Ce qu’il faut en penser
Cette communication commentée ces derniers jours sur les réseaux sociaux fait référence à un développement récent et très spécifique dans le domaine de l'ufologie politique américaine : l'implication de membres du Congrès américain concernant le célèbre "cas de Varginha" (survenu au Brésil en 1996), souvent qualifié de "Roswell brésilien".
Voici une analyse du GEOS France de cette communication, divisée en trois axes : le contexte, les implications politiques et la portée symbolique.
1. Le Contexte : L'affaire de Varginha et Eric Burlison
- L'événement d'origine (1996) : En janvier 1996, dans la ville de Varginha (Brésil), plusieurs témoins rapportent la chute d'un objet inconnu et l'observation de créatures humanoïdes inhabituelles. L'armée brésilienne est intervenue en masse. Bien que la version officielle évoque des incidents impliquant un homme sans abri et des camions militaires locaux, les ufologues soutiennent depuis lors qu'il s'est agi de la capture d'entités biologiques extraterrestres et d'un crash d'ovni.
- L'acteur (Le représentant Eric Burlison) : Eric Burlison est un représentant républicain de l'État du Missouri à la Chambre des représentants des États-Unis. Il fait partie d'un groupe bipartite de politiciens américains (qui comprend également Tim Burchett ou Anna Paulina Luna) très actifs pour exiger la transparence du gouvernement sur les Phénomènes Anormaux Non Identifiés (PAN / UAP).
- La demande : Burlison s'appuie sur le Freedom of Information Act (FOIA) et sur ses prérogatives d'élu pour exiger de la CIA et du FBI qu'ils déclassifient et transmettent tous les documents, rapports de renseignement ou câbles diplomatiques liés à cet événement de 1996. La rumeur ufologique veut en effet que les services secrets américains aient été impliqués dans la récupération des débris ou des entités à l'époque.
2. Analyse de la stratégie de communication
Cette démarche est révélatrice d'une stratégie de communication politique bien rodée :
- L'internationalisation du sujet : Jusqu'à présent, les auditions du Congrès américain (UAP Hearings) se concentraient principalement sur des incidents impliquant l'armée américaine (comme l'incident du Nimitz). En ciblant Varginha, Burlison élargit le spectre historique et géographique. Cela sous-entend que le phénomène est mondial et que la bureaucratie américaine du renseignement opère (ou dissimule) des informations à l'échelle internationale.
- La rhétorique anti-bureaucratique (Anti-Deep State) : Exiger des comptes à la CIA et au FBI permet à des élus comme Burlison de se positionner en défenseurs des citoyens face à des agences gouvernementales accusées de secret excessif ou de dissimulation (cover-up). C'est un message politique fort qui résonne auprès d'un électorat méfiant envers les institutions fédérales.
- Le maintien du "Momentum" : Après les révélations de lanceurs d'alerte comme David Grusch en 2023, le sujet des ovnis a connu un pic d'intérêt. Pour éviter que le soufflé ne retombe, les élus impliqués doivent constamment ouvrir de nouveaux fronts ou poser de nouvelles questions publiques aux agences de renseignement.
3. Les Limites et Défis de cette demande
Bien que cette annonce fasse grand bruit dans la communauté ufologique, elle se heurte à des réalités institutionnelles :
- La juridiction : L'incident s'étant produit sur le sol brésilien, la majorité des archives primaires appartiennent à l'armée et au gouvernement brésiliens (qui ont déjà déclassifié une partie de leurs documents). La CIA ou le FBI peuvent légitimement répondre qu'ils n'ont que des rapports de seconde main, ou invoquer le secret défense (Sécurité Nationale) pour refuser la transmission.
- Le risque de "réponse standard" : Les agences de renseignement utilisent souvent des techniques de caviardage (documents massivement noircis) ou répondent par une formule stipulant qu'elles "ne peuvent ni confirmer ni infirmer" l'existence de ces dossiers.
En résumé : Cette communication montre que la pression politique au Congrès américain sur le sujet des ovnis ne faiblit pas et s'étend désormais à des dossiers historiques internationaux. Pour Eric Burlison, c'est une manière de maintenir la pression sur le Pentagone et la communauté du renseignement, tout en capitalisant sur un sujet qui passionne l'opinion publique et transcende les clivages politiques habituels.
LE COMMUNIQUE D’ERIC BURLISON DU 8 JUILLET 2025
Burlison fait pression sur la CIA et le FBI pour obtenir des documents relatifs à l'incident UAP de 1996 au Brésil
8 juillet 2026
Communiqué de presse
WASHINGTON, DC – Le député Eric Burlison (R-MO), membre du groupe de travail sur la déclassification des secrets fédéraux, a envoyé des lettres au directeur de la Central Intelligence Agency (CIA), John Ratcliffe, et au directeur du Federal Bureau of Investigation (FBI), Kash Patel, demandant un compte rendu des dossiers du gouvernement américain et des intérêts d'enquête potentiels liés à l'incident de phénomènes anormaux non identifiés (PAN) de Varginha/Campinas, au Brésil, en janvier 1996.
Bien que les lettres ne demandent pas à la CIA ou au FBI de valider une quelconque allégation publique, les récentes déclarations publiques attribuées à l'ancien ministre brésilien de la Défense, Aldo Rebelo, concernant l'affaire Varginha de 1996 soulignent la nécessité pour le Congrès de déterminer si des documents du gouvernement américain, des dossiers de vol, des rapports de liaison, des dossiers d'entrepreneurs ou des documents de transfert de matériel existent, et si toute restriction continue de ces documents reste juridiquement justifiée.
La lettre de la CIA demande à l'agence d'examiner et de transmettre au Congrès les documents répondant à la demande d'accès à l'information (FOIA) n° F-2023-00442 de la CIA, qui portait sur des documents relatifs aux vols du gouvernement américain, aux transferts de matériel et à la coordination avec les autorités brésiliennes entre le 14 et le 28 janvier 1996, notamment les activités menées à Campinas, dans l'État de São Paulo, au Brésil, ou à proximité. Dans sa réponse du 10 janvier 2025 à cette demande d'accès à l'information privée, la CIA n'a ni confirmé ni infirmé l'existence des documents requis, invoquant les exemptions (b)(1) et (b)(3) de la loi FOIA.
La lettre du FBI demande au bureau de déterminer s'il existe des éléments justifiant une enquête, de conserver les documents pertinents, d'effectuer les recherches documentaires appropriées et de fournir au Congrès un compte rendu indiquant s'il possède des documents, des rapports d'attachés juridiques, des éléments justifiant une enquête nationale ou des informations concernant du personnel du gouvernement américain, des citoyens américains, des entrepreneurs fédéraux, des aéronefs immatriculés aux États-Unis ou d'autres intérêts fédéraux liés à la même affaire.
Le représentant Burlison a déjà demandé aux centres de recherche et développement financés par le gouvernement fédéral, notamment MITRE et le MIT Lincoln Laboratory, d'identifier et de préserver les documents relatifs aux phénomènes aériens non identifiés (PAN). Ces lettres adressées à la CIA et au FBI appliquent le même principe fondamental à un incident international vieux de plusieurs décennies : les agences et leurs contractants ne devraient pas pouvoir soustraire des documents d'importance historique à l'examen du Congrès, que ce soit par le biais de la classification, des structures contractuelles, d'un mauvais indexage ou de transferts de responsabilité.
Cliquez sur les liens ci-dessous pour lire les lettres.
Document
cia-foia-letter-request.pdf (879,33 Ko)
Document
fbi_investigation_request_1996_brazil_uap_crash.pdf (423.55 KB)
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À LIRE : UN HOMME OBSERVE UN OVNI PLONGEANT DANS UN LAC QU MAROC – ENQUETE SUR PLACE |
https://ovnietuapinfo.com/objet-plongeant-non-identifie-au-lac-lalla-takerkoust/


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