ELEMENTS DE BASE
Date et heure
: Vendredi 23 octobre 2015, peu après 19h00.
Lieu : Au-dessus de la vallée du Lot, entre Montayral et Fumel
(Lot-et-Garonne). L'objet a été vu depuis un large secteu
r, y compris depuis la
commune voisine de Saint-Vite.
Principal témoin : Un
homme (dont l'identité est restée confidentielle), passionné d'astronomie, qui
observait le ciel avec son télescope depuis son jardin.
Photo : Interprétation de l’observation du phénomène non identifié de Montayral le 23-10-2015
Description de l'objet : Le
témoin rapporte avoir vu une énorme masse sombre, de forme triangulaire ou
en "ailes de libellule", se déplaçant de manière totalement
silencieuse. L'objet était si grand qu'il masquait les étoiles sur son passage.
Il était équipé de plusieurs lumières, dont une centrale particulièrement
intense, et se déplaçait à une vitesse relativement lente.
Comportement
: L'objet a d'abord semblé stationnaire, puis a entamé un déplacement
horizontal avant de s'élever à la verticale à une vitesse
phénoménale et de disparaître en quelques secondes. Le témoin a pu le
suivre avec son télescope pendant environ une minute, un temps
exceptionnellement long pour ce type d'observation.
Éléments qui rendent ce cas
particulier (selon les ufologues)
La crédibilité du témoin : C'était un astronome amateur expérimenté, habitué à identifier les
avions, satellites, planètes et étoiles. Son témoignage est précis et dénué de
sensationnalisme.
La qualité de l'observation : Grâce au télescope, le témoin a pu discerner des détails
(structure, lumières, texture) invisibles à l'œil nu. Il a également estimé la
taille de l'objet (plusieurs centaines de mètres d'envergure) et sa distance
par rapport à des repères au sol.
Les corroborations
: D'autres témoins, non connus du principal, ont signalé le même phénomène
ce soir-là dans un rayon de 20 à
30 km, décrivant des lumières inhabituelles ou un triangle sombre.
L'absence d'explication conventionnelle immédiate : L'hypothèse d'un avion, d'un drone,
d'un ballon ou d'une formation d'aéronefs a été écartée par le témoin en raison
des caractéristiques décrites (silence, taille, manœuvres).
CLASSEMENT GEIPAN
Classement final (publié) : Le cas est classé en Catégorie D1 (PAN D1). Cela signifie que le GEIPAN reconnaît que le phénomène observé est
bien réel et décrit de façon cohérente, mais qu'il n'a pu être identifié en
dépit des éléments en possession du groupe.
Note importante : La
Catégorie D1 n'affirme pas qu'il s’agît d'un "vaisseau extraterrestre". Elle indique simplement que, sur
la base des données disponibles, aucune explication conventionnelle (avion,
drone, phénomène naturel, hallucination) ne peut être retenue avec certitude.
C'est un "sans explication" faute de preuves suffisantes.
Médiatisation
Le cas a fait l'objet de plusieurs reportages, notamment dans
l'émission "Mystères" sur TF1 (2020) et sur des chaînes d’info.
Pour résumer : Selon les informations publiques disponibles, vous avez
affaire à une observation bien documentée d'un objet aérien non identifié, de
grande taille et aux performances aérodynamiques surprenantes, qui reste
officiellement sans explication à ce jour.
DESCRIPTION DU
CAS PAR LE GEIPAN
Le 23 octobre 2015 en fin d'après-midi,
un témoin se rend à l’aérodrome de Fumel (commune de Montayral (47)) en voiture
pour « prendre l’air avec son chien ». Il longe les hangars, et gare son
véhicule sur un petit espace près des balises de géomètre. Il ouvre la
portière, fait sortir son chien et quand il se retourne, il aperçoit « une
tâche noire dans un brouillard noir » dans le ciel. Le PAN lui apparaît avec
une "sorte d'anse" en forme d'arc de cercle en bas à gauche et « haut
et loin » : il reste parfaitement immobile, et ne produit aucun bruit. Le ciel
est bleu, il n’y a pas de brume. Le témoin n’a pas de jumelles, ni d’appareil
photo pour observer le PAN. A un moment il détourne les yeux du phénomènes
quelques secondes, puis tente de revoir le PAN mais en vain, il a disparu.
Étonné par cette observation, le témoin pense qu’il sera évoqué dans la presse
le lendemain par d’autres témoins, ce qui ne sera vraisemblablement pas le cas.
Aucun autre témoignage ne sera recueilli.
Trois
facteurs (l’immobilité sur 20mn, la disparition soudaine, l’aspect de forme
lointaine ronde avec protubérance) s’opposent de manière isolée ou combinée aux
différentes hypothèses envisagées : astre (aspect et disparition), avion
(immobilité), hélicoptère (aspect, bruit, et non détection par le radar),
problème ophtalmique du témoin (immobilité). La recherche se focalise sur un
ballon, qui ne peut être de baudruche (trop petit), ni solaire (cause de disparition
? peu de réalisme à cet endroit), puis sur une hypothèse de montgolfière.
L’hypothèse est réaliste dans ce lieu et en fin d’après-midi ensoleillé. La
taille (10 à 20 m) confère la distance minimale (quelques km) pour une
perception de lointain et de flou autour du phénomène. Néanmoins cette hypothèse
rencontre deux difficultés :
- la
description de protubérance difficilement explicable par la nacelle
(protubérance non orientée vers le bas). Mais cet élément n’est pas celui le
plus nettement détecté par le témoin (seulement au bout de 10 minutes avec un
effort important de concentration et focalisation),
- et
surtout la disparition rapide. Le témoin a détourné son regard puis n’a pas
plus retrouvé le phénomène. Il est difficile d’apprécier la durée de
non-observation, et la compatibilité avec une descente de la montgolfière sur
cette durée. Cela serait compatible à condition de prendre plusieurs inconnues
(taille montgolfière) ou marges d’erreurs (données angulaires témoin sur la
taille et l’élévation du PAN) dans le sens favorable, en plus bien sûr de la
conjonction temporelle (avec le détournement de regard).
Au total
l’hypothèse de la montgolfière est la plus forte mais sa probabilité est bien
inférieure à 50% et ne peut donc être retenue. Les différents pilotes de
montgolfières du département, contactés pour cette enquête, n’ont pas répondu
aux requêtes, ce qui en soit ne constitue pas un argument en défaveur de
l’hypothèse.
Il s’agit
d’un témoignage unique, et sans photographie. Il est tout à fait possible
(milieu rural) que le phénomène n’ait pas été vu par d’autres personnes. Le
témoin est précis et crédible, la consistance (niveau d’information et de
crédibilité) du témoignage est juste suffisante (compte tenu du niveau
d’étrangeté) pour valider le caractère non expliqué de l’observation (voir le
compte rendu d'enquête).
En
conséquence, le GEIPAN classe le cas en D1 : Phénomène inexpliqué d’étrangeté
moyenne.
Nota : ce
cas été soumis au collège d’experts du GEIPAN.

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