Un officier des opérations de la CIA a témoigné sous serment cette semaine que son agence avait entravé une enquête fédérale portant notamment sur les OVNI, surveillé illégalement son personnel et récupéré quarante cartons de dossiers destinés à être rendus publics. Selon son témoignage devant la commission sénatoriale de la sécurité intérieure le 13 mai, James Erdman III, officier supérieur des opérations toujours en poste à la CIA, a déclaré avoir dirigé le Groupe des initiatives du directeur (DIG) au sein du Bureau du directeur du renseignement national (DNI) entre mars 2025 et avril 2026, sous l'autorité de Tulsi Gabbard. Le DIG enquêtait sur trois domaines, dont les phénomènes astronomiques non identifiés (PAN).
Source Cristina Gomez - https://www.ufonews.co/post/cia-tells-senate-they-obstructed-federal-ufo-investigations
Photo : James ERDMAN III
Voici une analyse détaillée de cette information et la manière dont s'articulent ces deux versions (Origines du COVID vs Enquêtes UAP/PAN) :
1. La structure du DIG (Director's Initiatives Group)
Le texte mentionne que James Erdman a dirigé le DIG entre mars 2025 et avril 2026. C'est un point institutionnel très important : ce groupe de travail a effectivement été placé sous l'autorité de la direction du renseignement national (DNI). Le fait que les enquêtes aient couvert trois domaines distincts explique pourquoi deux narratifs s'opposent :
· Le volet COVID : C'est le sujet qui a été mis en avant par la commission sénatoriale lors de la partie publique et télévisée de l'audition du 13 mai, car il s'inscrivait dans l'agenda politique de la commission sur la transparence de la gestion de la pandémie.
· Le volet UAP / PAN : Selon la déclaratio de l'officier, le DIG s'est vu confier l'analyse de dossiers transversaux non résolus, incluant les phénonmènes aérospatiaux non identifiés. Les partisans de la divulgation sur les UAP soutiennent que la CIA a délibérément fait obstruction aux requêtes du DIG sur ce sujet précis.
2. Les accusations d'obstruction : la saisie des "40 cartons"
L'élément le plus spectaculaire de la déposition d'Erdman — mentionné par Cristina Gomez — concerne la récupération forcée de quarante cartons de dossiers. Selon le témoignage de l'officier, ces documents contenaient des archives historiques et des rapports d'enquête que le DIG s'apprêtait à évaluer en vue d'une déclassification ou d'une transmission au Congrès (en application des lois récentes sur la transparence des UAP). L'intervention de la CIA pour saisir ces cartons est présentée par le lanceur d'alerte comme une ingérence illégale visant à bloquer le travail de supervision de la DNI.
3. La surveillance illégale du personnel
Erdman a affirmé sous serment que lorsqu'il a commencé à documenter les blocages de la CIA concernant les PAN et d'autres sujets sensibles, son équipe a fait l'objet d'une surveillance électronique interne abusive (écoutes, accès aux courriels). Cette dénonciation de "représailles contre les lanceurs d'alerte" fait directement écho aux déclarations passées d'autres officiers du renseignement comme David Grusch.
Pourquoi deux versions coexistent-elles ?
Le débat ne porte pas sur le fait qu'il ait ou non parlé des UAP, mais sur la priorité accordée à ses déclarations :
· Pour les grands médias et le Congrès (dans la partie publique de l'audition), le scandale principal réside dans les accusations de manipulation des rapports sur les origines du COVID-19.
· Pour la communauté qui suit le dossier UAP, le cœur du témoignage d'Erdman est la confirmation qu'une structure officielle (le DIG) enquêtait sur les PAN sous la direction de la DNI et que la CIA a mené des opérations clandestines pour confisquer leurs archives et étouffer l'enquête.
Après nos recherches et bien que les informations disponibles soient limitées en raison de la nature récente et évolutive de l'affaire, il est possible de dresser un portrait précis de James Erdman III et de ses déclarations sous serment devant la commission sénatoriale. Il s'agit d'un agent d'opérations spéciales de la CIA, qui a récemment témoigné en tant que lanceur d'alerte.
Qui est James Erdman III ?
Un vétéran de l'ombre : James Erdman III est un officier d'opérations spéciales à la CIA. Selon le sénateur Rand Paul, qui présidait l'audition, Erdman est un agent décoré avec "des décennies d'expérience dans le renseignement et la sécurité nationale".
Un parcours atypique : Avant de rejoindre la CIA en 2013, il a servi dans le 75e Régiment de Rangers de l'armée américaine et comme officier du service extérieur au département d'État. Il est titulaire d'une licence en biologie et a reçu de hautes distinctions, dont l'Intelligence Medal of Merit de la CIA.
Ses déclarations sous serment devant le Sénat
Le 13 mai 2026, James Erdman III a été entendu par la commission sénatoriale de la sécurité intérieure et des affaires gouvernementales, une audition publique très médiatisée. Ses déclarations, faites sous serment, ont porté sur trois sujets principaux.
Thème de l'audition | Déclarations sous serment de James Erdman III |
Origines de la COVID-19 | Il a affirmé qu'il y a eu une tentative délibérée d'étouffer l'hypothèse d'une fuite de laboratoire. Il a spécifiquement accusé le Dr Anthony Fauci d'avoir joué un rôle "intentionnel" dans ce qu'il a qualifié de "dissimulation". |
Surveillance illégale | Il a témoigné que la CIA a "illégalement surveillé" les téléphones et ordinateurs des analystes enquêtant sur les origines du virus, ainsi que leurs communications avec d'autres lanceurs d'alerte. |
Programmes UAP | C'est ici que son témoignage prend une dimension très particulière. Erdman a révélé qu'il était chargé de diriger l'enquête du groupe DIG sur "les phénomènes anormaux non identifiés (UAP)" en plus des origines de la COVID-19. Il a également accusé la CIA d'avoir fait obstruction à cette enquête fédérale sur les UAP et d'avoir repris 40 boîtes de dossiers en cours de déclassification. |
Au-delà des UAP : d'autres révélations explosives
L'audience a été marquée par d'autres allégations fortes de la part d'Erdman, qui ont suscité des réactions vives.
Des dossiers sensibles "saisis" : Il a affirmé que la CIA avait "repris" environ 40 boîtes de dossiers liés à l'assassinat de John F. Kennedy et au célèbre programme de contrôle mental MK-Ultra qui étaient en cours d'examen pour déclassification par le bureau de la directrice du renseignement national, Tulsi Gabbard.
Une réaction de la CIA : La CIA a vivement réagi en qualifiant l'audition de la commission de "théâtre politique malhonnête se faisant passer pour une audience du Congrès", tandis que le bureau de Tulsi Gabbard a catégoriquement démenti l'allégation d'une "saisie" de dossiers. On a l’habitude de tels démentis qui par la suite révèlent en fait que les informations étaient véridiques !
En conclusion, le témoignage de James Erdman III est très dense et mêle accusations de dissimulation sur les origines de la COVID-19, de surveillance illégale et d'obstruction d'enquête sur les UAP par la CIA. Toutes ses déclarations ont été faites sous serment devant une commission sénatoriale américaine, ce qui leur confère un poids juridique et politique considérable, même si elles sont contestées par les agences concernées. Ses révélations relancent les débats sur la transparence du gouvernement américain dans des dossiers sensibles.
Ainsi que nous l’évoquions dans un dernier article, si les ufologues ont confirmations une nouvelle fois de l’intervention de la CIA afin de bloquer la diffusion de la vérité, on constatera que ce n’est pas ainsi que l’évolution de la recherche sur le dossier OVNI se mettra véritablement en place. Comme dans beaucoup de dossiers, le pouvoir des diverses administrations, leurs oppositions idéologiques, font que rien n’avance, que ce soit dans le domaine des UAP ou d’autres. Cette situation bloque en fait beaucoup de travaux scientifiques dans tous les domaines.
Équipe rédactionnelle du GEOS France

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