Eh oui, cette information est bien réelle et assez inhabituelle dans le
paysage politique français : un colloque consacré aux PAN (« phénomènes
aérospatiaux non identifiés », terme institutionnel préféré à “OVNI”) doit se
tenir à l’Assemblée nationale le 29 juin 2026. Il est porté par Arnaud
Saint-Martin et Pierre Henriet.
La France va enfin suivre les États-Unis, non pas sur la divulgation à la
Trump, mais pour faire le pont avec sérieux et non sensationnel, à l’Assemblée
Nationale pour le phénomène OVNI ou PAN.
Le titre annoncé est :
« La recherche sur les phénomènes aérospatiaux
non identifiés (PAN) au-delà des fantasmes »
L’idée affichée par les organisateurs est de traiter le sujet sous un angle
scientifique, sociologique et institutionnel, et non sensationnaliste.
Ce que l’on sait du
programme
Le colloque doit se dérouler dans la salle Victor-Hugo de l’Assemblée
nationale, de 15h à environ 19h, avec captation vidéo et ouverture au public
sur inscription.
Les thèmes évoqués dans les articles :
- État de
la recherche française sur les PAN ;
- Méthodes
d’enquête scientifique ;
- Traitement
sociologique et médiatique du phénomène ;
- Enjeux de
défense et d’aéronautique ;
- Retour
d’expérience du GEIPAN ;
- Discussion
sur les moyens alloués à la recherche.
Intervenants
annoncés
Les noms qui reviennent dans les différentes sources :
- Le
GEIPAN, organisme officiel du CNES ;
- Des
représentants du ministère des Armées ;
- Sylvain
Maisonneuve ;
- Les
sociologues Pierre Lagrange, Jérôme Lamy et Dominique Pinsolle ;
- La
commission Sigma2 de la 3AF ;
- Le média
spécialisé Sentinel News.
Pourquoi cet
événement est remarqué
Ce n’est pas seulement “un colloque sur les ovnis”. Ce qui attire
l’attention, c’est :
- Le lieu —
l’Assemblée nationale ;
- Le
caractère transpartisan (LFI + Horizons) ;
- La
présence d’organismes liés à l’État et au spatial ;
- Le fait
que le sujet soit désormais discuté publiquement dans plusieurs pays
occidentaux, surtout aux États-Unis.
Cela ne signifie pas que les autorités françaises “reconnaissent des
extraterrestres”. Les organisateurs parlent plutôt d’étudier des phénomènes
aériens non expliqués, certains pouvant relever :
- D’erreurs
d’identification ;
- De
phénomènes atmosphériques ;
- D’activités
militaires ;
- Ou de cas
restant non résolus faute de données suffisantes.
Le GEIPAN fonctionne d’ailleurs depuis des décennies sur cette logique :
collecte de témoignages, analyse technique, puis classement des cas. Une
majorité finit expliquée, une minorité reste “non identifiée”.
Contexte : la
recherche française sur les PAN
En
France, l'étude des phénomènes aérospatiaux non identifiés est principalement
menée par le GEIPAN (Groupe d'études et
d'information sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés), un service
rattaché au CNES (l'agence spatiale
française), basé à Toulouse. 20minutes.fr
Quelques
éléments clés sur le GEIPAN :
- Équipe : 3 salariés et 12
bénévoles répartis sur le territoire (avec un recrutement en cours pour 4
bénévoles supplémentaires).
- Mission : collecter, étudier et
enquêter sur les observations signalées par les citoyens, en appliquant
une méthodologie scientifique et technique.
- Volume : environ 1 000
signalements par an, dont 80 à 120 nécessitent une enquête approfondie.
- Résultats : sur les 3 320 cas suivis d'une enquête depuis 1977, 66,5 % ont été identifiés (majoritairement des ballons, lanternes, aéronefs ou phénomènes astronomiques). Les cas non résolus après enquête (catégorie D) sont considérés comme « un semi-échec » par l'équipe.
Pourquoi ce
colloque est-il significatif ?
- Il s'agit d'une première à l'Assemblée
nationale, ce qui confère une visibilité institutionnelle au
sujet.
- L'initiative bipartisane (LFI et Horizons) suggère une volonté de
dépasser les clivages politiques pour aborder la question de manière
factuelle.
- Elle s'inscrit dans un contexte international où les États-Unis ont
multiplié les auditions et publications sur les « UAP » (Unidentified
Anomalous Phenomena), notamment via l'AARO (All-domain Anomaly Resolution
Office) du Pentagone.
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EN BREF
Colloque
inédit sur les PAN/OVNI à l’Assemblée nationale
Date et lieu
Le 29 juin 2026 l’Assemblée
nationale accueillera un colloque inédit consacré aux phénomènes
aérospatiaux non identifiés (PAN), communément appelés OVNI. L’événement
se déroulera dans les locaux du Palais‑du‑Monde, à l’Assemblée nationale.
Organisateurs
Le colloque est mis en place par
deux députés : Arnaud Saint‑Martin et Pierre
Henriet. Leur initiative vise à donner une visibilité officielle à un sujet
longtemps relégué au domaine de la spéculation.
Objectifs principaux
-
Sortir du sensationnalisme : offrir un
cadre scientifique et factuel pour étudier les observations d’OVNI, en
s’appuyant sur les données disponibles.
-
Transparence : répondre à la demande
citoyenne exprimée dans la pétition « Pour la divulgation des
connaissances actuelles sur les ovnis, PAN, et intelligences non humaines »,
qui appelle à la déclassification et à la publication régulière des
informations.
-
Création d’une commission permanente :
envisager la mise en place d’une commission parlementaire dédiée à la
surveillance et à la diffusion des informations sur les PAN.
- Encourager la recherche : soutenir des programmes scientifiques indépendants, ouverts à la collaboration internationale, pour étudier la possibilité d’intelligences non humaines.
Ces objectifs s’inscrivent dans
une démarche de responsabilité démocratique et de confiance
publique vis-à-vis des institutions.
petitions.assemblee-nationale.fr
Contexte scientifique et médiatique
Le colloque s’inscrit dans une
série d’événements visant à éclairer le public sur les PAN. Par exemple,
le 30 mai 2026 une conférence intitulée « Le GEIPAN étudie
les OVNIs (PAN) » a eu lieu à la Médiathèque José Cabanis, soulignant
l’intérêt croissant pour la recherche officielle.
Signification pour la France
En organisant ce colloque, l’Assemblée nationale marque une étape importante vers la normalisation de la discussion sur les PAN, en reconnaissant la nécessité d’une approche scientifique et transparente. Cela répond également aux attentes d’une partie de la population qui réclame un accès aux données et une communication claire sur les phénomènes aériens non identifiés.
Rédaction Équipe Rédactionnelle du GEOS France