lundi 19 janvier 2026

OVNI MONTAYRAL LE 23-10-2015

OBSERVATION D’UN OBJET VOLANT NON IDENTIFIE 23 OCTOBRE 2015 MONTAYRAL (LOT ET GARONNE)

ELEMENTS DE BASE

Date et heure : Vendredi 23 octobre 2015, peu après 19h00.

Lieu : Au-dessus de la vallée du Lot, entre Montayral et Fumel (Lot-et-Garonne). L'objet a été vu depuis un large secteu
r, y compris depuis la commune voisine de Saint-Vite.

Principal témoin : Un homme (dont l'identité est restée confidentielle), passionné d'astronomie, qui observait le ciel avec son télescope depuis son jardin.

Photo : Interprétation de l’observation du phénomène non identifié de Montayral le 23-10-2015

Description de l'objet : Le témoin rapporte avoir vu une énorme masse sombre, de forme triangulaire ou en "ailes de libellule", se déplaçant de manière totalement silencieuse. L'objet était si grand qu'il masquait les étoiles sur son passage. Il était équipé de plusieurs lumières, dont une centrale particulièrement intense, et se déplaçait à une vitesse relativement lente.

Comportement : L'objet a d'abord semblé stationnaire, puis a entamé un déplacement horizontal avant de s'élever à la verticale à une vitesse phénoménale et de disparaître en quelques secondes. Le témoin a pu le suivre avec son télescope pendant environ une minute, un temps exceptionnellement long pour ce type d'observation.

Éléments qui rendent ce cas particulier (selon les ufologues)

La crédibilité du témoin : C'était un astronome amateur expérimenté, habitué à identifier les avions, satellites, planètes et étoiles. Son témoignage est précis et dénué de sensationnalisme.

La qualité de l'observation : Grâce au télescope, le témoin a pu discerner des détails (structure, lumières, texture) invisibles à l'œil nu. Il a également estimé la taille de l'objet (plusieurs centaines de mètres d'envergure) et sa distance par rapport à des repères au sol.

Les corroborations : D'autres témoins, non connus du principal, ont signalé le même phénomène ce soir-là dans un rayon de 20 à 30 km, décrivant des lumières inhabituelles ou un triangle sombre.

L'absence d'explication conventionnelle immédiate : L'hypothèse d'un avion, d'un drone, d'un ballon ou d'une formation d'aéronefs a été écartée par le témoin en raison des caractéristiques décrites (silence, taille, manœuvres).

CLASSEMENT GEIPAN

Classement final (publié) : Le cas est classé en Catégorie D1 (PAN D1). Cela signifie que le GEIPAN reconnaît que le phénomène observé est bien réel et décrit de façon cohérente, mais qu'il n'a pu être identifié en dépit des éléments en possession du groupe.

Note importante : La Catégorie D1 n'affirme pas qu'il s’agît d'un "vaisseau extraterrestre". Elle indique simplement que, sur la base des données disponibles, aucune explication conventionnelle (avion, drone, phénomène naturel, hallucination) ne peut être retenue avec certitude. C'est un "sans explication" faute de preuves suffisantes.

Médiatisation

Le cas a fait l'objet de plusieurs reportages, notamment dans l'émission "Mystères" sur TF1 (2020) et sur des chaînes d’info.

Pour résumer : Selon les informations publiques disponibles, vous avez affaire à une observation bien documentée d'un objet aérien non identifié, de grande taille et aux performances aérodynamiques surprenantes, qui reste officiellement sans explication à ce jour.

 

DESCRIPTION DU CAS PAR LE GEIPAN

Le 23 octobre 2015 en fin d'après-midi, un témoin se rend à l’aérodrome de Fumel (commune de Montayral (47)) en voiture pour « prendre l’air avec son chien ». Il longe les hangars, et gare son véhicule sur un petit espace près des balises de géomètre. Il ouvre la portière, fait sortir son chien et quand il se retourne, il aperçoit « une tâche noire dans un brouillard noir » dans le ciel. Le PAN lui apparaît avec une "sorte d'anse" en forme d'arc de cercle en bas à gauche et « haut et loin » : il reste parfaitement immobile, et ne produit aucun bruit. Le ciel est bleu, il n’y a pas de brume. Le témoin n’a pas de jumelles, ni d’appareil photo pour observer le PAN. A un moment il détourne les yeux du phénomènes quelques secondes, puis tente de revoir le PAN mais en vain, il a disparu. Étonné par cette observation, le témoin pense qu’il sera évoqué dans la presse le lendemain par d’autres témoins, ce qui ne sera vraisemblablement pas le cas. Aucun autre témoignage ne sera recueilli.


Trois facteurs (l’immobilité sur 20mn, la disparition soudaine, l’aspect de forme lointaine ronde avec protubérance) s’opposent de manière isolée ou combinée aux différentes hypothèses envisagées : astre (aspect et disparition), avion (immobilité), hélicoptère (aspect, bruit, et non détection par le radar), problème ophtalmique du témoin (immobilité). La recherche se focalise sur un ballon, qui ne peut être de baudruche (trop petit), ni solaire (cause de disparition ? peu de réalisme à cet endroit), puis sur une hypothèse de montgolfière. L’hypothèse est réaliste dans ce lieu et en fin d’après-midi ensoleillé. La taille (10 à 20 m) confère la distance minimale (quelques km) pour une perception de lointain et de flou autour du phénomène. Néanmoins cette hypothèse rencontre deux difficultés :


- la description de protubérance difficilement explicable par la nacelle (protubérance non orientée vers le bas). Mais cet élément n’est pas celui le plus nettement détecté par le témoin (seulement au bout de 10 minutes avec un effort important de concentration et focalisation),


- et surtout la disparition rapide. Le témoin a détourné son regard puis n’a pas plus retrouvé le phénomène. Il est difficile d’apprécier la durée de non-observation, et la compatibilité avec une descente de la montgolfière sur cette durée. Cela serait compatible à condition de prendre plusieurs inconnues (taille montgolfière) ou marges d’erreurs (données angulaires témoin sur la taille et l’élévation du PAN) dans le sens favorable, en plus bien sûr de la conjonction temporelle (avec le détournement de regard).


Au total l’hypothèse de la montgolfière est la plus forte mais sa probabilité est bien inférieure à 50% et ne peut donc être retenue. Les différents pilotes de montgolfières du département, contactés pour cette enquête, n’ont pas répondu aux requêtes, ce qui en soit ne constitue pas un argument en défaveur de l’hypothèse.


Il s’agit d’un témoignage unique, et sans photographie. Il est tout à fait possible (milieu rural) que le phénomène n’ait pas été vu par d’autres personnes. Le témoin est précis et crédible, la consistance (niveau d’information et de crédibilité) du témoignage est juste suffisante (compte tenu du niveau d’étrangeté) pour valider le caractère non expliqué de l’observation (voir le compte rendu d'enquête).
En conséquence, le GEIPAN classe le cas en D1 : Phénomène inexpliqué d’étrangeté moyenne.
Nota : ce cas été soumis au collège d’experts du GEIPAN.

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