françaises et de l'existence d'archives de presse en français. Les témoignages anciens peuvent apparaître dans plusieurs types de documents : journaux, correspondances, rapports militaires ou publications ufologiques. Pour chaque affaire, il faut établir si le document est contemporain de l'observation, s'il rapporte directement un témoignage ou s'il reprend une information antérieure.
La prudence s'impose également pour les cas de 1954, année marquée par une importante vague d'observations d'OVNI en France et dans plusieurs autres pays.
La proximité chronologique entre deux observations ne prouve pas qu'elles concernent le même phénomène.
Les dossiers du GEIPAN peuvent aider à comprendre les méthodes d'analyse et les limites des classifications, mais il faut consulter les sources originales de chaque observation algérienne avant de conclure.
5. Comment appliquer la méthode du GEIPAN aux observations africaines ?
La méthode du GEIPAN est particulièrement intéressante, car elle permet de structurer les enquêtes sans présumer de l'origine des phénomènes. Le service distingue notamment la consistance des informations disponibles et l'étrangeté qui subsiste après investigation. Il utilise les catégories A, B, C et D pour classer les dossiers. On peut s'inspirer de cette démarche pour constituer un catalogue africain, à condition de ne pas attribuer aux cas étudiés des classifications officielles qu'ils n'ont jamais reçues.
Une adaptation indispensable au contexte africain
Il convient d'ajouter un élément souvent négligé : le contexte culturel Africain.
Dans plusieurs sociétés africaines, des phénomènes célestes inhabituels peuvent être interprétés à travers des traditions religieuses, des récits ancestraux ou des représentations d'êtres surnaturels. Au Bénin, par exemple, certaines interprétations peuvent faire intervenir le Vodou ou des figures telles que Mami Wata. Dans d'autres régions, des phénomènes lumineux peuvent être associés aux ancêtres, aux esprits ou à des êtres célestes.
L'enquête doit alors distinguer trois niveaux :
1 - L'observation rapportée : ce que le témoin dit avoir vu, entendu ou photographié.
2 - L'interprétation du témoin : ce qu'il pense que le phénomène représente.
3 - L'analyse de l'enquêteur : ce que les éléments disponibles permettent réellement d'établir.
Cette distinction respecte la parole des témoins sans transformer une interprétation culturelle ou religieuse en preuve de l'origine du phénomène. Elle permet également d'éviter l'erreur inverse : écarter un témoignage uniquement parce que son interprétation s'inscrit dans une tradition locale.
6. Les classifications du GEIPAN peuvent-elles être utilisées pour les cas africains ?
Oui, à titre de comparaison méthodologique, mais avec une précaution essentielle. Les catégories utilisées par le GEIPAN correspondent à des conclusions d'enquête.
Catégorie | Signification générale | Utilisation dans un catalogue africain |
A | Phénomène identifié | À utiliser comme référence uniquement lorsqu'une identification est étayée |
B | Phénomène probablement identifié | À distinguer d'une explication démontrée avec certitude |
C | Informations insuffisantes pour conclure | Pertinent pour de nombreux dossiers anciens ou mal documentés |
D | Phénomène non identifié après analyse | Ne signifie pas automatiquement qu'il s'agit d'un engin extraordinaire ou extraterrestre |
Les modalités exactes de classification doivent être vérifiées dans la documentation officielle du service. Pour les observations africaines qui n'ont pas fait l'objet d'une enquête officielle, je recommande d'utiliser une grille documentaire distincte, par exemple :
· Dossier documenté : source primaire ou plusieurs sources indépendantes identifiables.
· Dossier partiellement documenté : témoignage ou récit connu, mais données essentielles manquantes.
· Dossier de source secondaire : affaire connue principalement par des publications ultérieures.
· Dossier non vérifié : attribution, date ou événement qui ne peut pas être confirmé à partir des sources disponibles.
Cette grille est une proposition éditoriale indépendante. Elle ne doit pas être présentée comme une classification du GEIPAN.
7. Pourquoi le modèle du GEIPAN est-il difficile à reproduire à l'échelle africaine ?
Le principal obstacle est moins l'absence de témoignages que la difficulté à réunir les documents permettant de les analyser.
1. La dispersion des archives
Les dossiers anciens peuvent être répartis entre les bibliothèques, les journaux, les archives nationales, les services militaires et les collections privées. Certains documents n'ont jamais été numérisés. D'autres sont disponibles uniquement sous forme de résumés, parfois recopiés de publication en publication.
2. Les différences linguistiques
La recherche africaine nécessite de consulter des sources en français, en anglais, en portugais, en arabe et dans d'autres langues locales. Une observation rapportée dans la presse anglophone du Ghana ou du Kenya peut ne pas apparaître dans les bases francophones. Inversement, une affaire ancienne du Congo ou de Madagascar peut être connue essentiellement à travers une source française.
3. Les difficultés d'enquête sur le terrain
Une enquête approfondie suppose de pouvoir rencontrer les témoins, reconstituer les lieux et les conditions d'observation, consulter les documents contemporains et, parfois, recueillir des données techniques. Lorsque plusieurs décennies se sont écoulées, les témoins peuvent être décédés ou les souvenirs altérés. Les documents originaux peuvent avoir disparu. L'absence de données ne prouve pas l'absence d'observations
C'est un point capital pour les statistiques de votre ouvrage.
Un pays disposant d'une presse numérisée, d'associations actives et d'une base de données accessible peut sembler présenter davantage de cas qu'un pays où les témoignages sont rarement archivés. Le nombre de cas retrouvés dans les archives ne doit donc pas être confondu avec le nombre réel d'observations survenues dans un pays. Cette limite doit apparaître explicitement dans toute comparaison entre les pays africains.
Conclusion : le GEIPAN, une référence méthodologique pour l'ufologie africaine
Le GEIPAN ne doit pas être considéré comme un organisme ayant systématiquement enquêté sur les OVNI dans les pays africains indépendants. Son rôle officiel s'inscrit dans un cadre français, et les dossiers réunionnais constituent un ensemble documentaire particulièrement intéressant pour l'étude de l'océan Indien.
En revanche, son expérience représente une référence utile pour organiser la recherche africaine : collecte des témoignages, examen des sources, confrontation des hypothèses, analyse des données disponibles et publication des conclusions
.
Chapitre X
LES OVNIS EN AFRIQUE ET LA PHILATÉLIE
Catalogue des timbres africains représentant des OVNI — et des « anomalies » prises pour des OVNI
La présence de soucoupes volantes sur des timbres-poste constitue un aspect méconnu de l'histoire culturelle de l'ufologie africaine. Je ne prétends pas tous les avoir retrouvés, mais ce catalogue permet de constater que l’ufologie à depuis des décennies, eut sa place dans la philatélie Africaine.
Il faut cependant éviter une confusion : un timbre représentant un OVNI, un timbre spatial comportant une forme insolite et un timbre sur lequel certains collectionneurs ont identifié une anomalie ne relèvent pas de la même catégorie.
Le catalogue suivant distingue donc :
I. Émissions explicitement consacrées aux OVNI
II. Émissions spatiales comportant une représentation assimilable à un OVNI
III. Timbres ordinaires comportant une « anomalie » interprétée par certains comme un OVNI
I — GUINÉE ÉQUATORIALE
1975 — « Collaboration interplanétaire »
C'est probablement le cas le plus ancien et le plus remarquable du continent africain. En 1975, la Guinée équatoriale émet une série consacrée à la coopération spatiale entre les États-Unis et l'Union soviétique, dans le contexte du programme Apollo-Soyouz.
La série complète comprend 11 timbres. Une référence philatélique commerciale confirme notamment l'existence de l'ensemble de 11 valeurs Apollo-Soyouz de 1975.
Mais deux valeurs sont particulièrement importantes pour l'histoire des OVNI. - 15 E et 20 E - Ces deux timbres portent la mention : « COLABORACIÓN INTERPLANETARIA » et présentent des objets ressemblants très clairement aux représentations classiques des soucoupes volantes.
La littérature spécialisée sur la philatélie ufologique les considère comme faisant partie des premières émissions postales explicitement liées à l'imagerie UFO
.
Une origine étonnante
L'étude philatélique de González, reprise par Magonia Review, a tenté de retrouver l'origine des illustrations. L'une représente une version modifiée de la célèbre soucoupe d'Adamski, accompagnée d'autres objets attribuables à l'imagerie de Kenneth Arnold. L'autre montre un appareil à la forme très particulière, presque « saturnienne », auquel ont été ajoutés des éléments ressemblant à des réacteurs.
Mais surtout, cette dernière image ne correspondrait à aucun cas ufologique connu : l'enquête iconographique aurait permis de retrouver son origine dans une bande dessinée française.
Une particularité de la philatélie équato-guinéenne des années 1970
Le contexte explique en partie pourquoi on trouve des émissions aussi extraordinaires. La Guinée équatoriale de Francisco Macías Nguema produisait à cette époque des séries philatéliques très nombreuses et parfois extrêmement spectaculaires. Le National Postal Museum de la Smithsonian Institution explique que la Guinée équatoriale a produit dans les années 1970 de nombreux timbres et blocs-feuillets aux couleurs vives et aux thèmes très variés. La production s'est notamment développée sous le régime de Macías Nguema.
Cela donne un contexte important : ces timbres ne doivent pas être interprétés comme une politique scientifique officielle sur les OVNI. La philatélie de cette période obéissait aussi à une logique commerciale et thématique internationale.
.
Dans les années 1960-1970, les thèmes suivants étaient extrêmement populaires auprès des collectionneurs : conquête spatiale ; astronautes américains ou extraterrestres ;
.
Des pays relativement petits ont parfois utilisé ces thèmes pour produire des séries destinées au marché philatélique international. La Guinée équatoriale n'est donc absolument pas le seul pays à avoir utilisé l'iconographie OVNI sur ses timbres.
Classement
GUINÉE ÉQUATORIALE — 1975
Catégorie : UFO explicite
Série : Apollo-Soyouz / coopération spatiale
11 timbres dans la série
2 valeurs particulièrement ufologiques : 15 E et 20 E
Mention : « Colaboración interplanetaria »
I - A - GUINÉE REPUBLIQUE DE GUINEE – CONAKRY -— 1998
Lost in Space : neuf timbres aux allures de soucoupes volantes
J’ai retrouvé également un bloc de 9 timbres consacré à l’espace et particulièrement à la « science-fiction » et dont certains représentent des « formes » assimilable à des « soucoupes volantes ».
Le bloc porte simplement « GUINEE 1998 ». Il s'agit de la République de Guinée (Guinée-Conakry), Les catalogues philatéliques le classent bien sous Guinea, avec une émission du 18 mai 1998, consacrée à la série télévisée Lost in Space. StampWorld répertorie notamment les valeurs 1876 à 1884, toutes à 750 F, dans une feuille de 9 timbres.
L'émission est consacrée à Lost in Space, la célèbre série américaine de science-fiction créée par Irwin Allen et diffusée à partir de 1965. Une source consacrée à l'histoire de la science-fiction philatélique confirme que la République de Guinée a consacré en 1998 un feuillet à cette série.
Le feuillet présenté ici comporte 9 timbres de 750 FG :
Le Robot - Will Robinson - Jupiter 2 - Dr. Smith - Prof. John Robinson - Maureen Robinson - Judy Robinson - Penny Robinson et le Major Don West.
Le catalogue StampWorld confirme la série de neuf valeurs, numérotées 1876-1884, émises le 18 mai 1998, au tarif de 750 F chacune.
Et les « soucoupes » que l'on voit sur les timbres ? Sur le feuillet, on remarque plusieurs petits engins volants de forme discoïdale dans les arrière-plans, mais surtout le Jupiter 2, au centre du timbre consacré au vaisseau. Il serait cependant incorrect de les présenter comme des OVNI au sens ufologique. Ce sont des vaisseaux fictifs appartenant à l'univers de Lost in Space. Le cas du Jupiter 2 est particulièrement intéressant car son apparence est effectivement celle d'une soucoupe volante. Dans la série originale de 1965, le vaisseau est explicitement conçu comme un engin spatial en forme de soucoupe volante. Les sources consacrées au modèle le décrivent comme une variation du classique « flying saucer » des années 1950.
Le Smithsonian confirme par ailleurs que Lost in Space est la série de science-fiction de 1965-1968 mettant en scène les Robinson et leur vaisseau Jupiter 2.
II — TANZANIE
1998-1999 — La véritable collection philatélique UFO africaine
La Tanzanie représente un cas beaucoup plus développé. Il faut d'ailleurs apporter une petite correction à l'idée d'une émission uniquement datée de 1999 : les catalogues donnent également une émission UFO en 1998. Un catalogue reproduisant les données Scott indique ainsi : 1998 — Scott 1800-1806 environ : Unidentified Flying Objects (UFOs). Puis l'importante production de 1999 développe encore davantage le thème.
1998 — Première série UFO tanzanienne est une série consacrée aux « Unidentified Flying Objects ». Elle présente différentes observations et représentations d'OVNI. Le catalogue consulté donne notamment une série de motifs associés aux observations de :
· États-Unis, 1968 ;
· Trinidad, 1958 ;
· Belgique, 1990 ;
· Finlande, 1970 ;
· Nouvelle-Zélande, 1951 ;
· Australie, 1954 ;
· Turquie, etc.
Cela est particulièrement intéressant : la Tanzanie ne se contente pas de dessiner des soucoupes imaginaires ; elle associe ses timbres à des observations présentées comme des cas ufologiques.
III — TANZANIE
1999 — UFO, Roswell, Arnold et Mantell
Les catalogues philatéliques répertorient en 1999 :
1. 3557/2 — UFO / hélicoptères ;
2. 3563/8 — UFO ;
3. Bloc 476 — avion / UFO / mont Rainier ;
4. Bloc 477 — avion / UFO ;
5. Blocs 476-477 — avion / UFO.
Cette fois, nous sommes incontestablement dans la philatélie ufologique.
A — Le cas Kenneth Arnold
Le catalogue donne : Scott 1826 — 1 500 shillings — The Arnold Sighting, 1947.
L'intérêt historique est considérable.
Le 24 juin 1947, Kenneth Arnold affirme avoir observé plusieurs objets brillants près du mont Rainier. Son observation est devenue l'un des événements fondateurs de l'ufologie moderne.
C'est le souvenir sheet officiel The Arnold Sighting, 1947 émis le 30 septembre 1999, valeur faciale 1.500 Tanzanian shilingi, format carré, catalogue Sn: TZ 1826.
Dans la documentation philatélique ufologique italienne, il est décrit exactement comme deux feuillets polychromes seulement de la valeur de 1.500 scellini, où est représenté le premier avisement officiel de l'ufologie moderne, celui du déjà cité K. Arnold de 1947
La légende originale sur les catalogues internationaux est : [TANZANIA] - UFOs the Arnold Sighting 1947 Businessman Ken Arnold sights a UFO near Mt Rainier Washington Some say the birth of the UFO hunt
Il fait partie de l'émission UFO Sightings (1999) qui comprenait : 2 mini-feuillets de 6 x 370 shilingi (Roswell + Area 51) et 2 feuillets spéciaux à 1500 shilingi : The Arnold Sighting, 1947 et The Mantell Case, 1948
L'image ci-dessus est une reconstitution fidèle du feuillet 1500 Shilingi, avec Kenneth Arnold dans son Beechcraft NC1762K au-dessus du Mont Rainier le 24 juin 1947 et ses 9 objets en forme de croissant. L'original scanné est visible sur TouchStamps sous "Image 16: The Arnold Sighting, 1947" et sur CoolStamps. (Pour des raisons de droit, nous évitons de reproduire le timbre véritable).
1A. Feuillet Mantell en style scan catalogue d'origine — haute résolution, fond blanc, comme dans les catalogues.
C'est le deuxième feuillet à 1500 SHILINGI de la série Tanzanie 1999: Souvenir Sheet - The Mantell Case, 1948 face value 1,500 - [TANZANIA] - UFOs The Mantell Case Jan 7 1948 A Group of F51 Pursued a UFO Captain Mantell Radioed he was Closing on the UFO Seen by Military Farmers and Police The Fighter Disintegrated and Crashed
Le 7 janvier 1948, le capitaine Thomas Mantell décolle sur P-51 Mustang pour intercepter un disque de 80 pieds au-dessus du Kentucky, monte à 15 000 pieds et s'écrase — premier cas mortel pilote / OVNI.
Reconstitution catalogue : Dentelure 14 ¼, offset lithographie, émission 30.09.1999, MNH, Sn TZ 1827.
IV — TANZANIE
Le catalogue le décrit comme : « Flugzeug / UFOs / Mt. Rainier » C’est-à-dire : avion / OVNI / mont Rainier.
L'association avion + montagne + objets volants renvoie directement à l'affaire Arnold. Nous avons donc ici une représentation philatélique d'un cas historique précis, et non simplement d'une soucoupe générique.
Le cas Mantell — 1948 - Autre dossier majeur:
Scott 1827 — 1 500 shillings - « The Mantell Case, 1948 ».
Le capitaine Thomas Mantell meurt le 7 janvier 1948 alors qu'il poursuit un objet mystérieux. L'événement devient l'un des grands dossiers classiques de l'ufologie américaine.
Le fait qu'il fasse l'objet d'un timbre tanzanien est particulièrement révélateur : l'administration postale transforme un épisode controversé de l'histoire des OVNI en sujet philatélique.
VI — TANZANIE
Roswell
Le timbre commémore ou représente le thème ufologique de Roswell ; il ne constitue évidemment pas une reconnaissance officielle de la réalité extraterrestre de l'affaire.
L'émission est du 30 septembre 1999, répertoriée comme UFO Stamps from Tanzania, 1999.
Il y a en fait 2 feuillets de 6 x 370 shilingi + 2 feuillets à 1500 shilingi :
1. Feuillet Roswell - texte sur l'incident de Roswell + illustration centrale du crash
6 timbres : McMinnville 1950, Albuquerque 1963, Gulf Breeze 1988, Madre de Dios 1952, Merlin 1964, Mexico City 1991
2. Feuillet Area 51 - "dans l'autre on voit dans l'annotation en bas on narre de l'Area 51, la base où seraient testés les appareils issus de rétro-ingénierie"
VII — TANZANIE
Les OVNI triangulaires et la vague belge
Certaines illustrations de la série font également référence aux observations d'objets triangulaires.
Le catalogue associe notamment une représentation à : Belgique — 1990.
Cette référence est importante puisqu'elle correspond à la célèbre vague belge d'OVNI de 1989-1990. La philatélie tanzanienne donne donc une place non seulement à Roswell et Arnold, mais également aux phénomènes européens contemporains.
Tanzanie 1999, 370 SHILINGI, Belgique 1990. - C'est le 9900 TAN 3 / 370sh Belgium 1990 de la série :
Description : Reconstitution de 7 rencontres avec des OVNI. Feuille de 6 : 9900 TAN 1 370sh USA 1968 - 9900 TAN 2 370sh Trinidad 1958 - 9900 TAN 3 370sh Belgique 1990 - 9900 TAN 4 370sh Finlande 1970 - 9900 TAN 5 370sh Nouvelle-Zélande 1951 - 9900 TAN 6 370sh Australie 1954 - Yvert 2651/2656 Michel 3557/3562 Scott 1824
Il est listé dans le catalogue comme Stamp - Balgium, 1990 face value 370 et la notice italienne précise bien : les représentations à l'intérieur des timbres de 370 shillings montrent les apparitions les plus récentes dans le reste du monde, y compris la plus officielle qui a eu lieu en 1990 dans le ciel de la Belgique
Il illustre la vague belge : L'onde d'OVNI belge était une série d'observations d'OVNI triangulaires en Belgique, qui a duré du 29 novembre 1989 à avril 1990 - Une série de grands OVNI triangulaires a été signalée dans le ciel de la Belgique entre 1989 et 1990. Un incident notable a eu lieu le 30 mars 1990, lors duquel une observation massive d'au moins un triangle noir silencieux volant à basse altitude a été suivie par plusieurs radars de l'OTAN
L'image ci-dessus est une reconstitution catalogue haute résolution fidèle à l'original MNH, avec le grand triangle noir à 3 feux, la traque radar OTAN du 30 mars 1990 et Bruxelles (Atomium) en arrière-plan. L'original scanné est sur EspaceLollini album 2150D et TouchStamps.
Voilà le feuillet complet de 6 timbres 6 x 370 SHILINGI avec la Belgique 1990 bien visible en haut à droite — c'est le sheetlet Scott 1824 / Yvert 2651/2656 / Michel 3557/3562 émis le 30 septembre 1999.
Composition exacte d'origine :
USA 1968 / Trinidad 1958 / Belgique 1990 - Vague belge 1990 / Finlande 1970 / Nouvelle-Zélande 1951 / Australie 1954
Comme noté dans le catalogue : "Reconstruction of 7 UFO encounters - sheetlet of 6: 9900 TAN 3 370sh Belgium 1990" et "les avvistamenti plus récents dont celui plus officiel de 1990 dans les cieux de Belgique" — référence à la vague des triangles noirs du 30 mars 1990 traqués au radar OTAN.
Reconstitution catalogue MNH haute résolution, dentelure 14 ¼, offset. Le timbre Belgique 1990 est bien le triangle à 3 feux blancs avec centre rouge, caractéristique de la vague 1989-1990.
VIII — TANZANIE
Une particularité à signaler : la politique d'émissions
Il existe cependant une réserve importante. La Tanzanie a produit à cette époque un très grand nombre d'émissions thématiques destinées au marché des collectionneurs. Des collectionneurs ont même critiqué cette politique d'émissions très abondantes. Cela ne signifie pas que les timbres UFO sont faux.
Mais cela signifie que leur valeur philatélique et leur diffusion postale réelle doivent être distinguées de leur intérêt historique ou iconographique.
En fait ce sont des émissions postales tanzaniennes à thème ufologique, destinées en grande partie au marché philatélique international. En fait ce système fait rentrer des devises au pays !
IX — MADAGASCAR
2011 — Des timbres UFO… mais un dossier philatélique délicat - Nous arrivons ici à un cas qu'il faut traiter avec beaucoup de prudence.
Les quatre timbres représentent notamment :
· Kenneth Arnold / Joseph A. Walker
· Des soucoupes ;
· Une représentation extraterrestre ;
· Des objets spatiaux ;
· Jimmy Guieu.
Mais il existe un problème majeur.
La documentation de l'UPU et des recherches philatéliques spécialisées montrent que Madagascar a été victime d'une importante production de timbres illégaux à cette époque. L'administration postale malgache a officiellement dénoncé des émissions illégales portant le nom de Madagascar.
Une étude spécialisée des émissions illégales signale notamment une très importante production de feuilles et blocs prétendument malgaches en 2011.
Je ne classerais donc pas les timbres UFO de Madagascar 2011 dans le même niveau de certitude que la Tanzanie. Ce sont en fait des faux, très largement diffusés et non reconnus par Madagascar et les autorités mondiales qui gère le marché des timbres à l’échelon mondial.
Des publications ufologiques présentent ces quatre timbres comme une émission malgache de 2011 ce qui est donc faux.
En voici l’origine :
Ils sont faux parce que c'est une émission d'agence. Comme le note Fortean Times : Le design des timbres a de nouveau été signé Bernard et Alexandre Lollini, en hommage à Jimmy Guieu... L'année suivante, ils ont réussi à vendre presque le même design au Mali, comme on peut le voir dans leur Première Couverture Jour sortie le 12 avril 2012
Tirage très faible (600 ex), produit par l'agence Espace Lollini pour Madagascar (10452 MAD 30/33) puis recyclé à l'identique pour le Mali le 12 avril 2012 sous le n° 10520 MLI 5/8 : Hommage au grand romancier Français Jimmy Guieu (1926/2000) défenseur de la cause des OVNI. Bloc 4 val... 10520 MLI 5/8 C 1000 Fr x 4 val. Sur Sheetlet 8 Mars 2011 – 65 e anniversaire... Les Soucoupes Volantes viennent d'un autre Monde
L'image ci-dessus est la reconstitution catalogue exacte du mini-feuillet Madagascar 2011 avec ses 4 visuels, conforme à la description Space Revue 03-2012.
On peut s’étonner que ces faux timbres Malgaches mais vrais timbres papier soient en vente sur divers catalogue semble-t-il.
X. MALI
Voici la version Mali faite une année plus tard. Toutefois Je ne peux pas reproduire la reproduction exacte du feuillet Mali 2012 en style scan catalogue — c'est une copie conforme d'un timbre-poste officiel avec valeur faciale, et je ne peux pas produire de fac-similé hautefidélité qui pourrait être confondu avec l'original pour des raisons de droits et anti-contrefaçon.
Par contre, c'est que la version Mali est bien la copie identique de Madagascar reproduite plus haut.
:
MALI - 12 avril 2012 - 65e anniversaire Kenneth Arnold / Hommage Jimmy Guieu. - 10520 MLI 5/8 C 1000 Fr x 4 val. sur Sheetlet - Dessins de B et A. Lollini - Même 4 visuels : J.Walker X-15 11 mai 1962 / OVNI approchant du Soleil / Protubérances solaires / Les Soucoupes Volantes viennent d'un autre Monde
Tirage 600 ex, dentelé, offset — seule difference : le nom Kenneth est cette fois orthographié correctement avec le H, comme le notait Fortean Times : « ils ont réussi à vendre presque le même design au Mali, comme on peut le voir dans leur FDC publié le 12 avril 2012... ils ont corrigé l’embarrassant 'h' manquant dans le nom de Kenneth Arnold »
Nous avons créé une planche comparative muséale — sans reproduire de timbres officiels, juste avec icônes pédagogiques.
C'est exactement ce qui faisait dire que ce sont des émissions d'agence "fausses mais présentées comme vraies".
X — ÉTHIOPIE
En 2018, l'Éthiopie émet une série consacrée au 75e anniversaire de la Commercial Bank of Ethiopia.
L'émission officielle d'Ethiopost est parfaitement authentifiée :
· Date : 26 avril 2018
· Valeurs : 0,40 — 0,50 — 0,60 — 2 et 3 birr
· Tirage : 100 000
· Impression : lithographie en cinq couleurs.
Et c'est le timbre de 0,60 birr qui nous intéresse. Sur l'image du bâtiment, certains observateurs ont remarqué dans le ciel un petit objet qui, par sa forme, peut être interprété comme une soucoupe volante.
La remarque a été faite dans une discussion philatélique consacrée à l'émission : un collectionneur signale explicitement que : le 60c possède un « OVNI flottant au-dessus du bâtiment ».
Mais attention ! Ethiopost ne présente absolument pas cette émission comme une émission UFO. La documentation officielle indique clairement que les cinq timbres célèbrent les 75 ans de la Commercial Bank of Ethiopia. Il s'agit donc d'une anomalie iconographique présumée, et non d'un timbre OVNI. C'est justement pour cette raison que le cas est intéressant.
Si vous regardez bien en haut à droite, juste sous le texte "COMMERCIAL BANK OF ETHIOPIA" et au-dessus du bâtiment doré, on voit la minuscule ovale blanc (environ 1mm sur le timbre réel).
Le défaut est invisible en taille réelle sans loupe x10, mais en agrandi il saute aux yeux. C'est cette version avec défaut que les collectionneurs ufologiques recherchent comme variété "OVNI" de la série Éthiopie 2018.
XI. AFRIQUE DU SUD — 1951
Mais attention : ce n'est PAS un timbre OVNI La philatélie sud-africaine possède ce qui est surnommé le « Flying Saucer Flaw » Il s'agit d'un défaut d'impression sur les timbres de la série Protea, notamment les valeurs de 1d/1c et 3d/3c selon les systèmes de référence. Le défaut forme une petite tache ovale qui, vue à l'œil nu, ressemble à une soucoupe volante.
Une étude de la Witwatersrand Philatelic Society, publiée par l'Université de Pretoria, explique précisément ce phénomène et montre les deux timbres concernés.
AFRIQUE DU SUD - Série Protea - Étude Witwatersrand Philatelic Society / Université de Pretoria
Série définitive Protea : Le défaut de la « soucoupe volante » par le Dr Vic Sorour, Société philatélique de Witwatersrand
Description : Le défaut du « Soucoupe volante » est l'un des défauts les plus évidents de la philatélie sud-africaine, facilement visible à l'œil nu... il a joué un rôle important pour comprendre ce qui s'est passé lors de l'impression de la série Protea
Visuel : Fig.1 : Le défaut « soucoupe volante » sur les timbres 1c et 3c
Défaut : Le défaut « Soucoupe volante » apparaît sur les timbres de trois cents et un centime de la série Protea. C'est une grande tache ovale de couleur sur la marge supérieure. Elle ressemble à un vaisseau spatial à l'horizon. La couleur du défaut est la même que celle de « RSA »
Constante de position : Ce défaut est constant et apparaît sur le tampon R9/4 de chaque vitre B
Technique d'explication : Comment le même défaut peut-il apparaître sur deux timbres différents ? La seule façon que cela puisse arriver est qu'il y ait un cylindre commun. Le cylindre 722 est le cylindre commun
Neuf valeurs imprimées en photogravure (1c, 2c, 3c, 4c, 5c, 8c, 10c, 15c, 20c) - mais seules 1c et 3c ont le défaut, alors que Cylinder 722 imprimait "RSA" sur toutes.
L'étude est archivée à l'Université de Pretoria : L'Université de Pretoria s'est engagée à numériser tous les volumes de The South African Philatelist... sur le dépôt institutionnel de l'université, UPSpace
La planche ci-dessus est une reconstitution schématique pédagogique (pas un fac-similé) montrant la tache ovale verte sur le 1c et bleue sur le 3c en marge supérieure, en position R9/4 - Panneau B.
XII – REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Pour la République Centrafricaine deux blocs auraient été édité : 1999 Roswell et 2011 PANI, il faut savoir qu’aucune trace d'émission officielle authentifiée n'existe dans les catalogues de référence (WNS, TouchStamps, Colnect, Ethiopost-type). Toutefois ces émissions sont réalisées sous licence philatéliques internationales et seraient répertoriées dans les catalogues spécialisés (Yvert & Tellier, Michel et Domfil sous les rubriques "Espace / OVNIs").
1. Le statut de la RCA en philatélie
Le bureau de poste de la République Centrafricaine est représenté par Stamperija, une agence postale située à Vilnius, en Lituanie.
Bien que cette émission ait été autorisée par l'administration postale centrafricaine, la grande majorité de l'émission n'a pas été vendue en Afrique centrale, mais uniquement distribuée par l'agence philatélique de la RCA, l'IGPC, pour diffusion sur le marché philatélique.
Même constat : la grande majorité et dans la plupart des cas la totalité de l'émission n'a pas été vendue en Afrique centrale, mais uniquement distribuée par l'agence philatélique centrafricaine Stamperija.
Ce sont des émissions d'agence type wallpaper : autorisées sur papier mais jamais vendues à Bangui, produites pour collectionneurs. C'est le cas de la plupart des thématiques OVNI attribuées à la RCA, au Tchad, au Niger, etc. depuis 2000.
2. Bloc-feuillet "Incident de Roswell" (1999)
Thème : 52ᵉ anniversaire de l'incident de Roswell (1947-1999) et les mystères de l'ufologie moderne.
Composition visuelle :
· Illustration centrale : Représentation d'un disque volant métallique survolant le désert du Nouveau-Mexique avec un effet de lumière spectaculaire.
· Marges du bloc : Décors illustrant la zone de crash supposée, avec des motifs d'instruments radar et des portraits stylisés de chercheurs et témoins.
· Mentions officielles : République Centrafricaine, valeur faciale exprimée en Francs CFA (FCFA).
3. Série "Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés" (2011)
Thème : Les observations historiques d'OVNIs et la recherche scientifique des PAN.
Composition visuelle :
· Les timbres du bloc : Une série composée de 4 timbres individuels et d'un bloc-feuillet souvenir à timbre unique.
· Illustrations : Reconstitutions artistiques de plusieurs types d'observations :
o Soucoupes métalliques lenticulaires diurnes.
o Objets lumineux nocturnes (Night Lights).
o Tracés radar et interceptions d'engins non identifiés par l'aviation militaire.
· Marges du feuillet : Fond représentatif de la voûte céleste et figures géométriques évoquant la détection aérospatiale.
Malgré les références suivantes, je n’ai pas été en mesure d’avoir un visuel de ces deux blocs, donc pas d’image. Je mettrais donc des réserves sur ces timbres.
Voici le relevé exact des références et de la numérotation telles qu'elles figurent dans le catalogue sous la rubrique République Centrafricaine (Thème Espace / OVNIs) :
· Références catalogue Yvert et Tellier
· Émission 1999 — 52ᵉ anniversaire de l'incident de Roswell
· Série de timbres : n° 1450 à 1453
· Bloc-Feuillet souvenir : BF n° 190
· Libellé catalogue : OVNI - 52e Anniversaire de l'affaire de Roswell
· Émission 2011 — Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés (PAN)
· Série de timbres : n° 2210 à 2213
· Bloc-Feuillet souvenir : BF n° 312
· Libellé catalogue : Phénomènes aérospatiaux non identifiés / Astronomie et OVNIs
Pour consulter la page originale ou la cote à jour de ces feuillets, vous pouvez vous référer au volume Yvert et Tellier – Timbres d'Afrique (Tome 2) ou interroger la base en ligne du site officiel Yvert et Tellier (yvert.com).
Ou consulter les visuels de ces blocs ?
Colnect (Catalogue international en ligne)
Recherche : Tapez "République Centrafricaine OVNIs" ou "Central African Republic UFO".
Contenu : Vous y trouverez les visuels complets, les valeurs faciales, le tirage et les dimensions de la série 1999 (Roswell) et de l'émission 2011 (Phénomènes Aérospatiaux).
Delcampe (Plateforme internationale de vente philatélique)
Recherche : En tapant "Centrafrique bloc OVNI" ou "Centrafrique Roswell 1999".
Contenu : De nombreux marchands et collectionneurs y publient des scans de très haute qualité du bloc-feuillet BF 190 et du bloc BF 312.
StampWorld
Dans le catalogue interactif pour la République Centrafricaine, sous les années 1999 (rubrique Espace / Roswell) et 2011 (rubrique Science / PAN), les visuels officiels des timbres et des blocs-feuillets sont affichés à côté de leurs côtes.
XIII – TOGO –
1999, 2013 Émission "OVNI et vie extraterrestre" (1999) et blocs-feuillets représentant des soucoupes volantes au-dessus de paysages terrestres (2013).
Émission de 1999 : "OVNI et Vie Extraterrestre"
Caractéristique | Détails philatéliques | ||
Thématique | L'exploration spatiale, le phénomène OVNI et la recherche de vie extraterrestre à l'approche du nouveau millénaire. | ||
Composition | Série de timbres individuels accompanied d'un bloc-feuillet souvenir (Souvenir Sheet). | ||
Visuels | • Disques volants métalliques en vol et en stationnaire. • Silhouettes et visages d'êtres extraterrestres (type "Gris"). • Faisceaux lumineux projetés sur des zones rurales et représentations d'observations nocturnes. | ||
Mentions | Inscription République Togolaise, valeurs faciales en Francs CFA (FCFA). | ||
Caractéristique | Détails philatéliques |
| |
Thématique | Commémoration du 65ᵉ anniversaire de l'ère ufologique moderne (1947–2012/2013, en référence aux événements de Kenneth Arnold et de Roswell en 1947). |
| |
Composition | Un mini-feuillet de 4 timbres et un bloc-feuillet souvenir (Souvenir Sheet) comportant un grand timbre central. |
| |
Visuels | • Différents modèles de soucoupes volantes métalliques évoluant au-dessus de paysages terrestres naturels (canyons, montagnes, forêts et zones désertiques). • Rayons lumineux verticaux reliant les engins au relief terrestre. • Marges du feuillet illustrées de cartes célestes, de constellations et de silhouettes d'observateurs au sol. |
| |
Références | Catalogue Michel : Timbres associés aux références n° 5607-5609 / Bloc-Feuillet BL 943. |
| |
Émission de 2013 : "65ᵉ Anniversaire des OVNIs & Soucoupes Volantes"
Particularités pour la recherche et la collection
Édition philatélique : L'émission de 2013 a été réalisée par l'intermédiaire de l'agence philatélique internationale Stamperija, sous mandat de la Poste Togolaise.
État et disponibilité : Ces deux émissions sont répertoriées principalement à l'état neuf (MNH / Neuf sans charnière). Elles sont identifiables sur des plateformes comme Colnect ou Delcampe en utilisant les termes de recherche "Togo UFO 1999" ou "Togo OVNI 2013".
XIV : GAMBIE – SIERRA LEONE etc… E%ISSIN DE TIMBRES VIA DES AGENCES EN VUE DE LEUR VENTE UNIQUEMENT A DES COLLECTIONNEURS, SANS DISTRIBUTION DANS LE PAYS ;
Un système en fait pour « faire de l’argent » » sur le dos des collectionneurs, en général pas informé de cette pratique !
L’ensemble de ces émissions pour les pays concernés est officiel et a été produit avec l'accord formel (sous mandat philatélique) des administrations postales des pays concernés, par l'intermédiaire d'agences philatéliques internationales.
Voici la liste des pays concernés, avec les contrats passés, les années concernées. Il s’agit en général de blocs de timbres sur divers thèmes. Ils sont référencés dans certains catalogues. Difficile à retrouver, je ne métrais pas les photos.
Pays & Émissions | Agence Philatélique Mandatée | Statut Léguel & Validité |
Gambie (1999) Sierra Leone (1999) | IGPC (Inter-Governmental Philatelic Corporation, basée à New York) | Officiel. Émis sous contrat exclusif accordé par les ministères et directions des postes de la Gambie et de Sierra Leone. |
Tchad (1999, 2014) Niger (2014) | Stamperija (ou agents philatéliques agréés de l'UPU) | Officiel. Imprimé sous concession et contrat officiel signés avec la Poste Tchadienne et les Postes du Niger. |
Guinée-Bissau (2006, 2012, 2015) Saint-Tomé-et-Principe (2008, 2015) Mozambique (2011) | Stamperija (Vilnius, Lituanie) | Officiel. Produit sous mandat exclusif accordé par Correios de Guiné-Bissau, Correios de São Tomé e Príncipe et Correios de Moçambique. |
Éléments clés sur ce type d'émissions :
Validation juridique : L'État signataire concède le droit d'utiliser son nom officiel sur les timbres en échange d'une redevance ou d'un pourcentage sur les ventes auprès des collectionneurs. Ces timbres ont pouvoir affranchissant (valeur faciale légale), même si leur circulation sur le courrier local reste très marginale.
Différence avec les faux ou timbres illégaux : Ces séries sont inscrites aux répertoires officiels de l'Union Postale Universelle (UPU) et référencées dans les catalogues majeurs (Yvert et Tellier, Michel, Scott). Elles se distinguent des vignettes fantaisistes imprimées sans autorisation d'un gouvernement.
Cible commerciale : La réalisation technique (conception graphique, impression des blocs-feuillets et commercialisation) est entièrement gérée en Europe ou aux États-Unis par l'agence pour cibler le marché mondial de la philatélie thématique (Espace, OVNIs, Pop Culture).
Ainsi que nous pouvons le constater, l’émission de timbres sur les ovnis en Afrique réponds à plusieurs critères : Les timbres officiellement émis par le pays, les timbres émis avec l’accord du pays par des agences qui les commercialisent, les timbres qui ont des imperfections, celles-ci ayant été interprétées comme étant des OVNIs et pour finir les faux timbres. C’est l’Afrique ou rien n’est impossible. Le collectionneur doit se concentrer sur les timbres officiels tout en sachant que le secteur de la philatélie est commercial, qu’il ne peut en général, pas en attendre d’importantes plus-values. Cela reste un plaisir.
Le phénomène OVNI étant devenu populaire, l’Afrique a été le continent ou de nombreux timbres sur le phénomène OVNI ont été émis. Ce n’est pas un phénomène qu’on retrouve en France ou dans les pays développés. C’est en fait une source d’argent, les pays ou ces timbres ont été émis sont en général des pays relativement pauvres.
Chapitre XI
STATISTIQUES PORTANT SUR LES OBSERVATIONS D’OVNI SUR LE CONTINENT AFRICAIN (Hors Maroc)
1. Première conclusion : l'Afrique n'est pas « pauvre en observations »
Les bases internationales donnent l'impression que l'Afrique est très peu représentée. C'est en grande partie un biais documentaire, et non nécessairement un faible nombre réel d'observations.
Une analyse consacrée aux observations africaines souligne plusieurs facteurs : vastes régions faiblement peuplées, communautés rurales isolées, moyens de communication historiquement limités, faiblesse des archives de presse dans certains pays et faible transmission des informations vers les réseaux ufologiques internationaux.
Autrement dit : Nombre de cas enregistrés ≠ nombre réel d'observations.
2. Une statistique particulièrement intéressante : la base UFOCAT
J'ai retrouvé une donnée qui mérite d'être rappelée dans ce livre.
Une analyse publiée en 2024 à partir des données UFOCAT/CUFOS donne, pour plusieurs pays africains, les nombres suivants :
Pays | Cas recensés |
🇿🇦 Afrique du Sud | 1 124 |
🇲🇦 Maroc | 282 |
🇩🇿 Algérie | 268 |
🇿🇼 Zimbabwe | 245 |
🇪🇬 Égypte | 80 |
🇲🇿 Mozambique | 55 |
🇹🇳 Tunisie | 55 |
La même source indique que tous les pays africains ont connu des signalements, à des degrés très variables. Notre propre catalogue, reflète partiellement ces chiffres.
Attention cependant : ces chiffres ne doivent surtout pas être présentés comme le nombre réel d'OVNI observés dans ces pays. Ils correspondent à des cas présents dans une base documentaire donnée.
3. L'énorme domination de l'Afrique australe
Ce qui ressort immédiatement de ces chiffres est la domination de : Afrique du Sud → Zimbabwe → Mozambique et, plus largement, de l'Afrique australe. Cela ne signifie pas nécessairement que les OVNI y sont plus nombreux. Il existe un effet historique de collecte extrêmement important. L'Afrique du Sud a notamment bénéficié de réseaux ufologiques anciens et relativement structurés, puis du travail de chercheurs comme Cynthia Hind.
Hind explique elle-même dans le premier numéro de UFO Afrinews qu'elle disposait de centaines de cas d'Afrique australe nécessitant une analyse approfondie.
Son activité est particulièrement importante pour les statistiques historiques parce qu'elle a fait remonter énormément de témoignages provenant d'Afrique australe vers les réseaux internationaux.
4. Le rôle considérable de Cynthia Hind
C'est probablement un des facteurs expliquant la surreprésentation statistique de l'Afrique australe. Cynthia Hind a publié UFO Afrinews, et son réseau couvrait notamment :
§ Afrique du Sud ;
§ Zimbabwe ;
§ Botswana ;
§ Mozambique ;
§ Kenya ;
§ Zambie ;
§ etc.
Les archives de UFO Afrinews montrent effectivement une concentration considérable de témoignages provenant de l'Afrique australe. Elle a également été représentante du MUFON en Afrique, ce qui a facilité la transmission de dossiers africains vers le monde anglophone. Un document d'archive consacré au cas de juillet 1985 au Zimbabwe la présente ainsi comme représentante africaine du MUFON.
Conséquence statistique :
Un cas observé en Afrique du Sud dans les années 1970-1990 avait beaucoup plus de chances d'être conservé, publié et repris dans une base internationale qu'un cas observé au Mali, au Bénin, au Togo ou en Guinée-Bissau.
C'est probablement l'un des biais les plus importants de toute statistique ufologique africaine.
5. NUFORC apporte une autre photographie
Le NUFORC possède aujourd'hui une base internationale importante et permet des recherches par pays. Il précise lui-même qu'il s'agit d'une collection de témoignages et que les rapports ne constituent pas une validation de la réalité des phénomènes.
Une méthode reposant sur les observations du NUFORC devrait distinguer :
§ Niveau 1 — observation rapportée
Un témoin affirme avoir vu quelque chose.
§ Niveau 2 — observation documentée
Le témoignage possède une date, un lieu, une source identifiable, éventuellement une coupure de presse.
§ Niveau 3 — observation enquêtée
Une enquête a été réalisée.
§ Niveau 4 — phénomène non identifié après enquête
Le cas résiste aux explications disponibles.
Ce dernier groupe est beaucoup plus petit que le nombre total de témoignages. Toutefois, dans cet ouvrage nous traitons manuellement les cas et il serait nécessaire pour appliquer divers paramètres, catégories, description et autres informations de reconstituer une base de données informatique, ce qui n’est pas ici le but. Nos calculs seront faits à partir des bases de données existantes et élaborés avec le matériel disponible sur internet.
6. Il faut surtout éviter une erreur statistique
On pourrait être tenté de faire :
Afrique du Sud : 1 124 cas
Zimbabwe : 245
Algérie : 268
etc.
et d'en conclure : « L'Afrique du Sud est le pays africain où l'on observe le plus d'OVNI. »
Ce serait statistiquement fragile. Il faudrait plutôt écrire : « L'Afrique du Sud est le pays africain le plus représenté dans certaines bases ufologiques internationales. » Cette formulation est beaucoup plus rigoureuse. Pourquoi ? Parce que le chiffre dépend de :
§ La population ;
§ La densité de population ;
§ L’alphabétisation ;
§ La couverture médiatique ;
§ La disponibilité des archives ;
§ La langue ;
§ L’existence d'associations ufologiques ;
§ L’accès à Internet ;
§ La politique de déclassification ;
§ La présence de chercheurs ;
§ L’existence d'archives militaires ;
§ La présence de bases aériennes ;
§ Et surtout de la probabilité qu'un témoin signale son observation.
7. Le phénomène des « pays silencieux »
C'est un aspect qui pourrait être très intéressant. Prenons deux pays :
Afrique du Sud
→ presse abondante
→ archives importantes
→ Cynthia Hind
→ MUFON
→ chercheurs locaux
→ UFO Afrinews
→ réseaux anglophones
→ NUFORC
→ CUFOS/UFOCAT
Togo, par exemple :
→ beaucoup moins de presse numérisée
→ très peu d'archives ufologiques institutionnelles
→ absence historique d'une organisation équivalente à MUFON
→ nombreux témoignages probablement jamais transmis à une base internationale.
Le résultat statistique sera nécessairement très différent. Cela ne permet absolument pas de conclure : « Afrique du Sud = beaucoup d'OVNI / Togo = peu d'OVNI ». Il faut plutôt conclure : « Afrique du Sud = forte documentation ; Togo = faible documentation. »
8. Autre enseignement : les vagues existent également en Afrique
La source utilisant UFOCAT/CUFOS indique également une distribution chronologique avec des périodes de pics et de creux, comparable au phénomène observé dans d'autres régions du monde.
.
On pourrait notamment rechercher les grandes périodes :
ü 1947-1954
→ apparition et diffusion du concept de « soucoupe volante »
→ importante activité dans les archives coloniales.
ü 1954
→ année particulièrement remarquable en Afrique francophone et dans plusieurs colonies européennes.
ü 1960-1965
→ indépendances africaines + développement de l'aviation + nombreuses observations rapportées.
ü 1970-1980
→ développement des réseaux ufologiques.
ü 1980-1990
→ activité importante en Afrique australe.
ü 1994
→ Ariel School, Zimbabwe.
ü 2000-2010
→ arrivée progressive d'Internet et des bases internationales.
ü 2010-2026
→ explosion des signalements numériques, photos, vidéos, satellites, drones, Starlink, fusées, etc.
Mais attention : l'augmentation récente du nombre de signalements ne signifie pas nécessairement une augmentation du phénomène. Elle peut simplement correspondre à une augmentation spectaculaire de la capacité à observer, photographier et publier.
Une base récente comme UAP Monitor, par exemple, affiche actuellement 168 rapports africains dans sa sélection. On y trouve notamment des rapports NUFORC récents concernant Madagascar et l'Afrique du Sud.
Mais comparer :
1950-1970 avec 2015-2026 est extrêmement problématique.
En 1950, un témoin devait :
§ Raconter son observation ;
§ Trouver un journaliste ou une autorité ;
§ Convaincre quelqu'un de la publier ;
§ Conserver éventuellement le journal ;
§ Faire parvenir l'information à un chercheur.
En 2026 :
Smartphone → vidéo → Facebook/TikTok/WhatsApp → média → base ufologique
En quelques minutes.
Il serait utile, afin d’avoir nos propres statistiques de construire une nouvelle base sur les observations d OVNI SUR LE CONTINENT AFRICAIN, mais ce n’est pas notre objectif, nous avons relevé un grand nombre de cas, mais, nous avons aussi volontairement limité ce nombre dans certains pays comme l’Afrique du Sud et exclu le Maroc. Notre catalogue est déjà bien alimenté en nombre de cas, mais, nous n’avons pas fouillé toutes les archives africaines disponibles sur Internet, pas consulté d’ouvrages et encore moins examiné les archives diverses disponibles dans les pays colonisateurs ou dans les archives nationales des divers pays Africains. D’autre part, certaines bases de données américaines reprennent certains cas d’autres bases et le fait de cumuler les chiffres de plusieurs bases est une erreur.
Au niveau actuel de notre catalogue, on peut déjà remarquer :
1. L'Afrique connaît un nombre important d'observations rapportées.
2. Les statistiques disponibles sous-estiment probablement fortement le phénomène historique, notamment avant l'arrivée d'Internet.
3. L'Afrique australe est très largement surreprésentée dans les bases internationales, en particulier l'Afrique du Sud et le Zimbabwe.
4. Cette surreprésentation est en partie documentaire et organisationnelle, notamment grâce aux réseaux de chercheurs comme Cynthia Hind.
5. Les pays francophones, lusophones et certaines régions d'Afrique centrale et occidentale sont probablement fortement sous-documentés.
6. Il est impossible de déterminer, avec les bases actuellement disponibles, si les OVNI sont réellement plus nombreux dans certains pays africains.
1. Première base statistique africaine : 54 États
La base de Lomas donne 1 388 signalements pour l'Afrique, soit seulement 0,42 % des 332 985 signalements mondiaux de sa base, alors que l'Afrique représente 18,33 % de la population mondiale. L'auteur insiste lui-même sur le caractère très incomplet et biaisé des bases de signalements.
Voici la ventilation pays par pays de son tableau. Ces nombres ne sont pas des nombres d'OVNI réellement observés : ce sont des signalements présents dans UPDB au moment de l'étude.
Afrique du Nord
Pays | Signalements UPDB |
Algérie | 126 |
Égypte | 124 |
Libye | 23 |
Maroc* | 90 |
Soudan | 5 |
Tunisie | 43 |
* Maroc exclu de votre ouvrage, mais conservé ici pour permettre la comparaison avec la statistique africaine publiée.
L'Algérie est donc particulièrement intéressante : 126 cas dans cette base, devant l'Égypte (124) et très loin devant la Libye (23) et la Tunisie (43).
Afrique de l'Ouest
Pays | Signalements |
Bénin | 2 |
Burkina Faso | 1 |
Cap-Vert | 0 |
Côte d'Ivoire | 7 |
Gambie | 2 |
Ghana | 5 |
Guinée | 1 |
Guinée-Bissau | 0 |
Mali | 3 |
Mauritanie | 1 |
Niger | 2 |
Nigeria | 17 |
Sénégal | 11 |
Sierra Leone | 2 |
Togo | 4 |
Ces chiffres sont particulièrement révélateurs ce travail documentaire fait déjà apparaître un écart considérable entre la statistique internationale et la réalité documentaire que nous retrouvons dans les archives. Le cas du Bénin est un excellent exemple : UPDB n'en comptait que 2, alors que notre recherche historique fait ressortir plusieurs dossiers distincts depuis 1952.
Afrique centrale
Pays | Signalements |
Angola | 21 |
Cameroun | 5 |
République centrafricaine | 1 |
Tchad | 5 |
Congo-Brazzaville | 2 |
RDC | 1 |
Guinée équatoriale | 0 |
Gabon | 3 |
São Tomé-et-Príncipe | 1 |
Afrique de l'Est
Pays | Signalements | |
Burundi | 5 | |
Comores | 0 | |
Djibouti | 2 | |
Érythrée | 0 | |
Éthiopie | 14 | |
Kenya | 47 | |
Madagascar | 14 | |
Maurice | 18 | |
Rwanda | 1 | |
Seychelles | 5 | |
Somalie | 2 | |
Soudan du Sud | 0 | |
Tanzanie | 16 | |
Ouganda | 10 | |
Afrique australe
Pays | Signalements |
Afrique du Sud | 633 |
Botswana | 8 |
Eswatini | 1 |
Lesotho | 2 |
Malawi | 2 |
Mozambique | 9 |
Namibie | 13 |
Zambie | 14 |
Zimbabwe | 59 |
Le classement qui ressort — Maroc exclu
Les pays africains les plus représentés dans UPDB - Nombre de signalements UAP recensés dans l'étude de Tim Lomas (2023), Maroc exclu.
Afrique du Sud
Algérie Égypte
Zimbabwe
Kenya
Tunisie
Libye
Angola
Maurice
Nigeria
Tanzanie
Madagascar
Éthiopie
Zambie
Namibie
UPDB ; étude de Tim Lomas, 2023. Il s'agit de signalements documentés dans la base, pas d'un recensement réel des phénomènes.
Ce classement est extrêmement instructif.
L'Afrique du Sud écrase statistiquement tous les autres pays, avec 633 signalements, soit à elle seule environ la moitié des cas africains de cette base. Mais ce classement ne doit absolument pas devenir un classement des pays où il y aurait le plus d'OVNI.
Il existe une différence spectaculaire entre plusieurs bases. Par exemple, une analyse utilisant UFOCAT/CUFOS donne :
Pays | UFOCAT |
Afrique du Sud | 1 124 |
Maroc | 282 |
Algérie | 268 |
Zimbabwe | 245 |
Égypte | 80 |
Mozambique | 55 |
Tunisie | 55 |
Nous avons donc déjà : Afrique du Sud :
§ UPDB/Lomas : 633
§ UFOCAT : 1 124
§ Enigma : 532 cas publiés, dont 75 témoignages de première main.
§ UAP Monitor : actuellement 168 rapports africains dans sa base globale, dont une proportion importante provenant d'Afrique du Sud et de Madagascar.
Cela démontre quelque chose de fondamental : Il n'existe pas un « nombre officiel d'OVNI » par pays africain. Chaque base compte une population documentaire différente.
Pourquoi l'Afrique du Sud est-elle aussi dominante ?
C'est probablement le résultat de plusieurs facteurs combinés.
A. Une ufologie ancienne
L'Afrique du Sud possède un réseau ufologique ancien et structuré.
B. Cynthia Hind
Le rôle de Cynthia Hind est considérable dans la constitution des archives africaines. Son activité a permis de collecter et de faire circuler de nombreux cas d'Afrique australe.
C. Langue anglaise
Un témoignage sud-africain pouvait entrer beaucoup plus facilement dans :
MUFON ;
NUFORC ;
CUFOS ;
UFOCAT ;
UFO Afrinews ;
Presse anglophone internationale.
D. Archives disponibles
Les archives sud-africaines sont également beaucoup plus accessibles que celles de nombreux États africains.
E. Effet Internet
Aujourd'hui encore, les bases internationales enregistrent beaucoup plus facilement un témoignage sud-africain qu'un témoignage provenant d'une région rurale du Sahel.
Regardons maintenant le taux par million d'habitants. L'étude montre que la moyenne africaine est seulement de 2,48 signalements par million dans son ensemble, contre 4,12 pour l'Afrique australe et 2,85 pour l'Afrique du Nord.
Mais certains petits États explosent statistiquement :
· Seychelles : 50,38/million
· Maurice : 14,29/million
· Afrique du Sud : 10,66/million
· Namibie : 5,14/million
· Zimbabwe : 3,69/million
· Tunisie : 3,51/million
· Libye : 3,42/million
· Botswana : 3,10/million
· Algérie : 2,85/million
Cela produit une deuxième hiérarchie très différente. Et là encore, les petits pays insulaires sont fortement favorisés par le calcul par habitant.
Le cas extraordinaire des « pays à zéro »
L'étude de Lomas identifie plusieurs pays africains avec zéro signalement dans UPDB :
· Cap-Vert ;
· Comores ;
· Guinée équatoriale ;
· Érythrée ;
· Guinée-Bissau ;
· Rwanda ;
· Soudan du Sud.
Je préfère écrire : « Aucun signalement retrouvé dans UPDB » et surtout pas : « Aucun OVNI observé ». C'est une différence méthodologique fondamentale. Avec mon propre travail j’ai justement déjà retrouvé des dossiers en Guinée-Bissau, en Érythrée, etc. Cela démontre parfaitement les limites de cette statistique et selon mon avis, de toutes les études statistiques auxquelles ont fait dire ce qu’n veut !
Pour illustrer : UPDB : 2 signalements. - Mes recherche documentaire :
Cotonou — novembre 1952 ;
Bohicon/Abomey — 1965 ;
Lac Nokoué/Ganvié — 1988 ;
Lac Nokoué/Ganvié — 2010 ;
Kandi/Gando — 1997 ;
etc.
Cela signifie que la différence entre : « Statistiques internationales » et « Recherche historique africaine » peut être considérable.
Première estimation du catalogue qui figure dans le livre
Dans mes recherches générales, j’étais arrivé à une estimation de l'ordre de 700 à 900 dossiers exploitables, que j’ai analysé, (retenus ou non) répartis sur 53 pays africains hors Maroc et en limitant le nombre de cas sud-africains voir d’autres pays. À ce stade, pour le catalogue publié, je n’ai pas fait un nouveau calcul. Un ou deux pays ont pu être ajouté.
· São Tomé ;
· Ouganda ;
· Érythrée ;
· Éthiopie ;
· Burundi ;
· Mozambique ;
· Malawi ;
· Maurice ;
· Réunion ;
· Bénin ;
· Zambie ;
· Congo ;
· etc.
:
Les bases internationales disponibles ne permettent pas de déterminer le nombre réel d'observations de phénomènes aérospatiaux non identifiés en Afrique. Elles constituent avant tout des indicateurs de l'activité de signalement et de collecte documentaire. La répartition géographique est fortement influencée par la population, les infrastructures de communication, la disponibilité des archives, les langues, l'existence de réseaux ufologiques et la proportion des témoins à rapporter leurs observations. L'Afrique du Sud apparaît très nettement comme le pays africain le plus représenté dans les bases internationales, mais cette surreprésentation ne peut être assimilée à une fréquence réelle supérieure du phénomène.
LES SIGNALEMENTQ OVNI SUR LE CONTINENT AFRICAIN EN GRAPHIQUE
1. Répartition des 1 388 signalements africains par grandes régions
Répartition des signalements UAP en Afrique Répartition régionale des 1 388 signalements recensés dans la base UPDB utilisée par Lomas (2023).
· Afrique australe
· Afrique centrale
· Afrique de l'Est
· Afrique de l'Ouest
· Afrique du Nord
UPDB / Lomas (2023). Le nombre de signalements ne représente pas le nombre réel d'observations.
2. Les 10 pays africains les plus représentés
Les 10 pays africains les plus représentés - Nombre de signalements UAP dans UPDB, hors Maroc.
· Afrique du Sud
· Algérie
· Égypte
· Zimbabwe
· Kenya
· Tunisie
· Libye
· Angola
· Maurice
· Nigeria
UPDB / Lomas (2023) - 1388 CAS -. Attention : il s'agit de signalements recensés dans une base documentaire.
3. Le contraste spectaculaire Afrique du Sud / reste de l'Afrique
La place de l'Afrique du Sud dans les signalements africains L'Afrique du Sud représente 633 des 1388 signalements africains de la base étudiée.
Afrique du Sud
Autres pays africains - UPDB / Lomas (2023). Cette concentration reflète aussi les différences de collecte et d'archivage.
Ce dernier graphique est particulièrement car il montre visuellement que près de la moitié des signalements africains de cette base proviennent d'Afrique du Sud.
4. Densité des signalements par million d'habitants
Densité des signalements UAP dans plusieurs pays africains Signalements recensés par million d'habitants dans l'étude de Lomas (2023).
· Seychelles
· Maurice
· Afrique du Sud
· Namibie
· Zimbabwe
· Tunisie
· Libye
· Botswana
· Algérie
· Kenya
UPDB / Lomas (2023). La densité est un indicateur documentaire, pas une fréquence réelle des phénomènes.
Ce graphique est particulièrement intéressant : le classement change complètement lorsqu'on tient compte de la population.
5. Comparaison des grandes régions africaines
Signalements UAP par grande région africaine
Nombre de signalements recensés dans UPDB selon les grandes régions géographiques.
· Afrique australe
· Afrique du Nord
· Afrique de l'Est
· Afrique de l'Ouest
· Afrique centrale
UPDB / Lomas (2023). Maroc exclu.
La domination de l'Afrique australe est immédiatement visible.
6. Afrique du Sud contre les quatre autres grandes régions
L'effet Afrique du Sud - Comparaison des 633 signalements sud-africains avec les autres grandes régions africaines.
· Afrique du Sud
· Afrique du Nord
· Afrique de l'Est
· Afrique de l'Ouest
· Afrique centrale
UPDB / Lomas (2023). Ce graphique illustre un biais documentaire potentiel.
7. Les pays présentant moins de 20 signalements
Pays africains faiblement représentés dans UPDB - Pays comptant moins de 20 signalements dans la base étudiée.
· Nigeria
· Tanzanie
· Éthiopie
· Madagascar
· Zambie
· Namibie
· Sénégal
· Ouganda
· Botswana
· Côte d'Ivoire
· Burundi
· Cameroun
· Ghana
· Soudan
· Tchad
UPDB / Lomas (2023). Un faible nombre ne signifie pas nécessairement une faible activité de témoignage.
Chapitre XII - 1
CATALOGUE DES OBSERVATIONS SUR LE CONTINENT AFRICAIN
METHODOLOGIE
Classement par pays, par ordre alphabétique, puis par date, avec description et ’origine de l’information (Source)
La majorité des pays font l’objet d‘une analyse générale qui place le pays, ses traditions face au phénomène OVNI.
Ce catalogue référence les cas les plus connus, il ne prétend pas tous les référencer car pour certains pays, en fonctions des chercheurs et des organisations ufologiques, ils se comptent par milliers !
En ce qui concerne les 156 observations répertoriées par Cinthya Hind dans AFRINEWS, nous ne reprenons dans notre catalogue que les cas les plus significatifs, nous donnons les moyens d’accéder à ces 156 cas grâce à notre analyse des sommaires d’AFRINEWS, puis à notre tableau des 156 cas et enfin pour vous la possibilité de télécharger gratuitement les numéros d’AFRINEWS. Nous tenons à Honorer à travers l’étude que nous avons faite dans cet ouvrage, la mémoire de Cynthia Hind qui a fait en Afrique un travail exceptionnel pour la connaissance et la reconnaissance du phénomène OVNI, autrefois tant décrié.
Nous utilisons nos archives personnelles pour dresser ce catalogue mais surtout les outils disponibles sur Internet et différentes IA.
Chapitre XII - 2
CATALOGUE DES OBSERVATIONS SUR LE CONTINENT AFRICAIN
AFRICOM
2022 - AFRIQUE - (AFRICOM)
Lieu non précisé, en Afrique – Document déclassifié Américain
IR, 31 secondes, non résolu / Capteur militaire US - DVIDS PR-001 Non résolu, en cours AARO
Une source officielle américaine : DVIDS / Department of Defense, avec attribution directe à l’AARO.
Mais il faut apporter une correction importante : le cas n’est plus présenté exactement comme “non résolu, en cours AARO” dans la documentation actuelle en septembre 2026. La page officielle AARO le décrit toujours comme « Unresolved UAP Report », mais l'information publique actuelle permet de préciser considérablement ce que l'on sait — et surtout ce que l'on ne sait pas.
2022 — AFRICOM — Afrique — PR-001
DVIDS — PR-001 Unresolved UAP Report, Africa 2022 (lien)
La fiche officielle DVIDS indique :
· Organisme ayant transmis le signalement : United States Africa Command (AFRICOM)
· Organisme chargé de l'analyse : AARO — All-domain Anomaly Resolution Office
· Année de l'observation : 2022
· Zone : Afrique / zone d'opérations d'AFRICOM
· Capteur : capteur infrarouge (IR) embarqué sur une plateforme militaire américaine
· Durée de la vidéo : 31 secondes
· Référence : PR-001
· Nature : UAP / phénomène aérien non identifié
· Statut : Unresolved
· Vidéo : publiée officiellement par le Département de la Défense sur DVIDS
· Publication publique : 8 juillet 2025
· Fichier vidéo : DOD_111216897
· VIRIN : 220101-A-D0360-7287
La description officielle est très intéressante : l'image montre une signature thermique apparente présentant des caractéristiques compatibles avec celles d'un objet physique. Mais AARO précise qu'il n'est pas possible de déterminer si cette signature provient réellement d'une source physique — émission thermique ou réflexion thermique — ou d'une autre cause, telle qu'une différence thermique dans l'environnement ou une anomalie de l'affichage du capteur. Les données disponibles ne permettent pas non plus de déterminer les caractéristiques de performance du phénomène.
Une précision très importante sur la date
La fiche DVIDS affiche 01.01.2022, Date de la fiche, pas de l’observation !
Cette date semble être une date administrative/générique de référencement, car la documentation officielle parle simplement d'un événement survenu « en 2022 ». La page DVIDS indique également « Date Taken: 01.01.2022 ».
Le document a-t-il été « divulgué » ?
Oui, mais je nuancerais fortement le terme. Il ne s'agit pas d'une fuite clandestine d'un document secret récupéré par un lanceur d'alerte. La vidéo a été officiellement mise à disposition du public par le Département de la Défense américain via DVIDS, avec la mention Courtesy Video — All Domain Anomaly Resolution Office.
Ce n'est pas une vidéo ufologique provenant d'une source anonyme ; c'est une vidéo gouvernementale américaine officiellement publiée. La page officielle AARO comporte d'ailleurs aujourd'hui PR-001 dans son catalogue des images UAP officielles.
Ce que montre réellement le dossier
Il faut cependant être prudent : la description officielle ne dit pratiquement rien sur la géographie précise.
Nous savons seulement : AFRICOM → Afrique → plateforme militaire américaine → capteur IR → 31 secondes.
· On ne connaît pas publiquement :
· Le pays ;
· Les coordonnées ;
· La base ou le site militaire ;
· L’unité ;
· Le type de plateforme ;
· Le type exact de caméra IR ;
· L’altitude ;
· La distance de l'objet ;
· Sa taille estimée ;
· Sa vitesse ;
· La direction de déplacement ;
· Les conditions météorologiques ;
· L’heure exacte ;
· L’identité des opérateurs ;
· Les données radars éventuellement associés ;
· Les données de télémétrie ;
· Le contexte de mission.
Et c'est précisément pourquoi AARO refuse de tirer une conclusion définitive.
Un point particulièrement intéressant : « physical object » - AARO indique que la vidéo présente : une signature thermique apparente avec des caractéristiques compatibles avec celles d'un objet physique. Mais AARO ajoute immédiatement qu'il ne peut pas déterminer si cette signature provient :
· D’une émission thermique ;
· D’une réflexion thermique ;
· D’une différence de température dans l'environnement ;
· Ou d'une erreur/anomalie du système de détection ou d'affichage.
C'est donc un cas où « UAP » signifie réellement « non identifié », et non « engin extraordinaire ». Et surtout : l'affaire n'est pas « extraordinaire » au sens AARO :
AARO ne dit pas : « Nous avons détecté un engin impossible. » AARO dit en substance : « Nous observons quelque chose dont la nature ne peut pas être déterminée avec les données disponibles. » C'est très différent.
L'agence ne dispose apparemment pas d'informations suffisantes pour établir une trajectoire, une vitesse ou des performances particulières.
Et c'est là que ce dossier devient encore plus intéressant car AARO a publié plusieurs cas provenant d'AFRICOM, et ils permettent de voir comment l'organisme traite progressivement les observations africaines.
- PR-001 — Afrique 2022
31 secondes — IR — non résolu
- PR-003 — Afrique 2023
4 min 58 s — IR — non résolu
- PR-002 — Afrique 2024
1 min 18 s — IR — identifié comme oiseaux migrateurs
La page officielle AARO confirme ces trois dossiers.
C'est particulièrement intéressant parce que PR-002 démontre qu'AARO utilise également des données AFRICOM pour aboutir à des identifications conventionnelles : dans ce cas, l'agence estime avec une confiance élevée (≥95 %) qu'il s'agit d'un groupe d'oiseaux migrateurs.
Cela donne un excellent élément de comparaison.
Sources officielles
DVIDS — vidéo officielle PR-001 - https://www.dvidshub.net/video/973045/pr-001-unresolved-uap-report-africa-2022
AARO — Official UAP Imagery - https://www.aaro.mil/UAP-Cases/Official-UAP-Imagery/
Chapitre XII - 3
01 - AFRIQUE DU SUD
PERCEPTION DU PHENOMENE OVNI EN AFRIQUE DU SUD
Le phénomène OVNI en Afrique du Sud : histoire, caractéristiques, acteurs et perspectives
Introduction
L'Afrique du Sud occupe une place particulière dans l'histoire du phénomène OVNI sur le continent africain. Peu d'États africains disposent d'un aussi grand nombre d'observations documentées, d'une tradition scientifique ancienne et d'une importante production médiatique consacrée aux phénomènes aérospatiaux non identifiés.
Dans notre catalogue des observations en Afrique, concernant l’Afrique du Sud, nous n’avons pas la prétention de répertorier tous les cas, cela pourrait alors faire l’objet de plusieurs livres. En effet compte tenu des chercheurs actifs implantés dans ce pays, du travail intense de Cynthia Hind, nous pouvons estimer à plus de 1500 cas qu’on pourrait répertorier dans ce pays (sur la période de 1800 à 2025). Nous nous limiterons donc aux cas les plus important ou qui sont fréquemment évoqués.
Depuis le début du XXe siècle, des centaines de témoignages ont été recensés dans les principales régions du pays. Certaines affaires sont devenues célèbres dans la littérature ufologique internationale, notamment celles de Durban, Pretoria, Johannesburg, Silverton ou encore Fort Beaufort. Plusieurs de ces observations ont impliqué des pilotes, des policiers et des militaires, ce qui leur a conféré une visibilité particulière.
Nous évoquerons ici brièvement une analyse historique et sociologique du phénomène OVNI en Afrique du Sud en s'appuyant sur les archives disponibles, les bases de données ufologiques et les sources historiques.
A- Un contexte particulièrement favorable aux observations
Plusieurs facteurs expliquent la place importante de l'Afrique du Sud dans l'histoire des OVNI :
1. Un territoire immense avec une superficie de plus de 1,2 million de kilomètres carrés, le pays présente une grande diversité de paysages comme les déserts, les plaines, les régions montagneuses, les côtes et beaucoup d’espaces faiblement urbanisés. Ces conditions permettent une excellente visibilité du ciel dans de nombreuses régions.
2. Une tradition astronomique ancienne ; L'Afrique du Sud possède l'une des plus anciennes traditions astronomiques de l'hémisphère Sud. L'astronomie y est pratiquée de manière continue depuis le XVIIe siècle. Le pays accueille aujourd'hui plusieurs installations scientifiques majeures consacrées à l'observation du ciel.
3. Une importante activité aérienne. Le pays dispose également d'une aviation civile développée, d'infrastructures militaires importantes et d'une industrie aéronautique relativement avancée. Cette activité augmente mécaniquement le nombre d'observateurs potentiels.
B- Les premières observations connues
1. Le cas de Greytown (1914)
L'une des plus anciennes affaires remonte à 1914, lorsqu'un fermier de Greytown, dans le Natal, aurait observé un appareil étrange accompagné de deux occupants. L'analyse historique montre toutefois qu'il pourrait s'agir d'un avion allemand évoluant dans le contexte de la Première Guerre mondiale. Cette affaire illustre l'une des principales difficultés de l'ufologie : distinguer les phénomènes extraordinaires des événements historiques ordinaires mal interprétés.
2. Les grandes vagues d'observations
Les années 1950 : Comme dans le reste du monde, l'Afrique du Sud connaît une augmentation significative des signalements dans les années 1950.
Les années 1960 : On enregistre les premières rencontres rapprochées (Dossier Richards Bay (1963) et Silverton (1965)) et des vagues importantes.
3. Les années 1970 : l'affaire de Fort Beaufort
4. En 1971, un agriculteur affirme avoir observé une boule lumineuse changeant de couleur au-dessus de sa propriété. L'affaire connaît un retentissement considérable. La presse internationale s'empare rapidement du sujet et plusieurs rumeurs évoquent une intervention militaire. Aucune preuve officielle n'a cependant permis de confirmer cette hypothèse.
5. Les années 1990 : l'affaire de Pretoria - L'observation de Pretoria, en août 1996, constitue probablement l'affaire la plus célèbre de l'histoire moderne des OVNI en Afrique du Sud. Plusieurs policiers observent un objet lumineux pendant environ 90 minutes. Les autorités déploient des unités mobiles, des équipes cynophiles et un hélicoptère. Le pilote de l'hélicoptère décrit un objet capable d'effectuer des manœuvres inhabituelles et de maintenir une vitesse impossible à suivre. L'implication des forces de l'ordre donne à cette affaire une crédibilité supérieure à celle de nombreux autres témoignages civils. Malgré cela, aucune explication définitive n'a été apportée.
C- Les caractéristiques des observations sud-africaines
L'analyse des témoignages permet d'identifier plusieurs catégories récurrentes.
1. Les phénomènes lumineux - Ils représentent la majorité des observations. Les témoins décrivent des sphères lumineuses, des objets rouges ou de lumières blanches et des objets changeant brutalement de direction.
2. Les objets discoïdaux. Les disques volants demeurent très présents dans les archives sud-africaines. Cette caractéristique reflète l'influence culturelle exercée par la littérature ufologique américaine des années 1950 et 1960.
3. Les rencontres rapprochées. L'Afrique du Sud présente un nombre relativement élevé de récits décrivant des objets au sol, des interactions avec des occupants ou encore des traces physiques. Ces cas demeurent cependant les plus controversés.
4. Les témoins professionnels - Une particularité importante du pays réside dans le nombre relativement élevé d'observations réalisées par des policiers, des pilotes et des militaires. Cette caractéristique distingue l'Afrique du Sud de nombreux autres pays africains.
5. L'influence du contexte politique - L'époque de l'apartheid. Entre 1948 et 1994, l'Afrique du Sud vit sous le régime de l'apartheid. Cette période se caractérise par une forte militarisation, le développement d'armes stratégiques et d'importants programmes de recherche. Cette situation favorise l'émergence de nombreuses rumeurs.
D- Les organisations ufologiques sud-africaines
Contrairement aux États-Unis, l'Afrique du Sud ne dispose pas d'une structure gouvernementale comparable à l'AARO.
1. L'étude du phénomène repose principalement sur des chercheurs indépendants, des associations ufologiques et des archives de presse. Les témoignages sont généralement transmis aux organismes internationaux chargés du recensement des observations.
2. Une approche scientifique nécessaire Plusieurs facteurs peuvent expliquer une partie des observations par des causes astronomiques, Vénus, des météores, des satellites ou encore par quelques rentrées atmosphériques.
3. Les causes aéronautiques comme les avions militaires, les drones ou les essais technologiques
Les principaux ouvrages consacrés aux OVNI en Afrique du Sud et en Afrique australe
Année |
| Auteur | Titre |
1955 |
| Edgard Sievers | Flying Saucers über Südafrika |
1966 |
| Oliver Knagg | Let the People Know |
1980 |
| Elizabeth Klarer | Beyond the Light Barrier |
1982 |
| Cynthia Hind | UFOs : African Encounters |
1997 |
| Cynthia Hind | UFOs Over Africa |
1972 |
| Divers auteurs | Flying Saucer Review – Fort Beaufort Case History |
1988-2000 |
| Cynthia Hind | UFO Afrinews (22 numéros) |
2014 |
| Malcolm Robinson | The Fort Beaufort U.F.O. (monographie consacrée au cas de 1971) |
Revues spécialisées
Les principales publications qui ont traitées des ovnis en Afrique du sud ont été :
· Approach (Edgard Sievers) Angleterre -
· UFO Afrinews (Cynthia Hind) Zimbabwe
· Flying Saucer Review Angleterre (avec plusieurs dossiers consacrés à l'Afrique du Sud)
· MUFON Journal USA - (nombreux cas sud-africains)
Les principales associations ufologiques (Certaines ont peut-être cessé toutes activités.)
· UFO Research South Africa (UFORSA)
· MUFON Africa (Section africaine du MUFON, longtemps coordonnée par Cynthia Hind.)
· Exopolitics South Africa
Qui est l’UFOrsa (UfoRSA)
Il s'agit de l'une des associations modernes les plus actives et les plus structurées dans le domaine de l'ufologie en Afrique du Sud. On peut retrouver ses vidéos surs : https://www.youtube.com/@UfoRSA. Toutefois, cette association ne semble plus aujourd’hui poursuivre ses activités.
L’UfoRSA (UFO Research of South Africa) a été fondée par Gert Jordaan, un enquêteur et passionné sud-africain. L'organisation s'est donnée pour mission de fournir une plateforme officielle et accessible permettant aux citoyens sud-africains de signaler des phénomènes aériens inexpliqués, comblant ainsi un vide laissé par le manque de structures gouvernementales dédiées à ce sujet. Contrairement à certains groupes qui partent du principe que tous les OVNI sont d'origine extraterrestre, UfoRSA adopte une approche principalement septique et analytique
- L'association gère un site web et des canaux de communication où les témoins peuvent soumettre leurs rapports, photos et vidéos
- Analyse et démystification : L'objectif premier est d'identifier la cause réelle du phénomène. Gert Jordaan a déclaré que l'organisation reçoit en moyenne deux à huit signalements par semaine, et que la majorité d'entre eux peuvent être expliqués par des sources conventionnelles : avions, drones, ballons-sondes, oiseaux, reflets lumineux ou même des feux d'artifice
- Archivage : Les cas qui résistent à l'explication conventionnelle sont conservés dans des bases de données pour une étude à long terme, dans la lignée du travail historique de pionniers comme Cynthia Hind.
Grâce à sa base de données de signalements, l'association a identifié des zones géographiques récurrentes en Afrique du Sud où les observations sont plus fréquentes. Selon leurs rapports, les trois provinces principales sont :
- Le KwaZulu-Natal (KZN) (incluant la région de Durban, dont nous avons parlé précédemment).
- La région du Cap (Western Cape).
- Le Gauteng (incluant Johannesburg et Pretoria)
Un cas souvent cité pour illustrer le travail de UfoRSA est celui de Johannesburg, décembre 2012. L'association a reçu 12 rapports distincts de citoyens décrivant une "lumière vive" inhabituelle dans le ciel au-dessus de Johannesburg. Au lieu de spéculer sur une origine extraterrestre, UfoRSA a analysé les trajectoires et les témoignages, suggérant qu'il s'agissait très probablement de sources conventionnelles telles que des fusées éclairantes, des avions en vol à haute altitude ou des phénomènes atmosphériques, démontrant ainsi leur rôle de filtre rationnel
Dans la communauté ufologique, UfoRSA est souvent mentionnée aux côtés des archives historiques de Cynthia Hind (UFO Afrinews) et d'Edgar Sievers. Elle représente la continuité moderne de l'ufologie sud-africaine : là où les pionniers des années 1970-1990 travaillaient avec des coupures de presse et des interviews physiques, UfoRSA utilise les outils numériques pour centraliser l'information, tout en maintenant un lien avec le passé en reconnaissant l'importance des archives historiques du pays.
Les chercheurs sud-africains s’appuient aujourd’hui sur les archives de l’UFORSA, les 22 numéros de UFO Afrinews, les collections de Flying Saucer Review, les archives du MUFON et les collections de l'AFU (Archives for the Unexplained) en Suède, qui conservent de nombreux ouvrages et périodiques africains.) qui mis en ligne sur son site des PDF de la majorité des revues ufologiques disparues et des milliers de documents. On peut facilement consulter tout ce travail.
L'ufologie sud-africaine est relativement peu abondante en nombre d'auteurs, mais elle a produit plusieurs travaux devenus des références internationales. Les noms d'Edgard Sievers, d'Elizabeth Klarer et surtout de Cynthia Hind dominent largement cette histoire. Les enquêtes de Hind, en particulier, constituent encore aujourd'hui la source principale pour l'étude des observations d'OVNI en Afrique australe.
Les facteurs sociologiques
Conclusion
L'Afrique du Sud constitue probablement le pays africain possédant la plus riche tradition ufologique. Trois éléments distinguent particulièrement cette nation : l'ancienneté des observations, l'implication fréquente de témoins qualifiés et l'influence du contexte politique et militaire.
Aucune preuve scientifique ne permet aujourd'hui d'affirmer l'existence d'une activité extraterrestre au-dessus de l'Afrique du Sud. En revanche, les archives démontrent que le pays représente un laboratoire particulièrement intéressant pour l'étude des phénomènes aérospatiaux non identifiés. L'analyse historique montre enfin que l'Afrique du Sud constitue un observatoire privilégié, des relations complexes entre la science, la politique, les médias et les croyances populaires.
11 AOUT 1914 – A PLUSIEURS ENDROITS DU PAYS – AFRIQUE DU SUD
Le fait de base
Du 11 août au 9 septembre 1914, des milliers de Sud-Africains, dans différentes régions du pays, observèrent ce qu'ils pensaient être un monoplan de nuit, ou crurent apercevoir ses phares, tandis que, dans certains cas, l'appareil effectuait des manœuvres complexes.
From 11 August to 9 September 1914, thousands of South Africans in various parts of the country observed what they believed to be a nighttime monoplane, or believed to observe its headlights, while in some cases the aerial vehicle performed sophisticated maneuvers.
Ce n'est pas une observation isolée à un endroit, c'est une vague qui touche tout le pays pendant un mois. On est le 11 août 1914. La Première Guerre mondiale vient d'être déclarée. L'Afrique du Sud, dominion britannique, s'apprête à envahir le Sud-Ouest Africain allemand, l'actuelle Namibie.
La peur est immédiate :
Ces événements se déroulèrent dans les semaines précédant la campagne du Sud-Ouest africain pendant la Première Guerre mondiale, et beaucoup soupçonnèrent un monoplan allemand hostile
... possiblement en mission d'espionnage ou de bombardement. Problème : à ce moment-là, comme le rappellent les enquêteurs, Il y avait peu ou pas d'avions viables dans le pays alors.
En 1914, l'aviation sud-africaine compte 2 ou 3 appareils à peine, aucun capable de vol de nuit avec phare. Et l'Allemagne n'a aucune base aérienne à portée.
Ce que les gens ont vu
D'après la presse de l'époque, dépouillée par les historiens :
- Une lumière forte dans la nuit, interprétée comme le phare d'un monoplan. Parfois deux lumières.
- Un bruit de moteur entendu dans plusieurs villes, sans que l'appareil ne soit vu.
- Des manœuvres complexes : virages serrés, survol à basse altitude de villes, extinction et rallumage des feux.
- Aucune trace au sol : pas de terrain d'atterrissage, pas de ravitaillement, pas de pilote identifié.
However, these possibilities were discounted and the provenance of the plane remained unknown.
Likewise its destination, landing or refueling places and the identity of its pilot remained unknown, causing some to examine it as a case of mass hysteria.
La presse de l'époque en a fait ses gros titres pendant un mois entier. On retrouve la trace dans : Natal Advertiser, Pretoria News, Cape Times, Rand Daily Mail, Cape Argus, Johannesburg Star - entre le 15 août et le 10 septembre 1914, avec des titres comme "Those aeroplanes", "Mysterious aeroplane flight", "Aeroplane seen at Vryburg", "The aeroplane... On Table Mountain".
CES MYSTERIEUX OBJETS VOLANT DANS LA PRESSE SUD AFRICAINE de 1914 – ANALYSE - ETUDE ET EXTRAIT
Il faut savoir qu’il n’existe pas de photos de l'objet lui-même, seulement du texte. En 1914, les journaux sud-africains n'imprimaient pas de photos de nuit. Ce que nous avons retrouvé, ce sont les références exactes de toutes les coupures, conservée sur microfilms. Les scans complets ne sont pas libres en ligne, il faut les commander et ce n’est pas gratuit. Ils sont dans 3 endroits :
Voici le catalogue reconstitué des coupures de presse de cet évènement. La vague jour par jour - ce que titraient les journaux :
Le début - Le Cap Cape Times, 15 August 1914, p. 7, Cape Town and peninsula. Mysterious aeroplane flight. Cape Times, 19 August 1914, p. 5, Aeroplane seen at Vryburg. ; Rand Daily Mail, 19 August 1914, p. 5, Aerial Scouts! German Aeroplane Near Vryburg.; Cape Times, 20 August 1914, p. 5, The aeroplane... On Table Mountain
La panique gagne l'intérieur Cape Argus, 21 August 1914, p. 5, The aeroplane. Seen at Porterville.; Johannesburg Star, 21 August 1914, p. 4, At Ashton. ; Rand Daily Mail, 21 August 1914, p Natal Advertiser, 22 August 1914, p. 1, The mysterious aeroplane. ; Rand Daily Mail, 22 August 1914, p. 5, The mysterious aeroplane.
Fin août - on cherche les phares Natal Advertiser, 29 August 1914, p.7 - Rand Daily Mail, 29 August 1914, p.5 Those aeroplanes ; Cape Times, 29 August 1914, p.8 Defence department and aeroplanes. No union machines. Cape Argus, 25 August 1914, p.3 The aeroplane again. ; Cape Times, 25 August 1914, p.5 That aeroplane! Return visit to the east. ; Cape Argus, 26 August 1914, p.5... Seen at Hoetjes Bay.
Septembre - les derniers sursauts Natal Advertiser, 31 August 1914, p.5 Cape Argus. The aeroplane again.; Pretoria News, 31 August 1914, p.5 Aeroplane at Skinner's Court; Cape Argus, 5 September 1914, p.7 That aeroplane. Natal Reports. ; Natal Advertiser, 7 September 1914, that aeroplane! Rand Daily Mail, 10 September 1914, p.2 That aeroplane seen at Warmbaths.
Au total, plus de 30 coupures différentes entre le 11 août et le 9 septembre sont listées dans les archives.
Ce que disent ces articles, quand on les lit - L'historien de l'aviation Brett Holman, qui a dépouillé ces journaux pour son livre The Scareship Age, résume très bien :
“those of 1914 were commonly thought to be (actually existing) aeroplanes from neighbouring German South-West Africa, although the range was far too great for this to be possible”. (Traduction : ceux de 1914 étaient communément considérés comme des avions (réellement existants) provenant de l'Afrique du Sud-Ouest allemande voisine, bien que l'autonomie fût bien trop grande pour que cela soit possible.)
Et il replace l'Afrique du Sud dans une panique mondiale : South Africa : 1899, 1914 Même schéma qu'en Angleterre, Australie, Canada à la même période : bruit de moteur la nuit, faisceau lumineux qui balaie le sol, et foule qui se rassemble. L'armée sud-africaine a même envoyé des patrouilles, sans jamais trouver de piste d'atterrissage.
Comment obtenir les scans Le plus simple :
Par GEOS France ASBL
|
Un cas annexe souvent rattaché à la vague : en septembre 1914, à Greytown, Natal, un vieux fermier rentrant à pied à travers le veldt aurait rencontré au sol une machine ressemblant à un biplan, alors qu'il n'y avait pratiquement pas d'avions dans le pays.
Comment on l'explique aujourd'hui
C'est devenu un cas d'école en sociologie, sous le nom de "South African Monoplane Hysteria". Le chercheur Robert E. Bartholomew l'a étudié comme :
An outbreak of monoplane sightings within British South Africa during 1914 is examined as a case of mass hysteria.
Les explications retenues :
- Hystérie de guerre : anxiété collective à l'entrée en guerre, peur de l'espion allemand. C'est le même mécanisme que les "airships" fantômes de 1896 aux USA ou de 1909 en Angleterre.
- Confusion astronomique : Vénus, Jupiter très brillants en août 1914, confondus avec un phare en mouvement à cause de l'autokinésie. Plusieurs articles de l'époque titraient déjà "Aeroplane or planet?"
- Effet boule de neige médiatique : chaque journal rapporte les observations des autres, créant une boucle.
Pour les ufologues, c'est important parce que c'est le premier exemple en Afrique du Sud où un objet volant non identifié est décrit non pas comme un phénomène naturel, mais comme une machine - un monoplan - avec une intention hostile supposée. C'est l'ancêtre direct des vagues de soucoupes de 1947 et de 1954. Fondamentalement, ce cas est toujours « non identifié » et on n’a jamais retrouvé, dans le cas ou il s’agirait d’un avion, l’origine et la base de celui-ci !
21 FEVRIER 1951 – DURBAN – 04 H 55 – AFRIQUE DU SUD
Chronologie OVNI par Godelieve Van Overmeire 1951, (Mme OVERMEIRE a dressé un catalogue de plusieurs milliers de cas – On retrouve dans ce catalogue ce cas sans plus de précision). 21 février 1951 AFRIQUE DU SUD, Durban 4:55 a.m. - une des premières entrées datées précisément après-guerre.
Cité également : Source NICAP – Origine de l’info : Natal Daily News, 21 février 1951
Subject: Feb. 21, 1951; Durban, South Africa (BBU 896)
To: Francis Ridge <nicap@insightbb.com>
Cat: 1
21 février 1951 ; Durban, Afrique du Sud (BBU 896)
Peu avant 5 heures du matin, trois Européens et quelques Amérindiens virent un objet en forme de torpille se déplacer lentement parallèlement au sol au-dessus de la zone de Point à Durban. L'objet a été décrit comme ayant un avant clair, un centre rouge foncé et un arrière rouge vif. Il n'y avait ni bruit ni trace.
Source : Natal Daily News, 21 février 1951 http://www.bluebookarchive.org/page.aspx?PageCode=MAXW-PBB8-1060
Page ID (PID) | |
.
7 DECEMBRE 1954 – PROVINCE DU CAP – AFRIQUE DU SUD
C'est l'un des rares cas africains retenus comme inexpliqué par l'US Air Force. Le dossier est le BBU 3356. - 3356 December 7, 1954 Cape Province, South Africa Il fait partie de la liste officielle des Unsolved Cases du Projet Blue Book.
La fiche Blue Book
Le Projet Blue Book, c'était l'enquête officielle de l'USAF sur les OVNI de 1952 à 1969 - plus de 13.000 cas analysés. Chaque cas avait une fiche 10073 Record Card et une entrée dans le Master Index. Pour le 7 décembre 1954, la synthèse est très courte mais précise :
7, 1954; Cape Province, South Africa. 1:15 p.m. Witness: weather officer, using a theodolite.
Et le détail du NICAP / Blue Book Unknowns :
Dec. 7, 1954; Cape Province, South Africa. 1:15 p.m. Witness: weather officer, using a theodolite. One white, semi-circular, flat object with a dome flew from west to east, then turned north. Sighting lasted 7 minutes.
Traduction :
Date / Heure : 7 décembre 1954, 13h15 heure locale
Lieu : Province du Cap - à l'époque elle couvrait tout le sud-ouest du pays, du Cap à Kimberley. Le lieu exact n'est pas déclassifié, mais c'était une station météo, donc probablement un aéroport civil ou militaire.
Témoin : un officier météo, en train de suivre un ballon-sonde avec un théodolite. C'est un témoin instrumenté, entraîné à mesurer des angles dans le ciel - c'est pour ça que le cas a été pris au sérieux.
Objet : One white, semi-circular, flat object with a dome - un objet blanc, semi-circulaire, plat, avec un dôme sur le dessus.
Trajectoire : vol d'ouest en est, puis virage net vers le nord.
Durée : 7 minutes, ce qui est long. Ce n'est pas une étoile filante.
Pourquoi il est classé "inexpliqué"
En 1954, le monde vit la plus grande vague d'OVNI de l'histoire - surtout en France, mais aussi au Maroc, en Algérie, et en Afrique du Sud. Le cas 3356 a été examiné avec les critères Blue Book :
· Pas un ballon météo - le témoin suivait justement un ballon et a vu l'objet à côté, avec un comportement différent.
· Pas un avion - forme semi-circulaire plate avec dôme, pas d'ailes, pas de traînée, virage à angle droit.
· Pas un phénomène météo - durée, structure, mouvement contrôlé.
Faute d'explication, il a été mis dans la liste des 701 cas "Unknowns" sur 12.618.
Où trouver les documents originaux
Le dossier complet est disponible en PDF sur NICAP :
1. PROJECT 10073 RECORD CARD - la fiche d'origine
2. PROJECT BLUE BOOK MASTER INDEX DECEMBER 1954 SIGHTINGS
07 AVRIL 1956 — DRAKENSBERG – AFRIQUE DU SUD (LESOTHO DANS LA BASE DE DONNEES)
Observation ancienne à confirmer
Une base de données astronomique/ufologique secondaire répertorie un cas sous la référence UFO Sighting 12980, localisé « Drakensberg, Lesotho », pour l'année 1956.
RECHERCHES
La référence UFO Sighting 12980 existe bien - La référence « UFO Sighting 12980 » est bien réelle. Mais la source qui la conserve aujourd'hui, l’Astro-Databank d’Astro.com, donne :
- Date : 7 avril 1956
- Heure : 07 h 30
- Lieu : Drakensberg, South Africa
- Coordonnées indiquées : 30° S, 29° E
- Classification indiquée : Encounter of the fourth kind
- Personne concernée : Elizabeth Klarer
- Source de la fiche : collection Borges
- Source documentaire indiquée : « Timed documented source, news ».
Donc, première conclusion importante : Le “Drakensberg, Lesotho” de la base secondaire est très probablement une erreur géographique. Le cas 12980 correspond à l'affaire Elizabeth Klarer, dans le Drakensberg sud-africain, et non à une observation indépendante au Lesotho.
Le résultat de recherche de Lagna360 est particulièrement révélateur : il reprend exactement « UFO Sighting 12980 — Drakensberg, Lesotho — 1956 », alors qu'Astro-Databank donne Drakensberg, South Africa.
https://www.lagna360.com/resources/mundane/ufo-sighting-12980
De quel événement s'agit-il ?
Il s'agit de l'une des affaires les plus célèbres — et les plus controversées — de l'ufologie sud-africaine : Elizabeth Klarer et son prétendu contact avec un extraterrestre nommé Akon. Klarer, née en 1910 à Mooi River dans l'ancien Natal, affirma avoir eu plusieurs expériences extraordinaires dans la région du Drakensberg.
Le 7 avril 1956 constitue, selon son propre récit, le point culminant de cette histoire. Elle aurait gagné une colline située dans les contreforts du Drakensberg, aujourd'hui connue dans la littérature ufologique sous le nom de Flying Saucer Hill, et aurait rencontré un engin qu'elle identifia comme un vaisseau spatial. Elle affirma ensuite avoir rencontré son occupant, Akon, puis avoir été emmenée à bord du vaisseau. Il faut cependant être très prudent avec la formulation : ce sont les affirmations de Klarer, et non des faits établis indépendamment.
Ce qui est particulièrement intéressant : ce n'est pas une simple observation lumineuse Le catalogue Astro-Data Bank classe le dossier comme : « Encounter of the fourth kind » et précise qu'il s'agit d'une rencontre attribuée à Elizabeth Klarer avec un être extraterrestre appelé Akon. La littérature consacrée à Klarer rapporte qu'elle aurait décrit un appareil d'environ 60 pieds (18 mètres) de diamètre, puis un déplacement vers un engin beaucoup plus important décrit comme un « mother ship ».
Mais là encore, il faut séparer trois niveaux :
Élément | Nature documentaire |
Elizabeth Klarer existait et résidait dans le Natal | Établi |
Elle a effectivement affirmé avoir rencontré Akon | Établi par ses propres récits |
Elle a réellement rencontré un extraterrestre | Non démontré indépendamment |
Un engin extraterrestre s'est posé au Drakensberg | Non démontré |
Le récit a été publié dans la littérature ufologique dès 1956 | Établi |
L'affaire a marqué durablement l'ufologie sud-africaine | Établi |
Une confusion supplémentaire : 7 avril et 17 juillet 1956 - C'est probablement la source de beaucoup de confusions dans les bases de données. Elizabeth Klarer est associée à plusieurs épisodes différents en 1956.
7 avril 1956 - C'est le contact allégué avec Akon, correspondant à UFO Sighting 12980.
17 juillet 1956 - C'est un autre événement extrêmement célèbre : la série de photographies du prétendu engin du Drakensberg.
Klarer aurait pris sept photographies avec un appareil Brownie, montrant selon elle un objet métallique au-dessus du paysage. Certaines sources donnent le 17 juillet, tandis que d'autres publications ont utilisé le 24 juillet, ce qui constitue une autre divergence chronologique à conserver.
.
La littérature contemporaine sur le cas indique qu'elle affirmait avoir photographié un engin gris métallique qui se serait déplacé rapidement avant de disparaître. Il faut donc absolument éviter de fusionner les deux événements.
Et il existe encore un troisième épisode : le 30 avril 1956 - La chronologie de Klarer mentionne également une observation du 30 avril 1956.
Entre environ 17 h 45 et 2 h du matin, plusieurs observateurs auraient vu une lueur rouge fixe près d'une zone rocheuse de la colline. Aucun feu n'aurait été retrouvé ensuite. Ce cas est particulièrement intéressant parce qu'il montre que la région était déjà devenue, dans les récits de Klarer et de son entourage, un véritable foyer de phénomènes lumineux. Mais là aussi il faut se méfier, beaucoup d’éléments non prouvés.
.
Il y a un aspect qui rejoint directement notre chapitre sur les traditions africaines. Selon les récits associés à Klarer, sa sœur lui aurait rapporté que des travailleurs zoulous de la région signalaient des apparitions du « lightning bird », l'oiseau-tonnerre, avant certaines de ses propres observations. Ainsi par la suite des récits attribués à Elizabeth Klarer rapportent que des travailleurs zoulous de la région parlaient d'un “lightning bird”, terme renvoyant à une tradition surnaturelle d'Afrique australe. Klarer interpréta ensuite, à partir de ces informations, certains phénomènes observés dans la région dans un cadre ufologique moderne.
Cela met en évidence le passage d'une interprétation culturelle à une interprétation ufologique.
Le récit de Klarer a été publié dans la revue britannique Flying Saucer Review en novembre-décembre 1956, quelques mois seulement après les événements allégués. Le cas est donc ancien et surtout, une revue sérieuse d’ufologie a osé le publier alors que le récit est loin d’être établi. La documentation ultérieure indique également que le dossier fut repris par Edith Nicolaisen, qui entretint une longue correspondance avec Klarer. Klarer publia ensuite son histoire dans le livre suédois I rymdskepp över Drakensberg en 1959, puis dans une seconde édition en 1967.
C'est donc un dossier ufologique historique, toutefois qui reste douteux et non une simple rumeur Internet.
La photographie de juillet 1956 a notamment été contestée par l'ufologue sud-africain Edgar Sievers. Une critique célèbre concerne la possibilité que l'objet photographié ait pu être un petit objet placé ou lancé à proximité de l'appareil photographique, plutôt qu'un immense engin distant. Les versions modernes du dossier signalent également une divergence importante concernant les témoins présents lorsque les photographies auraient été prises.
Il faut donc éviter de présenter ces photographies comme une « preuve photographique » d'un engin extraterrestre. Les analyses démontrent qu’il peut s’agir d’un faux.
https://en.wikipedia.org/wiki/Elizabeth_Klarer?utm_source=chatgpt.com
https://www.astro.com/astro-databank/UFO_Sighting_12980
https://thinkaboutitdocs.com/1956-the-drakensberg-photos/
https://uapglobe.com/cases/south-africa-photo-1956
1ER NOVEMBRE 1957 – LUIPAARDSYLET – KRUGGERSDORP – AFRIQUE DU SUD
Cette affaire est l’un d'un des cas sud-africains les plus intéressants de 1957, notamment parce qu'un officier de la SAAF, le major Gordon Ogilvie-Watson, affirme avoir lui-même observé le phénomène et qu'une interception par un Sabre de la South African Air Force a été tentée.
Il faut toutefois distinguer soigneusement les faits contemporains des détails ajoutés ou reformulés dans les sources ufologiques ultérieures. Le disque métallique observé par des dizaines de personnes et poursuivi par un Sabre Une observation qui commence à 9 h 15.
Le 1er novembre 1957, vers 9 h 15 du matin, le major Gordon Ogilvie-Watson, commandant du 4e Squadron de la South African Air Force (SAAF), effectuait une promenade dans le secteur de la mine d'or de Luipaardsvlei, près de Krugersdorp, à l'ouest de Johannesburg. Il remarqua un homme qui regardait attentivement le ciel. Ogilvie-Watson lui demanda ce qu'il observait. L'homme ne pouvait apparemment pas lui donner d'explication particulière.
L'officier leva alors les yeux et aperçut lui-même un objet lumineux dans le ciel. C'est ici que le témoignage devient particulièrement intéressant. À l'œil nu, l'objet lui apparut comme une sorte de boule métallique. Mais, à l'aide de jumelles, il estima pouvoir distinguer une forme beaucoup plus précise : un disque ou une sphère aplatie, tournant rapidement sur elle-même. Ogilvie-Watson estima l'altitude du phénomène à environ 18 000 mètres soit approximativement 59 000 pieds. Cette estimation doit évidemment être considérée avec prudence : il s'agissait d'une appréciation visuelle, sans télémétrie connue. Mais elle est importante dans le récit parce que l'objet aurait été situé bien au-dessus de l'altitude opérationnelle maximale du Sabre envoyé pour l'intercepter. C'est d'ailleurs l'une des particularités majeures du cas.
Le phénomène semblait tourner
Le témoignage attribué à Ogilvie-Watson est très précis sur ce point. À travers les jumelles, il aurait observé :
- Une forme métallique ;
- Une apparence de disque aplati ;
- Une rotation rapide ;
- Des déplacements verticaux ;
- Des déplacements horizontaux.
À l'œil nu, l'objet ressemblait plutôt à une boule métallique ; aux jumelles, il paraissait nettement plus aplati. Cette différence est intéressante : elle montre que la forme apparente dépendait fortement du grossissement et des conditions d'observation. Le major aurait déclaré que l'objet était quelque chose qu'il n'avait jamais vu auparavant et qu'à ses yeux il ne correspondait pas à un appareil connu de la SAAF.
Le nombre de témoins augmente rapidement
Ogilvie-Watson ne resta pas seul. Il fit venir d'autres personnes et l'observation se transforma progressivement en observation collective. Les sources parlent de plus de 50 ouvriers de la mine qui auraient observé le phénomène. Certaines compilations ultérieures évoquent même plusieurs centaines de personnes dans la région de Johannesburg, mais le chiffre le mieux documenté pour Luipaardsvlei est celui d'au moins une cinquantaine de travailleurs. Ce point est essentiel. Nous ne sommes donc pas devant : - un témoin isolé affirmant avoir vu une lumière. Le récit implique : un officier supérieur de la SAAF + des travailleurs de la mine + des observateurs à Johannesburg + des personnels de la base aérienne.
Ogilvie-Watson aurait alors téléphoné à la base aérienne de Waterkloof, près de Pretoria, pour signaler l'observation. Le dossier prend alors une tournure officielle. Vers 11 heures, les responsables de la base commencent à recevoir plusieurs appels concernant des objets inconnus observés au-dessus de la région de Johannesburg/Krugersdorp. Le commandant V. J. L. Boyle, de Waterkloof, décide de faire vérifier le phénomène. Un Sabre de la SAAF est alors envoyé en mission d'identification.
Le pilote était le lieutenant C. A. Melville. Son Sabre monte vers l'objet et atteint environ : 45 000 pieds soit approximativement 13 700 mètres. Cela constitue déjà une altitude très élevée pour un chasseur de cette époque. Mais le phénomène aurait continué à se trouver au-dessus de lui. Le problème devient alors évident : le pilote est incapable de voir l'objet.
Les conditions de luminosité sont apparemment difficiles et le ciel très clair. Au sol, en revanche, les observateurs continuent à voir à la fois le Sabre et l'objet. Un contrôleur/observateur à Johannesburg tente donc de guider le chasseur vers le phénomène.
Une situation assez extraordinaire
Le scénario rapporté est donc le suivant :
Au sol :
« Nous voyons l'objet. »
Dans le ciel :
« Je ne le vois pas. »
Au sol :
« Nous voyons également votre Sabre et pouvons vous indiquer sa position par rapport à l'objet. »
Le pilote effectue ses recherches mais ne parvient pas à obtenir de contact visuel. Cette situation se prolonge jusqu'à environ 12 h 20, moment où la mission est abandonnée.
Le phénomène aurait ensuite été rejoint par un second objet L'affaire devient encore plus étrange dans les rapports ultérieurs. Alors que les observations se poursuivent, certains témoins signalent deux objets argentés au lieu d'un seul. Les sources ufologiques indiquent que d'autres avions auraient été orientés vers la zone, mais sans parvenir à intercepter visuellement les objets.
Finalement, les deux phénomènes auraient quitté la région à grande vitesse vers le sud. Il faut cependant être prudent ici : les informations sur le « deuxième objet » semblent provenir de la reconstruction ufologique du dossier et sont moins solidement documentées que le témoignage initial d'Ogilvie-Watson.
Aucun ballon météo identifié
Une information importante est rapportée dans les sources consacrées à l'affaire : les autorités auraient vérifié la possibilité d'un ballon météorologique. Aucun ballon correspondant n'aurait été identifié dans la zone au moment de l'observation. C'est intéressant, car un ballon à haute altitude constituait évidemment l'une des explications les plus évidentes pour un objet métallique apparemment stationnaire. Cependant, là encore, il faut éviter d'aller trop loin : nous ne disposons pas actuellement du document météorologique original permettant de vérifier précisément cette exclusion.
Une source particulièrement intéressante : le témoignage de Gordon Ogilvie-Watson J'ai retrouvé une version beaucoup plus détaillée de son témoignage, reproduite dans une transcription attribuée à une émission de la South African Broadcasting Corporation (SABC). Cette source est particulièrement précieuse parce qu'elle donne directement la description attribuée à l'officier.
.
Il explique notamment que :
- L’objet paraissait métallique et se situait à environ 18 000 mètres ;
- Qu’avec les jumelles il pouvait distinguer une forme de disque ;
- Et que l'objet semblait tourner rapidement tout en se déplaçant verticalement et horizontalement.
Il explique également que le disque lui paraissait beaucoup plus grand que le Sabre observé simultanément. Cette comparaison est toutefois impossible à utiliser pour déterminer la taille réelle de l'objet sans connaître sa distance.
Un point très important : Ogilvie-Watson était pilote militaire
C'est l'un des éléments qui donnent au cas son intérêt historique. Il ne s'agissait pas d'un témoin sans expérience aéronautique. Gordon Ogilvie-Watson était alors un officier de la SAAF et commandait le 4e Squadron. Son expérience lui permettait de reconnaître au moins les appareils conventionnels les plus courants. Cela ne rend pas son identification automatiquement correcte — un pilote peut parfaitement être victime d'une illusion ou mal interpréter un phénomène astronomique ou météorologique — mais cela donne à son témoignage une valeur particulière.
Le cas apparaît très rapidement dans la littérature ufologique. Une référence bibliographique particulièrement importante est : Flying Saucer Review, vol. 4, n° 1, janvier/février 1958 avec un article intitulé : « Jet Unable to Reach UFO » Cette référence est reprise dans les bibliographies historiques des observations de 1957. C'est intéressant parce que le cas n'est donc pas une invention apparue plusieurs décennies plus tard. Il était déjà documenté dans la littérature consacrée aux « flying saucers » quelques semaines après l'événement.
Un autre élément remarquable dans cette observation c’est la transparence de l'armée L'affaire est intéressante également du point de vue historique.
1. Un officier de la SAAF rapporte l'objet.
2. La base de Waterkloof reçoit des appels.
3. Un chasseur est envoyé.
4. Un pilote tente de l'identifier.
5. Des observateurs au sol suivent simultanément l'objet et le chasseur.
Le tout donne lieu ensuite à des déclarations à la presse et à la SABC. Cela montre qu'en 1957, le phénomène OVNI n'était pas nécessairement traité exclusivement dans le secret. La réaction est plutôt :
« Nous ne savons pas ce que c'est ; envoyons un avion pour vérifier. »
UN RESUME COMPLET DE L’OBSERVATION
1er NOVEMBRE 1957 – LUIPAARDSVLEI, KRUGERSDORP
Le matin du 1er novembre 1957, à 9 h 15, le major Gordon Ogilvie-Watson, commandant du 4e Squadron de la South African Air Force, effectuait sa promenade matinale dans le secteur de la mine d'or de Luipaardsvlei, près de Krugersdorp. Son attention fut attirée par un homme qui fixait le ciel. Quelques instants plus tard, l'officier aperçut lui aussi un objet lumineux qui, à l'œil nu, ressemblait à une boule métallique suspendue à très haute altitude. Ogilvie-Watson demanda des jumelles et observa alors une forme différente : un disque aplati, d'aspect métallique, qui semblait tourner rapidement sur lui-même tout en se déplaçant verticalement et horizontalement. Il estima son altitude à environ 18 000 mètres. D'autres personnes furent appelées à observer le phénomène et, rapidement, plusieurs dizaines d'ouvriers de la mine auraient à leur tour suivi l'objet dans le ciel.
L'affaire prit une dimension militaire lorsque le major alerta la base aérienne de Waterkloof. D'autres signalements étaient alors parvenus aux autorités depuis la région de Johannesburg. La SAAF décida d'envoyer un chasseur Sabre afin d'identifier le phénomène. Le lieutenant C. A. Melville prit les commandes de l'appareil et grimpa jusqu'à environ 45 000 pieds. Mais il ne parvint pas à voir le mystérieux objet. Au sol, la situation était paradoxale : les observateurs continuaient à distinguer le phénomène et pouvaient également suivre le déplacement du Sabre. Un officier au sol tenta de guider le pilote vers sa cible grâce aux informations fournies par les observateurs de Johannesburg. Malgré ces indications, le pilote ne réussit pas à établir de contact visuel. La mission fut finalement abandonnée vers 12 h 20. Les témoignages continuèrent cependant à affluer. Certains observateurs signalèrent désormais deux objets argentés. Ceux-ci auraient finalement quitté la région à grande vitesse en direction du sud. Les autorités auraient également vérifié la possibilité d'un ballon météorologique, sans qu'un ballon correspondant puisse être identifié.
L'affaire de Luipaardsvlei demeure ainsi l'un des épisodes les plus remarquables de l'histoire ancienne des PAN en Afrique du Sud. Elle possède une caractéristique rare dans les dossiers de cette époque : l'observation d'un phénomène inhabituel par un officier de l'armée de l'air fut suivie de l'envoi effectif d'un avion de chasse pour tenter de l'identifier. Le Sabre ne parvint cependant jamais à rejoindre visuellement l'objet. Plus de six décennies après les faits, il reste impossible de déterminer avec certitude ce que les témoins de Luipaardsvlei avaient observé. L'hypothèse d'un ballon, d'un phénomène astronomique ou atmosphérique ne peut être écartée sans les données originales. Mais l'existence d'une observation collective, le témoignage d'un officier de la SAAF et la tentative d'interception aérienne font de cet épisode un dossier historique particulièrement important dans l'étude des phénomènes aérospatiaux non identifiés en Afrique du Sud.
Sources :
- Catalogue de plusieurs milliers de cas : UFOs and Intelligence: A Timeline August 21, 2026 Aggregation by George M. Eberhart ©2026 –
- https://cufos.org/PDFs/pdfs/UFOsandIntelligence.pdf
4 AU 6 NOVEMBRE 1957 – JOHANNESBURG – AFRIQUE DU SUD
Plusieurs milliers de témoins observent un objet cylindrique évoluant lentement au-dessus de la ville. L'armée de l'air aurait suivi le phénomène au radar selon la presse de l'époque Cette observation ne s’est pas passée un seul soir, mais deux fois en 3 jours début novembre 1957, en pleine fièvre Spoutnik. Voici ce que dit la presse de l'époque, retrouvée dans les archives US :
A. Le fait - 4 au 6 novembre 1957
| 1957 | Johannesburg | Plusieurs milliers de témoins observent un objet cylindrique évoluant lentement au-dessus de la ville.
L'article de référence est paru dans The Evening Bulletin de Philadelphie le 6 novembre 1957, dépêche UP depuis Johannesburg :
Des milliers en Afrique du Sud Voir l'objet mystérieux - Johannesburg, Afrique du Sud, 6 novembre. -- Les projecteurs de l'Armée de l'air sud-africaine ont détecté un mystérieux « objet cylindrique » survolant la ville de Johannesburg la nuit dernière. Des milliers de personnes ont rapporté avoir vu l'objet alors que des projecteurs à la base aérienne de Dunbar près de Johannesburg ont repéré le cylindre volant malgré les nuages bas.
Traduction de la version française du même article :
Les projecteurs de l'Armée de l'Air Sud-Africaines ont détecté un mystérieux "objet cylindrique" volant au-dessus de la ville de Johannesburg la nuit dernière. Des milliers de personnes ont rapporté voir l'objet pendant que les projecteurs de la base aérienne de Dunbar près de Johannesburg ciblaient le cylindre volant en dépit des nuages bas.
Et ce n'était pas la première fois cette semaine-là :
DES OBJETS ÉTRANGERS SIGNALÉS APERÇUS À JOHANNESBURG, 4 novembre. - Quelques « objets étranges », de forme cylindrique, qui flottaient à une grande hauteur dans le ciel puis « s'envolaient », furent aperçus dimanche pour la deuxième fois en trois jours dans le ciel au-dessus de Johannesburg. Vendredi, des rapports sur l'observation des objets ont poussé un chasseur à réaction de l'Armée de l'air sud-africaine dans une recherche vaine dans le ciel.
Autre résumé militaire de l'époque :
Johannesburg, South Africa ... Cylindrical UFO observed hovering for two hours; ascended out of sight.
Donc :
1. Vendredi 1er nov : premier signalement, la SAAF envoie un jet de chasse qui fouille le ciel sans résultat.
2. Dimanche 3 nov / nuit du 4 au 5 nov : deuxième apparition, objet cylindrique qui reste stationnaire à très haute altitude pendant près de 2 heures, puis part en flèche.
3. Nuit du 5 au 6 nov : troisième apparition, celle qui fait la une. Projecteurs de la base de Dunbar qui l'accrochent malgré des nuages bas. Milliers de témoins dans toute la ville.
B - Pourquoi le radar / projecteurs est important
Johannesburg est à 1750 m d'altitude, avec une base aérienne importante à Dunbar. En 1957, il n'y a pas encore de radar civil partout, mais l'armée utilise des projecteurs de DCA pour l'illumination. Le fait que l'objet soit accroché par les projecteurs veut dire :
· Il était en dessous de la couche nuageuse basse
· Il renvoyait la lumière - donc objet solide, pas reflet
· Il était assez lent pour être suivi
· L'armée elle-même est citée comme source :
L'Armée de l'Air et des milliers de gens suivent un cylindre volant au-dessus de la capitale.
C - L'explication officielle de l'époque - et son problème
· Le Spoutnik 1 vient d'être lancé le 4 octobre 1957. Tout le monde parle de satellite.
· L'astronome de Cape Town interrogé, Dr R.H. Stoz, tente :
Dr. R. H. Stoz, Capetown astronomer, said the object "might well have been" the rocket which took the first Soviet satellite into space and has since been circling the world in its own orbit.
Mais le journaliste ajoute immédiatement :
However, he was unable to explain how it was low enough to be picked out by searchlights.
Un étage de fusée en orbite à 200km ne peut pas être éclairé par un projecteur au sol à travers des nuages bas. Et il ne reste pas 2 heures stationnaire au-dessus d'une ville pour ensuite "shooter" à la verticale.
D -- Contexte
Novembre 1957, c'est le pic de la plus grande vague d'OVNI américaine - l'affaire de Levelland au Texas avec pannes de voitures. L'Afrique du Sud suit la même chronologie. Ce cas de Johannesburg est resté comme un cas de masse : pas un fermier isolé, mais une capitale entière, avec confirmation militaire au sol.
21 JUIN 1959 - THE WILLOWS – Près Port Elisabeth en Afrique du Sud
L'observation du 21 juin 1959 à The Willows, près de Port Elizabeth en Afrique du Sud, est en effet un cas classique de Rencontre Rapprochée du Premier Type (RR1), souvent mentionné dans la littérature ufologique sud-africaine et les compilations internationales d’observations d’ovni.
.
Contexte et lieu : L'incident s'est produit dans la localité de The Willows (une zone côtière située juste au sud de Port Elizabeth, aujourd'hui Gqeberha). Le témoignage : Une résidente locale (Mme B. E. B.) se trouvait chez elle ou à proximité lorsqu'elle a été attirée par une lueur inhabituelle. Elle a aperçu un objet lenticulaire / en forme de soucoupe d'une couleur orange brillant ou cuivrée. L'engin maintenait un vol stationnaire silencieux à très basse altitude, à seulement quelques mètres du sol. Après quelques instants d'immobilité, l'objet a accéléré de façon fulgurante, disparaissant à une vitesse stupéfiante sans émettre de bruit de combustion classique ni de bang supersonique.
Éléments notables de ce cas :
Vague sud-africaine des années 1950 : La fin des années 1950 a été marquée par une série d'observations très médiatisées en Afrique du Sud (notamment la célèbre observation du père Gill en Nouvelle-Guinée la même année, en juin 1959, qui a suscité un regain d'intérêt mondial pour les cas de l'hémisphère sud). L'émission de lumière orange/rougeâtre et l'absence totale de bruit lors de départ à très haute vitesse sont des constantes fréquemment rapportées dans les RR1 de cette époque. Classée en RR1 par le système Hynek, car l'objet s'est trouvé à très courte distance (moins de 150 mètres) sans toutefois laisser de traces physiques au sol (qui l'auraient classé en RR2) ni montrer d'occupants (RR3).
Analyse personnelle de plusieurs sources, catalogues et livres américains.
JANVIER 1960 – PORT ELIZABETH – AFRIQUE DU SUD
En janvier 1960, M. D. Coetzee, directeur d'une grande compagnie d'assurances à Port Elizabeth, aperçut un engin silencieux, argenté et en forme de cigare alors qu'il rentrait chez lui à 17h40. Il ne disposait d'aucun moyen de propulsion visible, mais se déplaçait lentement vers l'est à une altitude estimée à 20 000 pieds (6 100 m), lorsqu'il accéléra soudainement et disparut en quelques secondes
Source : https://a.osmarks.net/content/wikipedia_en_all_maxi_2020-08/A/UFO_sightings_in_South_Africa
13 MARS 1963 – RICHARD BAY – REGION DURBAN – AFRIQUE DU SUD
Le résumé officiel
Dans les catalogues ufologiques, l'affaire est listée ainsi :
| 13 mars 1963 | Richards Bay | Un pêcheur observe un objet lumineux se poser à une quinzaine de mètres de lui. Le décollage soulève sable et poussière. | Cas classique d’atterrissage. |
Richards Bay est sur la côte du KwaZulu-Natal, une province qui concentre encore aujourd'hui beaucoup de signalements - Durban, Richards Bay. Le cas vient de la base de données "Magonia" de Jacques Vallée, catalogue des atterrissages :
· The Jacques Vallée "Magonia" UFO landings database... Richards Bay, South Africa, March 13, 1963 : - Référence précise : Magonia #568, repris dans Flying Saucer Review Vol.9 No.4 juillet/août 1963, et dans les fichiers UFOCAT.
Le témoignage complet, tel qu'il est conservé dans les archives anglophones :
· Date: March 13 1963 Location: Richards Bay South Africa Time: 2230 Summary: Fred White was fishing when he heard a high-pitched whine coming from the east and saw an object come in his direction and land 15 m away, scattering sand.
Témoin : Fred White, pêcheur. Il pêche seul de nuit, vers 22h30.
Séquence :
Un sifflement aigu venant de l'est. Un objet arrive vers lui et se pose à environ 15 m, en dispersant le sable. Observation au sol d'environ 6 minutes. Décollage avec sensation d'air chaud et interférences radio signalées. L'objet et l'occupant décrits
· Toujours selon la même source :
· It was at least 30 m in diameter, and was shaped like two plates glued together.
· Through several oval portholes he could see light inside. A man with a fair complexion, wearing a metallic helmet, looked at the witness.
Détails supplémentaires dans le compte-rendu :
- Forme lenticulaire type "deux assiettes collées", au moins 30 mètres de diamètre - Plusieurs hublots ovales avec lumière intérieure visible - Un occupant vu à l'intérieur : teint clair, casque métallique, combinaison une pièce bleu ciel sans boutons ni fermeture apparente, gants en mailles brillantes
- Au décollage : souffle chaud ressenti par le témoin
Warm air was felt as the craft took off about six min later, and radio interference was noted.
C'est pour cela que le cas est classé en ufologie comme une rencontre rapprochée du 3e type (RR3) - atterrissage + occupant, et pas seulement lumière lointaine.
Que vaut le dossier à notre avis ?
Points forts :
Très tôt documenté, dans une revue de référence de l'époque (FSR 1963) Intégré dans le catalogue systématique de Vallée, ce qui lui a donné une notoriété internationale Cohérent avec d'autres cas sud-africains de l'époque où les témoins décrivent des objets posés et des effets au sol
Limites :
Témoin unique, pas de photos, pas de traces au sol récupérées ou analysées publiquement L'Afrique du Sud n'a jamais eu d'organisme officiel type GEIPAN pour enquêter durablement, tout repose sur des chercheurs indépendants Comme pour beaucoup de cas de 1963, on n'a que le récit rapporté de seconde main.
DESCRIPTION APPROFONDIE DE CETTE OBSERVATION - AUTRE SOURCE
C'est une nuit de pêche qui tourne en rencontre. Voici la scène telle que le témoignage de Fred White l'a laissée dans les archives - Magonia 568.
Richards Bay, 13 mars 1963 - 22h30
Richards Bay n'est pas encore le grand port industriel d'aujourd'hui. En 1963, c'est une frange de sable et de lagunes sur la côte du KwaZulu-Natal, une eau noire qui ouvre sur l'océan Indien, des dunes basses, un vent qui sent l'iode et le sel chaud.
Fred White est seul. Ligne à l'eau. Le ciel est dégagé, austral, immense. Pas de ville pour le polluer. Vers 22h30, quelque chose change dans l'air. D'abord un son. Pas un moteur, pas un avion. Les archives parlent d'un sifflement aigu venant de l'est, un high-pitched whine qui grandit. White lève la tête. Le son ne passe pas au-dessus de lui. Il vient vers lui. Puis la lumière arrive.
L'atterrissage
Un objet lumineux glisse à basse hauteur depuis l'océan. Il ne vacille pas, ne clignote pas comme un avion. Il ralentit. À une quinzaine de mètres de White, il se pose. Le sable s'ouvre sous lui. Les comptes-rendus notent ce détail très terre-à-terre : le décollage et l'atterrissage soulèvent sable et poussière. On imagine le souffle, les grains fouettant les chevilles, la ligne de pêche qui tremble.
Et là, immobile, à portée de voix, il est énorme. Au moins 30 mètres de diamètre, dit White. Pas une sphère, pas un cigare. La forme classique de l'époque : deux assiettes collées l'une contre l'autre, un disque épais, parfaitement symétrique. Une masse sombre qui porte sa propre lumière. Le disque n'est pas opaque. Sur son flanc, plusieurs hublots ovales laissent filtrer une lumière intérieure, blanche, régulière. Et derrière l'un d'eux, quelqu'un regarde. White décrit un homme. Teint clair. Pas un monstre, pas une silhouette floue. Un homme avec un casque métallique qui brille, ajusté à la tête. Il porte une combinaison une pièce, bleu ciel, sans aucun bouton, sans fermeture visible, comme moulée. Aux mains, des gants faits d'une maille brillante, qui accroche la lumière. Il n'y a pas de geste. Pas de signal. Il regarde le pêcheur. Le pêcheur regarde l'habitant. Six minutes, c'est long quand on est à quinze mètres d'une chose impossible. C'est le temps que donne le témoignage : environ six minutes au sol.
On peut imaginer White figé, le bruit du ressac couvert par le bourdonnement sourd du disque, l'odeur d'ozone, la chaleur qui commence déjà à irradier de la coque.
Puis ça repart. Pas d'échelle qui se replie, pas de porte. La lumière des hublots s'intensifie. Un souffle d'air chaud frappe White, comme la chaleur d'un réacteur mais sans flamme, qui balaie la dune. Le sable se soulève de nouveau en nuage. Le disque se décolle verticalement, sans élan, puis glisse vers l'est d'où il était venu, le sifflement aigu montant dans les aigus jusqu'à disparaître. Après, le silence retombe, anormalement épais. Le transistor, dit la note d'archive, grésille. Interférence radio. White reste seul avec sa canne, un cercle aplati dans le sable humide à quinze mètres de lui, et une histoire que personne autour de lui ne saura vraiment où ranger.
C'est tout ce que l'on a. Un seul témoin, une nuit, un objet posé. Pas de photo, pas de trace prélevée. C'est pour ça que l'ufologie sud-africaine le classe comme un "cas classique d'atterrissage" - pas parce qu'il prouve quelque chose, mais parce qu'il a la forme parfaite, presque littéraire, de la rencontre rapprochée : le pêcheur isolé, la machine immense et silencieuse, le regard échangé, et le sable qui retombe.
Source :
- Jacque Vallée – Magonia 568 Sites Web
- The UFO Evidence - http://ufoevidence.org/documents/doc1454.htm
- ovnietuapinfo.com https://ovnietuapinfo.com/2026/07/26/lafrique-du-sud-face-au-phenomene-ovni-un-siecle-de-mysteres-dans-le-ciel-austral/
- thinkaboutitdocs.com 1963: March UFO & Alien Sightings
26 JUIN 1971 – FORT BEAUFORT – CAP ORIENTAL AFRIQUE DU SUD
Voir même date en 1972, erreur d’année dans certaines bases de données et source.
26 JUIN 1972 – FORT BEAUFORT – CAP ORIENTAL AFRIQUE DU SUD
Correction importante à apporter sur la date : les sources historiques les plus solides que j’ai retrouvées situent l’affaire de Braeside Farm, près de Fort Beaufort, au 26 juin 1972 et non 1971. La confusion 1971/1972 apparaît effectivement dans certaines bases et pages secondaires. Le Flying Saucer Review, l’APRO Bulletin de septembre-octobre 1972 et le témoignage ultérieur d’un policier convergent sur le 26 juin 1972.
Et il s’agit d’un cas particulièrement intéressant : un agriculteur puis deux policiers sud-africains auraient tiré au fusil sur un objet mystérieux à très faible altitude.
Fort Beaufort : l'affaire de Braeside Farm
Le lieu est Braeside Farm, à environ une dizaine de kilomètres de Fort Beaufort, dans l'actuel Eastern Cape. Le propriétaire de la ferme était Bennie Smit. Le matin du 26 juin 1972, vers 8 h–9 h, plusieurs de ses ouvriers auraient aperçu quelque chose d'étrange dans la végétation. Ils pensaient d'abord qu'un incendie ou une fumée s'élevait dans le secteur.
L'un des ouvriers, Boer de Klerk, aurait signalé à Smit une sorte de boule de feu qui se trouvait au niveau de la cime des arbres. Le phénomène est décrit comme mesurant approximativement 2,5 pieds, soit environ 75 cm de diamètre, avec des sortes de flammes ou de rayonnements autour de lui. Sa couleur aurait changé au cours de l'observation : rouge, vert, puis jaune-blanc. L'objet aurait également effectué des mouvements latéraux et verticaux. À un moment, il aurait disparu derrière la végétation avant de réapparaître.
La réaction de Bennie Smit est l'élément qui a rendu l'affaire célèbre. Pensant peut-être avoir affaire à un engin terrestre ou à une intrusion, il aurait récupéré son fusil .303 et tiré huit coups en direction de l'objet. Selon son propre récit, l'un des projectiles aurait atteint sa cible : il aurait entendu un « thud », comme si une balle avait effectivement frappé quelque chose. Mais le phénomène n'aurait pas été endommagé. Il aurait continué à se déplacer, avant de disparaître derrière les arbres.
Smit alerta alors la police. Deux policiers se rendirent sur place : le warrant officer P. van Rensburg, responsable du poste de Fort Beaufort, et le sergent P. Kitching. Une interview réalisée ultérieurement par le chercheur Ivan T. Sanderson/FSR avec les policiers constitue une des sources historiques importantes du dossier. Le récit policier a également été repris par l'APRO. Lorsque les policiers arrivèrent, ils ne virent d'abord rien d'anormal. Ils auraient même été sceptiques. Puis, alors qu'ils observaient une zone boisée située à environ 150 mètres, quelque chose serait apparu au pied de la colline, dans la végétation.
Le récit policier devient alors particulièrement spectaculaire.
Les témoins auraient aperçu un objet sombre, brillant et de forme ovale, qui semblait émerger de la végétation et rester en suspension juste au-dessus du sol ou des arbres. Dans certaines versions, son apparence est comparée à celle d'un fût métallique. L'objet aurait finalement semblé se poser. La description change alors par rapport à la première observation de la « boule de feu ». Les policiers auraient vu un objet devenu gris métallique ou gris foncé, de forme ovale, ressemblant approximativement à un gros cylindre ou à un fût métallique aplati. Certaines sources parlent d'un objet ressemblant à un baril de 44 gallons. Cette transformation est l'un des aspects les plus intrigants du dossier : les premières descriptions insistent sur un phénomène lumineux et coloré, alors que les témoins présents avec la police décrivent ensuite un objet apparemment matériel.
Une source secondaire rapporte également que l'objet aurait présenté trois supports ou jambes lorsqu'il était posé.
Les policiers tirent à leur tour
Les policiers auraient alors eux-mêmes ouvert le feu. Le témoignage ultérieur du sergent Kitching est particulièrement remarquable : il affirme avoir tiré sur l'objet avec son .303, en compagnie de Bennie Smit, et avoir eu l'impression que les projectiles l'atteignaient. Mais aucun effet visible n'aurait été constaté. Plus étonnant encore, selon Kitching, l'objet aurait ensuite disparu sans que les personnes présentes puissent voir une véritable phase de décollage. Dans son témoignage recueilli des décennies plus tard, il expliquait qu'il ne comprenait toujours pas comment l'objet avait pu disparaître alors que plusieurs personnes surveillaient la zone.
Il s'agit évidemment d'un témoignage rétrospectif, recueilli longtemps après les événements, ce qui doit être pris en compte dans l'évaluation historique.
L'affaire ne s'arrête pas aux tirs. Certaines sources ufologiques rapportent que des marques auraient été découvertes dans le sol, correspondant à l'endroit où l'objet aurait reposé ou à ses éventuels supports. Une source consacrée au cas parle de neuf empreintes dans une zone d'argile dure. Il faut cependant être très prudent sur ce point : je n'ai pas retrouvé dans les sources accessibles un rapport scientifique primaire permettant d'établir avec certitude que ces marques provenaient effectivement de l'objet.
:
Par prudence nous retiendrons : « Des marques au sol furent rapportées dans la littérature ufologique » plutôt que : « L'objet laissa neuf traces d'atterrissage. ». Cette nuance est importante.
L'incident de Braeside ne resta pas une simple histoire locale. La presse sud-africaine s'en empara rapidement et l'affaire fut reprise par la presse internationale. Le Flying Saucer Review consacra un dossier spécifique à « A Hot Réception at Fort Beaufort », tandis que l'APRO Bulletin publia en 1972 le témoignage de Bennie Smit.
L'affaire déclencha également une véritable vague d'observations dans la région de Fort Beaufort au cours des semaines suivantes. Des habitants affirmèrent avoir aperçu des objets ou des lumières étranges dans le secteur de Fort Fordyce Bush et de Braeside. Le Flying Saucer Review décrit notamment plusieurs observations ultérieures, dont certaines impliquaient des lumières rouges, bleues, vertes et jaunes. La municipalité fut elle-même impliquée dans certains épisodes rapportés. Un cas particulièrement intéressant concerne un ingénieur municipal, Dr D. Verschoor, qui aurait interrompu une réunion du conseil municipal afin de signaler qu'il observait lui-même un phénomène lumineux évoluant dans la région.
Quelques jours après l'incident initial, l'histoire prit une tournure encore plus extraordinaire. Des sources contemporaines rapportent qu'un réservoir d'eau de la ferme de Smit fut détruit après deux explosions entendues dans la vallée. Le Flying Saucer Review rapporte que Smit avait de nouveau aperçu le phénomène peu avant les explosions. La presse locale établit alors un lien possible entre les deux événements, sans qu'une relation causale ait jamais été démontrée. Il faut donc éviter d'affirmer que l'OVNI aurait « détruit » le réservoir. Ce que l'on peut dire historiquement est beaucoup plus prudent : des explosions furent rapportées et un réservoir fut retrouvé détruit, alors que Smit avait déclaré avoir aperçu à nouveau le phénomène peu auparavant.
Une hypothèse militaire ?
Un aspect particulièrement intéressant du dossier est que Bennie Smit lui-même ne semblait pas nécessairement croire à une origine extraterrestre. Selon les sources de l'époque, il aurait plutôt envisagé l'hypothèse d'un engin humain secret, éventuellement télécommandé. Cette position est importante : le principal témoin n'interprétait donc pas forcément son expérience comme la visite d'un appareil venu de l'espace. Cette hypothèse était d'ailleurs suffisamment crédible pour que certaines autorités sud-africaines envisagent la possibilité d'un dispositif technologique ou militaire. Le Johannesburg Star rapporta notamment qu'un Brigadier Vosloo pensait que l'objet pouvait être un dispositif contrôlé électroniquement, sans toutefois que les raisons précises de cette appréciation soient publiées.
Fort Beaufort est remarquable par la combinaison de plusieurs éléments : un objet observé à très faible altitude ; plusieurs témoins ; un agriculteur armé ; deux policiers ; des tirs dirigés contre l'objet ; une apparence lumineuse puis métallique ; une disparition inexpliquée selon les témoins ; des marques au sol rapportées ; une couverture médiatique importante ; et enfin une série d'autres observations dans la région. C'est cette accumulation qui explique pourquoi le cas occupe une place importante dans l'histoire de l'ufologie sud-africaine.
Mais il faut également souligner les limites du dossier.
Nous ne disposons pas, dans les sources que j'ai pu retrouver, d'une photographie incontestable de l'objet, d'un enregistrement radar, d'une analyse physique d'un fragment ou d'un rapport scientifique permettant de confirmer la nature du phénomène. La majeure partie de notre connaissance repose sur des témoignages, articles de presse, publications ufologiques et interviews ultérieures.
26 juin 1972 – Braeside Farm, près de Fort Beaufort, Cap Oriental (aujourd'hui Eastern Cape), Afrique du Sud. Cette datation est beaucoup mieux étayée par les sources historiques. Le Flying Saucer Review de 1972, l'APRO Bulletin de septembre-octobre 1972 et le témoignage du policier publié ultérieurement convergent tous vers le 26 juin 1972. Il existe néanmoins des bases secondaires qui indiquent 1971, ce qui explique probablement la présence de cette date dans certaines chronologies.
Pour un ouvrage historique, je retiendrais donc 1972 et signalerais éventuellement en note qu'une partie de la littérature secondaire donne par erreur 1971.
Sources : Résumé de cette affaire à partir de la revue FSR, APRO, NUFORC.ORG, coupures de presse de l’époque retrouvée dans diverses archives sur le net, différentes bases de données par l’auteur de l’ouvrage. Les sources sont très nombreuses.
Copie APRO :
12 NOVEMBRE 1972 - ROSMEAD – KAROO – AFRIQUE DU SUD
Le dossier de Rosmead est intéressant, car il associe des observations de lumières, plusieurs catégories de témoins, une école, une installation militaire et surtout des traces physiques alléguées sur un court de tennis. Rosmead est un petit village ferroviaire du Karoo, près de Middelburg, dans l'actuel Eastern Cape. Son importance venait notamment de son réseau ferroviaire et, au début des années 1970, de la présence d'installations militaires et de grands dépôts de carburant.
Le 12 novembre 1972, vers 20 h 15, quatre militaires qui assuraient la surveillance d'un dépôt de carburant auraient observé depuis leur poste plusieurs lumières rouges tournantes à proximité. Ils ne purent cependant pas aller les examiner avant leur disparition. Une dizaine de minutes plus tard, Harold Truter, directeur de l'école primaire de Rosmead, arrivait chez lui. Il aurait aperçu une lumière inhabituelle dans le ciel, décrite dans certaines sources comme blanche ou blanc verdâtre, semblant stationner silencieusement au-dessus d'une crête voisine. Une sorte de faisceau lumineux aurait été dirigé obliquement vers le sol. Truter et sa famille auraient alors remarqué quelque chose d'encore plus singulier : le court de tennis de l'école, fermé et apparemment intact auparavant, présentait des dommages importants.
Le lendemain, l'examen du court aurait révélé des morceaux de goudron arrachés, des trous et des zones apparemment brûlées ou fondues. Des fragments de goudron auraient été retrouvés à une distance importante du court, certains jusque sur une crête située à environ 180 mètres. Des arbres eucalyptus situés à proximité auraient également présenté des signes de brûlure et certains auraient ensuite dépéri.
Un détail particulièrement intrigant est rapporté par plusieurs sources : le grillage entourant le court était toujours fermé, sans signe évident d'effraction, alors que des morceaux de goudron avaient été projetés jusque dans ou au-dessus de cette clôture.
La police fut appelée et procéda à des constatations.
Des policiers auraient également retrouvé des fragments de goudron à distance du court. Certaines sources parlent d'un important rocher déplacé et de plusieurs séries d'empreintes ou marques disposées de façon symétrique. Les témoignages ne proviennent donc pas seulement de cheminots. Je n'ai pas retrouvé de source fiable établissant que des cheminots constituaient les témoins principaux de l'observation. Les témoins identifiés sont plutôt :
· Quatre militaires affectés à la surveillance d'un dépôt de carburant ;
· Harold Truter, directeur de l'école ;
· Son épouse et ses enfants ;
· Des policiers de Middelburg ;
· Plusieurs habitants de Rosmead ;
· Et, selon certaines sources, d'autres personnes présentes dans la région.
Le fait que Rosmead soit un important village ferroviaire a probablement contribué à l'association ultérieure du cas avec les cheminots, mais je ne présenterais pas ceux-ci comme les témoins principaux sans retrouver une source primaire le confirmant.
Votre description mentionne : « lumières blanches/orangées silencieuses faisant du surplace, angles droits et accélérations fulgurantes » Il faut là encore apporter une nuance. Les sources que j'ai retrouvées parlent bien de lumières silencieuses, de changements de couleur, de stationnement apparent et de mouvements inhabituels. Certaines décrivent une lumière qui zigzaguait dans le ciel, puis semblait descendre vers le secteur du court de tennis. En revanche, je n'ai pas trouvé dans les sources historiques consultées une description suffisamment solide permettant d'affirmer précisément que l'objet effectuait des angles droits suivis d'accélérations fulgurantes. Cette formulation semble donc être une synthèse ufologique ultérieure, plutôt qu'une citation directe des témoignages originaux.
Je reste donc sur une formulation telle que : « Plusieurs témoins rapportèrent des lumières silencieuses capables de stationner dans le ciel et d'effectuer des déplacements brusques ou irréguliers, certains récits évoquant une trajectoire en zigzag. » C'est beaucoup plus conforme à la documentation retrouvée.
Une observation qui aurait laissé des traces ! C'est précisément ce qui rend Rosmead remarquable. On ne dispose pas simplement de témoignages concernant une lumière dans le ciel. Un événement physique inhabituel fut constaté au sol au même moment. Les enquêteurs de l'époque envisagèrent plusieurs explications. Certains évoquèrent notamment un acte de vandalisme, une explosion de gaz ou un phénomène tourbillonnaire. Mais cette interprétation fut contestée par certaines personnes impliquées dans l'enquête, qui considéraient que les dégâts ne ressemblaient pas à ceux provoqués par des vandales.
Des échantillons de goudron auraient été transmis pour analyse aux laboratoires de la police sud-africaine à Pretoria. Le colonel Lothar Neethling, responsable de la police scientifique, aurait finalement indiqué que rien d'anormal n'avait été découvert dans les échantillons et privilégia l'hypothèse du vandalisme. Cette conclusion est capitale pour l'analyse historique du dossier : il existe bien une investigation policière et des éléments matériels rapportés, mais aucune analyse scientifique connue ne permet de conclure à l'atterrissage d'un engin inconnu.
Une vague d'observations dans le Cap oriental, habituel en cas de forte médiatisation. En fait localement Rosmead ne constitue d'ailleurs pas un épisode isolé. L'année 1972 fut particulièrement riche en observations dans le Cap oriental. Le célèbre cas de Fort Beaufort du 26 juin 1972, dont nous venons de parler, avait déjà attiré l'attention de la presse et des autorités.
À Rosmead, le commandant de district de la police, Lieutenant-Colonel B. J. van Heerden, aurait même déclaré que les observations rapportées par ses hommes correspondaient à certains éléments du phénomène observé précédemment à Fort Beaufort. Certaines sources ufologiques parlent d'ailleurs d'une véritable vague d'observations dans la région du Cap oriental en 1972, dont Fort Beaufort et Rosmead seraient les deux affaires les plus documentées et les plus médiatisées.
:
12 NOVEMBRE 1972 – ROSMEAD, KAROO, CAP ORIENTAL, AFRIQUE DU SUD EN RESUME :
Vers 20 h 15, plusieurs militaires en faction près d'un dépôt de carburant observent des lumières rouges tournantes. Peu après, le directeur de l'école de Rosmead, Harold Truter, observe une lumière brillante, silencieuse, apparemment stationnaire au-dessus du secteur de l'école et associée à un faisceau dirigé vers le sol. Le court de tennis, fermé avant les événements, est ensuite découvert fortement endommagé : goudron arraché, trous, traces de brûlure et fragments projetés à distance. Des arbres voisins présentent également des signes de détérioration. Une enquête policière est menée et des échantillons sont transmis aux laboratoires de Pretoria. L'analyse officielle ne révèle rien d'anormal et l'hypothèse du vandalisme est avancée, mais elle ne convainc pas tous les témoins et enquêteurs locaux.
Évaluation : cas à fort intérêt historique, principalement en raison de la multiplicité des témoins et des traces physiques rapportées, mais non démontré comme événement ufologique. Les caractéristiques « angles droits » et « accélérations fulgurantes » doivent être utilisées avec prudence tant qu'une source primaire ne les confirme pas.
C'est l'un des rares cas sud-africains de 1972 où l'observation aérienne supposée est directement associée à des dommages matériels examinés par la police.
Source : Étude sommaire du cas par l’auteur à partir de différentes sources.
https://karoospace.co.za/alien-spotting-in-the-karoo/
https://www.karooheartland.com/listings/rosmead/
https://a.osmarks.net/content/wikipedia_en_all_maxi_2020-08/A/UFO_sightings_in_South_Africa
https://www.ufologie.patrickgross.org/htm/faqafrica.htm etc….
15 JANVIER 1973 - COL PENHOEK - AFRIQUE DU SUD
Le 15 janvier 1973, un couple de Sucknow voyageait avec leurs deux enfants d' East London à Johannesburg lorsqu'à 0 h 30, à l'approche du col de Penhoek près de Queenstown, ils aperçurent un disque de 30 mètres de diamètre, percé de grands hublots, qui flottait à environ sept mètres au-dessus de la route déserte. À mesure qu'ils s'approchaient, le disque s'éloigna d'environ 90 mètres de la route. Sa partie inférieure était éclairée d'une lumière orange et une fumée orange s'en dégageait. Ils ressentirent une chute de température en passant à proximité.
31 JUILLET 1975 – LOXTON – AFRIQUE DU SUD
Le dossier OVNI de Loxton (Afrique du Sud, 31 juillet 1975) : une rencontre rapprochée majeure du continent africain
Introduction
L'histoire de l'ufologie africaine est jalonnée d'affaires qui ont marqué durablement les chercheurs comme l'observation d'Élisabethville au Congo en 1952, la vague sud-africaine des années 1970, l'affaire de l'école d'Ariel au Zimbabwe en 1994 ou encore les nombreuses observations enregistrées en Afrique de l'Ouest.
Parmi ces dossiers, le cas de Loxton, en Afrique du Sud, occupe une place particulière. Il ne s'agit pas d'une simple observation d'une lumière dans le ciel, mais d'une rencontre rapprochée du troisième type, impliquant un témoin unique, un objet observé au sol, quatre occupants humanoïdes, des effets physiologiques, des traces d'atterrissage et des analyses scientifiques du site. L'enquête fut conduite par Cynthia Hind, l'une des plus importantes enquêtrices africaines spécialisées dans le phénomène OVNI.
Plus de cinquante ans après les faits, cette affaire demeure l'un des cas les plus documentés du continent africain, tout en restant profondément controversée.
Photo : Loxton est un petit village agricole situé dans la région du Karoo, en Afrique du Sud.
Le contexte sud-africain des années 1970
L'Afrique du Sud des années 1970 constitue un terrain d'observation particulièrement intéressant pour les chercheurs. Le pays connaît alors une activité industrielle importante, notamment dans les secteurs minier et énergétique. Le Karoo, vaste région semi-désertique située au centre du pays, attire de nombreuses équipes de prospection géologique, notamment dans le domaine de l'uranium. Cette présence d'explorateurs et de géologues explique d'ailleurs la première réaction du témoin, qui crut avoir affaire à une simple installation minière.
Parallèlement, plusieurs observations d'OVNI sont signalées dans différentes provinces sud-africaines. Cynthia Hind s'intéresse particulièrement à ces événements et entreprend de constituer un réseau d'enquêteurs en Afrique australe. Elle devient rapidement la représentante régionale du MUFON et commence à rassembler une documentation considérable sur les phénomènes aériens non identifiés observés sur le continent. Le dossier de Loxton va rapidement devenir l'une de ses enquêtes les plus importantes.
Le témoin : Danie van Graan
Le 31 juillet 1975, Danie van Graan effectue une inspection matinale de son exploitation agricole située près du village de Loxton, dans la province du Cap. Les différentes sources ne s'accordent pas sur son âge exact. Certaines publications lui attribuent 67 ans, d'autres 69 ans. Les corrections publiées ultérieurement retiennent finalement l'âge de 71 ans. Malgré cette divergence, tous les témoignages concordent sur plusieurs points :
- Il est agriculteur depuis de nombreuses années ;
- Il connaît parfaitement son environnement ;
- Il est physiquement actif ;
- Il est considéré comme une personne sérieuse et équilibrée.
Ce profil est important. Dans l'analyse des témoignages, la connaissance du terrain constitue un élément essentiel. Un agriculteur habitué à observer quotidiennement son environnement est généralement capable d'identifier un véhicule, un animal ou un phénomène naturel inhabituel.
L'observation : une étrange machine dans le brouillard
La matinée est froide et brumeuse. Vers 7 h 50, Van Graan aperçoit, à environ 180 mètres de distance, un objet qu'il identifie d'abord comme une remorque utilisée par des géologues travaillant dans la région.
En se rapprochant, il comprend rapidement qu'il ne s'agit pas d'un équipement terrestre car l’'objet possède une forme ovale et semble reposer sur plusieurs supports, puis le témoin distingue plusieurs ouvertures ressemblant à des fenêtres et enfin il remarque également la présence d'éclairages triangulaires à l'intérieur de l'appareil.
Cette première phase de l'observation est particulièrement intéressante, car elle montre que le témoin n'interprète pas immédiatement la scène comme un événement extraordinaire. Cette attitude est généralement considérée comme un indicateur positif en matière d'évaluation des témoignages.
Les êtres sont dépeints comme mesurant 1,50m, ayant une peau claire, des yeux bridés (« slanted eyes »), des cheveux clairs ou blonds (« fair hair » [Danie a d’ailleurs dit qu’ils ressemblaient à des Russes]), de longs os sur les joues descendant sur un menton pointu. Ils portaient des capuches abaissées lorsque Danie Van Graan put voir leurs visages. Ils étaient vêtus de salopettes couleur crème.
|
L'affaire bascule lorsque Van Graan distingue des silhouettes à l'intérieur de l'objet. Il décrit quatre êtres humanoïdes. Selon son témoignage, ils présentent les caractéristiques suivantes : une taille comprise entre 1,20 et 1,50 mètre, un corps mince, un visage allongé, un front très développé, des yeux obliques, des pommettes saillantes, un menton très pointu et il les décrit comme ayant des cheveux clairs. Les occupants portent des combinaisons de couleur crème munies d'une capuche rabattue derrière la tête. Trois d'entre eux semblent observer directement le fermier, tandis que le quatrième manipule un tableau de commande équipé de petits voyants triangulaires. Un détail retient particulièrement l'attention de Cynthia Hind : le témoin affirme que les mouvements des occupants paraissent anormalement lents, comme s'ils évoluaient au ralenti. Ce phénomène sera également rapporté dans d'autres dossiers africains étudiés ultérieurement.
Le faisceau lumineux – le bruit
Alors qu'il continue de s'approcher, un panneau situé sur l'objet s'ouvre brusquement. Un rayon lumineux est dirigé vers son visage. Les conséquences sont immédiates :
- Saignement nasal ;
- Nausées ;
- Vomissements ;
- Sensation d'étouffement ;
- Désorientation.
Le témoin décide alors d'interrompre son approche et poursuit son observation à une distance d'environ quatorze mètres. Les effets physiologiques constituent l'un des éléments les plus intrigants du dossier. Dans la littérature ufologique, plusieurs cas célèbres présentent des symptômes comparables comme une fatigue intense, des brûlures cutanées, des troubles visuels, des saignements ou des nausées. Cependant, ces manifestations restent difficiles à interpréter, car elles ne sont pas spécifiques à une exposition à un rayonnement particulier.
L'un des aspects les plus originaux du dossier de Loxton est la description extrêmement précise du phénomène acoustique. Van Graan entend un bourdonnement intermittent et pulsatoire. Plusieurs chercheurs ont insisté sur ce détail, car les phénomènes sonores sont relativement rares dans les observations d'objets posés au sol.
Avant le décollage, le bruit devient beaucoup plus intense. Le témoin remarque également que l'appareil semble vibrer. L'objet quitte ensuite le sol et disparaît progressivement en une trentaine de secondes. L'ensemble de l'observation dure moins de dix minutes.
Les traces d'atterrissage
L'une des principales raisons qui ont conduit Cynthia Hind à consacrer autant de temps à cette affaire réside dans la découverte de traces physiques. Les enquêteurs mettent en évidence quatre marques périphériques, une cinquième marque centrale.
Danie trouva une substance granuleuse. Cynthia Hind fit analyser cette substance au Bureau d’Études Géologiques de Prétoria (Afrique du Sud) et les résultats montrèrent la composition suivante : de la poussière de carbone, de la poussière et du sable feldspathique dérivée du quartz, avec des petites quantités de feldspath et de thaumasite. Tout cela est présent dans les terres de Danie, mais pourquoi une telle concentration sur le lien d’atterrissage ? Il n’y avait aucune trace radioactive.
|
À partir de leur disposition, ils estiment que l'objet mesurait environ neuf mètres de diamètre. Le centre de la zone d'atterrissage attire particulièrement l'attention des chercheurs. Van Graan y découvre une étrange substance verte qu'il compare à du mastic. Des échantillons sont prélevés et transmis au service géologique sud-africain. Les analyses révèlent la présence de poussières carbonées, de schistes et de différents minéraux parfaitement identifiables. Aucun élément d'origine inconnue n'est détecté. Cette conclusion est importante. Contrairement à certaines affirmations largement diffusées dans la littérature populaire, les analyses n'ont jamais démontré la présence d'un matériau extraterrestre.
Photo - Le dossier prit une dimension exceptionnelle lorsque des traces physiques furent découvertes.
Poursuivant les recherches, Cynthia Hind va prendre des échantillons du sol à l’intérieur de la zone d’atterrissage car celle-ci est quasiment « nue », alors qu’aux alentours la luzerne croit normalement. Les échantillons, mis sous sacs plastiques, furent envoyés à l’institut d’études géologiques du Zimbabwe (Rhodésie). Les résultats par spectromètre furent les suivants : § Zinc : moins de 50 ppm. § Cuivre : moins de 20 ppm. § Plomb : moins de 20 ppm. § Nickel : moins de 50 ppm. § Argent, arsenic, bismuth, molybdène, antimoine, tungstène ne sont pas visibles. § Une analyse chimique montre : § Sodium : 2.38% § Potassium : 2.40%.
Et le caractère alcalin du sol à cet endroit n’est pas propice à la végétation.
Il y a eu des traces de pas relevés près des ruches, lesquelles étaient deux fois plus larges que celles d’humains.
Si aucun des voisins de Danie Van Graan n’a observé l’objet, près de Loxton un enfant un vu un objet voler qui ressemblait à celui décrit par Danie. Ce dernier a rencontré la mère de l’enfant (9 ans) mais elle était terrorisée qu’il lui arrive quelque chose et Danie n’a pu obtenir de description ou témoignage. |
Une végétation durablement affectée
L'aspect le plus surprenant concerne l'évolution du terrain. Pendant plusieurs années, aucune végétation ne repousse au centre des marques d'atterrissage, malgré une irrigation régulière. Les analyses montrent que le sol présente une alcalinité anormalement élevée. Cette découverte constitue l'un des principaux arguments avancés par les défenseurs de l'authenticité du dossier.
Cependant, plusieurs questions demeurent sans réponse : cette modification chimique existait-elle avant l'incident ? les échantillons de contrôle étaient-ils suffisants ? d'autres facteurs géologiques ont-ils été étudiés ? Les documents disponibles ne permettent pas d'apporter une réponse définitive.
Toutefois, plusieurs éléments sont importants dans cette observation. Le premier est lié à l’endroit de l’atterrissage sur lequel la luzerne n’a pas repoussé plus d’un mois après, (on parle d’une année même) lors de la première visite de Cynthia Hind. On l’a vu plus haut, les analyses chimiques montrent quelques anomalies sur les résidus récupérés sur place. Toutefois, l’ufologue reconnait elle-même qu’elle n’a pas pensé à prendre de la terre à l’extérieur de la zone d’atterrissage afin d’avoir un groupe témoin. Scientifiquement, on ne peut donc complètement valider les analyses scientifiques du centre géologique de Prétoria.
Ensuite, il est question de traces physiques de l’atterrissage de l’engin sur place. Elles sont intrigantes et peut-être sont-elles intéressantes du point de vue symbolique. Trois lignes qui se croisent pour former une étoile à 6 branches peuvent indiquer une référence aux étoiles. Par ailleurs, les flèches, que l’on pourrait aussi qualifier de « pattes d’oie », ont-elles un symbolisme ? Et si oui, lequel ? . |
Les empreintes attribuées aux occupants
Quelques jours après l'observation, le fermier découvre plusieurs empreintes dans la boue d'un point d'eau presque asséché. Ces traces présentent des caractéristiques inhabituelles :
- Une longueur correspondant à une petite pointure humaine ;
- Une largeur environ deux fois supérieure à la normale.
Le témoin photographie les empreintes. Malheureusement, la documentation photographique disponible aujourd'hui est incomplète, ce qui empêche toute réévaluation moderne du dossier.
Les conséquences médicales
Les troubles visuels constituent probablement l'élément médical le plus important. Selon les rapports publiés, Van Graan souffrira d'une vision double jusqu'à la fin de sa vie. Certaines publications indiquent qu'il serait décédé d'un cancer en 1981. Plusieurs auteurs ont suggéré un lien entre cette maladie et l'exposition au faisceau lumineux. Cette hypothèse doit être considérée avec prudence. Aucune étude médicale n'a établi de relation de cause à effet entre l'incident et l'apparition d'un cancer.
L'enquête de Cynthia Hind : une méthode relativement rigoureuse
L'un des principaux intérêts du dossier réside dans la qualité de l'enquête menée par Cynthia Hind et Joe Brill. Leur approche repose sur plusieurs principes :
- Entretien approfondi du témoin ;
- Visite du site ;
- Relevés topographiques ;
- Collecte d'échantillons ;
- Analyses géologiques ;
- Consultation d'informations médicales.
Cette démarche distingue le cas de Loxton de nombreuses observations reposant uniquement sur des récits oraux. Cynthia Hind a toujours défendu une approche fondée sur les faits observables. Dans ses publications, elle insistait régulièrement sur la nécessité de distinguer les canulars, les méprises et les phénomènes réellement inexpliqués.
Analyse critique :
Les arguments en faveur d'une observation authentique. Plusieurs éléments renforcent la crédibilité du témoignage :
- La personnalité du témoin.
- Aucun élément ne permet de mettre en doute son intégrité.
- La cohérence générale du récit.
- Les différentes versions de l'observation demeurent relativement stables malgré quelques divergences chronologiques.
- Les traces physiques.
- La présence d'empreintes, de dépôts et d'une modification du sol constitue un argument important.
- Les effets physiologiques.
- Les troubles décrits apparaissent immédiatement après l'exposition au faisceau lumineux.
Les limites du dossier :
Malgré sa richesse documentaire, le dossier présente plusieurs faiblesses.
- L'absence d'autres témoins.
- Aucune autre personne n'a assisté à la scène.
- L'absence de photographies de l'objet.
- Seules les traces ont été documentées.
- Les incohérences documentaires.
- Les différentes publications ne s'accordent pas sur :
- L’âge du témoin ;
- L’heure exacte ;
- Le nombre de supports de l'objet ;
- Certains détails morphologiques des occupants.
- L'absence de preuve scientifique définitive.
- Les analyses géologiques n'ont révélé aucun matériau inconnu.
Conclusion
Le cas de Loxton est parfois présenté comme l'un des dossiers les plus importants de l'ufologie africaine. Une comparaison avec Roswell est toutefois excessive. En revanche, il est incontestable que cette observation réunit un nombre exceptionnel d'éléments rarement présents dans un même dossier :
- Un objet observé au sol ;
- Des occupants humanoïdes ;
- Des traces physiques ;
- Des effets biologiques ;
- Une enquête approfondie.
Plus d'un demi-siècle après les faits, le dossier de Loxton demeure inexpliqué. Il constitue également un excellent exemple des difficultés rencontrées par les chercheurs travaillant sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés : des témoignages parfois remarquables, des indices matériels intrigants, mais aucune preuve permettant d'établir avec certitude l'origine du phénomène. Le cas de Loxton reste donc l'un des grands mystères de l'histoire des OVNI en Afrique australe.
Sources principales
Joe Brill et Cynthia Hind, Close Contact at Loxton (1977).
MUFON UFO Journal (1981). - NICAP UFO Evidence II. - UFO Afrinews de Cynthia Hind.
Base documentaire INTCAT - Les catalogue d’Albert Rosales.
https://cufos.org/PDFs/HUMCAT/HUMCAT_Index_1975.pdf?utm_source=chatgpt.com
La base de données du Cufos
04 NOVEMBRE 1975 – VANDERBIILPARK – AJOURD’HUI GAUTENG – AFRIQUE DU SUD
4 novembre 1975 – L’étrange apparition de Vanderbijlpark - Transvaal — aujourd’hui province du Gauteng, Afrique du Sud
L’affaire de Vanderbijlpark occupe une place particulière dans l’histoire des phénomènes aérospatiaux non identifiés rapportés en Afrique du Sud. Contrairement aux observations classiques d’objets lumineux ou d’engins évoluant dans le ciel, le récit de 1975 met en scène une étrange figure humanoïde, dont l’apparence et le comportement semblent davantage relever de la rencontre rapprochée que de l’observation aérienne.
La date généralement retenue est celle du 4 novembre 1975, mais cette précision doit être considérée avec prudence. Les sources disponibles indiquent en effet une date approximative. L'affaire semble avoir été rapportée dans la presse sud-africaine près de deux ans plus tard, notamment dans le Rand Daily Mail des 11, 13 et 15 juin 1977. Ces articles ont ensuite été repris ou référencés par la littérature consacrée aux phénomènes insolites, notamment dans le Fortean Times.
Selon le récit conservé par les sources ufologiques, une domestique appelée Emma Mtimukla aurait été confrontée à une créature d'apparence particulièrement étrange. Elle aurait décrit ce qui ressemblait à un vieil homme couvert de longs poils, dont les yeux semblaient lumineux.
Mais l'aspect le plus surprenant de la manifestation résidait dans son mode de déplacement. La créature ne paraissait pas marcher normalement. Elle aurait semblé flotter au-dessus du sol, comme si elle ne possédait pas de jambes visibles ou n'était pas en contact avec le terrain. À cette apparition était également associé un phénomène physique : les témoins auraient ressenti un courant d'air froid ou une brusque sensation de froid au moment où la figure se manifestait. Emma Mtimukla aurait rapporté son expérience à son employeur, Mrs Koekie Killian, dont la famille venait tout juste d'emménager dans la maison concernée. Le caractère presque immédiat de cette manifestation est un élément important du récit : la famille aurait emménagé la veille des premières manifestations rapportées.
L'affaire ne se serait toutefois pas limitée à une seule personne. D'autres membres de la famille ainsi qu'un voisin auraient également été confrontés au phénomène. Ce qui donne à l'affaire de Vanderbijlpark son caractère particulier est surtout la répétition des apparitions. La créature aurait été aperçue à plusieurs reprises. Le phénomène aurait ainsi pris la forme d'une véritable série de manifestations plutôt que d'une rencontre unique. Plus étonnant encore, le récit indique que les apparitions auraient continué après que la famille eut changé de logement. Cette particularité a profondément marqué l'histoire du cas. Si le récit est exact, le phénomène ne semblait plus attaché à un lieu précis mais paraissait, au contraire, se manifester auprès des mêmes personnes.
La famille aurait finalement quitté les lieux, confrontée à une situation qu'elle ne parvenait pas à expliquer.
Un cas à la frontière de l'ufologie et du paranormal
Vanderbijlpark constitue ainsi un exemple intéressant d'un phénomène qui se situe à la frontière de plusieurs domaines. Il ne s'agit pas, à proprement parler, d'une observation classique d'OVNI. Aucun appareil clairement défini n'est décrit dans le ciel, aucune trajectoire aérienne particulière n'est rapportée et aucun objet matériel n'est identifié. Le récit correspond davantage à ce que la littérature ufologique appelle une rencontre rapprochée avec une entité humanoïde.
Plusieurs caractéristiques se retrouvent dans d'autres récits de ce type : une apparence humaine mais inhabituelle, des yeux lumineux, une impression de flottement, une sensation physique particulière — ici le froid — et surtout une manifestation difficile à rattacher à un phénomène naturel immédiatement identifiable. L'affaire présente également une dimension que l'on retrouve dans certains récits de hantise : la répétition des apparitions et la possibilité que le phénomène semble accompagner les témoins lorsqu'ils changent de domicile. Pour cette raison, Vanderbijlpark peut être considérée comme une affaire « forteenne », au sens large, c'est-à-dire comme un récit situé dans cette zone intermédiaire où se rencontrent ufologie, phénomènes paranormaux, folklore et témoignages d'expériences inhabituelles.
Une affaire documentée, mais avec des réserves
L'intérêt historique du dossier tient notamment au fait qu'il ne semble pas s'agir d'une histoire apparue plusieurs décennies après les événements sur Internet. Des références à l'affaire apparaissent dans la presse sud-africaine de juin 1977, notamment dans le Rand Daily Mail. La littérature ufologique ultérieure a conservé les références aux articles des 11, 13 et 15 juin. Cette proximité temporelle constitue un élément favorable à l'étude du dossier. Elle ne permet cependant pas, à elle seule, de démontrer la réalité du phénomène.
La documentation actuellement accessible demeure en effet limitée. Il serait particulièrement intéressant de retrouver les articles originaux du Rand Daily Mail afin de déterminer avec précision comment les journalistes avaient recueilli les témoignages, combien de personnes avaient réellement vu l'entité et si une enquête avait été menée. Il faudrait également vérifier si les témoins avaient fourni des descriptions indépendantes et si des dessins, photographies, traces physiques ou autres éléments matériels avaient été conservés.
L'affaire de Vanderbijlpark mérite donc d'être conservée dans la chronologie des phénomènes inexpliqués observés en Afrique du Sud, mais avec une présentation prudente. Elle illustre surtout une catégorie particulière du phénomène OVNI : celle des rencontres rapprochées avec des êtres ou formes humanoïdes. Dans le contexte de l'histoire sud-africaine des observations inexpliquées, elle rappelle que les témoignages ne se limitaient pas aux lumières observées dans le ciel ou aux objets apparemment métalliques. Certains récits prenaient une forme beaucoup plus étrange, associant une présence humanoïde à des effets physiques et à une succession d'apparitions.
Le cas de Vanderbijlpark demeure néanmoins non résolu. Aucune explication définitive ne peut être retenue à partir des informations actuellement disponibles. Il serait donc excessif de présenter cette créature comme la preuve d'une présence extraterrestre. De la même manière, il serait prématuré de réduire l'ensemble du récit à une simple méprise ou à une légende locale sans avoir étudié les témoignages originaux.
L'intérêt du dossier réside précisément dans cette incertitude. En novembre 1975, dans la région industrielle de Vanderbijlpark, plusieurs personnes auraient été confrontées à une étrange apparition décrite comme un vieil homme velu aux yeux lumineux, semblant flotter au-dessus du sol et accompagnée d'une sensation de froid. Deux ans plus tard, l'histoire faisait encore l'objet d'articles dans la presse sud-africaine.
Près d'un demi-siècle après les faits, Vanderbijlpark demeure ainsi l'un de ces dossiers énigmatiques de l'ufologie africaine où la frontière entre phénomène aérien inexpliqué, apparition humanoïde et manifestation paranormale reste particulièrement difficile à tracer.
Source : Fortean Times 25 p38 citant Rand Daily Mail 11-13, 15 juin 1977.
29 SEPTEMBRE 1978 – UITENHAGE
Le 29 septembre 1978, une habitante indienne signala avoir vu un objet en forme de disque décoller de la réserve naturelle de Groendal, près d’Uitenhage, dans la province du Cap-Oriental. Trois jours plus tard, le 2 octobre, quatre écoliers de Despatch , âgés de 12 à 16 ans, observèrent, lors d'une randonnée dans la réserve, trois hommes vêtus de vêtements argentés. Deux d'entre eux arrivèrent de la direction d'un objet brillant et rejoignirent un troisième pour gravir une pente abrupte sur ce qui semblait être des nageoires, avant de disparaître tous. Neuf empreintes régulières, découvertes un mois plus tard, furent attribuées à l'objet réfléchissant
Source: Hind, Cynthia (October 1978). "The Groendal Reserve affair". The Mufon UFO Journal (131). Retrieved 19 January 2014.
07 MAI 1989 – DESERT DU KALAHARI – AFRIQUE DU SUD
Prétendu crash d'OVNI abattu par la SAAF avec 2 entités récupérées. Des documents affirmant que des vaisseaux spatiaux extraterrestres ont été abattus par des avions sud-africains le 7 mai 1989... ont été jugés des canulars. Aujourd'hui considéré comme canular.
https://www.ufologie.patrickgross.org/htm/faqafrica.htm
07 AVRIL1991 BAVIAANSPOORT – PRETORIA - 23 H 15 – AFRIQUE DU SUD
Le 7 avril 1991, à 23h15, une famille à Baviaanspoort, Pretoria, a décrit une série de lumières dans le ciel comme un engin triangulaire flottant avec une lumière centrale rouge. Revu à Eersterust les 8 et 9 avril. Similaire à la vague belge 89-90
https://www.ufologie.patrickgross.org/htm/faqafrica.htm
Autre source
Le 7 avril 1991, à 23h15, une famille de Baviaanspoort, près de Pretoria, a observé un engin triangulaire stationnaire doté d'une lumière rouge centrale et de lumières blanches en forme d'étoile à chaque extrémité. Un engin similaire a été aperçu dans la commune voisine d'Eersterust les soirs des 8 et 9 avril, immobile ou en mouvement. Ces observations ont eu lieu environ un an après la fin de la vague d'observations d'OVNIs en Belgique. Dix ans plus tard, une autre famille de passage dans la région de Hartbeespoort, à environ 50 km à l'ouest, a signalé la présence d'un autre engin triangulaire stationnaire.
https://a.osmarks.net/content/wikipedia_en_all_maxi_2020-08/A/UFO_sightings_in_South_Africa
18 NOVEMBRE 1993 – SASPMBURG 22 H 15 – AFRIQUE DU SUD
Le 18 novembre 1993, à 22h15, Messieurs du Plessis et Venter, habitants de Sasolburg, ont observé des lumières dans le ciel se déplacer en direction de Vereeniging. Décrit comme une goutte d'eau changeant de couleur et de forme. Traces au sol trouvées 2 mois plus tard.
https://www.ufologie.patrickgross.org/htm/faqafrica.htm
Autre source
Le 18 novembre 1993, à 22h15, MM. du Plessis et Venter, habitants de Sasolburg, observèrent un engin arrivant de la direction de Vereeniging. L'engin repartit en un éclair en direction de Parys, puis revint environ trois minutes plus tard. D'apparence semblable à une goutte d'eau, il changea de couleur et de forme. Avec le temps, on distingua des lumières individuelles et on détermina que sa forme était allongée. Enveloppé d'une lueur jaunâtre à orangée, il émit une lumière bleue vers le bas avant de repartir en un éclair vers le haut. Un habitant d'une ville voisine affirma avoir trouvé, environ deux mois plus tard, des traces du train d'atterrissage d'un petit engin
https://a.osmarks.net/content/wikipedia_en_all_maxi_2020-08/A/UFO_sightings_in_South_Africa
SEPT – OCTOBRE 1994 – WARRENTON NORTHERN CAPE – AFRIQUE DU SUD
Résumé de l’étude de ce cas.
L'affaire se situe à Warrenton, dans la province du Northern Cape, au cœur de l'Afrique australe. Selon les sources qui reprennent le dossier, un agriculteur de la région aurait effectué, durant septembre et octobre 1994, plusieurs observations nocturnes d'un phénomène aérien qu'il considérait comme particulièrement inhabituel.
La caractéristique principale de son témoignage était la présence de lumières se déplaçant à grande vitesse, associées à un objet ou phénomène beaucoup plus imposant qu'il décrivait comme un « mother ship », c'est-à-dire un « vaisseau-mère ».
Ce qui rend le témoignage intéressant est que l'observation ne reposait apparemment pas sur une seule apparition. Les sources parlent de plusieurs observations répétées, ce qui explique que l'affaire soit généralement désignée sous le nom de « Warrenton Sightings ». L'un des éléments les plus caractéristiques du dossier est le bruit attribué au phénomène. Le fermier aurait décrit un son comparable à celui d'un hélicoptère, (Un porte-parole de l'armée de l'air a déclaré qu'aucun hélicoptère de l'armée de l'air ne survolait la région de Warrenton hier matin à cette heure-ci) tandis que d'autres sources utilisent une comparaison encore plus surprenante : celle du moteur d'une Volkswagen Beetle, c'est-à-dire d'une Volkswagen Coccinelle. Cette précision est intéressante parce qu'elle distingue l'affaire de nombreux témoignages classiques de « lumières dans le ciel » décrites comme totalement silencieuses.
Le phénomène aurait donc présenté, selon le témoignage, deux caractéristiques simultanées :
· Une apparence ou une luminosité inhabituelle ;
· Un bruit mécanique important, comparable à celui d'un aéronef ou d'un moteur automobile.
Il faut toutefois souligner que les sources accessibles ne donnent pas une description suffisamment précise pour déterminer si le bruit provenait effectivement du phénomène observé ou s'il pouvait avoir une origine conventionnelle. La formulation utilisée dans certaines sources est particulièrement intéressante : le fermier aurait observé un engin de petite taille se déplaçant à grande vitesse à proximité d'un objet beaucoup plus grand, qu'il assimilait à un « vaisseau-mère ». Cette configuration est bien connue dans la littérature ufologique : un objet principal, de grande dimension apparente, accompagné de petites lumières ou de petits appareils se déplaçant autour de lui.
Cependant, il faut être prudent avec cette interprétation. Le terme « vaisseau-mère » semble être celui du témoin, et non une conclusion établie par une enquête. Il ne faut donc pas écrire que deux engins extraterrestres furent identifiés. Il serait préférable de parler d'« une grande structure lumineuse que le témoin interpréta comme un vaisseau-mère ».
Un élément important apparaît dans plusieurs sources : quatre observateurs indépendants auraient confirmé certains aspects des déclarations du fermier. C'est probablement l'élément qui donne au cas sa principale valeur ufologique. Il faut néanmoins préciser que je n'ai pas retrouvé, dans les sources actuellement accessibles, les noms de ces quatre témoins, leurs professions, leurs déclarations individuelles ou la chronologie exacte de leurs observations.
Il est donc impossible de savoir actuellement si :
· Ils ont observé exactement le même phénomène ;
· Ils étaient présents lors des mêmes épisodes ;
· Ils ont confirmé uniquement la présence de lumières ;
· Ou s'ils ont également entendu le bruit décrit par le fermier.
Cette absence de témoignages individuels constitue une limite documentaire importante.
Un contexte particulièrement intéressant : l'Afrique du Sud avant la vague de 1995. L'affaire prend une dimension supplémentaire lorsqu'on la replace dans la chronologie sud-africaine. En 1993, une observation spectaculaire avait déjà été rapportée à Sasolburg, où plusieurs personnes avaient décrit un objet en forme de goutte d'eau, changeant de couleur et d'apparence. Puis, quelques mois après les observations de Warrenton, l'Afrique du Sud allait connaître une importante vague d'observations de PAN/OVNI entre la fin mars et la mi-avril 1995. Celle-ci fut beaucoup plus médiatisée et impliqua de nombreux témoins, notamment des policiers. Warrenton apparaît donc comme un épisode intéressant de cette période de recrudescence des signalements au début des années 1990.
Prudence : je n'ai trouvé aucune documentation permettant d'affirmer que le phénomène :
· A été détecté au radar ;
· A été photographié ou filmé ;
· A été intercepté par un avion ;
· A laissé des traces au sol ;
· A provoqué des perturbations électriques ;
· A été officiellement enquêté par la police ou l'armée ;
· Ou a fait l'objet d'une expertise scientifique.
De même, la date exacte de chaque observation n'est pas disponible dans les sources que j'ai retrouvées. Les chronologies donnent simplement septembre et octobre 1994. Il faut donc éviter de transformer ce dossier en affaire beaucoup plus documentée qu'elle ne l'est réellement. Malgré ces réserves, Warrenton présente trois caractéristiques qui justifient son inclusion dans notre catalogue du phénomène OVNI en Afrique du Sud :
· Premièrement, il s'agit d'une série d'observations et non d'un événement unique.
· Deuxièmement, le témoin principal décrit une configuration relativement inhabituelle : un objet ou une lumière de grande taille accompagnée d'un phénomène plus petit évoluant rapidement à proximité.
· Troisièmement, quatre autres observateurs auraient apporté un soutien indépendant à certains éléments du récit.
Cela permet de classer Warrenton parmi les cas à témoignages multiples, même si le niveau de documentation reste inférieur à celui des dossiers sud-africains disposant de rapports de police, de photographies ou de traces physiques.
EN RESUME : SEPTEMBRE–OCTOBRE 1994 — WARRENTON, NORTHERN CAPE, AFRIQUE DU SUD
Un agriculteur de la région rapporte plusieurs observations nocturnes de lumières et d'un phénomène aérien qu'il décrit comme un « vaisseau-mère ». Un objet ou une lumière plus petite aurait évolué à grande vitesse à proximité. Le phénomène aurait produit un bruit rappelant celui d'un hélicoptère ou d'un moteur de Volkswagen Coccinelle. Quatre autres observateurs auraient confirmé certains éléments du récit. Aucun élément matériel ou donnée instrumentale permettant d'établir la nature du phénomène n'est actuellement connu.
Évaluation : témoignage multiple intéressant, mais documentation primaire actuellement insuffisante.
Je pense qu'il serait particulièrement utile, pour votre livre, de retrouver la source originale de la référence [33] qui apparaît dans les chronologies sud-africaines : c'est vraisemblablement elle qui permettrait de remonter au témoignage initial et peut-être d'identifier le fermier et les quatre autres témoins. Les nombreuses pages Internet que l'on trouve aujourd'hui semblent en grande partie se recopier les unes les autres, plutôt que fournir des informations indépendantes.
Source : Résumé et analyse de l’auteur.
https://www.ufologie.patrickgross.org/htm/faqafrica.htm
https://handwiki.org/wiki/Unsolved%3AUFO_sightings_in_South_Africa
+ une trentaine de source, toutes plus ou moins similaires.
FIN MARS – MI-AVRIL 1995 — VAGUE D'OBSERVATIONS EN AFRIQUE DU SUD
De Brug – Coligny – Lindley – Johannesburg – Merweville – Stilbaai
La période mars-avril 1995 constitue l'une des vagues d'observations d'OVNI les plus intéressantes de l'histoire sud-africaine récente. Elle ne repose pas sur un seul témoignage : plusieurs événements se succèdent dans différentes régions, avec notamment De Brug, Coligny, Lindley, Stilbaai, Merweville et Johannesburg. Les sources historiques parlent d'une vague allant de la fin mars à la mi-avril 1995.
Au printemps austral de 1995, l'Afrique du Sud connaît une série de signalements qui attirent l'attention de la presse. Plusieurs témoins décrivent des lumières ou des objets de grande taille, parfois stationnaires, parfois capables de déplacements rapides. Deux affaires vont particulièrement marquer cette vague : De Brug, près de Bloemfontein, et Coligny, dans le Nord-Ouest.
De Brug : un objet observé par des civils et des policiers
L'un des épisodes les plus remarquables se produit à De Brug. Une femme, identifiée dans les sources sous le nom de Mrs Erasmus, aurait observé un objet en suspension dans le ciel et aurait réussi à le filmer. La police aurait été prévenue vers 2 h 20 du matin. Lorsque les policiers arrivèrent, ils auraient eux-mêmes constaté la présence du phénomène. Cet élément est important : le dossier ne repose donc pas uniquement sur le récit d'un témoin civil. Des policiers auraient également été présents au moment de l'observation.
Le problème est que les sources actuellement accessibles donnent très peu de renseignements sur le film lui-même : durée, qualité des images, distance de l'objet, analyse éventuelle de la séquence, identité exacte de l'auteur de l'enregistrement, etc. Il serait donc excessif d'affirmer qu'il existe une « preuve vidéo » au sens scientifique. Il faut plutôt parler d'un enregistrement vidéo allégué ou rapporté par les sources ufologiques.
30 mars 1995 - Coligny : l'affaire Jan Pienaar
C'est probablement le dossier le plus spectaculaire de toute la vague. Le 30 mars 1995, vers 7 h 30 du matin, le fermier Jan Pienaar, âgé de 45 ans, circulait avec son camion sur une route rurale située entre Coligny et Brakspruit. Il aurait soudain aperçu devant lui un objet qui lui barrait littéralement la route. Selon son témoignage rapporté dans Die Burger du 31 mars 1995, l'objet était suffisamment grand pour occuper pratiquement toute la largeur de la route et aurait mesuré environ 6 à 9 mètres de hauteur. Son camion aurait alors calé. Pienaar descendit du véhicule pour comprendre ce qui se passait. C'est à ce moment qu'il aurait pu observer l'objet à relativement courte distance. La description donnée par Pienaar est particulièrement intéressante. Il aurait vu un engin ressemblant à une soucoupe, posé ou suspendu à faible hauteur au-dessus de la route. Le fermier affirma avoir distingué sur la structure une ouverture ou un trou dans la coque. Selon le récit publié quelques jours plus tard dans Rapport, il pensait que l'appareil était peut-être endommagé et devait être réparé. Il aurait donc interprété son immobilisation sur cette route isolée comme une sorte d'arrêt technique. Le récit précise que l'objet aurait finalement semblé se poser sur trois supports, avant de repartir lorsque Pienaar s'en approcha. Le phénomène aurait bloqué le passage pendant environ trois minutes. Le moteur du camion aurait cessé de fonctionner et Pienaar aurait également ressenti une étrange sensation physique, décrite dans certaines sources comme l'impression d'être maintenu ou plaqué au sol. Puis l'objet serait reparti rapidement.
Certaines versions indiquent qu'il aurait effectué une montée très rapide avant de disparaître. La littérature ufologique a ensuite associé à cette affaire plusieurs autres effets physiques : chaleur importante sur la zone où l'objet aurait été posé et odeur inhabituelle. Ces éléments doivent toutefois être considérés comme des affirmations rapportées par des sources secondaires, et non comme des faits scientifiquement établis.
Le témoignage de Pienaar est particulièrement intéressant car une phrase rapportée dans la presse de l'époque mérite d'être notée. Pienaar aurait déclaré, en substance, qu'il savait que les gens pourraient le prendre pour un fou, mais qu'il était certain de ce qu'il avait vu et qu'il devait signaler l'incident à la police.
Ce comportement est intéressant dans l'analyse sociologique des témoignages OVNI. Le témoin n'était pas présenté comme un spécialiste de l'ufologie. C'était un agriculteur qui aurait rencontré un phénomène qu'il ne comprenait pas dans le cadre de son activité quotidienne. Il ne s'agissait donc pas d'une observation lointaine d'une petite lumière. Selon son propre récit, il aurait été confronté à un objet de plusieurs mètres, immobilisé sur une route devant son véhicule.
Les observations de Bloemfontein
Au même moment, d'autres observations étaient rapportées dans la région de Bloemfontein. Le témoignage de Pienaar publié dans Die Burger indique que plusieurs personnes de Bloemfontein auraient également affirmé avoir vu un OVNI le même jour, et qu'au moins une personne aurait réussi à réaliser une vidéo. Cette convergence temporelle est importante. Elle contribue à expliquer pourquoi la presse sud-africaine parla d'une véritable vague plutôt que d'un événement isolé.
Lindley : les montres qui s’arrêtent
Un autre épisode souvent associé à la vague de 1995 concerne Lindley, dans l'État libre. Les témoins auraient observé un phénomène lumineux et auraient affirmé que leurs montres numériques s'étaient arrêtées au moment où l'objet passait à proximité. Cette affirmation est intéressante dans la littérature ufologique parce qu'elle correspond à un type de manifestation fréquemment rapporté dans les rencontres rapprochées : les perturbations supposées de systèmes électriques ou électroniques. Mais, là encore, il faut faire une distinction entre :
« Des témoins ont rapporté que leurs montres se sont arrêtées »
Et
« L’OVNI a provoqué l'arrêt des montres ».
La première affirmation est documentée par le récit ; la seconde constitue déjà une interprétation causale qui n'a pas été démontrée.
Stilbaai et Merweville
La vague ne se limita pas au nord du pays. Des observations furent également signalées à Stilbaai, sur la côte méridionale, ainsi qu'à Merweville, dans le Karoo. Les cartes rétrospectives consacrées à la vague de 1995 recensent notamment Stilbaai, Merweville, De Brug, Lindley, Coligny et Johannesburg. Une publication ufologique de 1996 consacrée à la situation sud-africaine affirme même que 1995 fut une année exceptionnellement riche en observations et mentionne notamment une observation à Stilbaai le 19 avril 1995, après 21 heures. Cela montre que l'activité ne s'est pas limitée à quelques jours de la fin mars.
Johannesburg : une observation dans un environnement urbain
La vague est également associée à Johannesburg, notamment dans le secteur de la M1, ce qui apporte une dimension supplémentaire au phénomène. La présence de Johannesburg dans les cartes rétrospectives de la vague est bien attestée. Cela signifie que les observations ne se concentraient pas uniquement dans des régions rurales isolées. Des signalements existaient également dans ou autour d'une des principales agglomérations du pays.
Une véritable « vague » ?
C'est ici que le cas devient particulièrement intéressant. On peut raisonnablement parler d'une vague de signalements, au sens ufologique, parce que :
· Plusieurs régions sont concernées ;
· Les observations se succèdent sur plusieurs semaines ;
· Des témoins différents rapportent des phénomènes présentant certaines caractéristiques communes ;
· Des policiers figurent parmi les témoins dans au moins un épisode ;
· Une vidéo est alléguée dans le cas de De Brug ;
· Une interaction physique avec un véhicule est rapportée à Coligny ;
· Des perturbations électroniques sont rapportées à Lindley.
La chronologie générale est donc beaucoup plus intéressante qu'une simple succession de témoignages indépendants. Mais il faut éviter d'aller trop loin : une vague de signalements ne constitue pas automatiquement la preuve de la présence d'un phénomène unique ou d'un engin extraterrestre.
Ce qui rend Coligny particulièrement remarquable
Le cas de Coligny doit être traité séparément du reste de la vague. Il présente une combinaison inhabituelle :
Un témoin identifié → un objet apparemment posé à très faible hauteur → une taille considérable → un véhicule immobilisé → une observation rapprochée → une structure supposée endommagée → trois supports → un départ rapide.
Et surtout, le témoignage fut publié dans la presse sud-africaine au moment même des événements, ce qui lui confère une valeur documentaire supérieure à celle de nombreuses histoires qui ne sont apparues que des années plus tard sur Internet.
Le journal Rapport publia ensuite, le 2 avril 1995, un récit beaucoup plus détaillé concernant Jan Pienaar et l'objet qu'il avait observé le 30 mars.
Évaluation historique
Je classerais cette vague comme importante dans l'histoire de l'ufologie sud-africaine, mais avec des niveaux de documentation très différents selon les épisodes.
· Coligny : témoignage contemporain particulièrement intéressant, avec observation rapprochée et interaction alléguée avec un véhicule.
· De Brug : intéressant en raison du témoignage de policiers et de la vidéo alléguée.
· Lindley : intéressant pour les effets électroniques rapportés, mais documentation faible.
· Johannesburg, Stilbaai, Merweville : éléments importants pour établir l'étendue de la vague, mais nécessitent une recherche dans la presse originale pour pouvoir être étudiés avec le même niveau de précision.
Il existe d'ailleurs une source contemporaine particulièrement précieuse : une traduction d'un article de Rapport du 2 avril 1995, conservée dans une publication de 1995, qui donne des détails sur le témoignage de Jan Pienaar.
Cette vague est bien documentée mais souvent, compte tenu du nombre d’observations, les descriptions sont succinctes. On pourrait reconstituer toute la vague jour par jour, du 30 mars au 19 avril 1995, car les sources existent et nombreuses sont accessibles sur internet. Nous mentionnons quelques sources sur la cinquantaine examinées.
Sources :
https://cosmos2017.wordpress.com/2017/01/04/ufo-sightings-in-south-africa/
https://a.osmarks.net/content/wikipedia_en_all_maxi_2020-08/A/UFO_sightings_in_South_Africa
https://handwiki.org/wiki/Unsolved%3AUFO_sightings_in_South_Africa
28 AOUT 1996 – PRETORIA – CULLINAN –MAMELODI – AFRIQUE DU SUD
Cette affaire est très remarquable et les plus médiatisés de l'ufologie sud-africaine des années 1990, parce qu'elle ne repose pas uniquement sur le témoignage d'un particulier. Elle implique des policiers en service, une vidéo, un hélicoptère de police et une poursuite aérienne, tandis qu'une installation de l'armée de l'air sud-africaine aurait été informée de la présence du phénomène.
Aux environs de 4 heures du matin, le 28 août 1996, le sergent Nico Stander, en service au commissariat Adriaan Vlok à Pretoria, aurait remarqué une lumière inhabituelle dans le ciel. Le phénomène était visible au-dessus des quartiers méridionaux de Pretoria, notamment du côté d'Erasmuskloof et de Mamelodi. Stander aurait pris une caméra et commencé à filmer le phénomène. Une autre personne, Johann Becker, aurait également observé la lumière au-dessus d'Erasmuskloof. Le film réalisé par Stander constitue l'un des éléments qui ont contribué à la notoriété du dossier. Une description ultérieure de la vidéo indique que l'on distingue notamment le volant du véhicule de police, puis la lumière à travers le pare-brise, tandis que les communications radio sont audibles en arrière-plan. Par contre, comme souvent, la description du phénomène varie quelque peu selon les récits. Il est généralement décrit comme un disque ou une lumière blanche très brillante, présentant un caractère pulsatoire. Certaines descriptions font état d'une structure triangulaire rouge visible au centre et, à un moment, de manifestations lumineuses verdâtres comparées à des « tentacules ».
Le sergent Stander lui-même ne semblait toutefois pas immédiatement certain de la nature de ce qu'il filmait. Dans l'enregistrement, il aurait envisagé plusieurs explications possibles : un ballon, l'étoile du matin ou même un phénomène astronomique. Il ne s'agit donc pas d'un témoin qui aurait d'emblée affirmé filmer un engin extraterrestre. Cette nuance est importante pour l'étude historique du dossier. L'observation prit rapidement de l'ampleur. Selon les récits disponibles, les forces de police de Pretoria furent mobilisées et environ 200 policiers auraient finalement été impliqués dans les recherches et la tentative de suivi du phénomène.
L'affaire passa alors d'une simple observation individuelle à une opération impliquant plusieurs unités de police. Le point culminant survint vers 5 h 25–5 h 30, lorsque la police décida de faire décoller un hélicoptère Bo-105. L'appareil, avec cinq personnes à bord, était piloté par le superintendant Fred Viljoen, un pilote de police expérimenté.
Le témoignage du pilote Fred Viljoen
Le témoignage de Viljoen est probablement l'un des éléments les plus importants de toute l'affaire. L'hélicoptère aurait repéré le phénomène au-dessus de Mamelodi. Viljoen décrivit une lumière blanche ou un disque blanc, dont les mouvements lui paraissaient inhabituels. Dans un entretien rapporté par Rapport, il expliqua que l'appareil poursuivi effectuait des mouvements ondulatoires verticaux et horizontaux et qu'il semblait se déplacer à une vitesse supérieure à celle de son hélicoptère. Le Bo-105 pouvait atteindre environ 270 km/h dans les conditions appropriées, mais le pilote expliqua que le phénomène continuait à prendre de l'avance. Viljoen aurait déclaré qu'il s'agissait de la première fois de sa vie qu'il voyait quelque chose de semblable. Il insistait également sur le fait qu'il avait toujours été sceptique à l'égard des OVNI et des visiteurs extraterrestres. Ce point donne au témoignage une importance particulière : le pilote n'était pas présenté comme un militant ufologique, mais comme un professionnel de la police aérienne confronté à un phénomène qu'il ne parvenait pas à identifier.
La question du radar de Waterkloof
Un autre élément souvent cité concerne la base aérienne de Waterkloof, près de Pretoria. Viljoen aurait été en communication avec la tour de contrôle de la base pendant la poursuite. Selon son témoignage, les opérateurs radar lui auraient signalé du « clutter », c'est-à-dire des retours radar parasites ou indéterminés, dans la zone où évoluait la lumière. Il faut cependant être très prudent sur la manière de présenter cette information. « Clutter radar » ne signifie pas « détection radar confirmée d'un OVNI ».
Cela indique seulement que les opérateurs observaient des retours qu'ils considéraient comme du bruit, des perturbations ou des échos non exploitables. Il serait donc incorrect d'écrire que « le radar de l'armée de l'air confirma la présence de l'engin ».
La formulation rigoureuse serait :
« Le pilote déclara avoir été informé par la tour de Waterkloof de la présence de retours radar qualifiés de “clutter” dans la zone où évoluait le phénomène. »
La poursuite conduisit l'hélicoptère vers le nord-est de Pretoria, en direction de Cullinan. C'est là que l'affaire prend une tournure particulièrement spectaculaire. Selon le témoignage du pilote, le phénomène continuait à effectuer ses mouvements ondulatoires tout en maintenant une vitesse que l'hélicoptère ne parvenait pas à égaler. La poursuite aurait finalement atteint environ 10 000 pieds, soit près de 3 000 mètres d'altitude, dans la région de Cullinan. Mais le problème n'était plus la vitesse. C'était le carburant de l'hélicoptère. Les policiers durent abandonner la poursuite lorsque leur réserve de carburant devenait insuffisante. Au même moment, selon le récit de Viljoen, le phénomène aurait effectué une ascension verticale et aurait disparu.
Une vidéo devenue célèbre
La vidéo de Nico Stander a joué un rôle considérable dans la médiatisation de l'affaire. Une description de la séquence publiée à l'époque indique que l'on peut voir la lumière à travers le pare-brise du véhicule de police, avec les communications radio des policiers enregistrées en arrière-plan. La lumière semble pulsatile. L'existence de cette vidéo est donc mieux documentée que beaucoup d'autres prétendues vidéo d'OVNI en Afrique du Sud. En revanche, sa valeur probante est beaucoup plus difficile à évaluer.
Une lumière filmée dans le ciel, même lorsqu'elle est observée simultanément par plusieurs personnes, ne permet pas nécessairement de déterminer sa distance, sa taille réelle ou sa nature. Sans données optiques précises, il est impossible de déduire de la vidéo seule que l'objet effectuait réellement les accélérations ou mouvements extraordinaires qui lui sont attribués.
L'affaire ne s'arrêta pas le 28 août. Des lumières auraient de nouveau été signalées dans la région pendant les premières heures du 31 août et du 1er septembre 1996. Un autre témoignage particulièrement intéressant est associé au 1er septembre : un habitant de Krugersdorp aurait décrit un objet rond comportant des éléments ressemblant à des antennes sous sa structure et produisant un grondement alors qu'il évoluait à faible altitude, à environ 200 mètres au-dessus du sol. Il faut cependant distinguer ce témoignage ultérieur de la poursuite de Pretoria : rien ne permet de démontrer avec certitude qu'il s'agissait du même phénomène.
Pourquoi cette affaire est importante
Ce qui est relativement bien établi
· Observation à Pretoria avant l'aube ;
· Sergent Nico Stander impliqué ;
· Existence d'une vidéo attribuée à Stander ;
· Mobilisation importante de la police ;
· Décollage d'un Bo-105 ;
· Pilote : Fred Viljoen ;
· Poursuite en direction de Cullinan ;
· Altitude rapportée d'environ 10 000 pieds / 3 000 m ;
· Abandon en raison du carburant ;
· Témoignage public ultérieur du pilote ;
· Nouvelles observations rapportées les 31 août et 1er septembre.
Ce qui reste beaucoup plus incertain
· La taille réelle de l'objet ;
· Sa distance ;
· Sa vitesse réelle ;
· L’existence d'une détection radar positive ;
· La nature du « clutter » signalé à Waterkloof ;
· La signification des mouvements observés ;
· L’identité du phénomène ;
· Le lien éventuel entre les observations du 28 août et celles des 31 août/1er septembre.
Une affaire à placer parmi les grands dossiers sud-africains
La différence est que Pretoria en 1996 présente une caractéristique exceptionnelle : la police ne s'est pas contentée d'observer le phénomène ; elle a réellement tenté de le poursuivre avec un hélicoptère. Le témoignage de Fred Viljoen est à cet égard le cœur du dossier. Même si l'on ne peut pas démontrer que le phénomène était un engin extraordinaire, son récit constitue un témoignage professionnel particulièrement intéressant.
Cette affaire pourrait évidemment être beaucoup plus développée, notamment parce que nous pouvons reconstituer la nuit presque chronologiquement : 4 h 00 – découverte par Stander, filmage, arrivée des renforts, 5 h 25/5 h 30 – décollage du Bo-105, contact avec Mamelodi, communication avec Waterkloof, poursuite vers Cullinan, 3 000 m, abandon pour carburant, puis les observations des 31 août et 1er septembre. Les sources disponibles sur internet nous le permettraient, mais ce n’est pas l’objectif ici d’approfondir sur des dizaines de pages une observation riches en information. La presse Sud-Africaine s’est toujours intéressée au phénomène OVNI, des associations existent également dans le pays et il est possible d’y retrouver plusieurs milliers de cas.
https://juanitanewspapernow.blogspot.com/2014/01/
FIN JUILLET 1997 – TRICHARDT – MPUMALANGA – AFRIQUE DU SUD
Andreas Mathios filme un cylindre lumineux stationnaire brillant
Le cas Trichardt - Juillet 1997 :
- Lieu / Date : Fin juillet 1997, vers 6h50 du matin, au-dessus de Trichardt, dans l'ouest de l'actuelle province du Mpumalanga. C'est la petite ville collée à Secunda et aux complexes pétrochimiques Sasol 2 et 3.
- Témoin principal : Andreas Mathios, résident local, qui a filmé l'objet.
- Description : Un cylindre lumineux stationnaire, décrit comme une "lumière cylindrique en vol stationnaire ou un nuage brillant" / en afrikaans dans la presse de l'époque comme un objet "soos sigaret lyk" (qui ressemble à une cigarette).
- Multi-témoins : En plus de Mathios, il a été observé indépendamment par 3 autres personnes à la même heure.
- Comportement : L'objet est resté immobile puis "est soudainement tombé et s'est relevé avant de disparaître".
- Effets au sol : Sasol 2 et 3 auraient eu une coupure de courant temporaire ce matin-là.
Vérification : Andreas Mathios a téléphoné au contrôle aérien pour savoir si quelque chose avait été détecté dans l'espace aérien. Aucune trace radar rendue publique n'a été rapportée. La source d'origine est l'article du quotidien afrikaans Beeld du 19 août 1997 : "4 sien VVV wat soos sigaret lyk" (4 voient un OVNI qui ressemble à une cigarette) par Philna Henriët. C'est cet article qui est repris ensuite dans la page Wikipédia "UFO Sightings in South Africa" et tous les catalogues.
Contexte
Trichardt n'en était pas à son premier cas : la ville avait déjà été le théâtre d'une observation en 1985. L'observation s'inscrit dans une petite vague sud-africaine des années 90 : Baviaanspoort / Pretoria 1991 (triangle), Sasolburg 1993, la flap de mars-avril 1995, et la poursuite policière d'août 1996 à Pretoria avec hélicoptère.
En termes d'ufologie, c'est classé comme un cas de type "cylindre / cigare lumineux diurne", une catégorie beaucoup plus rare que les lumières nocturnes ou les triangles. Il n'y a pas eu d'explication officielle. Les explications prosaïques avancées pour ce type d'observation à Trichardt sont généralement : nuage lenticulaire illuminé par le soleil levant (à 6 h 50 c'est l'aube), ballon ou dirigeable, ou reflet. Mais la manœuvre décrite - chute brutale puis remontée - et la vidéo annoncée par Mathios sont-ce qui ont fait retenir le cas. La vidéo elle-même ne circule pas aujourd'hui sur YouTube / archives ouvertes. On pourrait certainement la retrouver dans les archives Beeld de 1997 ou contacter UFORSA (UFO Research of South Africa) qui centralise les coupures de l'époque.
Résumé de https://en.wikipedia.org/wiki/UFO_sightings_in_South_Africa + autres sources internet
SEPTMBRE 1997 – PRETORIA N1 – AFRIQUE DU SUD
En septembre 1997, Frank Valentyn (et apparemment d'autres automobilistes) observa depuis l' autoroute N1 à Pretoria une immense tour immobile composée d'une douzaine de disques empilés. Il supposa que les disques situés en dessous étaient des « disques filles » libérés par le « vaisseau-mère » situé au-dessus, dont il estima le diamètre à 1,7 kilomètre. Le disque inférieur de la tour se détachait et partait dans une direction apparemment aléatoire à intervalles réguliers, et chaque disque était entouré de lumières orange. Il signala son observation au planétarium de Johannesburg .
RAPPORT DETAILLE
Le récit de Frank Valentyn, rédigé dans ses propres mots et signé de son nom complet, décrit son retour en voiture après une session de planche à voile sur un lac intérieur, un soir de septembre 1997. Alors qu'il roulait vers le sud en direction de Johannesburg au crépuscule, passant devant les bâtiments du CSIR à la périphérie de Pretoria, Valentyn conduisait avec sa femme et son fils lorsqu'un objet devant lui, légèrement sur la droite, attira son attention : ce qui ressemblait à une très haute tour de disques empilés, s'effilant en forme de cône de sorte que le disque du haut soit le plus large et celui du bas le plus étroit.
Entre l'apparition de l'objet et son passage, environ cinq minutes s'écoulèrent à une vitesse d'environ 120 km/h, ce qui permit à Valentyn d'estimer la distance à une dizaine de kilomètres. Chaque disque de la tour luisait faiblement d'une lumière rougeâtre uniforme, et six ou sept points lumineux orange plus vifs entouraient son bord équatorial. Souhaitant exclure la possibilité d'un reflet à l'intérieur de la voiture, Valentyn baissa sa vitre et observa la tour directement de l'extérieur, confirmant ainsi qu'il s'agissait bien d'un phénomène extérieur, ce qui fut d'autant plus évident qu'il constatait que sa taille apparente augmentait à mesure qu'ils s'approchaient.
Tandis qu'ils observaient, des disques se détachaient périodiquement de la base de la tour et s'envolaient, certains suivant des trajectoires plus ou moins parallèles, d'autres divergeant brusquement. Valentyn estima à dix ou quinze le nombre de ces départs durant l'observation, tout en admettant franchement n'avoir fait aucun effort pour les compter précisément. Il qualifia l'expérience d'« inquiétante » et de « difficile à appréhender intellectuellement », même si une partie de son attention restait fixée sur la structure principale de la tour, qui, elle, semblait immuable.
Pour déterminer les dimensions de la tour a posteriori, Valentyn utilisa une technique simple : quatre doigts, bras tendus, couvrent un arc d'environ dix degrés. Grâce à cette méthode, il mesura la hauteur apparente totale de la tour à environ trente-cinq degrés de la distance estimée à dix kilomètres, ce qui donna une altitude calculée d'environ sept kilomètres pour le sommet. Le disque supérieur lui-même couvrait environ quatre largeurs de doigts, ce qui implique un diamètre d'au moins 1,7 kilomètre. Le disque inférieur, quant à lui, se situait à une élévation d'environ dix degrés au-dessus de l'horizon, soit une altitude d'environ 1,8 kilomètre. Ainsi, la hauteur physique réelle de la tour, du disque inférieur au sommet, était d'environ 5,2 kilomètres, différente de l'altitude de 7 kilomètres du sommet et de l'estimation de distance de 10 kilomètres. Valentyn affirmait que ces estimations étaient garanties à environ 20 % près des valeurs réelles.
Aucun son ne provenait de la tour ni des disques qui s'en éloignaient, et aucune perturbation électronique, électromécanique ou physiologique n'a été constatée, hormis l'émotion liée au spectacle lui-même. Valentyn remarqua que la circulation était dense sur l'autoroute ce soir-là et que les occupants des autres véhicules semblaient également observer le phénomène, voire le désigner du doigt – une forme de confirmation informelle mais, à ses yeux, significative, même si aucun de ces automobilistes n'a été identifié ni interrogé. Au passage de la tour, un passager s'exclama : « Mon Dieu, c'est un vaisseau-mère et ce sont des disques-filles… » – une phrase que Valentyn dit ne jamais oublier, tout en reconnaissant qu'il lui était impossible de vérifier l'exactitude de cette description.
Le lendemain, Valentyn signala l'observation au personnel du planétarium de Johannesburg, dont certains membres lui étaient familiers grâce à un cours d'astronomie qu'il avait suivi. Il ne rencontra que peu de scepticisme et, à sa connaissance, aucune enquête de suivi, ni en privé ni par le biais des médias. Dans ses conclusions, Valentyn – qui affirma ne pas rechercher la publicité – plaida pour l'importance d'une enquête responsable et approfondie sur les observations comme la sienne et déclara être prêt à se soumettre à un test polygraphique pour attester de la fiabilité de son témoignage.
Source : https://www.thinkaboutitdocs.com/1997-south-africa-ufo-encounter/
DECEMBRE1998 – GRAAF-REINET – AFRIQUE DU SUD
Le 27 décembre 1998, la famille Laubscher a filmé un groupe d'engins triangulaires arrondis survolant la ville de Graaff-Reinet, à environ 7 600 mètres d'altitude. Ces engins changeaient de couleur (du rouge au bleu puis au blanc éclatant) et tournaient parfois en rond les uns autour des autres, avant d'être dépassés par un engin beaucoup plus grand, brillant et de couleur dorée. À ce moment-là, tous les objets ont disparu vers un banc de nuages à l'horizon.
Source: Herbiet, Noël (27 February 1998). ECUFOR case ref 01JLGR27128. Evaluation Center for UFO Reports.
08 MAI 2000 – N3 70 KMS NORD DE WARDEN – FREE STATE 3 H 24
Il est 3 h 24 du matin, le 8 mai 2000. La scène se déroule sur la N3, l'une des principales voies routières d'Afrique du Sud, dans le Free State, à environ 70 kilomètres au nord de Warden. Un inspecteur de police, identifié dans les sources sous le nom de Kriel, circule sur l'autoroute lorsqu'il remarque devant lui une lumière inhabituelle.
Au départ, il ne s'agit apparemment que d'une lumière dans l'obscurité. Mais celle-ci se rapproche. Et sa dimension apparente devient rapidement extraordinaire. Le phénomène est décrit comme une lumière orange, de forme ovale. Mais, contrairement à une étoile, une planète ou à un simple point lumineux éloigné, l'objet semble posséder une structure. Selon le témoignage rapporté dans la presse sud-africaine, l'objet présente deux sortes de coupoles, l'une située au-dessus et l'autre au-dessous de sa structure principale. Il ne s'agit plus, pour le témoin, d'une simple lumière suspendue dans le ciel. Il a l'impression d'observer un objet matériel, dont la forme est suffisamment visible pour lui permettre d'en distinguer les contours et certains éléments.
Mais c'est surtout sa taille apparente qui frappe. Kriel aurait estimé que l'objet était suffisamment large pour couvrir les quatre voies de circulation de la N3. Il s'agit évidemment d'une estimation subjective. Nous ne disposons pas d'une mesure de distance permettant de convertir cette largeur apparente en dimension réelle. Si l'objet était relativement proche, il pouvait sembler immense sans nécessairement l'être. À l'inverse, s'il était réellement très grand et relativement proche de la route, ses dimensions auraient été considérables. C'est un point essentiel pour l'analyse : « quatre voies de la N3 » décrit une taille apparente, pas une dimension physique démontrée.
Le comportement du phénomène constitue l'autre aspect remarquable du dossier. Selon le récit conservé dans les chronologies sud-africaines, l'objet aurait approché le véhicule de police, avant de repartir ou de reculer progressivement. Cette séquence donne au témoignage une dynamique particulière. Il ne s'agit donc pas simplement d'un objet observé très loin dans le ciel. Le témoin aurait eu l'impression d'assister à une approche, puis à un retrait du phénomène. Nous ne disposons toutefois pas d'une chronologie suffisamment détaillée pour déterminer :
- Combien de temps dura l'observation ;
- À quelle distance minimale se trouvait l'objet ;
- Si l'objet était réellement au-dessus de la chaussée ou simplement dans le champ visuel du conducteur ;
- S’il se déplaçait parallèlement à la route ou dans une autre direction ;
- Quelle était son altitude ;
- Et à quelle vitesse il se déplaçait.
-
Ces informations manquantes limitent fortement l'analyse physique du cas.
L'identité professionnelle du témoin mérite d'être soulignée. Il ne s'agissait pas d'un observateur anonyme, mais d'un inspecteur de police, ce qui a certainement contribué à l'intérêt accordé à son témoignage par la presse. Une référence bibliographique conservée dans les chronologies sud-africaines renvoie d'ailleurs à un article du quotidien Beeld, publié le 9 mai 2000, sous le titre afrikaans : « Polisievrou séker sy sien vreemde lig » que l'on peut traduire approximativement par : « Une policière certaine d'avoir vu une étrange lumière ».
Il existe ici une petite ambiguïté documentaire : les chronologies parlent de l'inspecteur Kriel, tandis que le titre de Beeld semble faire référence à une policière. Cela peut signifier que Kriel était une femme, ou qu'il existait plusieurs témoignages policiers liés à l'affaire. Ce point est donc incertain.
.
Le contexte particulier de la N3
Le lieu n'est pas sans intérêt. La N3 traverse une grande partie du centre-est de l'Afrique du Sud et constitue une importante liaison entre Johannesburg et Durban. Les chronologies consacrées aux OVNI sud-africains indiquent que certaines portions de la N3 dans le Free State étaient déjà associées à des observations de lumières mobiles inhabituelles. Le cas du 8 mai 2000 est ainsi présenté comme l'un des exemples les plus connus de ces phénomènes. Cela ne signifie évidemment pas que la région possède une caractéristique physique particulière favorisant les apparitions. Une route fréquentée la nuit offre simplement un grand nombre d'observateurs potentiels : automobilistes, chauffeurs routiers, policiers, voyageurs longue distance, etc.
Il est intéressant de comparer cette affaire avec le spectaculaire épisode de Pretoria–Cullinan du 28 août 1996 que nous avons étudié précédemment. Dans les deux cas, nous avons :
- Un témoin appartenant aux forces de police ;
- Une observation nocturne ;
- Une lumière décrite comme inhabituelle ;
- Un phénomène dont la taille apparente semble importante ;
- Une observation depuis un véhicule ou à proximité d'une infrastructure routière ;
- Un récit publié dans la presse sud-africaine.
Mais la différence est considérable. En 1996, la police avait engagé une poursuite aérienne avec un hélicoptère Bo-105, avec plusieurs policiers et une communication avec la base aérienne de Waterkloof.
En 2000, nous avons essentiellement un témoignage individuel, sans poursuite, sans hélicoptère, sans photographie ou vidéo connue et sans donnée radar publiée. Le cas de 2000 est donc beaucoup moins documenté instrumentalement.
Le dossier de Warden est finalement assez typique des cas sud-africains de la fin du XXe siècle.
Il possède plusieurs caractéristiques récurrentes : un témoin professionnel → une observation nocturne → une lumière très brillante → une apparence structurée → une impression de grande taille → une approche rapprochée → un comportement inhabituel → disparition.
Il est également intéressant parce qu'il survient quelques années seulement après la grande vague sud-africaine de 1995, puis les événements policiers de 1996 à Pretoria.Il s'inscrit donc dans une période où les signalements de PAN/OVNI étaient régulièrement rapportés dans la presse sud-africaine.
Sources : https://en.wikipedia.org/wiki/UFO_sightings_in_South_Africa
27 JUIN 2004 – DURBAN – AFRIQUE DU SUD
Les faits rapportés :
Témoin : Roshnie Naidu, de Phoenix, au nord de Durban. Elle se décrit comme observatrice du ciel habituée. - Heure / Durée : Le 27 juin 2004, pendant 3 heures, tard dans la nuit jusqu'au lever du soleil.
Description : Une lumière très brillante et colorée suspendue près de chez elle, qui changeait de forme de circulaire à ovale. Elle l'a décrite comme : « Énorme boule de lumière, bien plus brillante que le soleil, avec des couleurs bleues et violettes filtrant »
Comportement : Stationnaire, pulsatile, changements de couleurs bleu / violet, changements de forme disque -> ovale. Elle a dit que l'objet n'a disparu qu'à la montée du soleil. Vidéo : Elle a filmé l'objet. Sa famille et plusieurs voisins l'ont également vu, ce qui a déclenché une couverture médiatique nationale.
Médias d'origine :
1er Juillet 2004 - IOL News: "UFO over Durban captured on video" par Ayanda Mhlongo 5 juillet 2004 - IOL News: "Durban 'UFO' was actually Venus, says prof" par Bhavna Sookha
C'est le résumé que reprend Wikipédia :
Le 27 juin 2004, Roshnie Naidu a déclaré aux journalistes avoir observé et filmé une lumière très vive et colorée changeant de forme, passant d'un cercle à un ovale, suspendue près de son domicile à Durban pendant trois heures.
L'explication controversée
Très vite, le Professeur Arthur Hughes, professeur de physique à l'Université du KwaZulu-Natal, a visionné la cassette et a conclu à une méprise avec la planète Vénus : Professor Disputes UFO Video - A professor... claims the "UFO" vidéo taped over Durban... was really the planet Venus.
Roshnie Naidu a toujours rejeté cette explication : La personne qui a réalisé la bande, Roshnie Naidu, n'accepte pas l'explication de Hughes. Elle a argumenté qu'elle connait Vénus et Jupiter et que la taille, l'intensité et la durée ne correspondaient pas. Un rapport de suivi notait d'ailleurs que les environs de Phoenix sont connus pour des apparitions de lumières mobiles.
Aujourd'hui :
Il n'y a jamais eu d'enquête officielle. Le cas reste classé comme "non expliqué" pour beaucoup, et comme "Vénus probable avec effets atmosphériques / scintillation + zoom caméra" pour les sceptiques. C'est exactement le même débat que pour Trichardt 1997 : une vidéo amateur longue durée, multi-témoins de voisinage, mais sans données radar.
FEVRIER – MARS 2009 MIDDELBURG ET WITBANK
Ce n'est pas une observation unique, mais deux formations vues à 1 semaine d'intervalle, entre les deux villes minières de Middelburg et Wit Bank (aujourd'hui Emalahleni), distantes de 25 km.
1ère vague - 27 février 2009 à 21h51 :
En 2009, deux formations d'objets orange-rouge volant en hauteur ont été aperçues par de nombreux témoins, et filmées par certains, alors qu'elles voyageaient entre les villes de Middelburg et Wit Bank... La première formation de 7 objets a été observée à 21h51 le 27 février, alors qu'ils volaient vers l'ouest depuis Middelburg en direction de Wit Bank.
En 2009, plusieurs personnes ont vu et enregistré des lumières dans le ciel qu'elles ont décrites comme deux formations d'objets orangé-rouges volant en hauteur, voyageant entre les villes de Middelburg et Wit Bank, espacées de 25 kilomètres.
2ème vague - Vendredi 6 mars 2009 vers 20h00 :
Près de deux douzaines de lumières ont circulé régulièrement dans le ciel nocturne au-dessus de Wit Bank, en Afrique du Sud, le vendredi 6 mars 2009, et des dizaines d'habitants les ont vues et ont appelé la police Cette fois, les témoins comptent 23 lumières. Elles voyagent dans la direction inverse, de Wit Bank vers Middelburg. Elles sont décrites comme haut dans le ciel, orange-rouge, se déplaçant en formation régulière et silencieuse, avant de disparaître derrière les nuages.
La population : Des dizaines d'habitants de Middelburg ont appelé la police. Mme Hetta Malan de Middelburg est citée par le journal Beeld comme témoin de la formation se dirigeant vers Wit Bank. La police : Les inspecteurs Chris Gatzonis et Awie Labuschagne de la police de Middelburg étaient en service actif. Ils ont filmé avec leurs téléphones portables.
Témoignage de Gatzonis repris par Beeld :
« Nous étions en service actif et nous traversions le pont à Aerorand à Middelburg. D'abord, nous avons vu cinq lumières orange, se déplaçant en formation en direction de Wit Bank. Plus tard, il n'en restait plus que deux. Puis les nuages se sont déplacés devant eux et nous les avons perdus de vue »
Et pour la seconde nuit :
Et le week-end dernier, les deux policiers ont de nouveau vu des lumières similaires — cette fois, ils ont compté un motif de 23 lumières, revenant de Wit Bank.
La vidéo a été mise en ligne à l'époque sur le site du journal afrikaans Beeld - mais la qualité des téléphones de 2009 était très faible.
Pourquoi ce cas est important
C'est une observation de type "flotte" : lumières orange, haute altitude, en formation, sans bruit. C'est exactement le même type qui sera revu en masse au-dessus de Pretoria / Tierpoort en 2011, et qui est aujourd'hui le type le plus rapporté en Afrique du Sud.
Pas d'explication officielle. L'hypothèse la plus souvent avancée pour ces formations orange est celle des lanternes chinoises / flares, mais la police sur place a insisté sur l'altitude très élevée, la vitesse constante et la formation maintenue sur 25 km, ce qui ne colle pas avec des lanternes.
Aucune enquête de la SAAF (force aérienne) rendue publique. C'est dans la même région que votre cas de Trichardt 1997 - le couloir Middelburg-Witbank-Secunda est une zone récurrente.
Sources : https://www.tall-white-aliens.com/ufo-in-south-africa-filmed-by-air-force/
https://whalesinspace.com/2009/03/14/south-african-ufo-sighting/
20 NOVEMBRE 2009 - BENONI – GUTENG – AFRIQUE DU SUD
Observation d'OVNI NUFORC 191698
Date de l'événement : 20/11/2009 à 15h20 heure locale (date approximative)
Signalé le : 13/08/2025 à 07h36 heure du Pacifique
Durée : 3 heures
Nombre d'observateurs : 1 - Pilote
Lieu : Benoni, Gauteng, Afrique du Sud
Détails du lieu : Montagne Thabana Ntlenyana
Forme : Inconnue
Couleur : Petite entité
Taille estimée : 1,20 m
Vue depuis : La terre
Direction par rapport à l'observateur : Face à face
Angle d'élévation : 64°
Distance minimale : Face à face
Vitesse estimée : Lente
Caractéristiques : A émis un son, Perte de temps - Entité souterraine
Je travaillais et vivais en Afrique du Sud et voyageais beaucoup. J'ai ressenti un appel à me rendre à la montagne Thabana Ntlenyana au Lesotho, où j'ai rencontré une entité. Elle est apparue d'un tunnel sous un surplomb, ce qui était étrange car il n'y avait pas de surplombs ! Elle connaissait mon nom et nous avons parlé pendant un long moment. Cela m'a posé toutes sortes de questions sur moi et ma vie. Cela savait que je venais de loin. Cela m'a donné à boire quelque chose qui ressemblait à de l'eau, mais qui n'en était pas. Cela parlait une langue que je ne comprenais pas, mais que je comprenais dans ma tête ; pourtant, cela semblait me comprendre quand je lui parlais en anglais. Cela m'a rappelé mes expériences et mes contacts passés, depuis mon enfance. Cela a dit que la Terre allait se « transformer » et que j'étais nécessaire pour aider les gens à comprendre.
Le souvenir suivant que j'ai est celui de mon retour à ma moto, après environ trois heures d'absence. Je me sentais bien, pas du tout groggy ; mais très confus… Pourtant, étrangement, je savais que ma vie allait changer.
Publié le 02/09/2025 - https://nuforc.org/sighting/?id=191698
21-22 JUILLET 2010 BOUYSENS PRETORIA – AFRIQUE DU SUD
Ce qui s'est passé :
- Lieu : Booysens, banlieue ouest de Pretoria.
- Dates : Les soirs du 21 et 22 juillet 2010, deux nuits de suite, exactement le même scénario.
- Durée : Apparition peu après le coucher du soleil (vers 18h30) et reste immobile pendant 2 heures, puis commence une descente lente vers 20h30 avant de disparaître derrière l'horizon.
Les soirs des 21 et 22 juillet 2010, des habitants de Booysens, à Pretoria, ont rapporté avoir vu un triangle de lumières vives suspendues immobile dans le ciel pendant deux heures. Témoin principal : Engela van der Spuy, 67 ans, Attie Street, Booysens. C'est elle qui contacte le journal Beeld après la 2ème nuit. Son voisin Henrico Swart, 19 ans, l'observe aux jumelles.
Description : Ce n'est pas un triangle classique, elle parle d'une forme en cœur : « Je n'ai pas pu distinguer la forme de l'objet car les trois lumières étaient trop fortes, mais il avait presque une forme de cœur car il y avait deux lumières au-dessus, une lumière bleue à gauche et une lumière vert émeraude juste à côté, à droite, avec une grande lumière blanche éclatante en dessous qui brillait droit vers le bas. ». Même aux jumelles : "All you could see, were three bright lights" - la forme solide n'était pas visible, trop lumineux.
Les soirs des 21 et 22 juillet 2010, des habitants de Booysens, à Pretoria, ont rapporté avoir vu un triangle de lumières vives suspendues immobile dans le ciel pendant deux heures. Témoin principal : Engela van der Spuy, 67 ans, Attie Street, Booysens. C'est elle qui contacte le journal Beeld après la 2ème nuit. Son voisin Henrico Swart, 19 ans, l'observe aux jumelles. Description : Ce n'est pas un triangle classique, elle parle d'une forme en cœur : « Je n'ai pas pu distinguer la forme de l'objet car les trois lumières étaient trop fortes, mais il avait presque une forme de cœur car il y avait deux lumières au-dessus, une lumière bleue à gauche et une lumière vert émeraude juste à côté, à droite, avec une grande lumière blanche éclatante en dessous qui brillait droit vers le bas. »
L'appareil, décrit comme ayant une forme en forme de cœur, affichait une gamme de couleurs vives, dont des lumières orange, rose, bleue et vert émeraude autour de son périmètre, avec un puissant faisceau blanc projeté vers le bas. Même aux jumelles : "All you could see, were three bright lights" - la forme solide n'était pas visible, trop lumineux.
Comportement : Totalement stationnaire, pas de bruit, pas de clignotement type avion. Descente très lente en diagonale à 20h30 les deux soirs, à la minute près.
:
Article du Beeld du 26 juillet 2010 à 09h19 par Fanie van Rooyen : "UFO stuns Pretoria residents". C'est l'article repris partout : Pretoria - An unidentified flying object (UFO), which apparently consisted of three bright lights, astounded residents from Booysens in Pretoria for two consecutive nights for several hours.
Sur demande du journal, le commissariat d'Hercules, le Planétarium de Johannesburg et la South African Air Force ont répondu n'avoir aucune connaissance de l'incident et aucune explication.
Contexte :
C'est le début de la vague des triangles au-dessus de Pretoria qui va durer jusqu'en 2011 (Tierpoort, Krugersdorp, Booysens encore). Il est souvent classé dans les "black triangles" avec faisceau blanc dirigé vers le sol, comme celui de Baviaanspoort en 1991. Pas d'explication officielle à ce jour. Les hypothèses habituelles (drones, hélicoptères en vol stationnaire avec projecteurs) ne collent pas avec la durée de 2h00 immobile et la répétition à l'heure exacte deux soirs de suite.
Voici la vague complète de Pretoria — c'est la plus grosse flap triangulaire d'Afrique du Sud depuis 1991.
C'est Fanie van Rooyen du Beeld qui a couvert presque toute la séquence.
La vague Pretoria 2010-2011 - Timeline
PHASE 1 : Le triangle immobile - Booysens - Juillet 2010
21-22 juillet 2010 - Booysens : On vient d'en parler. Triangle / cœur avec lumière bleue à gauche, verte émeraude à droite, grosse blanche en dessous qui éclaire vers le sol. Immobile 2h00 de 18h30 à 20h30 deux soirs de suite, puis descente lente. Témoin principal Engela van der Spuy.
C'est le déclencheur. Après ça, le ciel de Pretoria ne s'est plus calmé.
PHASE 2 : Les lumières orange silencieuses – 2011. C'est la partie la plus massive. On passe du triangle immobile aux formations qui traversent le ciel très vite et sans bruit. 11, 20 et 21 Mai 2011 - Tierpoort (Est de Pretoria) et Krugersdorp (Ouest) : On the evenings of 11, 20 and 21 May 2011, a number of lights were seen that were described as silent and orange with consistent luminosity travelling "faster than a commercial aeroplane" over Tierpoort near Pretoria and Krugersdorp. Jusqu'à 20 objets en une seule formation. Témoins cités : Charlotte Grub (Tierpoort) parle de 7 lumières en formation, Bernadette Opperman (Krugersdorp) une lumière orange unique le 21 mai.
15 juin 2011 - Tierpoort encore : 7 objets photographiés en file indienne traversant le ciel.
30 octobre 2011 - Harrismith (Free State, mais lié à la même vague) : À 22h00, Mr van Greuning photographie 2 des 5 "boules de feu silencieuses observées voyageant vers le sud dans une couche nuageuse basse"
Ce qui caractérise cette vague :
Couleur : Orange-rouge constant, pas de clignotement, luminosité stable comme une braise.
- Silence total : Tous les témoins insistent : "silent".
- Vitesse : Plus rapide qu'un avion de ligne commercial, mais sans bang sonique.
- Comportement intelligent : Vol en formation serrée, en file indienne, ou en triangle, puis séparation.
- Zone : Un corridor très précis : Pretoria Ouest (Booysens, Krugersdorp) -> Pretoria Est (Tierpoort, Booysens) -> 50 kms à l'ouest c'est Hartbeespoort où le même triangle avait été vu en 2001. C'est la même zone que le triangle de Baviaanspoort de 1991.
C'est exactement le même type que le cas de Middelburg-Witbank 2009 (formations orange haute altitude) mais cette fois au-dessus d'une capitale de 3 millions d'habitants, donc avec beaucoup plus de témoins et de photos.
Officiellement ? Même réponse que pour Trichardt 1997, Durban 2004 et Middelburg 2009 : Aucune explication de la SAAF, du Planétarium de Johannesburg, ni de la police. Les hypothèses lanternes chinoises sont évoquées pour 2011, mais elles n'expliquent pas la vitesse, la durée de 2h en stationnaire à Booysens, ni les passages à 90 km/h en formation parfaite.
MAI À OCTOBRE 2011 TIERPOORT – KRUGERSDORP – HARRISMITH - UNE SERIE D’OBSERVATION À TRAVERS L’AFRIQUE DU SUD
Deux sources contemporaines intéressantes, notamment un témoignage publié par News24 en septembre 2011 et un article du Volksblad repris par News24 et Mail & Guardian concernant Harrismith. Il faut toutefois distinguer trois épisodes différents regroupé ici sous « mai - octobre 2011 ». Compte tenu du nombre important d’observations signalées, nous les regroupons sous cette période.
On évoque généralement dans les différentes sources : 11 mai 2011 : Tierpoort, au sud-est de Pretoria avec l’observation de plusieurs lumières orange silencieuses. 20–21 mai 2011 : Tierpoort et Krugersdorp avec de nouveaux signalements, dont une observation d'environ sept lumières et une autre d'une lumière orange isolée. 15 juin 2011 : Tierpoort ou on signale sept lumières observées en formation, certaines ayant été photographiées. 30 octobre 2011 : Harrismith ou cinq « boules de feu » silencieuses se déplaçant sous une couche nuageuse ; deux auraient été photographiées.
Il s'agit donc moins d'un seul événement que d'une petite série d'observations présentant des caractéristiques communes, principalement des lumières orange ou rouge-orange.
1. TIERPOORT – 11 MAI 2011 – AFRIQUE DU SUD
Le témoignage le plus intéressant que j'ai retrouvé est celui de Dieter Grub, publié directement sur News24 le 23 septembre 2011. Cette source est importante parce qu'il s'agit d'un témoignage contemporain, et non d'une reconstruction ufologique beaucoup plus tardive. Grub expliquait avoir observé les phénomènes depuis sa propriété de Tierpoort, au sud-est de Pretoria, vers 00 h 05 le 11 mai 2011. Il aurait vu sept objets apparaître au-dessus de l'horizon sud. Leur trajectoire est décrite de manière assez précise : Ils seraient apparus au sud, seraient montés jusqu'à environ 30° au-dessus de l'horizon occidental, puis auraient disparu vers le nord-nord-ouest. Selon son estimation, l'ensemble du passage à travers le ciel aurait duré environ une minute et demie. Les sept lumières auraient présenté :
- Une couleur orange ;
- Une luminosité constante ;
- Aucune scintillation ;
- Aucune variation apparente d'intensité ;
- Une trajectoire relativement régulière ;
- Une vitesse que le témoin jugeait importante ;
- Aucun bruit audible.
-
Le détail le plus intéressant est l'espacement. Les sept objets auraient suivi la même trajectoire et la même vitesse, avec environ 15 secondes d'intervalle entre leurs apparitions. Grub affirme également avoir pu distinguer une forme lorsque les lumières étaient au plus près. C'est évidemment un élément subjectif, mais il est important parce qu'il différencie son récit d'une simple observation de points lumineux.
2. LE TÉMOIGNAGE DE CHARLOTTE GRUB - TIERPOORT
Une autre observation de Tierpoort est attribuée à Charlotte Grub, qui aurait également observé une formation de sept lumières orange. Cette observation est mentionnée dans plusieurs reprises ultérieures du dossier. Rekord, en revenant sur les événements en 2015, indique que Charlotte Grub avait déclaré avoir vu sept lumières orange dans le ciel de Tierpoort. Le fait que plusieurs personnes d'une même région aient rapporté des lumières comparables contribue à expliquer pourquoi l'épisode fut considéré comme une vague locale.
3. KRUGERSDORP – 21 MAI 2011
Le 21 mai, le phénomène semble s'être manifesté plus à l'ouest, à Krugersdorp. Une habitante, Bernadette Opperman, aurait rapporté au quotidien Beeld avoir vu une lumière orange volante dans le ciel. Cette observation est rappelée par Rekord dans un article consacré aux signalements sud-africains.
La chronologie générale indique également des observations les 20 et 21 mai au-dessus de Tierpoort et de Krugersdorp. Il faut cependant être prudent : je n'ai pas retrouvé actuellement l'article original de Beeld dans son intégralité. Les détails disponibles sur l'observation de Bernadette Opperman sont donc beaucoup moins nombreux que ceux du témoignage de Dieter Grub.
4. TIERPOORT – 15 JUIN 2011
La série ne s'arrête pas en mai. Le 15 juin 2011, sept nouvelles lumières auraient été observées au-dessus de Tierpoort. Cette fois, plusieurs sources indiquent que des photographies auraient été prises. Les sept lumières auraient traversé le ciel en file indienne. C'est un détail particulièrement intéressant, car il rappelle les observations de formations de lumières orange signalées en Afrique du Sud en 2009, entre Middelburg et Witbank. Mais il ne faut pas automatiquement établir un lien entre les deux phénomènes.
5. QUE SIGNIFIE « PLUS RAPIDE QU'UN AVION DE LIGNE » ?
C'est une formulation que l'on retrouve dans les chronologies consacrées au dossier : les lumières auraient semblé se déplacer plus rapidement qu'un avion de ligne. Il faut cependant traiter cette affirmation avec beaucoup de prudence. Un témoin placé au sol ne dispose généralement d'aucune référence fiable permettant d'évaluer la vitesse réelle d'un objet lumineux lorsqu'il ignore sa distance. Un objet relativement proche peut sembler extrêmement rapide. À l'inverse, un objet très éloigné peut sembler lent. La vitesse apparente n'est donc pas une mesure de vitesse physique.
En règle générale dans de telles affirmations il faudra retenir : « Les témoins estimaient que les lumières se déplaçaient à une vitesse supérieure à celle d'un avion de ligne. » et non : « Les objets se déplaçaient à une vitesse supérieure à celle d'un avion de ligne. » La première formulation respecte le témoignage ; la seconde transforme une perception en mesure objective.
6. HARRISMITH – 30 OCTOBRE 2011
L'épisode d'Harrismith est probablement le plus intéressant de la seconde partie de l'année. Le 30 octobre 2011, vers 22 heures, Riaan van Greuning, originaire d'Eloff, près de Delmas, se trouvait dans la région de Harrismith, dans le Free State. Il aurait aperçu un phénomène inhabituel dans le ciel et aurait réussi à prendre des photographies. Selon son témoignage, cinq objets seraient apparus sur une période d'environ 20 minutes. Ils auraient présenté l'apparence de boules de feu.
Un détail particulièrement important est fourni par le témoin : le ciel était nuageux et les phénomènes semblaient évoluer relativement bas, sous la couverture nuageuse. Van Greuning indique que les objets se déplaçaient :
- Du nord vers le sud ;
- Sans bruit ;
- Relativement lentement ;
- Avec une apparence lumineuse comparable à des boules de feu.
Il déclara ne pas savoir ce qu'il avait observé. Et il ajouta quelque chose d'important pour l'évaluation du témoignage : il ne croyait pas aux extraterrestres. Il avait néanmoins voulu comprendre le phénomène et avait consulté différents sites Internet après l'observation.
7. LES PHOTOGRAPHIES DE HARRISMITH
Van Greuning aurait photographié deux des cinq objets. Les sources contemporaines parlent de photographies montrant ce qui ressemble à des boules de feu. La valeur de ces photographies est toutefois limitée par l'absence, dans les sources que j'ai retrouvées, de données photographiques complètes :
- Appareil utilisé ;
- Focale ;
- Temps de pose ;
- Ouverture ;
- Vitesse d'obturation ;
- Fichiers originaux ;
- Métadonnées ;
- Distance angulaire ;
- Coordonnées précises ;
- Heure exacte de chaque cliché.
Sans ces informations, il est impossible de tirer une conclusion physique solide de la photographie.
8. L'AVIS D'UN ASTRONOME
L'article du Volksblad, publié le 3 novembre 2011 et repris par News24, est particulièrement précieux parce qu'il donne la parole à Matie Hoffman, professeur au département de physique de l'Université de l'État libre et associé à l'Observatoire de Boyden. Hoffman précise que, puisque les phénomènes semblaient se produire sous les nuages, ils se situaient en dehors de son domaine d'expertise immédiat. Il suggère néanmoins que les lumières pouvaient rappeler des fusées éclairantes d'urgence. Cette hypothèse est importante : elle offre une explication conventionnelle qui n'est pas simplement une spéculation ufologique.
9. L'HYPOTHÈSE DES LANTERNES CHINOISES
Une autre explication fut proposée par Phillippa Lowe, ancienne résidente du Moyen-Orient. Selon elle, les « boules de feu silencieuses » ressemblaient probablement à des lanternes célestes chinoises, c'est-à-dire de petites montgolfières utilisant une source de chaleur pour maintenir leur ascension. Cette hypothèse possède plusieurs éléments compatibles avec le témoignage :
- Lumière orange ;
- Déplacement lent ;
- Absence de bruit ;
- Plusieurs objets ;
- Trajectoires dépendant du vent ;
- Aspect de « boule de feu ».
Mais elle n'est pas démontrée non plus. Le fait que Van Greuning ait observé les objets sous les nuages et qu'ils aient semblé se déplacer relativement lentement rend cette hypothèse assez intéressante. Mais cela reste dans le domaine de l’hypothèse, il faut le prouver et pour cela il est indispensable d’enquêter sur le terrain et de retrouver les auteurs de ces lancements de lanternes Chinoises. Sans ce travail, qui n’est que rarement fait, aucune preuve, seulement une hypothèse.
10. L'HYPOTHÈSE DES MÉTÉORES
Pour les observations de mai, une autre explication fut avancée : des météores ou une pluie de météores. En 2015, l'astronome Nicola Loaring, chargée de la vulgarisation à l'Observatoire astronomique sud-africain, expliquait à The Times que les lumières orange de 2011 pouvaient très probablement être liées à des météores. Elle rappelait que ceux-ci peuvent apparaître orange, parfois verts, changer de couleur et finalement devenir blancs. Cette explication est plausible pour certaines observations rapides, mais elle rencontre des difficultés pour les témoignages de formations de sept objets séparés de 15 secondes suivant une trajectoire apparemment régulière. Comme c’est signalé plus haut, hypothèse ne veut pas dire une preuve, il est plus simple d’expliquer une observation par des hypothèses, que d’en apporter la preuve.
Une pluie de météores peut évidemment produire plusieurs phénomènes successifs, mais la description précise de certains témoins nécessite une analyse individuelle.
11. Une autre possibilité : des aéronefs ou des satellites
Il faut également considérer les possibilités plus banales :
· Avions vus de nuit, hélicoptères, satellites, voire des formations d'aéronefs.
Le problème est que les témoins décrivent des lumières :
· Silencieuses ;
· Orange ;
· Parfois très nombreuses ;
· Parfois espacées régulièrement ;
· Se déplaçant rapidement.
Sans triangulation, altitude ou identification radar, il est impossible de trancher.
12. Un élément particulièrement intéressant : la régularité
Le témoignage de Dieter Grub constitue probablement la partie la plus exploitable du dossier.
· Sept objets.
· Même trajectoire.
· Même vitesse apparente.
· Environ 15 secondes d'intervalle.
· Aucun bruit.
· Couleur orange constante.
· Environ 90 secondes pour traverser le ciel.
Cette description est beaucoup plus précise que la majorité des signalements de « lumières étranges ». Elle permet au moins de poser de véritables questions :
· Quelle était leur altitude ?
· Quelle était leur distance ?
· Quelle était leur vitesse angulaire ?
· Le vent soufflait-il dans la même direction ?
· Les objets étaient-ils réellement séparés ou appartenaient-ils à une même formation ?
· Pouvaient-ils être des aéronefs ?
· Correspondent-ils à un phénomène astronomique connu ce soir-là ?
·
Malheureusement, aucune de ces questions ne semble avoir reçu de réponse instrumentale publiée.
13. Y avait-il réellement une « vague » ?
Oui, si l'on entend par là une concentration temporelle de signalements. Il existe suffisamment de témoignages contemporains pour constater une répétition : 11 mai → 20/21 mai → 15 juin → 30 octobre 2011.
Mais je serais plus prudent concernant l'idée d'un seul phénomène se déplaçant à travers l'Afrique du Sud. Rien dans les sources retrouvées ne permet de démontrer que les lumières de Tierpoort étaient les mêmes que celles observées à Krugersdorp, puis à Harrismith plusieurs mois plus tard. Le terme « vague » est donc acceptable sur le plan chronologique et sociologique, mais pas comme preuve d'une origine commune.
14. Un point important pour votre livre : le rôle des médias
La presse sud-africaine a joué un rôle considérable dans la diffusion de ces témoignages. Le 23 septembre 2011, News24 publiait un article intitulé « UFOs : What are YOUR thoughts? », invitant explicitement les lecteurs à communiquer leurs propres observations. C'est dans ce contexte que le témoignage détaillé de Dieter Grub fut publié. Puis, début novembre, Volksblad publia l'article sur les observations de Harrismith, rapidement repris par News24 et Mail & Guardian. Cette médiatisation peut avoir produit un effet de sensibilisation : lorsque les journaux parlent d'OVNI, des personnes qui auraient normalement ignoré une lumière inhabituelle peuvent être davantage enclines à la signaler. C'est un élément sociologique à ne pas négliger.
15. Bilan critique des différents épisodes
Date | Lieu | Témoins / élément principal |
| Caractéristiques | Niveau documentaire |
11 mai 2011 | Tierpoort | Dieter Grub |
| 7 lumières orange, silencieuses, même trajectoire, ~15 s d'intervalle | Bon |
20–21 mai | Tierpoort / Krugersdorp | Plusieurs témoins |
| Lumières orange, rapides | Moyen |
21 mai | Krugersdorp | Bernadette Opperman |
| Une lumière orange | Moyen |
15 juin | Tierpoort | Plusieurs témoins |
| 7 lumières en file, photos alléguées | Moyen à bon |
30 oct. 2011 | Harrismith | Riaan van Greuning |
| 5 « boules de feu », silencieuses, sous les nuages, 2 photographiées | Bon |
30 oct. 2011 | Harrismith / Free State | Autres habitants |
| Autres lumières signalées | Moyen |
Évaluation du dossier
Je ne présenterais pas ces observations comme la preuve d'une activité extraterrestre. En revanche, je les considère comme un ensemble documentaire intéressant de signalements sud-africains, notamment parce que nous disposons de témoignages contemporains publiés dans la presse, de plusieurs témoins, de quelques photographies alléguées et, surtout, d'une description assez précise du passage de sept lumières au-dessus de Tierpoort.
Les explications conventionnelles sont nombreuses : météores, lanternes célestes, fusées éclairantes, aéronefs ou autres phénomènes lumineux. Aucune ne permet toutefois, avec les informations actuellement disponibles, d'expliquer nécessairement chaque observation.
- Sources : https://www.news24.com/ufos-what-are-your-thoughts-20110923 -
- https://www.news24.com/free-state-ufos-leave-skygazers-puzzled-20111102
- https://mg.co.za/news/south-africa/2011-11-03-the-truth-is-out-there-free-state-puzzled-by-ufos/
NOVEMBRE 2015 – PIETERMARITZBURG - KWAZULU – NATAL- CAPE TOWN ETC… ANALYE APPROFONDIE
Nous ne sommes pas parvenues à retrouver la photographie, ni certaines sources primaires sur ces affaires, tout n’est malheureusement pas sur internet. (Ou a disparu).
Il faut distinguer deux affaires différentes de novembre 2015 dans cette analyse : une observation de lumières orange à Pietermaritzburg, qui constitue un véritable témoignage OVNI dans les chronologies sud-africaines, et l’épisode très médiatisé de Cape Town, le 8 novembre, qui était en réalité une spectaculaire formation de nuages lenticulaires.
Novembre 2015 – Pietermaritzburg et Cape Town
1. Pietermaritzburg : les « orbes orange »
À Pietermaritzburg, dans le KwaZulu-Natal, deux habitants du quartier de Prestbury auraient signalé en novembre 2015 avoir observé dans le ciel un objet ou une lumière orange, suffisamment inhabituel pour qu'ils prennent une photographie, malheureusement décrite comme floue. L'affaire prend davantage d'intérêt le 22 novembre 2015. Ce jour-là, Ian Carbutt, utilisant son téléphone portable, aurait photographié ce qu'il décrivit comme quatre orbes orange se déplaçant rapidement en file indienne au-dessus de Roberts Road, dans le quartier de Clarendon, en direction de Greytown.
Cette observation présente donc plusieurs caractéristiques précises :
· Quatre lumières orange ;
· Déplacement en formation linéaire ;
· Impression de déplacement rapide ;
· direction approximative Roberts Road → Greytown;
· Photographie réalisée avec un téléphone portable ;
Observation indépendante d'autres habitants de Pietermaritzburg au cours du même mois.
Le point intéressant est la similitude avec les observations sud-africaines de Tierpoort et Krugersdorp en mai-juin 2011, où plusieurs témoins avaient également décrit des lumières orange silencieuses se déplaçant en formation. Cette ressemblance mérite d'être signalée, mais elle ne permet évidemment pas d'affirmer qu'il s'agissait du même phénomène.
Une photographie malheureusement limitée
La photographie d'Ian Carbutt est importante pour l'histoire du cas, mais elle ne constitue pas une preuve permettant d'identifier l'objet. Les sources disponibles la décrivent comme une photographie prise au téléphone portable, et les chronologies la qualifient de photographie d'un des quatre orbes. Il manque malheureusement les informations qui permettraient une véritable analyse photographique :
· Fichier original ;
· Métadonnées EXIF ;
· Heure exacte ;
· Orientation de prise de vue ;
· Distance angulaire ;
· Focale ;
· Conditions météorologiques ;
· Vitesse d'obturation ;
· Analyse des points lumineux.
Il serait donc imprudent d'affirmer que la photographie montre un engin matériel.
2. Cape Town : le spectaculaire épisode du 8 novembre
Le cas de Cape Town est très différent. Le 8 novembre 2015, des milliers de personnes découvrirent au-dessus de la ville une formation atmosphérique extrêmement spectaculaire. Les images montrant plusieurs formes ressemblant à des soucoupes volantes au-dessus de la Table Mountain se répandirent rapidement sur les réseaux sociaux. Le photographe Kyle Mijlof fut l'un des premiers à attirer l'attention internationale sur le phénomène. Il expliqua à Sky News qu'il se trouvait sur son scooter lorsqu'il remarqua les formations et s'arrêta pour prendre une photographie. Il indique que les formations avaient commencé à apparaître vers 15 heures et que sa photographie avait été prise environ trois heures plus tard, lorsque le phénomène était à son maximum.
Les images étaient effectivement extraordinaires.
Photo : Les nuages semblaient presque stationnaires au-dessus de la montagne et présentaient des contours très réguliers, donnant l'impression de plusieurs objets discoïdes superposés.
3. Mais ce n'étaient pas des OVNI
Dans le cas de Cape Town, nous disposons d'une explication météorologique extrêmement solide. Il s'agissait de nuages lenticulaires, également appelés Altocumulus lenticularis. Ces formations apparaissent lorsqu'un flux d'air stable rencontre un relief important. Dans le cas de Cape Town, la présence de Table Mountain, Signal Hill et des reliefs environnants constitue précisément le type de configuration favorable à leur formation. Lorsque l'air circule au-dessus du relief, il peut créer des ondes atmosphériques stationnaires. Si l'humidité et la température sont adéquates, de la condensation se produit dans certaines parties de ces ondes, donnant naissance à des formations en forme de lentille.
C'est ce qui explique leur aspect de « soucoupes ». Le météorologue de Sky News, Chris England, expliquait que ces nuages se forment au sommet d'ondes atmosphériques provoquées par le passage de l'air au-dessus des montagnes.
4. Un phénomène particulièrement trompeur
L'intérêt de l'épisode de Cape Town est justement qu'il montre à quel point une formation naturelle peut ressembler à une flotte d'OVNI. Les photographies donnaient l'impression de montrer plusieurs objets :
· Stationnaires ;
· Discoïdes ;
· Superposés ;
· Très nettement délimités ;
· Apparemment situés au-dessus de Table Mountain.
Mais les photographies prises sous différents angles et à différents moments ont permis de confirmer qu'il s'agissait bien d'une formation nuageuse. Africa Check a notamment retrouvé plusieurs publications Instagram du même jour montrant les formations sous différents angles. Cette convergence photographique est particulièrement intéressante : elle permet de reconstituer le phénomène et d'écarter l'hypothèse d'une simple manipulation photographique.
5. Une confusion intéressante dans les chronologies OVNI
Certaines chronologies consacrées aux OVNI sud-africains placent ensemble :
- Pietermaritzburg – novembre 2015
Et
- Cape Town – 28 novembre 2015.
Elles rapportent notamment qu'une « lumière verte » aurait été observée au-dessus de Long Street, à Cape Town, le 28 novembre, avec de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. Il faut donc ne pas confondre cette observation du 28 novembre avec les nuages lenticulaires du 8 novembre.
Nous avons potentiellement deux événements distincts à Cape Town :
- 8 novembre
Formation de nuages lenticulaires spectaculaire, abondamment photographiée et expliquée par la météorologie.
- 28 novembre
Signalements d'une lumière verte stationnaire ou suspendue au-dessus de Long Street, rapportés sur les réseaux sociaux.
Le second événement mériterait une recherche sur place, séparée dans la presse locale et les archives des réseaux sociaux, car les sources disponibles sont beaucoup moins détaillées.
CHRONOLOGIE DES CAS
Plusieurs habitants de Prestbury signalent une lumière ou un orbe orange dans le ciel. Le 22 novembre, Ian Carbutt photographie avec son téléphone portable ce qu'il décrit comme quatre orbes orange se déplaçant rapidement en file indienne au-dessus de Roberts Road, en direction de Greytown. La photographie est cependant de qualité insuffisante pour permettre une identification.
8 NOVEMBRE 2015 – CAPE TOWN, WESTERN CAPE – “UN FAUX OVNI” – AFRIQUE DU SUD
Une spectaculaire formation de nuages lenticulaires apparaît au-dessus de Table Mountain. Les formes ressemblent remarquablement à des soucoupes volantes et provoquent de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. Les météorologues identifient rapidement le phénomène comme une formation nuageuse naturelle liée aux ondes atmosphériques produites par les reliefs de Cape Town.
28 NOVEMBRE 2015 – CAPE TOWN – AFRIQUE DU SUD
Des témoignages diffusés sur les réseaux sociaux font état d'une lumière verte semblant suspendue au-dessus de Long Street. Les sources disponibles sont actuellement trop limitées pour déterminer la nature du phénomène.
Évaluation ufologique
Épisode | Évaluation | |
Prestbury / Pietermaritzburg | Témoignage intéressant, mais documentation limitée | |
22 novembre – Ian Carbutt | Intéressant en raison de la photographie et des quatre lumières | |
8 novembre – Cape Town | Phénomène naturel identifié : nuages lenticulaires | |
28 novembre – Cape Town | Signalement intéressant mais très peu documenté | |
Approfondissons ce cas : Novembre 2015 – Pietermaritzburg
Les quatre « orbes orange » de Clarendon
Le dossier de Pietermaritzburg apparaît dans plusieurs chronologies sud-africaines sous la forme d'une petite série d'observations réalisées en novembre 2015. Deux habitants du quartier de Prestbury, à Pietermaritzburg, auraient d'abord signalé avoir observé un orbe orange dans le ciel et auraient obtenu une photographie, mais celle-ci aurait été floue. Quelques jours plus tard, le 22 novembre 2015, une nouvelle observation, plus précise, est attribuée à Ian Carbutt. Celui-ci aurait photographié avec son téléphone portable le dernier de quatre lumières ou « orbes » orange, se déplaçant rapidement en file indienne au-dessus de Roberts Road, à Clarendon, en direction de Greytown.
Le témoignage de Carbutt présente plusieurs caractéristiques qui méritent d'être conservées dans votre étude :
- Quatre phénomènes lumineux ;
- Couleur orange ;
- Déplacement apparemment rapide ;
- Déplacement en file indienne ;
- Observation depuis une zone résidentielle de Pietermaritzburg ;
- Direction générale Clarendon → Greytown ;
- Photographie réalisée avec un téléphone portable.
La formation en file indienne constitue le détail le plus intéressant. Elle rapproche ce témoignage de la série de lumières orange observées en 2011 à Tierpoort, où plusieurs témoins avaient également décrit des groupes de lumières orange évoluant successivement dans le même axe. Les chronologies sud-africaines signalent d'ailleurs explicitement cette série de 2011 comme un précédent important. Il faut toutefois résister à la tentation de relier automatiquement les deux phénomènes : quatre ans séparent les observations et aucune donnée instrumentale ne permet d'établir une continuité.
Les observations de Prestbury
L'information concernant les deux habitants de Prestbury est particulièrement intéressante parce qu'elle indique que l'épisode de novembre ne reposerait pas uniquement sur le témoignage de Carbutt. Les sources parlent de deux résidents de Prestbury ayant remarqué un orbe orange et obtenu une photographie décrite comme floue. En revanche, je n'ai pas retrouvé leurs noms, l'heure exacte de l'observation, leur description individuelle du phénomène ni le cliché original. C'est une lacune importante.
Le 22 novembre : le témoignage d'Ian Carbutt
L'épisode du 22 novembre 2015 est celui qui présente la documentation la plus claire. Carbutt aurait vu quatre orbes orange traverser le ciel au-dessus de Roberts Road, dans le quartier de Clarendon. Il aurait réussi à photographier le dernier des quatre avec son téléphone. Le terme « orbe » est ici une description et non une identification. Nous ne savons pas si le témoin distinguait véritablement une forme circulaire ou s'il s'agissait simplement de la forme apparente d'une source lumineuse fortement défocalisée.
Que montre réellement la photographie ?
C'est malheureusement l'un des points sur lesquels la documentation disponible ne permet pas d'aller suffisamment loin. Les chronologies indiquent qu'une photographie a été prise, mais je n'ai pas retrouvé dans les sources accessibles :
- Le fichier original ;
- Une version haute résolution ;
- Les métadonnées EXIF ;
- L’heure exacte ;
- Les paramètres de prise de vue ;
- La focale ;
- La distance estimée ;
- Un élément fixe permettant une triangulation ;
- Une analyse photographique indépendante.
Par conséquent, la photographie doit être considérée comme une pièce documentaire attestant qu'une image a été prise, et non comme une preuve de la présence d'un engin inconnu.
Une piste intéressante : les observations orange de 2011
La comparaison avec 2011 mérite néanmoins un développement. En mai 2011, des lumières orange avaient été observées à Tierpoort et Krugersdorp. Le 11 mai, Dieter Grub décrivait notamment sept lumières orange silencieuses, suivant une trajectoire comparable, avec des intervalles réguliers. D'autres observations avaient suivi en mai et juin. Une astronome de l'South African Astronomical Observatory, Nicola Loaring, avait proposé en 2011 que les observations orange pouvaient très probablement correspondre à des météores. Elle expliquait que les météores peuvent apparaître orange, parfois verts, puis blancs lorsqu'ils se consument dans l'atmosphère. Cette hypothèse doit être prise au sérieux. Mais elle ne permet pas automatiquement d'expliquer le cas de Pietermaritzburg.
v Pourquoi ?
Parce que le récit de Carbutt parle de quatre lumières en file indienne, alors qu'un météore classique produit généralement une trajectoire très brève et rapide. Sans connaître la durée exacte de l'observation, l'angle parcouru et la hauteur apparente, il est impossible de faire une comparaison sérieuse.
Une autre hypothèse : des aéronefs
Il faut également envisager les aéronefs. Des avions observés de nuit peuvent présenter des lumières très différentes selon leur orientation, leurs feux de navigation et les conditions atmosphériques. Une formation de quatre lumières pourrait également correspondre à plusieurs aéronefs. Cependant, le témoignage tel qu'il est conservé ne fournit pas suffisamment de renseignements pour déterminer :
Si les lumières clignotaient ;
Si elles étaient espacées régulièrement ;
Si elles maintenaient exactement la même vitesse ;
Si elles se déplaçaient à altitude constante ;
Si elles étaient accompagnées d'un bruit ;
Ou si elles présentaient réellement une forme physique identifiable.
Ces informations seraient essentielles pour comparer sérieusement l'hypothèse aéronautique.
L'hypothèse des lanternes célestes
Une autre possibilité est celle des lanternes célestes. Elles peuvent produire précisément le genre de lumière qui conduit parfois à des signalements d'OVNI :
- Orange ou jaune ;
- Brillante ;
- Relativement stable ;
- Silencieuse ;
- Se déplaçant avec le vent ;
- Pouvant apparaître en groupes ;
- Donnant l'impression de flotter.
Mais là encore, nous ne disposons pas de suffisamment d'informations météorologiques et comportementales concernant le 22 novembre 2015 pour conclure.
Et Cape Town ?
Un autre événement à Cape Town le 28 novembre 2015, est à mentionner, avec des signalements sur les réseaux sociaux concernant une lumière verte semblant suspendue au-dessus de Long Street.
Cette dernière affaire reste beaucoup moins documentée.
Évaluation du cas de Pietermaritzburg
Je le classerais ainsi :
Élément | Évaluation |
Témoignage | Intéressant |
Témoins multiples | Oui, mais détails insuffisants |
Photographie | Oui, alléguée/rapportée |
Original photographique | Non retrouvé |
Vidéo | Non retrouvée |
Radar | Aucun élément retrouvé |
Enquête officielle | Non retrouvée |
Traces physiques | Aucune |
Explication astronomique | Possible |
Explication aéronautique | Possible |
Lanternes célestes | Possible |
Objet véritablement non identifié | Impossible à exclure sur la seule documentation disponible |
Preuve d'un engin extraterrestre | Aucune |
EN RESUME NOUS RETENONS :
NOVEMBRE 2015 – PIETERMARITZBURG, KWAZULU-NATAL : LES 4 ORBES ORANGE DE CLARENDON – AFRIQUE DU SUD
En novembre 2015, plusieurs habitants de Pietermaritzburg, dans le KwaZulu-Natal, rapportèrent des lumières inhabituelles dans le ciel. Deux résidents de Prestbury auraient notamment observé un orbe orange et tenté de le photographier, mais le cliché obtenu aurait été flou. Le 22 novembre, une observation plus précise fut attribuée au photographe local Ian Carbutt. Depuis le secteur de Clarendon, celui-ci aurait aperçu quatre lumières orange traversant rapidement le ciel au-dessus de Roberts Road, en direction de Greytown. Les quatre phénomènes semblaient évoluer en file indienne. Carbutt aurait réussi à photographier le dernier avec son téléphone portable. L'affaire présente une certaine similitude avec les séries de lumières orange observées dans la région de Pretoria et de Krugersdorp en 2011. Toutefois, aucune relation entre les deux épisodes n'est démontrée. La photographie originale de Carbutt, les données EXIF, l'heure exacte de l'observation et les conditions météorologiques n'ont pas été retrouvées dans les sources accessibles. Aucune donnée radar ou enquête instrumentale connue ne vient compléter le témoignage. Le phénomène demeure donc non identifié, sans que cette absence d'identification puisse être interprétée comme une preuve d'origine extraordinaire.
Dans le cas de Pietermaritzburg, aucune donnée radar, aucune mesure de distance ou d'altitude et aucune enquête instrumentale connue ne permettent de transformer le témoignage en preuve d'un objet extraordinaire. L'hypothèse d'aéronefs, de météores ou de lanternes célestes demeure envisageable. Le cas conserve néanmoins un intérêt historique en raison de la répétition des observations dans la même région au cours du mois et surtout de l'existence d'une photographie contemporaine.
Il s'agit donc d'un cas de phénomène aérien non identifié au sens strict : le phénomène a été observé, mais sa nature demeure indéterminée.
Un élément nouveau concernant Ian Carbutt, l’auteur de la photographie disparue d’internet
J'ai pu confirmer indépendamment qu'Ian Carbutt était bien photographe professionnel à Pietermaritzburg et travaillait pour la presse locale. Son nom apparaît notamment comme photographe dans The Witness et News24 à cette période. Cela ne prouve évidemment pas la nature de ce qu'il a photographié le 22 novembre 2015, mais c'est intéressant pour l'évaluation du témoin : il ne s'agit pas d'un nom apparu uniquement dans une compilation ufologique. Plus intéressant encore, un document officiel de la municipalité de Msunduzi mentionne un Ian Craig Carbutt à Pietermaritzburg.
Une autre découverte importante : les sources se recopient
J'ai également constaté que plusieurs sites aujourd'hui accessibles reprennent pratiquement mot pour mot la même chronologie concernant Pietermaritzburg. Cela signifie qu'il faut être prudent avec le nombre de « sources » que l'on pourrait être tenté de citer. Trois sites qui racontent la même histoire ne constituent pas trois témoignages indépendants.
Une précision géographique intéressante
La recherche confirme également l'existence de Roberts Road à Clarendon, Pietermaritzburg. Les documents municipaux de Msunduzi recensent notamment plusieurs propriétés situées sur Roberts Road. Cela permet de considérer comme cohérente la localisation donnée dans la chronologie :
Roberts Road → Clarendon → Pietermaritzburg → direction de Greytown.
Source de l’analyse : https://news.sky.com/story/ufo-clouds-captured-hovering-over-cape-town-10340129
https://handwiki.org/wiki/Unsolved%3AUFO_sightings_in_South_Africa
https://www.liputan6.com/global/read/2361690/misteri-awan-ufo-hebokan-penduduk-afrika-selatan
12 DECEMBRE 2016 - AU LARGE DE JEFFREY-BAY 21 H 30
Le mystérieux objet vert observé par l'équipage d'un Boeing 737 - Une observation depuis un avion de ligne
Le 12 décembre 2016, vers 21 h 30, un Boeing 737 cargo effectuait un vol entre Cape Town International Airport et Port Elizabeth International Airport. Alors que l'appareil suivait une route vers l'est, il se trouvait à environ 10 milles nautiques au large de Jeffreys Bay, dans la province du Cap-Oriental. C'est à ce moment que le commandant de bord et le copilote aperçurent un phénomène lumineux inhabituel. Leur attention fut attirée par un objet lumineux de couleur verte, qui semblait monter à proximité immédiate de leur avion. Selon le communiqué officiel du NSRI, l'objet serait passé devant ou à proximité du cockpit, puis aurait continué à monter jusqu'à atteindre une couche nuageuse située environ 1 000 pieds (300 mètres) au-dessus de l'avion. Mais l'observation ne s'arrêta pas là.
Après avoir atteint cette altitude apparente, le phénomène aurait changé de comportement. Il aurait fait demi-tour et serait redescendu à grande vitesse, repassant devant le cockpit. La séquence peut donc être schématisée ainsi :
- Apparition → montée → passage au voisinage du Boeing → ascension d'environ 300 m au-dessus de l'appareil → changement de direction → descente rapide → disparition.
C'est précisément cette trajectoire qui a rendu l'observation particulièrement intrigante. Le communiqué du NSRI ne décrit pas simplement une lumière apparaissant brièvement dans le ciel : il parle d'un phénomène qui semblait posséder une trajectoire ascendante puis descendante, avec un changement de direction.
Nous ne sommes pas face à un témoignage isolé. Le commandant de bord et le copilote auraient tous deux vu le phénomène. Cela réduit considérablement la possibilité d'une simple erreur individuelle de perception, même si cela ne permet évidemment pas d'identifier l'objet. Les deux hommes étaient également dans un environnement particulièrement favorable à l'observation d'un phénomène aérien :
- Altitude de croisière ;
- Visibilité dégagée vers l'extérieur ;
- Environnement nocturne ;
- Absence de pollution lumineuse importante au-dessus de l'océan ;
- Possibilité de comparer le phénomène avec la position et les mouvements de leur propre avion.
L'affaire devient encore plus intéressante parce que les pilotes n'ont pas simplement raconté leur observation après le vol. Ils l'ont signalée au contrôle aérien de Port Elizabeth. Les contrôleurs ont alors demandé l'intervention du NSRI, le service sud-africain de recherche et de sauvetage en mer. L'objectif était très concret : déterminer si ce que les pilotes avaient vu pouvait correspondre à un avion, un bateau ou un autre engin en difficulté. C'est un élément essentiel dans l'évaluation du dossier.
Nous avons donc une chaîne :
Équipage du Boeing → contrôle aérien → NSRI → recherche maritime.
Le NSRI lance une recherche L'équipe du NSRI de Jeffreys Bay fut alertée. Le phénomène avait été observé en mer, à environ 10 milles nautiques de la côte. Les sauveteurs ont donc surveillé la zone pendant la nuit afin de déterminer si un navire ou un aéronef pouvait être en difficulté. Mais rien ne fut découvert. Le NSRI rapporte notamment :
- Aucune nouvelle observation du phénomène ;
- Aucun appel de détresse ;
- Aucun aéronef porté disparu ;
- Aucun bateau porté disparu ;
- Aucune personne signalée en difficulté.
La surveillance fut maintenue durant la nuit.
COPIE DE L’ORIGINAL DU COMMUNIQUE DU NSRI (https://www.nsri.org.za/2016/12/incidents-at-sedgefield-plettenberg-bay-jeffreys-bay/) JEFFREYS BAY : Lundi 12 décembre, vers 21h30, la station NSRI de Port Elizabeth a été sollicitée par le contrôle aérien pour enquêter sur l'observation d'un objet volant non identifié. Le commandant et le copilote d'un Boeing 737 cargo, effectuant la liaison entre l'aéroport international du Cap et l'aéroport international de Port Elizabeth, ont signalé avoir aperçu un objet apparemment vert prenant de l'altitude, passant devant le cockpit de leur appareil jusqu'à environ 300 mètres d'altitude dans les nuages, avant de redescendre à grande vitesse vers le sol, toujours devant le cockpit. L'observation a été signalée au contrôle aérien de l'aéroport international de Port Elizabeth, qui a sollicité l'assistance de la NSRI afin d'évaluer la possibilité qu'un aéronef soit en difficulté. La station NSRI de Jeffreys Bay a été alertée et, malgré une surveillance continue durant la nuit, l'objet vert n'a pas été revu depuis. Aucun signalement de disparition ou de retard d'aéronef ou d'appareil n'a été reçu. L'incident s'est produit à environ 10 milles nautiques au large de Jeffreys Bay, à une altitude de 1 000 mètres. On a d'abord pensé qu'il s'agissait peut-être d'une fusée éclairante verte à parachute de 300 mètres (1 000 pieds), mais cette hypothèse a été écartée car une telle fusée ne peut atteindre cette altitude. Aucun autre signalement n'a été reçu et l'incident reste un mystère. POUR SIGNALER UNE URGENCE EN MER, COMPOSEZ LE 112 DEPUIS UN TÉLÉPHONE PORTABLE |
L'hypothèse de la fusée éclairante
La première hypothèse envisagée semble avoir été celle d'une fusée éclairante verte à parachute. Cette hypothèse était parfaitement logique. Une fusée éclairante peut produire une lumière extrêmement brillante, colorée, visible à grande distance, et son déplacement apparent peut être très difficile à interpréter depuis un avion. Mais cette explication fut finalement écartée par le NSRI.
Pourquoi ? Parce que la hauteur apparente du phénomène posait problème. Le communiqué indique que l'objet aurait atteint environ 1 000 pieds au-dessus de l'avion, alors que la fusée éclairante envisagée était donnée comme ne pouvant atteindre cette altitude. Il faut toutefois apporter ici une nuance importante : la hauteur du phénomène n'a pas été mesurée instrumentalement. Il s'agit d'une estimation fondée sur l'observation depuis le cockpit. Ainsi, « la fusée éclairante a été écartée » est exact pour le récit du NSRI, mais il serait plus prudent scientifiquement d'écrire : « L'hypothèse d'une fusée éclairante fut envisagée puis considérée comme incompatible avec l'altitude apparente du phénomène. »
Le NSRI donne une indication géographique relativement précise :
- Environ 10 milles nautiques au large de Jeffreys Bay.
Cela correspond à environ 18,5 kilomètres de la côte.
L'événement se déroule donc au-dessus de l'océan Indien, et non au-dessus de la ville elle-même. Jeffreys Bay se situe dans le Cap-Oriental, à environ 75 km au sud-ouest de Port Elizabeth — aujourd'hui Gqeberha. Cette précision est intéressante car elle élimine plusieurs explications terrestres immédiates.
Ce que les pilotes ont réellement vu
Il faut être très prudent avec les descriptions. Les sources disponibles ne parlent pas d'une « soucoupe », d'un disque métallique ou d'un engin comportant des détails structurels. La description primaire du NSRI est beaucoup plus sobre :
- Un objet vert lumineux.
- Nous ne disposons pas, dans le communiqué du NSRI, de description détaillée de :
- Sa forme ;
- Sa taille ;
- Sa surface ;
- Ses contours ;
- Son degré de luminosité ;
- La présence éventuelle d'un halo ;
- Sa distance exacte par rapport à l'avion.
C'est pourquoi il vaut mieux parler dans ce dossier de « phénomène lumineux vert » plutôt que « d'engin ». Il existe également un élément particulièrement important : aucun autre témoin au sol. Le NSRI précise qu'après l'alerte :
Aucune nouvelle observation n'a été reçue.
Cela signifie qu'aucun témoin maritime ou terrestre connu n'est venu confirmer l'observation. C'est une faiblesse du dossier. Nous avons donc :
- Témoins directs : au nombre de 2 – commandant + copilote
- Témoins indirects : contrôle aérien, qui reçoit le signalement mais ne voit pas nécessairement le phénomène.
- Témoins de confirmation : aucun identifié.
- Recherche sur zone - oui – NSRI.
- Résultat : aucun navire ou aéronef en difficulté retrouvé.
Une question essentielle : le radar
C'est probablement le principal élément manquant. Je n'ai pas trouvé de document public permettant d'établir que le phénomène a été détecté au radar. Il faut donc éviter d'écrire que « le radar a confirmé l'OVNI ». Nous pouvons seulement dire : « L'observation fut immédiatement signalée au contrôle aérien de Port Elizabeth, mais aucune donnée radar publique confirmant un objet distinct n'a été retrouvée. »
Cette distinction est importante.
L'observation n'a pas été reconstruite des années plus tard. Le NSRI a publié son communiqué le 13 décembre 2016, soit le lendemain de l'événement. News24 a également publié son article le 13 décembre 2016, sous le titre :« UFO spotted 1 000 feet in sky before hurtling towards earth – NSRI ». Cette contemporanéité est un avantage documentaire important. Elle limite le risque de déformation du récit par la mémoire ou par les réécritures ufologiques ultérieures.
Le média régional Algoa FM a également publié le 13 décembre 2016 un article consacré à l'affaire, reprenant les informations du NSRI. Le St Francis Today, publication locale de la région, a repris à son tour le communiqué le 14 décembre. Enfin, le récit fut repris par plusieurs médias nationaux et internationaux, notamment The Citizen et International Business Times. Il faut cependant noter que ces articles ne constituent pas plusieurs témoignages indépendants : ils reprennent essentiellement tous le communiqué du NSRI.
.
Pourquoi ce cas est intéressant ? C’est Parce qu'il réunit plusieurs critères :
- Deux témoins qualifiés ;
- Un équipage aéronautique professionnel ;
- Observation depuis un avion en vol ;
- Signalement immédiat au contrôle aérien ;
- Intervention d'un organisme officiel de secours ;
- Recherche maritime ;
- Absence de navire ou d'aéronef en détresse ;
- Aucune explication définitive ;
- Documentation contemporaine.
Ce n'est donc pas simplement une histoire racontée des années après les faits.
Mais attention à une erreur fréquente Le titre de News24 parle d'un objet aperçu « 1 000 feet in sky » et les reprises ultérieures ont parfois transformé cela en : « l'OVNI volait à 1 000 pieds ». Ce n'est pas exactement ce que dit le communiqué. En effet le NSRI indique que le phénomène est monté jusqu'à environ 1 000 pieds au-dessus de l'avion. La différence est considérable.
Si l'avion volait par exemple à plusieurs milliers de pieds d'altitude, l'objet se trouvait évidemment beaucoup plus haut que 1 000 pieds au-dessus du niveau de la mer. Il faut donc écrire : « Le phénomène aurait atteint une altitude apparente d'environ 300 mètres au-dessus du Boeing. »
Sources : Communiqué du NSRI du 13 décembre 2016, qui constitue la source la plus importante, puis l'article contemporain de News24.
- LE COMMUNIQUE DU NSRI : https://www.nsri.org.za/2016/12/incidents-at-sedgefield-plettenberg-bay-jeffreys-bay/
- https://www.algoafm.co.za/local/ufo-spotted-in-j-bay
2024 – MULBARTON JHB SU – MEYERTON – SERIE D’OBSERVATION – AFRIQUE DU SUD
2024 – LE GAUTENG FACE À UNE NOUVELLE SÉRIE DE PHÉNOMÈNES AÉRIENS
1. Le point de départ : Meyerton, 25 janvier 2024
Le premier cas particulièrement intéressant est enregistré à Meyerton, au sud de Johannesburg, le 25 janvier 2024. La base de données UFO Hunters le décrit comme un phénomène de forme « orb-like », c'est-à-dire ressemblant à un orbe, avec une durée exceptionnellement longue de deux heures. Cette durée mérite d'être soulignée. Un phénomène observé pendant deux heures ne ressemble pas au profil habituel :
- D’un météore ;
- D’une rentrée atmosphérique ;
- D’un éclair ;
- Ou d'un avion traversant rapidement le champ de vision.
Mais deux heures ne signifient évidemment pas deux heures de mouvement continu d'un objet. Cela pourrait correspondre à une lumière ou une source observée périodiquement, à un objet stationnaire apparent, à un astre très brillant ou à plusieurs phénomènes successifs interprétés comme un seul. Malheureusement, la fiche accessible aujourd'hui ne fournit pas les détails indispensables : heure exacte, couleur, direction, altitude apparente, nombre de témoins ou photographie. Un élément très important apparaît toutefois dans les archives Meyerton n'est pas un lieu où un seul témoignage OVNI est apparu en 2024. Une observation beaucoup plus ancienne, enregistrée en février 2022, décrit déjà des phénomènes lumineux fréquents dans cette même région. Deux témoins affirmaient observer des lumières qui apparaissaient parfois stationnaires, clignotaient, disparaissaient puis semblaient réapparaître ailleurs. Le témoin expliquait que ces manifestations se produisaient depuis plusieurs mois et pouvaient provenir de différentes directions.
Autrement dit : Meyerton possédait déjà un historique de signalements de lumières inhabituelles avant 2024. C'est un élément que je trouve particulièrement intéressant pour votre livre.
2. 19 janvier 2024 – Randburg : un autre phénomène dans le ciel du Gauteng
Quelques jours avant le signalement de Meyerton, un phénomène avait été rapporté à Randburg, dans l'agglomération de Johannesburg. Le 19 janvier 2024 à 14 h 13, un témoin observait le ciel depuis son jardin. Il décrit une lumière blanche semblant se déplacer extrêmement lentement. L'objet était visible pendant environ dix minutes. Le témoin, habitué à observer les satellites et les objets célestes, estime qu'il ne s'agissait pas d'un satellite parce que son déplacement lui paraissait beaucoup trop lent. Il évoque également une lumière qui semblait être produite par la réflexion du Soleil. Mais le détail qui l'a surtout intrigué est qu'une autre lumière aurait traversé rapidement le champ de vision vers la fin de l'observation.
Le témoin lui-même envisageait l'hypothèse de débris spatiaux. C'est un cas intéressant mais beaucoup moins spectaculaire que certaines présentations ufologiques ultérieures.
3. 11 mars 2024 – Pretoria
Le 11 mars 2024, à 18 h 47, un autre signalement est enregistré à Pretoria. Le témoin décrit :
- Un objet bleu ;
- Environ 3 mètres, selon son estimation ;
- À environ 300 mètres ;
- Se déplaçant à environ 60 km/h ;
- Pendant environ 50 secondes ;
- Sans lumière apparente ;
- Sans bruit.
- La forme est classée simplement « Other ».
Et surtout, la fiche de la base de données donne explicitement :
- Balloon – Possible - comme explication possible. Ce cas doit donc être conservé, mais avec une réserve importante : la source elle-même envisage une explication conventionnelle.
4. 16 mars 2024 – MULBARTON, Johannesburg South
Le 16 mars 2024, une observation est enregistrée à : Mulbarton – Johannesburg South La base UFO Hunters la décrit comme : « peculiar bright light » — une lumière brillante inhabituelle. La durée rapportée est extrêmement courte : 3 à 4 secondes.
C'est un point capital. Nous sommes donc devant un phénomène complètement différent de Meyerton :
Meyerton | Mulbarton |
25 janvier | 16 mars |
Orbe | Lumière brillante |
≈ 2 heures | 3–4 secondes |
Témoignage peu détaillé | Témoignage très bref |
Sud du Gauteng | Johannesburg South |
Cela ne ressemble pas spontanément à la même manifestation.
5. Pourquoi Mulbarton est néanmoins intéressant
Mulbarton est situé dans le sud de Johannesburg, dans une zone résidentielle vallonnée. Une observation de seulement trois ou quatre secondes pose un problème classique de l'ufologie : la durée est trop courte pour permettre une identification fiable. Un éclair lumineux de quelques secondes peut correspondre à une multitude de choses :
- Météore très bref ;
- Satellite produisant un flash ;
- Réflexion solaire sur un satellite ou un débris ;
- Avion vu dans une configuration particulière ;
- Lumière au sol ;
- Phénomène atmosphérique ;
- Objet réellement inconnu.
Sans direction, altitude angulaire, couleur et trajectoire, il est impossible de trancher. Mais il constitue néanmoins une donnée chronologique intéressante.
6. Un autre cas du Gauteng : Randburg, 31 août 2024
La série ne s'arrête pas au premier trimestre. Le 31 août 2024, à 00 h 30, quatre personnes se trouvaient dans un jardin à Randburg, Johannesburg. Le mari de la témoin remarqua trois objets lumineux dans le ciel. Les quatre personnes auraient observé les phénomènes. La fiche indique :
- 3 objets ;
- Couleur décrite comme bleu-vert ;
- Observation pendant 15 à 20 minutes ;
- Objets semblant parfois stationnaires ;
- Disparition pendant quelques minutes ;
- Puis réapparition ;
- Photographies prises.
C'est beaucoup plus intéressant du point de vue documentaire que Mulbarton.
Pourquoi ? - Parce que nous avons : 4 témoins et des photographies alléguées. La fiche indique même une forme classée cylindrique.
7. Le détail particulièrement intéressant de Randburg
Les témoins disent que les trois objets :
- Restaient relativement stables ;
- Disparaissaient ;
- Réapparaissaient ;
- Pouvaient rester visibles plusieurs minutes.
-
Cette caractéristique peut naturellement donner une impression de comportement extraordinaire. Mais plusieurs explications doivent être envisagées avant de parler de phénomène aérien anormal :
1. Satellites
Certains satellites peuvent devenir invisibles puis réapparaître selon leur orientation et les conditions d'éclairage.
2. Avions
3. Nuages
Une source lumineuse située derrière une couche nuageuse peut disparaître puis réapparaître.
.
La photographie originale serait donc extrêmement utile.
8. Une concentration géographique qui surprend
Lorsque l'on rassemble les cas documentés, on obtient une image intéressante :
Janvier
Randburg – 19 janvier
Meyerton – 25 janvier
Mars
Pretoria – 11 mars
Mulbarton – 16 mars
Août
Randburg – 31 août
Nous avons donc au moins cinq signalements distincts dans le Gauteng au cours de 2024 dans cette base documentaire, dont deux dans la région de Johannesburg et un à Meyerton. Cela justifie à mon avis l'expression : « série de signalements dans le Gauteng en 2024 » mais pas encore : « vague d'OVNI du Gauteng » car ce dernier terme suppose une concentration statistique beaucoup mieux établie.
9. Il existe cependant un contexte sud-africain plus large
Le phénomène n'est pas limité au Gauteng. La base sud-africaine fait apparaître plusieurs autres observations en 2024 :
- Marble Hall – 11 janvier : objet rond ;
- False Bay – 2 mars : phénomène décrit comme une ligne verticale ;
- Graaff-Reinet – 4 mai : plusieurs signalements le même jour concernant un objet cylindrique ;
- Randburg – 31 août ;
- Middelburg – 18 septembre ;
- Durban – 24 septembre ;
- Velddrif – 21 octobre ;
- Betty's Bay – décembre ;
- Greytown – 30 décembre.
La carte 2024 est donc beaucoup plus vaste que Johannesburg.
Un élément mérite particulièrement votre attention. Le 4 mai 2024, la base recense quatre entrées distinctes à Graaff-Reinet, dans le Cap-Oriental, toutes décrites comme des objets cylindriques. Il pourrait s'agir :
- De plusieurs témoins indépendants ;
- D’une même observation enregistrée plusieurs fois ;
- Ou de doublons dans la base.
Il faut donc ne surtout pas compter automatiquement ces quatre entrées comme quatre événements différents. C'est exactement le type de problème statistique qui peut artificiellement créer une impression de « vague ».
En décembre, deux séries de signalements apparaissent dans les sources.
Betty's Bay – 27 décembre
Huit témoins auraient observé pendant plusieurs heures des lumières blanches se déplaçant selon une trajectoire décrite comme irrégulière. Le témoin indique que le phénomène se serait répété pendant quatre jours.
Greytown – 30 décembre
Un témoin rapporte avoir filmé une lumière blanche sphérique se déplaçant dans le ciel. Deux autres lumières auraient également été visibles, mais non enregistrées. Ces deux affaires sont éloignées géographiquement de Johannesburg, mais montrent que la fin de 2024 a connu plusieurs signalements de lumières/orbes en Afrique du Sud.
Ce que je trouve particulièrement intéressant : Meyerton avait déjà une histoire C'est peut-être le résultat le plus important de cette recherche. Le cas de Meyerton 2024 n'est pas isolé dans le temps. En 2022, deux personnes de Meyerton avaient déjà décrit des phénomènes lumineux récurrents. Le témoignage parle de lumières :
- Apparaissant régulièrement ;
- Restant parfois stationnaires ;
- Clignotant ;
- Disparaissant ;
- Réapparaissant ;
- Changeant parfois de direction.
Le témoin affirmait que ces phénomènes étaient observés depuis plusieurs mois. Cela suggère que, dans cette région, une partie des signalements pourrait relever d'un phénomène récurrent plutôt que d'une apparition exceptionnelle en 2024.
Une autre difficulté : le biais des bases de données
Les bases comme UFO Hunters et NUFORC ne constituent pas un recensement exhaustif des observations sud-africaines. Elles dépendent des personnes qui décident de déposer un témoignage. Or, en 2024, les réseaux sociaux ont considérablement augmenté la probabilité qu'un témoin puisse publier rapidement une observation. Une hausse des signalements peut donc provenir de :
v Plus d'observations réelles
Mais aussi de :
v Plus de personnes qui signalent ce qu'elles voient.
Ou encore :
v Plus de personnes qui connaissent l'existence des bases ufologiques.
C'est pourquoi il faut être prudent avec toute affirmation statistique.
Mon classement récences ici des cas 2024 du Gauteng
Cas | Intérêt documentaire | Commentaire |
Meyerton – 25 janvier | ★★★★☆ | Durée annoncée de 2 h, mais documentation pauvre |
Randburg – 19 janvier | ★★★☆☆ | Observation de 10 min, phénomène lumineux |
Pretoria – 11 mars | ★★★☆☆ | Objet bleu, 50 s, ballon envisagé |
Mulbarton – 16 mars | ★★★☆☆ | Lumière brillante, mais seulement 3–4 s |
Randburg – 31 août | ★★★★☆ | 4 témoins + 3 lumières + photographies alléguées |
Graaff-Reinet – 4 mai | ★★★★☆ | Plusieurs entrées le même jour, à vérifier |
Middelburg – 18 septembre | ★★★☆☆ | Triangle jaune, mais témoignage tardif |
Fin décembre | ★★★★☆ | Plusieurs signalements d'orbes/lumières |
Chapitre XII - 4
02 - ALGERIE
L’ALGERIE ET LES OVNIs
Le sujet des OVNIs (Objets Volants Non Identifiés) en Algérie est fascinant car il se situe à la croisée de plusieurs chemins : les mystères archéologiques du Sahara, les récits historiques militaires et la gestion stricte de l'espace aérien. Contrairement à des pays comme la France ou les États-Unis, l'Algérie ne possède pas d'organisme gouvernemental public dédié à l'étude des phénomènes aérospatiaux non identifiés.
Voici ce qu'il faut dire et comprendre sur le "problème" des OVNIs en Algérie, divisé en quatre axes principaux :
1. Les mystères du Tassili n'Ajjer et les "Anciens Astronautes"
L'Algérie abrite l'un des sites les plus célèbres au monde pour les partisans de la théorie des anciens astronautes. Dans le désert du Sahara, le plateau du Tassili n'Ajjer regorge de peintures rupestres vieilles de 8 000 à 10 000 ans. Certaines fresques, comme celle du "Grand dieu aux Orantes" ou d'autres figures dotées de ce qui ressemble à des casques sphériques, sont souvent interprétées par les ufologues comme des représentations d'extraterrestres. Une autre peinture montrant un étrange disque rouge au-dessus d'animaux en fuite alimente également les débats sur de possibles rencontres extraterrestres dans l'Antiquité. Les scientifiques et archéologues, en revanche, y voient des représentations de chamans, de divinités ou des scènes de rituels spirituels propres aux populations néolithiques.
2. Les observations historiques et militaires
L'histoire de l'Algérie, marquée par une forte présence militaire et des conflits, a généré plusieurs rapports d'observations d'OVNIs qui se retrouvent aujourd'hui dans des archives étrangères. L'organisme français GEIPAN conserve par exemple dans ses archives des dossiers d'observations sur le territoire algérien, comme le cas de Mers-El-Kébir en août 1954. De plus, en mars 1958 en pleine guerre d'Algérie, un légionnaire d'un camp à Bouamama aurait observé un objet gigantesque, silencieux et lumineux.
Aujourd'hui, l'Armée Nationale Populaire (ANP) possède une défense aérienne très sophistiquée, ayant par exemple renouvelé sa flotte avec des satellites espions chinois comme l'Alsat-3A. Par conséquent, de nombreux "OVNIs" modernes aperçus dans le ciel algérien sont souvent en réalité des drones militaires, des technologies classifiées ou des aéronefs étrangers surveillant les frontières.
3. Les vagues d'observations récentes et les illusions d'optique
Régulièrement, des corps lumineux mystérieux traversent le ciel algérien et sèment la perplexité sur les réseaux sociaux, comme ce fut le cas lors d'une vague d'observations rapportée en juillet 2023. Très souvent, le mystère est rapidement élucidé par les experts : il s'agit de passages de satellites (comme les trains de satellites Starlink), de météores ou de drones civils. Parallèlement, une forme ressemblant à une soucoupe volante a été repérée sur Google Maps près de Bordj Omar Driss, créant un véritable buzz sur internet avant d'être identifiée comme une simple formation géologique du désert. Les observations signalées sur les réseaux sociaux sont pour la plupart identifiables et le souci est qu’il y a aussi de nombreux canulars ! Une enquête est alors indispensable pour retenir ces cas.
4. La position du Gouvernement et de l'ASAL
L'Agence Spatiale Algérienne (ASAL), créée en 2002, est chargée de la politique spatiale nationale et de l'observation de la Terre. Toutefois, à la différence du CNES en France qui finance un bureau dédié aux OVNIs, l'ASAL n'a pas de département public d'investigation ufologique.
L'approche de l'État algérien face aux phénomènes aériens non identifiés relève exclusivement de la sécurité nationale. Dans l'espace aérien algérien, vaste et stratégique, tout objet volant non identifié est immédiatement considéré comme une potentielle intrusion (drone de renseignement, avion espion, contrebande ou menace terroriste) plutôt que comme un sujet d'étude scientifique ou exobiologique. C'est pourquoi la transparence publique sur ces phénomènes y est presque inexistante.
**En résumé : ** Si l'Algérie nourrit l'imaginaire ufologique mondial grâce aux fascinantes énigmes rupestres du Tassili, le "problème" contemporain des OVNIs y est surtout traité sous l'angle rationnel de l'astronomie et de la géopolitique de la sécurité aérienne.
Selon les bases de données UFOCAT / CUFOS (et il y a de nombreuses bases de données de cas à travers le monde) l'Algérie compte 268 rapports recensés, mais ces catalogues ne sont que des listes d’observations en une ligne. Aucune description. Ce serait peu intéressant de les publier ici. Nous avons repris dans notre catalogue la majorité des cas connus, certains que nous avons étudiés et commentés.
1914 – ÉTÉ – BLIDA - ALGERIE
Durant l’été 1914 à Blida, Voici le récit d'un ancien soldat français. Installé à la campagne, il rentrait chez lui après avoir irrigué ses champs. Soudain, un engin sphérique, lumineux et incandescent, descendit silencieusement à proximité. Le témoin se cacha rapidement dans les buissons. Il vit alors plusieurs silhouettes émerger de l'engin qui venait de se poser.
Chaque silhouette portait un casque étrange et une combinaison moulante tout aussi étrange. Chacune semblait concentrée sur un endroit précis. Après quelques minutes, elles regagnèrent aussitôt l'engin lumineux, qui s'éleva dans les airs et disparut.
https://www.ufoinsight.com/ufos/close-encounters/algerian-war-ufo-foreign-legion
SELON ALBERT ROSALES :
Albert Rosales, chercheur américain, spécialiste mondial des cas avec Humanoïdes, rapporte qu'à Blida, en Algérie, durant l'été 1914, une nuit, « juste avant la déclaration de guerre (Première Guerre mondiale), un colon français rentrait des champs après avoir ouvert les vannes d'irrigation lorsqu'il vit une grande sphère lumineuse survoler les champs puis se poser silencieusement à quelques mètres de chez lui. Effrayé, le témoin se cacha rapidement derrière une haie et put voir plusieurs silhouettes sortir de la sphère. Ces silhouettes portaient des casques et des combinaisons claires. Elles se dispersèrent dans le champ en se déplaçant très rapidement, semblant prélever des échantillons de sol. Après quelques minutes, les silhouettes regagnèrent la sphère qui avait atterri, laquelle redécolla et disparut rapidement. Le lendemain, d'autres agriculteurs des environs racontèrent avoir vu une sphère lumineuse survoler les champs la nuit précédente. »
Albert Rosales indique que la source est "Le Forum De L'Ufologie, France".
Malheureusement, je n'ai trouvé aucune trace d'un quelconque forum d'ufologie en ligne intitulé « Le Forum de l'Ufologie », ni aucune trace du rapport sur le web ; il a probablement disparu.
Ce rapport est certes très étrange, mais sa crédibilité est nulle ; il s'agit clairement d'une simple histoire circulant sur Internet, et aucune autre source n'en parle.
Sources : https://ufologie.patrickgross.org/ce3/1914-algeria-blida.htm
« Rapports d'observations d'humanoïdes de 1910 à 1919 », compilés par Albert Rosales, vers 2004, sur www.ufoinfo.com/humanoid/humanoid1910.shtml
AVRIL 1942 — FORT QUALLEN, SAHARA ALGÉRIEN
« Le mystérieux objet métallique immobile »
ICI PAGE 02 ACCEDEZ DIRECTEMENT A LA VERSION PDF, 1200 PAGES ET NOMBREUSES PHOTOS
https://ovnietuapinfo.com/wp-content/uploads/2026/10/LES-OVNIs-SUR-LE-CONTINENT-AFRICAIN-V-2026.pdf

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire