mardi 15 septembre 2026

OVNI EN R.D. CONGO - ENVI. 29 MARS 1952 — ELISABETHVILLE — MINES D'URANIUM — LE CAS CIA

Ovni en rdc

ENVI. 29 MARS 1952 — ELISABETHVILLE (aujourd'hui LUBUMBASHI) — MINES D'URANIUM — LE CAS CIA

29 MARS 1952 — ÉLISABETHVILLE

Les mystérieux disques des mines d’uranium du Congo belge - Une des grandes affaires OVNI de l'Afrique coloniale

Au début de l'année 1952, alors que la « question des soucoupes volantes » commence à prendre une dimension internationale, un récit particulièrement spectaculaire apparaît dans la presse européenne : deux objets lumineux auraient été observés au-dessus des mines d'uranium du Congo belge, dans la région d'Élisabethville, l'actuelle Lubumbashi.

Selon le récit publié par le quotidien viennois Die Presse le 29 mars 1952, les objets auraient effectué des manœuvres inhabituelles, se seraient maintenus stationnaires, puis seraient partis en zigzag. Un pilote identifié seulement sous le nom de commandant Pierre aurait décollé de l'aérodrome d'Élisabethville à bord d'un avion de chasse et aurait tenté de les intercepter.

Il affirme s'être approché à environ 120 mètres de l'un des objets.

La description qu'il en aurait alors donnée est extrêmement détaillée : disque de 12 à 15 mètres de diamètre, aspect métallique comparable à l'aluminium, noyau central immobile, protubérance centrale, ouvertures périphériques et bord extérieur entouré de ce qui ressemblait à des flammes.

L'affaire devient encore plus intéressante lorsqu'on découvre que le récit fut ensuite enregistré par le Central Intelligence Agency, dans un document déclassifié portant la référence 00-W-23602, sous la rubrique « Military; Scientific – Air ». La CIA précise toutefois sans ambiguïté : « THIS IS UNEVALUATED INFORMATION ».

1. Une affaire liée aux mines d'uranium

Le contexte géographique et stratégique mérite d'être souligné. Le récit situe les observations dans la région d'Élisabethville, au cœur du Katanga, alors partie du Congo belge. Cette région était l'un des grands centres miniers du territoire et l'exploitation de l'uranium y revêtait une importance exceptionnelle au début des années 1950. La présence d'uranium donne immédiatement à l'affaire une dimension particulière. Nous sommes seulement quelques années après Hiroshima et Nagasaki, dans une période où les États-Unis et leurs alliés accordent une importance considérable aux ressources uranifères africaines. Le dossier est donc particulièrement susceptible d'attirer l'attention des services de renseignement. Et c'est précisément ce que nous constatons : quelques mois après la publication dans Die Presse, l'information est intégrée à la documentation de la CIA. Il faut cependant éviter une déduction trop facile : la présence d'une mine d'uranium n'est pas une preuve que les objets étaient intéressés par cette ressource. Cette interprétation appartient aux spéculations ultérieures.

Le document CIA indique : DATE PUBLISHED : 29 Mar 1952 et non : DATE OF OBSERVATION : 29 Mar 1952. Le texte original commence par : « Recently, two fiery disks were sighted... » soit : « Récemment, deux disques ardents ont été aperçus... »

Aucune date précise de l'observation n'est donnée dans le compte rendu. Il faut donc éviter d'écrire : « Le 29 mars 1952, deux OVNI furent observés... » comme s'il s'agissait d'une date d'observation certaine.

La formulation historiquement correcte est : « Dans un article publié à Vienne le 29 mars 1952, Die Presse rapporta une observation récente de deux objets lumineux au-dessus des mines d'uranium de la région d'Élisabethville. »

Cette nuance est importante.

Les deux objets

Le journaliste autrichien Fritz Sitte rapporte que deux « fiery disks » — des disques ardents — furent observés au-dessus des mines. Les témoins auraient vu les objets :

  • ·         Glisser selon des courbes élégantes ;
  • ·         Changer fréquemment de position ;
  • ·         Apparaître parfois comme des plaques ;
  • ·         Parfois comme des ovales ;
  • ·         Parfois comme de simples lignes.

Cette dernière remarque est intéressante. - Elle pourrait indiquer que les observateurs percevaient différemment l'objet selon son orientation. Autrement dit, le phénomène aurait présenté différentes silhouettes apparentes selon l'angle d'observation.

Le récit attribue ensuite aux objets un comportement particulièrement spectaculaire. Les deux disques auraient :

  • ·         Effectué des trajectoires courbes ;
  • ·         Changé de position à plusieurs reprises ;
  • ·         Fait brusquement du sur-place ;
  • ·         Puis effectué un déplacement en zigzag vers le nord-est.

Le texte précise également que leur mouvement pouvait être aussi bien vertical qu'horizontal. Enfin, ils auraient été capables de modifier leur altitude de 800 à 1 000 mètres en quelques secondes, parfois jusqu'à descendre à seulement une vingtaine de mètres au-dessus des arbres. Si cette description correspond fidèlement à une observation réelle, elle constituerait évidemment un comportement très inhabituel pour un aéronef conventionnel de 1952. Mais il faut garder une réserve majeure : nous n'avons aucun enregistrement instrumental permettant de vérifier ces performances.

Le cœur de l'affaire est constitué par l'intervention d'un pilote. Le texte affirme que le commandant Pierre, attaché au petit aérodrome d'Élisabethville, aurait immédiatement décollé à bord d'un avion de chasse.

C'est lui qui fournit la description la plus détaillée. Lors de son premier passage, il aurait réussi à s'approcher à environ : 120 mètres de l'un des objets. Cette distance est l'un des éléments qui ont fait la célébrité du cas. Contrairement à de nombreux récits de « soucoupes » où l'objet n'est qu'une petite lumière observée à grande distance, le commandant Pierre aurait vu une structure suffisamment proche pour en décrire certains détails physiques.

Selon le récit, Pierre estime le diamètre de l'objet à : 12 à 15 mètres La forme générale est décrite comme discoïdale avec un noyau central. Le métal aurait présenté une couleur comparable à celle de l'aluminium. Cette comparaison est intéressante : elle suggère que l'objet aurait présenté, selon le témoin, un aspect métallique réfléchissant plutôt qu'une simple apparence lumineuse.

La description devient ensuite très particulière. Le centre du disque aurait paru : parfaitement immobile ; séparé du mouvement apparent de la partie extérieure ; muni d'une protubérance centrale et comportant plusieurs petites ouvertures. Autour de cette partie centrale se trouvait, selon le pilote, un anneau périphérique. Cet anneau était : entouré ou masqué par ce qui ressemblait à du feu. Le récit interprète cette apparence comme la conséquence d'une très grande vitesse de rotation. Il faut cependant souligner que l'explication du mécanisme n'est pas une observation indépendante : elle fait partie de l'interprétation rapportée dans le journal.

L'objet aurait donc présenté un bord extérieur enveloppé de flammes. Cette caractéristique est particulièrement intéressante parce qu'elle peut être interprétée de plusieurs manières. Dans le langage de 1952, les témoins pouvaient utiliser les mots :

  • ·         Feu ;
  • ·         Flammes ;
  • ·         Halo ;
  • ·         Lumière ;
  • ·         Incandescence ;

pour désigner des phénomènes visuellement très différents. Un phénomène incandescent, une ionisation ou un effet atmosphérique pourrait théoriquement produire une apparence lumineuse. Mais nous ne disposons évidemment d'aucune photographie permettant de trancher.

Les témoins au sol auraient entendu : un sifflement pénétrant ; un bourdonnement. Lorsque le commandant Pierre poursuivit les objets, il aurait lui aussi perçu un sifflement puissant, malgré le bruit de son propre avion. Ce détail est intéressant parce qu'il constitue une caractéristique sensorielle indépendante de l'aspect lumineux. Mais là encore, nous ne disposons pas d'une mesure acoustique.

Le texte rapporte que les objets pouvaient passer rapidement d'une altitude à une autre. Ils auraient parfois effectué des changements d'altitude de plusieurs centaines de mètres en quelques secondes. Le récit ajoute qu'ils pouvaient descendre presque au niveau des arbres, puis remonter rapidement. Ces performances sont à l'origine d'une grande partie de la réputation du cas. Le commandant Pierre aurait finalement estimé leur vitesse à environ : 1 500 km/h soit approximativement Mach 1,2 dans des conditions atmosphériques standard au niveau de la mer.

Il s'agit d'un point intéressant : le chiffre rapporté n'est pas invraisemblable en lui-même pour un avion à réaction, mais les manœuvres et les variations d'altitude décrites constituent la véritable anomalie alléguée.

Après environ quinze minutes de poursuite, Pierre aurait abandonné. Les deux objets auraient ensuite disparu en ligne droite vers : le lac Tanganyika. Cette direction est cohérente avec la géographie générale du Katanga et de l'Afrique centrale. Le lac Tanganyika se trouve à l'est-sud-est de l'actuelle Lubumbashi.

Le récit précise également que les objets continuèrent leur trajectoire avec un sifflement audible malgré le bruit du moteur de l'avion.

Pourquoi ce témoignage est-il particulièrement célèbre ?

Parce que le texte affirme que le commandant Pierre était considéré comme : un officier fiable et un pilote expérimenté. Le journaliste ajoute que Pierre aurait rédigé un rapport détaillé à ses supérieurs. C'est un élément déterminant.

 

Si ce rapport militaire original existait encore et pouvait être retrouvé, il transformerait complètement la valeur historique du dossier. Malheureusement, le document CIA que nous possédons ne contient pas ce rapport : il ne fait que rapporter son existence alléguée. C'est l'une des limites fondamentales de l'affaire.

L'auteur du texte concernant cette affaire est Fritz Sitte Le document CIA l'identifie comme source de l'article publié dans Die Presse. Cela signifie que le dossier repose sur une chaîne documentaire :

Observation alléguée → information transmise à la presse → article de Die Presse → renseignement américain → rapport CIA 

Il est donc essentiel de comprendre que la CIA n'a pas enquêté elle-même sur place, du moins rien dans le document ne le démontre.

La CIA a collecté et résumé une information publiée dans la presse étrangère.

Il faut éviter cette formulation souvent rencontrée sur Internet : « La CIA a enquêté sur les OVNI du Congo belge. ». Ce que nous pouvons démontrer est beaucoup plus précis. La CIA disposait d'un programme de collecte d'informations sur les soucoupes volantes et conservait des articles de presse étrangers. La CIA elle-même explique aujourd'hui avoir déclassifié des centaines de documents concernant les observations d'OVNI des années 1940 et 1950 et cite explicitement « Flying Saucers Reported Over Belgian Congo Uranium Mines, 1952 » parmi les documents de sa collection. Mais le document consacré au Congo est lui-même marqué : « THIS IS UNEVALUATED INFORMATION » - La CIA ne valide donc pas le récit.

Le dossier CIA apporte néanmoins une information importante sur l'histoire de la circulation du cas. En août 1952, l'agence diffuse le rapport aux milieux concernés, sous le thème : Military; Scientific – Air. Il s'agit donc d'une information jugée suffisamment intéressante pour être transmise dans les circuits de renseignement. Mais « digne d'être rapportée » n'est pas synonyme de « authentifiée ».

L'uranium : un élément qui a nourri les spéculations

Le contexte de la mine d'uranium a rapidement favorisé une lecture particulière de l'affaire. Certains auteurs ont suggéré que les objets auraient pu être attirés par les installations nucléaires du Katanga. Cette idée s'inscrit dans un thème classique de la littérature OVNI : les soucoupes apparaîtraient à proximité des installations nucléaires. Ce motif existe également dans les dossiers américains de l'époque. Mais dans le cas d'Élisabethville, aucun élément du document original ne montre que les objets auraient manifesté un intérêt particulier pour l'uranium. Ils ont été observés au-dessus de la région minière ; c'est tout ce que la source permet d'établir.

La totalité du récit disponible remonte à : Die Presse, Vienne, 29 mars 1952. Puis le récit est repris dans un rapport de renseignement CIA de 1952. Nous ne disposons pas, à ce stade, de :

  • ·         Rapport militaire belge original ;
  • ·         Rapport du pilote Pierre ;
  • ·         Photographie ;
  • ·         Film ;
  • ·         Relevé radar ;
  • ·         Témoignages enregistrés séparément ;
  • ·         Relevé météorologique spécifique ;
  • ·         Enquête scientifique ;
  • ·         Trace matérielle.

Une source secondaire récente souligne également qu'aucune corroboration indépendante du témoignage de Pierre n'a été retrouvée.

Cela signifie-t-il que l'affaire est un canular ? Non. Il faut également éviter la conclusion inverse. Nous pouvons dire : La documentation disponible est insuffisante pour authentifier l'événement. Mais nous ne pouvons pas démontrer : « le journaliste a tout inventé » où : « le pilote n'a jamais existé ».Le nom de Pierre est malheureusement trop incomplet pour permettre actuellement une identification certaine.

Qui était exactement le commandant Pierre ?

C'est probablement la question la plus importante de toute l'enquête. Le document ne donne que :

« Commander Pierre » Aucun nom de famille. Nous savons seulement qu'il aurait été responsable ou associé au petit aérodrome d'Élisabethville. Il aurait également disposé d'un avion de chasse. Mais quel appareil ? un chasseur belge ? un appareil de la Force Publiqueou encore un avion appartenant à une autre structure ? La source ne le précise pas. Cette absence est surprenante.

La Force Publique du Congo belge possédait une composante aérienne, mais elle n'était pas équivalente à une grande aviation de chasse. La présence exacte d'un avion de chasse disponible à Élisabethville en 1952 doit donc être documentée à partir des archives militaires belges. C'est une des recherches qui permettrait de tester la crédibilité matérielle du récit. Si aucun avion compatible n'était stationné ou disponible dans la région, le dossier serait sérieusement affaibli. Si, au contraire, nous retrouvons un appareil et une unité correspondant exactement à la description, le cas gagnerait en crédibilité documentaire.

Une localisation à préciser : Le texte parle des « uranium mines » du district d'Élisabethville. Il serait imprudent de transformer automatiquement cela en : mine de Shinkolobwe sans retrouver la source originale précisant le site exact. La région du Katanga possédait plusieurs infrastructures minières importantes.Il faut donc, conserver la formulation : « région minière d'Élisabethville » « secteur des mines d'uranium du sud du Congo belge » tant que le lieu exact n'est pas établi.

Il est impossible aujourd'hui de déterminer avec certitude ce que furent les objets. Plusieurs possibilités peuvent être envisagées.

1-    Aéronef conventionnel

Certains mouvements peuvent résulter de l'observation d'un avion selon un angle inhabituel.

Mais l'observation rapprochée alléguée et les changements de position rapides posent problème.

2-    Phénomène astronomique

            Peu probable pour expliquer l'ensemble du récit, notamment la poursuite par avion et la             description d'un objet structuré.

3-    Phénomène météorologique

            Certaines illusions atmosphériques peuvent transformer l'apparence d'une source lumineuse,                mais là encore les détails allégués sont difficiles à concilier.

4-    Erreur d'estimation de distance et de vitesse

            Cette hypothèse est importante.

            Si les témoins se trompent fortement sur la distance, alors la taille apparente, la vitesse et les             manœuvres peuvent être très différentes des estimations.

5-    Phénomène réellement non identifié

            Cette hypothèse demeure évidemment possible dans le sens strict du terme.

            Mais « non identifié » ne permet pas de conclure : extraterrestre.

Le lac Tanganyika : la dernière phase

La disparition vers le lac Tanganyika mérite une mention particulière. Le lac se trouve à l'est du Katanga et constitue un repère géographique majeur. Le récit ne dit pas que les objets sont descendus dans l'eau. Il dit seulement qu'ils ont disparu dans cette direction. Il ne faut donc pas parler d'« amerrissage » ni de « base sous-marine ».

Conclusion

L'affaire des mines d'uranium d'Élisabethville de 1952 mérite incontestablement une place dans l'histoire des OVNI africains. Elle présente une caractéristique assez exceptionnelle : un récit de poursuite aérienne associé à un pilote, dans une région stratégique du Congo belge, qui apparaît ensuite dans les archives de la CIA. La CIA elle-même cite aujourd'hui ce dossier parmi ses documents historiques consacrés aux observations de soucoupes volantes des années 1950. Mais il faut résister à la tentation de transformer ce document en « preuve CIA d'un vaisseau extraterrestre ».

La réalité documentaire est beaucoup plus intéressante : un journal viennois publie en mars 1952 le récit d'une observation récente au-dessus d'une région minière d'uranium du Congo belge ; l'histoire décrit deux disques aux performances extraordinaires et la poursuite de l'un d'eux par un pilote identifié seulement comme le commandant Pierre ; la CIA enregistre ensuite l'article dans ses dossiers de renseignement, mais précise que l'information est “non évaluée”. Aucun rapport militaire belge original, photographie, donnée radar ou preuve matérielle n'a encore été retrouvé. C'est donc un cas historique majeur, mais non démontré.

Sources principales

https://overclassified.org/case-files/belgian-congo-uranium-mines.htm

https://ufologie.patrickgross.org/htm/foia72f.htm

https://www.cia.gov/readingroom/docs/DOC_0000015463.pdf  Doc complet CIA REPORI NO. 0O-W-23602

CIA, rapport 00-W-23602, Flying Saucers over Belgian Congo Uranium Mines, source indiquée : Die Presse, Vienne, 29 mars 1952. – Ici copie dans le cadre des documents CIA, de l’article, reproduit ci-dessous

  : https://en.wikisource.org/wiki/Flying_saucers_over_Belgian_Congo_uranium_mines

CIA, « Take a Peek Into Our X-Files », qui mentionne explicitement le dossier du Congo belge parmi les documents historiques déclassifiés sur les OVNI.

Transcription et reproduction du document CIA, NR 2  avec le texte complet. 109 pages CIA : https://documents2.theblackvault.com/documents/cia/ufos/C05516145.pdf

 

RAPPORT DE LA C.I.A.

 

AGENCE CENTRALE DE RENSEIGNEMENT

RAPPORT N°

00 -W-23602

INFORMATIONS PROVENANT
DE DOCUMENTS ÉTRANGERS OU D'ÉMISSIONS RADIOLOGIQUES

Numéro de CD.

--

PAYS

Congo belge

DATE DE L'
INFORMATION

1952

SUJET

Militaire ; Scientifique - Air

COMMENT
PUBLIÉ

Quotidien

DATE DIST.

16 août 1952


PUBLIÉ

Vienne

NOMBRE DE PAGES

2

DATE
DE PUBLICATION

29 mars 1952

LANGUE

Allemand

SUPPLÉMENT AU
RAPPORT N°

CES INFORMATIONS NE SONT PAS ÉVALUÉES

SOURCE

Die Presse .

 

SOUCOUPES VOLANTES AU-DESSUS DES MINES D'URANIUM DU CONGO BELGE

 

Article de Fritz Sitte  


Récemment, deux disques incandescents ont été aperçus au-dessus des mines d'uranium situées dans le district d'Élisabethville, au sud du Congo belge, à l'est de la rivière Luapula qui relie les lacs Meru et Bangweolo. Les disques ont décrit d'élégantes courbes et ont changé de position à plusieurs reprises, apparaissant tantôt comme des plaques, tantôt comme des ovales, tantôt comme de simples lignes. Soudain, les deux disques sont restés immobiles puis ont effectué un vol en zigzag unique vers le nord-est. Un sifflement et un bourdonnement perçants étaient audibles pour les témoins au sol. Le phénomène a duré entre 10 et 12 minutes.

Le commandant Pierre, du petit aérodrome d'Élisabethville, se lança immédiatement à la poursuite de l'objet avec un avion de chasse. Lors de sa première approche, il s'approcha à environ 120 mètres de l'un des disques. D'après ses estimations, la « soucoupe » mesurait entre 12 et 15 mètres de diamètre et avait la forme d'un disque. Le noyau interne demeurait parfaitement immobile, et l'on distinguait nettement un bouton en son centre ainsi que plusieurs petites ouvertures. Le pourtour était entièrement recouvert de flammes et devait tourner à une vitesse prodigieuse. La couleur du métal était semblable à celle de l'aluminium.

Les disques se déplaçaient avec une précision et une légèreté remarquable, tant verticalement qu'horizontalement. Des variations d'altitude de 800 à 1 000 mètres pouvaient être effectuées en quelques secondes ; les disques descendaient souvent à moins de 20 mètres de la cime des arbres. Pierre estimait impossible qu'un équipage puisse se trouver à bord du disque, car la vitesse irrégulière et la chaleur rendraient impossible la survie d'une personne à l'intérieur du noyau stable. Pierre dut abandonner la poursuite après 15 minutes, car les deux disques, dans un sifflement puissant audible malgré le bruit de son propre avion, disparurent en ligne droite vers le lac Tanganyika. Il estima leur vitesse à environ 1 500 kilomètres par heure. est considéré comme un officier fiable et un pilote passionné. Il a remis à ses supérieurs un rapport détaillé qui, curieusement, concordait à bien des égards avec les résultats de diverses recherches.

Le schéma ci-dessous illustre le principe de construction des « soucoupes volantes ». Les légendes relèvent en partie de la pure conjecture, fondée sur les rapports de pilotes ayant poursuivi ces disques ; en partie, elles proviennent d'instituts de recherche secrets. Le noyau central renferme l'explosif (SP) et les installations de guidage radar (R). Il est équipé de boutons de catapulte (KZ), d'antennes (AN) et d'un boîtier de contre-pression (GD). Autour de ce noyau tourne une jante munie de propulseurs (D) sur ses faces supérieure et inférieure, ainsi que de chambres à carburant (DB). Le roulement à rouleaux est représenté par la lettre L. Le lancement s'effectue selon un angle aigu, à la manière d'un lancer de disque ; la vitesse de rotation de la jante est probablement de 22 000 tours par minute. Les propulseurs situés sous la jante servent à propulser le disque verticalement vers le haut ; le pilotage latéral est assuré par l'activation et la désactivation de différents groupes de propulseurs.

 

 

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